[0001] L'invention se rapporte au domaine de la fabrication des récipients, par soufflage
ou étirage soufflage.
[0002] Le soufflage des récipients a ordinairement lieu dans un moule dont une paroi définit
une cavité correspondant à l'empreinte d'un récipient, dans laquelle on introduit
une ébauche en matière plastique préalablement chauffée de manière à ramollir la matière
(le terme « ébauche » vise non seulement une préforme mais également un récipient
intermédiaire ayant subi un ou plusieurs soufflages préalables), cette ébauche étant
ensuite mise sous pression pour la plaquer contre la paroi du moule et ainsi former
le récipient.
[0003] L'introduction d'un gaz (en général de l'air) dans l'ébauche se fait par l'intermédiaire
d'une tuyère appliquée de manière étanche contre une face supérieure du moule. Compte
tenu de sa forme creuse, la tuyère, qui vient recouvrir le col de l'ébauche dépassant
du moule, est généralement appelée « tuyère cloche ».
[0004] Une telle tuyère est décrite dans la demande de brevet français N°
FR 2 848 905 ou dans la demande de brevet américain équivalente N°
US 2006/0115546, toutes deux au nom de la demanderesse.
[0005] Il arrive que la préforme soit mal positionnée lorsque la tuyère vient en appui sur
le moule. Dans ce cas, la préforme conserve sa mauvaise position lors du soufflage,
ce qui conduit à un récipient difforme, que son col de travers, visuellement inesthétique,
rend impropre au remplissage et au bouchage.
[0006] C'est pourquoi cette tuyère a été perfectionnée par adjonction d'un système de stabilisation
de la préforme, comprenant un insert mobile qui vient s'appliquer contre le col de
la préforme pour plaquer celle-ci contre le moule et la remettre, le cas échéant,
en position verticale avant que le soufflage ne démarre.
[0007] Ce système, décrit dans la demande de brevet français n°
FR 2 912 678, qui représente le préambule de la revendication 1, au nom de la demanderesse, a
permis de
réduire sensiblement le taux de rebut des récipients.
[0008] Toutefois, bien que moins nombreux qu'auparavant, des incidents ont malgré tout été
rapportés. Ces incidents concernent en particulier (mais non exclusivement) le soufflage
des récipients de faible capacité (notamment de 0,5 l), dont les préformes présentent
un corps de faible longueur qui accroît le risque de désaxement lors de l'introduction
dans le moule. De fait, certaines préformes présentent un tel désaxement que, lors
de la descente de la tuyère, le col se trouve écrasé par celle-ci avant même que la
préforme n'ait pu être stabilisée.
[0009] On connaît par ailleurs de la demande de brevet
FR 2 804 059 et de son équivalent américain
US 2003/077349, au nom de la demanderesse, une tuyère munie d'un organe de préhension qui, lors
de la descente de la tuyère, vient s'emmancher en force dans le col. La problématique
exposée dans ce document est cependant tout autre, puisqu'il s'agit d'orienter angulairement
l'ébauche autour de son axe, de manière précise. De fait, l'organe de préhension n'est
pas conçu pour stabiliser l'ébauche en cas de mauvais positionnement axial, le fonctionnement
correct de ce système supposant au contraire un positionnement axial préalable correct
de l'ébauche, à défaut de quoi l'organe de préhension peut, en appuyant sur l'ébauche
de manière dissymétrique, aggraver son mauvais positionnement.
[0010] L'invention vise à accroître encore la fiabilité du soufflage (et donc la qualité
moyenne des récipients) en apportant des améliorations aux tuyères connues, et plus
précisément en perfectionnant la stabilisation des préformes au départ du soufflage.
[0011] À cet effet, l'invention propose, suivant un premier aspect, un dispositif d'injection
de gaz sous pression pour une machine de soufflage ou d'étirage soufflage d'un récipient
à partir d'une ébauche en matière plastique, ce dispositif comprenant :
- une tuyère mobile en translation entre une position haute dans laquelle elle est écartée
d'un moule destiné à recevoir l'ébauche, et une position basse dans laquelle elle
vient en appui contre le moule en recouvrant un col de l'ébauche,
- un insert monté mobile en translation par rapport à la tuyère, cet insert présentant
une face d'extrémité inférieure apte à venir en appui contre un buvant de l'ébauche
;
- un organe de rappel sollicitant l'insert vers une position basse dans laquelle l'insert
se trouve en butée de fin de course par rapport à la tuyère, et dans laquelle la face
d'extrémité inférieure de l'insert dépasse de la tuyère.
