DOMAINE TECHNIQUE ET ART ANTÉRIEUR
[0001] La présente invention se rapporte à un procédé de dépôt de nanoparticules dont l'adhérence
est améliorée, par exemple pour la réalisation de surfaces d'échanges thermiques à
performances thermiques améliorées.
[0002] Les échangeurs thermiques permettent le transfert de chaleur entre une surface, dite
surface d'échange thermique, et un fluide. Ceux-ci comportent souvent des structures
d'échange thermique non ouvertes, telles que des tubes ou des plaques de forme complexe,
de grande taille et dont les matériaux sont divers, tels que les métaux, les polymères
ou les céramiques.
[0003] Le fluide, en s'évaporant sur la surface, extrait la chaleur de la surface, le fluide
est mis en mouvement pour évacuer la chaleur extraite.
[0004] Une caractéristique importante dans le choix d'une surface d'échange thermique est
la résistance thermique de celle-ci. La résistance thermique est proportionnelle au
rapport 1/hS, h étant le coefficient d'échange thermique entre la paroi d'échange
et le fluide, et S étant l'aire de la surface d'échange. On cherche à réduire cette
résistance thermique, or la surface S étant généralement imposée, on cherche donc
à augmenter h. L'augmentation de h peut être obtenue par structuration de la surface.
Dans le cas d'applications à forts flux de chaleur, on cherche à retarder l'apparition
du flux critique d'ébullition, qui correspond à l'apparition d'un film de vapeur sur
la surface, et au-delà duquel l'échange thermique se dégrade considérablement. Il
y a alors surchauffe de la surface qui peut mener à sa destruction.
[0005] Or, il a été constaté que des surfaces ayant des propriétés de grande mouillabilité,
offraient des très bonnes performances de transfert thermiques en ébullition. Cette
constatation a été exposée dans le document :
Y. Takata, S Hidaka, JM Cao, T. Nakamura, H. Yamamoto, M. Masuda, T. Ito, "Effect
of Surface Wettability on boiling and evaporation", in Energy 30 (2005) 209-220, le document :
S. Ujereh, T. Fisher, I. Mudawar, "Effects of Carbon Nanotube Arrays on Nucleate Pool
Boiling" in Int.J. of Heat and Mass Transfer 50(2007) 4023-4038 et dans le document
S. Kim, H. Kim H.D., Kim, S. Ahn, M.H. Kim, J. Kim and G. C. Park, "Experimental Investigation
of Critical Heat Flux Enhancement by Micro/Nanoscale Surface Modification in Pool
Boiling", ICNMM2008, June 23-25, 2008, Darmstadt, Germany. En effet il a été constaté que, lorsque l'angle de contact des gouttes de liquide
sur une surface était proche de 0°, le coefficient d'échange thermique était nettement
amélioré.
[0006] La réalisation de surfaces offrant une bonne mouillabilité peut être obtenue par
le dépôt de petites particules sur ladite surface, par exemple des particules nanométriques,
appelées également nanoparticules, ces particules offrant de bonnes propriétés de
mouillabilité vis-à-vis du fluide mis en oeuvre dans l'échangeur thermique.
[0007] Le dépôt de telles particules sur une surface peut être obtenu par différentes méthodes.
[0008] Un premier type de méthode consiste à déposer un film mince de particules sur la
surface.
[0009] Une première méthode consiste à déposer un film dit de LANGMUIR-BLODGETT sur la surface,
ce film est composé d'une monocouche ou d'une pluralité de couches de molécules amphiphiles,
i.e. offrant une extrémité hydrophile et une extrémité hydrophobe. Une goutte d'un
solvant contenant de telles molécules est introduite dans un bac rempli d'eau ultra-pure.
Les molécules se répartissent sous la forme d'un film à la surface de l'eau. Après
évaporation du solvant, l'extrémité hydrophile des molécules est orientée vers l'eau
et l'extrémité hydrophobe des molécules est orientée en éloignement de la surface
d'eau.
[0010] Les molécules se rassemblent de sorte à réduire l'espace entre elles et on immerge
le substrat à recouvrir perpendiculairement à la surface de l'eau. Le film de molécule
adhère au substrat du fait de la pression capillaire. Il est alors possible d'empiler
plusieurs dizaines de films. Cette technique est relativement complexe et longue à
mettre en oeuvre. Par ailleurs, elle ne s'applique qu'aux substrats offrant une surface
plane, ou pour le moins aux surfaces offrant une configuration relativement simple.
vapeur d'organo-métalliques, ou le PECVD (Plasma Enhanced Chemical Vapor Deposition)
le dépôt chimique en phase vapeur assisté par plasma. Ces procédés s'appliquent à
des substrats dont les surfaces à recouvrir sont ouvertes et de taille limitée.
