[0001] L'invention concerne une crémone ou crémone-serrure sans têtière comportant, logé
dans un boîtier, un mécanisme de commande comprenant au moins un entraîneur coopérant
par l'intermédiaire de moyens de liaison avec au moins une tringle de manoeuvre en
C s'étendant au-dessus ou en-dessous dudit boîtier.
[0002] La présente invention trouvera son application dans le domaine de la quincaillerie
du bâtiment et a trait, plus particulièrement, à une crémone ou crémone-serrure sans
têtière.
[0003] I1 existe d'ores et déjà de nombreuses crémones ou crémones-serrures prévues, en
particulier, pour être logées dans une rainure d'encastrement en feuillure de menuiserie,
très souvent, un vantail de porte ou fenêtre.
[0004] Une telle crémone ou crémone-serrure comporte usuellement un boîtier logeant le mécanisme
de commande et sur lequel peut agir un usager par l'intermédiaire d'une poignée adaptée.
Dans le cadre d'une crémone-serrure, celle-ci peut encore être commandée par l'intermédiaire
d'un barillet à clé.
[0005] Quoi qu'il en soit, ce mécanisme de commande est prévu pour agir sur au moins une
tringle de manoeuvre s'étendant au-dessus et/ou en-dessous dudit boîtier.
[0006] Plus précisément, si le mécanisme peut intervenir directement sur de telles tringles
de manoeuvre venant alors s'engager dans le boîtier de la crémone ou crémone-serrure,
ce mécanisme comporte, très fréquemment, au moins un entraîneur auquel peut être connectée,
en partie supérieure et/ou en partie inférieure du boîtier, une tringle de manoeuvre
par l'intermédiaire de moyens de liaison adaptés.
[0007] Cette ou ces tringles de manoeuvre se déplacent usuellement dans la rainure d'encastrement
de la menuiserie, abritées par une têtière laquelle peut se prolonger devant le boîtier
du mécanisme de commande de la crémone ou crémone-serrure.
[0008] Ainsi, cette têtière, de largeur généralement plus importante à celle de la tringle
de manoeuvre, vient se loger dans la rainure d'encastrement en prenant appui sur les
décrochements que comportent les parois latérales de cette rainure empruntant une
forme en T.
[0009] Quant aux moyens de liaison reliant un entraîneur du mécanisme d'entraînement à une
tringle de manoeuvre, ils peuvent adopter différents modes de réalisation.
[0010] Ainsi, il est tout particulièrement connu de ménager une denture au niveau des chants
latéraux de la tringle de manoeuvre, dans sa partie d'extrémité destinée à coopérer
avec le mécanisme d'entraînement de la crémone ou crémone-serrure. Ces dentures sont
susceptibles de coïncider avec des dentures que comporte, sur ses côtés latéraux,
un boîtier de liaison équipant l'entraîneur. Un tel boîtier de liaison présente généralement
une section en U avec une rainure comportant un fond et deux rebords latéraux. Ce
sont précisément au niveau de ces rebords latéraux que sont ménagées les dentures
prévues pour coopérer avec celles sur les chants latéraux de la tringle de manoeuvre
laquelle repose sur le fond de cette rainure dudit boîtier de liaison.
[0011] L'ensemble s'étendant sous une têtière, celle-ci empêche le déboîtement de la tringle
de manoeuvre de ce boîtier de liaison par déplacement selon une direction perpendiculaire
au plan dans lequel s'inscrivent sensiblement cette ou ces tringles de manoeuvre.
En somme, celle-ci est prise en sandwich entre le fond du boîtier de liaison et ladite
têtière.
