[0001] La présente invention entre dans le domaine de la construction et du bâtiment.
[0002] L'invention concerne plus particulièrement l'amélioration des performances énergétiques
d'un bâtiment au travers de la réalisation de paroi murale.
[0003] De manière connue, afin d'améliorer l'isolation thermique des habitations, au moment
de leur construction, différents matériaux sont disposés au sein des murs, en parement
de façade et/ou en face intérieure, ou bien au sein des murs. C'est pourquoi il a
été imaginé de réaliser des parois murales séparées, à savoir constituées d'un mur
extérieur et d'un mur intérieur rendus solidaires entre eux, mais espacés de manière
à conserver un vide destiné à être rempli d'un matériau isolant.
[0004] La forme de ces parois est telle qu'elle évite des ponts thermiques au niveau des
jointures entre les différentes parois verticales et horizontales, ainsi qu'au niveau
des huisseries.
[0005] Ainsi, l'invention propose un élément de construction destiné à la réalisation d'une
paroi murale et constitué d'au moins un mur extérieur et un mur intérieur séparés
et rendus solidaires entre eux, dans un but de limitation maximale de ponts thermiques
structurels.
[0006] Dans le domaine de la construction, il existe déjà des techniques ayant recourt à
des murs à base d'isolants rigides intérieur et extérieur séparés et rendus solidaires
entre eux. Un exemple est décrit au travers du document
FR 2 918 395 concernant des éléments destinés à former une paroi murale, de type paroi « sandwich
». De tels éléments se présentent sous la forme de plaques et venant, en extérieur,
former la façade et, en intérieur, former un mur. Lesdites plaques sont reliées et
fixées entre elles par des équerres métalliques formant un espace entre la façade
et le mur intérieur. Cet espace est ensuite rempli avec du béton destiné à, d'une
part, solidariser les plaques intérieures et extérieures et, d'autre part, à former
un mur plein porteur, lesdites plaques n'étant aucunement des éléments structurels
porteurs. En fonction du nombre de plaques, il est possible de déterminer les dimensions
de la paroi murale souhaitée.
[0007] De plus, lesdites plaques intérieures et extérieures sont supportées directement
au niveau de leur chant inférieur reposant sur une même dalle, des équerres métalliques
reliant encore une fois lesdits chants de ces plaques. On notera que ces équerres
servent à maintenir l'espacement régulier des plaques intérieure et extérieure, en
vue de couler le mur de béton dans l'espace ainsi ménagé.
[0008] Cette technique s'apparente donc à un coffrage perdu et ne limite que partiellement
les déperditions de chaleur, en particulier au niveau des ponts thermiques situés
au niveau de leur liaison avec la dalle sur laquelle les murs sont posés, ainsi qu'au
niveau des planchers et encadrements des baies.
[0009] Par ailleurs, la fabrication d'éléments de construction muraux plans peut être réalisée
par un dispositif tel que décrit dans le document
FR 2 181 623, ledit dispositif comprenant au moins une table pourvue d'un plateau permettant de
couler un mur, ladite table étant montée articulée par des vérins hydrauliques, de
manière à passer d'une position à plat à une position relevée, et inversement.
[0010] Une autre solution connue est décrite dans le document
WO 00/01904 visant un dispositif qui est capable de mettre en oeuvre la fabrication d'un élément
de construction, ledit dispositif comprenant au moins une table conformée complémentairement
audit mur extérieur et montée articulée de manière à passer d'une position à plat
à une position relevée, et inversement, sous l'action de moyens de levage, dont la
ladite table est constituée d'un plateau sous forme d'au moins une plaque plane.
[0011] Toutefois, un tel dispositif ne permet que de fabriquer des murs plans.
[0012] La présente invention a pour but de pallier les inconvénients de l'état de la technique
en proposant un élément de construction limitant les ponts thermiques aux seules liaisons
structurelles du bâtiment. En effet, ledit élément permet d'offrir une isolation continue
entre les murs et les sols et plafonds.
[0013] Pour ce faire, un tel élément de construction est destiné à la réalisation d'une
paroi murale et est constitué d'au moins un mur extérieur et un mur intérieur séparés
et rendus solidaires entre eux. Il se caractérise en ce que ledit mur extérieur comprend
en partie inférieure une embase saillante vers l'intérieur et conformée en L, de manière
à recevoir la partie inférieure dudit mur intérieur, ledit mur extérieur et ladite
embase constituant un unique et même bloc de construction.
