[0001] La présente invention concerne le domaine des traitements thermiques de pièces métalliques.
[0002] Un des objectifs de la présente invention est de proposer un nouveau procédé de fourniture
d'une atmosphère à injecter dans des fours destinés au traitement thermique ou thermochimique
de pièces métalliques.
[0003] Les atmosphères visées par la présente invention doivent permettre d'une part d'éviter
une décarburation et une oxydation des pièces, mais d'autre part être capable d'enrichir
les pièces en carbone (procédés de cémentation et de carbonitruration). Enfin cette
atmosphère doit pouvoir être produite dans des conditions économiques, sécurisantes,
et être aisée à manipuler.
[0004] Les atmosphères de traitement thermique répondant aux critères ci-dessus contiennent
généralement comme composants majoritaires de l'azote qui possède un rôle neutre vis
à vis des traitements visés ci-dessus, de l'hydrogène qui protège contre l'oxydation,
et du monoxyde de carbone qui à la fois protège contre l'oxydation et la décarburation
et permet si nécessaire de réaliser un enrichissement en carbone (cémentation). On
trouve également dans ces atmosphères des composants minoritaires tels que du CO
2 et de l'eau ou encore du CH
4. L'atmosphère peut également être enrichie en hydrocarbures (gaz naturel, propane....)
afin d'influer sur les équilibres chimiques.
[0005] Parmi les méthodes traditionnellement utilisées actuellement pour produire de telles
atmosphères on peut citer les méthodes listées ci-dessous, bien connues de l'homme
du métier.
[0006] Tout d'abord, ces atmosphères peuvent être produites par ce que l'on appelle des
« générateurs endothermiques ». Ces générateurs produisent l'atmosphère à partir d'une
réaction entre de l'air et un combustible (généralement du gaz naturel), réaction
se produisant dans un réacteur catalytique chauffé à une température de l'ordre de
1000°C. Ce type d'atmosphère contient typiquement comme composants majoritaires 40%
d'azote (N2), 40% d'hydrogène (H2), et 20% de monoxyde de carbone (CO). Les atmosphères
produites par un générateur endothermique sont connues et utilisées depuis de nombreuses
années, mais présentent l'inconvénient de nécessiter pour l'utilisateur l'investissement
d'une machine de production dédiée. Par ailleurs, l'utilisation d'un générateur endothermique
se révèle souvent peu flexible. La capacité de production s'adapte généralement difficilement
au besoin réel et il est alors nécessaire de produire en permanence un débit supérieur
au débit nécessaire. D'autre part, les teneurs des différents constituants du mélange
sont fixées par la réaction se produisant dans le réacteur catalytique : s'il demeure
possible de diminuer les teneurs en H
2 et CO par dilution à l'azote (procédé dit communément « endo dilué »), il n'est en
revanche pas faisable industriellement d'augmenter les teneurs en CO et H
2 au-delà de 20% et 40% respectivement. En effet, pour augmenter les teneurs majoritaires
il est nécessaire d'augmenter la teneur en oxygène au détriment de l'azote, ce qui
pose des problèmes de sécurité et de tenue des matériaux.
[0007] Une autre méthode de fabrication bien connue est qualifiée de « in situ », ou « atmosphère
de synthèse », par le fait que l'atmosphère est obtenue sans intervention d'un générateur
extérieur, mais en procédant à l'injection directe dans le four d'un mélange des différents
constituants gazeux nécessaires, ces constituants réagissant entre eux in situ, dans
une zone adaptée en température du four. Parmi ces atmosphères on trouve notamment
les mélanges d'azote et de méthanol. Le méthanol est le plus souvent injecté à l'aide
d'une canne insérée dans le four de traitement thermique par un tube capillaire à
l'aide d'un flux annulaire d'azote gazeux qui pulvérise le méthanol sous forme de
fines gouttelettes pour l'entraîner dans le four. Sous l'effet de la température du
four qui peut s'élever typiquement à 900°C, la molécule de méthanol craque pour former
du CO et H
2, selon la réaction suivante:
CH
3OH --> CO + 2 H
2.
