DOMAINE TECHNIQUE
[0001] La présente invention se rapporte au domaine général des corps creux pourvus d'une
surface intérieure en verre utilisables dans différents secteurs industriels, comme
par exemple le secteur de l'emballage (récipients en verre, du genre flacons ou pots,
destinés à contenir une substance liquide ou pâteuse, comme par exemple une substance
cosmétique ou pharmaceutique) ou de la construction (briques de verre creuses). L'invention
concerne également le domaine technique général du traitement des surfaces en verre,
dans un but fonctionnel et/ou décoratif.
[0002] L'invention concerne plus précisément un procédé de fabrication d'un corps creux
pourvu d'une surface intérieure en verre délimitant une cavité, ainsi qu'un tel corps
creux.
TECHNIQUE ANTERIEURE
[0003] Il est connu de recourir à des récipients en verre pour contenir des produits liquides,
en particulier dans les secteurs des industries cosmétique, pharmaceutique ou alimentaire.
En particulier, l'utilisation de verre pour la réalisation de récipients à parfum
liquide est particulièrement prisée, compte-tenu du caractère noble généralement prêté
au verre par les consommateurs, et des qualités objectives de transparence, de robustesse,
et de stabilité mécanique et chimique de ce matériau. C'est pourquoi, la totalité
ou quasi-totalité des parfums corporels liquides, et en particulier des parfums considérés
comme «
haut de gamme », sont contenus dans des flacons en verre.
[0004] Les qualités esthétiques d'un flacon à parfum s'avèrent d'ailleurs extrêmement importantes
pour l'attractivité commerciale globale d'un parfum. Dans cette optique, il s'avère
donc essentiel de proposer un flacon de parfum dont l'esthétique est très nettement
différente de celle des flacons de la concurrence, et présente un caractère particulièrement
attractif et valorisant pour le parfum contenu dans le flacon.
[0005] Cette tâche est toutefois rendue difficile pour deux raisons principales.
[0006] La première de ces raisons tient au fait que le verre est, du fait de sa nature même,
un matériau singulièrement difficile à travailler et à décorer dans des conditions
économiques acceptables, ce qui est pourtant primordial dans des secteurs économiques
«
grand public » comme le secteur de la parfumerie.
[0007] La seconde raison est relative à l'environnement auquel est soumis le verre constituant
les flacons de parfum et le contexte général d'utilisation de ces flacons. En particulier,
l'intérieur d'un flacon de parfum est en contact direct avec le parfum lui-même, qui
consiste habituellement en un liquide alcoolique. Cela signifie que toute décoration
disposée sur la surface intérieure du flacon, afin d'être visible par transparence
de l'extérieur par le consommateur, doit supporter d'être en permanence et à long
terme baignée dans une telle solution alcoolique, sans se déliter, se désagréger,
se décomposer ou se dissoudre, ce qui constitue un véritable défi technique. Outre
les effets catastrophiques en termes d'image de marque que pourrait engendrer une
détérioration d'une décoration intérieure de flacon sous l'effet de son immersion
prolongée dans le parfum liquide, une telle détérioration pourrait également entraîner
des problèmes sanitaires dans la mesure où la composition du parfum s'en trouverait
modifiée et contiendrait une phase plus ou moins dispersée de la matière ayant auparavant
constitué le décor de la surface intérieure du flacon. Ainsi, alors qu'il est extrêmement
intéressant, au moins pour des raisons esthétiques, de décorer la surface intérieure
d'un flacon en verre de façon qu'elle soit visible par transparence de l'extérieur,
un tel décor intérieur s'avère extrêmement délicat à réaliser en pratique compte-tenu
de l'agressivité du milieu alcoolique ambiant et de la difficulté à faire tenir un
revêtement sur un substrat de verre.
[0008] Le document
JP-2000129448 décrit un procédé conforme au préambule de la revendication 1, et un corps creux
conforme au préambule de la revendication 16.
[0009] Le document
US-6,251,482 décrit un exemple de fabrication de miroir dans lequel des feuilles de verre sont
tout d'abord polies, rincées puis sensibilisées au moyen d'une solution de chlorure
d'étain, ensuite rincées. Une solution aqueuse acide de PdCl
2 est ensuite pulvérisée sur les feuilles de verre. Les feuilles de verre ainsi activées
passent ensuite à une station de rinçage, puis à une station d'argenture où une solution
traditionnelle d'argenture est pulvérisée de façon à former, selon des conditions
de production conventionnelle, une couche contenant environ 800 à 850 mg/m
2 d'argent. La masse d'argent déposée est supérieure d'environ 100 mg/m
2 d'argent, c'est-à-dire environ 900 à 950 mg/m
2 d'argent. Le verre est ensuite rincé, et directement après le rinçage du revêtement
d'argent, une solution acidifiée de chlorure d'étain fraîchement formée est pulvérisée
sur les feuilles de verre argentées se déplaçant vers l'avant. D'autres étapes sont
ensuite mises en œuvre (pulvérisation d'un silane, rinçage, séchage, recouvrement
avec une peinture Levis).
EXPOSE DE L'INVENTION
[0010] Les objets assignés à l'invention visent en conséquence à porter remède à la problématique
exposée dans ce qui précède et à proposer un nouveau procédé de fabrication d'un corps
creux pourvu d'une surface intérieure en verre, permettant d'obtenir un corps creux
particulièrement attractif du point de vue esthétique.
[0011] Un autre objet de l'invention vise à proposer un nouveau procédé de fabrication d'un
corps creux pourvu d'une surface intérieure en verre, qui permet d'obtenir un corps
creux particulièrement esthétique et résistant à l'usage, tant du point de vue mécanique
que du point de vue chimique.
[0012] Un autre objet de l'invention vise à proposer un nouveau procédé de fabrication d'un
corps creux pourvu d'une surface intérieure en verre, qui permet d'obtenir un corps
creux particulièrement esthétique de façon extrêmement rapide et bon marché.
[0013] Un autre objet de l'invention vise à proposer un nouveau procédé de fabrication d'un
corps creux pourvu d'une surface intérieure en verre, qui est non seulement rapide
mais qui permet en outre de pourvoir ledit corps creux d'un décor particulièrement
homogène et exempt de défauts.
[0014] Un autre objet de l'invention vise à proposer un nouveau procédé de fabrication d'un
corps creux pourvu d'une surface intérieure en verre, permettant d'obtenir un corps
creux qui est non seulement très esthétique mais est en outre extrêmement robuste
et durable.
[0015] Un autre objet de l'invention vise à proposer un nouveau procédé de fabrication d'un
corps creux pourvu d'une surface intérieure en verre, permettant d'obtenir un corps
creux capable d'accueillir de manière stable et durable une substance fluide, et en
particulier une substance fluide relativement agressive du point de vue chimique.
[0016] Un autre objet de l'invention vise à proposer un nouveau corps creux pourvu d'une
surface intérieure en verre présentant une esthétique particulièrement attractive.
[0017] Un autre objet de l'invention vise à proposer un nouveau corps creux pourvu d'une
surface intérieure en verre à la décoration particulièrement élégante et recherchée,
et susceptible en outre de contribuer à la préservation de toute substance, en particulier
médicamenteuse, susceptible d'être contenue dans ledit corps creux.
[0018] Un autre objet de l'invention vise à proposer un nouveau corps creux pourvu d'une
surface intérieure en verre à la décoration particulièrement riche et attrayante.
[0019] Un autre objet de l'invention vise à proposer un nouveau corps creux pourvu d'une
surface intérieure en verre susceptible de contenir de manière fiable et durable une
substance fluide, et en particulier une substance fluide relativement agressive du
point de vue chimique.
[0020] Les objets assignés à l'invention sont atteints à l'aide d'un procédé selon la revendication
1.
[0021] Les objets assignés à l'invention sont également atteints à l'aide d'un corps creux
selon la revendication 16.
DESCRIPTIF SOMMAIRE DES DESSINS
[0022] D'autres objets et avantages de l'invention apparaîtront mieux à la lecture de la
description qui suit, ainsi qu'à l'aide des dessins annexés, donnés à titre purement
illustratif et non limitatif, dans lesquels :
- La figure 1 illustre, selon une vue schématique en perspective, un corps creux conforme
à l'invention constitué en l'espèce par un flacon destiné à accueillir un parfum corporel
liquide, ledit flacon étant fermé par un bouchon.
- La figure 2 illustre, selon une vue schématique en coupe, le flacon de la figure 1
ouvert.
- La figure 3 illustre, selon une vue schématique partielle en perspective, le principe
de fonctionnement d'une machine susceptible de contribuer à la mise en œuvre du procédé
conforme à l'invention.
MEILLEURE MANIERE DE REALISER L'INVENTION
[0023] L'invention concerne en premier lieu un procédé de fabrication d'un corps creux 1
pourvu d'une cavité intérieure 2 en verre délimitant une cavité 3.
[0024] Comme illustré aux figures 1 et 2, le corps creux 1 constitue de préférence un récipient
4 conçu pour contenir une substance liquide ou pâteuse dans la cavité 3, et en particulier
un liquide alcoolique tel qu'un parfum corporel. Dans ce cas, le récipient 4 est avantageusement
destiné à être fermé à l'aide d'un organe de fermeture 5, constitué par exemple par
un bouchon 5A.
[0025] Le procédé conforme à l'invention consiste ainsi en un procédé de fabrication d'un
flacon destiné à contenir une substance cosmétique liquide ou pâteuse, et de préférence
un liquide alcoolique parfumé. Il est cependant tout à fait envisageable que le procédé
conforme à l'invention constitue un procédé de fabrication d'un flacon destiné à accueillir
une substance autre que cosmétique, et par exemple une substance pharmaceutique, tel
qu'un médicament.
