Domaine de l'invention
[0001] L'invention se rapporte à un nouveau type de structure pour des bâtiments à plusieurs
étages essentiellement en bois, bénéficiant de propriétés mécaniques, thermiques et
surtout acoustiques améliorées.
[0002] En raison notamment de ses excellentes qualités acoustiques, la structure de l'invention
s'applique notamment à la construction de bâtiments d'habitation collectifs à plusieurs
étages.
État de la technique
[0003] Le problème que rencontre l'architecte quand il envisage l'édification d'un bâtiment,
et particulièrement en bois, est qu'il se trouve confronté à des critères contradictoires
: le prix du terrain impose souvent une construction en hauteur, plus sensible au
vent et aux sollicitations extérieures. Il faut donc une structure stable et rigide.
Or une structure rigide constitue un casse-tête pour ce qui est du confort acoustique
(soit la propagation et surtout l'atténuation du bruit structurel).
[0004] Par ailleurs, les normes antisismiques, dont les législateurs ont tendance à élargir
les zones d'application, incitent à concevoir des structures légères dont les assemblages
sont à la fois résistants et aptes à absorber de l'énergie.
[0005] Le bilan énergétique exige une isolation poussée de l'enveloppe extérieure, ce qui
implique l'usage de matériaux isolants, assez légers quasi par définition, alors qu'à
l'intérieur du bâtiment il est préférable de disposer d'une masse à forte inertie
thermique (point faible pour les constructions en bois) pour assurer le confort en
été.
[0006] Le confort acoustique, quant à lui, exigerait plutôt des structures lourdes ou non
rigides, présentant des solutions de continuité atténuant la puissance des ondes vibratoires
au travers des jonctions ainsi créées (L'indice d'affaiblissement vibratoire au travers
d'une jonction est traduit par l'indice K
ij). On cherche ici à limiter la transmission du bruit d'un local à l'autre.
[0007] Enfin, pour l'aptitude au service et la limitation de la déformation, la stabilité
des planchers impose une rigidité avec un mode propre suffisant, afin d'assurer un
bon confort vibratoire mécanique (limiter l'effet de rebond des planchers).
[0008] Des normes européennes de plus en plus sévères encadrent ces différents critères.
L'architecte se trouve donc dans l'obligation de jongler avec des critères contradictoires
voire antagonistes, de façon à obtenir la « moins mauvaise » des solutions possibles
en fonction des désirs de ses clients.
[0009] Sur le plan acoustique, l'architecte dispose de formules tenant compte de valeurs
établies en laboratoire (R
w, L
nT,
w) qui reflètent essentiellement la transmission par voie directe au travers des principales
compositions de parois. Les calculs ainsi effectués reflètent, en pratique, rarement
la réalité, signe d'une profonde méconnaissance des facteurs liés à la transmission
indirecte de l'énergie acoustique au droit des jonctions (la modélisation de ces facteurs
est encore assez mal maîtrisée pour les constructions en bois).
[0010] Le problème est que ces valeurs ne reflètent pas l' « impédance acoustique » de structures
complexes, d'assemblages de matériaux (cavités, changement de milieu aux jonctions,
etc.) et qu'on est donc obligé de faire appel soit à des méthodes de calcul extrêmement
complexes ou basée sur des formules de prédiction encore difficiles à maîtriser au
stade de la recherche actuelle, soit à des essais empiriques coûteux (et souvent à
une combinaison des deux).
[0011] Les constructions en bois, quelles que soient par ailleurs leurs qualités sur d'autres
plans, sont considérées pour les hommes du métier de la construction comme les parents
pauvres en ce qui concerne la performance acoustique, comparée aux constructions en
maçonnerie traditionnelle.
[0012] Le document
US 5 685 124 décrit des panneaux en bois à grande capacité de charge présentant de bonnes propriétés
thermiques et acoustiques, destinés notamment à la construction de bâtiments à plusieurs
étages.
[0013] Les panneaux de
US 5685124 sont constitués de nervures disposées en dent de scie, prises en sandwich entre des
panneaux de contreplaqué. Les volumes de section triangulaire déterminés par ces nervures
sont remplis d'une part d'isolant thermique et d'autre part d'une charge lourde, notamment
du gravier, destinée à améliorer l'isolation acoustique.
[0014] GB 1103853 décrit des panneaux de construction similaires qui comprennent deux plaques extérieures
entre lesquelles une charge granulaire solide de poids spécifique élevé et une couche
intermédiaire élastique d'isolation acoustique sont insérées.
[0015] US 5205091 ne porte pas sur les structures en bois mais décrit l'usage d'une couche d'amortissement,
qui peut être granulaire, disposée au-dessous de planchers carrelés dans des immeubles
à plusieurs étages afin de réduire les transmissions du bruit d'impact à travers ces
planchers.
Résumé de l'invention
[0016] Un but de l'invention est de promouvoir un système de construction préfabriqué en
bois respectant les exigences de performance acoustique entre logements, sans avoir
recours au doublage de parois.
[0017] Un autre but de l'invention est que ce système permette une édification rapide en
hauteur sur plusieurs étages et puisse faire appel à la préfabrication, de façon à
en diminuer le coût.
[0018] Un autre but de l'invention est l'édification de bâtiments en bois respectant les
exigences de stabilité, de rigidité et de solidité requis en zones sismiques.