[0014] Selon d'autres caractéristiques, ladite embase s'étend orthogonalement au niveau
du chant inférieur du mur extérieur.
[0015] Avantageusement, ledit mur intérieur comprend au niveau de son chant inférieur des
appuis localisés sur ladite embase.
[0016] De préférence, lesdits appuis se présentent sous la forme de bossages inférieurs
saillants laissant un espace avec la surface de ladite embase.
[0017] En particulier, lesdits murs intérieur et extérieur sont reliés entre eux au travers
de moyens de fixation de longueur réglable.
[0018] Selon un mode particulier de réalisation, ledit mur intérieur comprend des bossages
supérieurs saillant par rapport à son chant supérieur en partie haute.
[0019] Ainsi, l'élément de construction selon l'invention permet également d'améliorer l'acoustique
et le confort en période estivale, sans moyens supplémentaires de climatisation, au
travers d'une augmentation de l'inertie thermique du mur intérieur.
[0020] L'invention concerne aussi un procédé de fabrication d'un tel élément de construction,
procédé caractérisé en ce qu'il consiste à couler lesdits murs extérieurs à plat sur
des tables matricielles conformées complémentairement, puis après séchage, relever
lesdites tables de manière à ériger lesdits murs extérieurs sur son embase
[0021] L'invention concerne encore le dispositif de mise en oeuvre de la fabrication d'un
élément de construction selon l'invention, ledit dispositif comprenant au moins une
table conformée complémentairement audit mur extérieur et montée articulée de manière
à passer d'une position à plat à une position relevée, et inversement, sous l'action
de moyens de levage, ladite table étant constituée d'un plateau sous forme d'au moins
une plaque plane, caractérisé en ce que ledit plateau comprend, au niveau de son extrémité
inférieure, un décroché de manière à former une gorge pour y couler le matériau qui
formera ladite embase.
[0022] Avantageusement, lesdits moyens de levage se présentent sous la forme d'au moins
un vérin solidaire en pivotement de ladite table et d'un châssis support, ladite table
étant montée en rotation sur ledit châssis.
[0023] Ainsi, la fabrication d'un tel élément réduit considérablement les coûts liés à la
construction, notamment au travers d'une mise en place d'ateliers de fabrication à
proximité des lieux de construction. De plus, la diminution des distances entre les
lieux de fabrication et d'implantation limite l'impact sur l'environnement y relatif.
[0024] D'autres caractéristiques et avantages de l'invention ressortiront de la description
détaillée qui va suivre des modes de réalisation non limitatifs de l'invention, en
référence aux figures annexées dans lesquelles :
- la figure 1 représente une vue de côté selon une coupe verticale d'un élément de construction
selon l'invention mis en oeuvre au sein d'un bâtiment à un seul niveau ;
- la figure 2 est une vue de dessus en coupe transversale d'un détail de construction
au niveau de la jonction entre deux éléments selon l'invention ;
- la figure 3 représente une vue de dessus en coupe transversale d'un détail de construction
au niveau de la jonction en angle entre deux éléments ;
- la figure 4 de face depuis l'intérieur d'un élément de construction selon l'invention
;
- la figure 5 représente une vue de côté selon une coupe verticale de plusieurs éléments
de construction selon l'invention mis en oeuvre au sein d'un bâtiment à plusieurs
niveaux ;
- la figure 6 représente une vue éclatée en perspective du dispositif de mise en oeuvre
de la fabrication de l'élément de construction selon l'invention ; et
- la figure 7 représente trois étapes de la fabrication d'un élément de construction
selon l'invention.
[0025] La présente invention concerne la réalisation d'une paroi murale de manière à améliorer
les performances thermiques, notamment en termes d'isolation et de minimisation des
ponts thermiques.
[0026] Pour ce faire, l'invention concerne un élément de construction destiné à la réalisation
d'une paroi murale. Un tel élément est constitué d'au moins un mur extérieur 1 et
un mur intérieur 2 séparés et rendus solidaires entre eux. En d'autres termes, les
murs 1 et 2 sont espacés l'un par rapport à l'autre.