[0026] D'autres applications, autres que cosmétiques ou pharmaceutiques, sont bien entendu
envisageables. Par exemple, le corps creux 1 peut constituer une brique de verre creuse,
utilisable en construction et/ou en décoration, le procédé conforme à l'invention
consistant dans ce cas en un procédé de fabrication d'une brique de verre creuse.
[0027] Dans ce qui suit, pour des raisons de simplicité de description, seule la fabrication
d'un flacon à parfum sera détaillée, à titre purement illustratif et non limitatif.
[0028] Le procédé conforme à l'invention comprend bien entendu tout d'abord une étape de
fabrication ou de fourniture d'un corps creux 1 pourvu d'une surface intérieure 2
en verre délimitant une cavité 3. Le terme «
verre » doit être ici pris dans son acception classique, et désigne donc un verre minéral.
De préférence, cette étape de fabrication ou de fourniture du corps creux 1 avec surface
intérieure en verre 2 consiste en une fabrication ou en une fourniture d'un corps
creux d'un seul tenant, intégralement réalisé en verre, au sein duquel est ménagé
la cavité 3. En d'autres termes, le corps creux 1 est constitué par une pièce unique
fabriquée en un seul bloc, par exemple par un procédé de soufflage ou de moulage.
La réalisation d'un tel corps creux en verre, en particulier lorsque ledit corps creux
constitue un flacon, est parfaitement connue en tant que telle et peut être obtenue
par tout procédé verrier classique. Bien entendu, le fait que le corps creux 1 délimitant
la cavité 3 soit réalisé d'un seul tenant, et non par assemblage de pièces indépendantes,
rend d'autant plus difficile la décoration de l'intérieur du corps creux 1, notamment
lorsque ce dernier est pourvu d'un col (cas d'un flacon par exemple) qui restreint
encore l'accès à la cavité 3.
[0029] Le corps creux 1 est donc, comme exposé dans ce qui précède, pourvu d'une cavité
3 délimitée par une surface intérieure 2, c'est-à-dire que le corps creux 1 est évidé
et définit à ce titre un volume vide en son sein. De préférence, le corps creux 1
est conformé pour que la cavité 3 forme un étranglement 6 définissant une ouverture
7 permettant de mettre en communication la cavité 3 avec l'extérieur, ladite ouverture
7 étant de préférence destinée à coopérer avec ledit organe de fermeture 5 pour fermer
le corps creux 1 lorsque ce dernier constitue un récipient 4. Dans ce cas, la cavité
3 forme un volume intérieur vide entièrement fermé, à l'exception d'une ouverture
7 vers l'extérieur dont la section est réduite par rapport à la section moyenne de
la cavité 3, comme illustré à la figure Une telle configuration est caractéristique
d'un flacon pourvu d'un goulot, c'est-à-dire d'un col étroit permettant de mettre
en communication l'intérieur du flacon avec l'extérieur.
[0030] Conformément à l'invention, le procédé comprend en outre une étape de recouvrement
d'au moins une fraction de la surface intérieure 2 par un revêtement 8 de composition
majoritairement métallique. Il est en outre envisageable, afin d'obtenir des effets
esthétiques spécifiques, que la composition du revêtement 8 inclut une fraction (minoritaire)
d'un colorant, se présentant par exemple sous la forme d'un pigment coloré dispersé
de façon homogène dans le revêtement 8, mélangé au métal constituant majoritairement
ce dernier.
[0031] De préférence, l'étape de recouvrement est conçue pour que sensiblement la totalité
de la surface intérieure 2 soit recouverte par le revêtement 8 de composition majoritairement
métallique, comme illustré à la figure 2. Il est cependant tout à fait envisageable,
sans pour autant que l'on sorte du cadre de l'invention, qu'une fraction seulement
de la surface intérieure 2, c'est-à-dire de la surface située en regard du volume
vide formant la cavité 3, soit recouverte par le revêtement 8 en question.
[0032] De préférence, le revêtement 8 est de composition sensiblement intégralement métallique,
et est de préférence constitué par un métal brillant susceptible de procurer un effet
réfléchissant (effet «
miroir ») tel que l'argent, et dans une moindre mesure l'or, le nickel, le platine, le zinc
et le cuivre. Il est en particulier parfaitement envisageable que de manière avantageuse
le revêtement 8 soit majoritairement voire exclusivement composé d'or. Un tel revêtement
d'or, vu de l'extérieur à travers la paroi transparente du corps creux 1, procure
en effet un résultat esthétique tout à fait remarquable, l'or étant en outre tolérable
par l'organisme humain de sorte qu'il peut être mis au contact direct de la substance
susceptible d'être contenue par la cavité 3 (parfum par exemple).
[0033] Alternativement, il est par ailleurs envisageable que le revêtement 8 soit avantageusement
composé d'un métal précieux (métal noble), tel que le palladium, le rhodium, le ruthénium
ou l'osmium par exemple, ou d'un autre métal non précieux comme l'étain ou le cobalt.
Le recouvrement de la surface intérieure 2 par un tel revêtement de composition majoritairement
métallique permet de décorer le corps creux 1 de façon particulièrement originale,
dans la mesure où le revêtement métallique 8 est avantageusement visible par transparence
à travers la paroi 1A du corps creux 1 formant la surface intérieure 2. La surface
intérieure 2 peut être réalisée en verre blanc transparent, étant entendu qu'un verre
coloré et/ou translucide peut également donner de bons résultats esthétiques. Les
caractéristiques du verre utilisé, en particulier sa nature et son épaisseur, peuvent
influer avantageusement sur les effets esthétiques originaux conférés par le revêtement
8.
[0034] En outre, le caractère majoritairement métallique du revêtement 8 peut conférer des
propriétés fonctionnelles spécifiques au corps creux 1 qui en est pourvu sur sa surface
intérieure 2. Par exemple, un revêtement 8 essentiellement composé d'argent permet
de conférer des propriétés microbicides à la surface intérieure 2, ce qui s'avère
particulièrement utile dans le secteur pharmaceutique.
[0035] Avantageusement, le procédé conforme à l'invention comprend une étape de lavage,
de préférence à l'eau déminéralisée, de la surface intérieure 2 en verre, du corps
creux 1. De façon préférentielle, cette étape de lavage est effectuée à l'aide d'un
liquide de rinçage (de préférence de l'eau déminéralisée) dont le pH est sensiblement
supérieur ou égal à 5, et de façon encore plus préférentielle à 5,5. Le choix d'un
tel pH s'avère particulièrement bénéfique car il permet de sensiblement éviter, en
particulier lorsqu'est mis en œuvre un recouvrement par un revêtement 8 à base d'argent,
un phénomène de dégradation de la couche d'argent déposée sur la surface intérieure
2.
[0036] Ensuite, l'étape de recouvrement évoquée dans ce qui précède est mise en oeuvre.
[0037] Avantageusement, cette étape de recouvrement comprend en premier lieu une sous-étape
d'activation de la surface intérieure 2, afin d'obtenir ainsi une surface intérieure
2 activée, c'est-à-dire qui est plus réactive chimiquement que la surface intérieure
2 brute. De préférence, cette sous-étape d'activation permet d'augmenter l'énergie
de surface de la surface intérieure 2 en verre pour favoriser la réactivité chimique
de cette dernière. De préférence, la sous-étape d'activation est effectuée par mise
en contact de la surface intérieure 2 avec une solution de chlorure d'étain (SnCl
2) en tant qu'agent activateur (également appelé agent d'activation), le chlorure d'étain
s'avérant tout particulièrement adapté pour la mise en œuvre d'un procédé visant à
revêtir la surface intérieure 2 d'un revêtement d'argent. Avantageusement, la mise
en contact de la surface intérieure 2 avec la solution de chlorure d'étain formant
une solution d'activation consiste à remplir la cavité 3 avec la solution de chlorure
d'étain pendant un temps suffisant pour permettre l'activation de la surface intérieure
2 et obtenir une surface intérieure 2 activée. De préférence, la sous-étape d'activation
se fait par contact direct de la solution d'activation avec la surface intérieure
2, c'est-à-dire en l'absence de toute couche intermédiaire (couche d'amorce par exemple)
recouvrant la surface intérieure 2 en verre.
[0038] Par la suite, une fois la surface intérieure 2 activée, la solution de chlorure d'étain
est évacuée hors de la cavité 3. De façon alternative, la mise en contact de la surface
intérieure 2 avec la solution d'activation (en l'occurrence de chlorure d'étain) consiste
à effectuer une vaporisation de la solution de chlorure d'étain sur la surface intérieure
2, c'est-à-dire à pulvériser ladite solution de chlorure d'étain sur la surface intérieure
2 sous la forme de fines gouttelettes (spray). Une telle vaporisation peut par exemple
être effectuée à l'aide d'une buse de projection introduite dans le corps creux 1
(par exemple par l'ouverture 7 si ledit corps creux forme un flacon muni de l'ouverture
7 en question, de préférence par l'étranglement 6 et au-delà de ce dernier), un mouvement
de rotation et de translation relatif du corps creux 1 et de la buse étant mis en
œuvre pour que la solution de chlorure d'étain soit pulvérisée uniformément et de
façon homogène sur toute la surface intérieure 2 à traiter, quelle que soit la forme
de la cavité 3 définie par la surface intérieure 2. Une mise en contact de la surface
intérieure 2 avec la solution de chlorure d'étain par vaporisation de cette dernière
est particulièrement intéressante car elle permet un traitement industrialisé rapide,
avec une quantité de solution de chlorure d'étain bien inférieure à celle requise
pour la mise en œuvre de l'autre méthode de mise en contact décrite plus haut.