[0019] Un autre but de l'invention est de pouvoir réaliser des locaux de grandes dimensions,
avec, notamment, des portées de plancher libres d'appui allant jusqu'à 7 m.
[0020] Un autre but de l'invention est la mise sur le marché de bâtiments à faible impact
écologique.
[0021] Un autre but de l'invention est la mise au point d'une structure bois peu encombrante,
permettant de profiter au maximum du volume des pièces d'habitation et permettant
de bénéficier de l'aspect esthétique du bois naturel.
[0022] Un autre but de l'invention est de promouvoir une amélioration de la performance
énergétique des bâtiments tant en été qu'en hiver.
[0023] L'objet de l'invention est une structure de bâtiment à étages essentiellement en
bois qui comprend .
- une table constituée d'au moins un panneau en bois composé de planches en bois massif
empilées en couches croisées à 90° et collées structurellement entre elles sur toute
leur surface (dit panneau contre-colle, ou lamellé-collé), la face inférieure de cette
table formant le plafond d'une pièce d'un premier étage ; la face supérieure de cette
table constitue la base d'un plancher d'une pièce d'un étage supérieur au premier
étage ;
- une pluralité de nervures en bois de section étirée vers le haut sont solidarisées
structurellement à la face supérieure de cet au moins un panneau. L'ensemble [panneau
plus nervure] forme une structure autoportante de type ouvert. La partie supérieure
de ces nervures détermine un plan α.
- une charge de matériau granulaire est placée dans les volumes intercalaires déterminés
par la face supérieure du au moins un panneau et les faces en regard de deux nervures
avoisinantes.
[0024] L'avantage d'une telle structure réside d'abord dans sa simplicité. Une partie des
éléments structurels qui la constituent peuvent être préparés en atelier. Le montage
sur site en est extrêmement simple et présente un nombre limité de joints d'étanchéité
(eût égard au grand format de la table).
[0025] La présence de matériau granulaire confère à la structure une forte inertie thermique
idéale pour le confort des habitants en été.
[0026] Les nervures sont constituées avantageusement d'un matériau choisi parmi [le bois
massif, le bois massif abouté, le bois contrecollé, le bois lamellé-collé, le bois
reconstitué].
[0027] Les nervures sont, de façon préférée, fixées structurellement au panneau en bois
par collage, de façon à ce que la surface de contact assure la cohésion de la section
reconstituée panneau + nervure et augmente ainsi les caractéristiques d'inertie mécanique
du panneau. Le cas échéant, ce collage peut être remplacé ou complété par des organes
de fixation mécanique tels que vis, pointes, broches, etc. scellés éventuellement
à la résine.
[0028] Le taux de remplissage en matériau granulaire du volume intercalaire entre deux nervures
est avantageusement compris entre 20 et 100%; il est de préférence supérieur à 80%.
[0029] Le volume subsistant éventuellement entre le matériau granulaire et le plan déterminé
par la face supérieure des nervures est de façon préférée rempli d'un matériau de
qualité acoustique choisi parmi [la laine minérale, le feutre, l'ouate de PET ou équivalents
et leur mélange].
[0030] Le matériau granulaire présente de préférence un faible taux d'absoption d'humidité,
une granulométrie spécifique comprise entre 1 et 8 mm, une matière ou un conditionnement
qui limite sa teneur en humidité à 15% et une densité comprise entre 1100 et 1700
kg/m
3.
[0031] Le matériau granulaire est choisi avantageusement parmi [le gravier, les granulats
minéraux tels que le sable, les résidus industriels tels que le mâchefer, le béton
concassé].
[0032] Le plan
α déterminé par la face supérieure des nervures est avantageusement surmonté d'une
dalle flottante, une couche de matériau résilient étant intercalée entre ce plan et
la dalle flottante.
[0033] Suivant une forme de réalisation avantageuse, la structure de bâtiment comprend au
moins une paroi verticale essentiellement en bois, ces parois étant fixées par un
moyen de fixation à l'aplomb d'une des nervures garnissant la table. Un panneau d'assiette
(en bois ou autre matériau), périphérique à la table, est disposé sous la face de
bout de cette au moins une paroi et s'étend horizontalement sur la face supérieure
des nervures sur une largeur correspondant au moins à la distance séparant deux de
ces nervures. Un joint résilient est disposé entre ce panneau d'assiette et la nervure
à laquelle l'au moins une paroi verticale est fixée.
[0034] Suivant une autre forme de réalisation avantageuse, elle comprend au moins une paroi
verticale essentiellement en bois qui descend plus bas que le plan α, et est fixée
par un moyen de fixation à une nervure de rive disposée à plat en rive de la table.
Le volume contigu à cette nervure de rive et au pied de la paroi est rempli d'une
masse de matériau granulaire. Un joint résilient est disposé entre l'au moins une
paroi verticale et la nervure de rive à laquelle elle est fixée.
[0035] Suivant une forme de réalisation préférée, l'au moins une paroi verticale est constituée
de panneaux contrecollés ou de panneau d'ossature bois.
