1. Domaine de l'invention
[0001] Le domaine de l'invention est celui des équipements adaptés aux menuiseries.
[0002] Plus précisément, l'invention concerne un dispositif de fermeture d'une menuiserie
d'une ouverture donnant par exemple sur l'extérieur.
[0003] Dans le cadre de l'invention, il peut s'agir en particulier d'une menuiserie aluminium,
en pvc (acronyme de poly-chlorure de vinyle), en bois, en acier, en résine ou tout
autre matériau, quel que soit le procédé de fabrication.
[0004] L'invention peut notamment s'appliquer à des ouvertures d'un bâtiment ou d'un navire,
de matériel roulant, de véhicule, telles que des portes, des fenêtres ou des portes-fenêtres,
à un ou plusieurs vantaux.
[0005] Par ailleurs, l'invention peut être mise en oeuvre pour la réalisation de nouvelles
ouvertures, ou en réhabilitation d'ouvertures existantes.
2. Etat de la Technique
[0006] Une tendance actuelle en matière de conception des ouvertures donnant vers l'extérieur
est de lutter contre les déperditions de chaleur engendrées par ces dernières. Cette
tendance est encouragée par des dispositions réglementaires nationales ou d'essence
supra-nationale, telles que, par exemple, dans l'espace économique européen, la nouvelle
réglementation thermique (RT 2010/12) qui concerne l'amélioration des performances
thermiques des bâtiments neufs et le Grenelle de l'Environnement en France.
[0007] On a constaté qu'une zone thermiquement sensible au niveau des ouvertures coïncide
avec les poignées. En effet, lorsque, par exemple, l'ouvrant d'une porte est équipé
de façon classique d'une poignée extérieure avec serrure, celle-ci constitue une zone
de pont thermique et de perméabilité à l'air privilégié vers l'extérieur.
[0008] On a ainsi proposé de mettre en oeuvre des menuiseries appelées communément 'à ouvrant
caché', c'est-à-dire dont une partie substantielle du châssis de l'ouvrant est caché
derrière le dormant mais reste en contact avec le dormant lorsque l'ouverture est
fermée, afin de réduire les déperditions par ponts thermiques.
[0009] Ces techniques de menuiserie à ouvrant caché permettent en outre d'augmenter le clair
de baie de l'ouverture d'environ dix à vingt pourcents, dans le cas des ouvrants vitrés.
[0010] Un inconvénient de ces techniques connues de menuiserie à ouvrant caché est qu'elles
sont complexes à mettre en oeuvre. Elles nécessitent en effet de prévoir un élargisseur
d'ouvrant pour intégrer et déporter la serrure sur le côté extérieur ou intérieur
du châssis de l'ouvrant, pour pouvoir ouvrir et fermer l'ouvrant de l'extérieur et
de l'intérieur, faute de pouvoir monter une poignée de porte, ou de fenêtre, sur ce
côté extérieur, laquelle viendrait inévitablement buter sur le dormant.
[0011] L'utilisation d'un élargisseur présente en outre l'inconvénient de dégrader les performances
thermiques et/ou de perméabilité à l'air.
3. Objectifs de l'invention
[0012] L'invention a notamment pour objectif de pallier les inconvénients de ces techniques
de l'art antérieur.
[0013] Plus précisément, un objectif de l'invention est de fournir une technique de fermeture
d'une menuiserie comprenant au moins un ouvrant et un dormant qui soit thermiquement
performant et, éventuellement, actionnable par l'extérieur.
[0014] Un autre objectif de l'invention est de fournir une telle technique qui soit simple
à mettre en oeuvre.
[0015] Dans au moins un mode de réalisation particulier de l'invention, un objectif de l'invention
est notamment de fournir une technique qui soit peu coûteuse.
[0016] Encore un objectif de l'invention est de fournir une telle technique qui soit efficace
et robuste.
4. Exposé de l'invention
[0017] Ces objectifs, ainsi que d'autres qui apparaîtront plus clairement par la suite,
sont atteints à l'aide d'un dispositif de fermeture d'une menuiserie d'une ouverture
donnant sur l'extérieur, telle qu'une porte, une fenêtre ou une porte-fenêtre, ladite
menuiserie comprenant au moins un dormant et un ouvrant, comprenant une poignée montée
sur la face tournée vers l'intérieur dudit ouvrant permettant d'actionner des moyens
verrouillage/déverrouillage de ladite ouverture.
[0018] L'invention concerne donc la fermeture de tout type de menuiserie d'une ouverture
donnant par exemple sur l'extérieur, la menuiserie étant à ouvrant caché ou non-caché.
[0019] Selon l'invention, un tel dispositif comprend des moyens d'actionnement desdits moyens
verrouillage/déverrouillage comprenant des moyens de commande portés par la face extérieure
dudit dormant, et des moyens d'accouplement sélectif desdits moyens de verrouillage/déverrouillage,
permettant ou empêchant le verrouillage/déverrouillage dudit ouvrant depuis l'extérieur.
[0020] Ainsi, l'invention propose, de façon inédite, une solution au problème du verrouillage/déverrouillage
de l'ouvrant par l'extérieur, mettant en oeuvre des moyens d'accouplement de moyens
d'actionnement portés par le dormant avec des moyens de verrouillage/déverrouillage
de l'ouvrant. De cette façon, la plupart du temps, la (première) poignée montée vers
l'intérieur et les moyens d'actionnement montés vers l'extérieur peuvent être désaccouplés,
et donc isolées thermiquement. Elles ne sont accouplées qu'aux moments où il est nécessaire
d'ouvrir la menuiserie depuis l'extérieur.
[0021] Les moyens de commande peuvent comprendre une deuxième poignée portée par le dormant
ou un boîtier de serrure ou, dans une alternative, une deuxième poignée associée à
une serrure.