[0011] Par exemple, le MOCVD et le PECVD ne s'appliquent qu'aux substrats dont le diamètre
est inférieur à 25 cm. En effet, il est difficile de contrôler l'homogénéité du dépôt
sur des surfaces de taille importante.
[0012] Par ailleurs ces procédés nécessitent des températures de dépôt très élevées, comprises
entre 300°C et 800°C, ce qui les rend inapplicables aux dépôts de particules sur des
substrats polymères.
[0013] Il existe également un autre procédé pour déposer des particules sur une surface,
par lequel Le dépôt est obtenu par ébullition d'une solution contenant des nanoparticules,
appelée également nanofluide, à pression atmosphérique.
[0014] Le dépôt de nanoparticules à la surface du substrat est expliqué par l'évaporation
du microfilm liquide développé en dessous de chaque bulle de vapeur, ce nanofluide
contenant des nanoparticules.
[0016] Ce procédé peut s'appliquer à des substrats de forme complexe, cependant le film
de nanoparticules ainsi réalisé n'adhère pas de manière suffisante sur le substrat,
le film pouvant être facilement détruit.
[0017] C'est par conséquent un but de la présente invention d'offrir un procédé de dépôt
de particules de petites tailles, plus particulièrement de nanoparticules, simple
et pouvant s'appliquer à des surfaces de formes complexes.
[0018] C'est également un but de la présente invention d'offrir des échangeurs thermiques
d'efficacité améliorée.
[0019] US2004086648 décrit un procédé de de dépôt de particules nanométriques ayant lieu sous conditions
de pression supérieures à la pression atmosphérique et à température élevée. A différence
de l'invention, le dépôt s'effectue par réaction chimique entre la solution et la
surface.
EXPOSÉ DE L'INVENTION
[0020] Les buts précédemment énoncés sont atteints par la nanostructuration de la surface
d'un substrat obtenue par le dépôt de nanoparticules en mettant en contact la surface
à recouvrir avec un nanofluide, la surface à recouvrir étant également chauffée, le
nanofluide étant maintenu sous une pression supérieure à la pression atmosphérique,
de sorte que le dépôt s'effectue par ébullition.
[0021] La mise sous pression du nanofluide a pour effet d'augmenter la température d'ébullition,
ce qui permet d'augmenter la température à laquelle le nanofluide peut être chauffé,
améliorant ainsi l'adhérence du dépôt sur la surface.
[0022] En d'autres termes, les conditions du dépôt sont telles qu'elles permettent un dépôt
sous une température d'ébullition élevée supérieure à la température d'ébullition
standard. Ces températures permettent cependant d'effectuer des dépôts sur des substrats
en polymère.
[0023] En agissant sur la température d'ébullition du nanofluide, la tenue du dépôt de nanoparticules
est nettement améliorée. La température d'ébullition correspond à la température de
saturation, cette température dépend de la pression.
[0024] Par exemple, on applique une pression au nanofluide de sorte que sa température d'ébullition
soit comprise entre 150°C et 200°C.
[0025] De manière avantageuse, la durée de la phase de dépôt est supérieure à 10 mn, améliorant
de manière considérable l'homogénéité du dépôt de nanoparticules.
[0026] Dans une variante de réalisation, des zones discrètes du substrat sont chauffées
afin d'effectuer des structurations localisées et non une structuration totale de
la surface du substrat.
[0027] La présente invention a alors principalement pour objet un procédé de dépôt de particules
nanométriques sur au moins une partie de la surface d'un substrat comportant les étapes
:
- a) chauffage d'un liquide contenant lesdites particules de taille nanométrique à une
température proche de sa température d'ébullition,
- b) chauffage de ladite au moins une partie de la surface du substrat à une température
sensiblement égale à ladite température d'ébullition,
- c) mise en contact du liquide avec la surface,
- d) ébullition du liquide sur ladite surface à une température supérieure à sa température
d'ébullition standard, provoquant le dépôt des dites nanoparticules sur la surface,
dans lequel lesdites étapes a), b) et c) ont lieu sous une pression supérieure à la
pression atmosphérique.
c) mise en contact du liquide avec la surface,
d) ébullition du liquide sur ladite surface à une température supérieure à sa température
d'ébullition standard, provoquant le dépôt des dites nanoparticules sur la surface,
dans lequel lesdites étapes a), b) et c) ont lieu sous une pression supérieure à la
pression atmosphérique.
[0028] De manière avantageuse, l'étape c) est réalisée par écoulement du liquide le long
de la surface, l'écoulement du liquide le long de la surface ayant lieu à une vitesse
faible, par exemple inferieure ou égale à 0,1 m/s
[0029] Par exemple, la pression appliquée est comprise entre 5 bars et 10 bars, de sorte
à avoir une température d'ébullition du fluide comprise entre 150°C et 200°C.
[0030] La concentration de particules dans le liquide est, par exemple comprise entre 0,01
% et 1% en masse.
