[0001] L'invention concerne un procédé d'assemblage entre d'une part une, et d'autre part
une lunette comportant un cran pour le logement de ladite glace, pour l'utilisation
dans une pièce d'horlogerie de ladite glace comme organe vibrant et rayonnant de diffusion
d'un signal sonore issu d'une source vibratoire telle que sonnerie, boîte à musique
ou similaire.
[0002] L'invention concerne encore un ensemble glace-lunette d'habillage pour pièce d'horlogerie,
agencé pour l'utilisation d'une glace comme organe vibrant et rayonnant de diffusion
d'un signal sonore issu d'une source vibratoire telle que sonnerie, boîte à musique
ou similaire, ledit ensemble glace-lunette comportant d'une part une lunette comportant
un cran pour le logement d'une glace, et d'autre part une telle glace comportant une
surface supérieure et une surface inférieure reliées par un bord.
[0003] L'invention concerne encore une pièce d'horlogerie comportant au moins un tel ensemble
glace-lunette.
[0004] L'invention concerne le domaine des pièces d'horlogerie comportant des moyens d'émission
d'un signal sonore tels que sonnerie, boîte à musique ou similaire. Elle concerne
plus particulièrement les pièces d'horlogerie portables par l'utilisateur, telles
que montres, pendentifs et similaires.
[0005] En effet, l'invention se propose de résoudre le problème de la diffusion du son par
une pièce d'horlogerie de petite taille. En effet, si la diffusion du son est facile
dans le cas de pendules de salon ou d'horloges, qui disposent de volumes ou caisses
de résonance conçus pour diffuser le son, et largement dimensionnés, elle pose toujours
problème dans le cas de pièces d'horlogerie de petite taille, où le volume pour constituer
une boîte ou une cavité résonante est nécessairement très limité, et où de nombreux
composants entravent la bonne diffusion du son, en l'amortissant au lieu de l'amplifier.
Ce problème est d'autant plus ardu que les sources sonores, constituées par des timbres,
des gongs, ou encore des claviers, sont elles-mêmes de très petite taille, et que
le niveau d'amplification du son doit être important pour que le son soit audible
par l'utilisateur, et éventuellement par son entourage. L'amplification et la diffusion
du son ne doivent pas en altérer la pureté, il est donc primordial de prévenir toute
résonance inopportune d'un autre composant de la pièce d'horlogerie.
[0006] Différentes tentatives ont été faites, pour créer des cavités résonantes, en général
tournées du côté de l'utilisateur, comme par exemple dans le document de brevet
JP 9 010 183 au nom de Seiko Epson. Toutefois l'utilisateur lui-même contribue à amortir la vibration,
et l'efficacité est de ce fait assez limitée.
[0007] Les essais visant à utiliser la glace comme organe vibrant ont longtemps donné des
résultats mitigés. La demande de brevet
CH 8252 66 au nom de Spadini décrit une glace souple montée rigidement sur la lunette, et réalisée dans un verre
artificiel organique, la qualité du son est en général fortement dégradée du fait
de l'hétérogénéité du matériau. La demande de brevet Fr 2 154 704 au nom de Timex
décrit une glace montée sur la lunette par l'intermédiaire d'une garniture élastique,
qui absorbe trop d'énergie pour aboutir au résultat recherché.
[0008] Le brevet
CH 626 497, au nom de Ebauches, a innové en permettant l'utilisation de la glace comme organe vibrant, servant d'organe
transmetteur de vibrations, grâce à l'interposition, entre la lunette et la glace,
d'une pièce de liaison annulaire mince, qui absorbe peu d'énergie, et qui n'altère
pas le son. Ces dispositions ont été reprises par le brevet
EP 0 694 824 au nom de Asulab et par le brevet
CH 698 742 au nom de Richemont, dans lequel la pièce annulaire adopte un profil en ligne brisée. Ces solutions présentent
l'avantage de ne pas déformer le son, et ne peu amortir les vibrations, mais l'amplitude
de vibration de la glace reste limitée.
[0009] On connaît encore un brevet
CH 698 533 au nom de Richemont, qui a recherché une meilleure transmission des sons par la fixation des timbres
d'une sonnerie directement sur un support de glace soudé à celle-ci. La bonne transmission
du son est assurée, mais l'emplacement des timbres est très particulier, sous la glace,
et ne peut s'appliquer à toutes les pièces d'horlogerie.
[0010] L'invention se propose d'apporter une solution nouvelle au problème de la transmission
du son en utilisant la glace comme organe vibrant et rayonnant, avec le respect de
la qualité de son attendue, grâce à une bonne transmission des vibrations depuis le
mécanisme d'émission du signal sonore de la pièce d'horlogerie jusqu'à la glace par
l'intermédiaire de la lunette, avec une forte augmentation du niveau acoustique quelque
soit l'emplacement d'implantation du mécanisme d'émission du signal sonore dans la
pièce d'horlogerie.
[0011] A cet effet, l'invention concerne un procédé d'assemblage entre d'une part une glace,
et d'autre part une lunette comportant un cran pour le logement de ladite glace, pour
l'utilisation dans une pièce d'horlogerie de ladite glace comme organe vibrant et
rayonnant de diffusion d'un signal sonore issu d'une source vibratoire telle que sonnerie,
boîte à musique ou similaire, caractérisé en ce que :
- on détermine un nombre adéquat de zones de jonction disjointes destinées à constituer
ensemble la seule liaison mécanique de transmission vibratoire de ladite lunette à
ladite glace, en-dehors desquelles zones de jonction ladite glace est éloignée de
ladite lunette,
- on réalise ladite ou lesdites zones de jonction, ou par restriction des surfaces de
contact direct entre ladite glace et ladite lunette par enlèvement périphérique de
matière de ladite glace ou/et de ladite lunette, ou/et par interposition entre ladite
glace et ladite lunette d'au moins une cale d'appui,
- on fixe ladite glace sur ladite lunette par appui et par serrage à chaque dite zone
de jonction de façon à transmettre à ladite glace toute vibration communiquée à ladite
lunette,
- on maintient, dans un espace périphérique en-dehors de ladite ou lesdites zones de
jonction, ladite glace à distance de ladite lunette de façon à y permettre les vibrations
de ladite lunette sans les entraver.