[0022] De façon avantageuse, lesdits moyens de commande (sous la forme d'une deuxième poignée
par exemple) sont mobiles entre une position de repos débrayée, dans laquelle lesdits
moyens d'accouplement sont désaccouplés desdits moyens de verrouillage/déverrouillage,
et au moins une position embrayée dans laquelle lesdits moyens d'accouplement sont
accouplés auxdits moyens verrouillage/déverrouillage.
[0023] Ainsi, lorsque la deuxième poignée est dans sa position de repos, par exemple après
avoir refermé l'ouvrant et relâché cette deuxième poignée, l'élément solidaire de
la deuxième poignée, située du côté extérieur, est désaccouplé et donc sans contact
avec les moyens de verrouillage/déverrouillage de l'ouvrant, ce qui supprime, ou tout
du moins réduit fortement, les déperditions thermiques vers l'extérieur via la deuxième
poignée.
[0024] Ainsi, les moyens d'accouplement sélectif peuvent prendre deux positions : une position
active dans laquelle les moyens d'actionnement portés par le dormant sont accouplés
aux moyens de verrouillage/déverrouillage et une position inactive dans laquelle les
moyens d'actionnement portés par le dormant sont désaccouplés des moyens de verrouillage/déverrouillage.
[0025] Selon un aspect particulier de l'invention, un tel dispositif peut comprendre des
moyens de rappel pour ramener les moyens d'accouplement dans ladite position débrayée.
[0026] Ces moyens de rappel, dans le cas d'une deuxième poignée, peuvent par exemple comprendre
un ou plusieurs ressorts hélicoïdaux ou ressorts spirals dont une extrémité est fixée
au dormant.
[0027] Préférentiellement, lesdits moyens de rappel et lesdits moyens d'accouplement sont
solidarisés par friction.
[0028] Ceci permet notamment de faire glisser l'élément d'accouplement solidaire de la deuxième
poignée par rapport aux moyens de rappel. En outre, lorsqu'on relâche la deuxième
poignée, les moyens de rappel ralentissent le retour de la deuxième poignée dans sa
position de repos. Le pivotement de la deuxième poignée est donc plus lent et plus
régulier, ce qui est appréciable en termes de sécurité et d'esthétique et confère
un caractère de bonne qualité au dispositif.
[0029] Dans au moins un mode de réalisation de l'invention, un tel dispositif de fermeture
comprend des moyens d'entraînement desdits moyens d'accouplement en coulissement selon
la direction verticale, actionnés, aptes à être actionnés par lesdits moyens de commande
(par une rotation de ladite deuxième poignée ou d'une clé dans la serrure).
[0030] Dans le cas où les moyens de commande prennent la forme d'une serrure, lesdits moyens
d'entraînement comprennent une crémaillère et une pluralité de pignons assurant une
démultiplication de couple
[0031] Selon un mode de réalisation particulier de l'invention, un tel dispositif comprend
un boîtier de support de ladite deuxième poignée logeant lesdits moyens d'entraînement,
et configuré de sorte à être fixé sur ledit dormant.
[0032] Dans une variante de ce mode de réalisation, la deuxième poignée et les moyens d'entraînement
peuvent être montés dans un logement formé directement sur le dormant.
[0033] Dans un mode de réalisation particulier de l'invention, le sens de déplacement des
moyens d'accouplement est sélectionné par le sens de rotation de la clé dans la serrure
et le déplacement des moyens d'accouplement est commandé par ladite deuxième poignée.
[0034] Selon un aspect particulier de l'invention, lesdits moyens d'entraînement comprennent
un sélecteur oscillant entre au moins deux positions d'accouplement selon le sens
de rotation de la clé dans la serrure, ledit sélecteur étant monté sur une crémaillère
reliée à ladite deuxième poignée.
[0035] Au repos, le sélecteur oscillant est en position neutre et n'est accouplé avec aucune
autre pièce du dormant assurant ainsi une rupture de pont thermique.
[0036] Avantageusement, lesdits moyens d'entraînement comprennent au moins une pièce intermédiaire
fabriquée dans un matériau assurant une autre rupture de pont thermique.
[0037] La pièce intermédiaire peut être fabriquée en un matériau ayant une faible conductivité
thermique (isolant thermique), tel que du plastique par exemple.
[0038] Dans un mode de réalisation particulier de l'invention, les moyens de commande comprennent
des moyens électro-mécaniques ou des moyens motorisés.
[0039] L'utilisation de moyens électro-mécaniques ou motorisés (tels que notamment les servomoteurs,
contacteurs) permet d'automatiser la commande de verrouillage/déverrouillage de l'ouverture.
On peut ainsi substituer à la deuxième poignée un lecteur de carte magnétique ou à
une commande à distance par exemple.
[0040] Selon un aspect particulier de l'invention, lesdits moyens de verrouillage/déverrouillage
comprennent une crémone portant au moins un galet.
[0041] De façon préférée, un élément d'accouplement solidaire de la deuxième poignée présente
au moins une portion formant mortaise configurée de sorte à pouvoir enserrer une portion
substantielle dudit galet, lorsque ladite deuxième poignée est dans ladite position
embrayée.
[0042] Ainsi, l'élément d'accouplement de la deuxième poignée est solidarisé efficacement
avec le galet, ce qui permet de manoeuvrer la crémone vers le haut ou vers le bas,
en manoeuvrant la deuxième poignée.
[0043] Avantageusement, ledit ouvrant présente une poignée fixe complémentaire sur sa face
extérieure et/ou sa face intérieure.
[0044] Ainsi, lorsqu'on est à l'extérieur, et qu'on a déverrouillé l'ouvrant en actionnant
la deuxième poignée, il suffit de saisir la poignée fixe complémentaire pour pousser
l'ouvrant, et donc ouvrir la porte ou la fenêtre. Inversement, cette poignée permet
de tirer l'ouvrant vers soi, pour le refermer, avant de le verrouiller par l'extérieur
à l'aide de la deuxième poignée.