[0036] Suivant une forme de réalisation avantageuse, le moyen de fixation est une équerre
en L, au moins une des ailes de cette équerre présentant des perforations entourées
d'un chanfrein conique, cette aile étant fixée à la structure par l'intermédiaire
de vis ou boulons à tête conique de dimensions correspondantes, une rondelle en matériau
résilient étant interposée entre le chanfrein et la tête de ces vis ou boulons, de
façon à les découpler acoustiquement, l'autre aile de cette équerre étant fixée à
la table.
Suivant une autre forme de réalisation avantageuse, les moyens de fixation comprennent
une pluralité de trous borgnes ménagés horizontalement dans l'épaisseur d'un panneau
vertical, près de sa base, un trou traversant vertical reliant la base de chacun de
ces trous borgnes et la face inférieure du panneau vertical. La hauteur d'un trou
borgne correspond sensiblement à la longueur d'un tire-fond introduit dans le trou
traversant et vissé dans une nervure. Un embout anti vibratoire en matériau résilient
est inséré entre la tête du tire-fond et la paroi intérieure du trou traversant, jouant
ainsi le rôle de stabilisateur acoustique.
[0037] Le panneau formant la table a, de préférence, une épaisseur d'au moins 95 mm (en
fonction des charges à reprendre, on peut toutefois descendre jusqu'à des valeurs
de l'ordre de 60mm). Un des avantages de cette relativement forte épaisseur est que
la combustion du bois n'affecte que ses couches superficielles inférieures, sans altérer
la capacité de l'ensemble à supporter sa charge. Un autre avantage de cette relativement
forte épaisseur, qui se combine à la grande largeur des éléments de la table, est
que l'ensemble [nervures + panneau] présente de facto d'excellentes caractéristiques
d'inertie structurelle, ce qui contribue à renforcer son efficacité.
[0038] Suivant une forme de réalisation avantageuse, des murs mitoyens séparent deux pièces
contiguës A et B, chacune de ces pièces disposant de sa propre structure horizontale,
de parois verticales distinctes, de moyens d'assemblages et de chapes flottantes distinctes.
Une équerre d'ancrage fixée d'une part à la nervure de rive d'une des pièces, d'autre
part à la paroi verticale supérieure de l'autre pièce assure la solidarisation mécanique
et la coupure vibratoire de ces deux structures.
Brève description des figures
[0039] Ces aspects ainsi que d'autres aspects de l'invention seront clarifiés dans la description
détaillée de modes de réalisation particuliers de l'invention, référence étant faite
aux dessins des figures, dans lesquelles .
- La Fig.1
- est une vue schématique en coupe des différents modes de propagation de l'énergie
acoustique entre deux pièces contiguës ;
- La Fig.2
- est une vue en coupe verticale, d'un complexe de plancher d'une structure suivant
l'invention;
- La Fig.3
- est une vue en coupe verticale d'un détail de réalisation d'une structure suivant
la Fig.2;
- La Fig.4
- est une vue bâtarde (partiellement en coupe verticale suivant un plan perpendiculaire
à celui de la Fig. 2, partiellement en perspective) de la structure de la Fig.2 ;
- La Fig.5
- est une vue en coupe verticale d'une autre forme de réalisation d'une structure suivant
l'invention;
- La Fig. 6
- est une vue bâtarde (partiellement en coupe verticale suivant un plan perpendiculaire
à celui de la Fig.5, partiellement en perspective) d'une structure suivant l'invention
;
- La Fig.7
- est une vue en coupe verticale d'un détail de réalisation d'une structure suivant
la Fig.5;
- La Fig.8
- est une vue en coupe verticale d'une autre forme de réalisation d'une structure suivant
l'invention;
- La Fig.9
- est une vue en coupe verticale d'une cloison mitoyenne d'un bâtiment suivant l'invention;
- La Fig.10
- est une vue en coupe verticale d'un détail de réalisation d'un assemblage antivibratoire
paroi inférieure/plancher d'un bâtiment suivant l'invention;
- Les Fig. 11 et 12
- sont des vues en coupe verticale, respectivement de profil et de face, d'une autre
forme de réalisation d'une structure suivant l'invention;
[0040] Les figures ne sont pas dessinées à l'échelle.
Généralement, des éléments semblables sont dénotés par des références semblables dans
les figures.
Description détaillée de modes de réalisation particuliers
[0041] La structure de l'invention constitue une approche globale cohérente visant à régler
de manière économique et simple la sécurité et le confort des occupants.
[0042] La Fig. 1 montre schématiquement les différents modes de propagation de l'énergie
acoustique entre deux pièces séparées par une paroi. La transmission directe (flèche
A) se fait directement au travers de la paroi de séparation. On observe qu'une partie
importante de l'énergie se propage par transmission indirecte, via les parois latérales
(flèches B1, B2, B3). Enfin, une partie de l'énergie se propage par voie aérienne
(transmission parasite, flèche C). La jonction entre les parois (cercle pointillé
K
ij) joue donc un rôle important.
[0043] La transmission des ondes via les parois latérales pour un type de jonction considéré,
nécessite des recherches approfondies sur l'indice K
ij de chacune des 3 voies de transmission indirectes (B1, B2, B3) . Ce sont ces dernières
qui font chuter les performances acoustiques effectives d'une construction, mesurées
in situ, par rapport à ses performances apparentes, mesurée en labo.