[0027] Ledit mur extérieur 1 comprend en partie inférieure une embase 3 saillante vers l'intérieur.
Dès lors, en coupe latérale, comme visible sur la figure 1, un mur extérieur présente
une forme en L tourné vers l'intérieur du bâtiment. Ledit mur extérieur 1 et ladite
embase 3 constituent un unique et même bloc de construction.
[0028] En particulier, ladite embase 3 peut s'étendre orthogonalement sur le chant inférieur
du mur extérieur 1. Elle peut s'étendre sur toute la longueur du chant inférieur du
mur extérieur 1, formant alors une longrine constituant une poutre armée.
[0029] Une telle embase 3 peut être interrompue à ses extrémités de manière à permettre
sa liaison avec les fondations. En particulier, une telle fixation s'effectue par
clavetage afin d'assurer une continuité de chaînage avec liaison aux semelles de fondation.
[0030] Plus particulièrement, cette embase 3 est conformée de manière à recevoir la partie
inférieure du mur intérieur 2. En d'autres termes, l'embase 3, notamment au niveau
de son extrémité libre, est destinée à servir de support au bas du mur intérieur 2.
En particulier, l'embase 3 reçoit le chant inférieur du mur intérieur 2.
[0031] De plus, ladite embase 3 permet d'améliorer la stabilité du mur extérieur 1 et de
la paroi murale toute entière sur les semelles de fondation, notamment lors de la
pose avant clavetage.
[0032] En outre, en fonction de la largeur de l'embase 3, il est possible d'augmenter ou
de diminuer l'épaisseur de la paroi murale en plaçant plus ou moins près le mur intérieur
2.
[0033] De plus, le mur intérieur 2 peut comprendre au niveau de son chant inférieur des
appuis sur ladite embase 3. En particulier, les appuis se trouvent sur une partie
de la longueur dudit chant inférieur du mur intérieur 2, formant un espace avec la
surface de ladite embase 3 et le chant inférieur. Un tel espace crée une rupture du
pont thermique entre le chant du mur 2 et l'embase 3, l'isolant filant entre le chant
du mur 2 et l'embase 3.
[0034] Selon le mode préférentiel de réalisation, lesdits appuis se présentent sous la forme
de bossages 4 inférieurs saillants.
[0035] Comme visible sur la figure 4, lesdits bossages 4 sont positionnés au bas du mur
intérieur 2, de manière à constituer des vides entre chacun d'entre eux. Dans le cas
d'une construction d'un seul étage, par exemple à simple rez-de-chaussée, comme visible
sur la figure 1, la surface d'appui du mur intérieur 2 est diminuée pour n'atteindre
que 15 % environ d'une surface d'appui classique sans plot, où le chant inférieur
du mur intérieur 2 reposerait directement sur l'embase 3.
[0036] Dans le cas d'une construction à plusieurs étages, visible sur la figure 5, en augmentant
la taille des plots, notamment leur longueur, la surface d'appui ne représente qu'environ
20 % par rapport à un appui sur toute la longueur. Dès lors, les murs intérieurs 2
peuvent devenir porteur des planchers, tandis que les murs extérieurs 1 constituent
uniquement l'enveloppe extérieure du bâtiment, liés au niveau de l'arase sous chaque
plancher, notamment par l'intermédiaire de fixations métalliques.
[0037] Lesdits plots étant de surface limitée, ils ne constituent que des ponts thermiques
structurels. Dès lors, ces ponts se limitent à la jonction entre l'embase 3 et les
bossages 4. Toutefois, la rupture thermique peut être limitée par l'ajout d'un matériau
isolant placé entre lesdits bossages 4 et l'embase 3, de manière à offrir une conduction
thermique infime et conférer ainsi une meilleure isolation.
[0038] De plus, ainsi disposés l'un par rapport à l'autre, lesdits murs 1 et 2 permettent,
au travers des différents espaces ménagés entre eux, d'assurer une continuité du matériau
d'isolation 5, en particulier entre l'isolation en sol et celle à l'intérieur de la
paroi murale.