[0012] A cela, il faut ajouter qu'il est de plus en plus fréquent de concevoir des crémones
ou crémones-serrures sans têtière. Dans ce cas, il est usuel que la tringle de manoeuvre
prenne position dans la rainure d'encastrement en feuillure de menuiserie usuellement
en lieu et place de la têtière traditionnelle, en remplissant en même temps les fonctions
de celle-ci. On comprend, par conséquent, que cette tringle de manoeuvre se situe
dans un plan légèrement décalé en avant par rapport au plan dans lequel s'inscrivent,
à l'arrière d'une têtière, les tringles de manoeuvre d'une crémone ou crémone-serrure
plus traditionnelle. Se pose le problème de la liaison entre de telles tringles de
manoeuvre, par ailleurs sous forme de profilés de section en C, avec un entraîneur
du mécanisme de commande logé dans le boîtier de ladite crémone ou crémone-serrure.
[0013] En effet, la tringle de manoeuvre est issue d'un feuillard métallique sous forme
d'une bande dont les bords longitudinaux sont repliés lui conférant la structure en
C et définissant sous cette tringle de manoeuvre une rainure en T bordée de part et
d'autre par des rebords d'accrochage.
[0014] Précisément, en raison de cette configuration en C, cette tringle de manoeuvre ne
peut être pourvue au niveau de ses chants latéraux d'une denture pour son emboîtement
dans un boîtier de liaison équipant l'entraîneur. De plus, dans une telle configuration,
ledit boîtier de liaison présenterait nécessairement une largeur trop importante par
rapport à la rainure en feuillure de menuiserie. En effet, la tringle en C présente
déjà une largeur accrue en comparaison à une tringle traditionnelle car remplissant
en même temps la fonction de têtière et prenant position en lieu et place de cette
dernière dans ladite rainure.
[0015] Aussi, les moyens de liaison habituellement employés pour assurer cette connexion
entre une tringle de manoeuvre en C et un entraîneur font appel, jusqu'à présent,
à des pièces additionnelles dont doit être équipée, en particulier, ladite têtière.
[0016] D'autres solutions nécessitent une opération de vissage ou de rivetage qui sont à
proscrire, pour éviter les pertes de pièces ou les erreurs de montage lors de l'équipement
d'une menuiserie d'une telle crémone ou crémone-serrure.
[0017] C'est dans le cadre d'une démarche inventive que l'on a imaginé assurer la liaison
entre une tringle de manoeuvre en C et un entraîneur d'un mécanisme de commande de
verrouillage par emboîtement de la première sur le second suivant une direction perpendiculaire
au plan de feuillure au niveau de laquelle est prévue apte à être encastrée la crémone
ou crémone-serrure.
[0018] Si ce type d'emboitement est connu, notamment par le document
DE-A-2515990 faisait référence à un dispositif de raccordement de tringles avec ajustement en
longueur, dans ce cas on n'est confronté à la section particulière en C de la tringle
de manoeuvre.
[0019] De plus, dans le cadre de la présente invention on a pensé sécuriser cet emboîtement
grâce à des moyens évitant tout déboîtement ultérieur, ce malgré l'absence de têtière.
[0020] A cet effet l'invention concerne une crémone ou crémone-serrure sans têtière comportant,
logé dans un boîtier, un mécanisme de commande comprenant au moins un entraîneur coopérant
par l'intermédiaire de moyens de liaison avec au moins une tringle de manoeuvre en
c s'étendant au-dessus ou en-dessous dudit boîtier, caractérisée par le fait que dans
une partie d'extrémité de ladite tringle de manoeuvre est découpée une succession
d'ouvertures de manière à définir une crémaillère pour la réception par emboîtement
suivant une direction perpendiculaire au plan de ladite tringle de manoeuvre, d'une
denture de forme conjuguée correspondant à une crémaillère équipant l'entraîneur,
ladite crémone ou crémone-serrure comportant encore des moyens de blocage escamotables
conçus aptes à empêcher tout dégagement de ladite tringle de manoeuvre par rapport
à l'entraîneur après emboîtement de leurs crémaillères respectives.
