(19)
(11) EP 2 370 614 B1

(12) FASCICULE DE BREVET EUROPEEN

(45) Mention de la délivrance du brevet:
21.10.2020  Bulletin  2020/43

(21) Numéro de dépôt: 09797113.9

(22) Date de dépôt:  27.11.2009
(51) Int. Cl.: 
C23C 18/44(2006.01)
C23C 18/54(2006.01)
A45D 34/02(2006.01)
C23C 18/31(2006.01)
C03C 17/10(2006.01)
(86) Numéro de dépôt:
PCT/FR2009/052327
(87) Numéro de publication internationale:
WO 2010/061150 (03.06.2010 Gazette  2010/22)

(54)

PROCEDE DE FABRICATION D'UN CORPS CREUX POURVU D'UNE SURFACE INTERIEURE EN VERRE METALLISEE ET CORPS CREUX CORRESPONDANT

HOHLKÖRPER AUS GLAS MIT INNERER OBERFLÄCHE METALLISIERT UND VERFAHREN ZU DESSEN HERSTELLUNG

HOLLOW GLAS ARTICLE WITH METALIZED INNER SURFACE AND PROCESS FOR OBTAINING SUCH ARTICLES


(84) Etats contractants désignés:
AT BE BG CH CY CZ DE DK EE ES FI FR GB GR HR HU IE IS IT LI LT LU LV MC MK MT NL NO PL PT RO SE SI SK SM TR

(30) Priorité: 27.11.2008 FR 0806660

(43) Date de publication de la demande:
05.10.2011  Bulletin  2011/40

(73) Titulaire: Verescence France
92800 Puteaux (FR)

(72) Inventeur:
  • WAGNER, Christophe, Jean
    F-76370 Neuville Les Dieppe (FR)

(74) Mandataire: Weber, Jean-François et al
Cabinet Didier Martin Les Terrasses des Bruyères -Bâtiment C 314 C Allée des Noisetiers
69760 Limonest
69760 Limonest (FR)


(56) Documents cités: : 
EP-A- 0 763 483
DE-U1- 9 409 613
US-A- 4 737 188
US-B1- 6 224 983
US-B1- 6 257 732
EP-A- 1 016 516
JP-A- 2000 129 448
US-A1- 2004 223 238
US-B1- 6 251 482
   
       
    Il est rappelé que: Dans un délai de neuf mois à compter de la date de publication de la mention de la délivrance de brevet européen, toute personne peut faire opposition au brevet européen délivré, auprès de l'Office européen des brevets. L'opposition doit être formée par écrit et motivée. Elle n'est réputée formée qu'après paiement de la taxe d'opposition. (Art. 99(1) Convention sur le brevet européen).


    Description

    DOMAINE TECHNIQUE



    [0001] La présente invention se rapporte au domaine général des corps creux pourvus d'une surface intérieure en verre utilisables dans différents secteurs industriels, comme par exemple le secteur de l'emballage (récipients en verre, du genre flacons ou pots, destinés à contenir une substance liquide ou pâteuse, comme par exemple une substance cosmétique ou pharmaceutique) ou de la construction (briques de verre creuses). L'invention concerne également le domaine technique général du traitement des surfaces en verre, dans un but fonctionnel et/ou décoratif.

    [0002] L'invention concerne plus précisément un procédé de fabrication d'un corps creux pourvu d'une surface intérieure en verre délimitant une cavité, ainsi qu'un tel corps creux.

    TECHNIQUE ANTERIEURE



    [0003] Il est connu de recourir à des récipients en verre pour contenir des produits liquides, en particulier dans les secteurs des industries cosmétique, pharmaceutique ou alimentaire. En particulier, l'utilisation de verre pour la réalisation de récipients à parfum liquide est particulièrement prisée, compte-tenu du caractère noble généralement prêté au verre par les consommateurs, et des qualités objectives de transparence, de robustesse, et de stabilité mécanique et chimique de ce matériau. C'est pourquoi, la totalité ou quasi-totalité des parfums corporels liquides, et en particulier des parfums considérés comme « haut de gamme », sont contenus dans des flacons en verre.

    [0004] Les qualités esthétiques d'un flacon à parfum s'avèrent d'ailleurs extrêmement importantes pour l'attractivité commerciale globale d'un parfum. Dans cette optique, il s'avère donc essentiel de proposer un flacon de parfum dont l'esthétique est très nettement différente de celle des flacons de la concurrence, et présente un caractère particulièrement attractif et valorisant pour le parfum contenu dans le flacon.

    [0005] Cette tâche est toutefois rendue difficile pour deux raisons principales.

    [0006] La première de ces raisons tient au fait que le verre est, du fait de sa nature même, un matériau singulièrement difficile à travailler et à décorer dans des conditions économiques acceptables, ce qui est pourtant primordial dans des secteurs économiques « grand public » comme le secteur de la parfumerie.

    [0007] La seconde raison est relative à l'environnement auquel est soumis le verre constituant les flacons de parfum et le contexte général d'utilisation de ces flacons. En particulier, l'intérieur d'un flacon de parfum est en contact direct avec le parfum lui-même, qui consiste habituellement en un liquide alcoolique. Cela signifie que toute décoration disposée sur la surface intérieure du flacon, afin d'être visible par transparence de l'extérieur par le consommateur, doit supporter d'être en permanence et à long terme baignée dans une telle solution alcoolique, sans se déliter, se désagréger, se décomposer ou se dissoudre, ce qui constitue un véritable défi technique. Outre les effets catastrophiques en termes d'image de marque que pourrait engendrer une détérioration d'une décoration intérieure de flacon sous l'effet de son immersion prolongée dans le parfum liquide, une telle détérioration pourrait également entraîner des problèmes sanitaires dans la mesure où la composition du parfum s'en trouverait modifiée et contiendrait une phase plus ou moins dispersée de la matière ayant auparavant constitué le décor de la surface intérieure du flacon. Ainsi, alors qu'il est extrêmement intéressant, au moins pour des raisons esthétiques, de décorer la surface intérieure d'un flacon en verre de façon qu'elle soit visible par transparence de l'extérieur, un tel décor intérieur s'avère extrêmement délicat à réaliser en pratique compte-tenu de l'agressivité du milieu alcoolique ambiant et de la difficulté à faire tenir un revêtement sur un substrat de verre.

    [0008] Le document JP-2000129448 décrit un procédé conforme au préambule de la revendication 1, et un corps creux conforme au préambule de la revendication 16.

    [0009] Le document US-6,251,482 décrit un exemple de fabrication de miroir dans lequel des feuilles de verre sont tout d'abord polies, rincées puis sensibilisées au moyen d'une solution de chlorure d'étain, ensuite rincées. Une solution aqueuse acide de PdCl2 est ensuite pulvérisée sur les feuilles de verre. Les feuilles de verre ainsi activées passent ensuite à une station de rinçage, puis à une station d'argenture où une solution traditionnelle d'argenture est pulvérisée de façon à former, selon des conditions de production conventionnelle, une couche contenant environ 800 à 850 mg/m2 d'argent. La masse d'argent déposée est supérieure d'environ 100 mg/m2 d'argent, c'est-à-dire environ 900 à 950 mg/m2 d'argent. Le verre est ensuite rincé, et directement après le rinçage du revêtement d'argent, une solution acidifiée de chlorure d'étain fraîchement formée est pulvérisée sur les feuilles de verre argentées se déplaçant vers l'avant. D'autres étapes sont ensuite mises en œuvre (pulvérisation d'un silane, rinçage, séchage, recouvrement avec une peinture Levis).

    EXPOSE DE L'INVENTION



    [0010] Les objets assignés à l'invention visent en conséquence à porter remède à la problématique exposée dans ce qui précède et à proposer un nouveau procédé de fabrication d'un corps creux pourvu d'une surface intérieure en verre, permettant d'obtenir un corps creux particulièrement attractif du point de vue esthétique.

    [0011] Un autre objet de l'invention vise à proposer un nouveau procédé de fabrication d'un corps creux pourvu d'une surface intérieure en verre, qui permet d'obtenir un corps creux particulièrement esthétique et résistant à l'usage, tant du point de vue mécanique que du point de vue chimique.

    [0012] Un autre objet de l'invention vise à proposer un nouveau procédé de fabrication d'un corps creux pourvu d'une surface intérieure en verre, qui permet d'obtenir un corps creux particulièrement esthétique de façon extrêmement rapide et bon marché.

    [0013] Un autre objet de l'invention vise à proposer un nouveau procédé de fabrication d'un corps creux pourvu d'une surface intérieure en verre, qui est non seulement rapide mais qui permet en outre de pourvoir ledit corps creux d'un décor particulièrement homogène et exempt de défauts.

    [0014] Un autre objet de l'invention vise à proposer un nouveau procédé de fabrication d'un corps creux pourvu d'une surface intérieure en verre, permettant d'obtenir un corps creux qui est non seulement très esthétique mais est en outre extrêmement robuste et durable.

    [0015] Un autre objet de l'invention vise à proposer un nouveau procédé de fabrication d'un corps creux pourvu d'une surface intérieure en verre, permettant d'obtenir un corps creux capable d'accueillir de manière stable et durable une substance fluide, et en particulier une substance fluide relativement agressive du point de vue chimique.

    [0016] Un autre objet de l'invention vise à proposer un nouveau corps creux pourvu d'une surface intérieure en verre présentant une esthétique particulièrement attractive.

    [0017] Un autre objet de l'invention vise à proposer un nouveau corps creux pourvu d'une surface intérieure en verre à la décoration particulièrement élégante et recherchée, et susceptible en outre de contribuer à la préservation de toute substance, en particulier médicamenteuse, susceptible d'être contenue dans ledit corps creux.

    [0018] Un autre objet de l'invention vise à proposer un nouveau corps creux pourvu d'une surface intérieure en verre à la décoration particulièrement riche et attrayante.

    [0019] Un autre objet de l'invention vise à proposer un nouveau corps creux pourvu d'une surface intérieure en verre susceptible de contenir de manière fiable et durable une substance fluide, et en particulier une substance fluide relativement agressive du point de vue chimique.