[0031] Les particules déposées peuvent être du TiO
2, du SiO
2, du alpha-Al
2O
3, du gamma-Al
2O
3, de la boehmite AlO(OH), de la gibbsite, Al(OH)
3 du ZrO
2, du HfO
2, du SnO
2, du Sb
2O
5, du Ta
2O
5, du Nb
2O
5, du ZnO et/ou de l'argent, et le fluide est de l'eau ou de l'éthylène glycol.
[0032] Dans une variante de réalisation, la surface est chauffée au niveau de zones discrètes.
[0033] La présente invention a également pour objet un procédé de réalisation de surface
d'échange thermique pour un échangeur thermique mettant en oeuvre le procédé selon
la présente invention, les particules déposées étant des particules offrant des propriétés
de bonne mouillabilité vis-à-vis du fluide d'échange thermique destiné à être mis
en oeuvre dans l'échangeur thermique.
[0034] Dans une exemple de réalisation, on effectue, préalablement au dépôt des particules
présentant une bonne mouillabilité, une première phases comportant les étapes a),
b) et c), les particules étant des particules présentant une faible mouillabilité
vis-à-vis dudit fluide d'échange thermique, de sorte à former une couche de particules
de faible mouillabilité entre le substrat et la couche de particules à bonne mouillabilité.
[0035] Un dispositif adapté pour réaliser le dépôt de particules de taille nanométrique
sur au moins une partie de la surface d'un substrat, comporte une première enceinte
destinée à contenir un liquide chargé avec lesdites particules de taille nanométrique
à déposer, la première enceinte étant sous une pression supérieure à la pression atmosphérique
et comportant des moyens de chauffage dudit liquide aptes à porter le liquide à sa
température d'ébullition, une deuxième enceinte pressurisée à une pression sensiblement
égale à celle de la première enceinte, à intérieur de laquelle a lieu le dépôt des
dites nanoparticules, des moyens de chauffage étant prévus pour chauffer la au moins
une partie de la surface du substrat à ladite température d'ébullition, la première
enceinte étant connectée à la deuxième enceinte pour permettre l'alimentation de la
deuxième enceinte avec le liquide porté sensiblement à sa température d'ébullition,
de sorte que le liquide entre en ébullition lorsqu'il est en contact de ladite au
moins une partie de la surface chauffée.
[0036] Dans un exemple avantageux, la deuxième enceinte est formée au moins partiellement
directement par le substrat, ledit substrat délimitant un canal avec deux extrémités
ouvertes, le dépôt ayant lieu sur au moins une partie de la surface du canal, et au
moins l'une extrémité étant destinée à être connectée à la première enceinte.
[0037] Le dispositif peut comporter une deuxième connexion pour renvoyer le liquide dans
la première enceinte après son passage dans la deuxième enceinte, de sorte à former
un circuit fermé, l'ensemble du circuit étant pressurisé.
[0038] Dans un exemple de réalisation, la première et la deuxième enceinte sont confondues.
[0039] Avantageusement, le dispositif selon l'invention peut comporter des moyens pour faire
circuler à faible vitesse le liquide le long de la surface du substrat, par exemple
une pompe hydraulique
BRÈVE DESCRIPTION DES DESSINS
[0040] La présente invention sera mieux comprise à l'aide de la description qui va suivre
et des dessins en annexe sur lesquels :
- la figure 3B est une vue agrandie de la figure 3A,
- les figures 4A à 4D sont des représentations schématiques de différents exemples de
surfaces pouvant être structurées grâce au procédé selon la présente invention,
- la figure 5 est une représentation schématique d'une surface structurée, de manière
discrète, grâce au procédé selon la présente invention,
EXPOSÉ DÉTAILLÉ DE MODES DE RÉALISATION PARTICULIERS
[0041] Le procédé de dépôt de nanoparticules qui va être décrit ci-dessous peut être utilisé
pour réaliser des dépôts sur tous types d'objets ayant des fonctions diverses. Une
application avantageuse de telles surfaces est l'échange thermique, mais la présente
invention n'est en aucun cas limitée à une telle application.
[0042] Sur les figures 1A à 1C, on peut voir les étapes du procédé selon la présente invention
appliqué à un substrat 2 muni d'une surface 4 sur laquelle on souhaite déposer des
particules 6 de taille nanométrique, désignées par la suite nanoparticules.
[0043] Selon la présente invention, on utilise une solution liquide contenant les nanoparticules
6, appelée par la suite nanofluide 8.
[0044] Cette solution est mise en contact avec la surface 4 du substrat 2. Le nanofluide
8 est porté à une température proche de sa température d'ébullition et avantageusement
légèrement inférieure à sa température d'ébullition, le substrat 2 est également chauffé
sensiblement au dessus de la température d'ébullition.