[0008] Le mélange formé contient ainsi deux fois plus d'hydrogène que de CO.
[0009] Les atmosphères formées à partir d'azote et de méthanol permettent donc notamment
de synthétiser une atmosphère identique à celle produite par un générateur endothermique.
Il est également possible, selon le ratio d'azote et de méthanol, d'obtenir une atmosphère
plus riche en H
2 et CO. Ces atmosphères vont permettre en particulier de réaliser plus rapidement
les traitements de cémentation. Les inconvénients principaux de cette solution sont
d'une part son coût, qui est principalement lié aux cours du méthanol, et d'autre
part la toxicité de celui-ci mais par ailleurs concernent le fait que ce procédé s'avère
aujourd'hui limité en rapidité de traitement par rapport à des procédés en rupture
technologique tels que la cémentation basse pression. De plus, la réaction de cracking
du méthanol est fortement endothermique ce qui se traduit par une consommation d'énergie
importante et la formation de zones froides dans les fours.
[0010] Pour les traitements de cémentation ou carbonitruration réalisés sous atmosphère
gazeuse de type atmosphère de générateur ou atmosphère de synthèse, la rapidité du
traitement est liée à la vitesse de transfert de carbone entre l'atmosphère et la
surface des pièces ou flux de carbone φ
C, qui peut s'exprimer de la façon suivante :

où
C
S représente la teneur en carbone des pièces traitées, PC représente le potentiel carbone
de l'atmosphère défini comme la teneur d'un clinquant en fer exposé à l'atmosphère
pendant une durée infinie, β est le coefficient de transfert de carbone qui est proportionnel
au produit des teneurs en CO et H2.
[0011] Le potentiel carbone peut être calculé selon la relation suivante dans l'hypothèse
d'une atmosphère à l'équilibre :

[0012] Le potentiel carbone est donc caractéristique de l'équilibre qui peut se faire entre
la pièce et l'atmosphère, et le coefficient β caractérise la vitesse à laquelle cet
équilibre peut être atteint.
[0013] Dans une recherche d'augmentation de productivité, on voit donc l'intérêt qu'il y
a à augmenter les teneurs en CO et en H2, afin de maximiser le flux de carbone au
travers du potentiel carbone et du coefficient de transfert de carbone β.
[0014] Une atmosphère contenant 50% de CO et 50% d'H2 permet notamment de maximiser le coefficient
de transfert de carbone β.
[0015] Le document
EP0953654 A1 propose un procédé de génération d'une atmosphère de carburation avec un mélange
comportant du CO gazeux et de l'éthanol injecté à haute température mais ne divulgue
pas l'atmosphère utilisée à des températures jusqu'à 800ºC.
[0016] La présente invention propose alors un nouveau procédé de production d'une atmosphère
de type visé ci-dessus (permettant d'éviter une décarburation et une oxydation des
pièces tout en étant capable d'enrichir les pièces en carbone), ceci en réalisant
l'injection directe dans le four d'un mélange comportant du dioxyde de carbone et
de l'éthanol, additionné éventuellement d'azote, tandis que l'on injecte du CO
2 seul ou éventuellement mélangé à de l'azote dans la ou les phases du cycle de traitement
ou la ou les zones du four dont la température est inférieure à 750ºC.
[0017] L'objet de l'invention est défini dans les revendications.
[0018] Ce mélange peut éventuellement être enrichi en espèces additionnelles permettant
de contrôler les équilibres chimiques dans l'atmosphère (hydrocarbures, air...).
[0019] L'atmosphère peut éventuellement être enrichie en ammoniac pour les procédés de carbonitruration.