[0012] Selon une caractéristique de l'invention, pour la détermination dudit nombre adéquat
desdites zones de jonction :
- on détermine les fréquences propres des sources vibratoires dudit signal sonore, tels
que timbres, gongs, claviers ou similaires, et on détermine une bande passante correspondant
auxdites fréquences propres ;
- on simule par calcul le positionnement périphérique autour de ladite glace, en fonction
des caractéristiques de ladite glace, d'un nombre adéquat de dites zones de jonction
disjointes, pour régler la fréquence propre de vibration et les harmoniques de ladite
glace, dépendantes de l'épaisseur de ladite glace, pour les faire correspondre à la
bande passante correspondant aux dites fréquences propres desdites sources vibratoires
et à la bande passante de l'oreille humaine;
- on choisit l'épaisseur de ladite glace, et la surface de contact entre ladite glace
et ladite lunette au niveau de chaque dite zone de jonction pour, en fonction du calcul
précédent, faire correspondre lesdites fréquences propre et harmoniques de ladite
glace auxdites bandes passantes, et pour obtenir ledit nombre adéquat de zones de
fixation le plus proche de la valeur deux.
[0013] Selon une caractéristique de l'invention, on choisit ledit nombre adéquat égal à
deux. De préférence, le nombre de zones de jonction est de deux, et de deux seulement.
[0014] Selon une autre caractéristique de l'invention, on obture de façon étanche l'espace
compris entre ladite glace et ladite lunette avec des moyens d'étanchéité.
[0015] Selon une autre caractéristique encore de l'invention, on choisit lesdits moyens
d'étanchéité comportant au moins un joint souple, ou/et au moins une membrane élastique.
[0016] L'invention concerne encore un ensemble glace-lunette d'habillage pour pièce d'horlogerie,
agencé pour l'utilisation d'une glace comme organe vibrant et rayonnant de diffusion
d'un signal sonore issu d'une source vibratoire telle que sonnerie, boîte à musique
ou similaire, ledit ensemble glace-lunette comportant d'une part une lunette comportant
un cran pour le logement d'une glace, et d'autre part une telle glace comportant une
surface supérieure et une surface inférieure reliées par un bord, caractérisé en ce
qu'il comporte une ou plusieurs zones de jonction constituant ensemble la seule liaison
mécanique de transmission vibratoire de ladite lunette à ladite glace pour faire résonner
ladite glace sous l'action des vibrations qui lui sont transmises par ladite lunette
au niveau de ladite ou desdites zones de jonction, et ladite glace étant à distance
de ladite lunette en-dehors des surfaces où elles sont jointes par ladite ou lesdites
zones de jonction.
[0017] Selon un mode préféré de réalisation de l'invention, pour chacune desdites zones
de jonction, ladite surface supérieure de ladite glace est en appui direct sur ledit
cran, et que ledit bord de ladite glace est en appui direct ou indirect avec ledit
cran ou avec ladite lunette, et que ladite surface inférieure de ladite glace est
en appui direct ou indirect avec ladite lunette ou avec une carrure que comporte,
juxtaposée à ladite lunette, ladite pièce d'horlogerie, pour enfermer ladite glace.
[0018] Selon une caractéristique de l'invention, l'ensemble glace-lunette comporte, à chaque
dite zone de jonction, au moins une cale d'appui constituée par une cale périphérique
d'espacement ou par une cale inférieure.
[0019] Selon une caractéristique de l'invention, l'espace périphérique compris entre ladite
glace et ladite lunette, au moins en-dehors des surfaces où ladite glace et ladite
lunette sont jointes par ladite ou lesdites pièces de liaison, est obturé de façon
étanche avec des moyens d'étanchéité.
[0020] L'invention concerne encore une pièce d'horlogerie comportant au moins un tel ensemble
glace-lunette.
[0021] D'autres caractéristiques et avantages de l'invention apparaîtront à la lecture de
la description qui va suivre, en référence aux figures annexées dans lesquelles.
- la figure 1 représente, sous forme schématisée et en vue de face, un ensemble glace-lunette
assemblé selon l'invention dans un mode de réalisation préféré ;
- la figure 2 représente, sous forme schématisée, partielle, une section selon un plan
AA de l'ensemble glace-lunette de la figure 1, positionné sur une carrure d'une pièce
d'horlogerie ;
- la figure 3 représente, sous forme schématisée, partielle, une section selon un plan
BB de l'ensemble glace-lunette de la figure 1, positionné sur une carrure d'une pièce
d'horlogerie ;
- la figure 4 représente, de façon analogue à la figure 1, un autre ensemble glace-lunette
assemblé selon un autre mode de réalisation de l'invention ;
- la figure 5 représente, sous forme schématisée, partielle, une section selon un plan
AA de l'ensemble de la figure 4, positionné sur une carrure d'une pièce d'horlogerie
;
- la figure 6 représente, sous forme schématisée, partielle, une section selon un plan
BB de l'ensemble de la figure 4, positionné sur une carrure d'une pièce d'horlogerie
;
- la figure 7 représente, sous forme schématisée, partielle, une section selon un plan
AA d'un ensemble selon un autre mode de réalisation, positionné sur une carrure d'une
pièce d'horlogerie ;
- la figure 8 représente, sous forme schématisée, partielle, une section selon un plan
BB de l'ensemble de la figure 7, positionné sur une carrure d'une pièce d'horlogerie
;
- la figure 9 représente, sous forme schématisée, partielle, une section selon un plan
AA d'un ensemble selon un autre mode encore de réalisation, positionné sur une carrure
d'une pièce d'horlogerie ;
- la figure 10 représente, sous forme schématisée, partielle, une section selon un plan
BB de l'ensemble de la figure 9, positionné sur une carrure d'une pièce d'horlogerie
;
- la figure 11 représente, sous forme schématisée, partielle, un détail d'une section
du type de la figure 3 ;
- la figure 12 représente, sous forme schématisée, partielle, un détail d'une section
du type de la figure 2.
[0022] L'invention concerne le domaine des pièces d'horlogerie comportant des moyens d'émission
d'un signal sonore tels que sonnerie, boîte à musique ou similaire. Elle concerne
plus particulièrement les pièces d'horlogerie portables par l'utilisateur, telles
que montres, pendentifs et similaires.
[0023] Dans les pièces d'horlogerie à signal sonore traditionnelles du type sonnerie ou
boîte à musique, et notamment dans les montres, un actionneur, du type marteau ou
came, frappe ou fait vibrer une source vibratoire telle qu'un timbre, un gong ou un
clavier, ou similaire. La vibration produite par cette source vibratoire est transmise
à des éléments qui peuvent rayonner, comme la carrure et la lunette, à condition toutefois
qu'aucun élément isolateur ou amortisseur ne soit interposé sur le trajet de la vibration.