[0021] Les avantages découlant de la présente invention consistent en ce que les ouvertures
dans la tringle de manoeuvre destinées à définir une crémaillère conçue apte à coopérer
avec la denture d'une crémaillère que comporte l'entraîneur peuvent être conçues par
emboutissage, dès la confection de ladite tringle de manoeuvre.
[0022] En particulier, le long de cette tringle de manoeuvre est généralement réalisée une
succession d'ouvertures pour, selon le cas, la fixation d'organes de verrouillage
ou le passage d'organes de fixation. C'est donc au cours de la réalisation de ces
autres ouvertures que peut être définie la crémaillère précitée.
[0023] Celle-ci permet un emboîtement suivant une direction perpendiculaire au plan des
tringles sur l'entraîneur, sans compter qu'au travers de cet emboîtement il peut être
ajusté la longueur de la sortie de tringle de manoeuvre en extrémité supérieure ou
inférieure d'un vantail, ceci au moment même de la pose de la crémone ou crémone-serrure.
[0024] En somme, cette sortie de tringle de manoeuvre peut être strictement ajustée quelles
que soient les contraintes dimensionnelles auxquelles peut être confronté le menuisier
au moment du ferrage d'une porte ou fenêtre.
[0025] Cet emboîtement selon l'invention, aussi simple qu'il soit, est sécurisé pour autant,
puisque tout déboîtement est rendu impossible grâce à des moyens de blocage adaptés.
[0026] La présente invention sera mieux comprise à la lecture de la description qui va suivre
se rapportant à un exemple de réalisation illustré dans le dessin ci-joint, dans lequel
:
- la figure 1 est une représentation schématisée, en perspective et partielle d'une
crémone ou crémone-serrure illustrant la coopération entre une tringle de manoeuvre
en C et un entraîneur selon l'invention, les moyens de blocage étant en position débloquée
;
- la figure 2 est une représentation similaire à la figure 1 illustrant, là encore,
les moyens de blocage dans cette position débloquée ;
- les figures 3 et 4 correspondent à des vues similaires 1 et 2, lesdits moyens de blocage
étant par contre, repoussés en position active de blocage de manière à empêcher tout
dégagement de la tringle de manoeuvre par rapport à l'entraîneur ;
- la figure 5 est une représentation schématisée et en coupe illustrant la coopération
de la tringle de manoeuvre avec l'entraineur et l'action des moyens de blocage empêchant
tout déboîtement.
[0027] Tel que représenté dans les figures 1 à 5 du dessin ci-joint, la présente invention
a trait à une crémone ou crémone-serrure 1 du type sans têtière, prévue pour être
logée dans une rainure d'encastrement (non visible sur les dessins) en feuillure de
menuiserie, par exemple en feuillure du montant avant d'un ouvrant de porte ou fenêtre.
[0028] Ainsi, cette crémone ou crémone-serrure 1 comporte, logé dans un boîtier 2, un mécanisme
de commande 3 que l'on n'a pas jugé utile de représenter dans le détail.
[0029] Quoi qu'il en soit, ce mécanisme de commande 3 comporte au moins un entraîneur 4
dont une extrémité 5 vient s'étendre au-dessus et/ou en-dessous du boîtier 2 pour
coopérer avec une tringle de manoeuvre 6 s'étendant précisément au-dessus ou en-dessous
de ce boîtier 2 pour la commande de verrouillage et de déverrouillage d'organes de
verrouillage quelconques.
[0030] Comme déjà précisé plus haut, l'invention concerne plus particulièrement les crémones
ou crémones-serrures sans têtière. Dans ce cas, la ou les tringles de manoeuvre 6
empruntent, généralement, une section en forme de C. Plus particulièrement, cette
ou ces tringles de manoeuvre 6, issues fréquemment, d'un feuillard métallique, comportent
ses bords latéraux 7, 8 repliés, comme visible dans la figure 5, de manière à définir,
sous cette tringle de manoeuvre 6, une rainure de section en T 9 délimitée par des
rebords d'accrochage 10, 11.
