[0001] De manière générale, l'invention concerne le domaine des démarreurs pour moteur thermique
dans les véhicules automobiles. Plus particulièrement, l'invention concerne un contacteur
électromagnétique perfectionné du type dit à double contact destiné à être inclus
dans des démarreurs.
[0002] Des démarreurs avec contacteur électromagnétique à double contact sont connus dans
l'état de la technique. Un tel démarreur 1a selon la technique antérieure, incluant
un contacteur 10a, est décrit ci-dessous en référence à la Fig.1.
[0003] Le contacteur 10a comprend un corps 104 dans lequel se déplace en translation un
noyau plongeur 100 dont l'extrémité avant 101 est munie d'un doigt 1010. L'extrémité
arrière du noyau plongeur 100 actionne deux plaquettes de contact mobiles CM1 et CM2
destinées à établir des contacts galvaniques entre des bornes de contacts C11, C12
et C21, C22. Un ressort de rappel noyau 103 est disposé entre le corps et l'extrémité
avant 101 du noyau plongeur 100 et exerce une force de rappel s'opposant à une translation
de celui-ci vers l'arrière.
[0004] Le contacteur 10a comprend également deux enroulements, L
m et L
a, ayant une extrémité commune. Une autre extrémité de l'enroulement L
m est reliée à une masse électrique M (reliée classiquement au châssis du véhicule).
Une autre extrémité de l'enroulement L
a est reliée aux bornes C12, C22 et un balai électrique B1. L'extrémité commune aux
deux enroulements, L
m et L
a, est reliée à la borne positive ("B+") d'une batterie 12 via un contact de démarrage
13 du véhicule (ou tout organe similaire en faisant fonction). La borne C21 est reliée
directement à la borne positive B+ de la batterie 12. Les bornes C11 est reliée à
la borne positive de la batterie 12 à travers une résistance de limitation de courant
RD.
[0005] Le démarreur 1a comporte un moteur électrique 11. Ce moteur 11 est constitué de façon
classique d'un induit ou rotor 110 (enroulement L3) et d'un inducteur ou stator 114
qui peut comporter des aimants permanents. L'induit 110 est alimenté classiquement
par l'intermédiaire d'une bague collectrice 115, disposée à l'arrière du moteur 11,
et de deux balais B1 et B2, le balai B1 dit positif étant relié aux bornes C12, C22
et le balai B2 dit négatif étant relié à la masse M.
[0006] A l'avant du moteur 11 est disposé un lanceur comprenant ici un ensemble pignon lanceur
113, roue libre 112, ressort d'engrènement 115 et une poulie (non repérée) dans laquelle
est engagée une fourchette 15. Une rampe hélicoïdale 111 est également prévue à l'avant
du moteur 11. Le couplage mécanique entre le contacteur 10a est le moteur 11 est obtenu
par la fourchette 15 mobile autour d'un axe de rotation Δ1. Comme cela apparaît à
la Fig.1, l'extrémité supérieure de cette fourchette 15 est entraînée par le doigt
1010. L'extrémité inférieure de la fourchette 15 est couplée mécaniquement au niveau
de la poulie du lanceur, à l'arrière du ressort d'engrènement 115, lui-même disposé
entre cette extrémité inférieure et la roue libre 112.
[0007] Lorsque le conducteur du véhicule actionne le contact de démarrage 13, le courant
électrique circule alors dans les enroulements L
m et L
a du contacteur 10, la liaison à la masse M de l'enroulement L
a se faisant à travers le moteur 11. Il se développe alors dans le contacteur 10a une
force électromagnétique qui a pour effet d'attirer le noyau 100 vers l'arrière (flèche
f
1). Le ressort 103 se comprime et exerce une force de rappel antagoniste. Le noyau
plongeur 100 entraîne la fourchette 15 en rotation autour de l'axe Δ1 et l'extrémité
inférieure de celle-ci entraîne à son tour l'ensemble ressort 115, roue libre 112
et pignon 113 vers l'avant (flèche f
2).
[0008] Lorsque le noyau plongeur 100 du contacteur 10a arrive à un niveau intermédiaire
de sa course, la plaquette de contact mobile CM1 court-circuite les bornes de contacts
C11 et C12 (position fermée), les bornes de contacts C21 et C22 restant elles non
court-circuitées (position ouverte). Les bornes de contacts C11 et C12 en position
fermée relient, à travers la résistance de limitation de courant RD, le balai positif
B1 à la borne positive B+ de la batterie 12 et alimente en courant le moteur 11, le
circuit électrique se refermant par le balai négatif B2. L'induit 110 (rotor) du moteur
11 commence à tourner autour de son axe de rotation Δ2 en régime réduit, c'est-à-dire,
à vitesse et couple réduits, du fait de la limitation en courant imposée par la résistance
RD, ce qui occasionne également une rotation R du pignon 113. Animé d'un double mouvement,
translation (flèche f
2) et rotation R, le pignon 113 s'approche de la couronne dentée 14 du moteur thermique.
[0009] De façon plus précise, deux cas peuvent alors se produire:
- 1) Le pignon 113 engrène directement dans la couronne 14 dans son mouvement de translation
(flèche f2) et le noyau plongeur 100 poursuivra sa translation jusqu'à arriver en fin de course.
- 2) Une dent du pignon 113 bute contre une dent de la couronne 14, ce qui a tendance
à bloquer également la course du noyau plongeur 100. Le ressort de lanceur 115 permet
la poursuite de l'avance du noyau plongeur 100, puisque ce ressort 115 se comprime,
la poulie pouvant coulisser sur l'arbre. L'entraînement en régime réduit du pignon
113 par le moteur 11 évite d'abîmer les dents du pignon 113 et de la couronne 14 par
effet dit de « fraisage ». Du fait de ses mouvements de rotation et translation, le
pignon 113 finit par engrener dans la couronne 14 et le noyau plongeur 100 poursuit
sa translation jusqu'à arriver en fin de course.