[0045] Dans d'autres variantes de l'invention, on peut prévoir de fixer la crémone portant
le(s) galet(s) sur le dormant et de monter les gâches sur l'ouvrant. Dans ce cas de
figure, les moyens de commande peuvent être en lien direct avec la crémone.
[0046] Il convient de noter que, dans le cadre de l'invention, l'ouvrant peut notamment
être un ouvrant battant, oscillo-battant, coulissant, oscillo-coulissant.
5. Liste des figures
[0047] D'autres caractéristiques et avantages de l'invention apparaîtront plus clairement
à la lecture de la description suivante de deux modes de réalisation de l'invention,
donnés à titre de simples exemples illustratifs et non limitatifs, et des dessins
annexés, parmi lesquels :
- la figure 1 est une vue schématique en coupe horizontale, à hauteur de poignée, d'un
premier mode de réalisation de l'invention mis en oeuvre sur une porte battante ;
- la figure 2A est une vue schématique de côté de l'ouvrant, du mode de réalisation
de l'invention présenté sur la figure 1, lorsque la porte est ouverte ;
- la figure 2B est vue de la porte ouverte du mode de réalisation de l'invention présenté
sur la figure 1 ;
- la figure 3 est une vue extérieure, à hauteur de poignée, du dormant de face, du mode
de réalisation de l'invention présenté sur la figure 1;
- la figure 4 est une vue partielle de la serrure des moyens de commande du mode de
réalisation de l'invention présenté sur la figure 1;
- la figure 5 est une vue en coupe horizontale, à hauteur de poignée, du mode de réalisation
de l'invention présenté sur la figure 1, lorsque la porte est fermée ;
- les figures 6A à 6C représentent de façon schématique différentes positions d'une
partie des moyens d'actionnement d'une partie des moyens de verrouillage/déverrouillage
de l'ouvrant du mode de réalisation de l'invention présenté sur la figure 1 ;
- la figure 7 est une vue schématique en coupe horizontale , à hauteur de poignée, d'un
deuxième mode de réalisation de l'invention mis en oeuvre sur une porte battante ;
- la figure 8 est une vue schématique de côté suivant A-A, du mode de réalisation de
l'invention présenté sur la figure 7, dans une position embrayée de la deuxième poignée
;
- la figure 9 est une vue schématique en coupe horizontale, à hauteur de poignée, d'un
troisième mode de réalisation de l'invention mettant en oeuvre un boîtier fixé au
dormant ;
- la figure 10 est une vue schématique en coupe horizontale, à hauteur de poignée, d'un
quatrième mode de réalisation de l'invention ;
- la figure 11 est une vue extérieure, à hauteur de poignée, du dormant de face, d'un
cinquième mode de réalisation de l'invention ;
- les figures 12A à 12D sont des vues schématiques, à hauteur de poignée, du mode de
réalisation de l'invention présenté sur la figure 11 ;
- la figure 13 est une vue schématique en coupe horizontale, à hauteur de poignée, d'un
sixième mode de réalisation de l'invention mis en oeuvre sur une menuiserie à ouvrant
non caché ;
- la figure 14 est une vue schématique en coupe horizontale, à hauteur de poignée, d'un
septième mode de réalisation de l'invention mis en oeuvre sur une menuiserie à ouvrant
non caché.
6. Description détaillée de plusieurs modes de réalisation de l'invention 6.1. Principe général de l'invention
[0048] Comme déjà indiqué, le principe général de l'invention repose sur la mise en oeuvre
de moyens d'accouplement d'un élément solidaire de moyens d'actionnement portés par
le dormant avec des moyens de verrouillage/déverrouillage de l'ouvrant, permettant
un déverrouillage de l'ouvrant par une simple manoeuvre des moyens d'actionnement.
[0049] On décrit ci-après, à titre d'exemples de mise en oeuvre, plusieurs modes de réalisation
possibles, de façon non limitative.
6.2. Premier exemple de mode de réalisation
[0050] La figure 1 illustre une vue schématique en coupe horizontale, à hauteur de poignée,
d'un exemple de mode de réalisation de l'invention mis en oeuvre sur une porte battante
10 dont l'ouvrant 11 est représenté en position fermée et verrouillée.
[0051] L'ouvrant 11 est constitué d'un cadre 111 en aluminium, ou autre matériau, définissant
un parement intérieur et une parclose extérieure entre lesquelles une paroi vitrée
112 est maintenue emboîtée. Il est monté caché par le dormant 12, scellé dans le mur
13. Des joints d'étanchéité 19 collés sur le cadre 111 de l'ouvrant 11 et/ou le dormant
12 assurent l'étanchéité de l'huisserie lorsque l'ouvrant 11 de la porte 10 est refermé,
tel que représenté sur la figure 1.
[0052] Une poignée de porte intérieure 14 est montée sur le cadre 111 verticalement ou horizontalement.
Une rotation de 90° de cette poignée permet d'actionner une crémone 16, via un pignon
15, ou via une came dans des variantes de ce mode de réalisation. Le coulissement
vertical résultant de la crémone 16, illustré par la flèche 21 sur la vue de côté
suivant A-A correspondant à la figure 2A, permet de verrouiller ou inversement de
déverrouiller l'ouvrant 11, par blocage de plusieurs galets, deux galets 22A, 22B
dans cet exemple, portés par la crémone 16 dans des gâches (non représentées) fixées
en vis-à-vis sur le flanc intérieur 121 du dormant 12.
[0053] La crémone 16 porte également un galet 17, prévu pour être actionné par l'intermédiaire
de moyens d'actionnement montés sur le dormant 12, comme cela sera décrit plus en
détail par la suite.
