DOMAINE DE L'INVENTION
[0001] L'invention concerne un radiateur plus particulièrement destiné au chauffage domestique,
et fonctionnant à l'aide d'un fluide caloporteur. Plus spécifiquement, le fluide caloporteur
mis en oeuvre dans le radiateur de l'invention fonctionne sous forme diphasique notamment
liquide vapeur.
ETAT ANTERIEUR DE LA TECHNIQUE
[0002] On connaît fondamentalement deux types différents de radiateurs domestiques électriques.
Tout d'abord, les convecteurs électriques, pour lesquels l'air ambiant à réchauffer
est directement en contact avec une résistance électrique chauffante. D'un usage largement
répandu, ces convecteurs électriques présentent l'inconvénient de générer un mouvement
important de l'air ambiant en raison du gradient thermique créé, entraînant une sensation
d'inconfort pour les occupants de la pièce considérée. Ce problème est partiellement
résolu par un autre type de radiateurs, appelés radiants, fonctionnant par rayonnement.
[0003] On connaît également les radiateurs à fluide caloporteur, dans lesquels ledit fluide,
généralement de l'huile, est chauffé au moyen d'un élément chauffant électrique et
transite dans un corps de chauffe, au niveau duquel est réalisé le transfert de chaleur
à l'air ambiant par convection naturelle. De par la présence d'un corps de chauffe
dont la surface d'échange est relativement importante, on réduit le gradient de température
avec l'air ambiant de sorte que les déplacements d'air par convection naturelle dans
la pièce concernée sont limités.
[0004] Parmi ces radiateurs à fluide caloporteur, on distingue tout d'abord les radiateurs
dans lesquels le fluide fonctionne en régime monophasique. En l'espèce, ledit fluide
demeure à l'état liquide. Dans ce cas, le fluide caloporteur s'échauffe au contact
d'un élément chauffant électrique, s'allège et monte à l'intérieur du corps de chauffe.
Lors de sa progression ascensionnelle, le fluide caloporteur cède à l'air ambiant
une partie de la chaleur à travers la paroi du corps de chauffe, et corollairement
se refroidit. Le fluide ainsi refroidi devenant plus dense, et donc plus lourd, redescend
par gravité en partie basse du radiateur. Afin d'assurer un fonctionnement correct
de ce type de radiateur, il s'avère donc nécessaire d'avoir une différence de température
minimale entre le fluide montant (chaud) et le fluide descendant (froid), directement
dépendante des pertes de pression du fluide engendrées par sa circulation. Ce faisant,
on observe avec ce type de radiateur, une distribution non homogène de la température
de la paroi du corps de chauffe, affectant l'efficacité du radiateur. Au surplus,
ce type de fonctionnement peut induire des points plus chauds sur la surface de l'appareil,
dangereux et en outre incompatibles avec les normes de sécurité édictées.
[0005] Afin de surmonter ces inconvénients, il a été proposé, par exemple dans les documents
GB-A-2 099 980 et
WO-A-02/50479, un radiateur à fluide caloporteur fonctionnant en régime diphasique, notamment liquide/vapeur.
Le fonctionnement d'un tel radiateur est le suivant : Le fluide caloporteur à l'état
liquide repose par gravité dans la partie inférieure du radiateur traversé par un
élément chauffant, constitué par un fluide monté en température, et traversant de
manière étanche la base dudit radiateur.
[0006] Sous l'effet de la chaleur, le fluide caloporteur est vaporisé, ladite vapeur montant
alors dans la structure interne du radiateur, notamment au niveau d'un corps de chauffe,
au niveau duquel intervient un transfert de chaleur. Corollairement, en raison de
la température des parois dudit corps de chauffe, plus faible que celle de la vapeur,
cette dernière se condense. Le condensat ainsi formé se présente sous forme liquide,
et retourne par simple gravité en partie basse du radiateur.
[0007] En raison du mode de transfert de chaleur, en l'espèce par changement de phase, mettant
directement en jeu la chaleur latente de condensation, on assure ainsi une température
de la paroi du corps de chauffe quasi homogène, constituant dès lors en cela une amélioration
très nette par rapport aux radiateurs à fluide caloporteur fonctionnant en régime
monophasique. En effet, cette température de transfert est très proche de la température
de vapeur saturante du fluide caloporteur en raison d'un coefficient d'échange thermique
nettement plus élevé en condensation que par convection naturelle coté extérieur,
c'est-à-dire coté air ambiant. Ce faisant, on aboutit à un gain substantiel pour la
variation de la température de l'air.
[0008] Cependant, la source chaude assurant l'élévation thermique du fluide caloporteur
s'avère relativement délicate à réguler, et ce, tant dans le temps que dans l'espace.
Au surplus, on observe que si la vitesse de vaporisation de fluide caloporteur est
trop élevée, la vapeur ainsi générée entraîne des gouttes du fluide caloporteur, perturbant
le bon fonctionnement du radiateur.
[0009] Au surplus, avec de tels radiateurs diphasiques, on se heurte également au problème
du bruit lors de leur démarrage. Ce bruit provient des ondes de pression lors du collapse
des bulles de vapeur dans le liquide sous-refroidi. Selon le fluide mis en oeuvre
et la quantité de fluide liquide introduit dans le corps du radiateur, ce phénomène
de bruit est plus ou moins important. Or, cette nuisance sonore peut s'avérer gênante,
voire rédhibitoire pour un certain nombre d'applications, telles que notamment les
chambres d'hôpitaux, de maisons de repos, de maisons de retraite, voire simplement
des chambres à coucher.
