(19)
(11) EP 2 339 085 A1

(12) DEMANDE DE BREVET EUROPEEN

(43) Date de publication:
29.06.2011  Bulletin  2011/26

(21) Numéro de dépôt: 09180465.8

(22) Date de dépôt:  22.12.2009
(51) Int. Cl.: 
E04C 2/38(2006.01)
E04B 5/10(2006.01)
E04C 2/36(2006.01)
E04B 5/14(2006.01)
(84) Etats contractants désignés:
AT BE BG CH CY CZ DE DK EE ES FI FR GB GR HR HU IE IS IT LI LT LU LV MC MK MT NL NO PL PT RO SE SI SK SM TR

(71) Demandeurs:
  • Zago, Denis
    6942 Niederanven (LU)
  • Panait, Aurora
    4970 Bettange-sur Mess (LU)

(72) Inventeurs:
  • Zago, Denis
    6942 Niederanven (LU)
  • Panait, Aurora
    4970 Bettange-sur Mess (LU)

(74) Mandataire: Lecomte, Didier 
Lecomte & Partners Sàrl P.O. Box 1623
1016 Luxembourg
1016 Luxembourg (LU)

   


(54) Elément préfabriqué pour la construction d'extensions d'immeubles et extensions d'immeubles ainsi réalisées


(57) L'invention concerne un élément de construction (1) constitué:
- d'un ensemble de panneaux (7) composées constituant la face inférieure,
- d'un ensemble de panneaux (7) composites constituant la face supérieure,
- d'une ossature métallique (2) disposée entre les deux et formant au moins un entrevous (21), et
- d'un élément isolant (23) situé dans l'entrevous (21) ;
les panneaux composites des faces inférieure et supérieure étant constitués chacun de deux parements métalliques externes placés espacés et d'une âme isolante en fibres minérales qui est placée entre lesdits parements.
L'invention concerne également des extensions d'immeubles comprenant lesdits éléments de construction.




Description


[0001] L'invention concerne la construction et la pose d'éléments de construction monoblocs pouvant être utilisés lors de la construction ou de la réhabilitation d'immeubles et notamment d'immeubles de grande hauteur.

[0002] La réhabilitation d'immeubles est souvent l'occasion d'en améliorer le confort pour les occupants notamment en augmentant l'espace de vie via l'ajout d'extensions au bâtiment. Ces extensions peuvent consister en de véritables pièces pouvant être chauffées, qui sont éventuellement poursuivies par des espaces d'accès à l'extérieur tels que des balcons ou des loggias par exemple. Elles peuvent également consister en de simples terrasses extérieures.

[0003] A cette fin, l'industrie du bâtiment est demandeuse d'éléments préfabriqués pouvant être facilement assemblés et érigés de façon rapide, peu coûteuse et dans le respect des normes européennes. Les éléments de construction utilisés sont en effet soumis à des exigences importantes notamment en matière de résistance mécanique, de stabilité, de sécurité d'utilisation, de résistance au feu, etc.

[0004] Par ailleurs, les espaces d'accès à l'extérieur (extensions non-chauffées) sont soumises aux intempéries et doivent donc répondre à des contraintes spécifiques supplémentaires par exemple en termes de corrosion.

[0005] De plus, lorsque les extensions sont suspendues à la façade des bâtiments existants ou lorsque le bâtiment est de grande hauteur, l'homme du métier est confronté au problème du poids des structures ajoutées.

[0006] L'invention a pour objectif de répondre à ces problèmes et à cette demande en fournissant à l'homme du métier des éléments de construction monoblocs destinés à être utilisés pour la construction d'extensions d'espace de vie effectuées par exemple lors de la réhabilitation d'immeubles notamment de grande hauteur. Les éléments de construction selon l'invention sont remarquables en ce qu'ils répondent aussi bien aux contraintes de construction des structures internes des bâtiments (insonorisation, isolation, résistance au feu, etc.) qu'aux contraintes liées aux éléments situés à l'extérieur des bâtiments (corrosion, etc.), de telle sorte qu'ils peuvent être mis à cheval sur la façade du bâtiment. De plus les éléments de construction selon l'invention ne présentent pas un poids important.