[0020] Une des caractéristiques avantageuses de l'invention réside toutefois dans la possibilité
de n'utiliser que le CO
2 et l'éthanol pour contrôler ces équilibres chimiques, là où les atmosphères conventionnelles
de générateur ou de synthèse requièrent des additions d'air et d'hydrocarbure. Selon
le ratio CO
2 / éthanol, la teneur en CO
2 résiduel va être plus ou moins élevée, ce qui conditionne directement le potentiel
carbone de l'atmosphère.
[0021] Les composants destinés à la synthèse de l'atmosphère peuvent par exemple être injectés
à l'aide d'équipements d'injection déjà connus pour la mise en oeuvre des atmosphères
azote-méthanol.
[0022] On peut comme c'est le plus couramment pratiqué, injecter la phase liquide (éthanol)
au travers d'un capillaire dans une canne comportant un écoulement annulaire composé
des phases gazeuses (CO
2, azote) qui vont ainsi entraîner l'éthanol et le pulvériser dans l'enceinte du four.
[0023] L'éthanol peut également être vaporisé en amont de l'injection du four afin d'être
injecté sous forme gazeuse en mélange avec les autres espèces gazeuses.
[0024] Enfin toujours à titre illustratif l'éthanol peut être introduit directement en phase
liquide dans l'enceinte du four (par exemple déposé dans une coupelle) afin qu'il
se vaporise sous l'effet de la température du four et puisse ainsi réagir avec les
espèces gazeuses introduites séparément dans l'enceinte du four.
[0025] A l'intérieur du four, le CO
2 réagit avec l'éthanol pour former un mélange d'hydrogène et de CO selon la réaction
:
CO
2 + C
2H
5OH → 3 CO + 3 H
2.
[0026] Mais selon une mise en oeuvre préférée de l'invention, l'injection est réalisée durant
une phase du traitement ou dans une zone du four à température supérieure à 750°C,
et encore plus préférentiellement dont la température est située dans l'intervalle
allant de 850°C à 1000°C.
[0027] On aura compris que l'on peut avoir affaire à des fours continus ou non, et donc
on parlera dans ce qui suit indifféremment de « zone du four » ou de « phase du traitement
» où/durant laquelle est injecté le mélange comportant l'éthanol (même un four discontinu
peut avoir plusieurs zones ou chambres et toutes ces chambres ne connaissent pas nécessairement
la même atmosphère).
[0028] On sait par ailleurs que les contraintes de sécurité liées à la mise en oeuvre des
atmosphères de traitement thermique et décrites dans la norme NF-EN 746-3 sont très
rigoureuses, et imposent notamment de ne pas injecter d'atmosphère considérée comme
inflammable (par exemple contenant potentiellement plus de 5% du mélange H
2, CO) en deçà de 750°C. En conséquence, en deçà de 750°C les procédés injectent en
général un gaz de « substitution », généralement de l'azote seul.
[0029] On peut ainsi dire que dans le cas des atmosphères azote-méthanol, l'azote joue les
fonctions suivantes :
- Le rôle de « gaz de procédé » mélangé au gaz issu du cracking du méthanol (l'azote
joue le rôle de gaz porteur en « poussant le méthanol);
- Le rôle de «gaz de sécurité» (100% du débit) dans les cas suivants :
- quand la température est inférieure à 750°C ;
- pour la détection de chute de débit ou de pression d'azote.
[0030] On propose alors selon la présente invention d'injecter le mélange comportant l'éthanol
au delà de 750°C, et d'injecter en deçà de 750°C du CO
2 seul, ou éventuellement mélangé à de l'azote, ce qui présente par ailleurs l'avantage
de réaliser une pré-oxydation de la charge, ce qui va accélérer le traitement en brûlant
les matières organiques (graisse, huile de coupe...) et en activant la surface en
vue du traitement dans la phase suivante du cycle.