Très souvent, la vibration ne peut pas être transmise à la glace, car celle-ci est
en général isolée avec un joint qui a pour fonction d'assurer l'étanchéité de la montre,
et/ou elle est chassée dans la lunette par l'intermédiaire d'un joint en matière plastique
dure. De ce fait la glace n'est pas mise en vibration et ne peut donc pas rayonner,
ce qui explique les limites de l'art antérieur.
[0024] L'invention s'attache donc à rendre utilisable la grande surface de rayonnement que
peut offrir la glace, qui de surcroît est bien disposée vers l'utilisateur et son
entourage, pour rendre audible, avec une qualité parfaite du son, le signal sonore
issu de la sonnerie ou de la source vibratoire.
[0025] L'invention concerne un procédé d'assemblage entre d'une part une glace 2, et d'autre
part une lunette 3, pour l'utilisation dans une pièce d'horlogerie 100 de cette glace
2 comme organe vibrant et rayonnant de diffusion d'un signal sonore issu d'une source
vibratoire telle que sonnerie, boîte à musique ou similaire. L'invention concerne
aussi un ensemble glace-lunette 1, notamment obtenu par la mise en oeuvre de ce procédé.
[0026] L'invention s'attache, en particulier, à procurer une grande facilité d'adaptation
à tout type de pièce d'horlogerie, quelque soit l'emplacement des sources vibratoires
par rapport à la glace. L'essentiel est de pouvoir transmettre ces vibrations par
des éléments constituant la structure de la pièce d'horlogerie jusqu'à une lunette,
qui peut être la lunette d'origine ou une lunette de substitution, cette lunette qui
porte la glace faisant à son tour vibrer la glace. Chaque fois que c'est possible,
il est avantageux de transmettre les vibrations par l'intermédiaire de la carrure,
que comporte la pièce d'horlogerie, et au contact direct de laquelle la lunette est
fixée, et la description qui suit est applicable tout aussi bien à un assemblage particulier
glace-carrure, qu'au mode de réalisation préféré d'un assemblage glace-lunette.
[0027] Le principe innovant de l'invention est de limiter la fixation de la glace 2 à la
lunette 3, qui comporte un cran 30 pour le logement de la glace 2, à une ou plusieurs
zones sensiblement ponctuelles dites ci-après «zones de jonction» 4, de façon à permettre
la vibration libre de la plus grande partie de la périphérie de la glace 2, dans un
espace périphérique 7 entre la glace 2 et la lunette 3 en-dehors de ces zones de jonction
4, sans que cette vibration libre de la glace soit entravée. La glace 2 se comporte
en quelque sorte comme une poutre encastrée, à une extrémité, ou bien à deux extrémités,
si le nombre de zones ponctuelles de fixation est respectivement de une ou de deux.
Un nombre de zones de jonction 4 supérieur à trois est évidemment possible, et améliore
la rigidité de la liaison entre la glace 2 et la lunette 3, toutefois la vibration
est entravée, et le rendement sonore est moins spectaculaire qu'avec un ou deux zones
de jonction seulement.
[0028] Une bonne simulation du comportement vibratoire de l'ensemble de la pièce d'horlogerie
100, et plus particulièrement de l'ensemble glace-lunette 1, jointe à une réalisation
de qualité, permet d'en obtenir l'efficacité sonore maximale.
[0029] A cet effet, selon l'invention, on met en oeuvre un procédé d'assemblage selon lequel
on exécute les étapes suivantes :
- on détermine un nombre adéquat de zones de jonction 4 disjointes destinées à constituer
ensemble la seule liaison mécanique de transmission vibratoire de la lunette 3 à la
glace 2, en-dehors desquelles zones de jonction 4 ladite glace 2 est éloignée de ladite
lunette 3,
- on réalise la ou les zones de jonction 4, ou par restriction des surfaces de contact
direct entre la glace 2 et la lunette 3 par enlèvement périphérique de matière de
la glace 2 ou/et de la lunette 3, ou/et par interposition entre la glace 2 et la lunette
3 d'au moins une cale d'appui 5, notamment constituée par une cale périphérique d'espacement
50 ou/et par une cale inférieure 51,
- on fixe la glace 2 sur la lunette 3 par appui et par serrage à chaque zone de jonction
4 de façon à transmettre à la glace 2 toute vibration communiquée à la lunette 3,
- on maintient, dans un espace périphérique 7 en-dehors de la ou des zones de jonction
4, la glace 2 à distance de la lunette 3, la périphérie de la glace 2 y étant distante
de la lunette 3, et de préférence, quand la lunette est intégrée dans une pièce d'horlogerie
100, d'une carrure 6 que comporte cette pièce d'horlogerie 100 destinée à recevoir
cette lunette 3 et cette glace 2, en maintenant la glace 2 à distance de la lunette
3 de façon à y permettre les vibrations de ladite lunette sans les entraver.
[0030] De façon préférée, pour la détermination du nombre adéquat des zones de jonction
4 :
- on détermine les fréquences propres des sources vibratoires du signal sonore, tels
que timbres, gongs, claviers ou similaires, et on détermine une bande passante correspondant
à ces fréquences propres ;
- on simule par calcul le positionnement périphérique autour de la glace 2, en fonction
des caractéristiques de la glace 2, d'un nombre adéquat de telles zones de jonction
4 disjointes, pour régler la fréquence propre de vibration et les harmoniques de la
glace 2, dépendantes de l'épaisseur de la glace 2, pour les faire correspondre à la
bande passante correspondant aux fréquences propres des sources vibratoires et à la
bande passante de l'oreille humaine;
- on choisit l'épaisseur de la glace 2, et la surface de contact entre la glace 2 et
la lunette 3 au niveau de chaque zone de jonction 4 pour, en fonction du calcul précédent,
faire correspondre les fréquences propre et harmoniques de la glace 2 à ces bandes
passantes, et pour obtenir le nombre adéquat de zones de fixation 4 le plus proche
de la valeur deux.
[0031] De façon préférée, on choisit le nombre adéquat des zones de jonction 4 égal à deux,
et de préférence à deux seulement.
[0032] Dans une variante, on détermine l'épaisseur de cette glace 2, et la surface de contact
entre cette glace 2 et cette lunette 3 au niveau de chacun de ces zones de jonction
4 pour, en fonction du calcul précédent, faire correspondre les fréquences propre
et harmoniques de cette glace à ces bandes passantes, et pour obtenir le nombre adéquat
de zones de jonction le plus proche de la valeur deux.
[0033] La réalisation des zones de jonction 4 sera explicitée plus en détail dans la suite
de l'exposé.
[0034] De façon préférée, on dimensionne le nombre, la position et la surface des zones
de jonction 4, et l'épaisseur de la glace 2, pour l'obtention d'une fréquence propre
comprise entre 1000 et 7000 Hz, et plus particulièrement entre 2000 et 6000 Hz.