[0012] De la sorte, il est possible de minimiser le jeu entre l'insert et le col de la préforme
lors de l'introduction de celle-ci dans le moule. Il en résulte une stabilisation
plus immédiate de la préforme, ce qui minimise les risques de mauvais positionnement
pendant le soufflage.
[0013] Cette face d'appui est de préférence plane, et perpendiculaire à un axe de déplacement
de l'insert.
[0014] Selon un mode préféré de réalisation, l'épaisseur de l'insert au niveau la face d'extrémité
inférieure est supérieure à celle du col de l'ébauche au niveau du buvant.
[0015] L'insert comprend par exemple un corps tubulaire à partir duquel s'étend, en saillie
radiale, au moins une collerette coopérant à coulissement avec un alésage formé dans
la tuyère, cette collerette étant éventuellement percée de trous formant évents.
[0016] Selon un mode préféré de réalisation, la tuyère est montée en translation par rapport
à un cylindre fixe ; l'organe de rappel (en pratique un ressort de compression) est
de préférence interposé entre l'insert et une surface d'appui fixe par rapport au
cylindre ; cette surface d'appui appartient par exemple à une bague montée sur une
chemise fixe par rapport au cylindre et dont un corps est emmanché dans la tuyère.
[0017] L'invention propose, suivant un deuxième aspect, une machine de fabrication de récipients
par soufflage ou étirage soufflage à partir d'ébauches en matière plastique, qui comprend
:
- au moins une unité de moulage munie d'un moule destiné à recevoir une ébauche, et
- une tuyère telle que décrite ci-dessus, cette tuyère étant montée mobile entre une
position haute où elle est écartée d'une face supérieure du moule pour permettre l'introduction
de l'ébauche dans le moule, et une position basse dans laquelle elle est appliquée
contre la face supérieure du moule.
[0018] D'autres objets et avantages de l'invention apparaîtront à la lumière de la description
faite ci-après en référence aux dessins annexés dans lesquels :
- la figure 1 est une vue d'élévation en coupe montrant une tuyère, représentée dans
une position haute, disposée à l'aplomb d'une préforme introduite dans un moule ;
- la figure 2 est, à échelle agrandie, une vue d'un détail de la figure 1 selon l'encart
Il ;
- la figure 3 est une figure similaire à la figure 1, montrant la tuyère en position
basse appliquée contre le moule ;
- la figure 4 est, à échelle agrandie, une vue d'un détail de la figure 3 selon l'encart
IV.
[0019] Sur la figure 1 est partiellement représentée une machine
1 de fabrication de récipients par soufflage ou étirage soufflage à partir d'ébauches
2 en matière plastique tel que PET. Bien qu'il puisse tout aussi bien s'agir d'un récipient
intermédiaire ayant subi au moins un soufflage préalable, nous supposons dans ce qui
suit que l'ébauche
2 considérée est une préforme ayant simplement subi une opération de chauffe à une
température supérieure à sa température de transition vitreuse.
[0020] La préforme
2 comprend un col
3, qui reste sensiblement inchangé au cours du soufflage et présente à une extrémité
supérieure un buvant
4 de forme circulaire. Le col
3 est prolongé, au-dessous d'une collerette
5 permettant d'assurer la sustentation de la préforme
2 au cours des étapes de fabrication (chauffe, soufflage) du récipient, par un corps
6 sensiblement cylindrique fermé à une extrémité inférieure par une calotte hémisphérique
7.
