[0001] L'invention concerne une palme de natation ; celle-ci peut en outre être utilisée
comme outil de musculation dans l'eau.
[0002] Les palmes actuelles comprennent notamment un chausson et une voilure. Le chausson
peut être fermé ou ouvert sur l'arrière, le pied étant, dans ce cas, maintenu dans
ledit chausson ouvert au moyen d'une sangle prenant appui sur le talon. La voilure
s'étend vers l'avant du chausson auquel elle est assujettie.
[0003] Lors de la nage, c'est-à-dire lors d'un mouvement de montée et d'un mouvement de
descente de la palme correspondant à un battement des pieds, la voilure fléchit respectivement
vers le bas et vers le haut. Durant la phase de descente, le genou s'étend et la hanche
fléchit tandis qu'inversement, durant la phase de montée, le genou fléchit et la hanche
s'étend ; le nageur dispose de plus de puissance durant la phase de descente que la
phase de montée. Un inconvénient majeur des palmes actuelles est de ne pas exploiter
cette variation de puissance durant le battement de pieds étant donné que la voilure
fléchit de manière identique dans un sens ou dans l'autre lors du battement des pieds,
c'est-à-dire que la voilure fléchit de manière symétrique.
[0004] Il est connu le document
FR 1.361.410 qui divulgue une palme ayant pour objet de pouvoir faire varier la flexibilité de
la voilure. Pour cela, des conduits longitudinaux sont agencés sur le dessous de la
voilure, lesquels permettent l'introduction de barrettes de raidissement. Une telle
conception permet certes de remplacer des barrettes par d'autres barrettes plus ou
moins flexibles permettant de faire varier la flexibilité de la voilure. Cette conception
assure toutefois un fléchissement symétrique de la voilure durant les battements des
pieds lors de la nage.
[0005] Il est également connu le document
DE-43.38610 qui divulgue une palme comprenant un chausson, une voilure et deux éléments flexibles
fixés au chausson et s'étendant vers l'avant de la palme, respectivement au dessus
et au dessous de la voilure. Cela permet, en fonction de la flexibilité de chacun
des deux éléments flexibles, d'obtenir un fléchissement dissymétrique de la voilure
lors d'un mouvement de descente et de montée de la palme durant la nage.
[0006] La palme objet de la présente invention a pour but de pallier cet inconvénient existant
sur les palmes actuelles. Un autre but de la palme objet de la présente invention
est de faire travailler différemment les groupes musculaires du nageur, permettant
ainsi d'utiliser la palme comme outil de musculation spécifique. Ces objectifs sont
également atteints avec la palme selon le document
DE-43.38610. La présente invention a toutefois pour objet de simplifier la conception d'une telle
palme.
[0007] A cet effet, l'invention concerne une palme comprenant un chausson qui peut être
ouvert ou fermé à l'arrière, tel que cela existe déjà sur les palmes actuelles, ledit
chausson étant prolongé vers l'avant par une voilure flexible, c'est-à-dire que cette
voilure est fixée à l'avant du chausson, la fixation de la voilure avec le chausson
pouvant être réalisée par tout moyen connu comme par exemple par surmoulage de la
voilure flexible à l'avant du chausson.
[0008] Selon l'invention, la palme comprend au moins un élément flexible comprenant au moins
deux branches s'étendant dans le sens de la longueur sous la voilure flexible et une
base, des moyens d'assujettissement étant agencés entre la base de cet élément flexible
et la partie proximale de la voilure flexible, c'est-à-dire celle située à proximité
de l'extrémité avant du chausson.
[0009] On comprend que selon l'invention, seule la partie proximale de l'élément flexible
disposée sous la voilure flexible est fixée avec la partie proximale de ladite voilure
flexible tandis que la partie complémentaire de cet élément flexible, s'étendant sous
la voilure dans le sens de sa longueur, reste libre vis-à-vis de ladite voilure flexible.
Ainsi, l'élément flexible agit comme un raidisseur, celui-ci étant en action lors
d'un mouvement de descente de la palme tandis qu'il n'est pas sollicité lors d'un
mouvement de montée. En effet, du fait de la position de l'élément flexible sous la
voilure flexible, lorsque le nageur effectue un mouvement de descente, la voilure
prend appui sur l'élément flexible, ce qui augmente la raideur de la voilure. Au contraire,
lors du mouvement de montée, la voilure flexible fléchit indépendamment de l'élément
flexible, sa raideur n'étant pas augmentée. Ainsi, la voilure flexible fléchit de
manière dissymétrique, la palme opposant un effort plus important lors d'un mouvement
de descente que lors d'un mouvement de montée, ce qui permet d'optimiser l'exploitation
de la puissance des jambes durant le battement des pieds ou d'utiliser la palme comme
outil de musculation afin de faire travailler différemment les groupes musculaires
des jambes.