[0035] Dans une application préférée de l'invention, on choisit, quelque soit la variante
de procédé mise en oeuvre, le nombre adéquat de zones de jonction 4 au moins égal
à deux. En particulier, on choisit ce nombre égal à deux, la glace 2 vibre alors de
façon sensiblement pivotante par rapport à un axe joignant les deux zones de jonction
4. Cette possibilité de pivot permet d'abaisser la première fréquence propre. De préférence,
les deux zones de jonction 4 sont diamétralement opposées, ou le plus éloignées possible
si la glace 2 n'a pas de symétrie, de façon à améliorer la résistance aux chocs. De
façon préférée, sur une montre, les deux zones de jonction 4 sont disposées, soit
à midi et six heures, soit à trois heures et neuf heures, selon la configuration de
la glace 2. Par exemple, sur les figures 1, 2, 3, 11 et 12, la glace 2 est sensiblement
une portion de cylindre axé sur une parallèle à l'axe trois heures-neuf heures, et
on choisit ce dernier axe pour y positionner les deux zones de jonction 4.
[0036] Naturellement, si on force le nombre de zones de jonction 4 lors de la simulation,
il faut agir sur d'autres paramètres, notamment l'épaisseur de la glace 2 et la surface
de contact au niveau de la zone de jonction 4. A l'inverse, si la glace 2 n'est maintenue
que par une seule zone de jonction 4, en encastrement simple, par exemple soudée en
un point, on obtient aussi l'abaissement de la première fréquence propre, quoique
avec une résistance aux chocs moins bonne.
[0037] Pour assurer l'étanchéité de la pièce d'horlogerie 100, on obture de façon étanche
l'espace périphérique 7 compris entre la glace 2 et la lunette 3 avec des moyens d'étanchéité
8. On choisit de préférence ces moyens d'étanchéité 8 comportant au moins un joint
souple, tel qu'un joint silicone ou similaire, ou/et au moins une membrane élastique,
notamment de type soufflet ou similaire, déployé entre la lunette 3 et la glace 2
et n'entravant pas les vibrations de cette dernière. Ce soufflet peut être un soufflet
métallique, ou encore un soufflet en élastomère, ou similaire. Une telle membrane
élastique apporte une bonne étanchéité et une très bonne résistance aux chocs. Elle
doit être choisie la plus mince possible pour se comporter de façon aussi neutre qu'un
joint silicone par exemple.
[0038] De façon particulière, en particulier quand on choisit un joint souple de type silicone
ou similaire, on recouvre également les zones de jonction 4 avec ces moyens d'étanchéité
8.
[0039] De préférence, on interpose, tel que visible sur les figures 5 à 10, entre la lunette
3, la carrure 6, et au moins une bague d'assemblage ou une cale inférieure 51 interposée
entre la glace 2 et la carrure 6, un joint d'étanchéité 9.
[0040] De façon avantageuse, et en particulier dans le cas où la source d'émission du signal
sonore de la pièce d'horlogerie 100 est susceptible de provoquer, au niveau de la
glace 2, des vibrations de grande amplitude, on interpose entre, d'une part la glace
2, et d'autre part le cran 30 ou bien la carrure 6 ou bien une bague d'assemblage
en appui sur cette dernière, au moins un amortisseur de choc 10 . Cet amortisseur
de choc 10 est monté à distance de la glace 2, en particulier à distance d'une surface
inférieure 21 ou/et d'une surface supérieure 20 que comporte cette glace 2, par rapport
à la position d'équilibre de cette glace 2. Dans une première version, cet amortisseur
10 comporte une seule butée 10B, du côté de la surface inférieure 21, tel que visible
sur la figure 12, la butée supérieure étant alors constituée par le cran 30 de lunette.
De préférence, quand l'esthétique et l'encombrement de la pièce d'horlogerie 100 le
permettent, cet amortisseur de choc 10 comporte deux butées, l'une 10A du côté de
la surface supérieure 20 et une 10B du côté de la surface inférieure 21 de la glace
2, tel que visible sur les figures 7 et 10 montrant les positions extrêmes 2A et 2B
de la glace 2. Ces butées sont réalisées de préférence dans un matériau élastique,
ou bien sont les terminaisons de moyens d'amortissement tels que des ressorts ou similaire.
Naturellement, la surface inférieure 10B, ou bien les deux surfaces supérieure 10A
et inférieure 10B, selon le cas, sont agencées pour limiter le mouvement de la glace
2 en cas de choc ou similaire, mais aussi pour ne pas interférer avec sa trajectoire
dans son mouvement de vibration et de résonance. La ou les surfaces 10A, 10B, est
ou sont donc au-delà de l'amplitude maximale de vibration de la glace, calculée en
réponse aux vibrations de la source vibratoire, dans le cas extrême d'amplitude de
vibration.
[0041] Il est possible de concevoir la réalisation des zones de jonction 4 entre la glace
2 et la lunette 3 de différentes manières : on réalise la ou les zones de jonction
4, ou bien par restriction des surfaces de contact direct entre la glace 2 et la lunette
3 par enlèvement périphérique de matière de la glace 2 ou/et de la lunette 3 , ou
bien par interposition entre la glace 2 et la lunette 3 d'au moins une cale d'appui
5 constituée par une cale périphérique d'espacement 50 ou par une cale inférieure
51. L'interposition de telles cales d'appui 5 est aussi possible en combinaison avec
la restriction des surfaces de contact entre la lunette 3 et la glace 2. Ces cales
d'appui 5, cales périphériques d'espacement 50 ou/et cales inférieures d'appui 51,
réalisent la liaison mécanique de transmission vibratoire entre la glace 2 et la lunette
3 à ces zones de jonction 4 seulement, et les éloignent l'une de l'autre en-dehors
de ces points. Le matériau des cales d'appui doit être choisi avec soin, car il doit
transmettre la vibration de la lunette 3 à la glace 2, et surtout ne pas amortir cette
vibration. Des résultats particulièrement bons sont obtenus avec des cales d'appui
5 métalliques, la liaison à la surface de jonction 4 est alors qualifiée de liaison
mécanique métallique de transmission vibratoire. Des cales d'appui en matériaux céramiques
ou similaires, ou en d'autres matériaux durs, donnent également de bons résultats.
Ces cales d'appui peuvent aussi être dans le même matériau que la glace 2.