[0010] Par ailleurs, lorsque l'élément chauffant est directement au contact du fluide caloporteur
pour le chauffage de celui-ci, comme cela est le cas par exemple du document
WO-A-02/50479, celui-ci peut être endommagé lorsque le volume de liquide est trop faible. En effet,
la phase vapeur, dans laquelle l'élément chauffant est majoritairement, voire totalement,
baigné, n'est pas suffisante pour absorber l'énergie de l'élément chauffant qui peut
donc subir une surchauffe.
[0011] En outre, l'utilisation d'un radiateur à fluide caloporteur fonctionnant en régime
diphasique impose que ce dernier soit mécaniquement robuste en raison de la pression
exercée sur ses parois par la vapeur qui se trouve sous pression de part l'espace
clos dans laquelle elle est piégée. Ceci impose généralement un surdimensionnement
du radiateur et/ou l'utilisation de parois épaisses et donc un encombrement et un
surcoût.
[0012] On a également proposé dans le document
EP 0 281 401, un radiateur à fluide diphasique, dans lequel ledit fluide est constitué de deux
liquides caloporteurs différents, en l'espèce de l'éthylène glycol et de l'eau. Le
document
GB 2 129 540 A divulgue un radiateur selon le préambule de la revendication 1.
EXPOSE DE L'INVENTION
[0013] Le but de la présente invention est de résoudre le problème de surchauffe de l'élément
chauffant et de pression maximale acceptable par le radiateur.
[0014] A cet effet, l'invention vise un radiateur pour chauffage domestique à fluide caloporteur
fonctionnant sous forme diphasique, ledit fluide caloporteur étant constitué d'un
mélange d'au moins deux liquides caloporteurs différents, lesdits liquides caloporteurs
présentant entre eux des températures d'ébullition différentes d'au moins dix degrés
Celsius, comprenant :- un réservoir dudit fluide caloporteur ;- une source chaude,
destinée à élever la température dudit fluide caloporteur à une température telle
qu'elle engendre un changement de phase dudit fluide ;- un corps de chauffe au niveau
duquel s'effectue le transfert de chaleur avec l'air ambiant, comportant un nombre
n de canaux, en communication en zone inférieure avec le réservoir, n pouvant être
égal à 1, dans lequel le liquide de température d'ébullition la plus basse représente
de 70% à 95% du volume du mélange pour une température de celui-ci environ égale à
20°C, caractérisé en ce que le fluide caloporteur est un mélange d'au moins deux types
de chaînes aliphatiques fluorocabonées, ou hydrofluorocarbonées. De préférence, les
au moins deux liquides caloporteurs sont miscibles entre eux.
[0015] En d'autres termes, la phase de formation de la vapeur est réalisée en au moins deux
stades consécutifs à mesure que la température de l'élément chauffant augmente. La
présence du liquide caloporteur de plus haute température d'ébullition, signifiant
également un liquide plus dense et moins volatile, assure la présence d'un niveau
minimum de liquide dans le collecteur du radiateur, évitant ainsi le phénomène d'assèchement
de l'élément chauffant.
[0016] On observe en outre que pour un même volume de fluide caloporteur, la pression de
la vapeur dans le radiateur lorsque l'élément chauffant fonctionne à pleine puissance
est moindre avec deux liquides caloporteurs de température d'ébullition différentes
qu'avec un unique liquide caloporteur, ce qui laisse donc plus de liberté quant au
choix des dimensions du radiateurs et des parois de celui-ci.
[0017] Selon un mode de réalisation de l'invention, le fluide caloporteur comporte deux
liquides caloporteurs différents, le premier liquide étant du méthoxy-nonafluorobutane,
et le deuxième liquide étant du décafluoro-3-methoxy-4-trifluoro-methylepentane, et
en ce que le liquide caloporteur de plus basse température d'ébullition constitue
environ 95% du volume du mélange pour une température de celui-ci égale à 20°C.
[0018] Selon un autre mode de réalisation de l'invention, le fluide caloporteur est un mélange
de trois liquides caloporteurs différents, le premier liquide étant du méthoxy-nonafluorobutane,
le deuxième liquide étant du décafluoro-3-methoxy-4-trifluoro-methylepentane, et le
troisième liquide étant un produit répondant à la formule HF
2C-(OC
2F
4)
m-(OCF
2)
n-OCF
2H, dans laquelle m et n sont des entiers naturels avec 0 ≤ m ≤ 3 et 0 ≤ n ≤ 3, et
avantageusement du ZT-130
®, et le premier, deuxième et troisièmes liquides représentent respectivement environ
85%, 10% et 5% du volume du mélange pour une température de celui-ci égale à 20°C.
[0019] Selon un mode de réalisation particulier, la section S du raccordement entre le réservoir
du fluide caloporteur, situé en partie inférieure dudit radiateur et le corps de chauffe,
susceptible de présenter une pluralité n de canaux, n pouvant être égale à 1, est
supérieur ou égale à l'expression :

expression dans laquelle :
- P désigne la puissance de la résistance électrique ;
- n est comme déjà dit, le nombre de canaux constitutifs du corps de chauffe ;
- et A est une constante qui dépend de la nature du fluide et de la température de celui-ci
(A est exprimée en m2.W-4/5).