[0039] Quelle que soit la méthode retenue pour mettre en contact la surface intérieure 2
avec la solution de chlorure d'étain, il convient de respecter un temps de mise en
contact suffisant (par exemple de l'ordre d'une dizaine ou d'une quinzaine de secondes)
entre la surface intérieure 2 et la solution de chlorure d'étain avant de poursuivre
le procédé. Le respect de ce temps d'attente permet de limiter la présence de défauts
esthétiques au niveau du revêtement 8 et d'optimiser la tenue et la stabilité mécanique
et chimique dudit revêtement 8 sur la surface intérieure 2. L'étape de recouvrement
comprend ensuite avantageusement, après le temps d'attente évoqué ci-avant, une sous-étape
de rinçage de la surface intérieure 2 activée, pour éliminer les résidus éventuels
de la solution d'activation (laquelle est constituée de préférence d'une solution
de chlorure d'étain, comme exposé dans ce qui précède).
[0040] Dans un mode de réalisation, la surface intérieure 2 activée comprend une couche
d'activation (non représentée) formée par l'agent d'activation recouvrant au moins
partiellement la surface intérieure 2. Dans un mode de réalisation alternatif, l'étape
d'activation permet de créer non pas une couche d'activation mais des points d'activation
(non représentés) constitués par l'agent d'activation réparti de façon discrète, et
de préférence régulière, sur la surface intérieure 2. Avantageusement, l'étape de
recouvrement comprend par la suite une sous-étape de greffage de ladite surface intérieure
2 activée avec un agent de greffage, afin d'obtenir ainsi une surface intérieure 2
greffée.
[0041] La sous-étape de greffage permet ainsi de greffer chimiquement un agent de greffage
sur la surface intérieure 2 activée, par réaction chimique entre l'agent de greffage
et la surface intérieure 2 activée, ladite réaction conduisant à la formation de liaisons
chimiques entre l'agent de greffage et la surface intérieure 2 activée. En d'autres
termes, la sous-étape de greffage permet l'établissement de liaisons chimique entre
l'agent de greffage et l'agent d'activation. Alternativement, il est également envisageable
que la solution de greffage vienne s'accrocher directement sur la surface intérieure
2. Avantageusement, en particulier dans le cas d'un procédé visant à revêtir la surface
intérieure 2 d'un revêtement 8 en argent, l'agent de greffage est à base de palladium.
Avantageusement, la sous-étape de greffage comprend une mise en contact de la surface
intérieure 2 activée avec une solution de greffage, laquelle est constituée de préférence
par une solution de chlorure de palladium (PdCl
2). De manière particulièrement avantageuse, cette mise en contact de la surface intérieure
2 activée avec une solution de greffage est effectuée par remplissage de la cavité
3 avec ladite solution de greffage, et de préférence par remplissage complet (à ras-bord)
de ladite cavité 3.
[0042] De préférence, le remplissage de la cavité 3 avec la solution de greffage est effectué
de manière automatisée. Ainsi, dans un mode de réalisation particulièrement avantageux,
ce remplissage est effectué à l'aide d'une remplisseuse (machine de remplissage) comprenant,
comme illustré à la figure 3, une buse centrale 9 par laquelle transite et s'écoule
la solution de greffage (constituée de préférence d'une solution de chlorure de palladium)
vers et dans la cavité 3, et une buse d'aspiration périphérique 10, concentrique et
coaxiale à la buse centrale 9, destinée à aspirer le trop-plein éventuel de solution
de greffage. Plus précisément, la double buse est destinée à venir s'aboucher à l'ouverture
7 donnant accès à la cavité 3 de telle sorte que la buse d'aspiration périphérique
10, dont le diamètre est adapté à celui de l'ouverture 7, empêche un éventuel débordement
de la solution de greffage hors du récipient 4. A cette fin, l'introduction de la
solution de greffage par la buse centrale 9 et l'aspiration par la buse périphérique
10 sont de préférence menées de façon simultanée. De manière avantageuse, la double
buse est conçue pour permettre un contact direct de la solution de greffage avec la
surface intérieure 2 quelle que soit la forme du corps creux 1, notamment s'il constitue
un flacon 4 avec un étranglement 6.
[0043] La mise en œuvre d'une telle remplisseuse, laquelle constitue d'ailleurs une invention
en tant que telle, indépendamment des autres aspects décrits ici, permet un gain considérable
de productivité, puisqu'elle permet, à titre indicatif, de traiter environ 5 flacons
(de contenance égale à 130 ml) par minute au lieu de 0,3 flacon par minute dans le
cadre un procédé mis en œuvre manuellement. Une fois le récipient 4 rempli, de préférence
complètement, avec la solution de chlorure de palladium, cette dernière est laissée
à l'intérieur du récipient 4, en contact avec la surface intérieure 2 en verre, pendant
un temps de contact suffisant pour réaliser des liaisons chimiques entre l'agent d'activation
présent superficiellement sur la surface intérieure 2 activée et l'agent de greffage
contenu dans la solution de greffage.
[0044] Dans un mode de réalisation, l'agent de greffage est conçu pour former une couche
de greffage (non représentée) qui recouvre avantageusement, au moins partiellement,
l'agent d'activation (qui se présente sous la forme d'une couche d'activation ou d'une
distribution de points d'activation) qui est accroché directement à la surface intérieure
2. La surface intérieure 2 est ainsi recouverte, au moins en partie, par lesdites
couches d'activation et de greffage, lesquelles sont préférentiellement superposées.
L'étape de greffage permet à l'agent de greffage de former des liaisons chimiques
avec l'agent d'activation au niveau des points (ou de la couche) d'activation présents
sur la surface intérieure 2, de manière à ce que s'établissent des liaisons chimiques
entre l'agent d'activation et l'agent de greffage pour former des points d'accroche
pour le revêtement 8 métallique. Par exemple, dans l'exemple de réalisation préférentielle
visant à réaliser un revêtement 8 en argent, la solution de chlorure de palladium
est laissée pendant un temps de contact suffisant (par exemple de l'ordre d'une vingtaine
ou d'une trentaine de secondes) pour réaliser des liaisons entre le palladium et l'étain.
[0045] À l'issue de cette période de mise en contact, le corps creux 1, constitué dans l'exemple
illustré aux figures par le récipient 4, est vidé, c'est-à-dire que la solution de
greffage est évacuée hors de la cavité 3. Avantageusement, le procédé conforme à l'invention
comprend une étape de récupération de la solution de greffage après sa mise en contact
avec la surface intérieure 2 activée, dans la mesure où cette solution récupérée peut
être à nouveau utilisée pour greffer une autre surface intérieure d'un autre corps
creux. À titre indicatif, une quantité d'environ 2 ml de palladium est nécessaire
pour traiter un flacon dont la contenance, c'est-à-dire le volume de la cavité 3,
est de 130 ml.
[0046] De façon alternative, la mise en contact de la surface intérieure 2 activée avec
la solution de greffage (en l'occurrence de chlorure de palladium) consiste à effectuer
une vaporisation de la solution de chlorure de palladium sur la surface intérieure
2 activée, c'est-à-dire à pulvériser ladite solution de chlorure de palladium sur
la surface intérieure 2 activée sous la forme de fines gouttelettes (spray). Une telle
vaporisation peut par exemple être effectuée à l'aide d'une buse de projection introduite
dans le corps creux 1 (par exemple par l'ouverture 7 si ledit corps creux forme un
flacon muni de l'ouverture 7 en question, de préférence par l'étranglement 6 et au-delà
de ce dernier), un mouvement de rotation et de translation relatif du corps creux
1 et de la buse étant mis en œuvre pour que la solution de chlorure de palladium soit
pulvérisée uniformément et de façon homogène sur toute la surface intérieure 2 activée
à traiter. Une mise en contact de la surface intérieure 2 activée avec la solution
de chlorure de palladium par vaporisation de cette dernière est particulièrement intéressante
car elle permet un traitement industrialisé rapide, avec une quantité de solution
de chlorure de palladium bien inférieure à celle requise pour la mise en œuvre de
l'autre méthode de mise en contact décrite plus haut.
[0047] Quelle que soit la méthode retenue pour mettre en contact la surface intérieure 2
avec la solution de chlorure d'étain, il convient de respecter un temps de mise en
contact suffisant (par exemple de l'ordre d'une trentaine de secondes dans le cas
où la solution est vaporisée) entre la surface intérieure 2 et la solution de chlorure
d'étain avant de poursuivre le procédé. Le respect de ce temps d'attente permet de
limiter la présence de défauts esthétiques au niveau du revêtement 8 et d'optimiser
la tenue et la stabilité mécanique et chimique dudit revêtement 8 sur la surface intérieure
2. Avantageusement, le procédé conforme à l'invention comprend, après la sous-étape
de greffage, une étape de rinçage de la surface intérieure 2 greffée pour enlever
les résidus de la solution de greffage. Par exemple, lorsque la solution de greffage
est constituée d'une solution de chlorure de palladium, l'étape de rinçage permet
d'enlever les résidus de chlore et ne laisser ainsi que le palladium sur la surface
intérieure 2.
[0048] La sous-étape d'activation est mise en œuvre avant la sous-étape de greffage, tel
que cela est précédemment décrit, de manière à obtenir une surface intérieure 2 activée
puis greffée. Alternativement, la sous-étape de greffage est avantageusement réalisée
avant ladite sous-étape d'activation ou simultanément avec cette dernière. Quelle
que soit la chronologie desdites sous-étapes d'activation et de greffage, ces dernières
conduisent à la formation, sur la surface intérieure 2, de points d'ancrage pour le
revêtement métallique 8, lesdits points d'ancrage étant composés des agents d'activation
et de greffage, lesquels sont avantageusement liées entre eux.