[0042] La première manière de concevoir les zones de jonction 4 consiste ainsi à les réaliser
par serrage périphérique localisé. Ce serrage peut être réalisé par restriction des
surfaces de contact direct entre la glace et la lunette par enlèvement périphérique
de matière de la glace ou/et de la lunette, par exemple par un usinage particulier
de la lunette 3 au niveau du cran 30 de façon à réaliser des surfaces d'appui séparées
par des évidements, ce qui est préférable à un usinage de la glace 2 car moins coûteux.
[0043] Le serrage peut encore, de façon plus économique, être réalisé par l'interposition,
entre le cran 30 et la glace 2, de cales d'appui 5, constituées par des cales périphériques
d'espacement 50. Ces cales 50 sont ainsi dénommées car elles assurent à la fois la
première fonction de transmission de la vibration de la lunette 3 à la glace 2 par
la surface de contact entre celles-ci à la zone de jonction 5, et la seconde fonction
d'espacement du reste de la périphérie de la glace 2 par rapport au cran 30 de lunette.
La figure 7 illustre cet exemple de réalisation, où la zone de jonction 4 est réalisée
par un maintien périphérique radial, et où la cale 50 est plus précisément constituée
d'une pièce de liaison 11.
[0044] Il est bien évident que la glace 2 doit rester maintenue en permanence dans la lunette
3, quelque soit son niveau vibratoire, qui peut être élevé par exemple lors d'une
séquence de grande sonnerie ou de carillon. Il est alors nécessaire de disposer d'une
glace 2 possédant des propriétés élastiques suffisantes pour que son serrage dans
la lunette 3 soit assuré quelque soit son niveau vibratoire, et que la liaison aux
zones de jonction 4 soit excellente.
[0045] De préférence, on choisit la glace 2 en saphir, ou en verre minéral, ou dans un matériau
élastique de caractéristiques adéquates, de préférence à des verres organiques qui
sont en général trop hétérogènes pour garantir la pureté du son. On choisit de préférence
le saphir pour son caractère inrayable. Il est encore possible d'utiliser un cristal
au plomb, en particulier à plus de 21 % de plomb, qui présente une grande élasticité,
et amortit beaucoup moins les vibrations que le verre minéral. L'atténuation de la
propagation de l'onde acoustique est plus lente dans du saphir ou dans du cristal
que dans un verre minéral, ce qui se traduit par une durée de résonance augmentée
avec ces matériaux. La dissipation d'énergie sous forme thermique est très faible
avec le saphir, l'essentiel de l'énergie reste donc disponible pour l'émission sonore.
De ce fait, un montage par serrage, notamment en deux zones de jonction, d'une glace
en saphir, ou en cristal au plomb, dans une lunette, donne de bons résultats énergétiques
et une bonne qualité sonore sans perturbation du son, et agréable pour l'auditeur.
La glace peut encore être réalisée dans un matériau minéral naturel de structure cristallographique
adéquate, comme du cristal de roche, du quartz, ou similaire.
[0046] La seconde manière de concevoir les zones de jonction 4 est de réaliser un serrage
localisé de la glace 2 dans le sens de son épaisseur, à la façon d'une pince. Dans
cette version, tel que visible sur la figure 11, la périphérie de la glace 2 est à
distance des parois du cran 30, seule une des faces de la glace 2, en l'occurrence
sa surface supérieure 20, vient en contact, au moins ponctuel au niveau de la zone
de jonction 4, avec une surface de ce cran 30. La surface inférieure 21 de la glace
2 est immobilisée, au niveau de chaque zone de jonction 4, par une cale d'appui 5.
Cette cale d'appui 5 peut être réalisée, ou bien sous forme d'une cale inférieure
51 prenant appui sur la lunette 3 ou sur la carrure 6, ou bien sous forme d'un bossage
d'une pièce intermédiaire. Cette cale inférieure 51 ou cette pièce intermédiaire est
avantageusement de forme sensiblement annulaire de forme analogue à celle de la lunette.
Une telle pièce intermédiaire prend, de même, appui, directement ou indirectement,
sur la carrure 6, et est logée dans la lunette 3, soit dans le cran 30, soit dans
un logement prévu à cet effet. La glace 2 est ainsi pincée ponctuellement entre le
cran 30 d'une part, et cette cale inférieure 51 ou cette pièce intermédiaire d'autre
part.
[0047] Dans une variante de mise en oeuvre de l'invention, tel que visible sur les figures
4, 5 et 7, on réalise au moins une telle zone de jonction 4 par habillage de la périphérie
de la glace 2 avec une pièce de liaison 11, dont un profil intérieur prend appui sur
la glace à la fois sur d'une part la surface supérieure 20 de la glace 2, et d'autre
part sur la surface inférieure 21 de la glace 2 ou/et sur un bord 22 reliant la surface
inférieure 21 et la surface supérieure 20 de la glace 2.
[0048] Pour la fixation de la glace 2 sur la lunette 3, dans une variante, on positionne
cette glace 2 ainsi équipée avec une pièce de liaison 11 dans le cran 30 de façon
à éloigner cette glace 2 de cette lunette 3 en tout autre point que ces zones de jonction
4, et de façon à ce que, pour chacune de ces zones de jonction 4, au moins cette surface
supérieure 20 ou ce bord 22 soit en appui direct ou indirect sur ce cran 30, et que,
pour chacune de ces zones de jonction 4, cette surface inférieure 21 soit en appui
direct ou indirect avec cette lunette 3 ou avec la carrure 6 juxtaposée à cette lunette,
pour enfermer cette glace 2.
[0049] Dans un mode particulier de réalisation tel que visible sur l'exemple des figures
5 et 6, on interpose entre, d'une part la glace 2 et d'autre part la lunette 3 ou/et
la carrure 6, au moins une bague d'assemblage intermédiaire.
[0050] Ces figures montrent l'exemple de deux bagues d'assemblage superposées, l'une 50
radialement à la glace 2 entre les abords de son bord 22 d'une part et la paroi du
cran 30 d'autre part, et l'autre 51 disposée entre le voisinage de la surface inférieure
21 de la glace 2 d'une part, et une surface 60 de la carrure 6 d'autre part.
[0051] Quelque soit la manière de réaliser les zones de jonction 4, la périphérie de la
glace 2, en dehors des zones de jonction 4, est donc libre de vibrer dans un espace
périphérique 7 où elle n'a de contact, ni avec la lunette 3, ni avec la carrure 6,
tel que visible sur les figures 8, 10 et 12.
[0052] On comprend qu'il est aussi possible d'effectuer librement, sur une même pièce d'horlogerie
100, ou sur un même ensemble glace-lunette 1, des zones de jonction 4 différenciées
et panachées, les unes selon la première manière, les autres selon la seconde manière.
Ces modes de réalisation des zones de jonction 4 ne sont, d'ailleurs, aucunement limitatifs.