[0045] Selon la présente invention, on cherche à effectuer le dépôt sous une température
d'ébullition la plus haute possible. Pour cela, d'une part on choisit un liquide dont
la température d'ébullition standard est élevée, et d'autre part on met le nanofluide
8 sous pression, afin d'augmenter la température d'ébullition du nanofluide 8, de
sorte qu'elle soit supérieure à sa température d'ébullition standard. L'expression
« sous pression » signifie, dans la présente demande, sous une pression supérieure
à la pression atmosphérique.
[0046] En effet, les inventeurs ont constaté que l'adhérence de la couche de nanoparticules
déposée était augmentée en augmentant la température à laquelle le dépôt avait lieu.
La température élevée modifie la structure du dépôt effectué en regard de l'art antérieur
et améliore de manière sensible l'adhérence des nanoparticules sur la surface 4. En
effet, selon les inventeurs, la température élevée permet une cristallisation in situ
et augmente les forces de Van der Waals entre le substrat et les nanoparticules.
[0047] Des bulles de vapeur 9 sont présentes dans le nanofluide 8, comme cela est schématisé
sur la figure 1A. Le liquide, dans lequel les nanoparticules 6 sont dispersées, s'évapore
comme cela est schématisé sur la figure 1B, les nanoparticules adhèrent alors à la
surface 4 du substrat 2, et forment une couche de nanoparticules 10 (figure 1C).
[0048] L'épaisseur de la couche de nanoparticules 10 peut être calculée à partir de la relation
suivante :

avec
δ̇0 la vitesse de dépôt initiale (en m/s) donnée par la relation (III) suivante, t le
temps d'ébullition en seconde et k une constante définie par la relation (II) suivante
:

avec Q
eva est le flux de chaleur servant à évaporer le liquide en W/m
2.

avec ϕ la concentration volumique des nanoparticules dans le fluide, Q le flux de
chaleur surfacique en W/m, ρ
g la masse volumique en phase gazeuse en kg/m
3 et H
fg la chaleur latente pour passer de la phase liquide à la phase vapeur.
[0049] Le matériau des nanoparticules est par exemple du TiO
2, SiO
2 ou bien encore du alpha-Al
2O
3, du gamma-Al
2O
3, de la boehmite AlO(OH), de la gibbsite Al(OH)3), du ZrO
2, du HfO
2, du SnO
2, du Sb
2O
5, du Ta
2O
5, du Nb
2O
5, du ZnO et/ou de l'argent, et le liquide les contenant peut être, par exemple de
l'eau ou de l'éthylène glycol.
[0050] La pression du nanofluide est telle que la température d'ébullition du liquide est
comprise entre 150°C et 200°C, la pression est alors comprise entre 5 bars et 10 bars.
[0051] Sur la figure 2, on peut voir un exemple d'un dispositif 12 de mise en oeuvre du
procédé selon la présente invention appliqué au dépôt de nanoparticules sur la surface
intérieure 4 d'un tube 2.
[0052] Le dispositif 12 comporte une première enceinte 14 dans laquelle le nanofluide 8
est destiné à être porté à ébullition sous pression, la première enceinte 14 est donc
équipée de moyens de chauffage représentés de manière schématique et désignés par
la référence 16 et des moyens de pressurisation représentés de manière schématique
et désignés par la référence 18.
[0053] De manière avantageuse, un système d'agitation 19 est prévu dans la première enceinte
14 pour garantir une concentration sensiblement homogène en particules du nanofluide
qui sera injecté pour effectuer le dépôt.
[0054] Le dispositif comporte également une deuxième enceinte 20 dans laquelle a effectivement
lieu le dépôt, un conduit 21 est prévu entre la première enceinte 14 et la deuxième
enceinte 20 pour amener le nanofluide sensiblement à sa température d'ébullition sous
pression à l'intérieur de la deuxième enceinte 20.
[0055] La solution comprenant les nanoparticules « prêtes à être déposées » est introduite
dans la deuxième enceinte 20. Les nanoparticules ont été réalisées préalablement et
ajoutées à une solution pour former le nanofluide.
[0056] Dans l'exemple représenté, la deuxième enceinte 20 est formée directement par le
tube à traiter.
[0057] Une pompe 26 pour amener le nanofluide de la première enceinte 14 vers la deuxième
enceinte 20 peut être prévue.
[0058] Par ailleurs, un conduit 22 est également prévu entre la deuxième enceinte 20 et
la première enceinte 14 ramenant le fluide du tube à l'enceinte 14.
[0059] Le dispositif de dépôt comporte également des moyens de chauffage 24 du substrat
dans la deuxième enceinte, dans le cas particulier représenté, les moyens de chauffage
sont externes à la première enceinte formée directement par le tuyau à recouvrir.
[0060] Ces moyens de chauffage 24 peuvent être de tout type, par exemple ils peuvent être
électriques, par couplage électromagnétique, indirect par un échangeur de chaleur
au moyen d'un fluide. On peut même prévoir de disposer le tube, et plus généralement
le substrat dans un four. Tout autre type de chauffage connu de l'homme du métier
est applicable.
