[0001] La présente invention concerne un espace de détente et notamment un salon à vocation
de fumoir.
[0002] On connaît des fumoirs, notamment dans les pays où la législation a imposé des règles
en ce qui concerne l'utilisation du tabac dans les lieux publics, où les fumeurs se
trouvent regroupés à l'écart des lieux conviviaux où se retrouvent les non fumeurs.
La plupart du temps ces fumoirs sont dépourvus d'attractivité, notamment pour deux
raisons essentielles, à savoir d'une part leur décoration et d'autre part leur atmosphère
qui, faute de moyens d'aération efficaces, est souvent difficilement respirable en
raison de l'odeur désagréable qu'ils dégagent, odeur que les utilisateurs retrouvent
ensuite sur leurs vêtements.
[0003] On sait en effet que les moyens d'aération mis en oeuvre dans les locaux où l'on
souhaite assurer un renouvellement d'air confortable, que ces moyens d'aération assurent
ou non une fonction supplémentaire de conditionnement d'air, sont généralement dépourvus
d'efficacité dès lors que l'on souhaite les utiliser pour l'aération de locaux enfumés.
[0004] La plupart du temps ces moyens d'aération sont constitués de bouches d'aération de
petites dimensions qui sont aptes à amener dans le local un flux d'air pur et à extraire
de celui-ci un flux d'air vicié. On est ainsi conduit, lorsque l'on souhaite renouveler
rapidement un volume d'air important d'un local à partir de bouches de soufflage/aspiration
de petites dimensions, à faire appel à un flux d'air doté d'une vitesse de circulation
relativement importante. Dans ces conditions un problème survient en raison du fait,
qu'au delà d'une certaine vitesse, cet air provoque, au niveau de la peau des usagers
du local, une sensation de froid, même dans le cas où l'air pulsé se trouve à une
température habituellement considérée comme étant une température de confort lorsque
l'air est statique. C'est le phénomène dit du courant d'air.
[0005] Une solution pour disposer d'un volume d'air de renouvellement confortable tout en
conservant à celui-ci une vitesse raisonnable, c'est-à-dire ne créant pas vis-à-vis
des usagers une sensation de froid, est d'augmenter le diamètre des bouches et des
conduits d'aération.
[0006] On se heurte alors à une difficulté, dans la mesure où les conduits sont habituellement
disposés dans les faux plafonds des habitations, et cette augmentation de volume des
conduits se traduit alors par une perte de volume difficilement admissible.
[0007] On a proposé dans les brevets japonais
JP 06 229584 et
JP 04 161749 de réaliser des dispositifs de climatisation dans lesquels l'alimentation en air
se fait à partir du sol au travers d'une plaque perforée qui est percée d'une multitude
de trous et qui s'étend sur la surface de la pièce à climatiser. Cet air est pulsé
avec un « effet piston » et évacué par le plafond qui, à cet effet, est également
percé sur toute sa surface d'une multitude de trous. De plus, le document
FR-A-2 000 208 décrit également un espace comportant les caractéristiques du préambule de la revendication
1. On a cependant constaté que l'air qui traverse une plaque perforée, autrement dit
une paroi de faible épaisseur, avait tendance, lorsque les trous étaient de faible
diamètre, c'est-à-dire de l'ordre de 2 à 5 mm, à générer des bruits d'écoulement importants,
voire même des sifflements.
[0008] Or, lorsque l'on souhaite réaliser un espace de détente il est souhaitable à la fois
d'une part que les trous du plancher soient de faible diamètre afin d'éviter les problèmes
éventuels liés aux talons féminins de petites dimensions et, d'autre part, qu'il soit
possible de bénéficier dans ledit espace d'un silence qui ne soit pas troublé par
des bruits de ventilation.
[0009] La présente invention a pour but de remédier à ces inconvénients en proposant un
espace de détente dans lequel les moyens de renouvellement de l'air sont en mesure
d'assainir sans difficulté la totalité du volume de celui-ci, sans pour autant créer
au niveau des usagers une sensation de froid ou de courant d'air quelconque et ceci
en réalisant un renouvellement d'air par courant laminaire. La présente invention
a également pour but de proposer la réalisation d'un tel espace de détente dans lequel
l'alimentation en air se fait à partir de la surface totale du plancher et l'aspiration
à partir de la surface totale du plafond, et ceci sans que l'alimentation en air ne
génère ni courant d'air ni bruit d'écoulement d'air perceptible.
[0010] La présente invention a ainsi pour objet un espace de détente, notamment un salon
fumoir, du type comportant des moyens de renouvellement de l'air pourvus de moyens
d'alimentation et de moyens d'aspiration, lesdits moyens de renouvellement étant constitués
de trous se répartissant sur la totalité du plancher et du plafond de celui-ci, caractérisé
en ce que les trous d'au moins le plancher sont constitués d'au moins deux parties,
à savoir une partie aval débouchant dans ledit espace de détente et une partie amont
de plus grande section que la partie aval débouchant sur l'autre face du plancher.
[0011] La section de sortie de la partie aval des trous sera préférentiellement de l'ordre
du quart de la section de la partie amont.