[0010] En outre, la conception de la palme objet de l'invention est simplifiée en comparaison
de celle décrite dans le document
DE-43.38610.
[0011] Selon l'invention, les moyens d'assujettissement consistent en un système de fixation
amovible, ce qui présente pour intérêt de pouvoir remplacer les éléments flexibles
par exemple en cas de détérioration de ceux-ci voire pour modifier la raideur desdits
éléments flexibles et ainsi, de faire varier le fléchissement dissymétrique par exemple
en fonction de l'utilisateur. Bien entendu, ces moyens d'assujettissement peuvent
consister en un système de fixation traditionnel, c'est-à-dire non amovible, sans
sortir du cadre de la présente invention, un tel système de fixation pouvant dans
ce cas et par exemple, être mis en oeuvre par surmoulage de la partie proximale de
la voilure sur la partie proximale du ou des éléments flexibles.
[0012] De manière préférentielle, la partie proximale de la voilure flexible comprend au
moins un orifice et la partie proximale de l'élément flexible comprend au moins une
tête de fixation passant au travers dudit orifice sur la voilure flexible. En outre,
au moins une pièce d'attache amovible coopère avec ladite au moins une tête de fixation
en sorte de prendre en sandwich la voilure flexible entre l'élément flexible et la
au moins une pièce d'attache. Bien entendu, d'autres systèmes de fixation amovibles
sont envisageables sans sortir du cadre de la présente invention.
[0013] Selon un mode préférentiel et non limitatif, la au moins une tête de fixation comprend
une fente longitudinale et à son extrémité, un rebord s'étendant vers l'extérieur
de la périphérie de ladite tête de fixation. En outre, la pièce d'attache présente
au moins un orifice au travers duquel est apte à passer le rebord lorsque la fente
longitudinale de la tête de fixation est comprimée. Par ailleurs, la au moins une
tête de fixation a une longueur correspondant à l'épaisseur totale de la voilure flexible,
dans sa partie proximale où sont disposés les moyens d'assujettissement, et de la
pièce d'attache.
[0014] De manière préférentielle et non limitative, les deux branches s'étendent respectivement
à proximité des bords latéraux de la voilure flexible. Bien entendu, on pourrait prévoir
un élément flexible comprenant un nombre de branches plus important, par exemple,
trois branches, deux des branches étant disposées à proximité des bords latéraux de
la voilure flexible et la troisième disposée en partie centrale de ladite voilure
flexible. En outre, on peut également envisager que ces branches soient toutes reliées
entre elles au moyen d'une base unique voire que chacune desdites branches disposent
d'une base individuelle constituant la partie proximale de l'élément flexible, assujettie
à la partie proximale de la voilure flexible.
[0015] De manière préférentielle, les branches longitudinales sont reliées entre elles par
une base unique comprenant trois têtes de fixation uniformément réparties vis-à-vis
de la partie proximale de la voilure. En outre, la pièce d'attache et la voilure flexible
comprennent chacune trois orifices répartis uniformément, de manière identique aux
trois têtes de fixation sur la base.
[0016] De manière préférentielle et non limitative, les moyens d'assujettissement sont disposés
dans le premier quart de la voilure flexible.
[0017] De manière préférentielle et non limitative, l'élément flexible et notamment les
branches flexibles, s'étendent sur une longueur correspondant aux trois quart de la
longueur de la voilure flexible.
[0018] De manière préférentielle, l'élément flexible disposé sur la voilure flexible présente
une rigidité supérieure à celle de ladite voilure flexible.
[0019] Selon un mode de conception de la palme objet de la présente invention, outre les
caractéristiques précitées, celle-ci comprend un dispositif de fixation amovible qui
est agencé entre le chausson et la voilure flexible. Cela a pour avantage de rendre
amovible le chausson vis-à-vis de la voilure flexible notamment dans le but d'adapter
le chausson en fonction du pied de l'utilisateur.