[0054] La figure 2B est une vue de la porte ouverte, du mode de réalisation de l'invention
présenté sur la figure 1, sur laquelle on distingue la poignée intérieure 14 montée
sur le cadre 111 de l'ouvrant 11, la crémone 16 et les galets supérieur 22A et inférieur
22B, ainsi que le galet 17. On notera que la poignée 14 est en position verticale
vers le bas, les galets 22A, 22B étant en position haute (et déverrouillés des gâches
du dormant) et le galet 17 étant également en position haute.
[0055] Dans le mode de réalisation de l'invention décrit en relation avec les figures 1
à 6, les moyens d'actionnement comprennent des moyens de commande sous la forme d'un
boîtier 130 de commande dans lequel sont logés une serrure (par exemple un verrou
à barillet à profil européen) 132, un ensemble d'engrenages (ou de pignons) 131 dont
les axes sont formés dans le boîtier 130 et une crémaillère 134.
[0056] Comme on peut le voir sur la figure 3, ce boîtier 130 est un élément indépendant
conçu pour être fixé par l'intérieur sur la face extérieure 122 du dormant 12.
[0057] Plus précisément, les moyens d'actionnement comprennent en outre des moyens d'accouplement
sous la forme d'un élément 116, en tôle pliée par exemple ou tout autre matériau adapté,
que l'on appellera par la suite « fourchette ». Une première extrémité de la fourchette
116 est fixée à la crémaillère 134 du boîtier 130 à l'aide de deux vis 152 dans cet
exemple, ou par un assemblage à tenon et mortaise ou par un cavalier ou par tout autre
moyen de fixation adapté.
[0058] La fourchette 116 est montée mobile en coulissement sur le flanc intérieur 121 du
dormant 12.
[0059] En particulier, la fourchette 116 comprend à sa deuxième extrémité, située vers l'intérieur,
deux encoches supérieure 156A et inférieure 156B. Lorsque la porte est fermée, la
fourchette 116 se trouve dans la position neutre illustrée sur la figure 6B et le
galet 17 de la crémone 16 de la porte 10 vient se loger dans l'encoche supérieure
156A, en position basse ou verrouillée, sans entrer en contact avec celle-ci, comme
illustré sur la figure 6B. Il est à noter que le galet 17 n'est pas représenté sur
la figure 5 et qu'aucun galet de la crémone ne vient se loger dans l'encoche inférieure
156B dans l'exemple illustré.
[0060] La fourchette 116 comprend en outre à sa deuxième extrémité deux trous traversants
supérieur et inférieur dans lequel sont logés deux pions 154A, 154B. Ces pions 154A,
154B peuvent coulisser dans une lumière oblongue 158A, 158B supérieure et inférieure
d'une pièce de guidage 150 qui est montée fixe sur le flanc intérieur 121 du dormant
12, par deux vis 159 ou tout autre moyen de fixation adapté. La fourchette 116 peut
ainsi coulisser verticalement par rapport à la pièce de guidage 150 le long du flanc
intérieur 121 du dormant 12.
[0061] Dans le mode de réalisation des figures 1 à 6, la clé (non représentée) de la serrure
132 fait office de moyens de verrouillage et de déverrouillage de l'ouvrant 11 par
l'extérieur, et est associée à une poignée de tirage extérieure 120 fixée sur l'ouvrant
11.
[0062] Ainsi, comme illustré sur la figure 4, l'ouvrant 11 étant en position fermée et verrouillé
(position initiale), une rotation de la clé dans la serrure 132 provoque la rotation
de la roue dentée 137 portée par la serrure 132 qui entraîne en rotation l'ensemble
d'engrenages (ou pignons) 131 du boîtier de commande 130, un tel ensemble 131 permettant
de manière connue une démultiplication du couple.
[0063] Le pignon supérieur 133 de l'ensemble 131 engrène avec la crémaillère 134 de sorte
que la rotation des pignons 131 entraîne le déplacement en translation de la crémaillère
134 vers le haut, selon la direction verticale (flèche 20).
[0064] La fourchette 116 étant fixée à la crémaillère 134, la fourchette 116 est également
déplacée en translation vers le haut (flèche 20 de la figure 3). L'encoche supérieure
156A est ainsi accouplée au galet 17 (figure 6C) et donc à la crémone 16 de l'ouvrant
11 qui est par conséquent entraînée vers le haut. Il en résulte que les galets 22A,
22B sont également entraînés vers le haut et extraits de leurs gâches, et que la poignée
14 passe de la position horizontale à la position verticale vers le bas via le pignon
15, ce qui déverrouille l'ouvrant 11. Il est à noter que la clé ne peut alors être
retirée de la serrure 132.
[0065] Bien évidemment, l'ouvrant 11 étant en position fermée et verrouillé (position initiale),
il est également possible de déverrouiller et d'ouvrir l'ouvrant 11 de l'intérieur.
[0066] Dans cette position initiale, la poignée 14 de porte intérieure est en position horizontale,
les galets 22A, 22B sont verrouillés dans leur gâche respective en position basse,
l'encoche supérieure 156A est dans la position neutre illustrée sur la figure 6B et
le galet 17 est situé en bas de l'encoche 156A.
[0067] Comme décrit précédemment en relation avec la figure 2A, la rotation de la poignée
14 vers le bas provoque le déplacement des galets 22A, 22B vers le haut (et donc le
déverrouillage des galets 22A, 22B de leur gâche respective) et le déplacement du
galet 17 vers le haut de l'encoche 156A (figure 6B). La porte peut alors être ouverte,
la poignée pouvant rester en position basse (figure 2B) ou revenir en position horizontale.
[0068] Pour verrouiller la porte de l'intérieur, l'ouvrant 11 est refermé et la poignée
14 est déplacée en position horizontale, ce qui provoque le déplacement des galets
22A, 22B vers le bas, et donc leur verrouillage dans leur gâche respective, ainsi
que le déplacement du galet 17 vers le bas de l'encoche 156A (figure 6B).