[0061] A titre d'exemple, la concentration en nanoparticules du fluide peut être comprise
entre 0,01% et 1% en masse.
[0062] La pression au sein de la première enceinte 14 est comprise entre 5 bars et 10 bars
et la température d'ébullition est comprise entre 150°C et 200°C.
[0063] Le flux de chaleur appliqué au tube est compris entre 0.1 W/cm
2 et 100 W/cm
2.
[0064] Nous allons maintenant expliquer le dépôt de nanoparticules selon la présente invention.
[0065] Le nanofluide est chauffé à sa température d'ébullition Te sous 5 à 10 bars dans
l'enceinte 14
[0066] La pression au sein de la première enceinte 14 est comprise entre 5 bars et 10 bars
et la température d'ébullition est comprise entre 150°C et 200°C.
[0067] Le flux de chaleur appliqué au tube est compris entre 0.1 W/cm
2 et 100 W/cm
2.
[0068] Nous allons maintenant expliquer le dépôt de nanoparticules selon la présente invention.
[0069] Le nanofluide est chauffé à sa température d'ébullition Te sous 5 à 10 bars dans
l'enceinte 14
[0070] Le tube 2 est chauffé sensiblement à ladite température d'ébullition Te.
[0071] Lorsque la nanofluide est à une température légèrement inférieure à sa température
d'ébullition, il est envoyé dans le tube 2 chauffé, au moyen de la pompe 26.
[0072] De manière avantageuse, le nanofluide est injecté à très faible vitesse dans le tube
pour assurer une concentration constante du fluide à l'intérieur du tube sur toute
sa longueur et donc un dépôt plus homogène toute le long du tube. La vitesse d'écoulement
du nanofluide est de l'ordre de 0,1 m/s. Cette circulation présente l'avantage d'assurer
l'évacuation des bulles de vapeur générées au sein du nanofluide.
[0073] De manière avantageuse, on fait circuler du nanofluide pendant un temps prolongé,
avantageusement au moins 10 min pour améliorer l'homogénéité de la couche déposée.
En effet, il a été constaté que plus la durée du dépôt était longue, plus la couche
déposée présentait une structure homogène.
[0074] Dans l'exemple représenté, le dispositif fonctionne en boucle fermée, le nanofluide
après son passage dans le tube est renvoyé dans l'enceinte, pour être ensuite réinjecté
dans le tube. Dans l'enceinte, le nanofluide est à nouveau chauffé. On peut prévoir
de recharger le fluide en nanoparticules. Le fonctionnement en boucle fermée permet
de réaliser une installation entièrement sous pression, ce qui simplifie sa réalisation,
notamment au niveau des étanchéités. Mais il est bien entendu qu'un dispositif avec
un circuit ouvert et utilisable.
[0075] Dans le cas où l'on souhaite réaliser des surfaces d'échange thermique pour des échangeurs
thermiques, on peut réaliser des dépôts de nanoparticules offrant des bonnes propriétés
de mouillabilité vis-à-vis du fluide qui sera mis en oeuvre dans l'échangeur thermique.
Dans le cas où le fluide mis en oeuvre est l'eau, les nanoparticules présentent des
propriétés hydrophile. L'expression « des nanoparticules offrant des bonnes propriétés
de mouillabilité vis-à-vis d'un fluide » signifie que le matériau, dont sont composées
les nanoparticules, formant une surface plane, offre lui-même des bonnes propriétés
de mouillabilité vis-à-vis de fluide, i.e. l'angle de contact entre la bord extérieur
d'une goutte de fluide et la surface plane est inférieur à 90°. Dans le cas de l'eau,
la surface est dite hydrophile. La faible mouillabilité signifie que l'angle de contact
entre une goutte de fluide et la surface plane est supérieur à 90° recouvrant la première
couche 28 de nanoparticules très mouillantes.
[0076] On réalise donc, dans le cas où le fluide utilisé dans l'échangeur thermique est
de l'eau ou une solution aqueuse, une première couche 28 hydrophobe déposée sur le
substrat et une deuxième couche hydrophile 30 déposée sur la première couche 28. Comme
cela est schématisé sur la figure 3B, les germes de vapeur 27 apparaissent avec une
énergie moindre du fait de la couche hydrophobe 28, tout en offrant des propriétés
excellentes des surfaces très mouillantes grâce à la couche hydrophile 30. En effet,
la couche hydrophile 30 facilite le détachement des bulles de vapeur 9 et le remouillage
de la surface.
[0077] Cette structuration permet donc d'avoir une énergie pour initier la nucléation plus
faible que dans le cas d'une structuration obtenue uniquement à l'aide de nanoparticules
mouillantes.