[0012] Les trous auront habituellement une section droite circulaire et le diamètre des
trous aval pourra être compris entre 2 et 5 mm et sera préférentiellement de l'ordre
de 3 mm. Par ailleurs le diamètre des trous amont pourra être compris entre 8 et 20
mm et sera préférentiellement de l'ordre de 15 mm.
[0013] Dans une variante de mise en oeuvre, les trous pourront être constitués d'un trou
aval, d'un trou amont, et d'un trou intermédiaire. Le diamètre des trous amont pourra
être de l'ordre de 12 mm et le diamètre des trous intermédiaires pourra être de l'ordre
de 8 mm. La longueur des trous aval pourra être comprise entre 5 et 8 mm et être préférentiellement
égale à 6 mm. La longueur des trous amont pourra être comprise entre 20 et 60 mm et
être préférentiellement égale à 40 mm. Enfin la longueur des trous intermédiaires
pourra être comprise entre 5 et 15 mm et être préférentiellement égale à 10 mm.
[0014] Suivant l'invention les moyens d'alimentation en air seront actifs à partir du plancher
du local et les moyens d'aspiration seront actifs à partir du plafond de celui-ci.
[0015] Dans un mode de mise en oeuvre préféré de la présente invention l'espace de détente
comportera un faux plancher et un faux plafond dans lesquels les trous seront percés,
ces derniers étant répartis de façon régulière, notamment avec une densité de répartition
de l'ordre de 3000/m
2, sur la totalité de ceux-ci et seront distribués notamment en forme de quinconce.
[0016] Préférentiellement l'air sera soufflé par le plancher et aspiré par le plafond et
un volume tampon supérieur sera prévu entre le plafond et un faux plafond dans lequel
déboucheront les moyens d'aspiration. De même un volume tampon inférieur sera prévu
entre le plancher et le sol dans lequel déboucheront les moyens d'alimentation d'air.
[0017] Les moyens d'alimentation et d'aspiration en air du plancher pourront être constitués
d'un monobloc de ventilation à double flux, éventuellement pourvu d'un dispositif
récupérateur de chaleur, et de moyens de conditionnement d'air. On fera en sorte que
l'écoulement de l'air soit du type laminaire.
[0018] Préférentiellement, les moyens d'alimentation en air seront pourvus de moyens de
contrôle de la température et de l'hygrométrie, ces moyens étant éventuellement pourvus
de moyens de contrôle aptes à les contrôler, les modifier et assurer leur maintenance
à distance.
[0019] Dans une variante intéressante de l'invention l'espace de détente constituera un
ensemble modulaire apte à se combiner avec d'autres modules de même type. Ces modules
comprendront une structure comprenant un sol et un plancher, un plafond et un faux-plafond,
des parois latérales, éventuellement en verre, pourvues d'au moins une ouverture,
et une paroi délimitant un caisson recevant l'ensemble des moyens techniques de traitement
de l'air. Ces derniers pourront bien entendu être indépendants.
[0020] L'alimentation en air et l'aspiration se feront par l'intermédiaire de collecteurs
respectivement reliés aux moyens de soufflage et aux moyens d'aspiration. Le débit
des moyens d'aspiration sera préférentiellement supérieur au débit des moyens de soufflage,
de façon à créer dans l'espace de détente une légère dépression par rapport à l'atmosphère
extérieure.
[0021] Par ailleurs la base de la porte d'accès sera pourvue de moyens aptes à créer devant
celle-ci un rideau formé d'un flux d'air à plus grande vitesse que la vitesse de l'air
de traitement dans ledit espace. Les moyens de création de ce rideau d'air seront
constitués d'une fente qui s'étendra au moins sur la largeur de la porte et qui sera
alimentée par des moyens aptes à souffler ledit flux d'air à l'ouverture de celle-ci.
[0022] La présente invention a également pour objet un caisson modulaire destiné, par la
jonction de plusieurs de ceux-ci, à constituer un faux plancher et/ou un faux plafond
d'un espace de détente, dans lequel on admet dans ce dernier un flux d'air sous pression
par des trous régulièrement répartis sur la totalité de la surface du plancher et
on évacue ce flux d'air par des trous régulièrement répartis sur la totalité de la
surface du plafond, caractérisé en ce que le caisson comprend une face principale
horizontale percée des susdits trous et des faces latérales percées d'au moins un
orifice de communication de l'ensemble des caissons, l'air étant soufflé sous pression
dans l'espace de détente à partir des caissons formant le plancher et aspiré dans
cet espace par les caissons formant plafond.
[0023] Préférentiellement le caisson modulaire comportera des moyens aptes à le connecter
aux caissons qui lui sont adjacents.
[0024] Par ailleurs les trous pourront être constitués d'au moins deux parties, à savoir
une partie aval débouchant dans ledit espace de détente et une partie amont de plus
grande section que la partie aval débouchant sur l'intérieur du caisson.
[0025] Enfin le caisson modulaire pourra être destiné à constituer un plancher et/ou un
plafond d'un espace de détente comportant toutes les spécificités précédemment décrite.
