[0001] La présente invention concerne un procédé de fabrication d'un récipient souple à
usage médical. Elle concerne également un ensemble d'administration comprenant un
tel récipient souple, notamment pour l'administration à des fins médicales d'un liquide
contenu dans ce récipient.
[0002] On connaît des systèmes de stockage à long terme de matériels biologiques. De tels
systèmes sont utilisés dans le stockage, par exemple, de globules rouges extraits
du sang ou encore de cellules souches conservées dans des biobanques.
[0003] Il est connu, par exemple, d'assurer la conservation de cellules souches en plaçant
celles-ci dans une poche de stockage avec un cryoprotecteur, puis en congelant cette
poche à très basse température, typiquement à -190°C. Lorsque le contenu de la poche
est requis par un patient, la poche de stockage correspondante est libérée. Les cellules
souches sont ensuite délivrées au patient par simple voie intraveineuse.
[0004] Or, on observe après décongélation du contenu de la poche de stockage, une mortalité
importante des cellules vivantes ainsi conservées.
[0005] Cette mortalité est causée en premier lieu par l'existence de zones de contrainte
dans la poche de stockage. Ces zones de contraintes résultent de l'assemblage à leur
périphérie de feuilles plates de matière plastique pour constituer le volume interne
de la poche.
[0006] Cette mortalité est la conséquence également d'une vitesse de congélation/décongélation
non homogène sur l'ensemble du volume interne de la poche de stockage.
[0007] Lors de la congélation, les cellules stressées meurent et en conséquence, on ne peut
garantir l'administration d'une quantité suffisante de cellules vivantes au patient.
[0008] Il est donc rapidement apparu nécessaire d'augmenter le volume de stockage de la
poche pour un encombrement donné afin de s'assurer d'une quantité suffisante de cellules
vivantes après décongélation.
[0009] On connaît ainsi des poches dites tridimensionnelles formées de deux feuilles plates
de matière plastique qui sont reliées sur leur périphérie pour définir un volume interne,
les parois étant déformées lors de l'étape d'assemblage de ces parois pour définir
un volume interne uniforme et accru sur une grande partie de la poche de stockage.
On s'assure ainsi d'une vitesse de congélation uniforme dans ce volume interne et,
par conséquent, d'une baisse de la mortalité des cellules vivantes.
[0010] On a cependant constaté que ces poches dites tridimensionnelles étaient fragilisées
par la déformation provoquée aux parois de la poche délimitant le volume interne de
stockage.
[0011] Ces parois qui présentent, en effet, des arêtes, peuvent présenter des déchirures
lors de la cryogénisation de la poche de stockage, lesquelles entraîneront des fuites
après décongélation de cette poche.
[0012] Par ailleurs, les poches de stockage de l'état de l'art sont généralement réalisées
en chlorure de polyvinyle plastifié (S-PVC) ou en éthylène-acétate de vinyle ou EVA.
Ces matériaux présentent l'avantage d'offrir une certaine élasticité pour assurer
un remplissage optimal du volume interne de la poche.
[0013] Toutefois, ces poches de stockage souples en S-PVC ou EVA comportent des additifs
connus sous le nom de plastifiants, lesquels peuvent migrer dans le liquide contenu
dans le volume interne de ces poches.
[0014] Or, il n'est pas désirable que ces éléments chimiques passent dans le sang du patient
lors de l'administration du contenu de la poche de stockage car certains d'entre eux
sont listés comme cancérigènes.
[0015] Il serait donc important de répondre à ces divers inconvénients en proposant une
poche de stockage dont la conception originale permette de résoudre les problèmes
techniques posés par les poches de stockage de l'art antérieur.
[0016] L'objectif de la présente invention est donc de proposer une poche de stockage qui
soit simple dans sa conception et dans son mode opératoire, économique et inerte,
offrant une optimisation du volume de stockage pour un encombrement donné sans fragilisation
de celle-ci, ce qui se traduit par la formation d'une poche de stockage volumique.