    [0020] Les objets assignés à l'invention sont atteints à l'aide d'un procédé selon la revendication 1.

    [0021] Les objets assignés à l'invention sont également atteints à l'aide d'un corps creux selon la revendication 16.

    DESCRIPTIF SOMMAIRE DES DESSINS



    [0022] D'autres objets et avantages de l'invention apparaîtront mieux à la lecture de la description qui suit, ainsi qu'à l'aide des dessins annexés, donnés à titre purement illustratif et non limitatif, dans lesquels :
    • La figure 1 illustre, selon une vue schématique en perspective, un corps creux conforme à l'invention constitué en l'espèce par un flacon destiné à accueillir un parfum corporel liquide, ledit flacon étant fermé par un bouchon.
    • La figure 2 illustre, selon une vue schématique en coupe, le flacon de la figure 1 ouvert.
    • La figure 3 illustre, selon une vue schématique partielle en perspective, le principe de fonctionnement d'une machine susceptible de contribuer à la mise en œuvre du procédé conforme à l'invention.

    MEILLEURE MANIERE DE REALISER L'INVENTION



    [0023] L'invention concerne en premier lieu un procédé de fabrication d'un corps creux 1 pourvu d'une cavité intérieure 2 en verre délimitant une cavité 3.

    [0024] Comme illustré aux figures 1 et 2, le corps creux 1 constitue de préférence un récipient 4 conçu pour contenir une substance liquide ou pâteuse dans la cavité 3, et en particulier un liquide alcoolique tel qu'un parfum corporel. Dans ce cas, le récipient 4 est avantageusement destiné à être fermé à l'aide d'un organe de fermeture 5, constitué par exemple par un bouchon 5A.

    [0025] Le procédé conforme à l'invention consiste ainsi en un procédé de fabrication d'un flacon destiné à contenir une substance cosmétique liquide ou pâteuse, et de préférence un liquide alcoolique parfumé. Il est cependant tout à fait envisageable que le procédé conforme à l'invention constitue un procédé de fabrication d'un flacon destiné à accueillir une substance autre que cosmétique, et par exemple une substance pharmaceutique, tel qu'un médicament.

    [0026] D'autres applications, autres que cosmétiques ou pharmaceutiques, sont bien entendu envisageables. Par exemple, le corps creux 1 peut constituer une brique de verre creuse, utilisable en construction et/ou en décoration, le procédé conforme à l'invention consistant dans ce cas en un procédé de fabrication d'une brique de verre creuse.

    [0027] Dans ce qui suit, pour des raisons de simplicité de description, seule la fabrication d'un flacon à parfum sera détaillée, à titre purement illustratif et non limitatif.

    [0028] Le procédé conforme à l'invention comprend bien entendu tout d'abord une étape de fabrication ou de fourniture d'un corps creux 1 pourvu d'une surface intérieure 2 en verre délimitant une cavité 3. Le terme « verre » doit être ici pris dans son acception classique, et désigne donc un verre minéral. De préférence, cette étape de fabrication ou de fourniture du corps creux 1 avec surface intérieure en verre 2 consiste en une fabrication ou en une fourniture d'un corps creux d'un seul tenant, intégralement réalisé en verre, au sein duquel est ménagé la cavité 3. En d'autres termes, le corps creux 1 est constitué par une pièce unique fabriquée en un seul bloc, par exemple par un procédé de soufflage ou de moulage. La réalisation d'un tel corps creux en verre, en particulier lorsque ledit corps creux constitue un flacon, est parfaitement connue en tant que telle et peut être obtenue par tout procédé verrier classique. Bien entendu, le fait que le corps creux 1 délimitant la cavité 3 soit réalisé d'un seul tenant, et non par assemblage de pièces indépendantes, rend d'autant plus difficile la décoration de l'intérieur du corps creux 1, notamment lorsque ce dernier est pourvu d'un col (cas d'un flacon par exemple) qui restreint encore l'accès à la cavité 3.

    [0029] Le corps creux 1 est donc, comme exposé dans ce qui précède, pourvu d'une cavité 3 délimitée par une surface intérieure 2, c'est-à-dire que le corps creux 1 est évidé et définit à ce titre un volume vide en son sein. De préférence, le corps creux 1 est conformé pour que la cavité 3 forme un étranglement 6 définissant une ouverture 7 permettant de mettre en communication la cavité 3 avec l'extérieur, ladite ouverture 7 étant de préférence destinée à coopérer avec ledit organe de fermeture 5 pour fermer le corps creux 1 lorsque ce dernier constitue un récipient 4. Dans ce cas, la cavité 3 forme un volume intérieur vide entièrement fermé, à l'exception d'une ouverture 7 vers l'extérieur dont la section est réduite par rapport à la section moyenne de la cavité 3, comme illustré à la figure Une telle configuration est caractéristique d'un flacon pourvu d'un goulot, c'est-à-dire d'un col étroit permettant de mettre en communication l'intérieur du flacon avec l'extérieur.

    [0030] Conformément à l'invention, le procédé comprend en outre une étape de recouvrement d'au moins une fraction de la surface intérieure 2 par un revêtement 8 de composition majoritairement métallique. Il est en outre envisageable, afin d'obtenir des effets esthétiques spécifiques, que la composition du revêtement 8 inclut une fraction (minoritaire) d'un colorant, se présentant par exemple sous la forme d'un pigment coloré dispersé de façon homogène dans le revêtement 8, mélangé au métal constituant majoritairement ce dernier.

    [0031] De préférence, l'étape de recouvrement est conçue pour que sensiblement la totalité de la surface intérieure 2 soit recouverte par le revêtement 8 de composition majoritairement métallique, comme illustré à la figure 2. Il est cependant tout à fait envisageable, sans pour autant que l'on sorte du cadre de l'invention, qu'une fraction seulement de la surface intérieure 2, c'est-à-dire de la surface située en regard du volume vide formant la cavité 3, soit recouverte par le revêtement 8 en question.

    [0032] De préférence, le revêtement 8 est de composition sensiblement intégralement métallique, et est de préférence constitué par un métal brillant susceptible de procurer un effet réfléchissant (effet « miroir ») tel que l'argent, et dans une moindre mesure l'or, le nickel, le platine, le zinc et le cuivre. Il est en particulier parfaitement envisageable que de manière avantageuse le revêtement 8 soit majoritairement voire exclusivement composé d'or. Un tel revêtement d'or, vu de l'extérieur à travers la paroi transparente du corps creux 1, procure en effet un résultat esthétique tout à fait remarquable, l'or étant en outre tolérable par l'organisme humain de sorte qu'il peut être mis au contact direct de la substance susceptible d'être contenue par la cavité 3 (parfum par exemple).

    [0033] Alternativement, il est par ailleurs envisageable que le revêtement 8 soit avantageusement composé d'un métal précieux (métal noble), tel que le palladium, le rhodium, le ruthénium ou l'osmium par exemple, ou d'un autre métal non précieux comme l'étain ou le cobalt. Le recouvrement de la surface intérieure 2 par un tel revêtement de composition majoritairement métallique permet de décorer le corps creux 1 de façon particulièrement originale, dans la mesure où le revêtement métallique 8 est avantageusement visible par transparence à travers la paroi 1A du corps creux 1 formant la surface intérieure 2. La surface intérieure 2 peut être réalisée en verre blanc transparent, étant entendu qu'un verre coloré et/ou translucide peut également donner de bons résultats esthétiques. Les caractéristiques du verre utilisé, en particulier sa nature et son épaisseur, peuvent influer avantageusement sur les effets esthétiques originaux conférés par le revêtement 8.

    [0034] En outre, le caractère majoritairement métallique du revêtement 8 peut conférer des propriétés fonctionnelles spécifiques au corps creux 1 qui en est pourvu sur sa surface intérieure 2. Par exemple, un revêtement 8 essentiellement composé d'argent permet de conférer des propriétés microbicides à la surface intérieure 2, ce qui s'avère particulièrement utile dans le secteur pharmaceutique.

    [0035] Avantageusement, le procédé conforme à l'invention comprend une étape de lavage, de préférence à l'eau déminéralisée, de la surface intérieure 2 en verre, du corps creux 1. De façon préférentielle, cette étape de lavage est effectuée à l'aide d'un liquide de rinçage (de préférence de l'eau déminéralisée) dont le pH est sensiblement supérieur ou égal à 5, et de façon encore plus préférentielle à 5,5. Le choix d'un tel pH s'avère particulièrement bénéfique car il permet de sensiblement éviter, en particulier lorsqu'est mis en œuvre un recouvrement par un revêtement 8 à base d'argent, un phénomène de dégradation de la couche d'argent déposée sur la surface intérieure 2.

    [0036] Ensuite, l'étape de recouvrement évoquée dans ce qui précède est mise en oeuvre.

    [0037] Avantageusement, cette étape de recouvrement comprend en premier lieu une sous-étape d'activation de la surface intérieure 2, afin d'obtenir ainsi une surface intérieure 2 activée, c'est-à-dire qui est plus réactive chimiquement que la surface intérieure 2 brute. De préférence, cette sous-étape d'activation permet d'augmenter l'énergie de surface de la surface intérieure 2 en verre pour favoriser la réactivité chimique de cette dernière. De préférence, la sous-étape d'activation est effectuée par mise en contact de la surface intérieure 2 avec une solution de chlorure d'étain (SnCl2) en tant qu'agent activateur (également appelé agent d'activation), le chlorure d'étain s'avérant tout particulièrement adapté pour la mise en œuvre d'un procédé visant à revêtir la surface intérieure 2 d'un revêtement d'argent. Avantageusement, la mise en contact de la surface intérieure 2 avec la solution de chlorure d'étain formant une solution d'activation consiste à remplir la cavité 3 avec la solution de chlorure d'étain pendant un temps suffisant pour permettre l'activation de la surface intérieure 2 et obtenir une surface intérieure 2 activée. De préférence, la sous-étape d'activation se fait par contact direct de la solution d'activation avec la surface intérieure 2, c'est-à-dire en l'absence de toute couche intermédiaire (couche d'amorce par exemple) recouvrant la surface intérieure 2 en verre.