[0026] On décrira ci-après, à titre d'exemple non limitatif, une forme d'exécution de la
présente invention, en référence au dessin annexé sur lequel :
- la figure 1 est une vue schématique en coupe verticale illustrant le principe de fonctionnement
d'un espace de détente suivant l'invention,
- les figures 2 à 6 sont des coupes longitudinales partielles des trous d'alimentation
en air de l'espace de détente suivant l'invention,
- la figure 7 est un schéma de principe des moyens d'alimentation en air et de traitement
de celui-ci,
- Les figures 8a et 8b sont des vues schématiques d'un espace de détente suivant l'invention
réalisé sous forme modulaire respectivement vu de dessus et en élévation,
- la figure 9 est une vue schématique en coupe verticale partielle d'une variante de
mise en oeuvre de l'invention,
- la figure 10 est une vue en perspective représentant un caisson utilisé pour l'alimentation
et/ou l'aspiration de l'air de l'espace de détente suivant l'invention,
- les figures 11 à 15 sont des variantes de dispositions des caissons,
- la figure 16 est une vue en coupe transversale d'un élément de solidarisation des
caissons.
[0027] On a représenté sur la figure 1 un espace de détente constitué en l'espèce d'un salon
fumoir 1 suivant l'invention qui est constitué à partir d'une enveloppe architecturale
formée de parois murales 3, d'un plafond 5 et d'un sol 7. Pour constituer le salon
fumoir on a disposé sous le plafond 5 un faux plafond 9 à une certaine distance de
celui-ci, de façon à constituer entre eux un volume tampon supérieur 11 qui constituera,
ainsi qu'exposé ci-après, un collecteur d'air.
[0028] De même, au-dessus du sol 7, on a disposé une dalle support 13, ou plancher, à une
distance de celui-ci, de façon à prévoir entre eux un volume tampon 15 inférieur formant
également un collecteur.
[0029] Le faux plafond 9 et le plancher 13 sont percés sur toute leur surface de trous 16
qui sont répartis uniformément, notamment en quinconce. La densité de répartition
de ces trous est de l'ordre de 3000 par m
2. On pourrait bien entendu adopter une autre disposition des trous ou une autre densité
de ces derniers en fonction des paramètres d'écoulement du flux d'air, ainsi que mentionné
ci-après.
[0030] On rappellera que les planchers soufflants de type connu sont constitués de plaques
métalliques percées sur toute leur surface d'une grande quantité de trous. En raison
de la faible longueur de chacun de ces trous le flux d'air qui les traverse ne subit
pas de perte de charge importante mais on a constaté par contre que l'écoulement de
l'air au travers de ces derniers avait pour effet de générer des bruits d'écoulement
importants.
[0031] Suivant la présente invention on souhaite réaliser le plancher 13 dans un matériau
massif tel que le bois, préférentiellement dans des essences nobles, le marbre, le
verre etc. On comprend qu'un plancher réalisé en de tels matériaux, pour être suffisamment
résistant afin d'assurer la fonction de maintien qui lui est propre, doit être pourvu
d'une épaisseur importante par rapport à celle d'une plaque de l'état antérieur de
la technique. C'est pourquoi, dans ces conditions, les trous, notamment lorsqu'ils
sont de faible diamètre, engendrent des pertes de charge importantes. Or en raison
de la vocation même des espaces de détente suivant l'invention les trous doivent être
de faible diamètre afin de se situer en dessous de celui d'un talon de chaussure notamment
de type dit talon-aiguille.
[0032] Les trous mis en oeuvre dans le cadre de la présente invention devront donc être
de faible diamètre, n'engendrer que de faibles pertes de charge et néanmoins fournir
un débit d'air important sans créer de bruit au niveau de l'écoulement de l'air.
[0033] On a constaté qu'en réalisant en amont de la partie du trou qui débouche dans le
local à traiter un autre trou de plus grand diamètre, on résolvait du même coup les
problèmes relatifs à la perte de charge et les problèmes relatifs aux bruits générés
par l'écoulement de l'air à travers un élément de faible épaisseur soit de l'ordre
de 5 à 6 mm.
[0034] Dans un premier mode de mise en oeuvre de l'invention qui est représenté sur la figure
2, le plancher 13 est réalisé dans du bois massif, tel que notamment du chêne, d'épaisseur
e de l'ordre de 30 mm. Par ailleurs la partie aval 16a du trou 16 qui débouche dans
le salon fumoir 1 a un diamètre d1 de l'ordre de 2 à 5 mm et préférentiellement voisin
de 3 mm et a une longueur e1 de l'ordre de 4 à 7 mm et préférentiellement voisin de
6 mm. En amont de cette partie 16a on a réalisé une autre partie de trou 16b d'un
diamètre d2 égal à au moins le double du diamètre d1 de la partie de trou 16a. La
longueur de la partie 16b s'étend sur le reste e2 de l'épaisseur du plancher 13.
[0035] Ainsi que représenté sur la figure 3 le plancher 13 peut être réalisé en deux parties
qui sont superposées, à savoir d'une part une base 13a dont l'épaisseur e2 peut être
égale à celle de la partie de trou 16b et qui pourra par exemple être réalisée en
un matériau possédant de bonnes qualités absorbantes tant au niveau thermique qu'acoustique
et, d'autre part une couche de surface 13b dont l'épaisseur sera égale à la partie
de trou supérieure 16a et qui sera faite d'un matériau apte à résister aux frottements
et aux chocs et qui sera réalisée dans un matériau plus « noble » de façon à conférer
au plancher 13 un aspect de qualité.