[0020] On observe ainsi que, tout d'abord, la mise en oeuvre d'une telle résistance électrique
comme source chaude du fluide caloporteur permet de réguler beaucoup plus facilement,
et dans le temps et dans l'espace le fonctionnement général du radiateur.
[0021] De plus, la réalisation de zones de raccordement avec un passage entre le réservoir
et les canaux constitutifs du corps de chauffe respectant la relation précitée, élimine
ou diminue à tout le moins drastiquement le nombre de gouttes du fluide caloporteur
se présentant sous forme liquide entraînées par la vapeur générée au niveau de la
source chaude, et dès lors optimise le fonctionnement du radiateur.
[0022] En raison de la limitation de la surchauffe du fluide caloporteur sous forme liquide
au niveau du réservoir, on diminue le bruit susceptible d'être généré par le collapse
des bulles de vapeur.
[0023] Avantageusement, la zone de raccordement des canaux constitutifs du corps de chauffe
au niveau du réservoir débouche au dessus de la résistance électrique.
[0024] Afin d'optimiser le fonctionnement du radiateur de l'invention, les zones de raccordement
des canaux du corps de chauffe au niveau du réservoir ont leur partie inférieure à
une distance minimum δ au dessus de la ligne de tangence supérieure de la résistance
électrique chauffante traversant le réservoir, ladite distance respectant la relation
δ ≥ 0,5×
D, dans laquelle D est le diamètre de ladite résistance chauffante.
[0025] Afin d'optimiser le fonctionnement du radiateur de l'invention, notamment dans le
sens d'une réduction du bruit lors du démarrage, le coefficient de remplissage α doit
être supérieur à la valeur de 0,0142, ledit coefficient α étant défini par le rapport
de la masse de vapeur produite à 20 °C sur la masse totale de fluide introduit dans
le corps du radiateur.
DESCRIPTION DES FIGURES
[0026] La manière dont l'invention peut être réalisée et les avantages qui en découlent,
ressortiront mieux de l'exemple de réalisation qui suit, donné à titre indicatif et
non limitatif, à l'appui des figures annexées.
La figure 1 est une représentation schématique partiellement éclatée d'un radiateur
à fluide caloporteur connu.
La figure 2 illustre une vue en section transversale d'un tel radiateur, mais conforme
à l'invention.
La figure 3 est une représentation schématique détaillée de la section transversale
de la zone inférieure dudit radiateur.
La figure 4 est une illustration d'une variante de l'invention.
Les figures 5 et 6 sont des vues schématiques en section illustrant l'une des caractéristiques
de l'invention.
DESCRIPTION DETAILLEE DES MODES DE REALISATION DE L'INVENTION
[0027] On a représenté en relation avec la figure 1, un radiateur à fluide caloporteur en
soi connu. Ce radiateur est en l'espèce constitué d'une pluralité d'éléments unitaires
1, constituant le corps de chauffe, tous les éléments étant reliés à un réservoir inférieur
3.
[0028] Ces différents éléments
1 peuvent, par exemple, être réalisés en fonte d'aluminium et, afin d'optimiser le
transfert avec l'air ambiant sont susceptibles de présenter des ailettes
2 favorisant ainsi la diffusion de la chaleur au sein de la pièce dans laquelle un
tel radiateur est implanté.
[0029] Au sein de chacun de ces éléments
1 circule un fluide caloporteur, dont la nature est adaptée à la fonction thermique
envisagée. En dehors du cadre de l'invention, et à titre d'illustration, ce fluide
caloporteur est constitué d'un unique type de liquide qui peut être de l'eau, de l'éthanol,
ou un matériau synthétique polymère, telle que par exemple le R113 (chlorofluorocarbone),
ou une chaîne aliphatique fluorocabonée, ou hydrofluorocarbonée, et préférentiellement
un hydrogenofluoroéther (tel que le HFE 7100
®, le HFE 7300
® ou le HFE 7500
®, commercialisés par 3M, ou bien le ZT-150
®, le ZT-130
® ou le ZT-85
® commercialisés par la société Solvay-Solexis).
[0030] Par hydrogénofluoroéther, on entend principalement une famille de molécules répondant
à la structure I suivante :
A-O-(B-O)
m-(C-O)
n-D (I)
dans laquelle A, B, C et D représentent des groupements aliphatiques linéaires ou
ramifies comportant entre 1 et 10 atomes de carbone, dont les hydrogènes sont totalement
ou partiellement substitués par des atomes de fluor, et dans laquelle m et n sont
des entiers naturels avec 0 ≤ m ≤ 3 et 0 ≤ n ≤ 3.
[0031] Préférentiellement, les groupements aliphatiques précités sont des groupements alkyles.
[0032] Ainsi, le HFE 7100
® est un mélange de 1-methoxy-nonafluorobutane et de 1-methoxy-nonafluorotertiobutane,
et le HFE 7300
® est du décafluoro-3-methoxy-4-trifluoro-methylepentane.
[0033] Les produits ZT précités sont des hydrogénofluoroéthers répondant à la formule générale
II suivante :
HF
2C-(OC
2F
4)
m-(OCF
2)
n-OCF
2H
dans laquelle m et n sont des entiers naturels avec 0 ≤ m ≤ 3 et 0 ≤ n ≤ 3.
[0034] L'assemblage des différents éléments
1 entre eux constitue le corps de chauffe proprement dit, et sont chacun munis d'un
canal vertical
4, débouchant en zone inférieure au niveau du réservoir
3 par une zone de raccordement
5.