    [0038] Par la suite, une fois la surface intérieure 2 activée, la solution de chlorure d'étain est évacuée hors de la cavité 3. De façon alternative, la mise en contact de la surface intérieure 2 avec la solution d'activation (en l'occurrence de chlorure d'étain) consiste à effectuer une vaporisation de la solution de chlorure d'étain sur la surface intérieure 2, c'est-à-dire à pulvériser ladite solution de chlorure d'étain sur la surface intérieure 2 sous la forme de fines gouttelettes (spray). Une telle vaporisation peut par exemple être effectuée à l'aide d'une buse de projection introduite dans le corps creux 1 (par exemple par l'ouverture 7 si ledit corps creux forme un flacon muni de l'ouverture 7 en question, de préférence par l'étranglement 6 et au-delà de ce dernier), un mouvement de rotation et de translation relatif du corps creux 1 et de la buse étant mis en œuvre pour que la solution de chlorure d'étain soit pulvérisée uniformément et de façon homogène sur toute la surface intérieure 2 à traiter, quelle que soit la forme de la cavité 3 définie par la surface intérieure 2. Une mise en contact de la surface intérieure 2 avec la solution de chlorure d'étain par vaporisation de cette dernière est particulièrement intéressante car elle permet un traitement industrialisé rapide, avec une quantité de solution de chlorure d'étain bien inférieure à celle requise pour la mise en œuvre de l'autre méthode de mise en contact décrite plus haut.

    [0039] Quelle que soit la méthode retenue pour mettre en contact la surface intérieure 2 avec la solution de chlorure d'étain, il convient de respecter un temps de mise en contact suffisant (par exemple de l'ordre d'une dizaine ou d'une quinzaine de secondes) entre la surface intérieure 2 et la solution de chlorure d'étain avant de poursuivre le procédé. Le respect de ce temps d'attente permet de limiter la présence de défauts esthétiques au niveau du revêtement 8 et d'optimiser la tenue et la stabilité mécanique et chimique dudit revêtement 8 sur la surface intérieure 2. L'étape de recouvrement comprend ensuite avantageusement, après le temps d'attente évoqué ci-avant, une sous-étape de rinçage de la surface intérieure 2 activée, pour éliminer les résidus éventuels de la solution d'activation (laquelle est constituée de préférence d'une solution de chlorure d'étain, comme exposé dans ce qui précède).

    [0040] Dans un mode de réalisation, la surface intérieure 2 activée comprend une couche d'activation (non représentée) formée par l'agent d'activation recouvrant au moins partiellement la surface intérieure 2. Dans un mode de réalisation alternatif, l'étape d'activation permet de créer non pas une couche d'activation mais des points d'activation (non représentés) constitués par l'agent d'activation réparti de façon discrète, et de préférence régulière, sur la surface intérieure 2. Avantageusement, l'étape de recouvrement comprend par la suite une sous-étape de greffage de ladite surface intérieure 2 activée avec un agent de greffage, afin d'obtenir ainsi une surface intérieure 2 greffée.

    [0041] La sous-étape de greffage permet ainsi de greffer chimiquement un agent de greffage sur la surface intérieure 2 activée, par réaction chimique entre l'agent de greffage et la surface intérieure 2 activée, ladite réaction conduisant à la formation de liaisons chimiques entre l'agent de greffage et la surface intérieure 2 activée. En d'autres termes, la sous-étape de greffage permet l'établissement de liaisons chimique entre l'agent de greffage et l'agent d'activation. Alternativement, il est également envisageable que la solution de greffage vienne s'accrocher directement sur la surface intérieure 2. Avantageusement, en particulier dans le cas d'un procédé visant à revêtir la surface intérieure 2 d'un revêtement 8 en argent, l'agent de greffage est à base de palladium. Avantageusement, la sous-étape de greffage comprend une mise en contact de la surface intérieure 2 activée avec une solution de greffage, laquelle est constituée de préférence par une solution de chlorure de palladium (PdCl2). De manière particulièrement avantageuse, cette mise en contact de la surface intérieure 2 activée avec une solution de greffage est effectuée par remplissage de la cavité 3 avec ladite solution de greffage, et de préférence par remplissage complet (à ras-bord) de ladite cavité 3.

    [0042] De préférence, le remplissage de la cavité 3 avec la solution de greffage est effectué de manière automatisée. Ainsi, dans un mode de réalisation particulièrement avantageux, ce remplissage est effectué à l'aide d'une remplisseuse (machine de remplissage) comprenant, comme illustré à la figure 3, une buse centrale 9 par laquelle transite et s'écoule la solution de greffage (constituée de préférence d'une solution de chlorure de palladium) vers et dans la cavité 3, et une buse d'aspiration périphérique 10, concentrique et coaxiale à la buse centrale 9, destinée à aspirer le trop-plein éventuel de solution de greffage. Plus précisément, la double buse est destinée à venir s'aboucher à l'ouverture 7 donnant accès à la cavité 3 de telle sorte que la buse d'aspiration périphérique 10, dont le diamètre est adapté à celui de l'ouverture 7, empêche un éventuel débordement de la solution de greffage hors du récipient 4. A cette fin, l'introduction de la solution de greffage par la buse centrale 9 et l'aspiration par la buse périphérique 10 sont de préférence menées de façon simultanée. De manière avantageuse, la double buse est conçue pour permettre un contact direct de la solution de greffage avec la surface intérieure 2 quelle que soit la forme du corps creux 1, notamment s'il constitue un flacon 4 avec un étranglement 6.

    [0043] La mise en œuvre d'une telle remplisseuse, laquelle constitue d'ailleurs une invention en tant que telle, indépendamment des autres aspects décrits ici, permet un gain considérable de productivité, puisqu'elle permet, à titre indicatif, de traiter environ 5 flacons (de contenance égale à 130 ml) par minute au lieu de 0,3 flacon par minute dans le cadre un procédé mis en œuvre manuellement. Une fois le récipient 4 rempli, de préférence complètement, avec la solution de chlorure de palladium, cette dernière est laissée à l'intérieur du récipient 4, en contact avec la surface intérieure 2 en verre, pendant un temps de contact suffisant pour réaliser des liaisons chimiques entre l'agent d'activation présent superficiellement sur la surface intérieure 2 activée et l'agent de greffage contenu dans la solution de greffage.

    [0044] Dans un mode de réalisation, l'agent de greffage est conçu pour former une couche de greffage (non représentée) qui recouvre avantageusement, au moins partiellement, l'agent d'activation (qui se présente sous la forme d'une couche d'activation ou d'une distribution de points d'activation) qui est accroché directement à la surface intérieure 2. La surface intérieure 2 est ainsi recouverte, au moins en partie, par lesdites couches d'activation et de greffage, lesquelles sont préférentiellement superposées. L'étape de greffage permet à l'agent de greffage de former des liaisons chimiques avec l'agent d'activation au niveau des points (ou de la couche) d'activation présents sur la surface intérieure 2, de manière à ce que s'établissent des liaisons chimiques entre l'agent d'activation et l'agent de greffage pour former des points d'accroche pour le revêtement 8 métallique. Par exemple, dans l'exemple de réalisation préférentielle visant à réaliser un revêtement 8 en argent, la solution de chlorure de palladium est laissée pendant un temps de contact suffisant (par exemple de l'ordre d'une vingtaine ou d'une trentaine de secondes) pour réaliser des liaisons entre le palladium et l'étain.

    [0045] À l'issue de cette période de mise en contact, le corps creux 1, constitué dans l'exemple illustré aux figures par le récipient 4, est vidé, c'est-à-dire que la solution de greffage est évacuée hors de la cavité 3. Avantageusement, le procédé conforme à l'invention comprend une étape de récupération de la solution de greffage après sa mise en contact avec la surface intérieure 2 activée, dans la mesure où cette solution récupérée peut être à nouveau utilisée pour greffer une autre surface intérieure d'un autre corps creux. À titre indicatif, une quantité d'environ 2 ml de palladium est nécessaire pour traiter un flacon dont la contenance, c'est-à-dire le volume de la cavité 3, est de 130 ml.

    [0046] De façon alternative, la mise en contact de la surface intérieure 2 activée avec la solution de greffage (en l'occurrence de chlorure de palladium) consiste à effectuer une vaporisation de la solution de chlorure de palladium sur la surface intérieure 2 activée, c'est-à-dire à pulvériser ladite solution de chlorure de palladium sur la surface intérieure 2 activée sous la forme de fines gouttelettes (spray). Une telle vaporisation peut par exemple être effectuée à l'aide d'une buse de projection introduite dans le corps creux 1 (par exemple par l'ouverture 7 si ledit corps creux forme un flacon muni de l'ouverture 7 en question, de préférence par l'étranglement 6 et au-delà de ce dernier), un mouvement de rotation et de translation relatif du corps creux 1 et de la buse étant mis en œuvre pour que la solution de chlorure de palladium soit pulvérisée uniformément et de façon homogène sur toute la surface intérieure 2 activée à traiter. Une mise en contact de la surface intérieure 2 activée avec la solution de chlorure de palladium par vaporisation de cette dernière est particulièrement intéressante car elle permet un traitement industrialisé rapide, avec une quantité de solution de chlorure de palladium bien inférieure à celle requise pour la mise en œuvre de l'autre méthode de mise en contact décrite plus haut.

    [0047] Quelle que soit la méthode retenue pour mettre en contact la surface intérieure 2 avec la solution de chlorure d'étain, il convient de respecter un temps de mise en contact suffisant (par exemple de l'ordre d'une trentaine de secondes dans le cas où la solution est vaporisée) entre la surface intérieure 2 et la solution de chlorure d'étain avant de poursuivre le procédé. Le respect de ce temps d'attente permet de limiter la présence de défauts esthétiques au niveau du revêtement 8 et d'optimiser la tenue et la stabilité mécanique et chimique dudit revêtement 8 sur la surface intérieure 2. Avantageusement, le procédé conforme à l'invention comprend, après la sous-étape de greffage, une étape de rinçage de la surface intérieure 2 greffée pour enlever les résidus de la solution de greffage. Par exemple, lorsque la solution de greffage est constituée d'une solution de chlorure de palladium, l'étape de rinçage permet d'enlever les résidus de chlore et ne laisser ainsi que le palladium sur la surface intérieure 2.