[0007] A cet effet, l'invention a pour objet un élément de construction monobloc remarquable en ce qu'il est constitué:
  • d'un ensemble de panneaux composites constituant la face inférieure,
  • d'un ensemble de panneaux composites constituant la face supérieure,
  • d'une ossature métallique disposée entre les deux et formant au moins un entrevous, et
  • d'un élément isolant situé dans l'entrevous ;
    les panneaux composites des faces inférieure et supérieure étant constitués chacun de deux parements métalliques externes placés espacés et d'une âme isolante en fibres minérales qui est placée entre lesdits parements.


[0008] L'âme isolante en fibres minérales à une densité supérieure à 0,5, préférentiellement supérieure à 0,8 de manière à présenter une stabilité suffisante. Lorsque l'âme est composée de différents matériaux placés en couches successives au moins un des matériaux utilisés présente une densité supérieure à 0,5, préférentiellement supérieure à 0,8.

[0009] Dans un mise en oeuvre préférée de l'invention, les parements supérieur et inférieur des panneaux composites présentent un rebord circonférentiel s'étendant en direction du parement disposé en regard sans toutefois atteindre le rebord en regard de sorte à former chacun une demi-coque dans laquelle vient se placer l'âme isolante, lesdits rebords de chaque parement sont prolongés en direction du parement disposé en regard par au moins une lame percée d'un trou traversant, chaque trou d'une lame étant aligné avec un trou borgne pratiqué dans l'âme de sorte à pouvoir recevoir des éléments de jonction destinés à assurer la jonction de deux panneaux placés voisins.

[0010] De préférence, les trous des lames des parements supérieurs et inférieurs des panneaux sont alignés sur un même plan préférentiellement médian du panneau composite. De manière optionnelle, les lames des parements supérieurs et inférieurs des panneaux se chevauchent. Les éléments de jonctions sont par exemple constitués par des chevilles venant s'insérer dans les trous des lames des parements métalliques et de l'âme des panneaux.

[0011] Dans une variante de l'invention, les parements des panneaux composites sont en acier revêtu d'un alliage comprenant de l'aluminium et du zinc. Dans une autre variante l'âme des panneaux composites est constituée de fibro-silicate.

[0012] Dans une mise en oeuvre préférée de l'invention, la face supérieure de l'élément de construction présente en outre un revêtement céramique.

[0013] De préférence, l'ossature métallique de l'élément de construction est composée d'un cadre comportant des traverses longitudinales. De manière optionnelle, ledit cadre est constitué d'un profilé d'acier en forme de U s'ouvrant vers l'intérieur de l'ossature.

[0014] De préférence, au moins une de ses faces latérales présente un parement de protection de préférence en acier revêtu d'un alliage comprenant de l'aluminium et du zinc. De manière optionnelle, les parements de protection côté rue s'étendent vers le bas au delà de l'élément de construction et forment un petit repli situé sous l'élément de construction.

[0015] Optionellement, l'élément isolant situé dans l'entrevous est constitué par de la laine de verre.

[0016] Dans une autre mise en oeuvre préférée de l'invention, l'élément de construction présente sur au moins deux de ses côtés latéraux des éléments d'attache de préférence sous forme de pièces d'acier en L soudées au cadre de l'ossature métallique.

[0017] L'invention a également pour objet une extension de bâtiment comportant :
  • au moins deux structures en acier profilés en échelle disposées parallèlement et comprenant chacune deux poteaux verticaux et au moins un échelon horizontal ;
  • un plateau composé d'au moins un élément de construction tel que défini plus avant supporté par les échelons horizontaux.


[0018] Optionnellement, la longueur des échelons entre les deux poteaux des structures en échelles est inférieure à la largeur du plateau.

[0019] On aura compris que le principe de l'invention est la conception d'un nouveau type de panneau préfabriqués destiné à former un plafond et un plancher pour sa partie interne au bâtiment et pouvant se poursuivre en extension ouverte pour la partie externe au bâtiment.

[0020] L'invention sera bien comprise et d'autres avantages apparaîtront à la lecture de la description qui suit, faite en relation avec les dessins annexés dans lesquels:
  • la figure 1 est une représentation schématique d'une extension de bâtiment selon l'invention sur laquelle un des éléments de construction est représenté éclaté.
  • la figure 2 est un détail d'une vue en coupe transversale de l'élément de construction montrant sa composition.
  • la figure 3 est une représentation d'un détail d'un parement illustrant la formation en demi-coque et la présence de lames.
  • la figure 4 est un détail d'un panneau composite prêt à être assemblé avec le panneau placé voisin illustrant le dispositif de jonction des panneaux composites.
  • la figure 5 est un détail d'une vue en coupe montrant le dispositif de jonction des panneaux composites après assemblage de deux panneaux.
  • la figure 6 est un autre détail d'une vue en coupe transversale de l'élément de construction montrant son côté tourné vers la rue.
  • la figure 7 est un détail d'une coupe verticale d'une extension comprenant deux éléments selon l'invention et montrant l'assemblage d'une structure verticale avec lesdits plateaux et des cloisons séparatives.