[0021] La machine
1 comprend une pluralité d'unités
8 de moulage dont une seule est représentée sur les figures. Cette unité
8 comprend un moule
9 creusé d'une cavité
10 définissant l'empreinte du récipient. La cavité
10 présente une symétrie générale de révolution autour d'un axe
A. Cet axe de symétrie est commun à l'ensemble des éléments qui seront décrits ci-après.
A une extrémité supérieure, le moule
9 présente une face supérieure
11 sur laquelle la cavité
10 débouche par une ouverture
12 circulaire au travers de laquelle la préforme
2 est introduite dans le moule
9.
[0022] Comme cela est visible notamment sur la figure 1, l'ouverture est munie d'un lamage
13 dans lequel vient se caler la collerette
5 de la préforme
2 lorsque celle-ci est normalement introduite dans le moule
9.
[0023] La préforme
2 illustrée sur la figure 1 est une préforme destinée à la fabrication d'un récipient
de faible capacité, tel que 0,5 l, ce qui explique sa forme compacte, le corps
6 présentant une longueur faible et un diamètre inférieur à celui du col
3. Bien que l'invention ne soit nullement liée à la forme ou à la taille des préformes,
on a volontairement représenté une préforme
2 de ce type, car elle est statistiquement sujette - plus que les préformes des récipients
de grande capacité (1,5 l ou 2 l) - au désaxement lors de son introduction dans le
moule. Un tel désaxement est généralement dû à choc élastique de la collerette
5 contre le lamage
13 lors de son l'introduction de la préforme
2 dans le moule.
[0024] L'unité
8 de moulage est équipée d'un dispositif
14 d'injection de gaz incluant une tuyère-cloche
15. La tuyère
15 comprend :
- un corps 16 de tuyère tubulaire qui, lorsque la fabrication du récipient inclut une opération
d'étirage, est traversée par une tige d'élongation (non représentée) coulissante ;
- un embout 17 fileté, vissé sur le corps 16 de tuyère à une extrémité inférieure de celui-ci ;
- un joint 18 annulaire d'étanchéité (réalisé dans un matériau flexible tel que caoutchouc - naturel
ou synthétique - ou silicone) percé d'un trou central et dont la fixation est assurée
par une virole 19 vissée sur l'embout 17 avec interposition, entre le joint 18 et l'embout 17, d'une rondelle 20 à des fins de rigidification ;
- un contre-écrou 21 vissé sur le corps 16 de tuyère au-dessus de l'embout 17 et serré contre celui-ci pour empêcher son dévissage.
[0025] La tuyère
15 est montée déplaçable en translation, dans l'axe
A du moule
9, entre une position haute (figure 1) dans laquelle elle est écartée de la face supérieure
11 du moule
9 pour permettre l'introduction de la préforme
2 dans celui-ci, et une position basse (figure 3) dans laquelle elle est appliquée
contre la face supérieure
11, le joint
18 venant en appui, sur son bord interne, contre la collerette
5.
[0026] Le dispositif
14 d'injection comprend un cylindre
22 par rapport auquel la tuyère
15 est montée en translation. Le cylindre
22, qui assure le support et le guidage de la tuyère
15 lors de son déplacement, comprend un alésage
23 central définissant un volume
24 interne dans lequel débouchent deux canaux superposés percés dans la paroi du cylindre,
à savoir un canal
25 supérieur et un canal
26 inférieur pour alimenter le volume
24 en un fluide (tel que de l'eau ou de l'huile, ou encore de l'air) sous pression.
[0027] Le dispositif
14 d'injection comprend en outre une chemise
27 tubulaire comprenant un corps
28 emmanché dans le corps
16 de tuyère, prolongé à une extrémité supérieure par une tête
29 annulaire par laquelle la chemise
27 est rigidement fixée au cylindre
22.
[0028] À une extrémité inférieure, le corps
28 de chemise est muni d'une rainure intérieure annulaire dans laquelle est montée une
bague d'arrêt ou circlips
30 dont la fonction sera expliquée ci-après.
[0029] À une extrémité supérieure, le corps
16 de tuyère est prolongé par une tête
31 conformée en piston annulaire. Le piston
31 est reçu dans l'alésage
23, dont il sépare le volume
24 interne en deux chambres distinctes, à savoir une chambre
32 supérieure communiquant avec le canal
25 supérieur, et une chambre
33 inférieure communiquant avec le canal
26 inférieur.