    [0048] La sous-étape d'activation est mise en œuvre avant la sous-étape de greffage, tel que cela est précédemment décrit, de manière à obtenir une surface intérieure 2 activée puis greffée. Alternativement, la sous-étape de greffage est avantageusement réalisée avant ladite sous-étape d'activation ou simultanément avec cette dernière. Quelle que soit la chronologie desdites sous-étapes d'activation et de greffage, ces dernières conduisent à la formation, sur la surface intérieure 2, de points d'ancrage pour le revêtement métallique 8, lesdits points d'ancrage étant composés des agents d'activation et de greffage, lesquels sont avantageusement liées entre eux.

    [0049] Les sous-étapes d'activation et de greffage sont préférentiellement réalisées à l'aide de buses de remplissage qui présentent l'intérêt de permettre un recouvrement efficace et simple de la surface intérieure 2 de tout type de corps creux 1, quelle que soit sa forme et même en présence d'un étranglement 6 formant un goulot débouchant sur l'ouverture 7. De manière avantageuse, ces deux sous-étapes, simultanées ou consécutives, permettent d'obtenir une surface intérieure 2 comprenant des points de fixation à la surface du verre qui facilitent et améliorent de manière particulièrement efficace l'accroche du métal sur le verre. Avantageusement, l'étape de recouvrement mise en œuvre dans le procédé conforme à l'invention comprend une sous-étape de métallisation permettant d'obtenir une surface intérieure métallisée, ladite sous-étape de métallisation comprenant elle-même :
    • une opération de mise en contact de la surface intérieure 2 greffée avec une solution renfermant des ions métalliques, de préférence des ions argent,
    • et une opération d'introduction d'un agent réducteur, constitué de préférence par un gluconate, dans ladite solution renfermant des ions métalliques (de préférence des ions argent), alors que cette dernière est en contact avec la surface intérieure greffée, pour transformer les ions métalliques en métal (de préférence en argent) qui s'accroche à l'agent de greffage (qui est de préférence du palladium) présent superficiellement sur la surface intérieure 2.


    [0050] Il est cependant tout à fait envisageable, à titre alternatif, que ladite sous-étape de métallisation soit menée de façon inverse, c'est-à-dire qu'elle comprenne :
    • une opération de mise en contact de la surface intérieure 2 greffée avec une solution d'agent réducteur, constitué de préférence par un gluconate,
    • et une opération d'introduction d'ions métalliques, de préférence des ions argent, dans ladite solution d'agent réducteur, alors que cette dernière est en contact avec la surface intérieure greffée, pour transformer les ions métalliques en métal (de préférence en argent) qui s'accroche à l'agent de greffage (qui est de préférence du palladium) présent superficiellement sur la surface intérieure 2.


    [0051] Avantageusement, l'opération de mise en contact de la surface intérieure 2 greffée avec la solution renfermant des ions métalliques, sous forme par exemple d'au moins un sel métallique, est effectuée par remplissage, éventuellement complet (à ras-bord) de la cavité 3 avec ladite solution renfermant des ions métalliques. L'agent réducteur, qui est de préférence un gluconate, est ensuite introduit dans la solution remplissant la cavité 3 pour transformer les ions métalliques (constitués par exemple d'ions argent Ag+) en métal (constitué par exemple d'argent) qui va être accroché à l'agent de greffage (constitué par exemple de palladium, qui donne d'excellents résultats en vue d'obtenir un revêtement 8 en argent).

    [0052] A titre indicatif, la solution renfermant des ions métalliques contient de préférence, dans le cas d'une solution destinée à réaliser un revêtement 8 d'argent, environ 2 ml d'argent pour un flacon à traiter dont la contenance (volume de la cavité 3) est d'environ 130 ml. De préférence, ladite solution renfermant des ions argent comprend au moins du nitrate d'argent (AgNO3). La réalisation de la métallisation par soumission de la surface intérieure 2 à une solution liquide s'avère particulièrement avantageuse du point de vue industriel, du fait de sa simplicité et de son coût compétitif.

    [0053] En particulier, cette métallisation par simple remplissage du flacon avec différentes solutions (solution d'activation, solution de greffage et solution de métallisation) ne requiert aucun moyen industriel complexe et onéreux, et ne nécessite qu'un appareillage basique et robuste, facilement automatisable. De ce fait, le procédé conforme à l'invention présente, dans ses modes de réalisation les plus avantageux décrits dans ce qui précède, une excellente efficacité industrielle, avec une productivité élevée permettant des cadences de production importante et un prix de revient relativement bas, pour un excellent résultat, notamment esthétique. En particulier, la vaporisation desdites solution d'activation et de greffage à l'aide d'une buse 9 facilite la mise en œuvre du procédé de l'invention, quelle que soit la forme du corps creux 1, notamment s'il comprend un étranglement 6. L'activation et le greffage, en particulier à l'étain et au palladium, permettent une excellente accroche du métal sur le verre sans altérer l'aspect dudit métal (pas de jaunissement ni de perte d'éclat). Ces agents d'activation et de greffage avantageusement toujours présents à l'issue du procédé et forment une interface de fixation entre la surface intérieure 2 en verre et le revêtement métallique 8. Avantageusement, l'étape de recouvrement comprend, avant la mise en œuvre de la sous-étape de métallisation, une sous-étape d'étuvage du corps creux 1 (c'est-à-dire en l'espèce du récipient 4) visant à élever la température de la surface intérieure 2.

    [0054] Par exemple, dans le cadre d'un procédé de recouvrement de la surface intérieure 2 par une couche d'argent (avec une solution de chlorure d'étain comme solution d'activation et une solution de chlorure de palladium comme solution de greffage), cette sous-étape d'étuvage est menée de préférence à une température sensiblement comprise entre 20 et 100°, de préférence d'environ 80°C, de façon que le corps creux 1 sorte de l'étuve à une température comprise de préférence entre 30 et 80°C, et par exemple sensiblement égale à 60°C. La sous-étape de métallisation est ensuite menée sur le corps creux 1 (c'est-à-dire le flacon dans l'exemple illustré aux figures) encore chaud, ce qui permet d'accélérer la réaction de réduction qui transforme les ions argent en argent métallique. Ainsi, grâce à l'étape d'étuvage qui permet de porter le flacon par exemple à environ 60°C, la réaction de transformation des ions argent en argent métallique peut ne durer qu'une vingtaine de secondes alors qu'à température ambiante (environ 20°C) elle aurait pu durer beaucoup plus longtemps (par exemple environ 1 heure).

    [0055] Avantageusement, la sous-étape de métallisation comprend également une opération d'agitation, de préférence mécanisée, de la surface intérieure 2 greffée, alors qu'elle est en contact avec ladite solution renfermant à la fois les ions métalliques et l'agent réducteur, pour obtenir un dépôt métallique sensiblement homogène sur la surface intérieure 2 greffée. En d'autres termes, le corps creux 1, c'est-à-dire avantageusement le recipient 4, est remue, secoue, pour que le métal issu de la réaction ae réduction se répartisse de façon régulière sur toute la surface intérieure 2 concernée. Ainsi, dans l'exemple spécifique de réalisation visant à recouvrir d'argent la surface intérieure 2, l'opération d'agitation permet d'obtenir un revêtement argenté sur la surface intérieure 2 dont l'épaisseur E1 est particulièrement uniforme sur toute la surface traitée. Comme indiqué dans ce qui précède, l'opération d'agitation est de préférence mécanisée, voire même automatisée, à l'aide de moyens classiques permettant de maintenir le flacon 4 et de le secouer. Ceci n'exclut bien entendu absolument pas que l'opération d'agitation puisse être réalisée manuellement. Toutefois, la mise en œuvre d'une agitation mécanisée permet un gain de productivité important, puisque combinée avec la mise en œuvre d'un remplissage automatisé de solution de greffage (à l'aide d'une remplisseuse, comme exposé dans ce qui précède), il s'avère possible de traiter une dizaine de flacons (de 130 ml de contenance) par minute, tout en diminuant les quantités de solution renfermant des ions métalliques et d'agent réducteur. Ainsi, il est possible d'obtenir à l'aide d'opérations très simples de remplissage et de remuage du récipient 4 une couche métallique particulièrement homogène, résistante et décorative sur la surface intérieure 2 dudit récipient 4, quelle que soit la forme de ce dernier.

    [0056] La sous-étape de métallisation est menée de façon à ce que la paroi intérieure 2 soit recouverte par le revêtement 8 selon une quantité surfacique supérieure ou égale à 1 000 mg/m2. Dans un mode de réalisation avantageux, la quantité surfacique est sensiblement supérieure ou égale à 1 500 mg/m2, de préférence sensiblement supérieure ou égale à 2 000 mg/m2.

    [0057] Le recours à une telle quantité surfacique pour le revêtement 8 permet avantageusement d'obtenir un revêtement 8 réfléchissant et opaque, sans avoir à recourir à des couches additionnelles. L'obtention de ces caractères réfléchissant et opaque est particulièrement appréciable d'un point de vue esthétique, et permet en outre de contribuer avantageusement à préserver les qualités de la substance liquide ou pâteuse contenue dans le corps creux 1, notamment lorsqu'il s'agit de parfum, en empêchant la lumière de l'atteindre. Le recours à une telle quantité surfacique permet en outre que le revêtement soit maintenu correctement sur la surface intérieure 2, sans risque important de détachement intempestif.

    [0058] Une quantité surfacique de métal environ égale à 1 200 mg/m2 est tout particulièrement préférée, tant en termes d'effet décoratif que de résistance mécanique et chimique. La valeur de 1 200 mg/m2 s'avère particulièrement optimale dans le cas d'un procédé visant à recouvrir la paroi intérieure 2 d'un revêtement 8 en argent.