[0049] Les sous-étapes d'activation et de greffage sont préférentiellement réalisées à l'aide
de buses de remplissage qui présentent l'intérêt de permettre un recouvrement efficace
et simple de la surface intérieure 2 de tout type de corps creux 1, quelle que soit
sa forme et même en présence d'un étranglement 6 formant un goulot débouchant sur
l'ouverture 7. De manière avantageuse, ces deux sous-étapes, simultanées ou consécutives,
permettent d'obtenir une surface intérieure 2 comprenant des points de fixation à
la surface du verre qui facilitent et améliorent de manière particulièrement efficace
l'accroche du métal sur le verre. Avantageusement, l'étape de recouvrement mise en
œuvre dans le procédé conforme à l'invention comprend une sous-étape de métallisation
permettant d'obtenir une surface intérieure métallisée, ladite sous-étape de métallisation
comprenant elle-même :
- une opération de mise en contact de la surface intérieure 2 greffée avec une solution
renfermant des ions métalliques, de préférence des ions argent,
- et une opération d'introduction d'un agent réducteur, constitué de préférence par
un gluconate, dans ladite solution renfermant des ions métalliques (de préférence
des ions argent), alors que cette dernière est en contact avec la surface intérieure
greffée, pour transformer les ions métalliques en métal (de préférence en argent)
qui s'accroche à l'agent de greffage (qui est de préférence du palladium) présent
superficiellement sur la surface intérieure 2.
[0050] Il est cependant tout à fait envisageable, à titre alternatif, que ladite sous-étape
de métallisation soit menée de façon inverse, c'est-à-dire qu'elle comprenne :
- une opération de mise en contact de la surface intérieure 2 greffée avec une solution
d'agent réducteur, constitué de préférence par un gluconate,
- et une opération d'introduction d'ions métalliques, de préférence des ions argent,
dans ladite solution d'agent réducteur, alors que cette dernière est en contact avec
la surface intérieure greffée, pour transformer les ions métalliques en métal (de
préférence en argent) qui s'accroche à l'agent de greffage (qui est de préférence
du palladium) présent superficiellement sur la surface intérieure 2.
[0051] Avantageusement, l'opération de mise en contact de la surface intérieure 2 greffée
avec la solution renfermant des ions métalliques, sous forme par exemple d'au moins
un sel métallique, est effectuée par remplissage, éventuellement complet (à ras-bord)
de la cavité 3 avec ladite solution renfermant des ions métalliques. L'agent réducteur,
qui est de préférence un gluconate, est ensuite introduit dans la solution remplissant
la cavité 3 pour transformer les ions métalliques (constitués par exemple d'ions argent
Ag
+) en métal (constitué par exemple d'argent) qui va être accroché à l'agent de greffage
(constitué par exemple de palladium, qui donne d'excellents résultats en vue d'obtenir
un revêtement 8 en argent).
[0052] A titre indicatif, la solution renfermant des ions métalliques contient de préférence,
dans le cas d'une solution destinée à réaliser un revêtement 8 d'argent, environ 2
ml d'argent pour un flacon à traiter dont la contenance (volume de la cavité 3) est
d'environ 130 ml. De préférence, ladite solution renfermant des ions argent comprend
au moins du nitrate d'argent (AgNO
3). La réalisation de la métallisation par soumission de la surface intérieure 2 à
une solution liquide s'avère particulièrement avantageuse du point de vue industriel,
du fait de sa simplicité et de son coût compétitif.
[0053] En particulier, cette métallisation par simple remplissage du flacon avec différentes
solutions (solution d'activation, solution de greffage et solution de métallisation)
ne requiert aucun moyen industriel complexe et onéreux, et ne nécessite qu'un appareillage
basique et robuste, facilement automatisable. De ce fait, le procédé conforme à l'invention
présente, dans ses modes de réalisation les plus avantageux décrits dans ce qui précède,
une excellente efficacité industrielle, avec une productivité élevée permettant des
cadences de production importante et un prix de revient relativement bas, pour un
excellent résultat, notamment esthétique. En particulier, la vaporisation desdites
solution d'activation et de greffage à l'aide d'une buse 9 facilite la mise en œuvre
du procédé de l'invention, quelle que soit la forme du corps creux 1, notamment s'il
comprend un étranglement 6. L'activation et le greffage, en particulier à l'étain
et au palladium, permettent une excellente accroche du métal sur le verre sans altérer
l'aspect dudit métal (pas de jaunissement ni de perte d'éclat). Ces agents d'activation
et de greffage avantageusement toujours présents à l'issue du procédé et forment une
interface de fixation entre la surface intérieure 2 en verre et le revêtement métallique
8. Avantageusement, l'étape de recouvrement comprend, avant la mise en œuvre de la
sous-étape de métallisation, une sous-étape d'étuvage du corps creux 1 (c'est-à-dire
en l'espèce du récipient 4) visant à élever la température de la surface intérieure
2.
[0054] Par exemple, dans le cadre d'un procédé de recouvrement de la surface intérieure
2 par une couche d'argent (avec une solution de chlorure d'étain comme solution d'activation
et une solution de chlorure de palladium comme solution de greffage), cette sous-étape
d'étuvage est menée de préférence à une température sensiblement comprise entre 20
et 100°, de préférence d'environ 80°C, de façon que le corps creux 1 sorte de l'étuve
à une température comprise de préférence entre 30 et 80°C, et par exemple sensiblement
égale à 60°C. La sous-étape de métallisation est ensuite menée sur le corps creux
1 (c'est-à-dire le flacon dans l'exemple illustré aux figures) encore chaud, ce qui
permet d'accélérer la réaction de réduction qui transforme les ions argent en argent
métallique. Ainsi, grâce à l'étape d'étuvage qui permet de porter le flacon par exemple
à environ 60°C, la réaction de transformation des ions argent en argent métallique
peut ne durer qu'une vingtaine de secondes alors qu'à température ambiante (environ
20°C) elle aurait pu durer beaucoup plus longtemps (par exemple environ 1 heure).
[0055] Avantageusement, la sous-étape de métallisation comprend également une opération
d'agitation, de préférence mécanisée, de la surface intérieure 2 greffée, alors qu'elle
est en contact avec ladite solution renfermant à la fois les ions métalliques et l'agent
réducteur, pour obtenir un dépôt métallique sensiblement homogène sur la surface intérieure
2 greffée. En d'autres termes, le corps creux 1, c'est-à-dire avantageusement le recipient
4, est remue, secoue, pour que le métal issu de la réaction ae réduction se répartisse
de façon régulière sur toute la surface intérieure 2 concernée. Ainsi, dans l'exemple
spécifique de réalisation visant à recouvrir d'argent la surface intérieure 2, l'opération
d'agitation permet d'obtenir un revêtement argenté sur la surface intérieure 2 dont
l'épaisseur E
1 est particulièrement uniforme sur toute la surface traitée. Comme indiqué dans ce
qui précède, l'opération d'agitation est de préférence mécanisée, voire même automatisée,
à l'aide de moyens classiques permettant de maintenir le flacon 4 et de le secouer.
Ceci n'exclut bien entendu absolument pas que l'opération d'agitation puisse être
réalisée manuellement. Toutefois, la mise en œuvre d'une agitation mécanisée permet
un gain de productivité important, puisque combinée avec la mise en œuvre d'un remplissage
automatisé de solution de greffage (à l'aide d'une remplisseuse, comme exposé dans
ce qui précède), il s'avère possible de traiter une dizaine de flacons (de 130 ml
de contenance) par minute, tout en diminuant les quantités de solution renfermant
des ions métalliques et d'agent réducteur. Ainsi, il est possible d'obtenir à l'aide
d'opérations très simples de remplissage et de remuage du récipient 4 une couche métallique
particulièrement homogène, résistante et décorative sur la surface intérieure 2 dudit
récipient 4, quelle que soit la forme de ce dernier.
[0056] La sous-étape de métallisation est menée de façon à ce que la paroi intérieure 2
soit recouverte par le revêtement 8 selon une quantité surfacique supérieure ou égale
à 1 000 mg/m
2. Dans un mode de réalisation avantageux, la quantité surfacique est sensiblement
supérieure ou égale à 1 500 mg/m
2, de préférence sensiblement supérieure ou égale à 2 000 mg/m
2.
[0057] Le recours à une telle quantité surfacique pour le revêtement 8 permet avantageusement
d'obtenir un revêtement 8 réfléchissant et opaque, sans avoir à recourir à des couches
additionnelles. L'obtention de ces caractères réfléchissant et opaque est particulièrement
appréciable d'un point de vue esthétique, et permet en outre de contribuer avantageusement
à préserver les qualités de la substance liquide ou pâteuse contenue dans le corps
creux 1, notamment lorsqu'il s'agit de parfum, en empêchant la lumière de l'atteindre.
Le recours à une telle quantité surfacique permet en outre que le revêtement soit
maintenu correctement sur la surface intérieure 2, sans risque important de détachement
intempestif.
[0058] Une quantité surfacique de métal environ égale à 1 200 mg/m
2 est tout particulièrement préférée, tant en termes d'effet décoratif que de résistance
mécanique et chimique. La valeur de 1 200 mg/m
2 s'avère particulièrement optimale dans le cas d'un procédé visant à recouvrir la
paroi intérieure 2 d'un revêtement 8 en argent.
[0059] Avantageusement, la sous-étape de métallisation comprend une opération terminale
de vidange de la cavité 3 consistant à évacuer la solution renfermant les ions métalliques
et l'agent réducteur hors du flacon. La solution ainsi récupérée peut éventuellement
être réutilisée pour la métallisation d'une autre surface intérieure 2 d'un autre
flacon.
[0060] De préférence, l'opération de vidange en question n'est effectuée qu'une fois que
la solution contenue dans la cavité 3 (mélange de solutions renfermant des ions argent
et d'un réducteur) présente un aspect clair, translucide, signant l'achèvement de
la réaction chimique et donc du processus de recouvrement. Avantageusement, la surface
intérieure 2 métallisée est ensuite lavée pour éliminer les résidus de l'agent réducteur.
[0061] Avantageusement, le procédé conforme à l'invention comprend enfin une étape de cuisson,
postérieure à la sous-étape de métallisation, dans laquelle la surface intérieure
2 métallisée est cuite pour sécher et durcir le film métallique présent sur la surface
intérieure 2 en conséquence de la mise en œuvre de la sous-étape de métallisation,
ledit film métallique constituant le revêtement 8.