[0030] La tuyère
15 est déplacée de sa position haute (figure 1) vers sa position basse (figure 3) par
injection de fluide sous pression dans la chambre
32 supérieure via le canal
25 supérieur et évacuation simultanée du fluide présent dans la chambre
33 inférieure via le canal
26 inférieur. Inversement, la tuyère
15 est déplacée de sa position basse vers sa position haute par injection de fluide
sous pression dans la chambre
33 inférieure via le canal
26 inférieur et évacuation simultanée du fluide présent dans la chambre
32 supérieure via le canal
25 supérieur.
[0031] Comme cela est visible sur les figures, le corps
16 de tuyère définit intérieurement un alésage
34 dont le diamètre correspond, au jeu près, au diamètre extérieur du corps
28 de chemise. L'embout
17 présente une portion médiane prolongeant le corps
16 de tuyère à l'extrémité inférieure de celui-ci et définissant intérieurement un alésage
35 dont le diamètre est égal au diamètre de l'alésage
34, de sorte qu'aucune discontinuité de diamètre n'apparaît à la jonction entre le corps
16 de tuyère et l'embout
17.
[0032] Le dispositif
14 d'injection comprend en outre un insert
36 monté mobile en translation, de manière coaxiale, par rapport à la tuyère
15. Cet insert
36 comprend un corps
37 tubulaire dont le diamètre externe est inférieur au diamètre interne du trou central
du joint
18, de sorte à permettre un coulissement de l'insert
36 sans frottement à l'extrémité inférieure de la tuyère
15, en particulier au niveau du joint
18. L'insert
36 est creux pour permettre le passage de la tige d'élongation ; son diamètre intérieur
est suffisamment important pour ménager, autour de la tige d'élongation, un passage
pour le gaz sous pression injecté dans la préforme
2 via la tuyère
15.
[0033] L'insert
36 est muni de moyens de guidage sous forme d'au moins une collerette, et de préférence,
comme cela est représenté sur les figures, de deux collerettes annulaires en saillie
sur la surface externe du corps
37, à savoir une collerette
38 supérieure située à une distance prédéterminée, relativement faible par rapport à
la hauteur totale du corps
37, d'une extrémité
39 supérieure de l'insert
36, et une collerette
40 inférieure écartée de la collerette
38 supérieure et située environ à mi-hauteur du corps
37.
[0034] Les collerettes
38,
40 présentent toutes deux un diamètre externe égal, au jeu près, au diamètre des alésages
34,
35, permettant ainsi un guidage axial précis de l'insert
36 par rapport à la tuyère
15.
[0035] Comme cela est bien visible sur la figure 2, la collerette
40 inférieure présente une face
41 d'appui inférieure tronconique, apte, dans une position basse de l'insert
36 illustrée sur la figure 1, à venir en butée contre un siège
42 tronconique complémentaire formé dans l'embout
17 au voisinage d'une extrémité inférieure de celui-ci, limitant ainsi la course verticale
de l'insert
36.
[0036] Entre la collerette
38 supérieure et l'extrémité
39 supérieure du corps
37, celui-ci présente une section
43 d'extrémité supérieure sur laquelle est enfilé un ressort
44 de rappel, par ailleurs emmanché dans une section d'extrémité inférieure de la chemise
27 délimitée par le circlips
30. Le ressort
44, qui fonctionne en compression, est interposé en étant comprimé entre la collerette
supérieure
38 et le circlips
30 dont une face inférieure forme une surface d'appui pour le ressort
44. Le ressort
44 sollicite en permanence l'insert
36 vers sa position basse.
[0037] Le corps
37 de l'insert
36 présente une extrémité
45 inférieure formant une face d'appui apte à venir en contact avec le buvant
4 de la préforme
2, comme cela est illustré sur la figure 3, pour stabiliser celle-ci lors de la descente
de la tuyère
15 vers sa position basse. Selon un mode de réalisation illustré sur les figures, la
face
45 d'appui est plane et s'étend dans un plan perpendiculaire à l'axe
A.