    [0059] Avantageusement, la sous-étape de métallisation comprend une opération terminale de vidange de la cavité 3 consistant à évacuer la solution renfermant les ions métalliques et l'agent réducteur hors du flacon. La solution ainsi récupérée peut éventuellement être réutilisée pour la métallisation d'une autre surface intérieure 2 d'un autre flacon.

    [0060] De préférence, l'opération de vidange en question n'est effectuée qu'une fois que la solution contenue dans la cavité 3 (mélange de solutions renfermant des ions argent et d'un réducteur) présente un aspect clair, translucide, signant l'achèvement de la réaction chimique et donc du processus de recouvrement. Avantageusement, la surface intérieure 2 métallisée est ensuite lavée pour éliminer les résidus de l'agent réducteur.

    [0061] Avantageusement, le procédé conforme à l'invention comprend enfin une étape de cuisson, postérieure à la sous-étape de métallisation, dans laquelle la surface intérieure 2 métallisée est cuite pour sécher et durcir le film métallique présent sur la surface intérieure 2 en conséquence de la mise en œuvre de la sous-étape de métallisation, ledit film métallique constituant le revêtement 8.

    [0062] Par exemple, dans le cas d'un procédé visant à recouvrir d'une couche d'argent la surface intérieure 2, le flacon 4 avec sa surface intérieure 2 métallisée est cuit à une température comprise entre sensiblement 50 et 300°C, de préférence d'environ 180°C, pendant environ 30 minutes, ce qui permet d'obtenir un film argenté sec et dur sur la surface intérieure 2. Le revêtement 8 d'argent ainsi obtenu est attaché de manière extrêmement robuste à la surface intérieure 2 du flacon, et satisfait au test dit « de la tenue au ruban d'adhésif » consistant à appliquer un morceau de ruban adhésif sur le revêtement 8 recouvrant la paroi intérieure 2, puis à retirer ce ruban adhésif sans que ne soit arraché de manière significative le revêtement 8 argenté.

    [0063] Le revêtement obtenu résiste également au test dit « de la pointe de crayon », c'est-à-dire qu'il n'est sensiblement pas rayé lorsqu'il est griffé par la mine d'un crayon en papier de dureté 5H. Enfin, il a été constaté qu'un revêtement 8 argenté obtenu conformément à ce qui est exposé dans ce qui précède supporte parfaitement d'être mis en contact prolongé avec un liquide alcoolique, et en particulier avec un parfum. En particulier, un revêtement argenté déposé sur la surface intérieure 2 d'un flacon en verre, conformément au procédé selon l'invention, s'avère tout à fait stable lorsqu'il est immergé dans un jus alcoolique pendant au moins six mois à température ambiante, et pendant au moins trois mois à 45°C. Des étapes complémentaires peuvent par ailleurs être optionnellement mises en oeuvre à l'issue de l'étape de cuisson. Ainsi, il est envisageable de recouvrir le revêtement métallique 8 d'un film de vernis à visée décorative et/ou protectrice.

    [0064] Il est également envisageable, une fois le revêtement 8 réalisé, de dessiner sur ce dernier un motif décoratif par enlèvement du métal à l'aide d'un faisceau laser. En l'espèce, le faisceau laser prend avantageusement sa source à l'extérieur du corps creux 1 et traverse la paroi 1A de ce dernier pour atteindre le revêtement 8 de l'extérieur du corps creux 1 pour modifier, de préférence supprimer, au moins en partie ledit revêtement 8.

    [0065] Il est ainsi possible de retirer, au moins partiellement, le revêtement 8 afin de créer un motif décoratif esthétique créé à partir des différences entre la surface intérieure 2 recouverte par le revêtement 8 et celle non recouverte. Afin de réaliser ce retrait ciblé et contrôlé dudit revêtement 8, on peut par exemple utiliser un laser fibré, par exemple un laser de type Nd-Yag, placé à l'extérieur du corps creux 1 et émettant un faisceau laser capable de traverser la paroi 1A.

    [0066] D'autres étapes complémentaires optionnelles peuvent également être mises en œuvre avant l'étape de recouvrement par le revêtement 8. Par exemple, le procédé peut avantageusement comprendre, à son début, une opération préalable de coloration de la surface intérieure 2, par recouvrement de cette dernière d'une couche colorée, par tout moyen connu dans le domaine, en vue d'obtenir une surface intérieure 2 colorée.

    [0067] L'étape de recouvrement par le revêtement 8 est ensuite mise en œuvre sur cette surface intérieure 2 colorée, ce qui conduit à l'obtention d'une surface intérieure 2 recouverte d'un empilement de deux couches successives, savoir une couche colorée et un revêtement 8 de composition majoritairement métallique. Une telle interposition, entre la surface intérieure 2 et le revêtement 8, d'une couche colorée, permet d'obtenir un résultat esthétique particulièrement original et attractif.

    [0068] En outre, le procédé de l'invention peut comprendre avantageusement une sous-étape de protection dudit revêtement 8 par une couche protectrice (non représentée) qui vient en contact direct avec la substance liquide ou pâteuse contenue dans ledit corps creux 1. La couche protectrice protège d'une part ledit revêtement 8 d'une éventuelle incompatibilité avec ladite substance liquide ou pâteuse, et d'autre part ladite substance liquide ou pâteuse d'un risque éventuel d'altération de ses propriétés au contact dudit revêtement 8.

    [0069] La couche protectrice est composée par exemple d'une couche vitreuse obtenue par un procédé sol-gel, d'un vernis, d'une laque de protection, d'oxydes métalliques ou d'une matière plastique obtenue par plastification.

    [0070] Il est également particulièrement avantageux de procéder, juste avant l'étape de cuisson et après la sous-étape de métallisation, à un essuyage du corps creux 1 en vue d'éliminer les éventuelles salissures, gouttelettes ou traces diverses présentes sur le corps creux 1. En effet, après l'étape de cuisson, de tels défauts se transforment en inclusions et défauts esthétiques irrémédiables qu'il est impossible de corriger.

    [0071] Dans ce qui précède, le procédé a été décrit essentiellement en regard d'une variante préférentielle visant à recouvrir d'argent la surface intérieure 2. Cependant, le procédé peut être mis en œuvre avec d'autres métaux, tels que l'or, le cuivre, le nickel, le zinc ou le platine par exemple, en adaptant en particulier la nature et la composition des agents d'activation, de greffage et le réducteur.

    [0072] De manière avantageuse, le procédé de fabrication de l'invention comprend des étapes sensiblement identiques quelle que soit la nature du revêtement métallique.

    [0073] En particulier, le premier tableau comparatif suivant indique, à titre purement illustratif, des exemples de procédés conformes à l'invention permettant l'obtention d'un revêtement 8 métallique comprenant de l'argent, du cuivre (cuivre 1 ou cuivre 2), de l'or ou du nickel :
    Tableau 1
    ETAPE ARGENT CUIVRE CUIVRE II OR NICKEL
    1 Rinçage Rinçage Rinçage Rinçage Rinçage
    2 Activation Activation Activation Activation Activation
    3 Rinçage Rinçage Rinçage Rinçage Rinçage
    4 Greffage Greffage Greffage Greffage Greffage
    5 Rinçage Rinçage Rinçage Rinçage Rinçage
    6 Etuvage à 30-80°C Etuvage à température ambiante Etuvage à température ambiante Etuvage à température ambiante Etuvage à température ambiante
    7 Métallisation : introduction de la solution de sel métallique Métallisation : Introduction de la solution de sel métallique Métallisation : Introduction de la solution de sel métallique Métallisation : Introduction de la solution de sel métallique Métallisation : Introduction de la solution de sel métallique
    8 Métallisation : Introduction de la solution réductrice Métallisation : Introduction de la solution réductrice Métallisation : Introduction de la solution réductrice Métallisation : Introduction de la solution réductrice Métallisation : Introduction de la solution réductrice
    9 Agitation et remplissage partiel du flacon Agitation et remplissage partiel du flacon Agitation et remplissage complet du flacon Agitation et remplissage partiel du flacon Agitation et remplissage complet du flacon
    10 néant néant Chauffage à 30-90°C néant Chauffage à 30-90°C
    11 Vidage Vidage Vidage Vidage Vidage
    12 Rinçage Rinçage Rinçage Rinçage Rinçage
    13 Cuisson à 50 - 180°C Cuisson sous atmosphère neutre Cuisson à sous atmosphère neutre Cuisson à 50 - 180°C Cuisson à 50 - 180°C


    [0074] Ce premier tableau permet de mettre en évidence des étapes du procédé sensiblement identiques d'un métal à l'autre.

    [0075] Le deuxième tableau comparatif suivant précise les produits et les réactifs avantageusement utilisés au cours des étapes décrites dans le premier tableau :
    Tableau 2
    COMPOSANTS ETAPE ARGENT CUIVRE I CUIVRE II OR NICKEL
    Sel métallique 7 Ag+ Cu2+ ou Cu+ Cu2+ ou Cu+ Au+ ou Au3+ Ni2+
    Agent complexant 7 EDTA et autres complexants aminés, sel de rochelle, gluconate, acides organiques, ammoniaque, acides organiques
    Agent réducteur 8 Formaldéhyde, gluconate, hydrazine, hydroxylamine, diméthylamine borane, borohydrure, acide glyoxylique, acide hypophosphoreux ou ses sels


    [0076] De préférence, le sel métallique est mélangé avec un agent complexant en solution afin de faciliter la réaction ultérieure de réduction. Les agents complexants et réducteurs indiqués dans le deuxième tableau sont donnés à titre purement indicatif et il est en outre parfaitement envisageable de déposer le métal avec plusieurs couples agent complexant - agent réducteur. Il existe également d'autres agents réducteurs qui sont particulièrement efficaces et peuvent conduire à la réduction des sels métalliques. De même, il existe une vaste gamme d'agents complexants qui peuvent être utilisés avec la solution de sel métallique pour la réaction de réduction.