[0044] En construction bois résidentielle, les essais pratiques d'isolement acoustique aux
bruits entre logements, montrent qu'en moyenne l'on dépasse rarement une valeur D
nT,
w de 40dB. Il est donc difficile d' imaginer, que l'on puisse atteindre sans doublages
des parois des valeurs d'isolement de 54 dB en bruits aériens imposés par les normes
pour un confort qualifié de « normal » d'un appartement à l'autre. En effet, on sait
que doubler la masse des composants d'une paroi n'augmente l'atténuation que de 4
dB !
[0045] A ceci s'ajoutent les exigences relatives à l'isolement acoustique normalisé aux
bruits de choc. En effet, la transmission de chocs au travers de matériaux solides
est 10
6 fois plus importante que pour les bruits aériens.
[0046] Pour tenter de satisfaire aux nouvelles normes, les solutions traditionnelles, sans
trop se préoccuper des transmissions latérales aux jonctions, se basent sur un concept
masse-ressort-masse ou masse-air-masse, ce qui implique le doublage de toutes les
parois des locaux émetteur et récepteur, selon le principe « box in the box » (boîte
dans la boîte), ce qui est onéreux, contraignant (perte de place importante) et donne
potentiellement lieu à de nombreuses malfaçons (on doit donc faire appel à une main
d'oeuvre très qualifiée). En outre, la structure en bois étant cachée, on perd l'ambiance
très chaude et décorative procurée par l'utilisation du bois.
[0047] Les propriétés de la structure de l'invention sont basées d'une part sur la structure
de l'élément séparant deux étages (table 1), qui assume à la fois la fonction de plafond
(pour un étage inférieur) et de plancher (pour un étage supérieur)- Ces deux appellations
pourront donc être utilisées indifféremment dans le descriptif ci-après- et d'autre
part sur les éléments de liaison entre les différentes parties.
[0048] La Fig.2 montre, en coupe, un exemple de réalisation d'une structure horizontale
1 (plafond/plancher) d'un bâtiment suivant l'invention.
[0049] La partie inférieure de cette structure 1 est une table formée par un panneau 2 constitué
de planches en bois massif empilées en couches croisées à 90° et collées structurellement
entre elles sur toute leur surface (dit panneau contrecollé), dont la face inférieure
4 forme le plafond d'une première pièce ou d'un premier étage. Ce panneau 2 est solidarisé,
à sa face supérieure 6, à une série de nervures en bois 8 (vues ici de bout). Cette
solidarisation se fait de préférence par collage- pressage, de façon à ce que l'ensemble
[panneau 2 + nervure 8] réagisse comme une structure unique, ce qui en augmente l'inertie
structurelle.
[0050] L'utilisation de panneaux constitués de planches en bois massif empilées en couches
croisées comme décrit ci-dessus, du fait précisément de l'orientation croisée des
fibres qui le constituent, permet de reprendre des sollicitations tant longitudinales
que transversales, si bien que l'on dispose ainsi d'une structure qui peut recouvrir
des très grandes surfaces (par multiple de 2,4 m de largeur plancher) sans risque
de déformation anormale et dans le respect du mode propre imposé pour une stabilité
aux vibration. L'intervalle entre deux nervures 8, adapté selon la portée prévue,
est rempli de matériau granulaire (ici, du gravier) 10 sur une certaine hauteur, qui
peut aller jusqu'à la hauteur totale des nervures 8.
[0051] A titre d'illustration, on a représenté sur la Fig. 2 différentes hauteurs de remplissage,
mais il va de soi qu'en pratique, la même hauteur est généralement respectée dans
un plancher donné. Cette hauteur varie de 20% à 100%, et se situe généralement au-dessus
de 80%. On peut également alterner les hauteurs de remplissage sur deux nervures ou
plus.
[0052] En pratique, le gravier, après déversement, subit un certain tassement (de l'ordre
généralement de 8 à 12%). Il est cependant possible de remplir les nervures à refus
et de compléter le remplissage après tassement mécanique, suivant les exigences à
respecter.
[0053] L'usage de gravier présente quatre avantages majeurs : il s'agit d'un matériau lourd,
qui absorbe facilement bruits et vibrations ; il s'agit d'un matériau qui présente
une forte inertie thermique ; il s'agit d'un matériau discontinu, qui présente donc
une forte impédance acoustique ; il s'agit enfin d'un matériau facile à déplacer.
On peut donc y faire passer sans problème des gaines et conduits, même a posteriori.
[0054] Les nervures 8 présentent ici une section rectangulaire verticale, mais on peut envisager
également une section rectangulaire horizontale, carrée, en I ou en C, en fonction
des sollicitations à reprendre. La face supérieure des nervures 8 détermine un plan
α, qui correspond à la base du plancher de la pièce d'un étage supérieur. L'intervalle
éventuel entre le gravier et le plan α est comblé avec un matériau léger absorbant
12, tel que la laine de roche, par exemple.
[0055] On comprend que le plafond ainsi constitué forme une structure ouverte, qui doit
pouvoir reprendre à elle seule toutes les sollicitations (chocs, charges, etc.) provenant
de l'étage supérieur. La structure telle que développée est déjà extrêmement rigide,
et évite l'effet trampoline, même sur de larges portées.