[0036] Par ailleurs le fait de donner à la partie amont 16b des trous 16 un plus grand diamètre
permettra de faciliter le bon positionnement relatif des deux partie de plancher 13a
et 13b.
[0037] De façon à améliorer l'écoulement de l'air dans les trous 16 en évitant les tourbillons
générateurs de bruits parasites on pourra, ainsi que représenté sur la figure 4, étager
la partie de trou de diamètre d2 en réalisant une troisième partie de trou 16c de
diamètre intermédiaire d3 disposée juste en amont de la partie de trou aval 16a.
[0038] Ainsi que précédemment, et comme représenté sur la figure 5, chaque partie de trou
16a, 16b, 16c pourra être réalisée dans une couche de matériau différente, ayant chacune
des caractéristiques spécifiques. Ainsi la couche inférieure constituera le support
mécanique et pourra être réalisée par exemple dans du bois de type aggloméré, la couche
intermédiaire pourra être réalisée dans un matériau possédant de bonnes qualités absorbantes
tant au niveau thermique qu'acoustique et la couche de surface pourra être faite d'un
matériau apte à résister aux frottements et aux chocs et qui sera réalisée dans un
matériau plus « noble » apte à conférer au plancher 13 un aspect de qualité.
[0039] On pourra également, ainsi que représenté sur la figure 6, donner à la partie de
trou 16b disposée en amont du trou de sortie aval 16a, la forme d'un convergent ayant
pour effet de diminuer encore les perturbations de l'écoulement qui sont génératrices
de bruit.
[0040] Les trous 16, notamment pour des rasons liées à leur fabrication, seront habituellement
de section droite circulaire, mais ils pourront également pour certaines applications
spécifiques avoir d'autres formes, notamment carrées.
[0041] Ainsi que représenté sur la figure 7, le volume tampon inférieur 15 est pourvu d'une
conduite d'alimentation en air sous pression 18 et le volume tampon supérieur 11 est
pourvu d'une conduite d'aspiration 20.
[0042] On comprend, dans ces conditions que le volume du salon est parcouru par un flux
d'air se dirigeant du bas vers le haut, ce qui s'est révélé particulièrement efficace
pour l'évacuation des fumées générées dans celui-ci. Préférentiellement on ajustera
les débits d'air de façon que le flux à l'intérieur du salon fumoir soit de type laminaire.
[0043] Dans un mode de mise en oeuvre de l'invention on fera en sorte de régler le débit
Q1 d'aspiration de l'air à une valeur supérieure au débit d'alimentation Q2 de façon
à entretenir dans le salon une légère dépression. Une telle disposition permet d'éviter,
notamment lorsque le salon est utilisé en tant que fumoir, la propagation à l'extérieur
des fumées générées à l'intérieur de celui-ci.
[0044] Le débit d'aspiration Q1 sera tel qu'il permette de renouveler l'air du salon entre
vingt et cinquante fois par heure et préférentiellement environ trente fois par heure.
Ainsi, par exemple dans le cas d'un salon de 45 m
3, le débit d'aspiration Q1 sera compris entre 900 et 2200 m
3/h et sera préférentiellement de l'ordre de 1500 m
3/h. On fera en sorte d'alimenter le caisson inférieur avec un débit Q2 de l'ordre
de 30% inférieur à l'aspiration de façon à mettre le volume du salon en légère dépression.
Ainsi, si par exemple le débit d'aspiration est de 1500 m
3/h, le débit de soufflage dans le caisson sera préférentiellement de l'ordre de 1100
m
3/h.
[0045] On a constaté dans ces conditions que l'atmosphère dans le salon était des plus agréables
à ses occupants et que ceux-ci ne subissaient aucune gêne aussi bien sur les plans
olfactifs, phoniques, et thermiques, que sur celui des courants d'air éventuels.
[0046] On a représenté sur la figure 7 un exemple de moyens d'alimentation/extraction et
conditionnement de l'air dans le salon 1. La conduite d'alimentation d'air 18 est
réunie, par l'intermédiaire d'un amortisseur de son 22, à la sortie 23 d'un bloc de
ventilation double flux 25, et la conduite d'extraction d'air 20 est réunie, par l'intermédiaire
d'un amortisseur de son 26, à l'entrée 27 du bloc de ventilation 25. Ce dernier aspire
de l'air neuf par sa conduite d'entrée 29.
[0047] Eventuellement une pompe à chaleur 31 est disposée sur une dérivation 33 en sortie
du bloc de ventilation 25 et permet, en fonction des besoins, de réchauffer ou refroidir
l'air qui est pulsé dans le salon 1.
[0048] Dans une variante de mise en oeuvre de l'invention, qui est représentée de façon
schématique sur les figures 8a et 8b, l'espace de détente est de type modulaire et
transportable, c'est-à-dire que tous ses éléments forment un ensemble autonome déplaçable.
Cet ensemble est ainsi constitué d'une structure formée d'un sol 7 et d'un plancher
perforé 13 délimitant le caisson d'alimentation en air 15, d'un plafond 5 et d'un
faux plafond perforé 9 délimitant le caisson supérieur d'aspiration 11, et de parois
de verre 3'. Le fond du salon 1 est fermé par une cloison 35 délimitant un volume
arrière constituant un local technique 37 recevant les moyens d'alimentation / extraction
et conditionnement de l'air. La face avant peut être avantageusement constituée de
parois de verre 3' pourvues d'une porte d'accès 34. Un tel salon peut être disposé
de façon définitive ou temporaire en tout lieu où des moyens d'alimentation électrique
son disponibles.