Par exemple, la figure 5 illustre une zone de jonction 4 comportant à la fois un maintien
périphérique radial de la glace 2 dans la lunette 3 par une pièce de liaison 11 enserrant
la glace 2, et qui est en appui dans le cran 30 par l'intermédiaire d'une cale périphérique
d'espacement 50, ainsi qu'un maintien dans le sens de l'épaisseur de la glace, qui
est ici assuré par une cale inférieure 51 en appui sur la carrure 6. Un tel montage
permet de choisir les éléments permettant de réaliser le serrage, par exemple la cale
périphérique 50 et la cale inférieure 51 peuvent être réalisées en matériaux élastiques
permettant un montage par compression, à condition toutefois de veiller à la bonne
transmission vibratoire de la lunette 3 à la glace 2 sans effet d'amortissement du
fait des cales. Avantageusement, au moins une vis de réglage 61 au niveau de la carrure
6 permet de régler la contrainte sur la cale inférieure 51, et donc sur la glace 2.
[0053] Une zone de jonction 4 peut être constituée de la juxtaposition de deux points de
jonction ou davantage, espacés de quelques millimètres entre eux. L'important est
que la distance entre ces zones de jonction soit la plus grande possible. Il est toutefois
préférable, au sein d'une même zone de jonction, de limiter l'espacement entre les
points extrêmes réalisant la liaison, typiquement ceux réalisant l'encastrement de
la glace 2, car plus cet espacement est grand, et plus la fréquence propre de l'ensemble
est élevée, et moins le gain est important. Pour une pièce d'horlogerie comme une
montre, l'espacement maximal au sein d'une même zone de jonction devait être compris
entre quelques dixièmes de millimètre, et quelques millimètres, 5 par exemple.
[0054] Dans une variante, la zone de jonction peut encore être constituée par une fixation
de la glace 2 sur la lunette 3 par une fixation mécanique, per exemple par vissage,
ou bien encore par soudage ou brasage entre la lunette 3 et un dépôt métallique effectué
sur la glace 2 par un procédé de dépôt chimique en phase vapeur, ou pulvérisation
cathodique, ou similaire.
[0055] L'invention concerne encore un ensemble glace-lunette 1 d'habillage pour pièce d'horlogerie
100, qui est agencé pour l'utilisation d'une glace 2 comme organe vibrant et rayonnant
de diffusion d'un signal sonore issu d'une source vibratoire telle que sonnerie, boîte
à musique ou similaire. Cet ensemble glace-lunette 1 comporte d'une part une lunette
3 comportant un cran 30 pour le logement d'une glace 2, et d'autre part une telle
glace 2 comportant une surface supérieure 20 et une surface inférieure 21 reliées
par un bord 22.
[0056] Selon l'invention, cet ensemble glace-lunette 1 comporte une ou plusieurs zones de
jonction 4 constituant ensemble la seule liaison mécanique de transmission vibratoire
de la lunette 3 à la glace 2 pour faire résonner cette glace 2 sous l'action des vibrations
qui lui sont transmises par cette lunette 3 au niveau de, respectivement, cette ou
de ces zones de jonction 4. La glace 2 est à distance de la lunette 3 en-dehors des
surfaces où elles sont jointes par, respectivement, cette ou ces zones de jonction
4.
[0057] Pour chacune de ces zones de jonction 4, la surface supérieure 20 ou le bord 22 de
la glace 2 est en appui direct sur le cran 30. Pour chacune des zones de jonction
4, la surface inférieure 21 de la glace est en appui direct ou indirect avec la lunette
3 ou avec la carrure 6.
[0058] Dans une réalisation particulière, pour chacune des zones de jonction, la surface
supérieure 20 de la glace 2 est en appui direct sur le cran 30, et le bord 22 de la
glace 2 est en appui direct ou indirect avec le cran 30 ou avec la lunette 3. Et la
surface inférieure 21 de la glace 2 est en appui direct ou indirect avec, soit la
lunette 3, soit avec la carrure 6.
[0059] L'ensemble glace-lunette 1 comporte avantageusement, à au moins une zone de jonction
4, et de préférence à chaque zone de jonction 4, au moins une cale d'appui 5. Cette
cale d'appui 5 est constituée par une cale périphérique d'espacement 50 ou par une
cale inférieure 51, telles que décrites précédemment.
[0060] De façon préférée, une telle cale périphérique 50 est montée sous contrainte entre
la glace 2 et la lunette 3 pour le maintien de la glace 2, et a de préférence un profil
sensiblement en U, et est agencée pour prendre appui par son profil intérieur sur
la glace 2 et par son profil extérieur sur la lunette 3. La glace 2 équipée de cette
cale 50 est logée dans le cran 30 de façon éloignée de la lunette 3 en tout autre
point qu'une zone de jonction 4.
[0061] Dans les variantes des figures 4 à 10, l'ensemble glace-lunette 1 comporte ainsi
au moins une telle cale d'appui 5 constituée par une pièce de liaison 11 située au
niveau de la zone de jonction 4, ou de préférence un groupe de pièces de liaison 11
disjointes situées à tous les zones de jonction 4. La glace 2 prend appui sur la lunette
3, au niveau de la zone de jonction 4, par l'intermédiaire d'au moins une telle pièce
de liaison 11. Cette pièce de liaison 11 est, de préférence à profil sensiblement
en U, et agencée pour prendre appui, par son profil intérieur sur la glace 2, de préférence
à la fois sur le bord 22 et sur les surfaces supérieure 20 et inférieure 21 de la
glace 2, et par son profil extérieur sur la lunette 3 à proximité de la surface supérieure
20 de la glace en appui direct ou indirect sur le cran 30 pour faire résonner la glace
2 avec la lunette 3. La glace équipée de cette cale 50 est logée dans le cran 30.
La glace 2 est à distance de la lunette 3 en-dehors des surfaces où elles sont jointes
par une zone de jonction 4. De préférence, pour chaque pièce de liaison 11, au moins
une des surfaces de son profil extérieur à proximité de la surface supérieure 20 de
la glace est en appui direct ou indirect sur le cran 30, et une autre des surfaces
de son profil extérieur à proximité de la surface inférieure 21 de la glace est en
appui direct ou indirect avec la lunette 3 ou avec la carrure 6.
[0062] Un contact entre la pièce de liaison 11, ou de façon plus générale la cale d'appui
5, et la carrure 6, est avantageux, car il permet la transmission des vibrations à
la glace 2 à la fois par la lunette 3 et par la carrure 6. Avantageusement, cette
carrure 6 est, dans la pièce d'horlogerie, en liaison vibratoire avec une membrane,
qui est elle-même en contact vibratoire avec la ou les sources vibratoires. La carrure
6 peut aussi supporter directement, par un contact vibratoire, la ou les sources vibratoires.