[0062] Par exemple, dans le cas d'un procédé visant à recouvrir d'une couche d'argent la
surface intérieure 2, le flacon 4 avec sa surface intérieure 2 métallisée est cuit
à une température comprise entre sensiblement 50 et 300°C, de préférence d'environ
180°C, pendant environ 30 minutes, ce qui permet d'obtenir un film argenté sec et
dur sur la surface intérieure 2. Le revêtement 8 d'argent ainsi obtenu est attaché
de manière extrêmement robuste à la surface intérieure 2 du flacon, et satisfait au
test dit «
de la tenue au ruban d'adhésif » consistant à appliquer un morceau de ruban adhésif sur le revêtement 8 recouvrant
la paroi intérieure 2, puis à retirer ce ruban adhésif sans que ne soit arraché de
manière significative le revêtement 8 argenté.
[0063] Le revêtement obtenu résiste également au test dit « de
la pointe de crayon », c'est-à-dire qu'il n'est sensiblement pas rayé lorsqu'il est griffé par la mine
d'un crayon en papier de dureté 5H. Enfin, il a été constaté qu'un revêtement 8 argenté
obtenu conformément à ce qui est exposé dans ce qui précède supporte parfaitement
d'être mis en contact prolongé avec un liquide alcoolique, et en particulier avec
un parfum. En particulier, un revêtement argenté déposé sur la surface intérieure
2 d'un flacon en verre, conformément au procédé selon l'invention, s'avère tout à
fait stable lorsqu'il est immergé dans un jus alcoolique pendant au moins six mois
à température ambiante, et pendant au moins trois mois à 45°C. Des étapes complémentaires
peuvent par ailleurs être optionnellement mises en oeuvre à l'issue de l'étape de
cuisson. Ainsi, il est envisageable de recouvrir le revêtement métallique 8 d'un film
de vernis à visée décorative et/ou protectrice.
[0064] Il est également envisageable, une fois le revêtement 8 réalisé, de dessiner sur
ce dernier un motif décoratif par enlèvement du métal à l'aide d'un faisceau laser.
En l'espèce, le faisceau laser prend avantageusement sa source à l'extérieur du corps
creux 1 et traverse la paroi 1A de ce dernier pour atteindre le revêtement 8 de l'extérieur
du corps creux 1 pour modifier, de préférence supprimer, au moins en partie ledit
revêtement 8.
[0065] Il est ainsi possible de retirer, au moins partiellement, le revêtement 8 afin de
créer un motif décoratif esthétique créé à partir des différences entre la surface
intérieure 2 recouverte par le revêtement 8 et celle non recouverte. Afin de réaliser
ce retrait ciblé et contrôlé dudit revêtement 8, on peut par exemple utiliser un laser
fibré, par exemple un laser de type Nd-Yag, placé à l'extérieur du corps creux 1 et
émettant un faisceau laser capable de traverser la paroi 1A.
[0066] D'autres étapes complémentaires optionnelles peuvent également être mises en œuvre
avant l'étape de recouvrement par le revêtement 8. Par exemple, le procédé peut avantageusement
comprendre, à son début, une opération préalable de coloration de la surface intérieure
2, par recouvrement de cette dernière d'une couche colorée, par tout moyen connu dans
le domaine, en vue d'obtenir une surface intérieure 2 colorée.
[0067] L'étape de recouvrement par le revêtement 8 est ensuite mise en œuvre sur cette surface
intérieure 2 colorée, ce qui conduit à l'obtention d'une surface intérieure 2 recouverte
d'un empilement de deux couches successives, savoir une couche colorée et un revêtement
8 de composition majoritairement métallique. Une telle interposition, entre la surface
intérieure 2 et le revêtement 8, d'une couche colorée, permet d'obtenir un résultat
esthétique particulièrement original et attractif.
[0068] En outre, le procédé de l'invention peut comprendre avantageusement une sous-étape
de protection dudit revêtement 8 par une couche protectrice (non représentée) qui
vient en contact direct avec la substance liquide ou pâteuse contenue dans ledit corps
creux 1. La couche protectrice protège d'une part ledit revêtement 8 d'une éventuelle
incompatibilité avec ladite substance liquide ou pâteuse, et d'autre part ladite substance
liquide ou pâteuse d'un risque éventuel d'altération de ses propriétés au contact
dudit revêtement 8.
[0069] La couche protectrice est composée par exemple d'une couche vitreuse obtenue par
un procédé sol-gel, d'un vernis, d'une laque de protection, d'oxydes métalliques ou
d'une matière plastique obtenue par plastification.
[0070] Il est également particulièrement avantageux de procéder, juste avant l'étape de
cuisson et après la sous-étape de métallisation, à un essuyage du corps creux 1 en
vue d'éliminer les éventuelles salissures, gouttelettes ou traces diverses présentes
sur le corps creux 1. En effet, après l'étape de cuisson, de tels défauts se transforment
en inclusions et défauts esthétiques irrémédiables qu'il est impossible de corriger.
[0071] Dans ce qui précède, le procédé a été décrit essentiellement en regard d'une variante
préférentielle visant à recouvrir d'argent la surface intérieure 2. Cependant, le
procédé peut être mis en œuvre avec d'autres métaux, tels que l'or, le cuivre, le
nickel, le zinc ou le platine par exemple, en adaptant en particulier la nature et
la composition des agents d'activation, de greffage et le réducteur.
[0072] De manière avantageuse, le procédé de fabrication de l'invention comprend des étapes
sensiblement identiques quelle que soit la nature du revêtement métallique.
[0073] En particulier, le premier tableau comparatif suivant indique, à titre purement illustratif,
des exemples de procédés conformes à l'invention permettant l'obtention d'un revêtement
8 métallique comprenant de l'argent, du cuivre (cuivre 1 ou cuivre 2), de l'or ou
du nickel :
Tableau 1
| ETAPE |
ARGENT |
CUIVRE |
CUIVRE II |
OR |
NICKEL |
| 1 |
Rinçage |
Rinçage |
Rinçage |
Rinçage |
Rinçage |
| 2 |
Activation |
Activation |
Activation |
Activation |
Activation |
| 3 |
Rinçage |
Rinçage |
Rinçage |
Rinçage |
Rinçage |
| 4 |
Greffage |
Greffage |
Greffage |
Greffage |
Greffage |
| 5 |
Rinçage |
Rinçage |
Rinçage |
Rinçage |
Rinçage |
| 6 |
Etuvage à 30-80°C |
Etuvage à température ambiante |
Etuvage à température ambiante |
Etuvage à température ambiante |
Etuvage à température ambiante |
| 7 |
Métallisation : introduction de la solution de sel métallique |
Métallisation : Introduction de la solution de sel métallique |
Métallisation : Introduction de la solution de sel métallique |
Métallisation : Introduction de la solution de sel métallique |
Métallisation : Introduction de la solution de sel métallique |
| 8 |
Métallisation : Introduction de la solution réductrice |
Métallisation : Introduction de la solution réductrice |
Métallisation : Introduction de la solution réductrice |
Métallisation : Introduction de la solution réductrice |
Métallisation : Introduction de la solution réductrice |
| 9 |
Agitation et remplissage partiel du flacon |
Agitation et remplissage partiel du flacon |
Agitation et remplissage complet du flacon |
Agitation et remplissage partiel du flacon |
Agitation et remplissage complet du flacon |
| 10 |
néant |
néant |
Chauffage à 30-90°C |
néant |
Chauffage à 30-90°C |
| 11 |
Vidage |
Vidage |
Vidage |
Vidage |
Vidage |
| 12 |
Rinçage |
Rinçage |
Rinçage |
Rinçage |
Rinçage |
| 13 |
Cuisson à 50 - 180°C |
Cuisson sous atmosphère neutre |
Cuisson à sous atmosphère neutre |
Cuisson à 50 - 180°C |
Cuisson à 50 - 180°C |
[0074] Ce premier tableau permet de mettre en évidence des étapes du procédé sensiblement
identiques d'un métal à l'autre.
[0075] Le deuxième tableau comparatif suivant précise les produits et les réactifs avantageusement
utilisés au cours des étapes décrites dans le premier tableau :
Tableau 2
| COMPOSANTS |
ETAPE |
ARGENT |
CUIVRE I |
CUIVRE II |
OR |
NICKEL |
| Sel métallique |
7 |
Ag+ |
Cu2+ ou Cu+ |
Cu2+ ou Cu+ |
Au+ ou Au3+ |
Ni2+ |
| Agent complexant |
7 |
EDTA et autres complexants aminés, sel de rochelle, gluconate, acides organiques,
ammoniaque, acides organiques |
| Agent réducteur |
8 |
Formaldéhyde, gluconate, hydrazine, hydroxylamine, diméthylamine borane, borohydrure,
acide glyoxylique, acide hypophosphoreux ou ses sels |
[0076] De préférence, le sel métallique est mélangé avec un agent complexant en solution
afin de faciliter la réaction ultérieure de réduction. Les agents complexants et réducteurs
indiqués dans le deuxième tableau sont donnés à titre purement indicatif et il est
en outre parfaitement envisageable de déposer le métal avec plusieurs couples agent
complexant - agent réducteur. Il existe également d'autres agents réducteurs qui sont
particulièrement efficaces et peuvent conduire à la réduction des sels métalliques.
De même, il existe une vaste gamme d'agents complexants qui peuvent être utilisés
avec la solution de sel métallique pour la réaction de réduction.
[0077] Selon l'agent réducteur choisi, on ajuste le pH pour être dans la plage de fonctionnement
de l'agent réducteur.
[0078] Ces deux tableaux présentent donc quelques exemples de réalisation du procédé de
l'invention, lequel peut comprendre également d'autres étapes optionnelles, telles
que celles précédemment décrites (couche protectrice, découpe du revêtement, etc.).