[0078] Les figures 4A à 4D sont des représentations schématiques de différentes formes de
pièces dont une partie des surfaces peut être traitée grâce au procédé selon la présente
invention. On peut voir que des surfaces de forme complexe, de type fermé, peuvent
être structurées simplement par la présente invention.
[0079] Sur la figure 4A, il s'agit d'un substrat plan muni d'une surface plane 102.
[0080] Sur la figure 4B, il s'agit d'un tube, dont la structuration de la surface intérieure
a été décrite en relation avec la figure 2.
[0081] Sur la figure 4C, le substrat 202 à la forme d'une pyramide tronquée à base carrée
creuse.
[0082] Sur la figure 4D, le substrat 302 a la forme d'un contenant de type ballon muni d'un
orifice.
[0083] Les flèches Q symbolisent le flux thermique auquel est soumis le substrat en vu du
dépôt.
[0084] De manière avantageuse, les pièces délimitant un canal, dont la surface est destinée
à être structurée, sont particulièrement adaptées au dépôt suivant le dispositif de
la figure 1.
[0085] Le procédé décrit en relation avec la figure 2 permet avantageusement d'utiliser
directement le tube comme enceinte pressurisée à l'intérieur de laquelle on effectue
le dépôt, ce qui simplifie le dispositif et permet de s'affranchir, au moins partiellement,
des problèmes de tailles des substrats à traiter.
[0086] Dans le cas d'un substrat de forme ouverte, le dispositif dispose d'une deuxième
enceinte distincte du substrat, celui-ci étant disposé dans la deuxième enceinte.
Dans ce cas, une structuration aura lieu sur toutes les surfaces du substrat accessibles
au nanofluide.
[0087] Un dispositif de dépôt comportant une seule enceinte pressurisée dans laquelle le
nanofluide est chauffé à sa température d'ébullition et dans laquelle le substrat
est plongé et chauffé est également envisageable. Dans ce cas, le dépôt de nanoparticules
a lieu sur toutes les surfaces du substrat accessibles au nanofluide.
[0088] Le dispositif de la figure 2 est particulièrement adapté à la structuration de surfaces
fermées et présente l'avantage de structurer des substrats de tailles quelconques,
puisque celles-ci ne sont pas limitées par la taille d'une installation dans laquelle
le substrat devrait être introduit.
[0089] En outre, il est possible d'effectuer le dépôt sur différents types de matériaux
puisque la température d'ébullition du nanofluide est ajustable en modifiant la pression
régnant dans le dispositif, et ceci en fonction du matériau. On peut donc envisager
d'effectuer des dépôts sur des polymères, par exemple du PC (polycarbonate) ou du
PEEK (Polyetheretherketone), du PEI (Polyetherimide), du PSU (Polysulfone), du PPSU
(Polyphénylsulfone), du PA (Polyamide), du POM (Polyoxyméthylène), du PBI (Polybenzimidazole),
du PPS (Sulfure de polyphénilène) sur de matériaux métalliques.
[0090] En outre, le procédé selon l'invention permet d'effectuer des dépôts plus rapides
et plus homogènes que dans le cas de dépôt à pression atmosphérique.
[0091] Par ailleurs, le dépôt obtenu grâce à l'invention est poreux, ce qui a pour effet
d'augmenter la surface spécifique, qui est favorable au remouillage dans le cas d'un
échangeur thermique.
[0092] La porosité du dépôt est comprise entre 25% et 80%, et avantageusement de l'ordre
de 40%.
[0093] La porosité du dépôt obtenu selon l'invention est également favorable dans le cas,
par exemple de nanoparticules utilisées en tant que catalyseur. On peut utiliser des
nanoparticules ayant le rôle de catalyseur comme Pd, Pt, Ni, CeO ou réaliser le support
sous forme nanoporeuse pour y déposer des particules de catalyseur.
[0094] Dans les exemples décrits précédemment, on cherche à réaliser un dépôt uniforme et
continu sur une surface d'un substrat. Mais, grâce à l'invention, il est également
possible de réaliser, de manière très simple, une structuration discrète d'une surface,
comme cela est représenté sur la figure 5. La surface du substrat comporte des zones
32 que l'on souhaite recouvrir d'une couche de nanoparticules et des zones 34 que
l'on souhaite ne pas recouvrir de nanoparticules. Pour cela, il suffit de ne chauffer
que les zones 32 où l'on souhaite effectuer un dépôt de nanoparticules. On applique
alors des flux de chaleur Q dans des zones 32, tout en faisant circuler le nanofluide
bouillant à la fois sur les zones chauffées 32 et les zones non chauffées 34. Le dépôt
s'effectue alors de manière locale au niveau des zones chauffées 32.
[0095] Des essais ont été effectués pour montrer l'efficacité du procédé selon la présente
invention sur l'adhérence des particules sur le substrat.