[0031] Le procédé conforme à l'invention compte de nombreux avantages sur les procédés existants
parmi lesquels ont peut citer les aspects suivants :
- dans le cas d'utilisation de mélanges de CO2 et d'éthanol sans azote, on obtient un mélange H2/CO contenant 50% de chaque constituant. Ce mélange est connu pour donner une efficacité
et une rapidité de traitement optimales pour la cémentation (hors cémentation basse
pression). Par rapport aux atmosphères conventionnelles de générateur endothermique
ou azote-méthanol, on obtient ainsi un gain de productivité pouvant aller jusqu'à
30% ;
- par ailleurs l'éthanol présente un coût relativement similaire à celui du méthanol,
tout en donnant lieu à la formation d'un volume d'atmosphère plus important. En effet,
1 litre de méthanol donne lieu à la formation de 1,67 Nm3 de gaz craqué (H2 + CO), alors que la même quantité d'éthanol donne lieu à la formation de 1.95 Nm3 d'atmosphère ;
- l'éthanol est un produit non-toxique contrairement au méthanol ;
- il est disponible à la fois de sources de production à base d'énergies fossiles ou
à base de produits de l'agriculture, alors que le méthanol est issu exclusivement
de procédés de production basés sur des produits pétroliers ;
- le procédé conforme à l'invention s'adapte facilement sur les fours aujourd'hui alimentés
par des mélanges traditionnels d'azote et de méthanol, il permet en effet d'utiliser
tel que l'ensemble des circuits d'injection d'azote et de méthanol existants ;
- au besoin, le mélange H2/CO ainsi généré peut être dilué à l'azote de façon à régler de façon très flexible
la composition et donc l'activité de l'atmosphère ;
- il permet la pré-oxydation des charges sans nécessité de disposer d'un four spécifique
pour cette opération.
[0032] La présente invention concerne alors un procédé de génération d'une atmosphère destinée
au traitement thermique de pièces métalliques dans un four, selon lequel on procède
à l'introduction, dans au moins une phase du cycle de traitement ou au moins une zone
du four de traitement thermique, d'un mélange comportant du CO
2 gazeux et de l'éthanol sous forme de fines gouttelettes ou de vapeur, de façon à
réaliser à l'intérieur du four la réaction entre le CO
2 et l'éthanol pour former un mélange d'hydrogène et de CO selon la réaction :
CO
2 + C
2H
5OH → 3 CO + 3 H
2.
et se caractérisant en ce que l'injection est réalisée dans une phase du cycle de
traitement ou une zone du four de traitement thermique dont la température est supérieure
à 750°C, et encore plus préférentiellement située dans l'intervalle allant de 850°C
à 1000°C, tandis que l'on injecte dans la ou les phases du cycle de traitement ou
la ou les zones du four dont la température est inférieure à 750°C, du CO
2 seul ou éventuellement mélangé à de l'azote.
[0033] La présente invention peut par ailleurs adopter l'une ou plusieurs des caractéristiques
techniques suivantes :
- le mélange injecté comporte également de l'azote gazeux,
- l'éthanol est réchauffé et/ou vaporisé avant injection dans le four.
1. Procédé de génération d'une atmosphère destinée au traitement thermique de pièces
métalliques dans un four, selon lequel on procède à l'introduction, dans au moins
une phase du cycle de traitement ou au moins une zone du four de traitement thermique,
d'un mélange comportant du CO2 gazeux et de l'éthanol sous forme de fines gouttelettes ou de vapeur, de façon à
réaliser à l'intérieur du four la réaction entre le CO2 et l'éthanol pour former un mélange d'hydrogène et de CO selon la réaction :
CO2 + C2H5OH → 3 CO + 3 H2
et se caractérisant en ce que l'injection est réalisée dans une phase du cycle de traitement ou une zone du four
de traitement thermique dont la température est supérieure à 750°C, tandis que l'on
injecte dans la ou les phases du cycle de traitement ou la ou les zones du four dont
la température est inférieure à 750°C, du CO2 seul ou éventuellement mélangé à de l'azote.
2. Procédé selon la revendication 1, caractérisé en ce que ledit mélange injecté dans une phase du cycle de traitement ou une zone du four de
traitement thermique dont la température est supérieure à 750°C comporte également
de l'azote gazeux.