[0039] En outre, un matériau d'isolation est disposé entre lesdits murs extérieur 1 et intérieur
2, avant la pose du mur intérieur 2 sur l'embase 3, ou bien ledit matériau peut préférentiellement
être insufflé après la mise en place des deux parois de murs 1 et 2 et des encadrements
des baies obturant, latéralement aux ouvertures, le vide entre les deux parois étant
obstrué par un cadre, notamment en bois, à savoir après le clos et le couvert.
[0040] De manière similaire, ledit mur intérieur 2 peut comprendre des ouvertures (non représentées)
en partie haute sous le plafond, notamment sous la dalle le constituant. De telles
ouvertures peuvent être réalisées si l'isolant entre les murs doit être en continuité
avec celui entre le faux-plafond et le plancher.
[0041] Selon une autre caractéristique, lesdits murs intérieurs 2 et extérieur 1 sont reliés
entre eux à l'aide de moyens de fixation de longueur réglable, à base de tiges filetées
ou d'équerres (non représentées). Ces moyens s'étendent transversalement au sein de
l'espace entre les murs 1 et 2, reliant leurs faces situées en vis-à-vis, dans le
creux de la paroi murale.
[0042] De plus, comme évoqué précédemment, le réglage de ces moyens de fixation permet de
faire varier l'épaisseur de la paroi murale.
[0043] De plus, un mode préférentiel de réalisation est représenté sur la figure 2, au niveau
de la jonction entre deux parois murales, tel un angle. A ce niveau, deux éléments
de construction sont disposés perpendiculairement l'un par rapport à l'autre, reliés
ensemble au travers d'un élément d'angle formant un coin extérieur 6.
[0044] La réalisation de la paroi murale s'effectue tout d'abord par la pose et l'alignement
entre eux des murs extérieurs 1, puis la fermeture et la solidarisation d'un coin
extérieur 6. Les embases 3 de chacun des murs extérieurs 1 sont alors reliées entre
elles, notamment par clavetage, de manière à présenter une continuité de chaînage
et, en surface, une arase plane continue.
[0045] En effet, la conception de la paroi murale au moyen de l'élément de construction
selon l'invention permet de positionner à cheval sur une même embase 3 d'un seul mur
extérieur 1, plusieurs murs intérieurs 2. C'est aussi le cas au niveau d'un angle
où deux murs intérieurs 2 se chevauchent, reposant sur l'embase arasée 3.
[0046] De plus, selon le mode de réalisation visible sur les figures 2 et 3, les murs extérieurs
1 et le coin extérieur 6 peuvent présenter un chant latéral vertical conformé de manière
à permettre le blocage des éléments entre eux par clavetage. Pour ce faire, est ménagée
une rainure 8 au sein dudit chant, notamment pour y couler un liant, formant un clavetage
avec les armatures en attente.
[0047] De plus, selon un mode de réalisation non représenté, un bord du mur extérieur 1
ou du coin extérieur 6 peut présenter une rainure 8 similaire, tandis que le bord
opposé présente une forme complémentaire pour coopérer par emboitement, la liaison
entre les parties de murs pouvant être assurée par des plats métalliques, côté vide
intérieur, formant ainsi des panneaux préfabriqués finis avec joints étanches entre
eux.
[0048] Ainsi, l'espacement entre les murs extérieurs 1 et les murs intérieurs 2, même au
niveau d'un angle, est maintenu et une continuité est assurée au niveau des matériaux
d'isolation 5.
[0049] Ainsi, l'élément de construction selon l'invention permet la disposition d'un isolant
en complète continuité avec les isolants des sols, planchers et plafonds, mais aussi
entre deux parois latérales. En effet, le vide entre les murs extérieur 1 et intérieur
2 est maintenu au niveau des angles. Cette continuité d'isolation est uniquement limitée
au niveau des appuis sous bossages 4 des murs intérieurs 2 sur les embases 3. Les
déperditions thermiques entre les parois extérieures au sol et les parois intérieures
sont de ce fait infimes.
[0050] Par ailleurs, la présente invention concerne aussi la réalisation d'un élément de
construction, en particulier du mur extérieur 1 avec son embase 3 en forme de L.
[0051] En effet, l'invention vise une fabrication facilitée d'un tel élément mural, à moindre
coût et limitant le transport au travers d'un atelier rapide à implanter et une fabrication
simple à mettre en oeuvre à proximité géographique du lieu de construction.