[0079] L'invention concerne également en tant que tel un corps creux 1 susceptible d'être
obtenu par le procédé conforme à l'invention décrit dans ce qui précède, et de préférence
directement obtenu par le procédé en question.
[0080] Comme expliqué précédemment, le corps creux 1 est pourvu d'une surface intérieure
2 en verre délimitant une cavité 3 dont une fraction au moins est recouverte par un
revêtement 8 de composition majoritairement métallique.
[0081] De préférence, le revêtement 8 est majoritairement constitué d'un métal pris dans
le groupe suivant : argent, or, cuivre, nickel, zinc, platine. La métallisation de
la surface intérieure du corps creux 1 permet d'obtenir, comme exposé dans ce qui
précède en relation avec le procédé, un excellent effet décoratif. En particulier,
le revêtement 8 est avantageusement visible par transparence à travers la paroi 1A
délimitant la cavité 3. La face intérieure de cette paroi 1A correspond à la paroi
intérieure 2 sur laquelle est déposé le revêtement 8. Cette paroi 1A présente également
une face extérieure opposée 11 sur laquelle il est possible d'apposer, par tous moyens
connus, un marquage 12, et de préférence un marquage 12 à visée décorative. Le marquage
12 est ainsi séparé du revêtement 8 métallique par l'épaisseur E
2 de la paroi 1A définissant la cavité 3. Le marquage 12 se reflète ainsi sur le revêtement
8, en particulier lorsque ce dernier est un revêtement en argent qui procure un excellent
effet
« miroir », de sorte que l'utilisateur perçoit à la fois le marquage 12 mais également son
reflet distant 13 et/ou son ombre sur le revêtement 8 ce qui est particulièrement
attractif d'un point de vue esthétique. Par exemple, le marquage 12 peut être réalisé
par sérigraphie, l'opération de sérigraphie étant suivie d'une cuisson qui contribue
d'ailleurs à renforcer la tenue et la stabilité du revêtement 8.
[0082] Une autre possibilité pour renforcer la tenue mécanique et la stabilité chimique
du revêtement 8 consiste en la mise en œuvre d'une étape optionnelle de pulvérisation
à chaud (c'est-à-dire sur le corps creux 1 chauffé) d'un oxyde métallique (par exemple
de l'oxyde de titane en solution) sur le revêtement 8, par exemple après l'étape de
cuisson. Un dépôt de l'oxyde métallique par plasma est également envisageable. Cette
opération de recouvrement du revêtement 8 par un oxyde métallique permet d'améliorer
la «
tenue au jus » du revêtement 8. Avantageusement, le revêtement 8 recouvre la surface intérieure
2 selon une masse surfacique sensiblement supérieure ou égale à 800 mg/m
2, et de préférence sensiblement supérieure ou égale à 1 000 mg/m
2, une valeur environ égale à 1 200 mg/m
2 étant préférée pour des raisons de résistance et d'esthétique, en particulier lorsque
le revêtement est majoritairement constitué d'argent.
[0083] De préférence, la surface intérieure 2 est sensiblement intégralement recouverte
par le revêtement 8, comme illustré à la figure 2, tandis que l'épaisseur E
1 dudit revêtement 8 est avantageusement sensiblement uniforme. Il est cependant tout
à fait envisageable que seule une fraction de la surface intérieure 2 soit recouverte
par le revêtement 8, un tel recouvrement sélectif étant obtenu par exemple par masquage
temporaire de la fraction de la surface intérieure 2 qui n'est pas destinée à être
recouverte par le revêtement 8. Il est ainsi envisageable que les zones non recouvertes
de la surface intérieure 2 dessinent un motif décoratif. Alternativement, il est également
parfaitement envisageable qu'une partie du revêtement 8 soit découpé à l'aide d'un
faisceau laser tel que susmentionné.
[0084] Avantageusement, le corps creux 1 conforme à l'invention comprend une pièce de verre
d'un seul tenant au sein de laquelle est ménagée la cavité 3. Le corps creux 1 est
également de préférence conçu pour être saisi et manipulé à la main.
[0085] Dans une variante particulièrement préférée, et comme exposé dans ce qui précède,
le corps creux 1 conforme à l'invention constitue préférentiellement un récipient
4 conçu pour contenir une substance liquide ou pâteuse dans la cavité 3, et en particulier
un liquide alcoolique tel qu'un parfum corporel, ledit récipient étant destiné à être
fermé à l'aide d'un organe de fermeture 5. Plus précisément, la cavité 3 forme avantageusement
un étranglement 6 définissant une ouverture 7 permettant de mettre en communication
la cavité 3 avec l'extérieur, ladite ouverture 7 étant destinée à coopérer avec l'organe
de fermeture 5, constitué de préférence par un bouchon 5A, pour fermer ledit récipient.
Avantageusement, le corps creux 1 constitue ainsi un flacon 4, qui comprend un étranglement
6 formant goulot au niveau de son ouverture 7, destiné au stockage et à la distribution
d'un parfum corporel liquide, étant entendu que le corps creux 1 est préférentiellement
conçu pour que le revêtement 8 soit en contact, et de préférence en contact direct,
avec ladite substance liquide ou pâteuse. En d'autres termes, le corps creux 1 est
conçu pour que le revêtement 8 délimite lui-même directement la cavité 3, c'est-à-dire
qu'il forme la couche la plus superficielle de la paroi intérieure 2, destinée à être
en contact avec la substance contenue dans ladite cavité 3. Il est cependant tout
à fait envisageable, selon une variante de réalisation déjà évoquée dans ce qui précède
du point de vue du procédé, que le revêtement 8 soit lui-même recouvert d'une couche
protectrice, par exemple à base d'oxydes métalliques (oxyde de titane par exemple).
POSSIBILITE D'APPLICATION INDUSTRIELLE
[0086] L'invention trouve son application industrielle dans la conception et la fabrication
de corps creux pourvus d'une surface intérieure en verre utilisables dans différents
secteurs industriels, en particulier dans le secteur de l'emballage ou de la construction.
1. Procédé de fabrication d'un corps creux (1) pourvu d'une surface intérieure (2) en
verre délimitant une cavité (3), ledit corps creux constituant un récipient (4), ledit
procédé comprenant une étape de recouvrement d'au moins une fraction de ladite surface
intérieure (2) par un revêtement métallique (8), caractérisé en ce que ledit corps creux (1) comprend une pièce de verre d'un seul tenant au sein de laquelle
est ménagée ladite cavité (3) et constituant un récipient (4) conçu pour contenir
dans la cavité (3) une substance cosmétique formée par un liquide alcoolique tel qu'un
parfum corporel, la surface intérieure (2) étant recouverte par le revêtement (8)
selon une quantité surfacique supérieure ou égale à 1 000 mg/m2, ladite étape de recouvrement comprenant une sous-étape d'activation de la surface
intérieure (2) par mise en contact de la surface intérieure (2) avec un agent d'activation,
afin d'obtenir ainsi une surface intérieure (2) activée, et par la suite une sous-étape
de greffage de ladite surface intérieure (2) activée avec un agent de greffage, afin
d'obtenir ainsi une surface intérieure (2) greffée.
2. Procédé selon la revendication précédente caractérisé en ce que ladite paroi (1A) du corps creux (1) présente une face intérieure correspondant à
la surface intérieure (2) sur laquelle est déposé le revêtement (8), et présente également
une face extérieure opposée (11) sur laquelle est apposé un marquage (12), qui est
ainsi séparé du revêtement (8) par l'épaisseur (E2) de la paroi (1A) définissant la cavité (3).
3. Procédé selon la revendication précédente caractérisé en ce que ledit marquage (12) est réalisé par sérigraphie suivie d'une cuisson.
4. Procédé selon l'une des revendications précédentes caractérisé en ce que la surface intérieure (2) est recouverte par le revêtement (8) selon une quantité
surfacique supérieure ou égale à 1 500 mg/m2, de préférence supérieure ou égale à 2 000 mg/m2.
5. Procédé selon l'une des revendications précédentes, dans lequel l'agent d'activation
est une solution de chlorure d'étain.
6. Procédé selon l'une des revendications précédentes, dans lequel ladite mise en contact
de la surface intérieure (2) avec l'agent d'activation consiste à pulvériser sous
la forme de fines gouttelettes ledit agent d'activation en solution sur la surface
intérieure (2).
7. Procédé selon l'une des revendications précédentes, dans lequel ladite sous-étape
de greffage comprend une mise en contact de la surface intérieure (2) activée avec
une solution de greffage constituée par une solution de chlorure de palladium.
8. Procédé selon la revendication précédente, dans lequel la mise en contact de la surface
intérieure (2) activée avec l'agent de greffage consiste à pulvériser sous la forme
de fines gouttelettes la solution de greffage sur la surface intérieure (2) activée.
9. Procédé selon l'une des revendications précédentes, dans lequel ladite étape de recouvrement
comprend une sous-étape de métallisation permettant d'obtenir une surface intérieure
(2) métallisée, ladite sous-étape de métallisation comprenant elle-même :
- une opération de mise en contact de la surface intérieure (2) greffée avec une solution
renfermant des ions métalliques, de préférence des ions argent,
- et une opération d'introduction d'un agent réducteur dans ladite solution renfermant
des ions métalliques, alors que cette dernière est en contact avec la surface intérieure
(2) greffée, pour transformer les ions métalliques en métal qui s'accroche à l'agent
de greffage.
10. Procédé selon la revendication précédente caractérisé en ce que l'étape de recouvrement comprend, avant la mise en œuvre de la sous-étape de métallisation,
une sous-étape d'étuvage du corps creux (1) visant à élever la température de la surface
intérieure (2), la sous-étape de métallisation étant ensuite menée sur le corps creux
(1) encore chaud.
11. Procédé selon la revendication 9 ou 10, dans lequel la sous-étape de métallisation
comprend également une opération d'agitation mécanisée de ladite surface intérieure
(2) greffée, alors qu'elle est en contact avec ladite solution renfermant à la fois
les ions métalliques et l'agent réducteur, pour obtenir un dépôt métallique homogène
sur la surface intérieure (2) greffée.