[0049] Les différents modules peuvent être combinés entre eux, de façon à former un volume
global ajustable en surface, en fonction des souhaits des utilisateurs.
[0050] Les moyens d'alimentation et de régulation d'air 25 des espaces de détente suivant
l'invention peuvent être pourvus de modules de commande à distance permettant de surveiller
de façon centralisée des espaces de détente appartenant à plusieurs utilisateurs et
d'intervenir pour les régler, les modifier ou les réparer à distance et ceci de façon
spécifique en fonction des souhaits de chacun.
[0051] Dans une autre variante de mise en oeuvre de la présente invention les orifices donnant
accès sur l'extérieur, tels que notamment la porte 34 ou les passe-plats éventuels,
pourront être pourvus d'un rideau d'air destiné à éviter toute fuite de fumées de
l'intérieur vers l'atmosphère extérieure et ceci, ainsi que précisé précédemment,
afin d'éviter, lorsque l'espace de détente fait fonction de salon fumoir, toute pollution
du volume environnant par la fumée éventuelle du salon.
[0052] Ce rideau d'air est obtenu, par exemple en ce qui concerne les portes 34 d'accès
au salon, et ainsi que représenté sur la figure 9, en réalisant dans le plancher 13
du local et sur toute la largeur des portes 34 une fente 39 par laquelle, à l'ouverture
des portes 34, on pulse du bas vers le haut un flux d'air à plus grande vitesse que
celui de l'air du local.
[0053] A cet effet, ainsi que représenté sur la figure 9, on peut par exemple réaliser un
caisson 41 entourant la fente 39 qui est alimenté par des moyens de mise en pression
43 qui sont activés par détection d'un palpeur 45 relié à la porte dès l'ouverture
de celle-ci et qui sont désactivés à la fermeture de cette dernière. On peut également
réaliser un mini caisson où l'air est maintenu constamment en surpression et qui est
pourvu de moyens de commande d'ouverture qui sont activés dès l'ouverture de la porte
ou en permanence.
[0054] Dans une variante intéressante.de la présente invention, le plancher et/ou la plafond
du salon pourront être constitués d'éléments modulaires qui seront disposés et assemblés
côte à côte de façon adjacente.
[0055] Avantageusement ces modules pourront être formés de caissons dont le volume interne
forme respectivement les volumes tampon de distribution d'air du plafond et du sol.
Ainsi que représenté sur la figure 10, chaque caisson 50 est constitué d'une face
principale horizontale 52, de forme carrée dans le présent exemple, et de faces latérales
54. Ces caissons sont assemblés, ainsi que représenté sur la figure 11, de façon adjacente,
c'est-à-dire qu'ils sont jointifs par leurs faces latérales 54 de façon à remplir
la surface totale ainsi que la forme globale prévue par le salon ou le module de salon
dont ils doivent constituer le plancher ou le plafond.
[0056] On peut ainsi avoir recours à des caissons modulaires 50 de forme carrée dont la
disposition reprend celle d'un local. Ils peuvent ainsi être disposés en longueur,
ainsi que représenté sur la figure 11, ou en forme de
L ou de
T ainsi que représenté sur les figures 12 et 13. Afin de faciliter l'adéquation entre
la forme et les dimensions du local avec celles correspondantes des caissons 50 certains
de ceux-ci, les caissons 50a sur la figure 14, peuvent être de plus petites dimensions,
par exemple moitié des caissons 50.
[0057] On peut bien entendu avoir recours à des caissons modulaires de formes différentes
telles que par exemple rectangulaire, ou triangulaire ainsi que représenté sur la
figure 15, dans laquelle les caissons 50c ont la forme de triangles équilatéraux ou
de demi-triangles équilatéraux 50d. Une telle disposition, outre l'effet esthétique
produit, permet de « remplir » la forme et la surface du local dans lequel on souhaite
créer un espace de détente et notamment un salon fumoir.
[0058] Suivant l'invention les faces latérales 54 des caissons 50 peuvent sont percées d'ouvertures
56 destinées à permettre une libre circulation de l'air à l'intérieur des caissons
à partir de l'arrivée ou des arrivées d'air. Ces ouvertures 56 sont disposées de façon
telle que, lorsque les faces latérales 54 de deux caissons adjacents sont assemblées,
elles se trouvent en vis à vis.
[0059] Avantageusement les caissons modulaires 50 sont pourvus de moyens de fixation permettant
d'assurer leur solidarisation ainsi que leur étanchéité vis à vis de l'air. On peut
ainsi faire appel à des vis, ou à des clips 55 qui sont disposés dans des logements
creusés à cet effet par exemple dans les faces latérales 54, ainsi que représenté
sur la figure 16. De tels clips 55 sont par exemple constitués de deux éléments complémentaires
qui sont disposés en des zones des faces latérales 54 qui se trouvent en vis à vis
lorsque les caissons modulaires 50 sont en place. L'un des éléments complémentaires
de ces clips peut comporter une languette déformable 61 qui, lors de la mise en place,
lorsque l'on applique un élément de clip sur l'élément complémentaire vient se positionner
dans ce dernier de façon à bloquer tout retrait de celui-ci.