[0021] La figure 1 représente un exemple d'extension d'un bâtiment dans lequel à chaque étage le plateau est formé d'un élément de construction monobloc (1) selon l'invention disposé horizontalement. Le plateau de l'étage supérieur est représenté en structure éclatée de façon à laisser apparaître la structure interne de l'élément de constructions monobloc (1). On remarque que celui-ci est formé par une ossature métallique (2) composée d'un cadre (3) par exemple rectangulaire comportant des traverses (5) longitudinales (par exemple au nombre de 3 ou 4) jouant le rôle de solives et délimitant des entrevous (21). L'ossature métallique (2) est faite de profils d'acier laminés à chaud, grenaillés peints et assemblés par soudure. Les traverses sont des poutres classiques profilées en forme de H. Le cadre (3) est constitué de profilés en forme de U s'ouvrant vers l'intérieur de l'ossature (2). L'ossature métallique (2) est recouverte sur ses faces horizontales supérieure et inférieure par des panneaux composites (7). Les éléments de construction (1) sont destinés à être montés sur un ensemble de poutres verticales ou poteaux (9) présentant de préférence une structure en échelle.

[0022] La composition d'un élément de construction (1) selon l'invention va maintenant être décrite plus en détail en rapport avec la figure 2 qui représente un détail d'une coupe transversale de l'élément de construction (1) montrant sa composition. Les panneaux (7) recouvrant les faces horizontales de l'ossature métallique (2) sont fixés par exemple au moyen d'écrous aveugles (31) traversant directement les ailettes des poutres. Néanmoins d'autres systèmes de fixation peuvent être envisagés par l'homme du métier. On aura avantage à utiliser des panneaux composites (7) présentant une longueur égale à la largeur de l'élément de construction (1) comme on peut le voir sur la figure 1. Néanmoins il est envisageable, comme on peut le voir sur la figure 2, de placer côte à côte des panneaux (7) composites dans le sens de la largeur. Dans ce cas l'homme du métier aura alors avantage à s'assurer que la jonction entre deux panneaux (7) se situe au niveau d'une des solives (5).

[0023] Dans cet exemple de réalisation, les panneaux composites (7) sont des panneaux de type sandwich comprenant deux parements métalliques (11, 13) externes placés espacés et d'une âme isolante (15) en fibres minérales de préférence d'une densité supérieure à 0,5 qui est placée entre lesdits parements. Chaque parement (11 ; 13) est prolongé sur l'épaisseur du panneau en direction du parement disposé en regard par au moins une lame (27) percée d'au moins un trou (29) traversant. De préférence chaque trou (29) d'une lame (27) est aligné avec un trou borgne pratiqué dans l'âme (15). Des éléments de jonction (17) destinés à assurer la jonction de deux panneaux (7) placés voisins sont avantageusement placés dans lesdits trous.

[0024] L'âme isolante en fibres minérales à une densité supérieure à 0,5, préférentiellement supérieure à 0,8 de manière à présenter une stabilité suffisante. Lorsque l'âme est composée de différents matériaux placés en couches successives au moins un des matériaux utilisés présente une densité supérieure à 0,5, préférentiellement supérieure à 0,8.

[0025] Les panneaux composites (7) vont être décrits plus en détail. Il s'agit de laminés constitués par deux parements métalliques (11, 13) externes placés espacés afin d'éviter la formation de ponts thermiques significatifs. Entre lesdits parements (11 ; 13) une âme isolante (15) en fibres minérales est placée. Cette âme est par exemple faite de fibres minérales silicates ou fibro-silicate et présente par exemple une épaisseur de 15 à 30 mm, préférentiellement 24 mm. Des panneaux de fibres minérales pouvant être utilisés sont disponibles dans le commerce par exemple sous la marque FIBRODICE MS®. Ils sont classiquement disponibles avec une épaisseur de 12 ou 18 mm. L'homme du métier empilera sans peine le nombre de panneaux en fibro-silicate nécessaires pour obtenir l'épaisseur désirée. On rappelle, au besoin, que le fibro-silicate est un matériau à base de silicate de magnésium renforcé, isolant et incombustible qui présente une certaine résistance mécanique. Les qualités mécaniques de ce matériau lui permettent d'être poncé, scié, percé, cloués, vissés et/ou collés. Il présente en outre une densité de l'ordre de 1 (1.050 ± 0.1), un module d'élasticité compris entre 5210 et 7845 N/mm2 et une résistance à la flexion comprise entre 12.1 et 17.1 N/mm2.