[0038] Comme cela est bien visible sur la figure 4, la face
45 d'appui présente un diamètre médian sensiblement égal au diamètre médian du buvant
4 tout en ayant une extension radiale supérieure à celle du buvant
4 (en d'autres termes, l'épaisseur du corps
37 au niveau de la face
45 d'appui est supérieure à celle du col
3 au niveau du buvant
4), de sorte qu'un léger débattement radial de la préforme
2 dans l'ouverture
12 est permis sans risque de perte de contact entre la face
45 d'appui et le buvant
4.
[0039] Comme cela est illustré sur la figure 1, en position haute de la tuyère
15 et en l'absence de toute sollicitation extérieure du l'insert (autre que la force
de rappel du ressort
44), la face
45 d'appui dépasse de la tuyère
15. Plus précisément, dans cette position, où la face
41 d'appui inférieure de la collerette
40 inférieure se trouve en butée contre le siège
42, une portion
46 substantielle du corps
37 (c'est-à-dire d'une longueur supérieure à 1/5
e environ de la longueur totale de celui-ci) dépasse de la tuyère en direction du moule
9, en saillie à partir d'une face
47 d'appui du joint
18. En l'occurrence, le corps
37 dépasse de la tuyère
15 de plus du tiers de sa hauteur.
[0040] Compte tenu de son encombrement radial dans sa partie inférieure, il n'est pas possible
de rapprocher la tuyère
15, dans sa position haute, de la face
11 supérieure du moule au-delà d'une distance minimale de sécurité, sans qu'il soit
nécessaire de repenser la forme ou l'agencement des organes environnants (notamment
les organes de préhension de la préforme
2 et du récipient final).
[0041] L'insert
36, en revanche, dont le corps
37 présente un diamètre extérieur sensiblement égal ou à peine supérieur à celui de
la préforme
2, peut être positionné au plus près de celle-ci. Il est ainsi possible de minimiser
la distance séparant la face
45 d'appui du buvant
4, sans modifier la distance séparant la tuyère
15 du moule
9 en position haute de la tuyère
15 - c'est-à-dire, plus précisément, la distance entre la face
47 d'appui du joint
18 et la face supérieure
11 du moule
9.
[0042] On voit ainsi, sur la figure 1, que la portion
46 du corps
37 comble quasiment l'espace séparant la tuyère
15 de la préforme
2, un jeu
J étant toutefois ménagé entre la face
45 d'appui et le buvant
4. Ce jeu
J, de quelques millimètres à peine, permet le passage de la préforme
2 lors de son introduction transversale dans le moule
9 ouvert (la préforme
2 étant alors légèrement surélevée par rapport à sa position finale dans le moule
9, afin d'éviter les chocs de la collerette
5 sur la face
11 supérieure du moule
9), tout en empêchant le basculement de la préforme
2 lors du retrait de l'organe de préhension au moment de la dépose dans le moule
9. Le débattement angulaire de la préforme
2 est en effet contrarié par la butée du buvant
4 contre la face
45 d'appui de l'insert
36, qui tend ainsi à ramener la préforme
2 en position verticale dans l'axe
A du moule
9.
[0043] En outre, alors que dans la demande
FR 2 912 678 l'insert est complètement associé à la tuyère, son ressort de rappel prenant appui
contre une rondelle rigidement fixée à la tuyère de sorte que l'insert accompagne
la tuyère dans tous ses mouvements de translation verticale, l'insert
36 est ici partiellement dissocié de la tuyère
15, son ressort
44 de rappel prenant appui contre le circlips
30, lequel est monté dans la chemise
27 qui reste fixe lors des mouvements de translation de la tuyère
15. Il est par conséquent possible d'obtenir une force d'appui prédéterminée, fixe,
de l'insert
36 sur la préforme
2, dépendant du choix initial du ressort
44 mais indépendante de la position de la tuyère
15.