[0069] Il est à noter que lorsque la poignée 14 de porte intérieure est utilisée pour verrouiller
ou déverrouiller l'ouvrant, la fourchette reste dans la position neutre illustrée
sur la figure 6B et n'est pas accouplée au galet 17 (en d'autres termes, n'entre pas
en contact avec le galet 17) qui lui est mobile dans l'encoche 156A. La fourchette
est accouplée au galet lors du verrouillage ou déverrouillage de l'ouvrant par le
biais de la serrure 132 extérieure. Ainsi, l'invention propose, de façon inédite,
une solution au problème du déverrouillage de l'ouvrant par l'extérieur, mettant en
oeuvre des moyens d'accouplement de moyens d'actionnement portés par le dormant avec
des moyens de verrouillage/déverrouillage de l'ouvrant. De cette façon, la plupart
du temps, la première poignée montée vers l'intérieur et les moyens d'actionnement
montés vers l'extérieur peuvent être désaccouplés, et donc isolées thermiquement.
La première poignée et les moyens d'actionnement ne sont accouplés qu'aux moments
où il est nécessaire d'ouvrir la menuiserie depuis l'extérieur.
[0070] Ainsi, dans le cas où on souhaiterait fermer et verrouiller la porte de l'extérieur
après l'avoir ouverte de l'intérieur, il est nécessaire de fermer la porte en gardant
la poignée 14 basse et de verrouiller la serrure 132 extérieure à l'aide de la clé.
Ce verrouillage de la serrure 132 provoque le passage de la fourchette 116, et donc
de l'encoche 156A, de la position neutre (figure 6B) à la position basse (figure 6A),
l'encoche 156A étant alors accouplée au galet 17 qui est donc déplacé vers le bas
ce qui entraîne alors le coulissement des galets 22A, 22B vers le bas dans les gâches
et leur verrouillage. La porte étant fermée et verrouillée, la clé, pour être retirée
de la serrure 132, doit être tournée en sens inverse jusqu'à la position centrale
puis retirée. Cette action déplace la crémaillère 134 et donc la fourchette (et l'encoche
156A) qui revient alors dans la position neutre (figure 6B) et se désaccouple du galet
17, le galet 17 se trouvant alors en bas de l'encoche 156A.
[0071] Dans le cas où on souhaite alors ouvrir la porte de l'extérieur, il est nécessaire
d'introduire la clé dans la serrure 132 et de déverrouiller la serrure en tournant
la clé, ce qui entraîne le déplacement de l'encoche 156A de la position neutre (figure
6B) vers la position haute (figure 6C), l'encoche 156A étant alors accouplée au galet
17, le déplaçant ainsi vers le haut. Ceci entraîne alors le coulissement (l'extraction)
des galets 22A, 22B hors des gâches et leur déverrouillage, et le passage de la poignée
de la position horizontale à la position verticale vers le bas. La clé, pour être
retirée, doit être tournée en sens inverse ce qui provoque le déplacement de l'encoche
156A dans la position neutre (figure 6B) et son désaccouplement du galet 17, le galet
17 se trouvant alors en haut de l'encoche 156A.
[0072] L'utilisateur peut dès lors ouvrir la porte en utilisant la poignée 120, rentrer
à l'intérieur, refermer la porte et la verrouiller de l'intérieur en déplaçant la
poignée 14 en position horizontale, ce qui entraîne le déplacement des galets 22A,
22B vers le bas de la gâche correspondante et le verrouillage de la porte.
[0073] Il est à noter qu'en fonction de la crémone 16 utilisée et du sens de rotation de
la poignée intérieure 14, les positions « verrouillé » et « déverrouillé » indiquées
sur les figures 6A à 6C peuvent être inversées.
6.3. Deuxième mode de réalisation
[0074] La figure 7 illustre une vue en coupe horizontale, à hauteur de poignée, d'un autre
exemple de mode de réalisation de l'invention mis en oeuvre sur une porte battante
10 dont l'ouvrant 11 est représenté en position fermée et verrouillée.
[0075] De la même manière que dans le premier mode de réalisation décrit auparavant, l'ouvrant
11 est constitué d'un cadre 111 en aluminium ou autre matériau définissant un parement
intérieur et une parclose extérieure entre lesquelles une paroi vitrée 112 est maintenue
emboîtée. Il est monté caché par le dormant 12, scellé dans le mur 13. Des joints
d'étanchéités 19 collés sur le cadre de l'ouvrant 111 et/ou le dormant 12 assurent
l'étanchéité de l'huisserie lorsque l'ouvrant de la porte est refermé, tel que représenté
sur la figure 1.
[0076] Une poignée de porte intérieure 14 est montée sur le cadre 111 verticalement ou horizontalement.
Une rotation de 90° de cette poignée permet d'actionner une crémone 16, via un pignon
15, ou via une came dans des variantes de ce mode de réalisation. Le coulissement
vertical résultant de la crémone 16, illustré par la flèche 21 sur la vue de côté
correspondant à la figure 2, permet de verrouiller ou inversement de déverrouiller
l'ouvrant 11, par blocage des galets 22 portés par la crémone 16 dans des gâches (non
représentées) fixées en vis-à-vis sur le flanc intérieur 121 du dormant 12.
[0077] La crémone 16 porte également un galet 17, prévu pour être actionné par l'intermédiaire
d'une deuxième poignée 110 montée sur le dormant 12, comme nous le verrons plus en
détail par la suite.
[0078] Lorsque la poignée 110 est relâchée, celle-ci prend la position de repos débrayée
illustrée sur la figure 7, sous l'influence du mécanisme de débrayage, ou accouplement,
113. Sous l'action du ressort de rappel 118, dont la base est fixée au dormant 12,
le pignon d'entraînement 114, la crémaillère 115 et l'élément 116 se présentant sous
la forme d'une tige fixée à la crémaillère et d'une portion d'extrémité 117 formant
mortaise ont reculés avec la poignée 110, et l'élément 116 est désaccouplé du galet
17 porté par la crémone 16 de verrouillage/déverrouillage.