[0063] Dans une réalisation particulière, l'ensemble glace-lunette 1 comporte, interposée
entre, d'une part le ou les zones de jonction 4 et d'autre part la lunette 3 ou/et
la carrure 6, au moins une bague d'assemblage intermédiaire. Dans le mode de réalisation
des figures 5 et 6, au moins une bague d'assemblage intermédiaire 51 est interposée
entre, d'une part la ou les pièces de liaison 11, et d'autre part la lunette 3 ou/et
la carrure 6. De préférence, cette bague d'assemblage 51 permet de créer une contrainte,
par exemple réglable par vis 61 tel que visible sur les figures 5 et 6.
[0064] L'espace périphérique 7 compris entre la glace 2 et la lunette 3, au moins en-dehors
des surfaces où la glace 2 et la lunette 3 sont jointes par cette ou ces zones de
jonction 4, est obturé de façon étanche avec des moyens d'étanchéité 8, tels que décrits
plus haut.
[0065] De préférence, on choisit un joint souple de type silicone ou similaire, et on recouvre
également les zones de jonction 4 avec ce joint constituant ces moyens d'étanchéité
8.
[0066] Dans une réalisation avantageuse, tel que visible sur les figures, l'ensemble glace-lunette
1 comporte, en plus de ces moyens d'étanchéité 8 qui concernent la périphérie de la
glace 2, au moins un joint d'étanchéité 9 tel que décrit plus haut pour l'étanchéité
au niveau du plan de joint 60 ou de la surface de jonction entra la lunette 3 et la
carrure 6 de la pièce d'horlogerie 100.
[0067] De préférence, l'ensemble glace-lunette 1 comporte, interposé entre, d'une part la
glace 2, et d'autre part le cran 30 ou bien la carrure 6 ou bien une bague d'assemblage
en appui sur cette dernière, au moins un amortisseur de choc 10, tel que décrit plus
haut, monté à distance de la glace 2 par rapport à la position d'équilibre de cette
dernière.
[0068] Dans une variante de réalisation, l'ensemble glace-lunette 1 comporte encore des
moyens de rappel élastique permettant le repositionnement de la glace 2 en cas de
contrainte.
[0069] Dans un mode avantageux de réalisation, la glace est réalisée en saphir. Dans une
première variante de réalisation, elle est en verre minéral. Dans une seconde variante
de réalisation, elle est en cristal au plomb.
[0070] De façon préférée, l'ensemble glace-lunette 1 selon l'invention comporte deux zones
de jonction 4, autorisant à la fois une très bonne tenue mécanique et une grande amplitude
de vibration de la glace 2.
[0071] De façon préférée, pour une montre, la valeur de serrage est comprise entre 0,010
et 0,060 millimètres au rayon, et de préférence entre 0,010 et 0,030 millimètres.
Ce serrage est un serrage radial, sur la périphérie de la glace. Un serrage axial
est possible dans le sens axial, c'est-à-dire selon la direction de l'épaisseur de
la glace, mais on comprend qu'un tel serrage axial trop prononcé entrave la vibration
et le rayonnement de la glace selon cette direction, aussi est-il préférable de se
limiter à un simple maintien de la glace, notamment par les cales inférieures 51.
[0072] Par rapport à une pièce d'horlogerie traditionnelle où la glace ne peut que très
faiblement vibrer, le gain acoustique obtenu par la mise en oeuvre de l'invention
est important, de l'ordre de 20 dBA.
[0073] L'invention concerne encore une pièce d'horlogerie 100 comportant au moins un tel
ensemble glace-lunette 1. Elle comporte une carrure 6 dont un plan de jonction 60
est agencé pour coopérer de façon étanche avec la lunette 3.
[0074] En somme, l'invention procure l'avantage de faire participer à la fois la glace et
la lunette à la vibration et au rayonnement acoustique.
[0075] L'accord sur la fréquence propre de l'ensemble est possible en jouant sur le dimensionnement
des surfaces de liaison aux zones de jonction 4, ou des pièces de liaison 11 quand
elles sont utilisées, ainsi que sur l'épaisseur de la glace 2.
[0076] Bien évidemment, l'invention est également applicable à un montage direct de la glace
2 dans la carrure 6, mais le montage de la glace 2 dans la lunette 3 selon l'invention
permet, précisément, l'indépendance par rapport à la pièce d'horlogerie 100, et l'invention
peut être mise en oeuvre facilement pour toute pièce d'horlogerie, en remplaçant la
lunette ou/et la glace d'origine par un ensemble glace-lunette 1 selon l'invention,
ou encore même en adaptant les pièces d'origine par usinage ou/et par interposition
de cales d'appui adéquates tel que décrit ci-dessus.
[0077] On comprend que l'invention s'attache à transmettre les vibrations de puis la source
sonore jusqu'à la glace pour faire résonner celle-ci. Selon le cas, la chaîne vibratoire
transmet la vibration depuis la source vibratoire, sonnerie, timbre, gong, carillon,
boîte à musique, vibreur, ou autre, à la platine de la pièce d'horlogerie, de la platine
à la carrure de la pièce d'horlogerie, de la carrure à la lunette, et de la lunette
à la glace.
[0078] Naturellement d'autres chaînes de liaison vibratoires sont réalisables en mettant
en oeuvre l'invention, notamment du type source vibratoire/carrure/lunette/glace,
ou encore source vibratoire/ lunette/glace.
1. Procédé d'assemblage entre d'une part une glace, et d'autre part une lunette comportant
un cran pour le logement de ladite glace, pour l'utilisation dans une pièce d'horlogerie
de ladite glace comme organe vibrant et rayonnant de diffusion d'un signal sonore
issu d'une source vibratoire telle que sonnerie, boîte à musique ou similaire,
caractérisé en ce que :
- on détermine un nombre adéquat de zones de jonction disjointes destinées à constituer
ensemble la seule liaison mécanique de transmission vibratoire de ladite lunette à
ladite glace, en-dehors desquelles zones de jonction ladite glace est éloignée de
ladite lunette,
- on réalise ladite ou lesdites zones de jonction, ou par restriction des surfaces
de contact direct entre ladite glace et ladite lunette par enlèvement périphérique
de matière de ladite glace ou/et de ladite lunette, ou/et par interposition entre
ladite glace et ladite lunette d'au moins une cale d'appui,
- on fixe ladite glace sur ladite lunette par appui et par serrage à chaque dite zone
de jonction de façon à transmettre à ladite glace toute vibration communiquée à ladite
lunette,
- on maintient, dans un espace périphérique en-dehors de ladite ou lesdites zones
de jonction, ladite glace à distance de ladite lunette de façon à y permettre les
vibrations de ladite lunette sans les entraver.