[0035] Ainsi qu'on peut bien l'observer sur la figure 2, une résistance électrique chauffante
6 est insérée dans le réservoir inférieur
3 et le traverse sur sensiblement toute sa longueur. Une telle résistance peut par
exemple être constituée d'une cartouche chauffante à double isolement.
[0036] Selon une caractéristique de l'invention, la zone de raccordement
5 entre le ou les canaux
4 du corps de chauffe et le réservoir
3 situé en partie inférieure dudit radiateur présente une section S répondant à la
formule suivante :

[0037] Ainsi que déjà dit précédemment :
▪ P représente la puissance de la résistance électrique 6 ;
▪ n est le nombre de canaux 4 et donc le nombre d'éléments 1 constitutifs du corps de chauffe débouchant au sein du même réservoir 3 ;
▪ A est une constante, qui dépend de la nature du fluide mesurée à une température
donnée.
[0038] La constante A découle de la mise en pratique d'un modèle d'écoulement de gouttelettes
liquides entraînées par un flux de vapeur, comme le modèle de Wallis et Kutateladze.
Le modèle dans le cadre de la présente invention est modifié pour prendre en compte
la puissance thermique injectée, que l'on retrouve directement dans le terme source
de la production du flux de vapeur dans les canaux constituant le radiateur. Dans
ces conditions, la constante A répond à la formule suivante :

formule dans laquelle K est fonction des propriétés physiques du fluide et s'exprimant
de la manière suivante :

où
hℓυ est la chaleur latente de vaporisation du fluide et ρ la masse volumique (liquide
ou vapeur).
[0039] Dans le cas des mélanges, les propriétés physiques sont calculées à partir de celles
des constituants du mélange en adoptant les lois de mélange reconnues.
[0040] L'expérience démontre que les conditions les plus contraignantes en relation avec
le fluide caloporteur apparaissent quand ce dernier est à une température voisine
de 20°C, c'est-à-dire lors du démarrage du radiateur supposé initialement à la température
de la pièce.
[0041] Dans ces conditions de fonctionnement, la constante A vaut, lorsque le fluide caloporteur
est constitué d'un seul des éléments suivant :
- pour l'eau A = 0,0106 ;
- pour l'éthanol A = 0,0125 ;
- pour le HFE 7100® A = 0,0153 ;
- pour le HFE 7300® A = 0,0173 ;
- pour le HFE 7500® A = 0,0193 ;
- pour le ZT-150® A = 0,024 ;
- pour le ZT-130® A = 0,0193 ;
- pour le ZT-85® A = 0,0187 ;
- pour le R113 A = 0,0117.
[0042] A titre d'application numérique, pour un radiateur, dont le fluide caloporteur est
l'eau, développant 1.000 watts électrique, et comportant dix éléments
1, donc dix canaux
4 en parallèle, la section du raccordement
5 entre chacun des canaux et le réservoir
3 doit être supérieure à 0,27 cm
2.
[0043] En revanche, pour un fluide organique du type HFE 7100
® et dans la même configuration, la section de la zone de raccordement
5 doit être alors supérieure ou égale à 0,383 cm
2.
[0044] On a illustré au sein de la figure 3 le mode de fonctionnement d'un tel radiateur.
Les flèches ascendantes illustrent la vaporisation puis l'ascension du fluide caloporteur
en phase vapeur au niveau du corps de chauffe, et les flèches descendantes illustrent
ledit fluide alors condensé au contact des parois latérales du canal
4 considéré, redescendant sous forme liquide et par simple gravité dans le réservoir
3 par l'intermédiaire de la zone de raccordement
5.
[0045] On conçoit qu'en raison de la mise en oeuvre d'une résistance électrique
6, on peut réguler de manière beaucoup plus efficace et plus instantanée le fonctionnement
d'un tel radiateur contrairement aux dispositifs de l'art antérieur décrits précédemment.
[0046] On dimensionne en outre la résistance électrique
6 de telle sorte que la densité de flux thermique à la surface de celle-ci n'excède
pas 3 watts par cm
2 et ce, afin de vaporiser le liquide caloporteur sous forme de petites bulles et par
conséquent en vue de réduire le phénomène de bruit engendré classiquement dans les
radiateurs à fluide caloporteur. Typiquement, pour un radiateur de 1.000 watts électrique,
la surface de la canne chauffante ou résistance électrique
6 au contact du fluide caloporteur doit être supérieure à 330 cm
2, quel que soit le nombre de canaux et quel que soit le fluide caloporteur.
[0047] Selon une caractéristique de l'invention, la zone de raccordement
5 des canaux
4 au niveau du réservoir
3 débouche au dessus de la ligne de tangence maximum supérieure
7 de ladite canne chauffante
6 d'une distance δ supérieure ou égale à 0.5 ×
D , D étant le diamètre de la canne chauffante ou résistance électrique
6.
[0048] En effet, il faut que la vapeur puisse circuler en direction du corps de chauffe,
la zone de raccordement ne doit donc pas être noyée.
[0049] Selon une autre caractéristique de l'invention, le coefficient α de remplissage du
radiateur est supérieur à 0,0142, le coefficient α étant défini par la relation suivante
:

[0050] La masse de vapeur à 20 °C se détermine par l'expression suivante :

où :
▪ VR est le volume interne du radiateur (en m3) ;
▪ M désigne la masse totale de fluide introduite dans le radiateur (en kg) ;
▪ υv désigne le volume spécifique massique de la vapeur à saturation à 20 °C (en m3/kg) ;
▪ et υ1 désigne le volume spécifique massique du liquide à saturation à 20 °C (en m3/kg).