[0079] On présente en référence à la figure 8, une position dans laquelle la deuxième poignée
est embrayée.
[0080] Dans cette position embrayée, la poignée 110 a repoussé le pignon 114, la crémaillère
115 et l'élément 116 en direction de la crémone 16. Le ressort de rappel 118 se trouve
comprimé sous l'action de la crémaillère 116 qui pousse sur son plateau de friction
119. La portion formant mortaise 117, vient en contact avec le galet 17, grâce à son
profil en fourche, sur environ la moitié de son contour. L'élément 116 est ainsi accouplé
au galet 17 et donc à la crémone 16.
[0081] En tournant la deuxième poignée 110 embrayée vers le bas dans ce mode de réalisation
de l'invention, le pignon 114 est entraîné en rotation. Ce pignon 114 engrène avec
la crémaillère 115 et la déplace vers le haut. L'élément 116 coulisse donc vers le
haut, selon la direction verticale, et entraîne la crémone 16 auquel il est accouplé
vers le haut. Il en résulte que les galets 22 sont extraits de leurs gâches, ce qui
déverrouille l'ouvrant 11.
[0082] On note que, dans ce mode de réalisation, on a également prévu une poignée fixe complémentaire
120 sur sa face extérieure de l'ouvrant, afin de permettre à l'utilisateur de pousser
l'ouvrant vers l'intérieur après avoir déverrouillé l'ouvrant à l'aide de la deuxième
poignée 110.
[0083] Lorsque l'ouvrant est ouvert, l'élément 116 retrouve sa position initiale en relâchant
la poignée 110 qui tourne sous l'action de son ressort interne. Ce déplacement s'effectue
progressivement en raison de la résistance par frottement du plateau 119 sur la crémaillère
115.
6.4. Troisième mode de réalisation
[0084] On présente en relation avec la figure 9, un autre exemple de mode réalisation de
l'invention dans lequel le pignon d'entraînement 114, et la crémaillère sont logés
dans un boîtier 31 supportant la deuxième poignée 110.
[0085] Comme on peut le voir sur la figure 9, ce boîtier 31 est conçu pour être fixé sur
le dormant, par exemple à l'aide de vis, de rivets, par collage, par soudure ou par
tout autre moyen de fixation adapté. Des joints d'étanchéité 121 collés sur le boîtier
31 et/ou le dormant 12 assurent l'étanchéité de l'huisserie.
6.5. Quatrième mode de réalisation
[0086] On présente en relation avec la figure 10, un autre exemple de mode réalisation de
l'invention dans lequel la deuxième poignée extérieure 110 est montée sur un boîtier
31, lui-même monté sur le dormant 12. La poignée 110 est, dans ce mode de réalisation,
équipée d'un barillet ou cylindre à clé 132. La figure 10 représente la deuxième poignée
110 dans une position embrayée qui est obtenue par rotation de la clé dans le barillet
132. En effet, la rotation de la clé permet d'actionner un doigt d'embrayage 136,
via un embrayage 135, qui sous l'action du ressort 138 vient s'engager avec une came
139 montée libre en rotation sur un axe 141 du boîtier 31.
[0087] Un élément 116 se présentant sous la forme d'un doigt d'entraînement est logé dans
un orifice oblong de la came 139. Cet élément 116 est solidaire de la mortaise 117
qui est en contact avec le galet 17, grâce à son profil en fourche. L'élément 116
est ainsi accouplé au galet 17 et donc à la crémone 16. En tournant la deuxième poignée
110 embrayée de la position horizontale à la position verticale vers le bas, la came
139 tourne d'un quart de tour et la mortaise 117, via l'élément 116, est guidée en
coulissement (par un guidage linéaire G) verticalement vers le haut, entraînant la
crémone 16 vers le haut, via le galet 17. Il en résulte que les galets 22 sont extraits
de leurs gâches, ce qui déverrouille l'ouvrant 11.
6.6. Cinquième mode de réalisation
[0088] On présente, en relation avec la figure 11, un autre exemple de mode de réalisation
de l'invention, dans lequel la poignée extérieure 110 et le barillet ou cylindre à
clé 132 de verrouillage sont logés dans un boîtier extérieur de commande 130, qui
est un élément indépendant conçu pour être monté sur la face extérieure 122 du dormant
12.
[0089] Dans ce mode de réalisation, les moyens d'actionnement comprennent des moyens d'accouplement,
sous la forme d'une fourchette 116 qui est montée mobile en coulissement sur le flanc
intérieur 121 du dormant 12. La fourchette 116 comprend une encoche 156 dans laquelle
est logée le galet 17 de la crémone 16.
[0090] Comme cela sera détaillé par la suite, le déplacement du galet 17 est commandé par
la poignée 110 pivotante, et non par la clé du cylindre 132, qui sert uniquement à
la sélection du sens de déplacement de la fourchette 116.
[0091] On distingue sur la figure 11 la liaison entre la fourchette 116 et le boîtier 130.
Ainsi, une platine D coulissante montée dans le boîtier 130 est reliée à la fourchette
116 par le biais d'une pièce intermédiaire PI qui est fixée sur la platine D et solidarisée
à la fourchette 116 par une liaison de type tenon et mortaise par exemple. La pièce
intermédiaire PI est fabriquée en plastique, par exemple, ce qui assure une première
rupture de pont thermique. Selon une variante, plusieurs pièces intermédiaires (en
plastique ou tout autre matériau adéquat) sont prévues pour assurer une telle rupture
de pont thermique.