2. Procédé d'assemblage, selon la revendication 1,
caractérisé en ce que, pour la détermination dudit nombre adéquat desdites zones de jonction :
- on détermine les fréquences propres des sources vibratoires dudit signal sonore,
tels que timbres, gongs, claviers ou similaires, et on détermine une bande passante
correspondant auxdites fréquences propres ;
- on simule par calcul le positionnement périphérique autour de ladite glace, en fonction
des caractéristiques de ladite glace, d'un nombre adéquat de dites zones de jonction
disjointes, pour régler la fréquence propre de vibration et les harmoniques de ladite
glace, dépendantes de l'épaisseur de ladite glace, pour les faire correspondre à la
bande passante correspondant aux dites fréquences propres desdites sources vibratoires
et à la bande passante de l'oreille humaine;
- on choisit l'épaisseur de ladite glace, et la surface de contact entre ladite glace
et ladite lunette au niveau de chaque dite zone de jonction pour, en fonction du calcul
précédent, faire correspondre lesdites fréquences propre et harmoniques de ladite
glace auxdites bandes passantes, et pour obtenir ledit nombre adéquat de zones de
fixation le plus proche de la valeur deux.
3. Procédé d'assemblage, selon l'une des revendications 1 à 2, caractérisé en ce qu'on réalise au moins une dite zone de jonction par habillage de la périphérie de ladite
glace avec une pièce de liaison, dont un profil intérieur prend appui sur la glace
à la fois sur d'une part ladite surface supérieure de ladite glace, et d'autre part
sur ledit bord ou/et sur ladite surface inférieure de ladite glace.
4. Procédé d'assemblage selon l'une des revendications précédentes, caractérisé en ce qu'on choisit ledit nombre adéquat de dites zones de jonction égal à deux.
5. Procédé d'assemblage selon l'une des revendications précédentes, caractérisé en ce qu'on obture de façon étanche l'espace compris entre ladite glace et ladite lunette avec
des moyens d'étanchéité comportant au moins un joint souple, ou/et au moins une membrane
élastique.
6. Procédé d'assemblage selon l'une des revendications précédentes, caractérisé en ce qu'on interpose entre, d'une part ladite glace, et d'autre part ledit cran de lunette
ou bien une carrure que comporte, juxtaposée à ladite lunette, ladite pièce d'horlogerie,
au moins un amortisseur de choc monté à distance de ladite glace par rapport à la
position d'équilibre de cette dernière.
7. Ensemble glace-lunette (1) d'habillage pour pièce d'horlogerie (100), agencé pour
l'utilisation d'une glace (2) comme organe vibrant et rayonnant de diffusion d'un
signal sonore issu d'une source vibratoire telle que sonnerie, boîte à musique ou
similaire, ledit ensemble glace-lunette (1) comportant d'une part une lunette (3)
comportant un cran (30) pour le logement d'une glace (2), et d'autre part une telle
glace (2) comportant une surface supérieure (20) et une surface inférieure (21) reliées
par un bord (22), caractérisé en ce qu'il comporte une ou plusieurs zones de jonction (4) constituant ensemble la seule liaison
mécanique de transmission vibratoire de ladite lunette (3) à ladite glace (2) pour
faire résonner ladite glace (2) sous l'action des vibrations qui lui sont transmises
par ladite lunette (3) au niveau de ladite ou desdites zones de jonction (4), et ladite
glace (2) étant à distance de ladite lunette (3) en-dehors des surfaces où elles sont
jointes par ladite ou lesdites zones de jonction (4).
8. Ensemble glace-lunette (1) selon la revendication précédente, caractérisé en ce que, pour chacune desdites zones de jonction (4), ladite surface supérieure (20) de ladite
glace (2) est en appui direct sur ledit cran (30), et que ledit bord (22) de ladite
glace (2) est en appui direct ou indirect avec ledit cran (30) ou avec ladite lunette
(3), et que ladite surface inférieure (21) de ladite glace (2) est en appui direct
ou indirect avec ladite lunette (3) ou avec une carrure (6) que comporte, juxtaposée
à ladite lunette (3), ladite pièce d'horlogerie (100), pour enfermer ladite glace
(2).
9. Ensemble glace-lunette (1) selon la revendication 7 ou 8, caractérisé en ce qu'il comporte, à chaque dite zone de jonction (4), au moins une cale d'appui (5) constituée
par une cale périphérique d'espacement (50) ou par une cale inférieure (51).
10. Ensemble glace-lunette (1) selon la revendication précédente, caractérisé en ce que ladite cale périphérique (50) est montée sous contrainte entre ladite glace (2) et
ladite lunette (3) pour le maintien de ladite glace (2), et est agencée pour prendre
appui par son profil intérieur sur la glace (2) et par son profil extérieur sur la
lunette (3), la glace (2) équipée de ladite cale (50) étant logée dans le cran (30)
de façon éloignée de la lunette (3) en tout autre point qu'une zone de jonction (4).
11. Ensemble glace-lunette (1) selon l'une des revendications 7 à 10, caractérisé en ce que l'espace périphérique (7) compris entre ladite glace (2) et ladite lunette (3), au
moins en-dehors des surfaces où ladite glace (2) et ladite lunette (3) sont jointes
par ladite ou lesdites zones de jonction (4), est obturé de façon étanche avec des
moyens d'étanchéité (8) comportant au moins un joint souple ou au moins une membrane
élastique.
12. Ensemble glace-lunette (1) selon l'une des revendications 7 à 11, caractérisé en ce qu'il comporte, interposé entre, d'une part ladite glace (2), et d'autre part ledit cran
(30) de lunette ou bien une carrure (6) que comporte, juxtaposée à ladite lunette
(3), ladite pièce d'horlogerie (100), au moins un amortisseur de choc (10) monté à
distance de ladite glace (2) par rapport à la position d'équilibre de cette dernière.
13. Ensemble glace-lunette (1) selon l'une des revendications 7 à 12, caractérisé en ce qu'il comporte deux zones de jonction (4), et deux seulement.
14. Pièce d'horlogerie (100) comportant au moins un ensemble glace-lunette (1) selon l'une
des revendications 7 à 13, caractérisée en ce qu'elle comporte une carrure (6) dont un plan de jonction (60) est agencé pour coopérer
de façon étanche avec ladite lunette (3).