[0017] A cet effet, l'invention concerne un procédé pour la formation d'au moins un récipient
souple à usage médical comportant un volume interne étanche destiné à recevoir un
liquide.
[0018] Selon l'invention, on réalise au moins les étapes suivantes :
- a) on rabat une plaque souple unique sur elle-même sans générer de pliure pour former
deux parties de plaque au moins partiellement placées l'une au dessus de l'autre,
lesdites parties de plaque étant reliées entre elles par une portion courbe destinée
à former une extrémité dudit volume interne,
- b) on assure un rayon de courbure Rc minimal de ladite portion courbe lors de l'assemblage
desdites parties de plaque empêchant l'apparition d'un défaut au niveau de ladite
portion courbe,
- c) on assemble lesdites parties de plaque le long d'au moins deux lignes de jonction,
lesdites lignes de jonction étant espacées les unes des autres, au moins deux desdites
lignes de jonction délimitant latéralement le volume interne dudit récipient passant
par ladite portion courbe pour former les bords dudit récipient.
[0019] De préférence, après formation du volume interne de la poche, on ferme ce volume
interne en assemblant les extrémités encore libres des deux parties de plaque au moins
partiellement placées l'une au dessus de l'autre, tout en conservant un chemin ou
canal d'accès à ce volume interne pour permettre d'accéder au contenu. Ceci peut être
obtenu, par exemple, par l'insertion entre les parties de plaque d'un élément d'accès
audit volume interne dudit récipient, puis à l'assemblage de ces parties et de l'élément
d'accès. Cet assemblage peut être réalisé par soudure. L'élément d'accès peut être,
à titre illustratif, une cheminée.
[0020] On entend par "plaque souple", une unique feuille souple d'un matériau inerte ou
au contraire, une superposition de plusieurs feuilles dont au moins celle destinée
à définir la paroi interne du récipient est en matériau inerte, cet ensemble étant
souple.
[0021] On entend par "défaut", une rayure, une pliure, une piqure ou un étirement constituant
une fragilisation du récipient souple et susceptible de conduire lors de la cryogénisation
de ce récipient à une rupture de celui-ci.
[0022] De préférence, à l'étape a), on rabat un bord de la plaque sur le bord opposé de
celle-ci de manière à mettre en double cette plaque sans générer de pliure.
[0023] Avantageusement, à l'étape c), on assemble les parties de plaque par soudure.
[0024] Le demandeur a développé une méthode expérimentale pour déterminer le rayon de courbure
Rc minimal. Selon ce test, on prend préalablement une plaque souple identique à celle
mise en oeuvre pour fabriquer les récipients souples. On rabat cette plaque souple
sur elle-même sans générer de pliure pour former deux parties de plaque superposées
et placées éventuellement bord à bord. On place une tige sur la surface externe de
la partie de plaque supérieure. On déplace ladite tige en partant de son extrémité
libre vers l'autre extrémité comportant la portion courbe jusqu'à observer l'apparition
d'une pliure sur cette portion courbe. Dés l'apparition de cette pliure, l'opérateur
sait que le rayon de courbure minimal de la portion courbe a été dépassé. La position
de l'extrémité de la tige par rapport à la portion courbe permet à l'opérateur de
déterminer la valeur de ce rayon de courbure Rc minimal.
[0025] Dans différents modes de réalisation particuliers de ce procédé de fabrication, chacun
ayant ses avantages particuliers et susceptibles de nombreuses combinaisons techniques
possibles:
- à l'étape b), on insère entre lesdites parties de plaque une pièce de conformation
destinée à garantir un rayon de courbure Rc minimal de ladite portion courbe lors
de l'assemblage,
[0026] De préférence, la pièce de conformation est placée perpendiculairement ou sensiblement
perpendiculairement au sens de défilement de la plaque souple rabattue sur elle-même.