12. Procédé selon l'une des revendications 9 à 11, lequel comprend une étape de cuisson,
postérieure à la sous-étape de métallisation, dans laquelle la surface intérieure
(2) métallisée est cuite pour sécher et durcir le film métallique présent sur la surface
intérieure en conséquence de la mise en œuvre de la sous-étape de métallisation.
13. Procédé selon l'une des revendications précédentes, dans lequel le revêtement (8)
est constitué d'un métal pris dans le groupe suivant : argent, or, cuivre, nickel,
platine, zinc.
14. Procédé selon l'une des revendications précédentes, dans lequel la cavité (3) forme
un étranglement (6) définissant une ouverture (7) permettant de mettre en communication
la cavité (3) avec l'extérieur.
15. Procédé selon l'une des revendications précédentes, lequel est conçu pour que le revêtement
(8) forme la couche la plus superficielle de la paroi intérieure (2) destinée à être
en contact avec la substance contenue dans ladite cavité (3).
16. Corps creux (1) susceptible d'être obtenu par le procédé selon l'une des revendications
précédentes, ledit corps creux (1) étant pourvu d'une surface intérieure (2) en verre
délimitant une cavité (3), ledit corps creux (1) constituant un récipient (4), au
moins une fraction de ladite surface intérieure (2) étant recouverte par un revêtement
métallique (8), caractérisé en ce que ledit corps creux (1) comprend une pièce de verre d'un seul tenant au sein de laquelle
est ménagée ladite cavité (3) et constituant un récipient (4) conçu pour contenir
dans la cavité (3) une substance cosmétique formée par un liquide alcoolique tel qu'un
parfum corporel, ledit récipient (4) étant destiné à être fermé à l'aide d'un organe
de fermeture (5), la surface intérieure (2) étant recouverte par le revêtement (8)
selon une quantité surfacique supérieure ou égale à 1 000 mg/m2.
17. Corps (1) selon la revendication précédente, dans lequel le revêtement (8) est constitué
d'un métal pris dans le groupe suivant : argent, or, cuivre, nickel, platine, zinc.
18. Corps (1) selon l'une des revendications 16 et 17, dans lequel ledit revêtement (8)
recouvre ladite surface intérieure (2) selon une masse surfacique supérieure ou égale
à 1 500 mg/m2, et de préférence supérieure ou égale à 2 000 mg/m2.
19. Corps (1) selon l'une des revendications 16 à 18, dans lequel ladite paroi (1A) du
corps creux (1) présente une face intérieure correspondant à la surface intérieure
(2) sur laquelle est déposé le revêtement (8), et présente également une face extérieure
opposée (11) sur laquelle est apposé un marquage (12), qui est ainsi séparé du revêtement
(8) par l'épaisseur (E2) de la paroi (1A) définissant la cavité (3).
20. Corps (1) selon l'une des revendications 16 à 19, caractérisé en ce qu'il comprend des agents d'activation et de greffage, par exemple de l'étain et du palladium,
qui forment une interface de fixation entre la surface intérieure (2) en verre et
le revêtement métallique (8).
21. Corps (1) selon l'une des revendications 16 à 20, dans lequel ladite cavité (3) forme
un étranglement (6) définissant une ouverture (7) permettant de mettre en communication
la cavité (3) avec l'extérieur, ladite ouverture (7) étant destinée à coopérer avec
ledit organe de fermeture (5) pour fermer ledit récipient (4), lequel constitue un
flacon destiné au stockage et à la distribution d'un parfum corporel liquide.
22. Corps (1) selon l'une des revendications 16 à 21, caractérisé en ce que le revêtement (8) forme la couche la plus superficielle de la paroi intérieure (2)
destinée à être en contact avec la substance contenue dans ladite cavité (3).
1. Verfahren zur Herstellung eines Hohlkörpers (1), der mit einer inneren Oberfläche
(2) aus Glas versehen ist, die einen Hohlraum (3) begrenzt, wobei der Hohlkörper einen
Behälter (4) darstellt, wobei das Verfahren einen Schritt des Bedeckens mindestens
eines Teils der inneren Oberfläche (2) mit einer metallischen Beschichtung (8) umfasst,
dadurch gekennzeichnet, dass der Hohlkörper (1) ein einstückiges Glasstück umfasst, in dessen Innerem der Hohlraum
(3) ausgebildet ist und das einen Behälter (4) darstellt, der dafür ausgelegt ist,
um in dem Hohlraum (3) einen kosmetische Substanz zu enthalten, die aus einer alkoholischen
Flüssigkeit gebildet ist, wie einem Körperparfüm, wobei die innere Oberfläche (2)
von der Beschichtung (8) mit einem Überdeckungswert größer oder gleich 1000 mg/m2 bedeckt wird, wobei der Schritt des Bedeckens einen Teilschritt der Aktivierung der
inneren Oberfläche (2) durch Inkontaktbringen der inneren Oberfläche (2) mit einem
Aktivierungsmittel umfasst, um so eine aktivierte innere Oberfläche (2) zu erhalten,
und anschließend einen Teilschritt des Pfropfens der aktivierten inneren Oberfläche
(2) mit einem Pfropfungsmittel umfasst, um so eine gepfropfte innere Oberfläche (2)
zu erhalten.
2. Verfahren nach dem vorhergehenden Anspruch, dadurch gekennzeichnet, dass die Wand (1A) des Hohlkörpers (1) eine innere Fläche, die der inneren Oberfläche
(2) entspricht, auf der die Beschichtung (8) abgeschieden wird, und auch eine gegenüberliegende
äußere Fläche (11) aufweist, auf der eine Markierung (12) angebracht ist, die somit
von der Beschichtung (8) durch die Dicke (E2) der Wand (1A) getrennt ist, welche den Hohlraum (3) definiert.
3. Verfahren nach dem vorhergehenden Anspruch, dadurch gekennzeichnet, dass die Markierung (12) durch Siebdruck, gefolgt von einem Brennen, durchgeführt wird.
4. Verfahren nach einem der vorhergehenden Ansprüche, dadurch gekennzeichnet, dass die innere Oberfläche (2) mit der Beschichtung (8) mit einem Überdeckungswert größer
oder gleich 1 500 mg/m2, vorzugsweise größer oder gleich 2 000 mg/m2, bedeckt wird.
5. Verfahren nach einem der vorhergehenden Ansprüche, wobei das Aktivierungsmittel eine
Lösung von Zinnchlorid ist.
6. Verfahren nach einem der vorhergehenden Ansprüche, wobei das Inkontaktbringen der
inneren Oberfläche (2) mit dem Aktivierungsmittel aus der Zerstäubung des Aktivierungsmittels
in Lösung in der Form feiner Tröpfchen auf der inneren Oberfläche (2) besteht.
7. Verfahren nach einem der vorhergehenden Ansprüche, wobei der Teilschritt des Pfropfens
ein Inkontaktbringen der aktivierten inneren Oberfläche (2) mit einer Pfropfungslösung
umfasst, die aus einer Lösung von Palladiumchlorid besteht.
8. Verfahren nach dem vorhergehenden Anspruch, wobei das Inkontaktbringen der aktivierten
inneren Oberfläche (2) mit dem Pfropfungsmittel aus der Zerstäubung der Pfropfungslösung
in der Form feiner Tröpfchen auf der aktivierten inneren Oberfläche (2) besteht.
9. Verfahren nach einem der vorhergehenden Ansprüche, wobei der Schritt des Bedeckens
einen Teilschritt der Metallisierung umfasst, der es gestattet, eine metallisierte
innere Oberfläche (2) zu erhalten, wobei der Teilschritt der Metallisierung selbst
umfasst:
- einen Vorgang des Inkontaktbringens der gepfropften inneren Oberfläche (2) mit einer
Lösung, die Metallionen enthält, vorzugsweise Silberionen,
- und einen Vorgang des Einführens eines Reduktionsmittels in die Lösung, die Metallionen
enthält, während diese Letztere mit der gepfropften inneren Oberfläche (2) in Berührung
ist, um die Metallionen in Metall überzuführen, das sich an das Pfropfungsmittel bindet.
10. Verfahren nach dem vorhergehenden Anspruch, dadurch gekennzeichnet, dass der Schritt des Bedeckens, vor der Durchführung des Teilschritts der Metallisierung,
einen Teilschritt der Wärmebehandlung des Hohlkörpers (1) umfasst, der dazu dient,
die Temperatur der inneren Oberfläche (2) zu erhöhen, wobei der Teilschritt der Metallisierung
anschließend an dem noch heißen Hohlkörper (1) vorgenommen wird.
11. Verfahren nach Anspruch 9 oder 10, wobei der Teilschritt der Metallisierung auch einen
Vorgang des mechanischen Bewegens der gepfropften inneren Oberfläche (2) umfasst,
während sie mit der Lösung in Berührung ist, die gleichzeitig die Metallionen und
das Reduktionsmittel enthält, um eine homogene metallische Abscheidung auf der gepfropften
inneren Oberfläche (2) zu erhalten.
12. Verfahren nach einem der Ansprüche 9 bis 11, welches einen Schritt des Brennens nach
dem Teilschritt der Metallisierung umfasst, wobei die metallisierte innere Oberfläche
(2) gebrannt wird, um den metallischen Film, der auf der inneren Fläche als Folge
der Durchführung des Teilschritts der Metallisierung vorhanden ist, zu trocknen und
zu härten.
13. Verfahren nach einem der vorhergehenden Ansprüche, wobei die Beschichtung (8) aus
einem Metall besteht, das aus der folgenden Gruppe stammt: Silber, Gold, Kupfer, Nickel,
Platin, Zink.