[0052] Pour ce faire, le procédé de fabrication des éléments de construction selon l'invention
consiste à couler lesdits murs extérieurs à plat sur les tables matricielles, conçues
de manière à obtenir les formes des éléments de construction.
[0053] Puis après séchage, les tables sont relevées de manière à ériger lesdits murs extérieurs
1 sur leur embase 3. Deux étapes de levage d'un mur extérieur 1 sont représentées
sur la figure 7.
[0054] Afin d'effectuer ces opérations, l'invention prévoit un dispositif de mise en oeuvre
de la fabrication dudit élément de construction, en particulier du mur extérieur 1
et de son embase 3.
[0055] Comme visible sur la figure 6, un tel dispositif comprend au moins une table matricielle
10 conformée complémentairement audits murs extérieurs 1 et montée articulée de manière
à passer d'une position à plat à une position relevée, et inversement, sous l'action
de moyens de levage.
[0056] Selon le mode de réalisation préférentiel, lesdits moyens de levage se présentent
sous la forme d'au moins un vérin 11 solidaire en pivotement de ladite table 10 et
d'un châssis support 12, ladite table 10 étant montée en rotation sur ledit châssis
12 fixe par rapport au sol.
[0057] En particulier, un point de pivotement 13 est relié au bras du vérin 11 à distance
du point de rotation 14 avec le châssis 12. Ainsi, l'actionnement du vérin 11 permet
de lever et baisser ladite table 10, ainsi que de la bloquer en position intermédiaire.
[0058] On notera que ledit châssis support 12 sert de maintien au sol de l'ensemble du dispositif.
En outre, il comprend des fixations au sol ou des moyens d'empiétement 15, sous forme
d'embases ou de pieds, pour permettre le levage du mur extérieur 1 sans risque de
basculement de la table 10.
[0059] On notera que ledit châssis 12 peut avoir toute forme apte à servir de support et
d'embase à la table 10. Selon le mode préférentiel de réalisation, représenté sur
les figures 6 et 7, ledit châssis 12 présente une forme parallélépipédique rectangle,
à plat, en dessous de laquelle s'étendent verticalement les pieds 15.
[0060] De plus, ledit châssis 12 peut être constitué de profilés métalliques, notamment
standard en section en I, rendus solidaires entre eux, notamment par soudure, de manière
à former un cadre rigide. En particulier, deux traverses 17 joignent parallèlement
deux longerons 18 au niveau de leurs extrémités respectives.
[0061] On notera que ledit châssis 12 peut recevoir une traverse supplémentaire 16, pour
recevoir le point de rotation 14, sous forme d'un berceau 19 solidaire de ladite traverse
supplémentaire 16. Cette dernière peut alors être rendu solidaire à ses extrémités
avec ledit châssis 12 ou de deux de ses pieds 15.
[0062] Comme évoqué précédemment, ledit châssis 12 reçoit en partie supérieure ladite table
10 en articulation. Pour ce faire, ladite table 10 reçoit au moins un axe d'articulation
20 au niveau d'une extrémité 21.
[0063] En particulier, l'extrémité 21 est située du côté de la table 10 destiné à former
l'embase 3 de l'élément de construction selon l'invention. En position relevée, cette
extrémité 21 se situe donc en partie basse de la table 10.
[0064] Selon le mode préférentiel de réalisation, ledit châssis 12 reçoit deux axes 20 cylindriques
au niveau de l'extrémité 21, traversant des paliers d'articulation 22 fixés sur chaque
longeron 18.
[0065] Chaque axe 20 vient aussi traverser un orifice 23 ménagé de part et d'autre de la
table 10, au niveau de son extrémité 21. Ledit orifice 23 présente une section circulaire
d'un diamètre équivalent à la section dudit axe 20, de manière à permettre l'insertion
de ce dernier et ainsi la rotation de la table 10 par rapport au châssis 12.
[0066] Par ailleurs, ladite table 10 est constituée d'un plateau 24 sous forme d'au moins
une plaque plane. Les dimensions, en hauteur mais aussi en largeur, dudit plateau
24 peuvent être choisies en fonction des dimensions de l'élément de construction à
fabriquer.