[0026] L'âme (15) peut également être composite et être constituée d'un assemblage de fibres minérales de composition différente disposées en couches successives. Il peut par exemple être envisageable d'insérer une couche de verre cellulaire alumino-silicaté entre deux couches de fibro-silicates ou inversement.

[0027] Les différents composants du panneau (7) composite sont préférentiellement reliés par une colle présentant par exemple une température d'emploi allant de -40°C à +450°C.

[0028] Les parements (11 ; 13) des panneaux composites (7) sont de préférence en acier revêtu d'un alliage d'aluminium et de zinc. De préférence l'alliage comprend 55 % d'aluminium, 43,4 % de zinc et 1,6 % de silicium. Ce revêtement confère à l'élément de construction une bonne résistance à la corrosion ainsi qu'aux agressions par éléments chimiques. L'aluminium forme un écran insoluble dans la plupart des milieux entre la tôle d'acier et l'atmosphère. Le zinc joue le rôle de phase sacrificielle et se corrode à la place de l'acier sur les tranches et rayures accidentelles. Des tôles en acier présentant ces caractéristiques sont disponibles dans le commerce sous la marque ALUZINC®. Typiquement l'épaisseur des tôles utilisées va se situer dans une plage allant de 0,2 mm à 2 mm, de préférence entre 0,8 et 1,2 mm. L'emploi d'autres types de tôles métalliques est bien sûr envisageable comme par exemple l'emploi de tôles en acier inoxydable.

[0029] Les parements (11 ; 13) présentent en outre à leurs extrémités des éléments de jonction (17) qui servent à la jonction de deux panneaux (7) placés voisins. La figure 3 présente un exemple de système de jonction entre panneaux composites (7) selon l'invention, étant entendu que l'homme du métier pourra envisager d'autres systèmes de jonction. Dans notre exemple, les parements supérieurs (11) et inférieurs (13) présentent préférentiellement un rebord (25) circonférentiel s'étendant verticalement en direction du parement disposé en regard sans toutefois en atteindre le rebord (25) de sorte à former chacun une demi-coque dans laquelle vient se placer l'élément ou les éléments isolants (15) constituant l'âme. A intervalles préférentiellement réguliers, le rebord (25) est prolongé en direction du parement disposé en regard par une excroissance (27) sous forme de lame percée d'au moins un trou (29) traversant aligné avec au moins un trou borgne pratiqué dans l'âme (15). Lorsque l'âme est une âme composite comprenant une succession de couches de matériaux différents, les trous (29) sont de préférence pratiqués dans l'âme au niveau des couches en un matériau présentant une densité supérieure à 0,5. De préférence les lames (27) ont une taille identique mais il est envisageable d'utiliser plusieurs tailles de lames (27) sur un même parement notamment lorsque l'âme (15) présente des couches de matériaux différents parallèles au plan des parements (11 ; 13) et que le matériau central ne présente pas une densité supérieure à 0,5. Dans le cas, par exemple, où l'âme (15) est composée d'un couche de verre cellulaire alumino-silicaté entre deux couches de fibro-silicates, on aura avantage à utiliser alternativement des lames de tailles différentes pouvant coopérer avec des trous correspondants pratiqués dans les deux couches de fibro-silicate. Des lames (27) de tailles similaires mais présentant plusieurs trous (29) sont également envisageables par l'homme du métier. Les trous (29) d'une lame (27) sont de préférence alignés dans une direction perpendiculaire aux plans définis par les parements (11, 13), mais une autre disposition desdits trous est envisageable. L'homme du métier pratiquera un ou plusieurs trous correspondants dans l'âme (15). Chaque trou pratiqué dans l'âme (15) en regard d'un trou (29) d'un parement étant destiné à recevoir un élément de jonction (17).