    [0077] Selon l'agent réducteur choisi, on ajuste le pH pour être dans la plage de fonctionnement de l'agent réducteur.

    [0078] Ces deux tableaux présentent donc quelques exemples de réalisation du procédé de l'invention, lequel peut comprendre également d'autres étapes optionnelles, telles que celles précédemment décrites (couche protectrice, découpe du revêtement, etc.).

    [0079] L'invention concerne également en tant que tel un corps creux 1 susceptible d'être obtenu par le procédé conforme à l'invention décrit dans ce qui précède, et de préférence directement obtenu par le procédé en question.

    [0080] Comme expliqué précédemment, le corps creux 1 est pourvu d'une surface intérieure 2 en verre délimitant une cavité 3 dont une fraction au moins est recouverte par un revêtement 8 de composition majoritairement métallique.

    [0081] De préférence, le revêtement 8 est majoritairement constitué d'un métal pris dans le groupe suivant : argent, or, cuivre, nickel, zinc, platine. La métallisation de la surface intérieure du corps creux 1 permet d'obtenir, comme exposé dans ce qui précède en relation avec le procédé, un excellent effet décoratif. En particulier, le revêtement 8 est avantageusement visible par transparence à travers la paroi 1A délimitant la cavité 3. La face intérieure de cette paroi 1A correspond à la paroi intérieure 2 sur laquelle est déposé le revêtement 8. Cette paroi 1A présente également une face extérieure opposée 11 sur laquelle il est possible d'apposer, par tous moyens connus, un marquage 12, et de préférence un marquage 12 à visée décorative. Le marquage 12 est ainsi séparé du revêtement 8 métallique par l'épaisseur E2 de la paroi 1A définissant la cavité 3. Le marquage 12 se reflète ainsi sur le revêtement 8, en particulier lorsque ce dernier est un revêtement en argent qui procure un excellent effet « miroir », de sorte que l'utilisateur perçoit à la fois le marquage 12 mais également son reflet distant 13 et/ou son ombre sur le revêtement 8 ce qui est particulièrement attractif d'un point de vue esthétique. Par exemple, le marquage 12 peut être réalisé par sérigraphie, l'opération de sérigraphie étant suivie d'une cuisson qui contribue d'ailleurs à renforcer la tenue et la stabilité du revêtement 8.

    [0082] Une autre possibilité pour renforcer la tenue mécanique et la stabilité chimique du revêtement 8 consiste en la mise en œuvre d'une étape optionnelle de pulvérisation à chaud (c'est-à-dire sur le corps creux 1 chauffé) d'un oxyde métallique (par exemple de l'oxyde de titane en solution) sur le revêtement 8, par exemple après l'étape de cuisson. Un dépôt de l'oxyde métallique par plasma est également envisageable. Cette opération de recouvrement du revêtement 8 par un oxyde métallique permet d'améliorer la « tenue au jus » du revêtement 8. Avantageusement, le revêtement 8 recouvre la surface intérieure 2 selon une masse surfacique sensiblement supérieure ou égale à 800 mg/m2, et de préférence sensiblement supérieure ou égale à 1 000 mg/m2, une valeur environ égale à 1 200 mg/m2 étant préférée pour des raisons de résistance et d'esthétique, en particulier lorsque le revêtement est majoritairement constitué d'argent.

    [0083] De préférence, la surface intérieure 2 est sensiblement intégralement recouverte par le revêtement 8, comme illustré à la figure 2, tandis que l'épaisseur E1 dudit revêtement 8 est avantageusement sensiblement uniforme. Il est cependant tout à fait envisageable que seule une fraction de la surface intérieure 2 soit recouverte par le revêtement 8, un tel recouvrement sélectif étant obtenu par exemple par masquage temporaire de la fraction de la surface intérieure 2 qui n'est pas destinée à être recouverte par le revêtement 8. Il est ainsi envisageable que les zones non recouvertes de la surface intérieure 2 dessinent un motif décoratif. Alternativement, il est également parfaitement envisageable qu'une partie du revêtement 8 soit découpé à l'aide d'un faisceau laser tel que susmentionné.

    [0084] Avantageusement, le corps creux 1 conforme à l'invention comprend une pièce de verre d'un seul tenant au sein de laquelle est ménagée la cavité 3. Le corps creux 1 est également de préférence conçu pour être saisi et manipulé à la main.

    [0085] Dans une variante particulièrement préférée, et comme exposé dans ce qui précède, le corps creux 1 conforme à l'invention constitue préférentiellement un récipient 4 conçu pour contenir une substance liquide ou pâteuse dans la cavité 3, et en particulier un liquide alcoolique tel qu'un parfum corporel, ledit récipient étant destiné à être fermé à l'aide d'un organe de fermeture 5. Plus précisément, la cavité 3 forme avantageusement un étranglement 6 définissant une ouverture 7 permettant de mettre en communication la cavité 3 avec l'extérieur, ladite ouverture 7 étant destinée à coopérer avec l'organe de fermeture 5, constitué de préférence par un bouchon 5A, pour fermer ledit récipient. Avantageusement, le corps creux 1 constitue ainsi un flacon 4, qui comprend un étranglement 6 formant goulot au niveau de son ouverture 7, destiné au stockage et à la distribution d'un parfum corporel liquide, étant entendu que le corps creux 1 est préférentiellement conçu pour que le revêtement 8 soit en contact, et de préférence en contact direct, avec ladite substance liquide ou pâteuse. En d'autres termes, le corps creux 1 est conçu pour que le revêtement 8 délimite lui-même directement la cavité 3, c'est-à-dire qu'il forme la couche la plus superficielle de la paroi intérieure 2, destinée à être en contact avec la substance contenue dans ladite cavité 3. Il est cependant tout à fait envisageable, selon une variante de réalisation déjà évoquée dans ce qui précède du point de vue du procédé, que le revêtement 8 soit lui-même recouvert d'une couche protectrice, par exemple à base d'oxydes métalliques (oxyde de titane par exemple).

    POSSIBILITE D'APPLICATION INDUSTRIELLE



    [0086] L'invention trouve son application industrielle dans la conception et la fabrication de corps creux pourvus d'une surface intérieure en verre utilisables dans différents secteurs industriels, en particulier dans le secteur de l'emballage ou de la construction.


    Revendications

    1. Procédé de fabrication d'un corps creux (1) pourvu d'une surface intérieure (2) en verre délimitant une cavité (3), ledit corps creux constituant un récipient (4), ledit procédé comprenant une étape de recouvrement d'au moins une fraction de ladite surface intérieure (2) par un revêtement métallique (8), caractérisé en ce que ledit corps creux (1) comprend une pièce de verre d'un seul tenant au sein de laquelle est ménagée ladite cavité (3) et constituant un récipient (4) conçu pour contenir dans la cavité (3) une substance cosmétique formée par un liquide alcoolique tel qu'un parfum corporel, la surface intérieure (2) étant recouverte par le revêtement (8) selon une quantité surfacique supérieure ou égale à 1 000 mg/m2, ladite étape de recouvrement comprenant une sous-étape d'activation de la surface intérieure (2) par mise en contact de la surface intérieure (2) avec un agent d'activation, afin d'obtenir ainsi une surface intérieure (2) activée, et par la suite une sous-étape de greffage de ladite surface intérieure (2) activée avec un agent de greffage, afin d'obtenir ainsi une surface intérieure (2) greffée.
     
    2. Procédé selon la revendication précédente caractérisé en ce que ladite paroi (1A) du corps creux (1) présente une face intérieure correspondant à la surface intérieure (2) sur laquelle est déposé le revêtement (8), et présente également une face extérieure opposée (11) sur laquelle est apposé un marquage (12), qui est ainsi séparé du revêtement (8) par l'épaisseur (E2) de la paroi (1A) définissant la cavité (3).
     
    3. Procédé selon la revendication précédente caractérisé en ce que ledit marquage (12) est réalisé par sérigraphie suivie d'une cuisson.
     
    4. Procédé selon l'une des revendications précédentes caractérisé en ce que la surface intérieure (2) est recouverte par le revêtement (8) selon une quantité surfacique supérieure ou égale à 1 500 mg/m2, de préférence supérieure ou égale à 2 000 mg/m2.
     
    5. Procédé selon l'une des revendications précédentes, dans lequel l'agent d'activation est une solution de chlorure d'étain.
     
    6. Procédé selon l'une des revendications précédentes, dans lequel ladite mise en contact de la surface intérieure (2) avec l'agent d'activation consiste à pulvériser sous la forme de fines gouttelettes ledit agent d'activation en solution sur la surface intérieure (2).
     
    7. Procédé selon l'une des revendications précédentes, dans lequel ladite sous-étape de greffage comprend une mise en contact de la surface intérieure (2) activée avec une solution de greffage constituée par une solution de chlorure de palladium.
     
    8. Procédé selon la revendication précédente, dans lequel la mise en contact de la surface intérieure (2) activée avec l'agent de greffage consiste à pulvériser sous la forme de fines gouttelettes la solution de greffage sur la surface intérieure (2) activée.
     
    9. Procédé selon l'une des revendications précédentes, dans lequel ladite étape de recouvrement comprend une sous-étape de métallisation permettant d'obtenir une surface intérieure (2) métallisée, ladite sous-étape de métallisation comprenant elle-même :

    - une opération de mise en contact de la surface intérieure (2) greffée avec une solution renfermant des ions métalliques, de préférence des ions argent,

    - et une opération d'introduction d'un agent réducteur dans ladite solution renfermant des ions métalliques, alors que cette dernière est en contact avec la surface intérieure (2) greffée, pour transformer les ions métalliques en métal qui s'accroche à l'agent de greffage.


     
    10. Procédé selon la revendication précédente caractérisé en ce que l'étape de recouvrement comprend, avant la mise en œuvre de la sous-étape de métallisation, une sous-étape d'étuvage du corps creux (1) visant à élever la température de la surface intérieure (2), la sous-étape de métallisation étant ensuite menée sur le corps creux (1) encore chaud.
     