[0010] Lorsque le noyau plongeur 100 du contacteur 10a arrive en bout de sa course, la plaquette
de contact mobile CM2 court-circuite les bornes de contacts C21 et C22 (position fermée),
les bornes de contacts C11 et C12 restant en position fermée. Les bornes de contacts
C21 et C22 en position fermée relient directement le balai positif B1 à la borne positive
B+ de la batterie 12. Le moteur 11 est alors alimenté à plein régime et entraîne en
rotation le moteur thermique pour une opération de démarrage.
[0011] Dans la situation ci-dessus, l'enroulement d'appel L
a est court-circuité puisqu'il n'y a plus de différence de potentiel entre l'extrémité
commune aux deux enroulements, L
m et L
a, et le contact C21-C22 reliés tous deux à la borne positive de la batterie 12. Les
plaquettes de contact mobiles CM1 et CM2 sont maintenues en position fermée par l'enroulement
de maintien L
m, agissant sur le noyau plongeur 100 et le ressort de rappel noyau 103.
[0012] Lorsque le conducteur coupe le circuit de démarrage en ouvrant le contact de démarrage
13, la force électromagnétique qui se développait dans le contacteur 10a cesse, l'enroulement
de maintien L
m n'étant plus alimenté. Le noyau plongeur 100 est rappelé à sa position de repos par
le ressort 103 et la liaison électrique batterie 12 - moteur 11 est rompue. Le moteur
11 n'étant plus alimenté cesse d'entraîner le pignon 113 en rotation. En outre, puisque
le noyau plongeur 100 revient à sa position initiale (vers l'arrière), il agit sur
la fourchette 15 qui désengage le pignon 113 de la couronne 14.
[0013] Par contre, si le conducteur maintient le contact de démarrage 13 en position fermée
plus longtemps que nécessaire, le moteur thermique du véhicule commence à fonctionner,
le pignon 113, donc l'induit 110 du moteur 11, est soumis en conséquence à une vitesse
de rotation très élevée (typiquement, pour un moteur thermique tournant à 3 000 tr/mn,
la vitesse de rotation du pignon atteindra 25 000 tr/mn, le rapport de démultiplication
"couronne - moteur" étant généralement compris entre de 8/1 et 16/1). Pour éviter
la centrifugation du moteur 11, il est donc nécessaire de désaccoupler l'arbre de
démarreur du pignon 113. C'est le rôle qui est dévolu à la roue libre 112.
[0014] Dans le contacteur 10a de la Fig.1, la fermeture du contact C11-C12 avant celle du
contact C21-C22, autorisant le fonctionnement décrit ci-dessus du moteur 11 avec deux
régimes de fonctionnement distincts, est introduite par des tarages différents de
ressorts de contact P1, P2 et P3.
[0015] D'ailleurs, le document
EP 1 203884 A2 divulgue un contacteur selon le préambule de la revendication 1.
[0016] Cette solution de la technique antérieure donne globalement satisfaction. Cependant,
il est souhaitable de proposer des perfectionnements offrant des degrés de liberté
supplémentaires dans la conception d'un démarreur du type décrit, notamment en termes
de maîtrise de la temporisation entre les fermetures de contacts lors d'une opération
de démarrage.
[0017] Selon un premier aspect, l'invention concerne un contacteur électromagnétique à double
contact pour démarreur de moteur thermique, comprenant un noyau plongeur, un premier
enroulement dit d'appel, un deuxième enroulement dit de maintien, une plaquette de
contact mobile et des premier, second et troisième plots de contact, le contacteur
ayant trois états de fonctionnement : un premier état sans contact électrique entre
les plots de contact, un second état avec un contact électrique entre les premier
et second plots de contact et un troisième état avec un contact électrique entre les
premier, second et troisième plots de contact.
[0018] Conformément à l'invention, le contacteur comprend également un micro-actionneur
commandable électriquement pour autoriser ou interdire, selon la commande électrique
qui lui est appliquée, une commutation entre les second et troisième états de fonctionnement,
ladite commutation étant interdite par le micro-actionneur au moyen d'une force s'opposant
à une poussée de la plaquette de contact mobile lorsque le micro-actionneur est excité
électriquement.
[0019] Avantageusement, la présence du micro-actionneur commandable électriquement permet
un contrôle de la temporisation entre les second et troisième états de fonctionnement
du contacteur. Il devient ainsi possible de mieux maîtriser le séquencement de commande
d'un démarreur et d'adapter aisément ce séquencement à différentes applications du
démarreur.
[0020] Selon une forme de réalisation particulière de l'invention, le micro-actionneur commandable
électriquement est un micro-solénoïde.
[0021] Selon une caractéristique particulière, le micro-solénoïde comprend un étrier-contact,
de préférence en cuivre, et un ensemble comportant une bobine électrique et un noyau
magnétique mobile, l'ensemble étant disposé entre deux mâchoires de l'étrier-contact.
[0022] Selon une autre caractéristique, l'étrier-contact est prévu pour supporter le passage
d'un courant de puissance dans le contacteur, dans les second et troisième états de
fonctionnement du contacteur.
[0023] Selon encore une autre caractéristique particulière de l'invention, l'ensemble indiqué
ci-dessus comporte également une cuve faisant partie du circuit magnétique du micro-solénoïde
et formant logement pour la bobine électrique.
[0024] Selon une forme de réalisation particulière de l'invention, la cuve logeant la bobine
électrique est solidaire d'une paroi du contacteur et l'étrier-contact est solidaire
du noyau mobile.
[0025] Selon une autre caractéristique particulière, le micro-solénoïde comprend également
une tresse conductrice, de préférence en cuivre, ayant une première extrémité reliée
à l'étrier-contact et une seconde extrémité reliée au second plot de contact.
[0026] Selon encore une autre caractéristique particulière, la plaquette de contact mobile
et l'étrier-contact sont aptes à venir en contact lors des second et troisième états
de fonctionnement du contacteur.