[0027] De préférence, on insère la pièce de conformation entre les parties de plaque de
sorte que l'extrémité de cette pièce de conformation soit placée à distance de cette
portion courbe.
[0028] Cette distance est, par exemple, de l'ordre de 1/4 de la hauteur du volume interne
du récipient souple. On cherche en effet, à éviter l'apparition de rayures susceptibles
de fragiliser le récipient souple, la zone sensible étant constituée par le fond ou
portion courbe de ce récipient.
- ladite pièce de conformation est une feuille rigide ou une portion rigide en forme
de U dont les branches s'écartent l'une de l'autre en s'éloignant du fond du U,
- à l'étape b), on insère entre lesdites parties de plaque un ballonnet gonflable, ledit
ballonnet étant dans son état gonflé destiné à garantir ledit rayon de courbure Rc
minimal,
- à l'étape b), on introduit un fluide sous pression entre lesdites parties de plaque
pour garantir ledit rayon de courbure Rc minimal,
- avant l'étape c), on s'assure du positionnement bord à bord desdites parties de plaque,
[0029] On cherche à s'assurer du parallélisme des parties superposées de plaque souple ainsi
rabattue en vue de leur assemblage de manière à fabriquer des récipients souples dont
les dimensions sont régulières.
[0030] Pour cela, la pièce de conformation pourra comporter des butées destinées à assurer
le parallélisme desdites parties de plaque. De préférence, ces parties de plaque sont
placées bord à bord après l'étape a).
- après l'étape c), on retire ladite pièce de conformation, ou ledit ballonnet gonflable,
du volume interne ainsi défini, puis on introduit de nouveau ladite pièce de conformation,
ou ledit ballonnet gonflable, entre lesdites parties de plaque mais à l'extérieur
dudit volume interne précédemment formé et on assemble lesdites parties de plaque
le long d'au moins une nouvelle ligne de jonction passant par ladite portion courbe
pour délimiter une portion de volume interne d'un autre récipient,
[0031] On répète éventuellement ces étapes pour former autant de volumes internes, et par
conséquent de récipients, que nécessaires.
- ladite pièce de conformation, ou ledit ballonnet gonflable, étant fixe, on applique
une tension sur un bord de ladite plaque ainsi rabattue pour maintenir le rayon de
courbure Rc d'au moins la portion de la plaque ainsi rabattue comprise entre ladite
pièce de conformation, ou ledit ballonnet gonflable, et ledit bord,
- on guide la plaque ainsi rabattue avec des moyens de guidage pour maintenir les extrémités
rabattues de la plaque,
- à l'étape c), on réalise au moins une ligne de jonction supplémentaire pour fractionner
ledit volume interne,
- on réalise sur au moins une desdites lignes de jonction, une ligne d'affaiblissement.
[0032] A titre d'exemple, cette ligne d'affaiblissement est une ligne de prédécoupe constituée
de perforations.
[0033] L'invention concerne également un récipient souple pour usage médical comprenant
un volume interne étanche destiné à recevoir un liquide, une portion supérieure et
une portion inférieure dudit récipient, ledit volume interne étant placé entre lesdites
portions supérieure et inférieure dudit récipient, ledit récipient comportant de plus
au moins un élément d'accès audit volume interne.
[0034] Selon l'invention, ledit volume interne est délimité par une unique plaque souple
rabattue sur elle-même et dont seuls les bords latéraux et la partie supérieure recevant
ledit au moins un élément d'accès sont assemblées au moins sur leur périphérie et
en ce que ledit volume interne étant rempli, la portion inférieure présente un rayon
de courbure supérieur ou égal à Rc.
[0035] Rc est ici le rayon de courbure Rc minimal de la portion courbe obtenue par rabattement
d'une plaque souple sur elle-même, lors de l'assemblage des parties de plaque.
[0036] A titre purement illustratif, cet assemblage peut être réalisé par soudure ou collage.