[0056] Sur la base formée par cette structure, on peut désormais installer toute forme de
plancher adéquat. Vu les performances exigées, on a recours généralement à un plancher
flottant. Une couche résiliente 14 (par exemple un feutre de découplage) est étendue
suivant le plan a, de façon à recouvrir les graviers. Un panneau périphérique flottant
16 (en bois, contrecollé ou lamellé- collé, panneau OSB ou autre équivalent) d'une
largeur permettant de le faire reposer sur les deux nervures extrêmes (8, 24) est
étendu pour former une couche intermédiaire, au-dessus de laquelle on place une couche
résiliente 18, sur laquelle on vient placer la chape flottante 20 (qui peut être de
type sèche ou humide), en prenant soin que celle-ci ne soit nulle part en contact
direct avec la structure portante, ce qui ruinerait à coup sûr toutes les précautions
prises à ce stade. A cette fin, la couche élastique 18 remonte en plinthe 21 le long
de la paroi verticale supérieure 22 pour parfaire le découplage acoustique. Le cas
échéant, le panneau périphérique flottant 16 est constitué de 2 pièces (comme représenté
sur la Fig.2) pour faciliter le déversement ultérieur de gravier.
[0057] Toutes les précautions prises jusqu'à présent visent essentiellement (mais pas exclusivement)
à éviter la propagation directe des bruits et vibrations d'un étage à l'autre. Toutefois,
comme l'ont montrés les recherches et les tests poussés auxquels se sont attelés les
inventeurs, la plupart des désagréments liés à la propagation de bruits dans un bâtiment
proviennent surtout de la propagation latérale de l'énergie engendrée par les vibrations,
(la propagation latérale peut représenter jusqu'à 2/3 de l'énergie en jeu). On s'est
donc efforcé à réduire autant que possible cette propagation latérale, en particulier
à la jonction entre les parois verticales 22 et les structures horizontales 1 (plafonds/planchers).
On remarque à la Fig.2 (et plus en détail à la Fig.3) que la nervure d'extrémité 24
de la structure horizontale 1 présente une section plus large que les autres nervures
8.
[0058] Cette particularité renforce l'extrémité de la table et facilite la pose de dispositifs
de fixation, tels qu'une équerre 26, dont une des ailes 28 trouve une assise sur la
surface de la nervure 24 proéminant vers l'intérieur, l'autre aile 30 étant fixée
à la paroi verticale supérieure 22.
[0059] Pour entraver le cheminement des bruits et vibrations, trois « moyens de découplage
» acoustiques sont interposés « en série » entre les différentes parties de la structure,
comme on peut le voir à la Fig. 3. Tout d'abord, une couche élastique absorbante 32,
placée entre la nervure extérieure 24 et le panneau périphérique 16, ensuite une rondelle
de découplage 33 (jouant un rôle stabilisateur) interposée entre la tête de vis 34
à tête conique et l'aile correspondante 28 de l'équerre 26. Une seconde couche élastique
36 (jouant un rôle d'isolateur acoustique) est disposée entre l'équerre 26 elle-même
et le panneau périphérique 16 de la structure.
[0060] Le centrage des vis 34 par rapport aux perforations de l'équerre est un élément capital
du point de vue de l'acoustique. La rondelle 33 assure de façon annexe une fonction
de centrage bienvenue pour les monteurs. La position de l'équerre 26 peut évidemment
être inversée, de même que celle des moyens de découplage 33, 36.
[0061] On aura bien conscience que ces différentes couches résilientes doivent répondre
chacune à des cahiers de charges très précis et que leurs compositions et leurs caractéristiques
mécaniques peuvent varier largement. On peut citer, parmi les compositions retenues,
des feutres organiques ou synthétiques de différentes densités, les feutres aiguilletés,
le caoutchouc (naturel ou recyclé), les matériaux synthétiques comme le kevlar, le
PUR, etc.
[0062] Un joint résilient supplémentaire 38 (optionnel) est placé dans une saignée ménagée
dans le panneau périphérique 16.
[0063] La Fig. 4 montre la structure d'un bâtiment suivant l'invention en cours de construction,
partiellement en perspective et partiellement en coupe suivant un plan perpendiculaire
à celui de la Fig. 2. Les nervures 8 sont ici vues longitudinalement. Une pièce de
rive continue 40 (représentée en perspective) creusée de mortaises 42 assure à la
fois l'étanchéité, la continuité verticale de la structure, l'alignement et le maintien
des extrémités des nervures 8. Elle ferme les volumes entre les nervures où le gravier
sera ultérieurement déversé (généralement par pompage).
[0064] Les équerres 26 sont ici disposées sur les extrémités des nervures 8. On remarque
la présence, ici aussi, d'une plaque 16 périphérique à la structure horizontale 1,
qui crée une changement de milieu supplémentaire et entraîne une meilleure répartition
de l'énergie et un renforcement de la jonction.
[0065] Les tests montrent que l'adjonction de la plaque périphérique 16 et le fait d'avoir
positionné la fixation du mur vertical au dessus des nervures (suivant le plan
α), produisent à eux seuls une atténuation comparable à ce que l'on aurait obtenu en
doublant toutes les parois (murs et plafond).
[0066] Les Fig.5 à 7 montrent un autre mode de réalisation avantageux de l'assemblage entre
une structure horizontale 1 et les parois de façade 22.