[0031] Avec ces derniers, viennent coopérer, usuellement des rebords de retenue venant équiper,
latéralement, un sabot de guidage que comporte des dispositifs de fixation 12 contribuant
au maintien et à la fixation de telles tringles de manoeuvre 6 dans la rainure d'encastrement
en feuillure de menuiserie.
[0032] Une tringle de manoeuvre 6 coopère avec l'entraîneur 4 par l'intermédiaire de moyens
de liaison 13 qui consistent, avantageusement, au niveau d'une partie d'extrémité
14 de cette tringle de manoeuvre 6, en une série d'ouvertures 15 définissant une crémaillère
16, plus particulièrement sous forme d'une échelle, et dans lesquelles est prévue
apte à venir s'engager une denture 17 de forme conjuguée d'une crémaillère 18 dont
est pourvu, à son extrémité 5 venant s'étendre au-delà du boîtier 2, l'entraîneur
4.
[0033] Tout particulièrement, cette extrémité 5 de l'entraîneur 4 se présente sous forme
d'une lame 19 pourvue, en face avant opposée à la rainure d'encastrement dans laquelle
est prévue venir se loger la crémone ou crémone-serrure 1, de cette denture 17 dont
les dents sont de dimension et de forme ajustées à celles des ouvertures 15 définissant
la crémaillère 16 dans la partie d'extrémité 14 de la tringle de manoeuvre 6. Cette
lame 19 est avantageusement ajustée en largeur pour venir s'engager dans la rainure
9 sous la tringle de manoeuvre 6 entre les rebords d'accrochage 10, 11 de cette dernière.
[0034] Comme déjà indiqué plus haut, la crémaillère 16 de cette tringle de manoeuvre 6 peut
emprunter la forme d'une échelle, la denture 17 ayant une forme de créneaux adaptée
pour venir s'engager sur cette échelle.
[0035] On comprend, d'ailleurs, que seule une partie des ouvertures 15 de la crémaillère
16 correspondant à la tringle de manoeuvre 6 peut être engagée sur la denture 17 de
la crémaillère 18 correspondant à l'entraîneur 4. De cette manière il peut être ajusté
la longueur de la sortie de tringle de manoeuvre 6, à une extrémité supérieure ou
inférieure de la menuiserie équipée de la crémone ou crémone-serrure 1.
[0036] En effet, il est courant qu'à son extrémité opposée au boîtier 2, la tringle de manoeuvre
6 est équipée ou définit un embout de verrouillage qui, en position de verrouillage
de la crémone ou crémone-serrure, est prévu pour venir s'engager dans une gâche.
[0037] Ainsi, en fonction des contraintes dimensionnelles rencontrés jeu de feuillure, etc,
la liaison par emboîtement entre tringle de manoeuvre 6 et entraîneur 4 peut être
ajustée pour optimiser le fonctionnement de la crémone ou crémone-serrure et garantir
cette coopération entre embout de verrouillage et gâche.
[0038] Selon encore une autre particularité de l'invention, la crémone ou crémone-serrure
1 comporte des moyens de blocage escamotables 20 conçus aptes à empêcher le déboîtement
d'une tringle de manoeuvre 6 d'un entraîneur 4, autrement dit le dégagement de la
denture 17, correspondant à la crémaillère 18 de l'entraîneur 4, des ouvertures 15
définissant la crémaillère 16 dans la partie d'extrémité 14 de cette tringle de manoeuvre
6.