[0060] On pourrait bien entendu utiliser tout autre élément de fixation permettant de solidariser
entre eux les différents caissons modulaires 50.
[0061] Par ailleurs les faces principales 52 des caissons modulaires 50 seront percées de
trous 16 permettant d'injecter dans le local le flux de soufflage. Ces trous seront
bien entendu du même type que ceux précédemment décrits dans le mode de mise en oeuvre
d'un plancher sans caissons.
[0062] La face principale 52 pourra soit constituer la surface de marche ou, au contraire
être recouverte d'une plaque 60 réalisée dans un matériau plus noble et/ou plus résistant
que celui utilisé pour constituer les caissons 50.
1. Espace de détente, notamment salon fumoir, du type comportant des moyens de renouvellement
de l'air (25) pourvus de moyens d'alimentation (8) et de moyens d'aspiration (20),
lesdits moyens de renouvellement étant constitués de trous (16) se répartissant sur
la totalité du plancher (13) et du plafond (9) de celui-ci, caractérisé en ce que les trous (16) d'au moins le plancher (13) sont constitués d'au moins deux parties,
à savoir une partie aval (16a) débouchant dans ledit espace de détente et une partie
amont (16b) de plus grande section que la partie aval débouchant sur l'autre face
du plancher (13).
2. Espace de détente suivant la revendication 1 caractérisé en ce que la section de sortie de la partie de trou aval (16a) est de l'ordre du quart de la
section de la partie de trou amont (16b).
3. Espace de détente suivant l'une des revendications 1 ou 2 caractérisé en ce que les trous sont de section droite circulaire et le diamètre (d1) des trous aval (16a)
est compris entre 2 et 5 mm et préférentiellement de l'ordre de 3 mm, et en ce que le diamètre (d2) des trous amont (16b) est compris entre 8 et 20 mm et préférentiellement
de l'ordre de 15 mm.
4. Espace de détente suivant l'une des revendications précédentes caractérisé en ce que les trous (16) sont constitués d'un trou aval (16a), d'un trou amont (16b), et d'un
trou intermédiaire (16c).
5. Espace de détente suivant la revendication 4 caractérisé en ce que le diamètre des trous amont est de l'ordre de 12 mm et le diamètre des trous intermédiaires
est de l'ordre de 8 mm, en ce que la longueur (e1) des trous aval (16a) est comprise entre 5 et 8 mm et est préférentiellement
égale à 6 mm, en ce que la longueur (e3) des trous amont (16b) est comprise entre 20 et 60 mm et est préférentiellement
égale à 40 mm , en ce que la longueur (e2) des trous intermédiaires (16c) est comprise entre 5 et 15 mm et
est préférentiellement égale à 10 mm.
6. Espace de détente suivant l'une des revendications précédentes caractérisé en ce que les moyens d'alimentation en air sont actifs à partir du plancher (7,7a) du local
et les moyens d'aspiration sont actifs à partir du plafond (5,5a) de celui-ci, l'air
étant ainsi soufflé par le plancher et aspiré par le plafond.
7. Espace de détente suivant l'une des revendications précédentes caractérisé en ce qu'il comporte un faux plancher (7b) et un faux plafond (5a) dans lesquels les trous
(16) sont percés, ces derniers étant répartis de façon régulière sur la totalité de
ceux-ci en étant disposés en quinconce.
8. Espace de détente suivant l'une des revendications précédentes caractérisé en ce que la densité de répartition des trous (16) est de l'ordre de 3000/m2.
9. Espace de détente suivant l'une des revendications précédentes caractérisé en ce qu'un volume tampon supérieur (11) est prévu entre le plafond (9) et un faux plafond
(5) dans lequel débouchent les moyens d'aspiration (20), en ce qu'un volume tampon inférieur (15) est prévu entre le plancher (13) et le sol (7) dans
lequel débouchent les moyens d'alimentation d'air (18), et en ce que l'écoulement du flux d'air est de type laminaire.
10. Espace de détente suivant l'une des revendications précédentes caractérisé en ce que les moyens d'alimentation et d'aspiration en air du plancher (13) sont constitués
d'un monobloc de ventilation à double flux (25), éventuellement pourvu d'un dispositif
récupérateur de chaleur, et de moyens de conditionnement d'air.
11. Espace de détente suivant l'une des revendications précédentes caractérisé en ce que les moyens d'alimentation en air (25) sont pourvus de moyens de contrôle de la température
et de l'hygrométrie (31) et en ce que les moyens de contrôle de la température et de l'hygrométrie (31) sont pourvus de
moyens aptes à les contrôler, les modifier et assurer leur maintenance à distance.
12. Espace de détente suivant l'une des revendications précédentes caractérisé en ce qu'il constitue un ensemble modulaire apte à se combiner avec d'autres modules de même
type et en ce que chaque module comprend une structure comprenant un sol (7) et un plancher (13), un
plafond (5) et un faux-plafond (9), des parois latérales (3), éventuellement en verre,
pourvues d'au moins une ouverture (34), et une paroi (35) délimitant un caisson (37)
recevant l'ensemble des moyens techniques de traitement de l'air.