[0067] La nervure d'extrémité 24 du mode de réalisation montré aux figures 2 à 4 est ici
remplacée par une nervure de rive 44 posée à plat. La paroi verticale supérieure 22,
légèrement allongée par rapport au précédent mode de réalisation, repose sur cette
nervure de rive 44 de façon à clore le volume destiné au gravier. On utilise ici,
selon la nature et l'importance des efforts dimensionnant la structure une équerre
classique 26 ou une équerre renforcée 46. Ici aussi, (voir détail de la Fig. 7) une
rondelle de découplage 33 (jouant un rôle stabilisateur) est interposée entre les
têtes de vis 34 à têtes coniques (à boulonner) et l'aile correspondante de l'équerre
26, 46. Une seconde couche élastique 36 (jouant un rôle d'isolateur acoustique) est
disposée entre l'équerre 26, 46 elle-même et la structure 1. Une languette de bois
48 est disposée entre les équerres, de façon à faciliter l'accès ultérieur aux vis
34 et constituer un appui pour la chape.
[0068] Comme figuré dans le haut de la Fig. 6, les équerres 26, 46 sont ici disposées sur
la nervure de rive longitudinale 44 et non plus sur les nervures 8.
[0069] Les équerres 26, 46 étant en contrebas de la dalle flottante 20, on obtient un gain
de place dans le plan horizontal : la chape s'étend 20, sans obstacle, jusqu'à la
paroi verticale 22. La plinthe résiliente 21 interposée entre la chape 20 et la paroi
verticale supérieure 22 est prolongée vers le bas de façon à recouvrir l'aile verticale
30 de l'équerre 26, 46.
[0070] La Fig.8 montre, en coupe transversale, une variante de réalisation de l'assemblage
de la structure selon l'invention. La table 2 est ici fixée à la paroi verticale 22
non plus par des équerres, mais par un profilé en bois (ou autre matériau similaire)
49 affleurant au plan α. Des perforations alternativement horizontales et verticales
permettent de fixer ce profilé 49 à la nervure de rive et à la paroi verticale, au
moyen de tire-fonds, vis ou autres moyens de fixation 50.
[0071] On a donc vu que les moyens de fixation des parois verticales sont généralement de
3 types .
- Conventionnel non découplé, de préférence dans le cas d'une fixation haute (sur le plan α) : des équerres en
L, éventuellement renforcées et fixées par des pointes torsadées ou des vis à bois
en nombre suffisant pour s'adapter aux efforts structurels
- Découplé renforcé : une équerre en L de préférence renforcée, au moins une des ailes de cette équerre
présentant des perforations entourées d'un chanfrein conique, cette aile étant découplée
du bois par un joint résilient structurel « isolateur » et fixée à la structure par
l'intermédiaire de vis ou boulons à tête conique de dimensions correspondantes. Une
rondelle en matériau résilient, faisant office de stabilisateur, est interposée entre
le chanfrein et la tête conique de ces vis ou boulons, de façon à les découpler acoustiquement.
Le chanfrein peut être réalisé de différentes façons, notamment par usinage, emboutissage
ou par bouterolage. Il contribue notamment au centrage des vis ou boulons. Ce centrage
revêt une grande importance pour le découplage acoustique.
- Découplé à tire-fonds : une équerre en L de préférence renforcée, au moins une des ailes de cette équerre
présentant au moins un trou plus large permettant le placement d'une rondelle résiliente
d'isolation entre le tire-fond et l'équerre. Cette rondelle résiliente (de préférence
à base de kevlar ou équivalent) assurera la reprise des efforts parallèles à cette
au moins une des ailes et selon la nature et l'importance des efforts dimensionnant
la structure. Au dessus et en dessous de cette rondelle d'isolation et prenant appui
de part et d'autre de cette au moins une aile sont placés respectivement un stabilisateur
situé sous une rondelle métallique (elle-même située sous la tête du tire-fond) et
en dessous entre cette au moins une aile et le bois est placé un joint résilient structurel
assurant un rôle d'isolateur acoustique.
[0072] La Fig. 9 est une coupe en élévation d'un mur mitoyen séparant deux pièces d'un même
étage. Tous les éléments constitutifs d'un assemblage en mur extérieur (tels que décrits
aux Fig. 2 à 8) se retrouvent ici. Cependant, le problème acoustique se complique
du fait de la nécessité d'atténuer les bruits et vibrations passant entre deux pièces
contiguës. Il n'est plus possible d'avoir recours à un panneau « simple », sous peine
d'obtenir des résultats fortement dégradés. On résout ce problème en découplant les
pièces A et B entre elles : chacune dispose de sa propre structure horizontale 1A
et 1B, de parois verticales distinctes 22A et 22B, de moyens d'assemblages et de chapes
flottantes distinctes. Une couche de matériau résiliant léger 52 sépare acoustiquement
les deux structures ainsi accolées. La solidarisation mécanique par ancrage de ces
deux structures (sans dégradation des performances acoustique) est obtenue en fixant
une équerre 53 (de préférence renforcée) d'une part à une nervure de rive 24B d'une
des pièces (ici la pièce B), d'autre part à la paroi verticale supérieure 22A de l'autre
pièce à l'aide de tire-fonds 55.
[0073] En fonction des résultats à obtenir, c'est-à-dire suivant la norme de confort qui
s'applique, on peut en outre, comme représenté pour la pièce B, doubler au moins d'un
côté le mur mitoyen d'une paroi anti-bruit classique constituée de panneaux de plâtre
54 ou de fibroplâtre fixés par des profils résilients 56 et séparés de la paroi verticale
22 par un vide d'environ 20 mm.