14. Verfahren nach einem der vorhergehenden Ansprüche, wobei der Hohlraum (3) eine Verengung
(6) bildet, die eine Öffnung (7) definiert, welche es dem Hohlraum (3) gestattet,
mit dem Äußeren zu kommunizieren.
15. Verfahren nach einem der vorhergehenden Ansprüche, welches dafür ausgelegt ist, dass
die Beschichtung (8) die am meisten an der Oberfläche gelegene Schicht der inneren
Wand (2) bildet, die dazu bestimmt ist, mit der Substanz in Berührung zu sein, die
in dem Hohlraum (3) enthalten ist.
16. Hohlkörper (1), welcher durch das Verfahren nach einem der vorhergehenden Ansprüche
erhalten werden kann, wobei der Hohlkörper (1) mit einer inneren Oberfläche (2) aus
Glas versehen ist, die einen Hohlraum (3) begrenzt, wobei der Hohlkörper (1) einen
Behälter (4) darstellt, wobei mindestens ein Teil der inneren Oberfläche (2) mit einer
metallischen Beschichtung (8) bedeckt ist, dadurch gekennzeichnet, dass der Hohlkörper (1) ein einstückiges Glasstück umfasst, in dessen Innerem der Hohlraum
(3) ausgebildet ist und das einen Behälter (4) darstellt, der dafür ausgelegt ist,
um in dem Hohlraum (3) eine kosmetische Substanz zu enthalten, die aus einer alkoholischen
Flüssigkeit gebildet ist, wie einem Körperparfüm, wobei der Behälter (4) dazu bestimmt
ist, mit Hilfe eines Verschlusselements (5) verschlossen zu werden, wobei die innere
Oberfläche (2) von der Beschichtung (8) mit einem Überdeckungswert größer oder gleich
1000 mg/m2 bedeckt ist.
17. Körper (1) nach dem vorhergehenden Anspruch, wobei die Beschichtung (8) aus einem
Metall besteht, das aus der folgenden Gruppe stammt: Silber, Gold, Kupfer, Nickel,
Platin, Zink.
18. Körper (1) nach einem der Ansprüche 16 und 17, wobei die Beschichtung (8) die innere
Oberfläche (2) mit einer Oberflächenmasse größer oder gleich 1 500 mg/m2 und vorzugsweise größer oder gleich 2 000 mg/m2 bedeckt.
19. Körper (1) nach einem der Ansprüche 16 bis 18, wobei die Wand (1A) des Hohlkörpers
(1) eine innere Fläche, die der inneren Oberfläche (2) entspricht, auf der die Beschichtung
(8) abgeschieden ist, und auch eine gegenüberliegende äußere Fläche (11) aufweist,
auf der eine Markierung (12) angebracht ist, die somit von der Beschichtung (8) durch
die Dicke (E2) der Wand (1A) getrennt ist, welche den Hohlraum (3) definiert.
20. Körper (1) nach einem der Ansprüche 16 bis 19, dadurch gekennzeichnet, dass er Aktivierungs- und Pfropfungsmittel umfasst, zum Beispiel Zinn und Palladium, die
eine Fixierungsgrenzfläche zwischen der inneren Oberfläche (2) aus Glas und der metallischen
Beschichtung (8) bilden.
21. Körper (1) nach einem der Ansprüche 16 bis 20, wobei der Hohlraum (3) eine Verengung
(6) bildet, die eine Öffnung (7) definiert, welche es dem Hohlraum (3) gestattet,
mit dem Äußeren zu kommunizieren, wobei die Öffnung (7) dazu bestimmt ist, mit dem
Verschlusselement (5) zusammenzuwirken, um den Behälter (4) zu verschließen, der einen
Flakon darstellt, welcher für die Lagerung und die Verteilung eines flüssigen Körperparfüms
bestimmt ist.
22. Körper (1) nach einem der Ansprüche 16 bis 21, dadurch gekennzeichnet, dass die Beschichtung (8) die am meisten an der Oberfläche gelegene Schicht der inneren
Wand (2) bildet, die dazu bestimmt ist, mit der Substanz in Berührung zu sein, die
in dem Hohlraum (3) enthalten ist.
1. A method of manufacturing a hollow body (1) provided with a glass inside surface (2)
defining a cavity (3), said body (1) constituting a container (4), said method including
a step of covering at least a fraction of said inside surface (2) with a metal lining
(8), characterized in that said hollow body (1) comprises a single piece of glass inside which said cavity (3)
is formed and constituting a container (4) designed for containing in the cavity (3)
a cosmetics substance formed by an alcoholic liquid such as a body perfume, the inside
surface (2) being covered with the lining (8) in a quantity per unit area that is
equal to or greater than 1000 mg/m2, said covering step including a sub-step of activating said inside surface (2) by
putting the inside surface (2) into contact with an activation agent, so as to obtain
an activated inside surface (2), and thereafter a sub-step of grafting said activated
inside surface (2) with a grafting agent, in order to obtain a grafted inside surface
(2).
2. A method according to the preceding claim, characterized in that the wall (1A) of the hollow body (1) has an inside face corresponding to the inside
surface (2) on which the lining (8) is deposited, and also has an opposite outside
face (11) on which a marking (12) is placed, which is thus separated from the lining
(8) by the thickness (E2) of the wall (1A) defining the cavity (3).
3. A method according to the preceding claim, characterized in that the marking (12) is achieved by screen-printing, followed by baking.
4. A method according to one of the preceding claims, characterized in that the inside surface (2) is covered with the lining (8) in a quantity per unit area
that is equal to or greater than 1500 mg/m2, preferably equal to or greater than 2000 mg/m2.
5. A method according to one of the preceding claims, wherein the activation agent is
a tin chloride solution.
6. A method according to one of the preceding claims, wherein said putting the inside
surface (2) into contact with the activation agent consists in spraying in the form
of fine droplets said activation agent in solution onto the inside surface (2).
7. A method according to one of the preceding claims, wherein said grafting sub-step
comprises putting the activated inside surface (2) into contact with a grafting solution,
which is constituted by a palladium chloride solution.
8. A method according to the preceding claim, wherein the putting the activated inside
surface (2) into contact with the grafting agent consists in spraying in the form
of fine droplets the grafting solution onto the activated inside surface (2).
9. A method according to one of the preceding claims, wherein said covering step includes
a metal-plating sub-step making it possible to obtain a metal-plated inside surface
(2), said metal-plating sub-step itself including:
- an operation of putting the grafted inside surface (2) into contact with a solution
containing metal ions, and preferably silver ions;
- and an operation of introducing a reducing agent into said solution containing metal
ions, while said solution is in contact with the grafted inside surface (2), so as
to transform the metal ions into metal that keys onto the grafting agent.
10. A method according to the preceding claim, characterized in that, prior to implementing the metal-plating sub-step, the covering step includes a sub-step
of stoving the hollow body (1) for the purpose of raising the temperature of the inside
surface (2), the metal-plating sub-step being then conducted on the hollow body (1)
that is still warm.
11. A method according to claim 9 or 10, wherein the metal-plating sub-step also includes
an operation of mechanically agitating the grafted inside surface (2), while said
surface is in contact with said solution containing both the metal ions and the reducing
agent, so as to obtain a metal deposit that is uniform over the grafted inside surface
(2).
12. A method according to one of claims 9 to 11, which includes a baking step, subsequent
to the metal-plating sub-step, in which baking step the metal-plated inside surface
(2) is baked so as to dry and to harden the metal film present on the inside surface
due to implementation of the metal-plating sub-step.
13. A method according to one of the preceding claims, wherein the lining (8) is made
of a metal selected from the following group: silver, gold, copper, nickel, platinum,
and zinc.
14. A method according to one of the preceding claims, wherein the cavity (3) forms a
throat (6) defining an opening (7) making it possible to put the cavity (3) into communication
with the outside.
15. A method according to one of the preceding claims, which is designed so that the lining
(8) forms the most superficial layer of the inside surface (2) that is designed to
be in contact with the substance contained in said cavity (3).
16. A hollow body (1) provided with a glass inside surface (2) defining a cavity (3),
said body (1) constituting a container (4), at least a fraction of said inside surface
(2) being covered with a metal lining (8), characterized in that said hollow body comprises a single piece of glass inside which said cavity (3) is
formed and constituting a container (4) designed for containing in the cavity (3)
a cosmetics substance formed by an alcoholic liquid such as a body perfume, said container
(4) being designed to be closed by means of a closure member (5), the inside surface
(2) being covered with the lining (8) in a quantity per unit area that is equal to
or greater than 1000 mg/m2.
17. A body (1) according to the preceding claim, wherein the lining (8) is mostly made
of a metal selected from the following group: silver, gold, copper, nickel, platinum,
and zinc.
18. A body (1) according to one of claims 16 and 17, wherein that said lining (8) covers
said inside surface (2) in a mass per unit area equal to or greater than 1500 mg/m2, and preferably equal to or greater than 2000 mg/m2.
19. A body (1) according to one of claims 16 to 18, wherein the wall (1A) of the hollow
body (1) has an inside face corresponding to the inside surface (2) on which the lining
(8) is deposited, and also has an opposite outside face (11) on which a marking (12)
is placed, which is thus separated from the lining (8) by the thickness (E2) of the wall (1A) defining the cavity (3).
20. A body (1) according to one of claims 16 to 19, characterized in that it comprises activation and grafting agents, e.g. tin and palladium, which form a
fastening interface between the glass inside surface (2) and the metal lining (8).
21. A body (1) according to one of claims 16 to 20, wherein said cavity (3) forms a throat
(6) defining an opening (7) making it possible to put the cavity (3) into communication
with the outside, said opening (7) being designed to co-operate with said closure
member (5) so as to close said container (4), which constitutes a bottle designed
to store and to dispense a liquid body perfume.
22. A body (1) according to one of claims 16 to 21, characterized in that the lining (8) forms the most superficial layer of the inside surface (2) that is
designed to be in contact with the substance contained in said cavity (3).