[0020] Selon ce mode de conception, le chausson comprend une platine rigide et un élément
chaussant souple qui est disposé au dessus de la platine rigide. Cette platine rigide
et cet élément chaussant souple sont assujettis entre eux. La voilure flexible comprend
une partie voilure flexible prolongée vers l'arrière par une partie d'appui rigide.
En outre, des moyens d'encliquetage sont agencés entre la partie d'appui et la platine
rigide.
[0021] Selon ce mode de conception de la palme, la platine rigide et l'élément chaussant
souple sont indépendants l'un de l'autre, des moyens d'assemblage étant agencés entre
la platine rigide et l'élément chaussant souple. Cela présente pour avantage de conserver
la platine rigide et d'adapter uniquement l'élément chaussant souple en fonction du
pied de l'utilisateur. On pourrait toutefois envisager que la platine rigide et l'élément
chaussant souple soient constitués en un seul et même élément indissociable, la platine
rigide étant par exemple surmoulée sur l'élément chaussant.
[0022] Selon ce mode de conception de la palme, la partie d'appui rigide de la voilure flexible
comprend un bord central proximal, disposé transversalement sur la voilure flexible,
et deux branches d'appui s'étendant longitudinalement vers l'arrière par rapport aux
côtés latéraux du bord central proximal. En outre, les moyens d'encliquetage sont
agencés entre le bord central proximal de la partie d'appui et le bord avant de la
platine rigide et entre les extrémités distales des deux branches d'appui de ladite
partie d'appui rigide et les deux extrémités latérales arrière de la platine rigide.
[0023] Les caractéristiques et avantages de la présente invention apparaitront à la lecture
de la description suivante d'un mode préférentiel de conception, lequel s'appuie sur
des figures parmi lesquelles :
- la figure 1 illustre en vue de plan la palme objet de l'invention, le coté gauche
par rapport à l'axe de symétrie illustrant le dessus de la palme tandis que le coté
droit illustre le dessous de cette palme ;
- la figure 2 illustre une vue de coté en coupe selon l'axe de symétrie de la palme
;
- la figure 3 illustre un battement de pieds avec les palmes objet de la présente invention
montrant l'action de l'élément flexible disposé sous la voilure, agissant en tant
que raidisseur ;
- les figures 4a,4b,4c,4d illustrent une variante de conception de la palme selon laquelle
le chausson est amovible de la voilure flexible. Sur ces figures 4a,4b,4c,4d, ne sont
pas représentés les caractéristiques essentielles, objet de la présente invention,
à savoir l'élément flexible et les moyens d'assujettissement de cet élément flexible.
On pourra toutefois mettre en oeuvre l'élément flexible et les moyens d'assujettissement
de cet élément flexible avec la voilure flexible tel que cela est illustré sur les
figures 1 à 3 et décrit ci-après.
[0024] On constate que la palme 1 comprend de manière traditionnelle, un chausson 2 et une
voilure 3. Sur les figures 1 à 3, le chausson 2 est fermé, c'est-à-dire qu'il entoure
complètement le pied. On peut toutefois envisager la mise en oeuvre de la présente
invention sur un chausson ouvert au niveau de son extrémité arrière, laquelle comprend,
dans ce cas, une sangle prenant appui sur le talon du pied.
[0025] La voilure flexible 3 est assujettie à l'avant du chausson, tel que cela est illustré
notamment sur les figures 1 et 2. Par exemple, l'extrémité proximale de la voilure
est surmoulée sur le chausson. Cette voilure flexible 3 est capable de fléchir lors
des mouvements de descente et de montée de la palme durant les battements de pieds,
tel que cela est illustré sur la figure 3.
[0026] On constate sur ces figures 1 à 3 que la palme 1 comprend un élément flexible 4 qui
est disposé en dessous de la voilure 3. Cet élément flexible 4 comprend de manière
préférentielle, deux branches 14,15 flexibles qui s'étendent longitudinalement jusqu'aux
trois quarts de la longueur de la voilure, à proximité des bords latéraux 17,18 de
ladite voilure 3, tel qu'illustré sur la figure 1. En outre, ces branches flexibles
14,15 sont reliées entre elles par une base 16 qui présente de préférence une forme
incurvée épousant le contour avant du chausson 2. Cette base 16 constituant la partie
proximale 6 de l'élément flexible 4, est assujettie à la partie proximale de la voilure
3 par des moyens d'assujettissement 5, tel qu'illustré sur les figures 1 et 2. Pour
cela, un système de fixation 5 est agencé entre la base 16 et la partie proximale
7 de la voilure.