[0074] Les performances de cette paroi anti-bruit sont améliorées si l'on prend soin d'inverser
ce doublage d'un étage à l'autre (comme représenté sur la Fig.9).
[0075] La Fig. 10 montre une forme de solidarisation entre le panneau 2 de la table 1 et
le panneau vertical inférieur 22 correspondant à l'aide d'un tire-fond 58. Il faut
évidemment prendre soin d'assurer ici aussi un découplage acoustique entre les deux
éléments 2, 22 inférieur. A cette fin, le tire-fond 58 est inséré dans un trou traversant
60 de diamètre nettement supérieur à celui de la tige 61 du tire-fond 58. Le découplage
et le centrage sont assurés du côté de la tête du tire-fond 58 par un embout stabilisateur
cylindrique 62 en matériau résilient dont la surface inférieure est légèrement conique,
et du côté de la tige 61 par un autre embout ou par un O-ring 64. On obtient ainsi
un assemblage rigide sans aucun contact préjudiciable du point de vue acoustique entre
le panneau 2 et le tire-fond 58. Un joint isolateur résilient 66 est interposé entre
le panneau 2 et le sommet du panneau vertical 22. Un profil d'angle de plafond (non
représenté) peut, si nécessaire, soustraire ce joint 66 à la vue des utilisateurs.
[0076] Les Fig. 11 et 12 montrent un autre mode d'assemblage entre un nervure 8 de la table
1 et un panneau vertical supérieur 22. Un trou borgne 68 est ménagé (généralement
par défonçage) dans l'épaisseur du panneau vertical 22, près de sa base. Un trou traversant
70 relie la base de ce trou borgne 68 et la face inférieure du panneau 22. La hauteur
du trou borgne 68 correspond sensiblement à la longueur d'un tire-fond 72, ce qui
permet l'introduction de ce tire-fond 72 dans le trou traversant 70 et son vissage
dans la nervure 8. Le diamètre du tire-fond est choisi en fonction des sollicitations
à reprendre. Un embout en matériau résilient 74 est inséré entre la tête 75 du tire-fond
72 et la paroi intérieure du trou traversant 70, jouant ainsi le rôle de stabilisateur
acoustique et de centrage. La tête 75 du tire-fond présente une légère conicité de
façon à favoriser le centrage de la tige dans le trou traversant 70. De même qu'à
la Fig. 10, le trou traversant 70 a un diamètre nettement supérieur à celui du de
la tige du tire-fond 72. Une rondelle d'appui 76 (optionnelle) (représentée à la Fig.
12) permet de répartir les sollicitations sur une plus large surface de bois. Par
ailleurs, la fixation étant plus proche de l'axe du panneau 22 (et/ou de l'axe d'une
colonne d'appui), le couple de renversement du panneau 22 est plus symétrique. La
présence de l'assemblage est cachée par une plinthe 78 ou par un panneau décoratif.
On a donc la possibilité de contrôler l'état de la fixation après un séisme.
[0077] Il apparaîtra évident pour l'homme du métier que la présente invention n'est pas
limités aux exemples illustrés et décrits ci-dessus. L'invention comprend chacune
des caractéristiques nouvelles ainsi que leur combinaison. La présence de numéros
de référence ne peut être considérée comme limitative. L'usage du terme « comprend
» ne peut en aucune façon exclure la présence d'autres éléments autres que ceux mentionnés.
L'usage de l'article défini « un » pour introduire un élément n'exclut pas la présence
d'une pluralité de ces éléments. La présente invention a été décrite en relation avec
des modes de réalisations spécifiques, qui ont une valeur purement illustrative et
ne doivent pas être considérés comme limitatifs
1. Structure de bâtiment à étages essentiellement en bois
caractérisée en ce qu'elle comprend
- une table (1) constituée d'au moins un panneau en bois (2) composé de planches en
bois massif empilées en couche croisées à 90° et collées structurellement entre elles
sur toute leur surface, la face inférieure (4) de cette table (1) formant le plafond
d'une pièce d'un premier étage, la face supérieure de cette table (1) constituant
la base d'un plancher d'une pièce d'un étage supérieur au premier étage ;
- une pluralité de nervures en bois (8) solidarisées structurellement à la face supérieure
de cet au moins un panneau (2), l'ensemble [panneau (2) plus nervure (8)] formant
une structure autoportante de type ouvert, la partie supérieure de ces nervures (8)déterminant
un plan (α) ;
- une charge de matériau granulaire (10) placée dans les volumes intercalaires déterminés
par la face supérieure du au moins un panneau (2) et les faces en regard de deux nervures
(8) avoisinantes.
2. Structure de bâtiment suivant la revendication 1, caractérisée en ce que les nervures (8) sont constituées d'un matériau choisi parmi [le bois massif, le
bois massif abouté, le bois contrecollé, le bois lamellé-collé, le bois reconstitué].
3. Structure de bâtiment suivant l'une quelconque des revendications 1 ou 2, caractérisée en ce que les nervures (8) sont fixées à la table (1) par pressage-collage.