[0030] Avantageusement, les trous (29) des lames (27) des parements supérieurs (11) et inférieurs (13) sont alignés sur un plan parallèle au plan défini par les parements métalliques. Les trous (29) des parements supérieurs (11) et inférieurs (13) sont de préférence alignés sur un même plan médian. De la sorte, lorsque deux panneaux (7) sont placés voisins, les trous (29) des lames (27) de leurs parements (11, 13) respectifs sont également alignés et en regard les uns des autres. Une cheville (17) vient alors s'insérer dans lesdits trous (29) des lames et de l'âme (15) permettant ainsi d'assurer la jonction entre les deux panneaux (7).

[0031] Selon une variante de l'invention, présentée à la figure 4, les lames (27) des parements supérieurs (11) et inférieurs (13) se chevauchent et les trous (29) quelles présentent sont alignés. Mais il est possible d'envisager une alternance des lames (27) en provenances des deux parements (11 ; 13) du panneau comme c'est le cas par exemple à la figure 5. L'objectif étant qu'au moins un trou (29) d'au moins une lame (27) du parement supérieur (11) d'un panneau (7) soit aligné avec au moins un trou (29) d'une lame (27) du parement inférieur (13) du panneau placé voisin. De la sorte, les chevilles (17) s'insérant dans les trous (29) permettent d'assurer, en plus de la jonction des panneaux entre eux, la retenue des parements inférieurs (13) par leur fixation aux parements supérieurs (11) prévenant ainsi leur chute en cas d'incendie. L'effet du pont thermique ainsi créé est acceptable en termes de transmission de la chaleur par rapport à l'avantage de la retenue mécanique des parements inférieurs (13).

[0032] De préférence, les panneaux (7) sont de forme sensiblement rectangulaire et les systèmes de lames (27) et de trous (29) sont disposés sur au moins deux côtés desdits panneaux, les longueurs par exemple. Avantageusement, les éléments de jonctions (17) sont disposés sur un seul des côtés présentant lesdites lames (27). De la sorte, lors de l'assemblage desdits panneaux sur l'élément de construction (1) selon l'invention, les éléments de jonction (17) d'un panneau (7) coopéreront avec les trous (29) du panneau (7) placé voisin.

[0033] L'emploi de panneaux composites (7) présentant d'autres systèmes de jonction impliquant d'autres formes de leurs parements est également envisageable selon l'invention.

[0034] On comprendra sans peine que la face horizontale inférieure de l'élément de construction (1) est destinée à servir de plafond tandis que sa face horizontale supérieure est destinée à servir de plancher aux espaces de vie ainsi créés. C'est pourquoi, selon une variante préférée de l'invention, la face supérieure de l'élément de construction (1) comporte en outre un revêtement (19) en céramique du type renforcé par fibre de verre et commercialisé sous le nom de KERLITE®. Néanmoins, l'homme du métier pourra envisager tout autre type de revêtement en céramique ou en autre matériau pouvant être utilisé en tant que plancher dans un espace de vie et résistant de préférence à la corrosion et au gel.

[0035] Les entrevous (21) formés par les traverses longitudinales (5) de l'ossature métallique et compris entre les panneaux (7) inférieurs et supérieurs sont garnis d'un élément isolant (23) constitué par exemple d'une épaisseur de laine de verre par exemple d'environ 200 mm.

[0036] De manière optionnelle, comme on peut le voir sur la figure 6, les faces verticales de l'élément de construction (1) selon l'invention sont également recouvertes de parement de protection (33) constitués de tôle métallique de type ALUZINC®. En effet l'homme du métier aura avantage à recouvrir au moins les faces verticales de l'élément de construction qui seront exposées aux intempéries afin de diminuer le risque de corrosion. De plus et de manière avantageuse, les parements de protection (33) côté rue s'étendent vers le bas au delà de l'élément de construction (1) et forment un petit repli (35) en direction du bâtiment, situé sous l'élément de construction. De la sorte les gouttes d'eau résiduelles ne sont pas en contact direct avec le corps de l'élément de construction (1). L'assemblage des parements de protection (33) sur l'élément de construction selon l'invention se fait par tout moyen et par exemple au niveau des panneaux par le biais de rivets aveugles (37).

[0037] Les éléments de construction (1) selon l'invention présentent une bonne isolation thermique et présentent une résistance au feu de plus d'1H30. L'isolation acoustique a également été testée et présente des performances de l'ordre de 53 dB.