[0044] Comme cela est représenté sur les figures, le diamètre extérieur du corps
37 de l'insert
36 est inférieur au diamètre intérieur de la chemise
27, de sorte qu'un passage annulaire est ménagé entre eux pour le gaz sous pression
injecté lors du soufflage de la préforme
2. Des perçages
48,
49 axiaux formant des évents sont par ailleurs ménagés tant dans la collerette
38 supérieure que dans la collerette
40 inférieure, pour autoriser le passage du gaz dans l'espace annulaire entre le corps
37 et la tuyère
15 et permettre ainsi l'égalisation des pressions à l'intérieur et à l'extérieur de
l'insert
15 pour éviter toute déformation de celui-ci. En position basse de la tuyère
15, le joint
18 assure l'étanchéité du raccord avec le moule
9, limitant ainsi les fuites de gaz.
[0045] Il résulte de la description qui précède que, par sa conception, l'insert
36 peut équiper une tuyère
15 existante avec un minimum de modifications structurelles à apporter à celle-ci. L'embout
17 est pratiquement la seule pièce concernée, avec la nécessité d'y former le siège
42 tronconique à une hauteur telle qu'à l'approche de sa position haute la tuyère
15 puisse embarquer l'insert
36 dans sa remontée, la face
41 d'appui de la collerette
40 inférieure venant buter contre le siège
42.
[0046] Le fonctionnement du dispositif
14 d'injection est le suivant, à partir de la position haute de la tuyère
15.
[0047] Dans cette position, la chambre inférieure
33 est sous pression, le piston
31 étant en butée contre la tête
29 de la chemise
27 ; la tuyère
15 est écartée du moule
9 ; la collerette inférieure
40 est en butée de fin de course contre le siège
42, la tuyère
15 assurant ainsi le blocage en translation de l'insert
36 en position basse et sa suspension à une distance du moule
9 suffisante pour permettre l'introduction de la préforme
2 sans gêner le passage transversal du col
3.
[0048] Le moule
9 est ouvert ; la préforme
2 y est introduite transversalement au moyen d'un organe de préhension tel qu'une pince.
La préforme
2 est relâchée lors de la fermeture du moule
9. Son mauvais positionnement axial éventuel, résultant par exemple d'un choc élastique
avec rebond de la collerette
5 contre le lamage
13, est contrarié par la présence voisine de l'insert
36 dont la face
45 d'appui est à faible distance
J du buvant
4.
[0049] Dès le lâcher de la préforme
2, la tuyère
15 est déplacée vers sa position basse par mise sous pression de la chambre
32 supérieure et dégazage simultané de la chambre
33 inférieure, ce qui assure le déplacement vertical du piston
31.
[0050] Compte tenu du caractère faible, voire négligeable, du jeu
J au regard de la course de la tuyère
15, l'insert
36 vient au contact du buvant
4 dès le début de la descente de la tuyère
15.
[0051] Dans l'hypothèse où la préforme
2 rebondit sur le moule
9 lors du lâcher, elle vient heurter par son buvant
4 la face
45 d'appui de l'insert
36. Une partie de l'énergie du choc est absorbée par la compression du ressort
44 et le recul simultané de l'insert
36, lequel agit ainsi à la manière d'un amortisseur vis-à-vis de la préforme
2. La détente du ressort
44, qui intervient une fraction de seconde après le choc, plaque la préforme
2 contre la face
11 supérieure du moule
9 avec la collerette
5 calée dans le lamage
13, tandis que la tuyère
14 poursuit sa descente.
[0052] Dès lors que le siège
42 s'écarte de la collerette
40 inférieure, la force d'appui de l'insert
15 sur la préforme
2 reste constante, égale à la force de rappel exercée par le ressort
44 sur l'insert
36, et ce indépendamment de la position de la tuyère
15. La préforme
2 se trouve ainsi plaquée contre la face
11 supérieure du moule
9, et plus précisément contre le lamage
13, ce qui maintient la préforme
2 dans l'axe
A vertical du moule
9.
[0053] En position basse (figure 3), le joint
18 est au contact de la collerette
5, assurant l'étanchéité du volume interne, sous pression, de la tuyère
15.
[0054] Le dispositif
14 d'injection qui vient d'être décrit permet de diminuer encore la proportion de préformes
présentant un mauvais positionnement lors de leur introduction dans le moule. Il en
résulte une réduction supplémentaire du taux de rebut et une amélioration de la qualité
moyenne des récipients soufflés, en particulier des récipients de faible capacité.