13. Espace de détente suivant l'une des revendications précédentes caractérisé en ce que l'alimentation en air et l'aspiration se font par l'intermédiaire de collecteurs
(15,11) respectivement reliés aux moyens de soufflage (8) et aux moyens d'aspiration
(20).
14. Espace de détente suivant l'une des revendications précédentes caractérisé en ce que le débit (Q2) des moyens d'aspiration est supérieur au débit (Q1) des moyens de soufflage,
de façon à créer dans l'espace de détente une légère dépression par rapport à l'atmosphère
extérieure.
15. Caisson modulaire (50) destiné, par la jonction de plusieurs de ceux-ci, à constituer
un faux plancher et/ou un faux plafond d'un espace de détente selon l'une quelconque
des revendications 1 à 26, dans lequel on admet dans ce dernier un flux d'air sous
pression par des trous (16) régulièrement répartis sur la totalité de la surface du
plancher et on évacue ce flux d'air par des trous (16) régulièrement répartis sur
la totalité de la surface du plafond, caractérisé en ce que le caisson (50) comprend une face principale horizontale (52) percée des susdits
trous (16) et des faces latérales (54) percées d'au moins un orifice de communication
(56) de l'ensemble des caissons (50), l'air étant admis sous pression dans les caissons
(50) formant le plancher (13) et aspiré par les caissons formant plafond (9), en ce que les trous (16) sont constitués d'au moins deux parties, à savoir une partie aval
(16a) débouchant dans ledit espace de détente et une partie amont (16b) de plus grande
section que la partie aval débouchant sur l'intérieur du caisson, et en ce qu'il comporte des moyens de connexion (55) aux caissons (50) qui lui sont adjacents.
1. Entspannungsraum, insbesondere Rauchersalon vom Typ, der Mittel (25) zum Erneuern
von Luft aufweist, mit Zufuhrmitteln (8) und Absaugmitteln (20), wobei die Mittel
zur Erneuerung aus Löchern (16) bestehen, die sich über die Gesamtheit des Fußbodens
(13) und der Decke (9) des Entspannungsraums erstrecken, dadurch gekennzeichnet, dass die Löcher (16) mindestens des Fußbodens (13) aus mindestens zwei Teilen bestehen,
einem stromab gelegenen Teil (16a), der in den Entspannungsraum mündet, und einem
stromauf gelegenen Teil (16b) mit größerem Querschnitt als der stromab gelegene Teil,
der auf der anderen Seite des Fußbodens (13) mündet.
2. Entspannungsraum nach Anspruch 1, dadurch gekennzeichnet, dass der Ausgangsquerschnitt des stromab gelegenen Teils (16a) von der Größenordnung eines
Viertels des Querschnitts des stromauf gelegenen Teils (16b) des Lochs ist.
3. Entspannungsraum nach einem der Ansprüche 1 oder 2, dadurch gekennzeichnet, dass die Löcher einen kreisförmigen Querschnitt aufweisen, und der Durchmesser (d1) der
stromab gelegenen Löcher (16a) zwischen 2 und 5 mm beträgt, und vorzugsweise von der
Größenordnung 3 mm ist, und dadurch, dass der Durchmesser (d2) der stromauf gelegenen
Löcher (16b) zwischen 8 und 20 mm beträgt und vorzugsweise von der Größenordnung 15
mm ist.
4. Entspannungsraum nach einem der vorstehenden Ansprüche, dadurch gekennzeichnet, dass die Löcher (16) aus einem stromab gelegenen Loch (16a), einem stromauf gelegenen
Loch (16b) und einem dazwischen liegenden Loch (16c) bestehen.
5. Entspannungsraum nach Anspruch 4, dadurch gekennzeichnet, dass der Durchmesser der stromauf gelegenen Löcher von der Größenordnung 12 mm ist, und
der Durchmesser der dazwischen liegenden Löcher von der Größenordnung 8 mm ist, dadurch,
dass die Länge (e1) der stromab gelegenen Löcher (16a) zwischen 5 und 8 mm beträgt
und vorzugsweise gleich 6 mm ist, dadurch, dass die Länge (e3) der stromauf gelegenen
Löcher (16b) zwischen 20 und 60 mm liegt und vorzugsweise 40 mm beträgt, dadurch,
dass die Länge (e2) der dazwischen liegenden Löcher (16c) zwischen 5 und 15 mm beträgt
und vorzugsweise gleich 10 mm ist.
6. Entspannungsraum nach einem der vorstehenden Ansprüche, dadurch gekennzeichnet, dass die Mittel zum Zuführen von Luft ausgehend von dem Fußboden (7, 7a) des Raums aktiv
sind, und die Absaugmittel ausgehend von seiner Decke (5, 5a) aktiv sind, wodurch
die Luft somit von dem Fußboden ausgeblasen wird und von der Decke abgesaugt wird.
7. Entspannungsraum nach einem der vorstehenden Ansprüche, dadurch gekennzeichnet, dass er eine Zwischendecke (7b) und eine Zwischendecke (5a) aufweist, in die die Löcher
(16) gebohrt sind, wobei letztere gleichmäßig über die Gesamtheit der Zwischendecken
verteilt und zueinander versetzt angeordnet sind.