[0027] Selon encore une autre caractéristique particulière, l'étrier-contact et le troisième
plot de contact sont aptes à venir en contact lors du troisième état de fonctionnement
du contacteur.
[0028] Selon un autre aspect, l'invention concerne également un démarreur pour moteur thermique,
équipé d'un contacteur électromagnétique à double contact et d'un dispositif électronique
de commande. Conformément à l'invention, le contacteur électromagnétique inclut dans
le démarreur est tel que décrit brièvement ci-dessus.
[0029] Le démarreur selon l'invention est particulièrement bien adapté pour des applications
dans des véhicules automobiles équipés de la fonction d'arrêt-relance automatique
du moteur thermique, dite également « stop/start » ou « stop & go » en anglais.
[0030] L'invention va maintenant être décrite de façon plus détaillée à travers des formes
de réalisation particulières de celle-ci, en référence aux dessins annexés, dans lesquels
:
la Fig.1 illustre schématiquement un démarreur avec contacteur à double contact selon
la technique antérieure;
la Fig.2 illustre schématiquement une forme de réalisation particulière du démarreur
avec contacteur à double contact selon l'invention;
les Figs.3A, 3B et 3C illustrent schématiquement différents états d'ouverture/fermeture
d'un dispositif de double contact du démarreur de la Fig.2 et les états correspondants
d'un circuit de puissance alimentant le moteur électrique du démarreur;
les Figs.4A et 4B sont des vues en coupe d'une forme de réalisation particulière d'un
contacteur à double contact inclut dans un démarreur selon l'invention;
la Fig.5 est une vue éclatée en perspective d'une forme de réalisation particulière
d'un micro-solénoïde inclus dans le contacteur des Figs.4A et 4B;
les Figs.6A, 6C et 6B montrent des états de travail/repos du micro-solénoïde de la
Fig.5;
la Fig.7 est un schéma électrique d'une forme de réalisation particulière d'un dispositif
électronique de commande inclut dans le démarreur selon la présente invention; et
les Figs.8A, 8B et 8C montrent des courbes de tension et courant relatives au fonctionnement
du dispositif électronique de commande de la Fig.7.
[0031] En référence aux Figs.2 à 8, il est maintenant décrit une forme de réalisation particulière
d'un démarreur à double contact selon l'invention.
[0032] La configuration générale d'un démarreur selon l'invention reprend l'essentiel de
la configuration décrite en regard de la Fig.1, c'est-à-dire une configuration générale,
en soi, conforme à la technique antérieure. En cela, l'invention présente un avantage
supplémentaire car elle ne nécessite pas de modifications substantielles et reste
compatible avec les technologies couramment utilisées dans l'industrie automobile.
[0033] Aussi, dans ce qui suit, les éléments communs à la Fig.1, ou pour le moins jouant
un rôle similaire, portent les mêmes références et ne seront re-décrits qu'en tant
que de besoin.
[0034] Comme cela apparaît à la Fig.2, on retrouve les trois composants principaux d'un
démarreur à commande électromagnétique, désormais référencé 1, à savoir, un contacteur,
désormais référencé 10, avec son noyau plongeur 100, le moteur 11 et l'élément de
couplage mécanique constitué par la fourchette 15. Cependant, conformément à l'invention,
le contacteur 10 présente des caractéristiques de double contact particulières qui
vont être décrites ci-après. De plus, un dispositif électronique de commande ECC est
prévu pour la commande du contacteur 10.
[0035] Comme déjà décrit ci-dessus en référence à la Fig.1 pour le démarreur 1a de la technique
antérieure, les différents composants du démarreur 1 selon l'invention sont alimentés
en énergie électrique par une batterie 12. Dans le démarreur 1, outre les enroulements
L
a, L
m et L
3, la batterie 12 alimente également le dispositif électronique de commande ECC.
[0036] Comme montré à la Fig.2, le contacteur 10 comporte un dispositif de double contact
10dc qui diffère très sensiblement du dispositif de double contact selon la technique
antérieure de la Fig.1.
[0037] Le dispositif de double contact 10dc comprend essentiellement une plaquette de contact
mobile CM, un micro-actionneur commandable électriquement sous la forme d'un micro-solénoïde
MS, et trois plots de contact PC+, PC1 et PC2.
[0038] La plaquette de contact mobile CM est actionnée en translation par l'extrémité arrière
du noyau plongeur 100 et est destinée à établir un contact galvanique entre le plot
de contact PC+ et un noyau magnétique mobile NM du micro-solénoïde MS.
[0039] Le micro-solénoïde MS est représenté de manière schématique à la Fig.2 afin de faciliter
la compréhension du fonctionnement du dispositif de double contact 10dc Dans cette
représentation schématique, on considérera que le noyau mobile NM est réalisé par
exemple en fer doux de manière à avoir des propriétés magnétiques et de conduction
électrique. En fait, comme décrit en détail plus bas en référence aux Figs.5 et 6A
à 6C relatives à une forme de réalisation pratique, le micro-solénoïde MS comporte
un étrier-contact, par exemple en cuivre, pour la passage du courant électrique de
puissance du démarreur 1.
[0040] Toujours en référence à la Fig.2, le noyau mobile NM est relié électriquement au
plot de contact PC1 par une tresse électriquement conductrice TS. La tresse TS est
de préférence en cuivre. Le micro-solénoïde MS comprend une bobine électrique BO dont
une extrémité est reliée à l'extrémité commune des enroulements L
a et L
m qui est raccordée à la borne B+ de la batterie 12. L'autre extrémité de la bobine
BO est reliée à une borne de raccordement (non repérée) du dispositif électronique
de commande ECC.
[0041] Le plot de contact PC+ est relié à la borne B+ de la batterie 12. Le plot de contact
PC1 est relié à une borne de raccordement (non repéré) du dispositif électronique
de commande ECC et au balai B1 à travers la résistance de limitation de courant RD.