3. Procédé selon l'une des revendications précédentes, caractérisé en ce que l'éthanol est réchauffé et/ou vaporisé avant injection dans le four.
4. Procédé selon l'une des revendications précédentes, caractérisé en ce que l'injection du mélange comportant du CO2 gazeux et de l'éthanol sous forme de fines gouttelettes ou de vapeur est réalisée
dans une phase du cycle de traitement ou une zone du four de traitement thermique
dont la température est située dans l'intervalle allant de 850°C à 1000°C.
1. Verfahren zur Erzeugung einer Atmosphäre, die für die Wärmebehandlung von Metallteilen
in einem Ofen bestimmt ist, bei dem das Einbringen eines Gemisches, das gasförmiges
CO2 und Ethanol in Form von feinen Tröpfchen oder Dampf beinhaltet, in mindestens eine
Phase des Behandlungszyklus oder mindestens eine Zone des Wärmebehandlungsofens vorgenommen
wird, so dass die Reaktion zwischen CO2 und Ethanol innerhalb des Ofens durchgeführt wird, um ein Gemisch aus Wasserstoff
und CO gemäß der Reaktion zu bilden:
CO2 + C2H5OH → 3 CO + 3 H2
und dadurch gekennzeichnet, dass das Einspritzen in eine Phase des Behandlungszyklus oder eine Zone des Wärmebehandlungsofens
durchgeführt wird, deren Temperatur höher als 750 °C ist, während in die Phase(n)
des Behandlungszyklus oder in die Zone(n) des Ofens, deren Temperatur niedriger als
750 °C ist, CO2 allein oder gegebenenfalls mit Stickstoff gemischt eingespritzt wird.
2. Verfahren nach Anspruch 1, dadurch gekennzeichnet, dass das in eine Phase des Behandlungszyklus oder eine Zone des Wärmebehandlungsofens,
deren Temperatur höher als 750 °C ist, eingespritzte Gemisch auch gasförmigen Stickstoff
beinhaltet.
3. Verfahren nach einem der vorstehenden Ansprüche, dadurch gekennzeichnet, dass das Ethanol vor dem Einspritzen in den Ofen erwärmt und/oder verdampft wird.
4. Verfahren nach einem der vorstehenden Ansprüche, dadurch gekennzeichnet, dass das Einspritzen des Gemisches, das gasförmiges CO2 und Ethanol in Form von feinen Tröpfchen oder Dampf beinhaltet, in eine Phase des
Behandlungszyklus oder eine Zone des Wärmebehandlungsofens durchgeführt wird, deren
Temperatur im Bereich von 850 °C bis 1000 °C liegt.
1. Method for generating an atmosphere configured for heat treating metal parts in a
furnace, which includes inserting, in at least one phase of the treatment cycle or
at least one area of the heat treatment furnace, a mixture comprising gaseous CO2 and ethanol in the form of fine droplets or vapour, so as to carry out the reaction
between the CO2 and the ethanol inside the furnace to form a mixture of hydrogen and CO according
to the reaction:
CO2 + C2H5OH --> 3 CO + 3 H2
and being characterised in that the injection is performed in a phase of the treatment cycle or in an area of the
heat treatment furnace of which the temperature is higher than 750°C, while CO2 alone or optionally mixed with nitrogen is injected in the phase or phases of the
treatment cycle or the area or areas of the furnace of which the temperature is lower
than 750°C.
2. Method according to claim 1, characterised in that said mixture injected into a phase of the treatment cycle or an area of the heat
treatment furnace of which the temperature is higher than 750°C also comprises gaseous
nitrogen.
3. Method according to one of the preceding claims, characterised in that the ethanol is heated and/or vaporised before injection into the furnace.
4. Method according to one of the preceding claims, characterised in that the injection of the mixture comprising gaseous CO2 and ethanol in the form of fine droplets or vapour is performed in a phase of the
treatment cycle or an area of the heat treatment furnace of which the temperature
is located in the interval between 850°C and 1000°C.