[0037] Dans différents modes de réalisation particuliers de ce récipient souple, chacun
ayant ses avantages particuliers et susceptibles de nombreuses combinaisons techniques
possibles:
- la plaque comporte une unique feuille d'un matériau inerte ou une superposition de
feuilles dont au moins celle destinée à définir la paroi interne du récipient est
en matériau inerte, ladite plaque étant telle qu'une fois relâchée après avoir été
rabattue sur elle-même sans générer de pliure, elle est apte à revenir dans son état
initial sans présenter de défaut de sorte que ladite plaque est destinée à conférer
un effet de volume audit récipient,
[0038] On dit encore que la plaque a des caractéristiques structurelles lui conférant un
"effet de boucle", c'est-à-dire une aptitude à revenir dans son état initial non plié
sans présenter de déformation après avoir été rabattue sur elle-même.
- la plaque est réalisée en polypropylène, polyoléfine, polyamide, en PVC plastifié
ou souple, en éthylène-acétate de vinyle (EVA) ou des dérivés d'EVA, EVO (ethylène
Vinyl Oléfine), copolymère éthylène-alcool vinylique (EVOH), dépôt d'oxyde en couche
mince ou encore en une combinaison d'au moins deux de ces éléments,
- la plaque comporte de plus sur au moins une partie de sa surface externe une couche
bloquant ou absorbant les rayons UV,
- le volume interne de ce récipient peut comporter un ou plusieurs compartiments.
[0039] L'invention concerne encore un ensemble d'administration comprenant un récipient
obtenu par le procédé de fabrication tel que décrit précédemment et un set de transfert
relié à un élément d'accès audit volume interne dudit récipient.
[0040] L'invention sera décrite plus en détail en référence aux dessins annexés dans lesquels:
- la figure 1 montre de manière schématique une feuille rabattue sur elle-même, une
pièce de conformation étant insérée entre les parties de la feuille ainsi rabattues
selon un mode de réalisation de l'invention;
- la figure 2 représente schématiquement un récipient souple selon un mode de réalisation
préférée de l'invention;
- la figure 3 est une vue en coupe selon l'axe A-A du récipient souple de la figure
2;
[0041] La Figure 1 montre une des étapes de fabrication d'un récipient souple selon un mode
de réalisation particulier de l'invention. On prend une feuille unique en matériau
inerte tel qu'un film de polyoléfines ou en EVA ou dérivés d'EVA conforme aux prescriptions
de la pharmacopée. On rabat un bord de cette feuille sur le bord opposé de celle-ci
de manière à mettre en double cette feuille. On prend bien soin lors de cette étape
de ne pas générer de pliures qui pourraient entraîner une fragilisation du récipient
et par conséquent une déchirure ultérieure de ce récipient lors de la cryogénisation.
Cette feuille étant initialement rectangulaire, elle forme une bande après rabattement.
[0042] On obtient ainsi deux parties de feuille 1, 2 placées l'une au dessus de l'autre,
ces parties étant reliées entre elles par une portion courbe 3.
[0043] Puis, on insère entre ces parties de feuille 1, 2, une pièce de conformation 4 destinée
à garantir un rayon de courbure Rc minimal de la portion courbe 3 lors de l'assemblage
de ces parties de feuille 1, 2 afin d'empêcher l'apparition d'un défaut.
[0044] Comme le montre la Figure 1, cette pièce de conformation 4 est insérée de sorte que
son extrémité 5 soit placée à distance, ici environ un quart de la hauteur du volume
interne, de l'extrémité du volume interne définie par le sommet de la portion courbe
3 de manière à ne pas fragiliser cette portion courbe lors de l'assemblage des parties
de feuille 1, 2.
[0045] Un bord de la feuille ainsi rabattue est inséré entre deux axes d'entrainement permettant
de faire défiler cette feuille par rapport à la pièce de conformation 4 dont la position
est fixée. Ces axes d'entrainement qui sont ici des rouleaux, permettent également
d'exercer une tension sur ce bord de la feuille pour maintenir le rayon de courbure
Rc de la portion de la feuille ainsi rabattue comprise entre la pièce de conformation
4 et ce bord.