Le plot de contact PC2 est quant à lui relié directement au balai B1.
[0042] Le dispositif électronique de commande ECC est alimenté en énergie électrique après
fermeture du contact de démarrage 13, par l'intermédiaire d'une liaison 20 autorisant
un raccordement à la borne B+ de la batterie 12. Le dispositif électronique de commande
ECC est également raccordé à l'enroulement L
a, à travers une liaison 21, et commande l'excitation de celui-ci en autorisant une
connexion à la masse M de l'extrémité de l'enroulement L
a autre que celle reliée à l'extrémité commune des enroulements L
a et L
m.
[0043] Le fonctionnement du dispositif de double contact 10dc est maintenant décrit en référence
plus particulièrement aux Figs.3A à 3C qui sont des dessins schématiques volontairement
simplifiés afin de faciliter la compréhension du lecteur.
[0044] A la Fig.3A, le dispositif de double contact 10dc est montré à l'état ouvert désigné
« état OV » ci-après. Cet état correspond à une non activation du contact de démarrage
13. Dans cet état ouvert du dispositif de double contact 10dc, le moteur électrique
11 n'est pas alimenté, aucune connexion électrique n'étant établie entre le plot de
contact PC+ relié la borne B+ de la batterie 12 et l'un ou l'autre des plots de contact
PC1, PC2. La plaquette de contact mobile CM est maintenue dans son état de repos par
le ressort de rappel noyau 103 (Fig.2). Le micro-solénoïde MS n'est pas excité et
le noyau mobile NM est aussi dans son état de repos.
[0045] A la Fig.3B, le dispositif de double contact 10dc est montré dans un premier état
fermé, à savoir, dans un état « 1 er contact fermé », désigné « état 1 CF » ci-après,
qui correspond à l'état fermé du contact C11-C12 de la technique antérieure montrée
à la Fig.1.
[0046] Dans cet état 1 CF, le contact de démarrage 13 a été fermé et est maintenu fermé.
La plaquette de contact mobile CM est poussée en translation par le noyau plongeur
100 et assure un contact électrique entre le plot de contact PC+ et le noyau mobile
NM. Le noyau mobile NM étant relié au plot de contact PC1 à travers la tresse TS,
le contact électrique est donc assuré entre le plot de contact PC+ et le plot de contact
PC1. La bobine BO du micro-solénoïde MS est ici excitée et le noyau NM exerce une
force f
3 s'opposant à la poussée de la plaquette de contact mobile CM, comme montré à la Fig.3B
dans laquelle la plaquette CM est représentée légèrement en biais. L'excitation de
la bobine BO interdit donc la translation du noyau mobile NM et le circuit électrique
reste ouvert entre les plots PC+ et PC2. Une connexion électrique est établie seulement
entre le plot de contact PC+ et le plot de contact PC1 et le moteur électrique 11
est alimenté en régime réduit à travers la résistance de limitation de courant RD.
[0047] A la Fig.3C, le dispositif de double contact 10dc est montré dans un deuxième état
fermé, à savoir, dans un état « 2ième contact fermé », désigné « état 2CF » ci-après,
qui correspond à l'état fermé du contact C21-C22 de la technique antérieure montrée
à la Fig.1.
[0048] Dans cet état, le contact de démarrage 13 est toujours fermé. L'excitation de la
bobine BO a été interrompue et le noyau mobile NM poussé par la plaquette CM vient
donc en contact avec le plot PC2. Une connexion électrique est alors établie entre
le plot de contact PC+ et les plots de contact PC1 et PC2. Le plot PC2 étant relié
directement au moteur électrique 11, ce dernier est alimenté à plein régime.
[0049] La conception du dispositif de double contact 10dc selon l'invention autorise une
temporisation réglable entre l'état 1CF et l'état 2CF, le passage du premier état
au second état étant commandé par la désexcitation du micro-solénoïde MS, elle-même
commandée par le dispositif de commande électronique ECC.
[0050] Une forme de réalisation pratique du contacteur 10 selon l'invention est montrée
aux Figs.4A et 4B dans l'état ouvert OV et l'état de 2ième contact fermé 2CF décrits
en référence aux Figs.3A et 3C. Le contacteur 10 est représenté en coupe longitudinale
aux Figs.4A et 4B de manière à montrer l'implantation du micro-solénoïde MS dans celui-ci.
Les différents éléments fonctionnels du dispositif de double contact 10dc apparaissent
aux Figs.4A et 4B, à l'exception du plot de contact PC1.
[0051] Le micro-solénoïde MS est maintenant décrit de manière détaillée en référence aux
Figs.5, 6A, 6B et 6C.
[0052] Comme montré à la Fig.5, le micro-solénoïde MS comprend, outre la bobine BO et le
noyau mobile NM, une cuve AN formant logement de bobine et faisant partie du circuit
magnétique, un étrier-contact ET en cuivre pour le passage du courant électrique de
puissance et un ressort de rappel RE.
[0053] La cuve AN comporte un logement intérieur (visible aux Figs.4A et 4B) dans lequel
est placée la bobine BO. La cuve AN, contenant la bobine BO, et le ressort RE sont
insérés dans le noyau mobile NM et l'ensemble est inséré entre des mâchoires haute
et basse de l'étrier-contact ET. Une extrémité de la tresse TS, en cuivre, est fixée
sur l'étrier-contact ET, l'autre extrémité de celle-ci étant reliée au plot de contact
PC1. Un montage avec serrage du noyau mobile NM entre les mâchoires de l'étrier-contact
ET permet la tenue mécanique de l'ensemble des pièces du micro-solénoïde MS.
[0054] Comme cela apparaît aux Figs.6A, 6B et 6C, le montage et le positionnement mécanique
du micro-solénoïde MS dans le dispositif de double contact 10dc sont assurés par l'intermédiaire
de la cuve AN qui est solidaire d'une paroi du dispositif 10dc.