[0051] Ainsi, pour un radiateur présentant un volume interne de 4 litres (0,004 m
3), et pour 200 ml de fluide introduit, on a les valeurs suivantes :
- pour le HFE 7100®:
▪ M = 0,299 kg
▪ υ1 = 0,00067 m3/kg
▪ υv = 0,428 m3/kg
▪ masse vapeur : 0,0089 kg
▪ α = 0,0299
- pour le HFE 7300® :
▪ M = 0,332 kg
▪ υ1 = 0,00060 m3/kg
▪ masse vapeur : 0,0088 kg
▪ α = 0,026
- pour le HFE 7500® :
▪ M = 0,322 kg
▪ υ1 = 0,00062 m3/kg
▪ masse vapeur : 0,0089 kg
▪ α = 0,027
- pour le ZT-85® :
▪ M = 0,324 kg
▪ υ1 = 0,00062 m3/kg
▪ masse vapeur : 0,0088 kg
▪ α = 0,027
- pour le ZT-130® :
▪ M = 0,330 kg
▪ υ1 = 0,0006 m3/kg
▪ masse vapeur : 0,0088 kg
▪ α = 0,026
- pour le ZT-150® :
▪ M = 0,334 kg
▪ υ1 = 0,00059 m3/kg
▪ masse vapeur : 0,0089 kg
▪ α = 0,027
- pour l'eau :
▪ M = 0,199 kg
▪ υ1 = 0,001 m3/kg
▪ υ1 = 57,8 m3/kg
▪ masse vapeur : 0,000065 kg
▪ α = 0,0003
- pour l'éthanol
▪ M = 0,158 kg
▪ υ1 = 0,00126 m3/kg
▪ υv = 9,07 m3/kg
▪ masse vapeur : 0,0004 kg
▪ α = 0,0026
[0052] On observe un bon fonctionnement du radiateur vis à vis du problème du bruit si le
coefficient de remplissage α est supérieur à 0,0142.
[0053] Ce critère est respecté si l'on introduit au maximum 400 ml de HFE 7100
®, 5 ml d'eau ou 39 ml d'éthanol dans un radiateur de volume interne de 4 litres.
[0054] Cependant, dans de telles conditions, seul le HFE 7100
® répond à la fois aux objectifs d'efficacité thermique et de niveau sonore.
[0055] Le radiateur de l'invention permet donc de surmonter les différents inconvénients
mentionnés en relation avec les radiateurs de l'art antérieur de manière simple, efficace
et permet en outre de réguler le fonctionnement d'un tel radiateur de manière facilitée.
[0056] Il a été décrit un radiateur utilisant un fluide caloporteur comportant un unique
type de liquide.
[0057] Toutefois selon l'invention, le fluide caloporteur est constitué d'au moins deux
liquides caloporteurs, de préférence miscibles, présentant des températures d'ébullition
différentes d'au moins 10°C, et de préférence de 20°C, le fluide caloporteur étant
constitué d'un mélange d'au moins deux de types de chaînes aliphatiques fluorocarbonées,
ou hydrofluorocarbonées, notamment de deux types d'hydrogénofluoroéthers parmi le
HFE 7100
®, le HFE 7300
®, le HFE 7500
®, le ZT-150
®, le ZT-130
® et le ZT-85
®.
[0058] Il est privilégié un mélange comportant de 70% à 95% en volume du fluide caloporteur,
lorsque la température dudit fluide est de 20°C, présentant la température d'ébullition
la plus basse, cette température basse d'ébullition étant de préférence proche de
60°C, notamment :
▪ un mélange de 67% de HFE 7100® et de 33% de HFE 7300® (ci-après « mélange 1 »);
▪ un mélange de 95% de HFE 7100® et de 5% HFE 7300® (ci-après « mélange 2 ») ;
▪ un mélange de 90% de HFE 7100® et de 10% de ZT-130® (ci-après « mélange 3 »); ou
▪ un mélange de 85% de HFE 7100®, de 10% de HFE 7300®, et de 5% de ZT-130® (ci-après « mélange 4 »).
[0059] Le produit ZT-130
® est réputé correspondre à la formule II ci-dessous :
HF
2C-(OC
2F
4)
m-(OCF
2)
n-OCF
2H
dans laquelle m et n sont des entiers naturels avec 0 ≤ m ≤ 3 et 0 ≤ n ≤ 3.
[0060] Un tel mélange a notamment pour effet, comparativement à un fluide caloporteur constitué
d'un unique liquide caloporteur :
▪ d'abaisser la pression de vapeur dans le radiateur ;
▪ d'obtenir une température plus homogène du corps de chauffe 1 ; et
▪ d'assurer un niveau minimum de liquide dans le réservoir inférieur 2 dans lequel se trouve l'élément chauffant 6 en raison de la présence d'un liquide plus dense et moins volatile dans le fluide
caloporteur, ce qui permet d'éviter les phénomènes d'assèchement de l'élément chauffant
6.