[0046] On soude ces parties de feuille le long de deux lignes de jonction 6, 7 passant par
la portion courbe 3, ces lignes de jonction étant espacées les unes des autres pour
définir les bords délimitant latéralement le volume interne du récipient. Eventuellement
et à titre purement illustratif, une ligne de jonction supplémentaire est réalisée
pour diviser ce volume interne. Toutefois, cette ligne de jonction supplémentaire
ne passe pas par la portion courbe 3. Le liquide reçu dans le volume interne du récipient
peut donc passer d'un compartiment à l'autre du volume interne ainsi divisé. Cette
ligne de jonction supplémentaire séparera le volume interne en deux compartiments
distincts par une soudure réalisée ultérieurement au remplissage du récipient souple.
[0047] Après formation de ce volume interne initial, on fait avancer la feuille ainsi rabattue
par rapport à la pièce de conformation 4, puis on forme une nouvelle ligne de jonction
pour définir le volume interne d'un autre récipient.
[0048] On répète ces étapes pour former autant de récipients souples que nécessaires.
[0049] Les Figures 2 et 3 montrent un récipient souple et flexible obtenu par le procédé
de fabrication d'un récipient souple tel que décrit précédemment.
[0050] Ce récipient comporte donc une unique feuille d'un matériau inerte dont un bord a
été rabattu sur le bord opposé de cette feuille de manière à mettre en double celle-ci.
Les parties superposées de cette feuille ainsi rabattue ont été soudés pour définir
les bords latéraux 6, 7 du récipient souple délimitant ainsi le volume interne.
[0051] Ce volume interne qui est destiné à recevoir un liquide, la solution médicale, est
donc délimité par une portion supérieure 8, une portion inférieure 3 et des bords
latéraux 6, 7.
[0052] Alors que la portion inférieure 3 peut recevoir un liquide, la portion supérieure
8 et les bords latéraux 6, 7 ne sont pas aptes à recevoir un liquide et sont, en ce
sens, distincts du volume interne. Ils ont toutefois chacun une partie en contact
avec le volume interne délimitant l'extrémité supérieure et les bords latéraux de
ce dernier.
[0053] La partie supérieure 8 du récipient comprend un port 9 permettant l'accès au volume
interne du récipient. Ce port d'accès 9 est, de manière connue, pris entre les parois
ainsi reliées du récipient. Il est ici placé dans la portion supérieure 8 du récipient
souple. Ce port d'accès 9 comporte un orifice inférieur 10 destiné à être placé en
contact avec la solution médicale contenue dans le volume interne du récipient et
une partie supérieure 11 formant saillie du récipient et destinée à permettre l'attachement
de manière temporaire ou définitive d'un organe de couplage d'un set de transfert
ou d'une ligne intraveineuse.
[0054] A titre purement illustratif et dans un mode de mise en oeuvre particulier de la
présente invention, des poches souples ayant une soudure de coté de 90 mm de longueur
avec une largeur de soudure de 3 mm ont été réalisées. Le compartiment ainsi formé
présentait une largeur de 90 mm intérieur définissant ainsi le volume intérieur de
la poche souple.
[0055] La pièce de conformation utilisée était une tôle de 2 mm d'épaisseur en forme de
U avec barre de U divergente. La longueur de la partie insérée de cette tôle entre
les parties de plaque était de 2/3 de la profondeur de la poche produite.
[0056] La matière de la poche souple était de l'EVA 18% fabriqué par la société Renolit.