[0055] La Fig.6A montre l'état du micro-solénoïde MS lorsque le dispositif de double contact
10dc est dans l'état OV. Dans l'état OV, le ressort RE assure une poussée P
R sur l'étrier-contact ET, et celui-ci et le noyau mobile NM sont ainsi poussés vers
le bas, sans aucun contact électrique avec la plaquette mobile MC et le plot PC2.
[0056] La Fig.6B montre l'état du micro-solénoïde MS lorsque le dispositif de double contact
10dc est dans l'état 1 CF. Dans l'état 1 CF, la bobine BO est excitée et la force
f
3 appliquée sur le noyau mobile NM et l'étrier-contact ET s'ajoute à la poussée P
R du ressort RE et s'oppose à leur déplacement sous l'action de la plaquette mobile
CM. Le noyau NM et l'étrier-contact ET restant en position basse, le contact électrique
n'est assuré qu'entre la plaquette mobile MC et l'ensemble noyau-étrier NM-ET relié
électriquement au plot PC1 par la tresse TS.
[0057] La Fig.6C montre l'état du micro-solénoïde MS lorsque le dispositif de double contact
10dc est dans l'état 2CF. Dans l'état 2CF, la bobine BO n'est plus excitée. La poussée
P
R du ressort RE n'est pas suffisante pour s'opposer au déplacement du noyau NM et de
l'étrier-contact ET sous l'action de la plaquette mobile MC. Le noyau NM et l'étrier-contact
ET viennent en position haute et le contact électrique est alors assuré entre la plaquette
mobile MC et les plots PC1 et PC2, par l'intermédiaire de l'ensemble noyau-étrier
NM-ET et la tresse TS.
[0058] Le dispositif électronique de commande ECC est maintenant décrit en détail en référence
aux Figs.7, 8A, 8B et 8C.
[0059] Compte tenu du nombre modéré de composants électronique inclus dans le dispositif
ECC, on notera que celui-ci peut être logé à l'intérieur d'un capot du contacteur
10. Par ailleurs, on notera que dans certaines formes de réalisation de l'invention,
le dispositif ECC pourra être réalisé sous la forme d'un ASIC.
[0060] Comme montré à la Fig.7, le dispositif de commande électronique ECC est, dans cette
forme de réalisation particulière, un circuit de type analogique. Le dispositif ECC
comprend essentiellement trois transistors T1, T2 et T3, deux circuits de stabilisation
de tension CZ1 et CZ2, trois circuits RC1, RC2 et RC3 à constante de temps et un circuit
de verrouillage de commutation SL.
[0061] Les transistors T1, T2 et T3 sont ici de type MOSFET. Le transistors T1 et T3 commandent
l'excitation de l'enroulement d'appel L
a et de la bobine BO, respectivement.
[0062] Une électrode de drain du transistor T1 est reliée à l'extrémité de l'enroulement
L
a autre que celle reliée à l'extrémité commune des enroulements L
a et L
m. Une électrode de source du transistor T1 est reliée à la masse M.
[0063] Une électrode de drain du transistor T3 est reliée à l'extrémité de la bobine BO
autre que celle reliée à l'extrémité commune des enroulements L
a et L
m. Une électrode de source du transistor T3 est reliée à la masse M.
[0064] Le transistor T2, comme cela apparaîtra plus clairement dans la suite de la description,
est destiné à forcer l'ouverture du transistor T1 en reliant à la masse M la grille
de celui-ci en fin d'excitation de l'enroulement L
a. Le transistor T2 comprend des électrodes de drain et de source reliées respectivement
à la grille du transistor T1 et à la masse M.
[0065] Les circuits de stabilisation de tension CZ1 et CZ2 sont des circuits classiques
à diode de Zéner.
[0066] Le circuit CZ1 est formé d'une résistance R6 et d'une diode de Zéner Z1 et fournit
une tension stabilisée U1. La tension U1 est produite à partir d'une tension U
APC qui est disponible pour le dispositif ECC après la fermeture du contact de démarrage
13. La tension U
APC correspond donc à la tension U
B de la batterie 12 après fermeture du contact de démarrage 13.
[0067] Le circuit CZ2 est formé d'une résistance R7 et d'une diode de Zéner Z2 et fournit
une tension stabilisée U2. La tension U2 est produite à partir d'une tension U
PC1 disponible sur le plot de contact PC1 dans l'état 1CF du dispositif de double contact
10dc. La tension U
PC1 correspond donc à la tension U
B lorsque celle-ci devient disponible sur le plot PC1.
[0068] Le circuit de stabilisation de tension CZ1 fournit la tension U1 aux circuits RC1
et RC2. Le circuit de stabilisation de tension CZ2 fournit la tension U2 aux circuits
RC3 et SL.
[0069] Le circuit RC1 est de type circuit RC intégrateur et comprend deux résistances R1
et R2 en série avec un condensateur C1. La tension U1 est appliquée à une première
borne de la résistance R1 dont une seconde borne est reliée à une première borne du
condensateur C1. Une seconde borne du condensateur C1 est reliée à une première borne
de la résistance R2 dont une seconde borne est reliée à la masse M. Le point de connexion
entre les bornes de la résistance R1 et du condensateur C1 est relié à la grille de
commande du transistor T1.
[0070] Le circuit RC2 est un circuit RC de type dérivateur et comprend un condensateur C3
en série avec une résistance R5. La tension U1 est appliquée à une première borne
du condensateur C3. Une seconde borne du condensateur C3 est reliée à une première
borne de la résistance R5 dont une seconde borne est reliée à la masse M. Le point
de connexion entre les bornes du condensateur C3 et de la résistance R5 est relié
à une grille de commande du transistor T3.