[0027] De manière préférentielle, ce système de fixation est constitué, d'une part, par
des têtes de fixation 9, tel qu'illustré en figure 2. La tête de fixation passe au
travers d'un orifice 8 agencé sur la partie proximale 7 de la voilure 3. D'autre part,
une pièce d'attache 10 comprend également un orifice 13 au travers duquel est capable
de passer la tête de fixation 9. On constate que la tête de fixation comprend une
fente longitudinale 11 illustrée en figure 2 et un rebord 12 s'étendant vers l'extérieur
à l'extrémité de ladite tête de fixation 9. Lorsque la fente longitudinale 11 est
comprimée, le rebord 12 présente un diamètre inférieur à ceux des orifices 8 et 13,
respectivement sur la voilure 3 et la pièce d'attache 10. Ainsi, la tête de fixation
9 passe au travers de l'orifice 8 sur la voilure puis au travers de l'orifice 13 de
la pièce d'attache 10, en conservant la fente longitudinale 11 comprimée. Une fois
cette fente longitudinale 11 relâchée, le rebord 12 reprend son diamètre normal supérieur
au diamètre des orifices 8 et 13 respectivement sur la voilure 3 et sur la pièce d'attache
10, ce qui permet de maintenir la pièce d'attache 10 en position, coincée par le rebord
12 et ainsi de prendre en sandwich la voilure 3 entre la base 16 et ladite pièce d'attache
10.
[0028] Tel qu'illustré sur la figure 2, la longueur de la tête de fixation 9 correspond
plus ou moins à l'épaisseur totale de la voilure 3 dans sa partie proximale 17 et
de la pièce d'attache 10, ce qui assure un assujettissement convenable entre la base
16, la voilure 3 et la pièce d'attache 10 coincée par le rebord 12. On constate sur
la figure 1 que trois têtes de fixation 9 sont agencées sur la base 16, lesdites têtes
de fixation étant uniformément réparties vis-à-vis de la partie proximale 17 de la
voilure 3. Cette voilure 3 dispose en conséquence dans sa partie proximale de trois
orifices 8 répartis de manière identique à la position des têtes de fixation 9. En
outre, tel qu'illustré sur la figure 1, on distingue que la pièce d'attache 10 comprend
des formes et dimensions correspondant plus ou moins à celles de la base 16 de l'élément
flexible 4, cette pièce d'attache 10 comprenant en outre trois orifices 13 répartis
uniformément de manière identique aux orifices 8 de la voilure 3 et à la position
des trois têtes de fixation 9 sur la base 16. Il serait toutefois envisageable de
prévoir trois pièces d'attache séparées pour chacune des têtes de fixation 9 sur la
base 16. En outre, il est bien entendu possible de prévoir un nombre différent de
têtes de fixation sur la base 16. Il serait en outre possible de prévoir des branches
14,15 individuelles, c'est-à-dire non reliées par une base 16 unique, des moyens d'assujettissement
étant mis en oeuvre directement en partie proximale desdites branches et en partie
proximale 7 de la voilure 3.
[0029] De manière préférentielle, tel qu'illustré sur la figure 1, l'assujettissement entre
la base 16 de l'élément flexible 4 et la partie proximale 7 de la voilure 3 est disposée
dans le premier quart de ladite voilure 3, tandis que les branches 14 et 15 de l'élément
flexible 4 s'étendent sur une longueur correspondant plus ou moins au trois quart
de la voilure flexible 3, sur ses bords latéraux 17,18.
[0030] De manière préférentielle, ces branches flexibles disposent d'une raideur supérieure
à celle de la voilure 3. Cela n'est toutefois pas limitatif puisqu'il est possible,
de part le caractère amovible de la pièce d'attache 10, de remplacer l'élément flexible
4 par un autre présentant une raideur différente, plus ou moins importante, éventuellement
inférieure à la raideur de la voilure.
[0031] Ainsi, tel qu'on peut le constater sur la figure 3, lors d'un mouvement de descente
de la palme 1, la face inférieure, c'est-à-dire le dessous de la voilure 3, prend
appui sur les branches 14,15 de l'élément flexible 4, tandis que lors d'un mouvement
de montée de la palme, du fait que les branches 14,15 sont libres vis-à-vis du dessous
de la voilure 3, ladite voilure 3 fléchit différemment et indépendamment des branches
flexibles 14,15 de l'élément flexible 4. Cela assure un fléchissement dissymétrique
de la voilure 3 durant les battements de pieds.