[0039] Avantageusement, de tels moyens de blocage 20 sont constitués par un sabot 21 monté
coulissant en face arrière 22 au niveau de cette partie d'extrémité 14 de la tringle
de manoeuvre 6 de manière apte, dans une position de blocage 23 illustrée dans les
figures 3 et 4, à s'étendre à l'arrière de l'extrémité 5 de l'entraîneur 4 de manière
à emprisonner cette extrémité 5 de cet entraîneur 4 entre ce sabot 21 et ladite tringle
de manoeuvre 6. Ainsi, si sous l'effet de contraintes quelconques, les dents de la
denture 17 correspondant à la crémaillère 18 tentaient de se dégager des ouvertures
15 de la crémaillère 16, l'extrémité 5 de l'entraîneur 4 viendrait buter contre ce
sabot 21 empêchant ce décrochement.
[0040] Ainsi, le sabot 21 peut être pourvu de rebords de retenue latéraux 24, 25 conçus
aptes à coopérer avec les rebords d'accrochage 10, 11 en face arrière 22 de la tringle
de manoeuvre 6, pour assurer son coulissement le long de cette dernière tout comme
le ou les dispositifs de fixation 12. D'ailleurs, comme cela sera expliqué plus en
avant dans la description, ce sabot 21, définissant les moyens de blocage 20 peut
être associé à un tel dispositif de fixation 12.
[0041] Selon une autre particularité de l'invention, en face arrière 26 de la lame 19, à
l'extrémité 5 de l'entraîneur 4, s'étend une butée de retenue 27 sur laquelle est
prévu à venir s'engager le sabot 21. Celui-ci comporte, à cet effet, une structure
en U avec une rainure interne 28 ouverte en direction de la tringle de manoeuvre 6.
Avec le fond 29 de cette rainure 28 vient coopérer la butée de retenue 27 en position
de blocage 23 du sabot 21. Cette butée de retenue 27 est configurée, avantageusement,
en forme de V, facilitant notamment l'engagement du sabot 21 sur cette dernière.
[0042] De plus, il convient de remarquer que si le sabot 21 peut être repoussé depuis une
position de déblocage 30, illustrée dans les figures 1 et 2, dans une position de
blocage 23, visible dans les figures 3 et 4, il peut par ailleurs être rendu solidaire
en déplacement de la tringle de manoeuvre 6 une fois la crémone ou crémone-serrure
montée sur la menuiserie.
[0043] Comme cela a déjà été indiqué plus haut, ce sabot 21 peut également être associé
à un dispositif de fixation 12 de sorte qu'une fois cette crémone ou crémone-serrure
rapportée sur la menuiserie il devient indépendant en déplacement par rapport à la
tringle de manoeuvre 6. L'on comprend alors qu'une fois repoussé dans cette position
de blocage 23, ce sabot 21 doit être en mesure d'assurer cette fonction de blocage
pour empêcher le dégagement de la crémaillère 16, correspondant à la tringle de manoeuvre
6, par rapport à la crémaillère 18 de l'entraîneur 4, tout au long de la course de
ladite tringle de manoeuvre 6 entre sa position de verrouillage et sa position de
déverrouillage. Aussi, le sabot 21 et en particulier sa rainure interne 28 sont définis
de longueur au moins égale à cette course de la tringle de manoeuvre 6, entre cette
position déverrouillée et sa position de verrouillage.
[0044] Selon encore une autre particularité de l'invention, la crémone ou crémone-serrure
comporte des moyens d'indexation 31 de la position de blocage 23 et/ou de déblocage
30 des moyens de blocage 20, d'une part, pour maintenir ces deniers dans leur position
débloquée avant montage et association d'une tringle de manoeuvre 6 au boitier 2 d'une
crémone ou crémone-serrure 1, puis pour s'assurer que ces moyens de blocage ont bien
été repoussés dans la position de blocage après assemblage.
[0045] Selon un mode de réalisation avantageux, de tels moyens d'indexation 31 consistent,
au niveau de la tringle de manoeuvre 6, en une ouverture oblongue 32 se terminant,
à ses extrémités, par des ouvertures 33 de section plus importante à la largeur de
l'ouverture oblongue 32.