[0038] Lors de la construction d'une extension de bâtiment avec des éléments de construction (1) selon l'invention, il sera tout d'abord érigé au moins deux structures métalliques en échelle disposées en regard l'une de l'autre et perpendiculairement à la façade destinée à recevoir l'extension. Les montants de l'échelle ou poteaux (9) sont constitués de poutres d'acier en forme de H. Sur ces poteaux sont fixés des échelons (39) (représenté à la figure 7) constitués elles aussi de poutres d'acier en forme de H, sur lesquels vont être fixés les éléments de construction (1) selon l'invention.

[0039] De manière avantageuse, et comme on peut le voir sur la figure 7, les faces verticales latérales de l'élément de construction (1) selon l'invention sont soudées à des attaches (41) en acier en forme de L qui sont destinées à être fixées sur les semelles des poutres transversales (39) par un système de fixation (43) classique par boulonnage par exemple.

[0040] Il apparait donc clairement que la construction d'une extension est grandement facilité par le procédé selon l'invention ou l'emploi d'éléments de construction (1) préfabriqués monoblocs selon l'invention.

[0041] On notera en se référant à nouveau à la figure 1 que la distance d'écartement entre les poteaux (9) des échelles métalliques de structure donc des échelons (39) est inférieure à la largeur du plateau constitué par au moins un élément de construction (1) selon l'invention. De préférence, mais de manière non limitative, la largeur de la structure métallique en échelle correspond à la largeur de l'extension destinée à être chauffée et qui sera fermée par une façade (non représentée). L'extension du plateau au-delà de la façade est la partie non-chauffée de l'extension, par exemple un balcon ou une loggia.

[0042] Une partie de l'extension sera donc fermée par une façade. Cette partie de l'extension peut avantageusement être divisée afin de former des pièces distinctes.

[0043] La figure 7 présente une coupe verticale d'un assemblage selon l'invention, d'une structure verticale en échelle, de deux éléments de construction (1) de part et d'autre de ladite structure et de cloisons séparatives.

[0044] Comme on le voit la poutre (39) constituant un des échelons de la structure métallique est assemblée, comme nous l'avons vu plus haut, aux éléments de constructions (1) par le biais d'attaches (41). Sur sa face supérieure se trouve un panneau composite (47) selon l'invention dont la face supérieure se trouve avantageusement à la même hauteur que les panneaux composites (7) disposés sur la face supérieure de l'élément de construction (1). Le panneau composite (47) est également recouvert d'un revêtement (19) en céramique assurant ainsi une finition homogène et esthétique du plancher sur lequel va évoluer le futur occupant de l'extension.

[0045] Sur la face inférieure définissant le plafond, un panneau composite (49) en fibres minérales avec un parement en acier est par exemple déposé à cheval entre deux éléments de construction (1) placés voisins afin de clore la zone d'assemblage. D'autres dispositions sont évidement possibles et notamment des dispositions permettant d'obtenir un plafond sans relief.

[0046] Dans notre exemple, des cloisons séparatives (45) sont montées au niveau des échelons (39) de la structure métallique mais il est possible de d'ériger de telles cloisons à d'autres emplacements et notamment sur les éléments de construction (1) eux-mêmes. Les cloisons séparatives sont idéalement composées de deux parements métalliques de type ALUZINC® entourant une âme en un matériau isolant constitué de préférence par un verre cellulaire alumino-silicaté. Ce matériau présente une très bonne stabilité dimensionnelle, une densité de l'ordre de 0.12, une plage de température d'emploi allant de -260°C à +430°C et une incombustibilité classée M0 selon la norme française NF P 92-507. Un tel matériau est par exemple vendu sous la marque FOAMGLAS®. On aura avantage à utiliser une âme d'environ 40 mm d'épaisseur. Les parements et l'âme sont reliés au moyen d'une colle. Les cloisons séparatives (45) sont donc disposées verticalement et fixées à leur extrémité supérieure par des attaches en forme de L. De préférence, l'espace situé entre le bord supérieur de la cloison séparative (45) et le plafond est rempli de laine céramique (51).

[0047] Avantageusement les poteaux (9) sont habillés et protégés par des capots composites comportant un revêtement en fibro-silicate d'environ 24 mm d'épaisseur collé à un parement en acier du type ALUZINC® décrit plus haut.

[0048] L'invention ne se limite pas aux modes de réalisation décrits ci-avant, seulement à titre d'exemple mais englobe toutes les variantes que pourra envisager l'homme du métier dans le cadre des revendications ci-après.