[0067] De plus, ledit plateau 24 est surmonté de bords saillants par rapport à sa face supérieure.
Combinés avec le plateau 24, ces bords forment alors un moule pour couler l'élément
de construction.
[0068] On notera que la hauteur desdits bords peut être adaptée de manière à augmenter ou
diminuer l'épaisseur de l'élément de construction à réaliser.
[0069] En particulier, de tels bords peuvent être prévus mobiles en translation, de manière
à adapter les dimensions, notamment en réduisant la surface du plateau 24, faisant
varier les dimensions du moule. De plus, le déplacement desdits bords permet un écartement
en dehors de la surface dudit plateau 24, facilitant le démoulage de l'élément de
construction.
[0070] Selon le mode préférentiel de réalisation, représenté sur la figure 6, le bord supérieur
25 est monté sur ledit plateau 24, au niveau de son chant supérieur. Dès lors, la
hauteur de la table 10 est fonction de la hauteur de son plateau 24.
[0071] Selon un autre mode de réalisation, le bord supérieur 25 peut être monté mobile,
en translation le long et au dessus dudit plateau 24, de manière à régler le dimensionnement
en hauteur de l'élément de construction à fabriquer.
[0072] Selon ledit mode préférentiel de réalisation, ladite table 10 comprend des bords
latéraux 26 prévus mobiles en translation, pour adapter les dimensions mais aussi
faciliter le démoulage.
[0073] Préférentiellement, cette mobilité est assurée au travers du coulissement de chaque
bord latéral 26. Ce coulissement s'effectue par l'intermédiaire de bras 29 montés
solidaires et saillants sur le chant latéral dudit plateau 24.
[0074] Ces bras 29 peuvent être au nombre de deux fixés à chaque chant latéral dudit plateau
24. Dès lors, chaque bord latéral 26 se trouve monté en translation sur ces deux bras
29, par l'intermédiaire de vis, facilitant notamment l'ouverture du moule sans difficulté
pour l'ouvrier.
[0075] De plus, de tels bords latéraux 26 peuvent être constitués d'un profilé de forme
particulière. En effet, vers l'intérieur du plateau 24, chaque profilé d'un bord latéral
26 présente une saillie 27, telle une partie mâle, sous toute sa longueur, de manière
à ménager un renfoncement le long des chants latéraux de l'élément de construction
ainsi réalisé. Comme évoqué précédemment, un tel renfoncement permettra l'assujettissement
de deux éléments contigus et leur clavetage entre eux dans le creux ainsi formé.
[0076] Pour ce faire, ledit profilé peut présenter, à intervalles réguliers sur sa longueur,
des fentes 28 permettant le passage du ferraillage à l'intérieur dudit élément et
saillant au sein dudit renfoncement. Plus précisément, chaque ferraillage est disposé
à chacune de ses extrémités au sein de deux fentes situées en vis-à-vis à écartements
décalés des deux bords latéraux opposés 26, préalablement au coulage du matériau de
fabrication dudit élément de construction.
[0077] Ledit plateau 24 comprend, au niveau de son extrémité inférieure 21, un décroché
30 de manière à former une gorge pour y couler le matériau qui formera l'embase 3.
[0078] Pour ce faire, une plaque 31 est fixée verticalement sur le chant inférieur du plateau
24, du côté de sa face inférieure. Cette plaque 31 reçoit en partie basse une paroi
horizontale 32.
[0079] Afin de fermer ce décroché 30 au niveau de l'extrémité libre de la paroi 32, un support
33 est positionné verticalement. Un tel support 33 peut être monté désolidarisable
par rapport audit plateau 24, de manière à faire varier la largeur de la gorge du
décroché 30, augmentant ou diminuant la largeur de l'embase 3.
[0080] De plus, un tel support 33 permet, après coulage et séchage partiel de l'élément
de construction le démoulage, ceci après un intervalle de temps réduit qui optimise
l'utilisation journalière de la dite table 10. Ledit support 33 sert également à la
manutention en vue de sa mise en dépôt durant le temps de séchage complet.