[0032] Les figures 4a à 4d illustrent une variante de conception de la palme qui reprend
toutes les caractéristiques précitées de la description quant au mode de réalisation
de l'élément flexible 4 illustré aux figures 1 à 3.
[0033] Selon cette palme 100 illustrée aux figures 4a à 4d, le chausson 200 est amovible
de la voilure 300. On constate que le chausson 200 comprend une platine 201 qui est
réalisée dans un matériau rigide, et un élément chaussant 202 qui est réalisé dans
un matériau souple. On constate également sur ces figures 4a à 4d que l'élément chaussant
202 est indépendant de la platine rigide 201. Cet élément chaussant 202 est fixé au
dessus de la platine rigide 201 au moyen de sangles d'attache 203,204. On pourrait
toutefois envisager que cette platine rigide 201 et cet élément chaussant 202 soient
réalisés en une seule et même pièce, par exemple en surmoulant la matière de la platine
rigide sur la matière de l'élément chaussant souple.
[0034] On constate sur les figures 4a à 4d que la voilure flexible 300 comprend une partie
voilure flexible 301 et une partie d'appui 302, plus rigide que la partie voilure
301. Cette partie d'appui 302 comprend un bord central proximal 303 disposé transversalement
sur la voilure 300 et deux branches d'appui 304,305 qui s'étendent longitudinalement
vers l'arrière de la voilure flexible et sont disposées sur les côtés latéraux par
rapport au bord central proximal 303. On constate en outre sur la figure 4d que les
extrémités 306,307 de ces branches d'appui 304,305 sont reliées entre elles par un
élément de liaison transversal 308. On constate sur les figures 4a,4d que le bord
central proximal 303 comprend une patte d'engagement 309. De même, les extrémités
306,307 des deux branches d'appui 304,305 comprennent chacune des pattes d'enclenchement
310,311. Ces pattes d'enclenchement 310,311 des branches d'appui 304,305 sont configurées
pour disposer d'une flexibilité permettant une légère déformation de celle-ci en sorte
de permettre l'enclenchement du chausson 200. A cet effet, la platine rigide 201 du
chausson 200 comprend au niveau de son bord avant une encoche 205, tel qu'illustré
sur la figure 4d. On constate également sur la figure 4d que la première extrémité
latérale arrière de la platine 201 comprend une encoche 206. Une telle encoche est
également prévue sur la seconde extrémité latérale arrière de la platine 201.
[0035] Le positionnement du chausson 200 sur la voilure flexible 300 s'effectue en positionnant
l'encoche 205 au niveau du bord avant de la platine rigide 201 dans la patte d'enclenchement
309 puis en enfonçant l'extrémité arrière de la platine 201, ce qui permet un déplacement
des pattes d'enclenchement 310,311 au niveau des extrémités 306,307 des deux branches
d'appui 304,305 selon le sens des flèches 401,402 illustré en figure 4d, jusqu'à ce
que lesdites pattes d'enclenchement 310,311 s'encliquètent sur les encoches 206 disposées
aux extrémités latérales arrière de la platine rigide 201.
[0036] Cette déformation des pattes d'enclenchement 310,311 permet donc d'enclencher lesdites
pattes d'enclenchement dans les encoches 206 au niveau des extrémités latérales arrière
de la platine 201. Le chausson est alors enclenché tel qu'illustré en figure 4a. Le
retrait du chausson 200 vis-à-vis de la voilure flexible 300 s'effectue selon les
étapes illustrées au travers des figures 4a à 4d, c'est-à-dire en saisissant les pattes
d'enclenchement 310,311 au niveau des extrémités 306,307 des branches d'appui 304,305
et en les déplaçant selon les flèches 401,402 puis en tirant vers l'arrière selon
la flèche 403 le chausson 200 en sorte de dégager l'encoche 205 au niveau du bord
avant de la platine rigide 201 vis-à-vis de la patte d'encoche 309 sur le bord central
proximal 303 de la partie d'appui 302.
[0037] L'élément transversal 308 permet avantageusement d'assurer une rigidité suffisante
de la partie d'appui 302 en sorte d'éviter que les branches d'appui 304,305 ne s'écartent
durant l'utilisation de la palme, ce qui garantit un enclenchement convenable du chausson
200 sur la voilure flexible 300. Cet élément transversal 308 contribue en outre à
la transmission de l'effort durant la pratique de la nage.