Revendications

1. - Elément de construction (1) constitué:

- d'un ensemble de panneaux (7) composites constituant la face inférieure,

- d'un ensemble de panneaux (7) composites de même type constituant la face supérieure,

- d'une ossature métallique (2) disposée entre les deux et formant au moins un entrevous (21), et

- d'un élément isolant (23) situé dans l'entrevous (21) ;
les panneaux (7) composites des faces inférieure et supérieure étant constitués chacun de deux parements metalliques (11; 13) externes placés espacés et d'une âme isolante (15) en fibres minérales qui est placée entre lesdits parements.


 
2. - Elément de construction (1) selon la revendication 1, caractérisé en ce que les parements supérieur (11) et inférieur (13) des panneaux composées (7) présentent un rebord (25) circonférentiel s'étendant en direction du parement disposé en regard sans toutefois attendre le rebord (25) en regard de sorte à former chacun une demi-coque dans laquelle vient se placer l'âme isolante (15), lesdits rebords (25) de chaque parement (11 ; 13) sont prolongés en direction du parement, déposé en regard par au moins une lame (27) percée d'un trou (29) traversant, chaque trou (29) d'une lame (27) étant aligne avec un trou borgne pratiqué dans l'âme (15) de sorte à pouvoir recevoir des éléments de jonction destinés à assurer la jonction de deux panneaux placés voisins.
 
3. - Elément de construction (1) selon la revendication 2, caractérisé en ce que trous (29) des lames (27) des parements supérieurs (11) et inférieurs (13) des panneaux (7) sont alignés sur un même plan préférentiellement médian du panneau (7) composite.
 
4. - Elément de construction (1) selon la revendication 3, caractérisé en ce que les lames (27) des parements supérieurs (11) et inférieurs (13) des panneaux (7) se chevauchent.
 
5. - Elément de construction (1) selon l'une des revendications 2 à 4, caractérisé en ce que les éléments de jonctions sont constitués par des chevilles (17) venant s'insérer dans les trous (29) des lames (27) des parements (11,13) et de l'âme (15) des panneaux (7).
 
6. - de construction (1) selon rune des revendications 2 à 5, caractérisé en en ce que les parements des panneaux composées sont en acier revêtu d'un alliage comprenant de l'aluminium et du zinc.
 
7. - Elément de construction (1) selon l'une des revendications 2 à 6, caractérisé en en ce que l'âme des panneaux composites est constituée de fibro-silicate.
 
8. - Elément selon l'une des revendications 1 à 7, caractérisé en ce que sa face supérieure présente en outre un revêtement céramique.
 
9. - Elément selon l'une des revendications 1 à 8, caractérisé en ce que l'ossature métallique1 (2) est composée d'un cadre (3) comportant des traverses longitudinales (5), de préférence ledit cadre (3) est constitué d'un profilé d'acier en forme de U s'ouvrant vers l'intérieur de l'ossature (2).
 
10. - Elément selon l'une des revendications 1 à 9, caractérisé en ce qu'au moins une de ses faces latérales présente un parement de protection (33) de préférence en acier revêtu d'un alliage comprenant de l'aluminium et du zinc,
 
11. - Elément selon la revendication 10, caractérisé en ce que les parements de protection (33) côté rue s'étendent vers le bas au de l'élément de construction (1) et forment un petit repli (35) situé sous l'élément de construction.
 
12. - Elément selon l'une des revendications 1 à 11, caractérisé en ce que l'élément isolant (23) situé dans l'entrevous (21) est constitué par de la laine de verre.
 
13. - Elément selon l'une des revendications 1 à 12, caractérisé en ce qu'il présente sur au moins deux de ses côtés latéraux des éléments d'attache (41) de préférence forme de pièces d'acier en L soudées au cadre (3) de l'ossature metallique (2).
 
14. - Extension de bâtiment comportant :

- au moins deux structures en acier profilés en échelle déposées parallèlement et comprenant chacune deux poteaux (9) verticaux au moins un échelon horizontal (39).

- un plateau composé d'au moins un élément de construction (1) selon l'une des revendications 1 à 13 supporté par les échelons horizontaux (39).


 
15. - extension de bâtiment selon la revendication 14, caractérisé en ce que la longueur des échelons (39) entre les deux poteaux (9) des structures en échelles est inférieure à la largeur du plateau.
 




Dessins
















Rapport de recherche