[0061] Ainsi par exemple, pour le fluide caloporteur constitué du mélange binaire 2 de 95%
de HFE 7100
® et de 5% HFE 7300
®, il est obtenu :
▪ une différence de températures entre le point le plus chaud et le point le plus
froid du corps chauffant 6 inférieure à 0,6°C, lorsque l'élément chauffant 6 fonctionne à sa puissance nominale Qn (puissance de fonctionnement maximale autorisée
lorsque le radiateur est en usage) ;
▪ une différence de températures entre le point le plus chaud et le point le plus
froid du corps chauffant 6 inférieure à 0,3°C, lorsque l'élément chauffant fonctionne à 1,24 fois sa puissance
nominale Qn (Qn' = 1,24*Qn est usuellement la puissance à laquelle on procède à des
tests de pression de vapeur pour savoir si le radiateur est capable de supporter celle-ci)
;
▪ une baisse de la pression de vapeur de 40 mbar par rapport à un fluide caloporteur
de référence usuellement utilisé dans les radiateurs de l'état de la technique, notamment
du HFE 7100®, lorsque l'élément chauffant 6 fonctionne à sa puissance nominale Qn ; et
▪ une baisse de la pression de vapeur de 60 mbar par rapport au fluide caloporteur
de référence, lorsque l'élément chauffant 6 fonctionne à 1,24 fois sa puissance nominale Qn.
[0062] Pour le fluide caloporteur constitué du mélange ternaire 4 de 85% de HFE 7100
®, de 10% de HFE 7300
®, et de 5% de ZT-130
®, il est obtenu :
▪ une différence de températures entre le point le plus chaud et le point le plus
froid du corps chauffant 6 inférieure à 2,1°C, lorsque l'élément chauffant 6 fonctionne à sa puissance nominale Qn ;
▪ une différence de températures entre le point le plus chaud et le point le plus
froid du corps chauffant 6 inférieure à 1,8°C, lorsque l'élément chauffant fonctionne à 1.24 fois sa puissance
nominale Qn ;
▪ une baisse de la pression de vapeur de 210 mbar par rapport au fluide caloporteur
de référence, lorsque l'élément chauffant 6 fonctionne à sa puissance nominale Qn ; et
▪ une baisse de la pression de vapeur de 390 mbar par rapport au fluide caloporteur
de référence, lorsque l'élément chauffant 6 fonctionne à 1,24 fois sa puissance nominale Qn.
[0063] On observe ainsi que les mélanges ci-dessus permettent une diminution de la pression
de fonctionnement par rapport au fluide de référence, tout en assurant une bonne homogénéité
de la température du radiateur puisque l'écart de température maximale observé est
inférieur à 5°C. On notera également que le mélange 2 assure une meilleure homogénéité
de la température alors que le mélange 4 permet une diminution plus sensible de la
pression de fonctionnement du radiateur. Ainsi, la pression de dimensionnement mécanique
du radiateur étant égale à deux fois la pression de vapeur obtenue à 1,24 fois la
puissance nominale Qn, on en déduit que la contrainte mécanique est diminuée de près
de 800 mbar lorsque le mélange 4 est utilisé contre 120 mbar lorsque le mélange 2
est utilisé.
[0064] Bien entendu le radiateur, et plus particulièrement la section S de ces canaux, la
distance δ et le coefficient α de remplissage sont choisis en fonction du mélange
considéré, d'une manière analogue à celle décrite ci-dessus.
1. Radiateur pour chauffage domestique à fluide caloporteur fonctionnant sous forme diphasique,
ledit fluide caloporteur faisant partie dudit radiateur et étant constitué d'un mélange
d'au moins deux liquides caloporteurs différents, lesdits liquides caloporteurs présentant
entre eux des températures d'ébullition différentes d'au moins dix degrés Celsius,
ledit radiateur comprenant :
- un réservoir (3) dudit fluide caloporteur ;
- une source chaude (6), destinée à élever la température dudit fluide caloporteur
à une température telle qu'elle engendre un changement de phase dudit fluide ;
- un corps de chauffe au niveau duquel s'effectue le transfert de chaleur avec l'air
ambiant, comportant un nombre n de canaux (4), en communication en zone inférieure
avec le réservoir (3), n pouvant être égal à 1,
dans lequel le liquide de température d'ébullition la plus basse représente de 70%
à 95% du volume du mélange pour une température de celui-ci environ égale à 20°C,
caractérisé en ce que le fluide caloporteur est un mélange d'au moins deux types de chaînes aliphatiques
fluorocabonées, ou hydrofluorocarbonées.
2. Radiateur pour chauffage domestique à fluide caloporteur selon la revendication 1,
caractérisé en ce que les au moins deux liquides caloporteurs sont miscibles entre eux.
3. Radiateur pour chauffage domestique à fluide caloporteur selon l'une des revendications
1 et 2, caractérisé en ce que le fluide caloporteur comporte deux liquides caloporteurs différents, le premier
liquide étant du méthoxy-nonafluorobutane, et le deuxième liquide étant du décafluoro-3-methoxy-4-trifluoro-methylepentane,
et en ce que le liquide caloporteur de plus basse température d'ébullition constitue environ 95%
du volume du mélange pour une température de celui-ci égale à 20°C.