4. Structure de bâtiment suivant l'une quelconque des revendications 1 à 3, caractérisée en ce que le taux de remplissage en matériau granulaire (10) du volume intercalaire entre deux
nervures (8) est compris entre 20 et 100%.
5. Structure de bâtiment suivant la revendication 4, caractérisée en ce que le taux de remplissage en matériau granulaire (10) du volume intercalaire entre deux
nervures (8) est supérieur à 80%.
6. Structure de bâtiment suivant l'une quelconque des revendications précédentes, caractérisée en ce que le volume subsistant entre le matériau granulaire (10) et le plan (α) déterminé par
la face supérieure des nervures (8) est rempli d'un matériau (12) de qualité acoustique
choisi parmi [la laine minérale, le feutre, l'ouate de PET ou équivalents et leur
mélange].
7. Structure de bâtiment suivant l'une quelconque des revendications précédentes, caractérisée en ce que le matériau granulaire (10) présente une granulométrie spécifique comprise entre
1 et 8 mm et une densité comprise entre 1100 et 1700 kg/m3
8. Structure de bâtiment suivant l'une quelconque des revendications précédentes, caractérisée en ce que le matériau granulaire (10) est choisi parmi [le gravier, les granulats minéraux
tels que le sable, les résidus industriels tels que le mâchefer, le béton concassé].
9. Structure de bâtiment suivant l'une quelconque des revendications précédentes, caractérisée en ce que le plan (α) déterminé par la face supérieure des nervures (8) est surmonté d'une
chape flottante(20), une couche de matériau résilient (18) étant intercalée entre
ce plan (α) et la chape flottante (20).
10. Structure de bâtiment suivant l'une quelconque des revendications précédentes, caractérisée en ce qu'elle comprend au moins une paroi verticale supérieure (22) essentiellement en bois,
cette au moins une paroi verticale supérieure (22) étant fixée par un moyen de fixation
(26) à l'aplomb d'une des nervures (8, 24) de la table (1), un panneau d'assiette
(16) périphérique à la table (1), étant disposé sous la face de bout de cette au moins
une paroi verticale supérieure (22) et s'étendant sur la face supérieure des nervures
(8) sur une largeur correspondant au moins à la distance séparant deux de ces nervures
(8), un joint résilient (38) étant disposé entre ce panneau d'assiette périphérique
(16) et la nervure (8) à laquelle l'au moins une paroi verticale est fixée.
11. Structure de bâtiment suivant l'une quelconque des revendications 1 à 9, caractérisée en ce qu'elle comprend au moins une paroi verticale essentiellement en bois (22), cette au
moins une paroi verticale supérieure(22), descendant plus bas que le plan (α), étant
fixée par un moyen de fixation (26) à une nervure de rive (44) disposée à plat à l'extrémité
de la table, le volume contigu à cette nervure de rive (44) et au pied de la paroi
verticale supérieure (22) étant remplis d'une masse de matériau granulaire (10), un
joint résilient (38) étant disposé entre ce panneau d'assiette périphérique (16) et
la nervure de rive (44) à laquelle elle est fixée.
12. Structure de bâtiment suivant l'une quelconque des revendications 10 ou 11, caractérisée en ce que l'au moins une paroi verticale (22) est constituée de panneaux contrecollés ou de
panneau d'ossature bois.
13. Structure de bâtiment suivant l'une quelconque des revendications 10 à 12, caractérisée en ce que le moyen de fixation (26) est une équerre en L (26), au moins une des ailes (28,
30) de cette équerre (26) présentant des perforations entourées d'un chanfrein conique,
cette aile (28) étant fixée à la structure par l'intermédiaire de vis ou boulons à
tête conique (34) de dimensions correspondantes, une rondelle en matériau résilient
(33) étant interposée entre le chanfrein et la tête de ces vis ou boulons (34), de
façon à les découpler acoustiquement, l'autre aile (30, 28) de cette équerre étant
fixée à la table (1).
14. Structure de bâtiment suivant l'une quelconque des revendications 1 à 12, caractérisée en ce que les moyens de fixation comprennent une pluralité de trous borgnes (68) ménagé horizontalement
dans l'épaisseur d'un panneau vertical (22), près de sa base, un trou traversant vertical
(70) reliant la base de chacun de ces trous borgnes (68) et la face inférieure du
panneau vertical (22), la hauteur du trou borgne 68 correspondant sensiblement à la
longueur d'un tire-fond (72) introduit dans le trou traversant (70) et vissé dans
une nervure (8), un embout en matériau résilient (74) étant inséré entre la tête (75)
du tire-fond 72 et la paroi intérieure du trou traversant (72).
15. Structure de bâtiment suivant l'une quelconque des revendications précédentes, caractérisée en ce que le panneau (2) formant la table a une épaisseur d'au moins 95 mm.
16. Structure de bâtiment suivant l'une quelconque des revendications précédentes, caractérisée en ce qu'elle comprend des murs mitoyens séparant deux pièces contiguës A et B, chacune de
ces pièces disposant de sa propre structure horizontale (1A, 1B), de parois verticales
distinctes (22A, 22B), de moyens d'assemblages et de chapes flottantes distinctes,
une équerre (53) fixée d'une part à une des nervures de rive (24B) d'une des pièces,
d'autre part à la paroi verticale supérieure (22A) de l'autre pièce, assurant la solidarisation
mécanique et le découplage de ces deux structures.