    11. Procédé selon la revendication 9 ou 10, dans lequel la sous-étape de métallisation comprend également une opération d'agitation mécanisée de ladite surface intérieure (2) greffée, alors qu'elle est en contact avec ladite solution renfermant à la fois les ions métalliques et l'agent réducteur, pour obtenir un dépôt métallique homogène sur la surface intérieure (2) greffée.
     
    12. Procédé selon l'une des revendications 9 à 11, lequel comprend une étape de cuisson, postérieure à la sous-étape de métallisation, dans laquelle la surface intérieure (2) métallisée est cuite pour sécher et durcir le film métallique présent sur la surface intérieure en conséquence de la mise en œuvre de la sous-étape de métallisation.
     
    13. Procédé selon l'une des revendications précédentes, dans lequel le revêtement (8) est constitué d'un métal pris dans le groupe suivant : argent, or, cuivre, nickel, platine, zinc.
     
    14. Procédé selon l'une des revendications précédentes, dans lequel la cavité (3) forme un étranglement (6) définissant une ouverture (7) permettant de mettre en communication la cavité (3) avec l'extérieur.
     
    15. Procédé selon l'une des revendications précédentes, lequel est conçu pour que le revêtement (8) forme la couche la plus superficielle de la paroi intérieure (2) destinée à être en contact avec la substance contenue dans ladite cavité (3).
     
    16. Corps creux (1) susceptible d'être obtenu par le procédé selon l'une des revendications précédentes, ledit corps creux (1) étant pourvu d'une surface intérieure (2) en verre délimitant une cavité (3), ledit corps creux (1) constituant un récipient (4), au moins une fraction de ladite surface intérieure (2) étant recouverte par un revêtement métallique (8), caractérisé en ce que ledit corps creux (1) comprend une pièce de verre d'un seul tenant au sein de laquelle est ménagée ladite cavité (3) et constituant un récipient (4) conçu pour contenir dans la cavité (3) une substance cosmétique formée par un liquide alcoolique tel qu'un parfum corporel, ledit récipient (4) étant destiné à être fermé à l'aide d'un organe de fermeture (5), la surface intérieure (2) étant recouverte par le revêtement (8) selon une quantité surfacique supérieure ou égale à 1 000 mg/m2.
     
    17. Corps (1) selon la revendication précédente, dans lequel le revêtement (8) est constitué d'un métal pris dans le groupe suivant : argent, or, cuivre, nickel, platine, zinc.
     
    18. Corps (1) selon l'une des revendications 16 et 17, dans lequel ledit revêtement (8) recouvre ladite surface intérieure (2) selon une masse surfacique supérieure ou égale à 1 500 mg/m2, et de préférence supérieure ou égale à 2 000 mg/m2.
     
    19. Corps (1) selon l'une des revendications 16 à 18, dans lequel ladite paroi (1A) du corps creux (1) présente une face intérieure correspondant à la surface intérieure (2) sur laquelle est déposé le revêtement (8), et présente également une face extérieure opposée (11) sur laquelle est apposé un marquage (12), qui est ainsi séparé du revêtement (8) par l'épaisseur (E2) de la paroi (1A) définissant la cavité (3).
     
    20. Corps (1) selon l'une des revendications 16 à 19, caractérisé en ce qu'il comprend des agents d'activation et de greffage, par exemple de l'étain et du palladium, qui forment une interface de fixation entre la surface intérieure (2) en verre et le revêtement métallique (8).
     
    21. Corps (1) selon l'une des revendications 16 à 20, dans lequel ladite cavité (3) forme un étranglement (6) définissant une ouverture (7) permettant de mettre en communication la cavité (3) avec l'extérieur, ladite ouverture (7) étant destinée à coopérer avec ledit organe de fermeture (5) pour fermer ledit récipient (4), lequel constitue un flacon destiné au stockage et à la distribution d'un parfum corporel liquide.
     
    22. Corps (1) selon l'une des revendications 16 à 21, caractérisé en ce que le revêtement (8) forme la couche la plus superficielle de la paroi intérieure (2) destinée à être en contact avec la substance contenue dans ladite cavité (3).
     


    Ansprüche

    1. Verfahren zur Herstellung eines Hohlkörpers (1), der mit einer inneren Oberfläche (2) aus Glas versehen ist, die einen Hohlraum (3) begrenzt, wobei der Hohlkörper einen Behälter (4) darstellt, wobei das Verfahren einen Schritt des Bedeckens mindestens eines Teils der inneren Oberfläche (2) mit einer metallischen Beschichtung (8) umfasst, dadurch gekennzeichnet, dass der Hohlkörper (1) ein einstückiges Glasstück umfasst, in dessen Innerem der Hohlraum (3) ausgebildet ist und das einen Behälter (4) darstellt, der dafür ausgelegt ist, um in dem Hohlraum (3) einen kosmetische Substanz zu enthalten, die aus einer alkoholischen Flüssigkeit gebildet ist, wie einem Körperparfüm, wobei die innere Oberfläche (2) von der Beschichtung (8) mit einem Überdeckungswert größer oder gleich 1000 mg/m2 bedeckt wird, wobei der Schritt des Bedeckens einen Teilschritt der Aktivierung der inneren Oberfläche (2) durch Inkontaktbringen der inneren Oberfläche (2) mit einem Aktivierungsmittel umfasst, um so eine aktivierte innere Oberfläche (2) zu erhalten, und anschließend einen Teilschritt des Pfropfens der aktivierten inneren Oberfläche (2) mit einem Pfropfungsmittel umfasst, um so eine gepfropfte innere Oberfläche (2) zu erhalten.
     
    2. Verfahren nach dem vorhergehenden Anspruch, dadurch gekennzeichnet, dass die Wand (1A) des Hohlkörpers (1) eine innere Fläche, die der inneren Oberfläche (2) entspricht, auf der die Beschichtung (8) abgeschieden wird, und auch eine gegenüberliegende äußere Fläche (11) aufweist, auf der eine Markierung (12) angebracht ist, die somit von der Beschichtung (8) durch die Dicke (E2) der Wand (1A) getrennt ist, welche den Hohlraum (3) definiert.
     
    3. Verfahren nach dem vorhergehenden Anspruch, dadurch gekennzeichnet, dass die Markierung (12) durch Siebdruck, gefolgt von einem Brennen, durchgeführt wird.
     
    4. Verfahren nach einem der vorhergehenden Ansprüche, dadurch gekennzeichnet, dass die innere Oberfläche (2) mit der Beschichtung (8) mit einem Überdeckungswert größer oder gleich 1 500 mg/m2, vorzugsweise größer oder gleich 2 000 mg/m2, bedeckt wird.
     
    5. Verfahren nach einem der vorhergehenden Ansprüche, wobei das Aktivierungsmittel eine Lösung von Zinnchlorid ist.
     
    6. Verfahren nach einem der vorhergehenden Ansprüche, wobei das Inkontaktbringen der inneren Oberfläche (2) mit dem Aktivierungsmittel aus der Zerstäubung des Aktivierungsmittels in Lösung in der Form feiner Tröpfchen auf der inneren Oberfläche (2) besteht.
     
    7. Verfahren nach einem der vorhergehenden Ansprüche, wobei der Teilschritt des Pfropfens ein Inkontaktbringen der aktivierten inneren Oberfläche (2) mit einer Pfropfungslösung umfasst, die aus einer Lösung von Palladiumchlorid besteht.
     
    8. Verfahren nach dem vorhergehenden Anspruch, wobei das Inkontaktbringen der aktivierten inneren Oberfläche (2) mit dem Pfropfungsmittel aus der Zerstäubung der Pfropfungslösung in der Form feiner Tröpfchen auf der aktivierten inneren Oberfläche (2) besteht.
     
    9. Verfahren nach einem der vorhergehenden Ansprüche, wobei der Schritt des Bedeckens einen Teilschritt der Metallisierung umfasst, der es gestattet, eine metallisierte innere Oberfläche (2) zu erhalten, wobei der Teilschritt der Metallisierung selbst umfasst:

    - einen Vorgang des Inkontaktbringens der gepfropften inneren Oberfläche (2) mit einer Lösung, die Metallionen enthält, vorzugsweise Silberionen,

    - und einen Vorgang des Einführens eines Reduktionsmittels in die Lösung, die Metallionen enthält, während diese Letztere mit der gepfropften inneren Oberfläche (2) in Berührung ist, um die Metallionen in Metall überzuführen, das sich an das Pfropfungsmittel bindet.


     
    10. Verfahren nach dem vorhergehenden Anspruch, dadurch gekennzeichnet, dass der Schritt des Bedeckens, vor der Durchführung des Teilschritts der Metallisierung, einen Teilschritt der Wärmebehandlung des Hohlkörpers (1) umfasst, der dazu dient, die Temperatur der inneren Oberfläche (2) zu erhöhen, wobei der Teilschritt der Metallisierung anschließend an dem noch heißen Hohlkörper (1) vorgenommen wird.
     
    11. Verfahren nach Anspruch 9 oder 10, wobei der Teilschritt der Metallisierung auch einen Vorgang des mechanischen Bewegens der gepfropften inneren Oberfläche (2) umfasst, während sie mit der Lösung in Berührung ist, die gleichzeitig die Metallionen und das Reduktionsmittel enthält, um eine homogene metallische Abscheidung auf der gepfropften inneren Oberfläche (2) zu erhalten.
     
    12. Verfahren nach einem der Ansprüche 9 bis 11, welches einen Schritt des Brennens nach dem Teilschritt der Metallisierung umfasst, wobei die metallisierte innere Oberfläche (2) gebrannt wird, um den metallischen Film, der auf der inneren Fläche als Folge der Durchführung des Teilschritts der Metallisierung vorhanden ist, zu trocknen und zu härten.
     
    13. Verfahren nach einem der vorhergehenden Ansprüche, wobei die Beschichtung (8) aus einem Metall besteht, das aus der folgenden Gruppe stammt: Silber, Gold, Kupfer, Nickel, Platin, Zink.
     