1. Einspritzvorrichtung (14) für Gas unter Druck für eine Blas- oder Zieh-Blas-Maschine
(1) eines Behälters aus einem Rohling (2) aus Kunststoff, wobei diese Vorrichtung
umfasst:
- eine Rohrleitung (15), die in Translation zwischen einer oberen Position, in der
sie von einer Form (9), die dazu bestimmt ist, den Rohling (2) aufzunehmen, entfernt
ist, und einer unteren Position, in der sie an der Form (9) zur Anlage gelangt, wobei
sie einen Hals (3) des Rohlings (2) abdeckt, beweglich ist;
- einen Einsatz (36), der in Translation in Bezug zu der Rohrleitung (15) beweglich
ist, wobei dieser Einsatz (36) eine untere Endfläche (45) aufweist, die geeignet ist,
an einem Angriffsrand (4) des Rohlings (2) zur Anlage zu gelangen;
- ein Rückstellelement (44), das den Einsatz (36) in eine untere Position bringt,
in der sich der Einsatz (36) am Anschlag in Bezug zur Rohrleitung (15) befindet,
wobei diese Vorrichtung
dadurch gekennzeichnet ist, dass in der unteren Position des Einsatzes (36) dessen untere Endfläche (45) über die
Rohrleitung (15) hinausragt.
2. Vorrichtung (14) nach Anspruch 1, dadurch gekennzeichnet, dass die Stützfläche (45) flach ist.
3. Vorrichtung (14) nach Anspruch 2, dadurch gekennzeichnet, dass die Stützfläche (45) auf eine Verschiebeachse (A) des Einsatzes (36) senkrecht steht.
4. Vorrichtung (14) nach einem der Ansprüche 1 bis 3, dadurch gekennzeichnet, dass die Dicke des Einsatzes (36) im Bereich der unteren Endfläche (45) größer als jene
des Halses (3) des Rohlings (2) im Bereich des Angriffsrandes (4) ist.
5. Vorrichtung (14) nach einem der Ansprüche 1 bis 4, dadurch gekennzeichnet, dass der Einsatz (36) einen röhrenförmigen Körper (37) umfasst, von dem sich radial vorspringend
mindestens ein Kragen (38, 40) erstreckt, der durch Gleiten mit einer Bohrung (34,
35) zusammenwirkt, die in der Rohrleitung (15) ausgebildet ist.
6. Vorrichtung (14) nach Anspruch 5, dadurch gekennzeichnet, dass der Kragen (38, 40) mit Löchern (48, 49) durchbohrt ist, die Abzüge bilden.
7. Vorrichtung (14) nach einem der Ansprüche 1 bis 6, dadurch gekennzeichnet, dass die Rohrleitung (15) in Translation in Bezug zu einem festen Zylinder (22) montiert
ist.
8. Vorrichtung (14) nach Anspruch 7, dadurch gekennzeichnet, dass das Rückstellelement (44) zwischen dem Einsatz (36) und einer festen Stützfläche
in Bezug zum Zylinder (22) angeordnet ist.
9. Vorrichtung (14) nach Anspruch 8, dadurch gekennzeichnet, dass die Stützfläche einem Haltering (30) angehört, der auf einem festen Mantel (27) in
Bezug zum Zylinder (22) montiert ist, und ein Körper desselben (28) in die Rohrleitung
(15) gesteckt ist.
10. Maschine (1) zur Herstellung von Behältern durch Blasen oder Blasen-Ziehen aus einem
Rohling (2) aus Kunststoff, umfassend:
- mindestens eine Formgusseinheit (8), die mit einer Form (9) versehen ist, die dazu
bestimmt ist, einen Rohling (2) aufzunehmen, und
- eine Rohrleitung (15) nach einem der Ansprüche 1 bis 9, die zwischen einer oberen
Position, in der sie von einer Oberseite (11) der Form (9) entfernt ist, um die Einführung
des Rohlings (2) in die Form (9) zu ermöglichen, und einer unteren Position, in der
sie an die Oberseite (11) der Form (9) angelegt ist, beweglich montiert ist.