[0096] Les essais ont consisté à effectuer des dépôts de nanoparticules sur une surface
chauffée à partir d'une goutte de nanofluide. Dans le cas présent, il s'agit de SiO
2 dans de l'eau. Le substrat est en aluminium. Des dépôts à trois températures de chauffage
du substrat et du nanofluide ont été effectués, 80°C, 110°C et 175°C.
[0097] Les nanoparticules se déposent sur la surface du substrat. Une abrasion d'une partie
de la surface est ensuite effectuée au moyen d'un appareil appelé le « Taber 5750®
».
[0098] Visuellement il a été observé que plus la température est élevée, plus le dépôt est
homogène.
[0099] L'adhérence des particules déposées a été mesurée par mesure du profil des surfaces
abrasées et non abrasées au moyen d'un profilomètre, le pourcentage de particules
enlevées par l'abrasion pour chaque température est rassemblé dans le tableau ci-dessous
:
| Température de dépôt |
Pourcentages de particules enlevées par abrasion |
| 80°C |
75% |
| 110°C |
50% |
| 175°C |
33% |
[0100] On constate donc que, plus la température de dépôt est élevée plus l'adhérence des
nanoparticules sur le substrat est bonne.
[0101] Le procédé de dépôt selon la présente invention est particulièrement adapté à la
réalisation d'échangeurs thermiques diphasiques, de thermosiphons diphasiques, de
caloducs et pour effectuer des traitements hydrophile ou hydrophobe de surfaces.
1. Procédé de dépôt de particules nanométriques sur au moins une partie de la surface
d'un substrat comportant les étapes :
a) chauffage d'un liquide contenant lesdites particules de taille nanométrique à une
température proche de sa température d'ébullition,
b) chauffage de ladite au moins une partie de la surface du substrat à une température
sensiblement égale à ladite température d'ébullition,
c) mise en contact du liquide avec la surface,
d) ébullition du liquide sur ladite surface à une température supérieure à sa température
d'ébullition standard, provoquant le dépôt des dites nanoparticules sur la surface,
dans lequel lesdites étapes a), b) et c) ont lieu sous une pression supérieure à la
pression atmosphérique.
2. Procédé de dépôt selon la revendication 1, dans lequel l'étape c) est réalisée par
écoulement du liquide le long de la surface.
3. Procédé de dépôt selon la revendication précédente, dans lequel l'écoulement du liquide
le long de la surface a lieu à une vitesse inferieure ou égale à 0,1 m/s
4. Procédé de dépôt selon l'une des revendications 1 à 3, dans lequel la pression appliquée
est comprise entre 5 bars et 10 bars, de sorte à avoir une température d'ébullition
du liquide comprise entre 150°C et 200°C.
5. Procédé de dépôt selon l'une des revendications 1 à 4, dans lequel la concentration
de particules dans le liquide est comprise entre 0,01 % et 1% en masse.
6. Procédé de dépôt selon l'une des revendications 1 à 4, dans lequel les particules
sont du TiO2, du SiO2, du alpha-Al2O3, du gamma-Al2O3, de la boehmite AlO(OH), de la gibbsite Al(OH)3), du ZrO2, du HafO2, du SnO2, du Sb2O5, du Ta2O5, du Nb2O5, du ZnO et/ou de l'argent, et le liquide est de l'eau ou de l'éthylène glycol.
7. Procédé de dépôt selon l'une des revendications 1 à 6, dans lequel la surface est
chauffée au niveau de zones discrètes.
8. Procédé de réalisation de surface d'échange thermique pour un échangeur thermique
mettant en oeuvre le procédé selon l'une des revendications précédentes, les particules
déposées étant des particules offrant des propriétés de bonne mouillabilité vis-à-vis
du fluide d'échange thermique destiné à être mis en oeuvre dans l'échangeur thermique.
9. Procédé de réalisation de surface d'échange thermique pour un échangeur thermique
selon la revendication précédente, dans lequel on effectue, préalablement au dépôt
des particules présentant une bonne mouillabilité, une première phases comportant
les étapes a), b) et c), les particules étant des particules présentant une faible
mouillabilité vis-à-vis dudit fluide d'échange thermique, de sorte à former une couche
de particules de faible mouillabilité entre le substrat et la couche de particules
à bonne mouillabilité.
1. Verfahren zum Ablagern von Nanopartikeln auf zumindest einem Teil der Oberfläche eines
Substrats, umfassend die nachfolgenden Schritte:
a) Erhitzen einer Flüssigkeit, die die Partikel mit nanometrischer Größe enthält,
auf eine Temperatur nahe ihrer Siedetemperatur,
b) Erhitzen des zumindest einen Teils der Oberfläche des Substrats auf eine Temperatur,
die im Wesentlichen gleich der Siedetemperatur ist,
b) Inkontaktbringen der Flüssigkeit mit der Oberfläche,
d) Sieden der Flüssigkeit auf der Oberfläche bei einer Temperatur höher als ihre Siede-Standardtemperatur,
wodurch das Ablagern der Nanopartikel auf der Oberfläche hervorgerufen wird,
wobei die Schritte a), b) und c) unter einem Druck erfolgen, der höher als der Atmosphärendruck
ist.