[0092] La liaison entre la fourchette 116 et le boîtier 130 peut être dissimulée derrière
un cache (non représenté sur la figure 11, un tel cache étant toutefois représenté
sur la figure 3), ou enjoliveur, qui permet d'apporter une solution esthétique lorsque
la porte est ouverte. Il garantit également la non intrusion d'insectes, de poussières
ou de produit de nettoyage dans le mécanisme du boîtier 130.
[0093] Comme illustré sur la figure 11, la poignée de manoeuvre 110 est logée dans un logement
du boîtier 130. Au repos, la surface extérieure de la poignée de manoeuvre 110 est
verticale et de préférence affleurante avec la surface extérieure du boîtier 130.
L'axe horizontal A1 d'articulation de la poignée de manoeuvre 110 est situé vers le
haut du logement. La poignée ne s'étend pas sur toute la longueur du logement définissant
ainsi une ouverture ou zone de préhension 141 située en bas du logement. Selon une
variante, une encoche latérale peut être prévue pour saisir la poignée.
[0094] La course de travail de la poignée 110 est de bas en haut (figure 11), par levage.
[0095] A partir du levage de la poignée 110 et de la sélection (horaire ou antihoraire)
effectuée à partir de la clé du barillet 132, il est possible de déplacer la fourchette
116 vers le haut ou vers le bas, et de réaliser ainsi le verrouillage ou déverrouillage
de l'ouvrant de la porte.
[0096] Lorsque la poignée 110 est déplacée par levage, on peut prévoir une course morte
pendant laquelle le mouvement de la poignée 110 n'a aucune influence sur le déplacement
de la fourchette 116, et une course de travail qui suit la course morte, et qui est
située autour de la position horizontale de la poignée 110. Cette course de travail
correspond à la course nécessaire au déplacement du galet 17 à plein effort.
[0097] Toutefois, il est à noter que, dans le cas où la clé n'est pas introduite dans le
barillet 132, la course de travail de la poignée 110 est libre. Elle ne provoque pas
de déplacement de la fourchette 116, et donc du galet 17.
[0098] En effet, pour déplacer la fourchette 116, il est nécessaire, avant de lever la poignée
110, de sélectionner avec la clé la montée ou descente de la fourchette 116 par une
rotation horaire ou antihoraire respectivement de la clé.
[0099] La poignée peut être rabattue vers la position de repos illustrée sur la figure 11,
par poussée manuelle, voire par ressort.
[0100] On peut prévoir un indicateur visuel (un code couleur par exemple) qui permet d'indiquer
la position haute ou basse de la fourchette.
[0101] Les figures 12A à 12D sont des vues schématiques, à hauteur de poignée, du mode de
réalisation de l'invention présenté sur la figure 11.
[0102] On distingue sur ces figures les éléments montés dans le boîtier extérieur de commande
130, à savoir :
- le barillet 132 dans lequel une clé (non représentée) peut être introduite, le barillet
132 comprenant un cylindre à dents CD engrenant avec deux crémaillères came C1, C2
situées de chaque côté du barillet 132 ;
- une crémaillère B qui engrène avec un pignon denté P de la poignée 110 pivotante autour
de l'axe de rotation A1 ;
- une roue dentée R monté sur la crémaillère B et pivotante autour d'un axe A3. Les
extrémités inférieures des crémaillères came C1 et C2 viennent en butée contre deux
dents opposées de la roue dentée R. La roue dentée R peut ainsi être entrainée en
rotation dans le sens horaire ou antihoraire selon que la crémaillère came C2 ou C1
respectivement est déplacée en translation vers le bas ;
- un sélecteur S monté sur la crémaillère B. Le sélecteur S est monté oscillant autour
d'un axe A2 et peut ainsi basculer à droite ou à gauche selon que la roue dentée R
tourne dans le sens horaire ou antihoraire respectivement. Au repos (comme illustré
figures 11, 12A à 12D), le sélecteur S est en position neutre N et n'est pas en contact
avec une crémaillère A ou la platine D ce qui permet une deuxième rupture de pont
thermique ;
- un engrenage E pivotant autour d'un axe A4 et s'engrenant d'un côté avec la crémaillère
A et de l'autre côté avec la platine D.
[0103] Pour déplacer la fourchette 116, il est nécessaire avant de lever la poignée 110,
de sélectionner avec la clé du barillet la montée ou descente de la fourchette 116
par une rotation horaire ou antihoraire de la clé dans le barillet 132.
[0104] La rotation horaire ou antihoraire de la clé dans le barillet 132 entraîne la rotation
du cylindre à dents CD et le déplacement vers le bas de la crémaillère came C1 ou
C2. Ainsi, lorsque la crémaillère came C2 est déplacée vers le bas, la roue dentée
tourne dans le sens horaire, le sélecteur S tourne dans le sens antihoraire et vient
s'accoupler avec la crémaillère A (position -). Lorsque la crémaillère came C1 est
déplacée vers le bas, la roue dentée tourne dans le sens antihoraire, le sélecteur
S tourne dans le sens horaire et vient s'accoupler avec la platine D (position +).
[0105] Lorsque le sélecteur S est accouplé avec la crémaillère A et que la poignée 110 est
levée, la crémaillère B, qui porte le sélecteur S, coulisse vers le bas ce qui provoque
le coulissement vers le bas de la crémaillère A, et donc la rotation de l'engrenage
E qui provoque alors le déplacement en translation vers le haut de la platine D. La
platine D étant reliée à la fourchette 116 par le biais de la pièce intermédiaire
PI, la fourchette 116 est également déplacée en translation vers le haut entraînant
le déplacement du galet 17 dans la même direction.
[0106] Lorsque la poignée 110 est rabattue, la crémaillère B, et donc le sélecteur S, coulissent
vers le haut (le sélecteur se désolidarisant de la crémaillère A), mais la fourchette
116, et donc le galet 17, restent dans la même position.
[0107] Lorsque le sélecteur S est accouplé avec la platine D et que la poignée 110 est levée,
la crémaillère B qui porte le sélecteur S coulisse vers le bas ce qui provoque le
coulissement vers le bas de la platine D. La platine D étant reliée à la fourchette
116 par le biais de la pièce intermédiaire PI, la fourchette 116 est également déplacée
en translation vers le bas entraînant le galet 17 dans la même direction. Lorsque
la poignée 110 est rabattue, la crémaillère B, et donc le sélecteur S, coulissent
vers le haut (le sélecteur se désolidarisant de la platine D), mais la fourchette
116, et donc le galet 17, restent dans la même position.
[0108] Lorsque la clé est ramenée en position neutre afin d'être éventuellement retirée
du barillet 132, les deux cames C1 et C2 reviennent en position neutre (comme illustré
figures 11, 12A à 12D). Le sélecteur S revient alors en position neutre N, excluant
(ou interdisant) ainsi toute possibilité de mouvement de la fourchette 116 et du galet
17.
[0109] Ainsi, pour déplacer la fourchette 116 et donc le galet 17, il est nécessaire tout
d'abord de sélectionner avec la clé la montée ou descente de la fourchette 116 par
une rotation horaire ou antihoraire de la clé dans le barillet respectivement. Une
fois cette sélection de la montée ou descente effectuée, l'actionnement de la poignée
vers le haut permet ensuite de déplacer la fourchette 116 dans la direction sélectionnée,
provoquant le déplacement du galet 17 et donc la crémone 16.
[0110] Les première et deuxième ruptures de pont thermique selon ce mode de réalisation
permettent une rupture de pont thermique plus importante que dans d'autres modes de
réalisation décrit précédemment.
6.7. Sixième mode de réalisation
[0111] On présente, en relation avec la figure 13, un autre exemple de mode de réalisation
du dispositif de fermeture d'une porte battante 210 donnant sur l'extérieur, ladite
porte battante comprenant un dormant 212 et un ouvrant 211 non caché qui est représenté
en position fermée et verrouillée.
[0112] L'ouvrant 211 est constitué d'un cadre 2111 en aluminium, ou autre matériau, définissant
un parement intérieur et une parclose extérieure entre lesquelles une paroi vitrée
212 est maintenue emboîtée. L'ouvrant 211 est donc monté non caché par le dormant
12, qui est lui scellé dans un mur (non représenté).
[0113] Des joints d'étanchéité 219 collés sur le cadre 2111 de l'ouvrant 211 assurent l'étanchéité
de l'huisserie lorsque l'ouvrant 211 de la porte 210 est refermé, tel que représenté
sur la figure 13.
[0114] Une poignée de porte intérieure 214 est montée sur le cadre 2111 horizontalement.
Un boîtier de commande 2130 est fixé par l'intérieur sur la face extérieure 2122 du
dormant 212.
[0115] Les moyens d'actionnement comprennent des moyens d'accouplement sous la forme d'une
fourchette 2116 dont une première extrémité est fixée à la crémaillère 2134 du boîtier
2130, la fourchette 2116 étant montée mobile en coulissement sur le flanc intérieur
du dormant 212.
[0116] Comme décrit auparavant, le déplacement de la fourchette 2116 entraîne le déplacement
du galet 222A porté par la crémone 216 de l'ouvrant 211.
[0117] On notera qu'une poignée de tirage extérieure 2120 est fixée sur l'ouvrant 211.
6.8. Septième mode de réalisation
[0118] On présente, en relation avec la figure 14, un autre exemple de mode de réalisation
du dispositif de fermeture d'une porte-fenêtre, donnant sur l'extérieur, et comprenant
un dormant 312 et un ouvrant 311 non caché. Le dormant 312 et l'ouvrant 311 sont constitués
d'un cadre dans lequel une paroi vitrée 3112A, 3112B respectivement est maintenue
emboîtée.
[0119] Des joints d'étanchéité 3219 collés sur le cadre 3111 de l'ouvrant 311 assurent l'étanchéité
de l'huisserie lorsque l'ouvrant 311 de la porte 310 est refermé, tel que représenté
sur la figure 13.
[0120] Une poignée de porte intérieure 314 est montée sur le cadre 3111 horizontalement.
Un boîtier de commande 3130 est fixé par l'intérieur sur la face extérieure 3122 du
dormant 312.
[0121] Les moyens d'actionnement comprennent des moyens d'accouplement sous la forme d'une
fourchette 3116 dont une première extrémité est fixée à la crémaillère 3134 du boîtier
3130, la fourchette 3116 étant montée mobile en coulissement sur le flanc intérieur
du dormant 312.
[0122] Comme décrit auparavant, le déplacement de la fourchette 3116 entraîne le déplacement
du galet 322A porté par la crémone 316 de l'ouvrant 311.
[0123] On notera qu'une poignée de tirage extérieure 3120 est fixée sur l'ouvrant 311.
6.9. Autres caractéristiques optionnelles ou variantes de l'invention
[0124] Dans des variantes des modes de réalisation détaillés ci-dessus, il peut également
être envisagé, sans sortie du cadre de l'invention, de substituer un asservissement
électromécanique aux moyens de commande (deuxième poignée ou boîtier de commande),
de façon à automatiser la commande de verrouillage/déverrouillage de l'ouverture,
et dans certains cas, de l'intégrer à un système de gestion domotique.
[0125] Dans des variantes de l'invention, on peut prévoir de fixer la crémone portant le(s)
galet(s) sur le dormant et de monter les gâches sur l'ouvrant.
[0126] Il peut aussi être prévu, dans d'autres variantes de l'invention, d'équiper le dormant
d'une serrure supplémentaire, par exemple une serrure à goupilles ou une serrure à
pompe, par mesure de sécurité.
[0127] Il convient également de noter que l'invention peut équiper des portes, fenêtre ou
analogue, à un ou plusieurs vantaux, dont l'ouvrant est battant, oscillo-battant,
coulissant, oscillo-coulissant.