[0038] D'autres caractéristiques peuvent être envisagées sans sortir du cadre de la présente
invention, notamment en ce qui concerne la mise en oeuvre des moyens d'assujettissement
5 entre l'élément flexible 4 et la voilure 3.
1. Palme (1,100) comprenant notamment un chausson (2,200) prolongé vers l'avant par une
voilure flexible (3,300), caractérisée en ce qu'elle comprend un élément flexible (4) comprenant au moins deux branches (14,15) s'étendant
dans le sens de la longueur sous la voilure flexible (3) et une base (16), des moyens
d'assujettissement (5) étant agencés entre la base (16) et la partie proximale (7)
de la voilure flexible.
2. Palme (1,100) selon la revendication 1, les moyens d'assujettissement (5) consistant
en un système de fixation amovible.
3. Palme (1,100) selon la revendication 2, la partie proximale (7) de la voilure flexible
comprenant au moins un orifice (8), la base (16) comprenant au moins une tête de fixation
(9) passant au travers dudit orifice, au moins une pièce d'attache (10) amovible coopérant
avec ladite au moins une tête de fixation en sorte que la voilure flexible soit prise
en sandwich entre la base (16) et la au moins une pièce d'attache (10).
4. Palme (1,100) selon la revendication 3, ladite au moins une tête de fixation (9) comprenant
une fente longitudinale (11) et à son extrémité, un rebord (12), la pièce d'attache
(10) présentant au moins un orifice (13) au travers duquel est apte à passer le rebord
lorsque la fente longitudinale de la tête de fixation est comprimée, ladite au moins
une tête de fixation ayant une longueur correspondant à l'épaisseur totale de la voilure
flexible (3,300), dans sa partie proximale (7), et de la pièce d'attache.
5. Palme (1,100) selon la revendication 1, les deux branches (14,15) s'étendant respectivement
à proximité des bords latéraux (17,18) de la voilure flexible (3,300).
6. Palme (1,100) selon l'une des revendications 3 ou 4, la pièce d'attache (10) comprenant
une forme et des dimensions correspondant sensiblement à celles de la base (16).
7. Palme (1,100) selon la revendication 6, la base (16) comprenant trois têtes de fixation
(9) uniformément réparties et la pièce d'attache (10) et la voilure flexible (3,300)
comprenant chacune trois orifices (8, 13) répartis de manière identique auxdites trois
têtes de fixation.
8. Palme (1,100) selon la revendication 1, les moyens d'assujettissement (5) étant disposés
dans le premier quart de la voilure flexible (3,300).
9. Palme (1,100) selon la revendication 1, les branches (14,15) de l'élément flexible
(4) s'étendant sur une longueur correspondant aux trois quarts de la voilure flexible
(3,300).
10. Palme (1, 100) selon la revendication 1, l'élément flexible (4) présentant une rigidité
supérieure à celle de la voilure flexible (3,300).
11. Palme (100) selon la revendication 1, dans laquelle un dispositif de fixation amovible
(205,206,309,310,311) est agencé entre le chausson (1) et la voilure flexible (3).
12. Palme (100) selon la revendication 11, le chausson (200) comprenant une platine rigide
(201) et un élément chaussant souple (202), disposé au dessus de la platine rigide,
lesdits éléments (201,202) étant assujettis entre eux, la voilure flexible (300) comprenant
une partie voilure flexible (301) prolongée vers l'arrière par une partie d'appui
rigide (302), des moyens d'encliquetage étant agencés entre la partie d'appui et la
platine rigide.
13. Palme (100) selon la revendication 12, la platine rigide (201) et l'élément chaussant
souple (202) étant indépendant l'un de l'autre, des moyens d'assemblage (203,204)
étant agencés entre la platine rigide et l'élément chaussant souple.
14. Palme (100) selon la revendication 12, la partie d'appui rigide (302) comprenant un
bord central proximal (303) et des branches d'appui (304,305) s'étendant longitudinalement
vers l'arrière par rapport aux côtés latéraux dudit bord central proximal, les moyens
d'encliquetage (205,206,309,310,311) étant agencés entre le bord central proximal
(303) de la partie d'appui (302) et le bord avant de la platine rigide (201) et entre
les extrémités distales (306,307) des branches d'appui (304,305) de la partie d'appui
(302) et les extrémités latérales arrière de la platine rigide (201).