    14. Verfahren nach einem der vorhergehenden Ansprüche, wobei der Hohlraum (3) eine Verengung (6) bildet, die eine Öffnung (7) definiert, welche es dem Hohlraum (3) gestattet, mit dem Äußeren zu kommunizieren.
     
    15. Verfahren nach einem der vorhergehenden Ansprüche, welches dafür ausgelegt ist, dass die Beschichtung (8) die am meisten an der Oberfläche gelegene Schicht der inneren Wand (2) bildet, die dazu bestimmt ist, mit der Substanz in Berührung zu sein, die in dem Hohlraum (3) enthalten ist.
     
    16. Hohlkörper (1), welcher durch das Verfahren nach einem der vorhergehenden Ansprüche erhalten werden kann, wobei der Hohlkörper (1) mit einer inneren Oberfläche (2) aus Glas versehen ist, die einen Hohlraum (3) begrenzt, wobei der Hohlkörper (1) einen Behälter (4) darstellt, wobei mindestens ein Teil der inneren Oberfläche (2) mit einer metallischen Beschichtung (8) bedeckt ist, dadurch gekennzeichnet, dass der Hohlkörper (1) ein einstückiges Glasstück umfasst, in dessen Innerem der Hohlraum (3) ausgebildet ist und das einen Behälter (4) darstellt, der dafür ausgelegt ist, um in dem Hohlraum (3) eine kosmetische Substanz zu enthalten, die aus einer alkoholischen Flüssigkeit gebildet ist, wie einem Körperparfüm, wobei der Behälter (4) dazu bestimmt ist, mit Hilfe eines Verschlusselements (5) verschlossen zu werden, wobei die innere Oberfläche (2) von der Beschichtung (8) mit einem Überdeckungswert größer oder gleich 1000 mg/m2 bedeckt ist.
     
    17. Körper (1) nach dem vorhergehenden Anspruch, wobei die Beschichtung (8) aus einem Metall besteht, das aus der folgenden Gruppe stammt: Silber, Gold, Kupfer, Nickel, Platin, Zink.
     
    18. Körper (1) nach einem der Ansprüche 16 und 17, wobei die Beschichtung (8) die innere Oberfläche (2) mit einer Oberflächenmasse größer oder gleich 1 500 mg/m2 und vorzugsweise größer oder gleich 2 000 mg/m2 bedeckt.
     
    19. Körper (1) nach einem der Ansprüche 16 bis 18, wobei die Wand (1A) des Hohlkörpers (1) eine innere Fläche, die der inneren Oberfläche (2) entspricht, auf der die Beschichtung (8) abgeschieden ist, und auch eine gegenüberliegende äußere Fläche (11) aufweist, auf der eine Markierung (12) angebracht ist, die somit von der Beschichtung (8) durch die Dicke (E2) der Wand (1A) getrennt ist, welche den Hohlraum (3) definiert.
     
    20. Körper (1) nach einem der Ansprüche 16 bis 19, dadurch gekennzeichnet, dass er Aktivierungs- und Pfropfungsmittel umfasst, zum Beispiel Zinn und Palladium, die eine Fixierungsgrenzfläche zwischen der inneren Oberfläche (2) aus Glas und der metallischen Beschichtung (8) bilden.
     
    21. Körper (1) nach einem der Ansprüche 16 bis 20, wobei der Hohlraum (3) eine Verengung (6) bildet, die eine Öffnung (7) definiert, welche es dem Hohlraum (3) gestattet, mit dem Äußeren zu kommunizieren, wobei die Öffnung (7) dazu bestimmt ist, mit dem Verschlusselement (5) zusammenzuwirken, um den Behälter (4) zu verschließen, der einen Flakon darstellt, welcher für die Lagerung und die Verteilung eines flüssigen Körperparfüms bestimmt ist.
     
    22. Körper (1) nach einem der Ansprüche 16 bis 21, dadurch gekennzeichnet, dass die Beschichtung (8) die am meisten an der Oberfläche gelegene Schicht der inneren Wand (2) bildet, die dazu bestimmt ist, mit der Substanz in Berührung zu sein, die in dem Hohlraum (3) enthalten ist.
     


    Claims

    1. A method of manufacturing a hollow body (1) provided with a glass inside surface (2) defining a cavity (3), said body (1) constituting a container (4), said method including a step of covering at least a fraction of said inside surface (2) with a metal lining (8), characterized in that said hollow body (1) comprises a single piece of glass inside which said cavity (3) is formed and constituting a container (4) designed for containing in the cavity (3) a cosmetics substance formed by an alcoholic liquid such as a body perfume, the inside surface (2) being covered with the lining (8) in a quantity per unit area that is equal to or greater than 1000 mg/m2, said covering step including a sub-step of activating said inside surface (2) by putting the inside surface (2) into contact with an activation agent, so as to obtain an activated inside surface (2), and thereafter a sub-step of grafting said activated inside surface (2) with a grafting agent, in order to obtain a grafted inside surface (2).
     
    2. A method according to the preceding claim, characterized in that the wall (1A) of the hollow body (1) has an inside face corresponding to the inside surface (2) on which the lining (8) is deposited, and also has an opposite outside face (11) on which a marking (12) is placed, which is thus separated from the lining (8) by the thickness (E2) of the wall (1A) defining the cavity (3).
     
    3. A method according to the preceding claim, characterized in that the marking (12) is achieved by screen-printing, followed by baking.
     
    4. A method according to one of the preceding claims, characterized in that the inside surface (2) is covered with the lining (8) in a quantity per unit area that is equal to or greater than 1500 mg/m2, preferably equal to or greater than 2000 mg/m2.
     
    5. A method according to one of the preceding claims, wherein the activation agent is a tin chloride solution.
     
    6. A method according to one of the preceding claims, wherein said putting the inside surface (2) into contact with the activation agent consists in spraying in the form of fine droplets said activation agent in solution onto the inside surface (2).
     
    7. A method according to one of the preceding claims, wherein said grafting sub-step comprises putting the activated inside surface (2) into contact with a grafting solution, which is constituted by a palladium chloride solution.
     
    8. A method according to the preceding claim, wherein the putting the activated inside surface (2) into contact with the grafting agent consists in spraying in the form of fine droplets the grafting solution onto the activated inside surface (2).
     
    9. A method according to one of the preceding claims, wherein said covering step includes a metal-plating sub-step making it possible to obtain a metal-plated inside surface (2), said metal-plating sub-step itself including:

    - an operation of putting the grafted inside surface (2) into contact with a solution containing metal ions, and preferably silver ions;

    - and an operation of introducing a reducing agent into said solution containing metal ions, while said solution is in contact with the grafted inside surface (2), so as to transform the metal ions into metal that keys onto the grafting agent.


     
    10. A method according to the preceding claim, characterized in that, prior to implementing the metal-plating sub-step, the covering step includes a sub-step of stoving the hollow body (1) for the purpose of raising the temperature of the inside surface (2), the metal-plating sub-step being then conducted on the hollow body (1) that is still warm.
     
    11. A method according to claim 9 or 10, wherein the metal-plating sub-step also includes an operation of mechanically agitating the grafted inside surface (2), while said surface is in contact with said solution containing both the metal ions and the reducing agent, so as to obtain a metal deposit that is uniform over the grafted inside surface (2).
     
    12. A method according to one of claims 9 to 11, which includes a baking step, subsequent to the metal-plating sub-step, in which baking step the metal-plated inside surface (2) is baked so as to dry and to harden the metal film present on the inside surface due to implementation of the metal-plating sub-step.
     
    13. A method according to one of the preceding claims, wherein the lining (8) is made of a metal selected from the following group: silver, gold, copper, nickel, platinum, and zinc.
     
    14. A method according to one of the preceding claims, wherein the cavity (3) forms a throat (6) defining an opening (7) making it possible to put the cavity (3) into communication with the outside.
     
    15. A method according to one of the preceding claims, which is designed so that the lining (8) forms the most superficial layer of the inside surface (2) that is designed to be in contact with the substance contained in said cavity (3).
     
    16. A hollow body (1) provided with a glass inside surface (2) defining a cavity (3), said body (1) constituting a container (4), at least a fraction of said inside surface (2) being covered with a metal lining (8), characterized in that said hollow body comprises a single piece of glass inside which said cavity (3) is formed and constituting a container (4) designed for containing in the cavity (3) a cosmetics substance formed by an alcoholic liquid such as a body perfume, said container (4) being designed to be closed by means of a closure member (5), the inside surface (2) being covered with the lining (8) in a quantity per unit area that is equal to or greater than 1000 mg/m2.
     
    17. A body (1) according to the preceding claim, wherein the lining (8) is mostly made of a metal selected from the following group: silver, gold, copper, nickel, platinum, and zinc.
     
    18. A body (1) according to one of claims 16 and 17, wherein that said lining (8) covers said inside surface (2) in a mass per unit area equal to or greater than 1500 mg/m2, and preferably equal to or greater than 2000 mg/m2.
     
    19. A body (1) according to one of claims 16 to 18, wherein the wall (1A) of the hollow body (1) has an inside face corresponding to the inside surface (2) on which the lining (8) is deposited, and also has an opposite outside face (11) on which a marking (12) is placed, which is thus separated from the lining (8) by the thickness (E2) of the wall (1A) defining the cavity (3).
     
    20. A body (1) according to one of claims 16 to 19, characterized in that it comprises activation and grafting agents, e.g. tin and palladium, which form a fastening interface between the glass inside surface (2) and the metal lining (8).
     
    21. A body (1) according to one of claims 16 to 20, wherein said cavity (3) forms a throat (6) defining an opening (7) making it possible to put the cavity (3) into communication with the outside, said opening (7) being designed to co-operate with said closure member (5) so as to close said container (4), which constitutes a bottle designed to store and to dispense a liquid body perfume.
     
    22. A body (1) according to one of claims 16 to 21, characterized in that the lining (8) forms the most superficial layer of the inside surface (2) that is designed to be in contact with the substance contained in said cavity (3).
     




    Dessins








    Références citées

    RÉFÉRENCES CITÉES DANS LA DESCRIPTION



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