2. Ablagerungsverfahren nach Anspruch 1, wobei der Schritt c) durch Abfließen der Flüssigkeit
entlang der Oberfläche erfolgt.
3. Ablagerungsverfahren nach dem vorangehenden Anspruch, wobei das Abfließen der Flüssigkeit
entlang der Oberfläche mit einer Geschwindigkeit kleiner oder gleich 0,1 m/s erfolgt.
4. Ablagerungsverfahren nach einem der Ansprüche 1 bis 3, wobei der aufgebrachte Druck
zwischen 5 bar und 10 bar liegt, so dass eine Siedetemperatur der Flüssigkeit zwischen
150 °C und 200 °C vorliegt.
5. Ablagerungsverfahren nach einem der Ansprüche 1 bis 4, wobei die Konzentration der
Partikel in der Flüssigkeit zwischen 0,01 Masse-% und 1 Masse-% liegt.
6. Ablagerungsverfahren nach einem der Ansprüche 1 bis 4, wobei die Partikel TiO2, SiO2, Alpha-Al2O3, Gamma-Al2O3, Böhmit AlO (OH), Gibbsit Al(OH)3), ZrO2, HfO2, SnO2, Sb2O5, Ta2O5, Nb2O5, ZnO und/oder Silber ist und die Flüssigkeit Wasser oder Ethylenglykol ist.
7. Ablagerungsverfahren nach einem der Ansprüche 1 bis 6, wobei die Oberfläche im Bereich
diskreter Zonen erhitzt wird.
8. Verfahren zum Herstellen einer Wärmeaustauschfläche für einen Wärmetauscher zum Durchführen
des Verfahrens nach einem der vorangehenden Ansprüche, wobei die abgelagerten Partikel
Partikel sind, die eine gute Benetzbarkeit gegenüber dem Wärmetauschmedium bieten,
das dazu bestimmt ist, in dem Wärmetauscher Anwendung zu finden.
9. Verfahren zum Herstellen einer Wärmeaustauschfläche für einen Wärmetauscher nach dem
vorangehenden Anspruch, wobei vor dem Ablagern der Partikel mit guter Benetzbarkeit
eine erste Phase mit den Schritten a), b) und c) durchgeführt wird, wobei die Partikel
Partikel sind, die eine geringe Benetzbarkeit gegenüber dem Wärmetauschmedium bieten,
so dass eine Schicht von Partikeln mit geringer Benetzbarkeit zwischen dem Substrat
und der Schicht aus Partikeln mit guter Benetzbarkeit gebildet wird.
1. A method of deposition of nanometric particles on at least one part of the surface
of a substrate including the following steps:
a) heating of a liquid containing the said particles of nanometric size to a temperature
close to its boiling temperature,
b) heating of the said at least part of the surface of the substrate to a temperature
roughly equal to the said boiling temperature,
c) bringing the liquid into contact with the surface,
d) boiling of the liquid on the said surface at a temperature higher than its standard
boiling temperature, causing the deposition of the said nanoparticles on the surface,
in which the said steps a), b) and c) occur at a pressure higher than atmospheric
pressure.
2. A method of deposition according to claim 1, in which step c) is accomplished by flowing
the liquid along the surface.
3. A method of deposition according to the previous claim, in which the flowing of the
liquid along the surface takes place at a speed of less than or equal to 0.1 m/s
4. A method of deposition according to one of the claims 1 to 3, in which the applied
pressure is between 5 bar and 10 bar, so as to have a boiling temperature of the liquid
of between 150°C and 200°C.
5. A method of deposition according to one of the claims 1 to 4, in which the concentration
of particles in the liquid is between 0.01% and 1% by mass.
6. A method of deposition according to one of the claims 1 to 4, in which the particles
are TiO2, SiO2, alpha-Al2O3, gamma-Al2O3, boehmite AlO(OH), gibbsite Al(OH)3), ZrO2, HfO2, SnO2, Sb2O5, Ta2O5, Nb2O5, ZnO and/or silver, and the liquid is water or ethylene glycol.
7. A method of deposition according to one of the claims 1 to 6, in which the surface
is heated in discrete zones.
8. A method for producing a thermal exchange surface for a thermal exchanger implementing
the method according to one of the previous claims, in which the deposited particles
are particles with properties of good wettability for the thermal exchange fluid intended
to be used in the thermal exchanger.
9. A method of production of a thermal exchange surface for a thermal exchanger according
to the previous claim, in which, prior to the deposition of the particles having good
wettability, a first phase is accomplished including steps a), b) and c), in which
the particles are particles having low wettability for the said thermal exchange fluid,
so as to form a layer of particles of low wettability between the substrate and the
layer of particles with good wettability.