1. Procédé pour la formation d'un ou plusieurs récipients souples à usage médical comportant
chacun un volume interne étanche destiné à recevoir un liquide,
caractérisé en ce qu'on réalise au moins les étapes suivantes :
a) on rabat une plaque souple unique sur elle-même sans générer de pliure pour former
deux parties de plaque au moins partiellement placées l'une au dessus de l'autre,
lesdites parties de plaque étant reliées entre elles par une portion courbe (3) destinée
à former une extrémité dudit volume interne, ladite portion courbe (3) étant uniquement
constituée par une portion de ladite plaque souple,
b) on assure un rayon de courbure Rc minimal de ladite portion courbe (3) lors de
l'assemblage desdites parties de plaque empêchant l'apparition d'un défaut au niveau
de ladite portion courbe (3) destinée à former le fond dudit ou desdits récipients,
c) on assemble lesdites parties de plaque le long d'au moins deux lignes de jonction,
lesdites lignes de jonction étant espacées les unes des autres, au moins deux desdites
lignes de jonction (6, 7) délimitant latéralement le volume interne d'un récipient
passant par ladite portion courbe (3) pour former les bords dudit récipient.
2. Procédé selon la revendication 1, caractérisé en ce qu'à l'étape b), on insère entre lesdites parties de plaque une pièce de conformation
(4) destinée à garantir un rayon de courbure Rc minimal de ladite portion courbe (3)
lors de l'assemblage.
3. Procédé selon la revendication 2, caractérisé en ce qu'on insère ladite pièce de conformation (4) entre lesdites parties de plaque, de sorte
que l'extrémité de ladite pièce de conformation (4) soit placée à distance de ladite
portion courbe (3).
4. Procédé selon la revendication 2 ou 3, caractérisé en ce que ladite pièce de conformation (4) est une feuille rigide ou une portion rigide en
forme de U dont les branches s'écartent l'une de l'autre en s'éloignant du fond du
U.
5. Procédé selon la revendication 1, caractérisé en ce qu'à l'étape b), on insère entre lesdites parties de plaque un ballonnet gonflable, ledit
ballonnet étant dans son état gonflé destiné à garantir ledit rayon de courbure Rc
minimal.
6. Procédé selon l'une quelconque des revendications 1 à 5, caractérisé en ce qu'avant l'étape c), on s'assure du positionnement bord à bord desdites parties de plaque.
7. Procédé selon l'une des revendications 2 à 4 et la revendication 6, caractérisé en ce que ladite pièce de conformation (4) comporte des butées pour assurer le parallélisme
desdites parties de plaque.
8. Procédé selon l'une quelconque des revendications 2 à 4 ou 5, caractérisé en ce qu'après l'étape c), on retire ladite pièce de conformation (4), ou ledit ballonnet gonflable,
du volume interne ainsi défini, puis on introduit de nouveau ladite pièce de conformation
(4), ou ledit ballonnet gonflable, entre lesdites parties de plaque mais à l'extérieur
dudit volume interne précédemment formé et en ce qu'on assemble lesdites parties de plaque le long d'au moins une nouvelle ligne de jonction
passant par ladite portion courbe (3) pour délimiter une portion de volume interne
d'un autre récipient.
9. Procédé selon l'une quelconque des revendications 1 à 4 ou 5, caractérisé en ce que ladite pièce de conformation (4), ou ledit ballonnet gonflable, étant fixe, on applique
une tension sur un bord de ladite plaque ainsi rabattue pour maintenir le rayon de
courbure Rc d'au moins la portion de la plaque ainsi rabattue comprise entre ladite
pièce de conformation (4), ou ledit ballonnet gonflable, et ledit bord.
10. Procédé selon l'une quelconque des revendications 1 à 9, caractérisé en ce qu'à l'étape c), on réalise au moins une ligne de jonction supplémentaire pour fractionner
ledit volume interne.
11. Procédé selon l'une quelconque des revendications 1 à 10, caractérisé en ce qu'on réalise sur au moins une desdites lignes de jonction, une ligne d'affaiblissement.
12. Ensemble d'administration comprenant un récipient obtenu par le procédé de fabrication
selon l'une quelconque des revendications 1 à 11 et un set de transfert relié à un
élément d'accès audit volume interne dudit récipient.