[0081] On notera qu'un tel support 33 peut comprendre au moins une barre 34 allongée saillante
au niveau de sa face inférieure et destinée à reposer au sol, de manière à améliorer
la stabilité dudit élément de construction une fois posé au sol, empêchant qu'il ne
se renverse, notamment en cas de vent violent. Une telle barre 34 est prolongée à
l'opposée de l'embase 3, offrant une stabilité plus importante au dit élément de construction.
[0082] Par ailleurs, ledit décroché 30 reçoit à ses extrémités latérales des joues 35 montées
coulissantes à l'intérieur de la gorge ainsi formée. Ce coulissement des joues permet
d'adapter la longueur de ladite embase 3, voire d'obtenir une embase 3 d'une longueur
supérieure ou inférieure à celle dudit mur extérieur 1.
[0083] Selon le mode préférentiel de réalisation, chaque joue 35 se présente sous la forme
d'une tôle en L.
[0084] La table 10 selon l'invention permet donc de fabriquer l'élément de construction,
à plat, avant son levage après une période de séchage partiel, puis permet son transport
et sa manutention, pour mise en dépôt.
[0085] De plus, l'élément de construction selon la présente invention permet donc d'assurer
la continuité de l'isolation, en particulier entre le sol et les murs, tout en limitant
de façon conséquente les ponts thermiques structurels, améliorant ainsi considérablement
les performances thermiques de l'ensemble de la construction.
1. Bauelement für die Herstellung einer Mauerwand, die aus mindestens zwei getrennten
Außenwand (1) und Innenwand (2) besteht, die fest mit einander verbunden sind, dadurch gekennzeichnet, dass die besagte Außenwand (1) im unteren Teil eine nach innen hervorragende und L-förmig
gestaltete Basis (3) umfasst, so dass sie den unteren Teil der besagten Innenwand
(2) in Abstützung aufnimmt, wobei die besagte Außenwand (1) und die besagte Basis
(3) einen einzigen Baublock bildet.
2. Bauelement nach Anspruch 1, dadurch gekennzeichnet, dass sich die besagte Basis (3) orthogonal im Bereich der unteren Kante der Außenwand
(1) erstreckt.
3. Bauelement nach einem der Ansprüche 1 oder 2, dadurch gekennzeichnet, dass die besagte Innenwand (2) im Bereich ihrer unteren Kante auf der besagten Basis (3)
liegenden Stützen umfasst.
4. Bauelement nach Anspruch 3, dadurch gekennzeichnet, dass die besagten Stützen als hervorragende untere Buckel (4) ausgestaltet sind, die einen
Spalt mit der Oberfläche der besagten Basis (3) frei lassen.
5. Bauelement nach irgendeinem der vorhergehenden Ansprüche, dadurch gekennzeichnet, dass die besagten Innenwand (2) und Außenwand (1) über Befestigungsmittel einstellbarer
Länge miteinander verbunden sind.
6. Bauelement nach irgendeinem der vorhergehenden Ansprüche, dadurch gekennzeichnet, dass die besagte Innenwand (2) bezüglich ihrer oberen Kante im oberen Teil vorstehende
obere Buckel umfasst.
7. Verfahren zur Herstellung eines Bauelements nach irgendeinem der vorhergehenden Ansprüche,
dadurch gekennzeichnet, dass es darin besteht, die besagten Außenwände (1) flach auf Matrixpaneelen (10) ergänzender
Form zu gießen, dann, nach dem Trocknen, die besagten Paneele (10) zu erheben, so
dass die besagten Außenwände (1) auf ihrer Basis (3) errichtet werden.
8. Vorrichtung zur Durchführung der Herstellung eines Bauelements nach irgendeinem der
Ansprüche 1 bis 6, umfassend mindestens ein Paneel (10), das ergänzend zu der Außenwand
(1) gestaltet und gelenkig montiert ist, so dass es unter der Wirkung von Hebemitteln
von einer flachliegenden Position in eine erhobene Position, und umgekehrt, übergeht,
wobei die Paneele (10) aus einer Platte (24) in der Form von mindestens einer flachen
Platte besteht, dadurch gekennzeichnet, dass die besagte Platte im Bereich ihres unteren Endes (21) einen Absatz (30) umfasst,
um eine Nut zum Gießen des Materials, das die besagte Basis (3) bildet, zu bilden.