4. Radiateur pour chauffage domestique à fluide caloporteur selon l'une des revendications
1 et 2,
caractérisé :
- en ce que le fluide caloporteur est un mélange de trois liquides caloporteurs différents, le
premier liquide étant du méthoxy-nonafluorobutane, le deuxième liquide étant du décafluoro-3-methoxy-4-trifluoro-methylepentane,
et le troisième liquide étant un produit répondant à la formule HF2C-(OC2F4)m-(OCF2)n-OCF2H, dans laquelle m et n sont des entiers naturels avec 0 ≤ m ≤ 3 et 0 ≤ n ≤ 3, et
avantageusement du ZT-130® ;
- et en ce que le premier, deuxième et troisièmes liquides représentent respectivement environ 85%,
10% et 5% du volume du mélange pour une température de celui-ci égale à 20°C.
5. Radiateur pour chauffage domestique à fluide caloporteur selon l'une quelconques des
revendications précédentes, caractérisé en ce que la source chaude (6) du fluide caloporteur est constituée par une résistance électrique.
6. Radiateur pour chauffage domestique à fluide caloporteur selon la revendication 5,
caractérisé en ce que la section S des zones de raccordement séparant le réservoir (3) du fluide caloporteur
et les canaux (4) constitutifs du corps de chauffe, est supérieure ou égale à l'expression
:

expression dans laquelle :
- P désigne la puissance de la résistance électrique (6), et
- A est une constante qui dépend de la nature du fluide et de la température de celui-ci.
7. Radiateur pour chauffage domestique à fluide caloporteur selon l'une quelconque des
revendications 5 et 6, caractérisé en ce que la zone de raccordement (5) des canaux (4) constitutifs du corps de chauffe au niveau
du réservoir (3) débouche au dessus de la résistance électrique (6).
8. Radiateur pour chauffage domestique à fluide caloporteur selon la revendication 7,
caractérisé en ce que la distance δ séparant la limite inférieure de la zone de raccordement (5) et la
ligne de tangence supérieure de la résistance électrique (6) répond à l'expression
:

expression dans laquelle D désigne le diamètre de ladite résistance chauffante.
9. Radiateur pour chauffage domestique à fluide caloporteur selon l'une quelconque des
revendications précédentes,
caractérisé en ce que le coefficient de remplissage α, défini comme étant le rapport de la masse de vapeur
du fluide caloporteur produite à 20 °C sur la masse totale dudit fluide introduit
dans le corps du radiateur satisfait à la relation suivante :
1. Heizkörper für eine Haushaltsheizung mit einem Zweiphasentransferfluid, wobei dieses
Transferfluid Teil dieses Heizkörpers ist und aus einem Gemisch aus mindestens zwei
verschiedenen Transferfluiden besteht, deren Siedepunkte sich um mindestens zehn Grad
Celsius unterscheiden, wobei dieser Heizkörper folgende Element umfasst:
- einen Behälter (3) für dieses Transferfluid;
- eine Wärmequelle (6) zur Erhöhung der Temperatur dieses Transferfluides, bis sie
zu einer Phasenänderung dieses Fluides kommt;
- ein Heizelement, an dem die Wärmeübertragung an die Umgebungsluft stattfindet, das
eine Anzahl n der Kanäle (4) enthält, die im unteren Bereich mit dem Behälter (3)
verbunden sind, wobei n gleich 1 sein kann,
in dem das Fluid mit dem niedrigsten Siedepunkt 70 % bis 95 % des Mischungsvolumens
darstellt, wenn deren Temperatur ungefähr gleich 20°C ist,
dadurch gekennzeichnet, dass das Transferfluid ein Gemisch aus mindestens zwei aliphatischen Fluorkohlenstoff-
oder Hydro-Fluorchlorkohlenwasserstoffhaltigen Ketten ist.
2. Heizkörper für eine Haushaltsheizung mit einem Transferfluid gemäß Anspruch 1, dadurch gekennzeichnet, dass die mindestens zwei Transferfluide miteinander mischbar sind.
3. Heizkörper für eine Haushaltsheizung mit einem Transferfluid gemäß Ansprüchen 1 und
2, dadurch gekennzeichnet, dass das Transferfluid zwei verschiedene Transferfluide enthält, wobei das erste Transferfluid
Methoxynonafluorbutan ist und das zweite Transferfluid Decafluoro-3-methoxy-4-trifluoro-methylepentan
ist, und dadurch, dass die das Transferfluid mit dem niedrigsten Siedepunkt ungefähr
95 % des Gemischvolumens darstellt, wenn dessen Temperatur ungefähr gleich 20°C ist.
4. Heizkörper für eine Haushaltsheizung mit einem Transferfluid gemäß Ansprüchen 1 und
2,
dadurch gekennzeichnet, dass
- das Transferfluid aus einem Gemisch aus mindestens drei verschiedenen Transferfluiden
besteht, wobei das erste Transferfluid Methoxynonafluorbutan ist, das zweite Transferfluid
Decafluoro-3-methoxy-4-trifluoro-methylepentan ist und das dritte Transferfluid ein
Produkt mit der Formel HF2C-(OC2F4)m-(OCF2)n-OCF2H ist, bei dem m und n natürliche ganze Zahlen sind, mit 0 ≤ m ≤ 3 und 0 ≤ n ≤ 3,
und die vorteilhafterweise ZT-130® ist;
- und dass das erste, zweite und dritte Transferfluid jeweils ungefähr 85 %, 10 %
und 5 % des Mischungsvolumens bilden, wenn dessen Temperatur ungefähr gleich 20°C
ist.
5. Heizkörper für eine Haushaltsheizung mit einem Transferfluid gemäß einem der vorhergehenden
Ansprüche, dadurch gekennzeichnet, dass die Wärmequelle (6) aus einem elektrischen Widerstand besteht.