[0046] Par ailleurs, au niveau du sabot 21, ces moyens d'indexation 31 consistent en un
loquet d'indexation 34 conçu apte à coopérer avec ledites ouvertures 33 pour assurer
son immobilisation par rapport à la têtière 6 dans les positions de blocage 23 et/ou
de déblocage 30, tout en étant en mesure d'être escamoté par rapport à ces ouvertures
33 pour autoriser le déplacement de ce sabot 21.
[0047] Ainsi, ce loquet d'indexation 34 peut être de nature pivotante. Dans ce cas, il peut
être de longueur ajustée à la section des ouvertures circulaires 33 et de largeur
ajustée à la largeur de l'ouverture oblongue 32.
[0048] Ce loquet d'indexation 34 peut donc, par rotation, être amené dans une position permettant
sa circulation le long de l'ouverture oblongue 22 pour atteindre l'une ou l'autre
extrémité de cette dernière et, donc l'une ou l'autre ouverture 33 correspondant,
respectivement, aux positions de déblocage 30 et de blocage 23.
[0049] Comme illustré dans les dessins, ce loquet 34 peut encore être de nature apte à être
rappelé élastiquement depuis le sabot 21, dont il est solidaire, dans l'une ou l'autre
de ces ouvertures 33. Ainsi, en cas de besoin, l'usager peut, inversement, repousser
élastiquement ce loquet 34 dans une position de déblocage, en direction du sabot 21,
ceci depuis la face avant de la tringle 6, dans le but d'assurer les déplacements
nécessaire dudit sabot 21.
[0050] Lorsque le sabot 21 est solidaire d'un dispositif de fixation 12, ce loquet d'indexation
34 est conçu, avantageusement, de nature sécable. En effet, ce loquet d'indexation
34 permet de maintenir le sabot 21 dans sa position, selon le cas de déblocage 30
ou de blocage 23 que ce soit avant d'équiper le boîtier 2 de la crémone ou crémone-serrure
1 d'une tringle de manoeuvre 6 ou encore pendant le montage de cette dernière sur
la menuiserie. A ce moment là, le dispositif de fixation 12 est prévu pour recevoir
une vis de fixation destinée à le rendre solidaire de cette menuiserie. Le sabot 21
est alors maintenu en position au travers de ce dispositif de fixation 12 et il ne
peut plus passer dans sa position de déblocage 30 rendant le loquet d'indexation 34
inutile.
[0051] Finalement, ce loquet d'indexation 34 permet encore de maintenir la tringle de manoeuvre
dans sa position déverrouillée pendant toute cette phase de montage de manière à éviter
toute erreur de pose de la part de l'opérateur.
[0052] Bien évidemment au cas où le sabot 21 n'est pas rendu solidaire d'un dispositif de
fixation quelconque, le loquet d'indexation 34 viendrait à garantir la solidarisation
du sabot 21 par rapport à ladite tringle de manoeuvre 6, que ce soit en position de
déblocage 30 ou de blocage 23.
1. Crémone ou crémone-serrure comportant, logée dans un boîtier (2), un mécanisme de
commande (3) comprenant au moins un entraîneur (4) coopérant par l'intermédiaire de
moyens de liaison (13) avec au moins une tringle de manoeuvre en C (6) s'étendant
au dessus et/ou en-dessous dudit boîtier (2), caractérisée par le fait que dans une partie d'extrémité (14) de ladite tringle de manoeuvre (6) est découpée
une succession d'ouvertures (15) de manière à définir une crémaillère (16) pour la
réception par emboîtement suivant une direction perpendiculaire au plan de ladite
tringle de manoeuvre (6) d'une denture (17) de forme conjuguée correspondant à une
crémaillère (18) équipant l'entraîneur (5), ladite crémone ou crémone-serrure (1)
comportant encore des moyens de blocage escamotables (20) conçus aptes à empêcher
tout dégagement de ladite tringle de manoeuvre (6) par rapport à l'entraîneur (5)
après emboîtement de leurs crémaillères respectives (16, 18).
2. Crémone ou crémone-serrure selon la revendication 1, caractérisée par le fait qu'elle comporte des moyens d'indexation (31) de la position de blocage (23) et/ou de
déblocage (30) des moyens de blocage (20).
3. Crémone ou crémone-serrure selon l'une quelconque des revendications précédentes,
caractérisée par le fait que l'extrémité (5) de l'entraîneur (4) se présente sous forme d'une lame (19) pourvue,
en face opposée à la rainure d'encastrement dans laquelle est prévue venir se loger
la crémone ou crémone-serrure (1), de la denture (17) dont les dents sont de dimension
et de forme ajustées à celles des ouvertures (18) définissant la crémaillère (16)
de la tringle de manoeuvre (6).
4. Crémone ou crémone-serrure selon la revendication 3, caractérisée par le fait que la lame (19) est ajustée en largeur pour venir s'engager entre des rebords d'accrochage
(10, 11) dans une rainure en T (9) définie en face arrière (22) de la tringle de manoeuvre
(6).
5. Crémone ou crémone-serrure selon l'une quelconque des revendications précédentes caractérisée par le fait que les moyens de blocage escamotables (20) sont constitués par un sabot (21) monté coulissant
en face arrière (22) et au niveau de la partie d'extrémité (14) de la tringle de manoeuvre
(6) de manière apte, dans une position de blocage (23), à s'étendre à l'arrière de
l'extrémité (5) de l'entraîneur (4).
6. Crémone ou crémone-serrure selon la revendication 5, caractérisée par le fait que le sabot (21) est pourvu de rebords de retenue latéraux (24, 25), conçus aptes à
coopérer avec des rebords d'accrochage (10, 11) en face arrière (22) de la tringle
de manoeuvre (6) pour assurer son coulissement le long de cette dernière.
7. Crémone ou crémone-serrure selon les revendications 3 et 5, caractérisée par le fait que le sabot (21) comporte une structure en U avec une rainure interne (28) ouverte en
direction de la tringle de manoeuvre (6), avec le fond (29) de cette rainure (28)
venant coopérer une butée de retenue (27) s'étendant en face arrière (26) de la lame
(29) à l'extrémité (5) de l'entraîneur (4).
8. Crémone ou crémone-serrure selon l'une quelconque des revendications 5 à 7, caractérisée par le fait que les moyens d'indexation (31) sont constitués, au niveau de la tringle de manoeuvre
(6) en une ouverture oblongue (32) se terminant, à ses extrémités, par des ouvertures
(33) de section plus importante à la largeur de l'ouverture oblongue (32), lesdits
moyens d'indexation (31) consistant encore en un loquet d'indexation (34) solidaire
du sabot (21) et conçu apte à coopérer avec lesdites ouvertures (33) pour assurer
l'immobilisation de ce sabot (21) par rapport à ladite tringle (6) dans les positions
de blocage (23) et/ou de déblocage (30), tout en étant aptes à être escamotés par
rapport à ces ouvertures (33) pour autoriser le déplacement de ce sabot (21).
9. Crémone ou crémone-serrure selon l'une quelconque des revendications 5 à 8, caractérisée par le fait que le sabot (21) est solidaire d'un dispositif de fixation (12) contribuant au maintien
et à la fixation d'une tringle de manoeuvre (6) dans une rainure d'encastrement en
feuillure de menuiserie.
10. Crémone ou crémone-serrure selon les revendications 7 et 9, caractérisée par le fait que la rainure (28) dans le sabot (21) est définie de longueur au moins égale à la course
de la tringle de manoeuvre (6) entre les positions de verrouillage et de déverrouillage.
11. Crémone ou crémone-serrure selon la revendication 9 ou 10, caractérisée par le fait que le loquet d'indexation (34) est de nature sécable.