[0071] Le circuit RC3 est un circuit RC type intégrateur et comprend une résistance R3 en
série avec un condensateur C2. La tension U2 est appliquée à une première borne de
la résistance R3. Une seconde borne de la résistance R3 est reliée à une première
borne du condensateur C2 dont une seconde borne est reliée à la masse M. Le point
de connexion entre les bornes de la résistance R3 et du condensateur C2 est relié
à une grille de commande du transistor T2.
[0072] Le circuit de verrouillage de commutation SL comporte une diode de commutation D1
en série avec une résistance R4. La tension U2 est appliquée à une anode de la diode
D1 dont une cathode est reliée à une première extrémité de la résistance R4. Une seconde
extrémité de la résistance R4 est reliée à la grille du transistor T1.
[0073] Le fonctionnement du dispositif ECC est maintenant décrit en référence également
aux courbes des Figs.8A, 8B et 8C.
[0074] Le temps t0 des courbes des Figs.8A, 8B et 8C correspond à la fermeture du contact
de démarrage 13.
[0075] Au temps t0, la tension U
APC est fournie au circuit de stabilisation de tension CZ1 qui applique la tension stabilisée
U1 aux circuits RC1 et RC2.
[0076] Le condensateur C3 du circuit RC2 étant déchargé au temps t0, la tension U1 apparaît
sur l'électrode de grille du transistor T3 qui passe de l'état ouvert à l'état fermé.
Comme montré à la Fig.8C, un courant I
ms s'établit alors dans la bobine BO du micro-solénoïde MS et excite celle-ci. La force
f
3 est alors appliquée sur le noyau mobile NM du micro-solénoïde MS.
[0077] Le condensateur C1 du circuit RC1 étant déchargé à t0, il apparaît une tension égale
à U1.(R2/(R1+R2)) sur la grille du transistor T1. On notera que le transistor T2 est
alors à l'état ouvert, aucune tension n'étant appliquée sur sa grille. Le transistor
T1 commute progressivement de l'état ouvert à l'état fermé au fur et à mesure que
sa tension de grille s'accroît avec la charge du condensateur C1. La diode D1, polarisée
alors en inverse, empêche le passage d'un courant allant vers la masse M à travers
le circuit SL, courant qui perturberait la charge du condensateur C1. Comme montré
à la Fig.8B, un courant la s'établit progressivement dans l'enroulement d'appel L
a, la rapidité de montée de ce courant I
a étant essentiellement déterminée par la constante de temps (R1+R2).C1 du circuit
RC1.
[0078] L'excitation de l'enroulement L
a par le courant I
a provoque le déplacement du noyau mobile 100 du contacteur 10 et le dispositif de
double contact 10dc commute à l'état 1CF au temps t1. La commutation du dispositif
de double contact 10dc à l'état 1CF fait apparaître la tension U
PC1 sur le plot de contact PC1, comme montré à la Fig.8A.
[0079] Au temps t1, la tension U
PC1 alimente le circuit de stabilisation de tension CZ2 qui fournit alors la tension
stabilisée U2 au circuit de verrouillage de commutation SL et au circuit RC3.
[0080] A travers le circuit SL, la tension U2 fait monter le potentiel de tension au niveau
de la grille du transistor T1 à une valeur égale à U2 - 0,6V environ, 0,6 V étant
la chute de tension due à la diode D1. Cette montée de potentiel sur la grille du
transistor T1 verrouille le transistor T1 à l'état fermé et évite ainsi des éventuels
rebonds de commutation.
[0081] Au temps t1, le transistor T2 reste à l'état ouvert malgré l'apparition de la tension
U2, du fait de la constante de temps R3.C2 imposée par le circuit RC3.
[0082] Toujours au temps t1, le moteur 11 est alimenté par la tension U
PC1 et démarre sa rotation en régime réduit. Il s'ensuit une chute de la tension U
B et consécutivement de la tension U
PC1, visible à la Fig.8A, due au courant de puissance alimentant le moteur 11. La chute
de la tension U
B due au moteur 11 produit également un affaiblissement des courants I
a et I
ms, comme montré aux Figs.8B et 8C, mais qui restent d'amplitude suffisante pour maintenir
une excitation correcte de la bobine BO et de l'enroulement L
a.
[0083] La charge du condensateur C3 démarrée au temps t0 à partir de la tension U1 se poursuit
avec la constante de temps R5.C5. Au temps t2, montré aux Figs.8A à 8C, la tension
de charge du condensateur C3 atteint une valeur telle que la tension sur la grille
du transistor T3 n'est plus suffisante pour maintenir celui-ci en conduction. Le transistor
T3 commute alors à l'état ouvert et interrompt le courant I
ms dans la bobine BO, comme cela apparaît à la Fig.8C.
[0084] L'interruption du courant I
ms dans la bobine BO au temps t2 provoque une commutation du dispositif de double contact
10dc de l'état 1 CF vers l'état 2CF. A l'état 2CF, le plot de contact PC2 du dispositif
de double contact 10dc est mis à une tension U
PC2.sensiblement égale à U
PC1 et U
B. La tension U
PC2 alimente alors le moteur 11 à plein régime, le pignon lanceur 113 étant à ce stade
engagé dans la couronne dentée 14 du moteur thermique.
[0085] Toujours au temps t2, comme cela apparaît aux Figs.8A à 8C, le courant de puissance
alimentant par le moteur 11 entraîne une chute des tensions U
B=U
PC1=U
PC2 et un affaiblissement du courant I
a dans l'enroulement d'appel L
a, mais qui reste d'amplitude suffisante pour maintenir une excitation correcte de
l'enroulement L
a.
[0086] Comme montré à la Fig.8B, le courant I
a est maintenu dans l'enroulement d'appel L
a jusqu'au temps t3. Ce maintien de l'excitation de l'enroulement d'appel L
a pendant une durée égale à t3-t2 permet de se prémunir contre un retour en arrière
éventuel du pignon lanceur 113. Le maintien de l'excitation de l'enroulement d'appel
L
a jusqu'au temps t3 peut durer quelques millisecondes à quelques dizaines de millisecondes
après le temps t2 selon les applications de l'invention.
[0087] Le temps t3 est déterminé par la constante de temps R3.C2 du circuit RC3. Au temps
t3, la tension de charge du condensateur C2 a atteint une valeur suffisante pour commander
en conduction le transistor T2. Le transistor T2 commute à l'état fermé et met à la
masse M la grille du transistor T1. Le transistor T1 commute alors de l'état fermé
à l'état ouvert et interrompt le courant I
a dans l'enroulement L
a.
[0088] Après le temps t3, le maintien de l'engagement du pignon lanceur 113 dans la couronne
dentée 14 est assuré grâce à l'excitation de l'enroulement de maintien L
m qui se poursuit tant que le contact de démarrage 13 reste fermé.
[0089] Conformément à l'invention, en ajustant la constante de temps R5.C3 du circuit RC2,
il est possible de régler aisément une temporisation TEMP = t2 - t1 entre le régime
réduit du moteur 11 et son plein régime.
1. Contacteur électromagnétique à double contact pour démarreur de moteur thermique,
comprenant un noyau plongeur (100), un premier enroulement dit d'appel (La), un deuxième enroulement dit de maintien (Lm), une plaquette de contact mobile (CM) et des premier, second et troisième plots
de contact (PC+, PC1 et PC2), ledit contacteur ayant trois états de fonctionnement
: un premier état (OV) sans contact électrique entre lesdits plots de contact (PC+,
PC1, PC2), un second état (1CF) avec un contact électrique entre lesdits premier et
second plots de contact (PC+, PC1) et un troisième état (2CF) avec un contact électrique
entre lesdits premier, second et troisième plots de contact (PC+, PC1, PC2), ledit
contacteur comprennant également un micro-actionneur commandable électriquement (MS)
pour autoriser ou interdire, selon la commande électrique (Ims) qui lui est appliquée, une commutation entre lesdits second (1CF) et troisième (2CF)
états de fonctionnement, caractérisé en ce que ladite commutation est interdite par ledit micro-actionneur (MS) au moyen d'une force
(f3) s'opposant à une poussée de ladite plaquette de contact mobile (CM) lorsque ledit
micro-actionneur (MS) est excité électriquement.
2. Contacteur selon la revendication 1, caractérisé en ce que ledit micro-actionneur commandable électriquement est un micro-solénoïde (MS).
3. Contacteur selon la revendication 2, caractérisé en ce que ledit micro-solénoïde (MS) comprend un étrier-contact (ET), de préférence en cuivre,
et un ensemble comportant une bobine électrique (BO) et un noyau magnétique mobile
(NM), ledit ensemble étant disposé entre deux mâchoires dudit étrier-contact (ET).
4. Contacteur selon la revendication 3, caractérisé en ce que ledit étrier-contact (ET) est prévu pour supporter le passage d'un courant de puissance
dans ledit contacteur, dans lesdits second (1CF) et troisième (2CF) états de fonctionnement
du contacteur.
5. Contacteur selon la revendication 3 ou 4, caractérisé en ce que ledit ensemble comporte également une cuve (AN) faisant partie du circuit magnétique
du micro-solénoïde (MS) et formant logement pour ladite bobine électrique (BO).
6. Contacteur selon la revendication 5, caractérisé en ce que ladite cuve (AN) logeant ladite bobine électrique (BO) est solidaire d'une paroi
dudit contacteur et ledit étrier-contact (ET) est solidaire dudit noyau mobile (NM).
7. Contacteur selon l'une quelconque des revendications 3 à 5, caractérisé en ce que ledit micro-solénoïde (MS) comprend également une tresse conductrice (TS), de préférence
en cuivre, ayant une première extrémité reliée audit étrier-contact (ET) et une seconde
extrémité reliée audit second plot de contact (PC1).
8. Contacteur selon l'une quelconque des revendications 3 à 7, caractérisé en ce que ladite plaquette de contact mobile (CM) et ledit étrier-contact (ET) sont aptes à
venir en contact lors desdits second (1CF) et troisième (2CF) états de fonctionnement
dudit contacteur.
9. Contacteur selon l'une quelconque des revendications 3 à 8, caractérisé en ce que ledit étrier-contact (ET) et ledit troisième plot de contact (PC2) sont aptes à venir
en contact lors dudit troisième état de fonctionnement (2CF) dudit contacteur.
10. Démarreur pour moteur thermique, équipé d'un contacteur électromagnétique à double
contact (1) et d'un dispositif de commande électronique (ECC), caractérisé en ce que ledit contacteur électromagnétique est conforme à l'une quelconque des revendications
1 à 9.
1. Electromagnetic contactor with a double contact for a heat engine starter, comprising
a plunger core (100), a first winding called the call winding (La), a second winding called the hold winding (Lm), a mobile contact plate (CM) and first, second and third contact studs (PC+, PC1
and PC2), the said contactor having three operating states: a first state (OV) without
electrical contact between the said contact studs (PC+, PC1, PC2), a second state
(1CF) with an electrical contact between the said first and second contact studs (PC+,
PC1) and a third state (2CF) with an electrical contact between the said first, second
and third contact studs (PC+, PC1, PC2), the said contactor also comprising an electrically
controllable micro-actuator (MS) for allowing or prohibiting, depending on the electrical
control (Ims) which is applied to it, a switching between the said second (1CF) and third (2CF)
operating states, characterized in that the said switching is prohibited by the said micro-actuator (MS) by means of a force
(f3) opposing a thrust of the said mobile contact plate (CM) when the said micro-actuator
(MS) is electrically excited.
2. Contactor according to Claim 1, characterized in that the said electrically controllable micro-actuator is a micro-solenoid (MS).
3. Contactor according to Claim 2, characterized in that the said micro-solenoid (MS) comprises a contact-stirrup (ET), preferably made of
copper, and an assembly comprising an electrical winding (BO) and a mobile magnetic
core (NM), the said assembly being disposed between two jaws of the said contact-stirrup
(ET).
4. Contactor according to Claim 3, characterized in that the said contact-stirrup (ET) is provided for withstanding the passing of a strong
current through the said contactor in the said second (1CF) and third (2CF) operating
states of the contactor.
5. Contactor according to Claim 3 or 4, characterized in that the said assembly also comprises a case (AN) forming part of the magnetic circuit
of the micro-solenoid (MS) and forming a housing for the said electrical winding (BO).
6. Contactor according to Claim 5, characterized in that the said case (AN) housing the said electrical winding (BO) is integral with a wall
of the said contactor and the said contact-stirrup (ET) is integral with the said
mobile core (NM).
7. Contactor according to any one of Claims 3 to 5, characterized in that the said micro-solenoid (MS) also comprises a conductive braid (TS), preferably made
of copper, having a first end connected to the said contact-stirrup (ET) and a second
end connected to the said second contact stud (PC1).
8. Contactor according to any one of Claims 3 to 7, characterized in that the said mobile contact plate (CM) and the said contact-stirrup (ET) are able to
come into contact during the said second (1CF) and third (2CF) operating states of
the said contactor.
9. Contactor according to any one of Claims 3 to 8, characterized in that the said contact-stirrup (ET) and the said third contact stud (PC2) are able to come
into contact during the said third operating state (2CF) of the said contactor.
10. Starter for a heat engine, equipped with an electromagnetic contactor with a double
contact (1) and with an electronic control device (ECC), characterized in that the said electromagnetic contactor is according to any one of Claims 1 to 9.
1. Elektromagnetisches Schütz mit Doppelkontakt für einen Anlasser eines Verbrennungsmotors,
das einen Tauchkern (100), eine erste, so genannte Einzugswicklung (La), eine zweite, so genannte Haltewicklung (Lm), eine bewegliche Kontaktplatte (CM) und erste, zweite und dritte Kontaktstücke (PC+,
PC1 und PC2) enthält, wobei das Schütz drei Betriebszustände hat: einen ersten Zustand
(OV) ohne elektrischen Kontakt zwischen den Kontaktstücken (PC+, PC1, PC2), einen
zweiten Zustand (1CF) mit einem elektrischen Kontakt zwischen dem ersten und dem zweiten
Kontaktstück (PC+, PC1) und einen dritten Zustand (2CF) mit einem elektrischen Kontakt
zwischen dem ersten, dem zweiten und dem dritten Kontaktstück (PC+, PC1, PC2), wobei
das Schütz ebenfalls einen elektrisch steuerbaren Mikroaktor (MS) enthält, um je nach
der an ihn angewendeten elektrischen Steuerung (Ims) eine Umschaltung zwischen dem zweiten (1CF) und dritten (2CF) Betriebszustand zu
erlauben oder zu verhindern, dadurch gekennzeichnet, dass die Umschaltung vom Mikroaktor (MS) mittels einer Kraft (f3) verhindert wird, die sich einem Schub der beweglichen Kontaktplakette (CM) widersetzt,
wenn der Mikroaktor (MS) elektrisch angeregt wird.
2. Schütz nach Anspruch 1, dadurch gekennzeichnet, dass der elektrisch steuerbare Mikroaktor ein Mikrosolenoid (MS) ist.
3. Schütz nach Anspruch 2, dadurch gekennzeichnet, dass das Mikrosolenoid (MS) einen Kontaktbügel (ET), vorzugsweise aus Kupfer, und eine
Einheit enthält, die eine elektrische Spule (BO) und einen beweglichen Magnetkern
(NM) aufweist, wobei die Einheit zwischen zwei Backen des Kontaktbügels (ET) angeordnet
ist.
4. Schütz nach Anspruch 3, dadurch gekennzeichnet, dass der Kontaktbügel (ET) vorgesehen ist, um den Durchgang eines Leistungsstroms im Schütz
in den zweiten (1CF) und dritten (2CF) Betriebszuständen des Schützes zu vertragen.
5. Schütz nach Anspruch 3 oder 4, dadurch gekennzeichnet, dass die Einheit ebenfalls eine Mulde (AN) aufweist, die Teil des Magnetkreises des Mikrosolenoids
(MS) ist und eine Aufnahme für die elektrische Spule (BO) bildet.
6. Schütz nach Anspruch 5, dadurch gekennzeichnet, dass die die elektrische Spule (BO) aufnehmende Mulde (AN) fest mit einer Wand des Schützes
und der Kontaktbügel (ET) fest mit dem beweglichen Kern (NM) verbunden ist.
7. Schütz nach einem der Ansprüche 3 bis 5, dadurch gekennzeichnet, dass das Mikrosolenoid (MS) ebenfalls eine leitende Litze (TS), vorzugsweise aus Kupfer,
enthält, deren erstes Ende mit dem Kontaktbügel (ET) und ein zweites Ende mit dem
zweiten Kontaktstück (PC1) verbunden ist.
8. Schütz nach einem der Ansprüche 3 bis 7, dadurch gekennzeichnet, dass die bewegliche Kontaktplatte (CM) und der Kontaktbügel (ET) in den zweiten (1CF)
und dritten (2CF) Betriebszuständen des Schützes in Kontakt kommen können.
9. Schütz nach einem der Ansprüche 3 bis 8, dadurch gekennzeichnet, dass der Kontaktbügel (ET) und das dritte Kontaktstück (PC2) im dritten Betriebszustand
(2CF) des Schützes in Kontakt kommen können.
10. Anlasser für einen Verbrennungsmotor, der mit einem elektromagnetischen Schütz mit
Doppelkontakt (1) und mit einer elektronischen Steuervorrichtung (ECC) ausgestattet
ist, dadurch gekennzeichnet, dass das elektromagnetische Schütz einem der Ansprüche 1 bis 9 entspricht.