6. Heizkörper für eine Haushaltsheizung mit einem Transferfluid gemäß Anspruch 5,
dadurch gekennzeichnet, dass der Abschnitt S der Verbindungszonen, die den Behälter (3) des Transferfluides und
die Kanäle (4), die das Heizelement bilden, trennen, größer oder gleich der Formel
ist:

eine Formel in der:
- P die Leistung des elektrischen Widerstandes (6) bezeichnet, und
- A eine Konstante ist, die von der Art des Fluides und seiner Temperatur abhängt.
7. Heizkörper für eine Haushaltsheizung mit einem Transferfluid, gemäß einem der Ansprüche
5 und 6, dadurch gekennzeichnet, dass die Verbindungszone (5) der Kanäle (4), die das Heizelement bilden, in Höhe des Behälters
(3) oberhalb des elektrischen Widerstandes (6) mündet.
8. Heizkörper für eine Haushaltsheizung mit einem Transferfluid gemäß Anspruch 7,
dadurch gekennzeichnet, dass der Abstand δ, der die untere Grenze der Verbindungszone (5) und die obere Tangente
des elektrischen Widerstandes (6) trennt, der Formel entspricht:

in der D den Durchmesser dieses Heizwiderstandes bezeichnet.
9. Heizkörper für eine Haushaltsheizung mit einem Transferfluid gemäß einem der vorhergehenden
Ansprüche,
dadurch gekennzeichnet, dass der Füllkoeffizient α, der als Verhältnis der Dampfmasse des Transferfluides definiert
ist, die bei 20 °C zur Gesamtmasse dieses in den Radiator eingefüllten Fluides erzeugt
ist, der folgenden Formel entspricht:
1. Radiator for domestic heating with a heat-transfer fluid operating in two-phase form,
said heat-transfer fluid being part of the radiator and being constituted by a mixture
of at least two different heat-transfer liquids having between them boiling points
differing by at least ten degrees Celsius, said radiator comprising:
▪ a reservoir (3) of said heat-transfer fluid;
▪ a hot source (6), intended to raise the temperature of said heat-transfer fluid
to a temperature such that it causes said fluid to undergo a change of phase;
▪ a heater, at which the heat transfer with the ambient air takes place, having n
channels (4), communicating in a lower zone with the reservoir (3), it being possible
for n to be equal to 1,
in which the liquid with the lowest boiling point represents 70% to 95% of the volume
of the mixture for a mixture temperature of about 20°C,
characterized in that the heat-transfer fluid is a mixture of at least two types of fluorinated, or hydrofluorinated,
aliphatic chains.
2. Radiator for domestic heating with a heat-transfer fluid as claimed in claim 1, characterized in that the at least two heat-transfer liquids are miscible with each other.
3. Radiator for domestic heating with a heat-transfer fluid as claimed in one of claims
1 and 2, characterized in that the heat-transfer fluid comprises two different heat-transfer liquids, the first
liquid being methoxy-nonafluorobutane, and the second liquid being decafluoro-3-methoxy-4-trifluoro-methylpentane,
and in that the heat-transfer liquid with the lowest boiling point constitutes about 95% of the
volume of the mixture for a mixture temperature equal to 20°C.
4. Radiator for domestic heating with a heat-transfer fluid as claimed in one of claims
1 and 2,
characterized:
- in that the heat-transfer fluid is a mixture of three different heat-transfer liquids, the
first liquid being methoxy-nonafluorobutane, the second liquid being decafluoro-3-methoxy-4-trifluoro-methylpentane,
and the third liquid being a product that satisfies the formula HF2C-(OC2F4)m-(OCF2)n-OCF2H, wherein m and n are natural numbers with 0 ≤ m ≤ 3 and 0 ≤ n ≤ 3, and to advantage
ZT-130®;
- and in that the first, second and third liquids represent about 85%, 10% and 5% respectively
of the volume of the mixture for a mixture temperature equal to 20°C.
5. Radiator for domestic heating with a heat-transfer fluid as claimed in any one of
the previous claims, characterized in that the hot source (6) of the heat-transfer fluid is constituted by an electrical resistance.
6. Radiator for domestic heating with a heat-transfer fluid as claimed in claim 5,
characterized in that the cross-section S of the connection zones separating the reservoir (3) of the heat-transfer
fluid and the channels (4) constituting the heater, is greater than or equal to the
expression:

an expression wherein:
- P denotes the power of the electrical resistance (6), and
- A is a constant dependent on the nature of the fluid and on the temperature thereof
7. Radiator for domestic heating with a heat-transfer fluid as claimed in any one of
claims 5 and 6, characterized in that the connection zone (5) of the channels (4) constituting the heater at the reservoir
(3) emerges above the electrical resistance (6).
8. Radiator for domestic heating with a heat-transfer fluid as claimed in claim 7,
characterized in that the distance δ separating the lower limit of the connection zone (5) and the upper
tangency line of the electrical resistance (6) satisfies the expression

an expression wherein D denotes the diameter of said heating resistance.
9. Radiator for domestic heating with a heat-transfer fluid as claimed in any one of
the previous claims,
characterized in that the filling factor α, defined as being the ratio of the vapour mass of the heat-transfer
fluid produced at 20 °C to the total mass of said fluid introduced into the body of
the radiator, satisfies the following relation: