[0001] La présente invention concerne un procédé et un dispositif de coffrage rapide d'escalier
tournant, mettant en oeuvre un noyau central. Le domaine de l'invention est celui
des dispositifs de coffrage permettant le moulage et la prise d'un béton sous une
forme prédéterminée. Plus précisément, l'invention concerne un dispositif de coffrage
d'escalier tournant en béton.
[0002] Le coffrage d'un escalier comprend :
- un coffrage inférieur pour le moulage de la paillasse, c'est-à-dire la partie inférieure
de l'escalier, ce coffrage inférieur s'appuyant sur un ou plusieurs étais lorsqu'il
existe un espace vide sous l'escalier ;
- un coffrage latéral assurant le moulage des bordures latérales, le cas échéant et
- un coffrage des marches, généralement limité à un coffrage des contre-marches.
[0003] Un coffrage d'escalier est traditionnellement constitué d'une charpente mise en place
sur le site de construction et dimensionnée en fonction des caractéristiques de l'escalier
(et notamment la longueur, la largeur des marches, l'emmarchement et l'épaisseur de
la paillasse). Une telle charpente, du fait qu'elle comprend une multitude d'éléments
à assembler, représente une structure lourde, et dont la mise en place est longue
et difficile.
[0004] Les étapes de fabrication d'un coffrage comportent ainsi :
- d'abord, de tracer, à l'aide d'un mètre, d'une équerre et d'un niveau, la projection
de l'emmarchement sur un support latéral, par exemple un mur,
- fixer des planches destinées à recevoir et supporter des éléments de coffrage de contremarche,
- construire une bordure pour recevoir et supporter les éléments de coffrage de contremarche.
[0005] Ainsi, la constitution d'un coffrage peut prendre une trentaine d'heures pour un
escalier tournant.
[0006] La réalisation de ces coffrages est longue, donc onéreuse et nécessite une main d'oeuvre
spécialisée sans pour autant que soient garanties la qualité et la précision requises.
[0007] L'invention a notamment pour but de proposer un dispositif permettant, outre le réglage
des intervalles de hauteurs variables entre les supports, de faire varier la distance
entre les supports afin d'autoriser la réalisation de tous types d'escaliers tournants
au moyen du même dispositif.
[0008] A cet effet, selon un premier aspect, la présente invention vise un dispositif de
coffrage d'escalier tournant à couler en béton, caractérisé en ce qu'il comporte :
- un noyau central comportant des moyens de réglage simultané de la hauteur et/ou de
la longueur de plusieurs marches et
- au moins un moule d'escalier appuyé sur ledit noyau central.
[0009] Grâce à ces dispositions, pour coffrer les marches entourant le noyau central, on
règle simultanément leurs hauteurs et/ou leur longueur puis on pose chaque élément
de moule en appui sur les moyens de réglage.
[0010] Grâce à ces dispositions, on peut adapter rapidement et facilement le coffrage à
toutes les formes d'escalier tout en évitant de recourir à l'emploi d'engins de levage
surdimensionnés et coûteux.
[0011] Selon des caractéristiques particulières, le noyau central comporte des moyens de
réglage simultané de la hauteur et de la longueur de plusieurs marches.
[0012] Selon des caractéristiques particulières, les moyens de réglage comportent des bras
portés, chacun, par au moins un axe de rotation, le positionnement des bras étant
commandé simultanément par le positionnement d'un arbre central auquel lesdits bras
sont mécaniquement reliés.
[0013] Selon des caractéristiques particulières, le noyau central comporte :
- un boîtier,
- un arbre fileté,
- un écrou monté sur ledit arbre fileté et supportant un dit axe de rotation portant
une extrémité d'un dit bras.
[0014] Ainsi, le boîtier évite que du béton liquide pénètre dans le noyau central et l'écrou
permet un réglage continu de la position des marches.
[0015] Selon des caractéristiques particulières, au moins deux bras portent, chacun, un
support d'emmarchement.
[0016] Selon des caractéristiques particulières, chaque support d'emmarchement progresse
dans des lumières de boîtier, qui guident ledit support d'emmarchement.
[0017] Ainsi, le guidage des supports d'emmarchement se fait parallèlement à lui-même, selon
un trajet prédéterminé.
[0018] Selon des caractéristiques particulières, le dispositif objet de la présente invention
comporte, entre les bras dont une extrémité est liée audit écrou et les bras portant
un support d'emmarchement, un bras intermédiaire dont une extrémité est reliée en
rotation, à un point du boîtier.
[0019] Selon des caractéristiques particulières, le dispositif objet de la présente invention
comporte un pied réglable en hauteur.
[0020] Selon des caractéristiques particulières, le pied comporte d'une part, un moyen de
réglage approximatif, par pas, et, d'autre part, un moyen de réglage continu.
[0021] Grâce à chacune de ces dispositions, le noyau central peut être positionné en fonction
de la hauteur de l'escalier et de sa forme.
[0022] Selon un deuxième aspect, qui constitue aussi des caractéristiques particulières
du dispositif de coffrage objet du premier aspect de l'invention, la présente invention
vise un dispositif de coffrage d'escalier tournant à couler, caractérisé en ce qu'il
comporte :
- au moins un compensateur latéral fixé à au moins un support fixe et
- au moins un moule flexible appuyé sur au moins un dit compensateur.
[0023] Grâce à ces dispositions, on peut adapter rapidement et facilement le coffrage à
toutes les formes d'escalier tout en évitant de recourir à l'emploi d'engins de levage
surdimensionnés et coûteux. La souplesse du moule lui permet de s'adapter à la forme
de l'escalier et de prendre une forme harmonieuse.
[0024] Selon des caractéristiques particulières, au moins un dit compensateur est en matériau
flexible.
[0025] Grâce à ces dispositions, la forme de l'escalier, le long d'un mur ou d'un support
de compensateur peut être sinueuse et donc harmonieuse.
[0026] Selon des caractéristiques particulières, au moins un dit compensateur est en matériau
composite. Le poids du compensateur est ainsi réduit et le compensateur peut être
découpé à la dimension voulue.
[0027] Selon des caractéristiques particulières, le moule flexible est composé d'éléments
dont les bords ont une moindre épaisseur que le centre. La transition entre deux éléments
du moule est ainsi moins accentuée, ce qui favorise la qualité de surface de la sous-face
de l'escalier.
[0028] Selon des caractéristiques particulières, le moule flexible comporte au moins un
élément en matériau composite. Le poids des éléments du moule est ainsi réduit et
le moule peut être découpé aux dimensions voulues.
[0029] Selon des caractéristiques particulières, le moule flexible comporte au moins une
face lisse. L'escalier fabriqué avec ce moule possède ainsi, à son tour, une surface
lisse.
[0030] Selon des caractéristiques particulières, au moins un dit compensateur présentent
une coupe en forme de « L », c'est-à-dire à deux surfaces sensiblement planes à angle
sensiblement droit.
[0031] Grâce à ces dispositions, l'une de ces surfaces planes est fixée sur un mur ou un
support. Le compensateur coffre ainsi les côtés de l'escalier en coffrant la sous-face.
L'autre de ces surfaces sert à supporter le moule.
[0032] Selon des caractéristiques particulières, au moins un dit compensateur présente une
coupe concave.
[0033] Selon des caractéristiques particulières, au moins un dit compensateur présente une
coupe convexe.
[0034] Grâce à chacune de ces dispositions, des compensateurs sont adaptés aux formes latérales
des escaliers tournants qui prennent appui sur des murs plans.
[0035] Selon un troisième aspect, la présente invention vise un procédé de coffrage d'escalier
tournant à couler en béton, caractérisé en ce qu'il comporte :
- une étape de réglage simultané de la hauteur et/ou de la longueur de plusieurs marches,
en mettant en oeuvre un noyau central et
- une étape de pose d'au moins un moule en appui sur ledit noyau central.
[0036] Selon un quatrième aspect, la présente invention vise un procédé de coffrage d'escalier
tournant à couler, caractérisé en ce qu'il comporte, avant de couler le béton de l'escalier
:
- une étape de pose d'au moins un compensateur latéral le long d'au moins un support
fixe et
- une étape de pose d'au moins un moule flexible sur au moins un dit compensateur.
[0037] Les avantages, buts et caractéristiques particulières de ce procédé étant similaires
à ceux du dispositif objet de la présente invention, tel que succinctement exposés
ci-dessus, ils ne sont pas rappelés ici.
[0038] D'autres avantages, buts et caractéristiques de la présente invention ressortiront
de la description qui va suivre, faite, dans un but explicatif et nullement limitatif,
en regard des dessins annexés, dans lesquels :
- le figure 1 représente, schématiquement et en perspective, un compensateur mis en
oeuvre dans un mode de réalisation particulier du dispositif objet de la présente
invention,
- les figures 2 et 3 représentent, schématiquement et selon trois plans perpendiculaires,
deux compensateurs mis en oeuvre dans un mode de réalisation particulier du dispositif
objet de la présente invention,
- la figure 4 représente, schématiquement et en vue de dessus, un moule mis en oeuvre
dans un mode de réalisation particulier du dispositif objet de la présente invention,
- la figure 5 représente, schématiquement et en perspective, un moule mis en oeuvre
dans un mode de réalisation particulier du dispositif objet de la présente invention,
- les figures 6 à 10 représentent, schématiquement et en perspective, différents noyaux
centraux mis en oeuvre dans différentes réalisations d'escalier conformément à la
présente invention,
- la figure 11 représente, schématiquement et en vue de dessus, le noyau central illustré
en figure 10,
- la figure 12 représente, schématiquement, différentes positions de contremarches obtenues
avec le noyau central illustré en figure 6,
- la figure 13 illustre, en perspective, un modèle d'escalier tournant à réaliser,
- la figure 14 représente, en perspective, des arêtes d'un coffrage à réaliser,
- les figures 15 à 24 représentent, en perspective, différentes étapes de réalisation
d'un coffrage et d'un escalier tournant, mettant en oeuvre le dispositif objet de
la présente invention et
- la figure 25 représente, sous forme d'un logigramme, des étapes mises en oeuvre dans
un mode de réalisation particulier du procédé objet de la présente invention.
[0039] On observe, en figure 1, un compensateur latéral 105 destiné à être fixé à un mur
ou à un support provisoire. La fixation à ce support s'effectue, de manière classique,
par exemple par positionnement de vis et de rondelles.
[0040] Préférentiellement, au moins un compensateur 105 est en matériau flexible. La forme
de l'escalier, le long d'un mur ou d'un support de compensateur peut ainsi s'adapter
à de légères variations.
[0041] Préférentiellement, au moins un compensateur 105 est en matériau composite. Le poids
du compensateur 105 est ainsi réduit et le compensateur 105 peut être découpé à la
dimension voulue.
[0042] Préférentiellement, comme illustré en figure 1, au moins un compensateur 105 présente
une coupe en forme de « L », c'est-à-dire à deux surfaces sensiblement planes à angle
sensiblement droit. L'une de ces surfaces planes est fixée sur un mur ou un support.
Le compensateur coffre ainsi les côtés de l'escalier en coffrant la sous-face. L'autre
de ces surfaces sert à supporter un élément de moule souple (voir figures 4 et 5),
permettant de former un moule à géométrie variable.
[0043] On observe, en figure 2, un compensateur concave 106 destiné à supporter les parties
d'escalier de cette forme, notamment externes (voir figures 19 et 21). On observe,
en figure 3, un compensateur convexe 107 destiné à supporter les parties d'escalier
de cette forme, notamment externes (voir figures 18 et 20).
[0044] On observe, en figures 4 et 5, un moule flexible 115 destiné à prendre appui sur
au moins un compensateur 105. La souplesse du moule 115 lui permet de s'adapter à
la forme de l'escalier et de prendre une forme harmonieuse.
[0045] Préférentiellement, le moule flexible 115 est composé d'éléments dont les bords ont
une moindre épaisseur que le centre. La transition entre deux éléments du moule est
ainsi moins accentuée que si l'épaisseur de l'élément de moule était constante jusqu'à
son bord, ce qui favorise la qualité de surface de la sous-face de l'escalier.
[0046] Préférentiellement, le moule flexible 115 comporte au moins un élément en matériau
composite. Le poids des éléments du moule est ainsi réduit.
[0047] Préférentiellement, le moule flexible comporte au moins une face lisse. Cette face
est positionnée vers le haut lors de la constitution du coffrage afin que l'escalier
fabriqué avec ce moule possède, à son tour, une surface inférieure lisse.
[0048] La gamme de moules de différentes géométries permet de coffrer la sous-face de l'escalier
et, notamment, la partie tournante de l'escalier. Préférentiellement réalisé en matériau
composite, chaque moule est flexible lors de sa pose et sous le poids de béton qu'il
supporte lorsque le béton est coulé.
[0049] Chaque moule présente les qualités suivantes :
- légèreté (portable sans matériel de levage),
- résistance (il supporte le poids du béton),
- flexible (on en modifie aisément la forme),
- finition de surface permettant à la sous-face de l'escalier d'être lisse et régulière
et
- finition d'extrémités par utilisation d'une peau fine permettant d'améliorer la finition
des lignes de liaison avec chaque autre moule.
[0050] Dans des modes de réalisation, les moules 115 sont en mousse, en polystyrène ou en
matériau composite (résine et fibre de verre) et les compensateurs sont en acier.
[0051] Les figures 6 à 12 concernent des mécanismes de réglage simultané de supports d'emmarchement
intérieur pour la réalisation d'une structure de coffrage d'escalier tournant, aussi
appelés, chacun « noyau central ».
[0052] D'une manière générale, chacun de ces mécanismes comprend une cage ou boîtier, de
taille et forme différente en fonction de l'escalier à réaliser, dans laquelle est
disposé un arbre fileté, horizontal ou vertical, traversant un écrou sur lequel un
jeu de bras interdépendants liés par liaisons pivots portent des supports d'emmarchement.
Ainsi, deux bras interdépendants primaires sont liés par liaisons pivots à cet écrou.
[0053] Chaque bras primaire est relié par liaison pivot à un autre bras, secondaire, fixé
à son extrémité par liaison pivot à la cage. Ces bras sont eux même reliés par liaison
pivot à d'autres bras, tertiaires, de différentes longueurs reliés par liaison pivot
à un support d'emmarchement. Ces supports progressent dans des lumières qui permettent
de les guider. Ce mécanisme permet de régler aussi bien les espacements de hauteurs
que les différences de longueurs variables entre les supports, et évite donc de devoir
utiliser des dispositifs distincts pour chaque réglage.
[0054] Les mécanismes sont applicables à tous les différents types d'escaliers tournants.
Les différents modes de réalisation du mécanisme, respectivement 210, 220, 230, 240
et 250, illustrés aux figures 6 à 10, sont adaptés au réglage simultané de supports
d'emmarchement pour différents types d'escaliers tournants.
[0055] Chaque mécanisme comprend une cage, ou boîtier, respectivement 211, 221, 231, 241
et 251, dans laquelle sont disposés des bras primaires, respectivement 212, 222, 232,
242 et 252, interdépendants par des axes transversaux, en liaisons pivots.
[0056] La rotation d'un arbre fileté, respectivement 213, 223, 233, 243 et 253, grâce à
un moyen de commande, respectivement 214, 224, 234, 244 et 254, par exemple une manivelle,
permet une progression rectiligne horizontale d'un écrou 215, 225, 235, 245 et 255.
[0057] La progression de cet écrou est visible grâce à une échelle graduée (seulement représentée
en figure 6 sous la référence 280) située sur une paroi extérieure latérale de la
cage, échelle qui permet de déterminer la hauteur obtenue entre chaque support.
[0058] L'écrou est interdépendant des bras primaires 212 à 252, grâce à des axes transversaux.
L'une des extrémités de chaque bras primaires 212 à 252 est interdépendante à la cage
211 à 251, par un pivot positionné sur un axe transversal.
[0059] La progression de l'écrou 215 à 255 permet le mouvement vertical des bras 212 à 252,
qui répercutent ce mouvement à des bras secondaires, respectivement 216, 226, 236,
246 et 256, comme illustré en figure 12 en ce qui concerne le noyau central 210.
[0060] Chaque support d'emmarchement, respectivement 217, 227, 237, 247 et 257, est articulé
sur son axe respectif par un bras tertiaire, respectivement 218, 228, 238, 248 et
258, autorisant un mouvement du support dans le sens horizontal et vertical.
[0061] Dans les parois latérales de la cage 211 à 251 sont agencées des saignées curvilignes,
respectivement 219, 229, 239, 249 et 259, traversées par les supports 217 à 257 de
réglage de l'emmarchement. Ces saignées sont obturées par un joint à lèvres élastiques
(non représenté) destiné à éviter que le béton liquide ne puisse pénétrer dans le
noyau central.
[0062] La cage 211 à 251 peut se fixer sur un pied 260 représenté en figures 15 à 24, pied
qui permet de régler la position verticale du noyau 210 à 250.
[0063] Ainsi, un noyau central 210 à 250 permet la mise en place tasseaux, de deux à neuf
selon le noyau central, en effectuant, d'un seul geste, un réglage avec une manivelle.
Dans des modes de réalisation, les noyaux 210 à 250 respectent les règles suivantes
:
- les hauteurs de marche vont de 165 à 205 mm et
- en partant du fond de l'escalier, l'écart entre le fond du noyau et la première marche
doit être inférieure à l'écart entre la première et la seconde marche, qui est à son
tour inférieure à l'écart entre la deuxième et la troisième marche ...
[0064] L'utilisation d'un arbre filetée 213 à 253 facilite le réglage dans les deux sens.
[0065] Afin de bénéficier d'un meilleur guidage des tasseaux, dans des modes de réalisation,
on met en oeuvre des bras de guidage avec des tubes rectangulaires.
[0066] Le noyau 210 à deux quarts tournants milieu illustré en figure 6 permet de régler
la position de sept tasseaux.
[0067] Le noyau 220 à un quart tournant milieu illustré en figure 7 permet de régler la
position de cinq tasseaux. Le noyau pour escaliers à un quart tournant milieu a suscité
une nouvelle étude. La cinématique permet de déplacer quatre tasseaux sur deux faces
perpendiculaires entre elles, la position du cinquième tasseau, fixe par rapport à
la cage, étant donnée par le pied 260. Afin de relier à nouveau les deux parties du
mécanisme qui concernent les deux faces perpendiculaires, l'arbre fileté est positionné
dans le sens vertical. On note que les deux parties du mécanisme ne sont pas reliées
au même écrou. De plus, ces deux écrous se déplacent dans deux sens opposés. L'arbre
fileté est, à cet effet, composé d'un arbre fileté avec pas à droite soudée à un autre
arbre fileté avec pas à gauche.
[0068] Le noyau à deux quarts tournants large 250, par exemple d'épaisseur 150 et 200 mm,
illustré en figures 10 et 11, permet de régler conjointement neuf tasseaux. Dans le
mode de réalisation illustré, deux arbres filetés parallèles 253 sont mis en oeuvre.
Ces arbres filetés sont reliés entre eux à l'aide d'une courroie 285, dans le sens
vertical. Chacune de ces tiges filetées comprend une tige filetée avec pas à droite
soudée à une autre avec pas à gauche.
[0069] Le pied 260, qui permet de placer le noyau à la bonne hauteur, est basé sur le principe
de l'étai. Il y a un réglage approximatif, avec la possibilité de déplacer le noyau
de 10 cm en 10 cm. Ensuite, un réglage plus précis est effectué en vissant une tête.
[0070] Ainsi, chaque noyau central comporte des moyens de réglage simultané de la hauteur
et de la longueur de plusieurs marches. Le noyau central d'escalier permet ainsi le
coffrage de la partie centrale de l'escalier en assurant deux fonctions :
- le coffrage et
- le réglage de la largeur et de la hauteur des marches.
[0071] Le noyau central comporte un système mécanique de tasseaux servant à supporter les
contre-marches et à régler l'épaisseur de la paillasse (partie bétonnée plus ou moins
épaisse qui porte les marches), en relation avec les compensateurs 105 et les moules
115.
[0072] La figure 13 représente une première modélisation 290 d'un escalier 270 à deux quarts
tournants. La figure 14 représente le coffrage 291 correspondant, sous forme des arêtes
latérales des marches, contremarches et sous-face.
[0073] Pour réaliser un coffrage d'escalier mettant en oeuvre la présente invention, on
positionne le noyau central 210 en réglant la hauteur du pied 260, comme illustré
en figure 15. Puis, on positionne successivement les compensateurs internes 105, comme
illustré en figures 16 et 17. On positionne ensuite les compensateurs externes, respectivement
convexe 107, concave 106, convexe 107 et concave 106, comme illustré en figures 18
à 21.
[0074] On installe ensuite les éléments de moule 115, comme illustré en figures 22 et 23.
Le coffrage est ainsi complet. On peut alors couler le béton, comme illustré en figure
24, pour obtenir l'escalier.
[0075] On procède ensuite au démontage du noyau, des compensateurs et des moules.
[0076] On observe, en figure 25, que, dans un mode de réalisation particulier, le procédé
de coffrage d'escalier tournant à couler objet de l'invention comporte :
- une étape 305 de réglage simultané de la hauteur et/ou de la longueur de plusieurs
marches, en mettant en oeuvre un noyau central,
- une étape 310 de pose d'au moins un compensateur latéral le long d'au moins un mur,
- une étape 315 de pose d'au moins un moule flexible sur au moins un dit compensateur
et sur les moyens de réglage du noyau central,
- une étape 320 au cours de laquelle on coule le béton de l'escalier,
- une étape 325 de prise du béton et
- une étape 330 de décoffrage, au cours de laquelle on récupère les éléments constitutifs
du coffrage.
[0077] Grâce à la mise en oeuvre de la présente invention, on peut adapter rapidement et
facilement le coffrage à toutes les formes d'escalier tout en évitant de recourir
à l'emploi d'engins de levage surdimensionnés et coûteux.
[0078] Le coffrage en matériau composite permet, en outre, de réaliser diverses formes d'escaliers
tournant, par exemple un, deux ou trois quarts tournant, grâce à un système de compensateurs
réglables.
[0079] De plus, les mêmes éléments de coffrage peuvent être réutilisés un grand nombre de
fois.
[0080] La mise en oeuvre de la présente invention permet de ramener d'une trentaine d'heures
à environ huit heures la durée de travail de réalisation d'un escalier tournant.
1. Dispositif de coffrage d'escalier tournant (270) à couler,
caractérisé en ce qu'il comporte :
- un noyau central (210, 220, 230, 240, 250) comportant des moyens (212 à 219, 222
à 229, 232 à 239, 242 à 249, 252 à 259) de réglage simultané de la hauteur et/ou de
la longueur de plusieurs marches et
- au moins un moule d'escalier (215) appuyé sur ledit noyau central.
2. Dispositif selon la revendication 1, dans lequel le noyau central (210, 220, 230,
240, 250) comporte des moyens (212 à 219, 222 à 229, 232 à 239, 242 à 249, 252 à 259)
de réglage simultané de la hauteur et de la longueur de plusieurs marches.
3. Dispositif selon l'une quelconque des revendications 1 ou 2, dans lequel les moyens
de réglage comportent des bras (212, 216, 218, 222, 226, 228, 232, 236, 238, 242,
246, 248, 252, 256, 258) portés, chacun, par au moins un axe de rotation, le positionnement
des bras étant commandé simultanément par le positionnement d'un arbre central (213,
223, 233, 243, 253) auquel lesdits bras sont mécaniquement reliés.
4. Dispositif selon la revendication 3, dans lequel le noyau central (210, 220, 230,
240, 250) comporte :
- un boîtier (211, 221, 231, 241, 251),
- un arbre fileté (213, 223, 233, 243, 253),
- un écrou (215, 225, 235, 245, 255) monté sur ledit arbre fileté et supportant un
dit axe de rotation portant une extrémité d'un dit bras.
5. Dispositif selon l'une quelconque des revendications 3 ou 4, dans lequel au moins
deux bras portent, chacun, un support d'emmarchement (217, 227, 237, 247, 257).
6. Dispositif selon la revendication 5, dans lequel chaque support d'emmarchement progresse
dans des lumières (219, 229, 239, 249, 259) de boîtier, qui guident ledit support
d'emmarchement.
7. Dispositif selon la revendication 4 et l'une des revendications 5 ou 6, qui comporte,
entre les bras (212, 222, 232, 242, 252) dont une extrémité est liée audit écrou (215,
225, 235, 245, 255) et les bras (218, 228, 238, 248, 258) portant un support d'emmarchement
(217, 227, 237, 247, 257), un bras intermédiaire (216, 226, 236, 246, 256) dont une
extrémité est reliée en rotation, à un point dudit boîtier (211, 221, 231,241,251).
8. Dispositif selon l'une quelconque des revendications 1 à 7, qui comporte un pied (260)
réglable en hauteur.
9. Dispositif selon la revendication 8, dans lequel le pied (260) comporte, d'une part,
un moyen de réglage approximatif, par pas, et, d'autre part, un moyen de réglage continu.
10. Dispositif selon l'une des revendications 1 à 9, qui comporte :
- au moins un compensateur latéral (105, 106, 107) fixé à au moins un support fixe
et
- au moins un moule (115) flexible appuyé sur au moins un dit compensateur.
11. Dispositif selon la revendication 10, dans lequel au moins un dit compensateur (105,
106, 107) est en matériau flexible.
12. Dispositif selon l'une quelconque des revendications 10 ou 11, dans lequel le moule
flexible (115) est composé d'éléments dont les bords ont une moindre épaisseur que
le centre.
13. Dispositif selon l'une quelconque des revendications 10 à 12, dans lequel au moins
un dit compensateur (105, 106, 107) présente une coupe en forme de « L », c'est-à-dire
à deux surfaces sensiblement planes formant, entre elles, un angle sensiblement droit.
14. Procédé de coffrage d'escalier tournant à couler,
caractérisé en ce qu'il comporte :
- une étape (305) de réglage simultané de la hauteur et/ou de la longueur de plusieurs
marches, en mettant en oeuvre un noyau central et
- une étape (315) de pose d'au moins un moule en appui sur ledit noyau central.
15. Procédé de coffrage d'escalier selon la revendication 14, qui comporte, avant de couler
le béton de l'escalier :
- une étape (310) de pose d'au moins un compensateur latéral le long d'au moins un
support fixe et
- une étape (315) de pose d'au moins un moule flexible sur au moins un dit compensateur.