8. Entspannungsraum nach einem der vorstehenden Ansprüche, dadurch gekennzeichnet, dass die Verteilungsdichte der Löcher (16) von der Größenordnung 3000/m2 ist.
9. Entspannungsraum nach einem der vorstehenden Ansprüche, dadurch gekennzeichnet, dass ein oberes Puffervolumen (11) zwischen der Decke (9) und einer Zwischendecke (5)
vorgesehen ist, in das die Absaugmittel (20) münden, dadurch, dass ein unteres Puffervolumen
(15) zwischen dem Fußboden (13) und dem Boden (7) vorgesehen ist, in das die Luftzufuhrmittel
(18) münden, und dadurch, dass die Strömung des Luftstroms eine laminare Strömung
ist.
10. Entspannungsraum nach einem der vorstehenden Ansprüche, dadurch gekennzeichnet, dass die Luftzufuhrmittel und die Mittel zur Absaugung der Luft von dem Fußboden (13)
aus einer einstückigen Zweiwege-Ventilation (25) bestehen, die gegebenenfalls mit
einer Wärmerückgewinnungsvorrichtung und mit Luftklimatisierungsmitteln versehen ist.
11. Entspannungsraum nach einem der vorstehenden Ansprüche, dadurch gekennzeichnet, dass die Mittel (25) für die Zufuhr von Luft mit Mitteln zur Steuerung der Temperatur
und der Luftfeuchtigkeit (31) versehen sind, und dadurch, dass die Mittel zur Steuerung
der Temperatur und der Luftfeuchtigkeit (31) mit Mitteln versehen sind, die diese
steuern können, sie verändern können und deren Wartung aus der Ferner sicherstellen
können.
12. Entspannungsraum nach einem der vorstehenden Ansprüche, dadurch gekennzeichnet, dass er eine modulare Einheit bildet, die mit anderen Modulen vom gleichen Typ kombiniert
werden kann, und dadurch, dass jedes Modul einen Aufbau aufweist mit einem Boden (7)
und einem Fußboden (13), einer Decke (5) und einer Zwischendecke (9), mit Seitenwänden
(3), ggf. aus Glas, die mit mindestens einer Öffnung (34) versehen sind, und einer
Wand (35), die einen Kasten (37) eingrenzt, der die Gesamtheit der technischen Mittel
und der Mittel zur Luftbehandlung aufnimmt.
13. Entspannungsraum nach einem der vorstehenden Ansprüche, dadurch gekennzeichnet, dass die Luftzufuhr und -absaugung über Sammelrohre (15, 11) erfolgt, die jeweils mit
Mitteln zum Einblasen (8) und Mitteln zum Absaugen (20) verbunden sind.
14. Entspannungsraum nach einem der vorstehenden Ansprüche, dadurch gekennzeichnet, dass der Durchsatz (Q2) der Absaugmittel größer ist als der Durchsatz (Q1) der Einblasmittel,
derart, dass in dem Entspannungsraum gegenüber der äußeren Atmosphäre ein leichter
Unterdruck gebildet wird.
15. Modularer Kasten (50), der dazu bestimmt ist, durch die Verbindung mehrerer Kästen
eine Zwischendecke und/oder eine Zwischendecke eines Entspannungsraums nach einem
der Ansprüche 1 bis 14 zu bilden, dem ein unter Druck stehender Luftstrom durch Löcher
(16), die gleichmäßig über die Gesamtheit der Fläche des Fußbodens verteilt sind,
zugeführt wird, und dieser Luftstrom durch Löcher (16), die über die Gesamtheit der
Fläche der Decke verteilt sind, abgesaugt wird, dadurch gekennzeichnet, dass der Kasten (50) eine horizontale Hauptfläche (52) aufweist, in die die oben genannten
Löcher (16) gebohrt sind, und Seitenwände (54), in die mindestens eine Verbindungsöffnung
(56) der Gesamtheit der Kästen (50) gebohrt ist, wobei die Luft unter Druck den Kästen
(50), die den Fußboden (13) bilden, zugeführt wird, und die Luft durch die Kästen,
die die Decke (9) bilden, abgesaugt wird, dadurch, dass die Löcher (16) aus mindestens
zwei Teilen bestehen, einem stromab gelegenen Teil (16a), der in den Entspannungsraum
mündet, und einem stromauf gelegenen Teil (16b) mit größerem Querschnitt als der stromab
gelegene Teil, der im Inneren des Kastens mündet, und dadurch, dass der modulare Kasten
Mittel (55) zur Verbindung mit benachbarten Kästen (50) aufweist.
1. Relaxation space, particularly smoking room, of the type comprising air renewing means
(25) provided with supply means (8) and suction means (20), said renewing means consisting
of holes (16) distributed over the whole of the floor (13) and the ceiling (9) thereof,
characterized in that the holes (16) at least in the floor (13) consist of at least two portions, namely
a downstream portion (16a) opening into said relaxation space and an upstream portion
(16b) of larger section than the downstream portion opening onto the other side of
the floor (13).
2. Relaxation space according to claim 1 characterized in that the outlet section of the downstream hole portion (16a) is of the order of a quarter
of the section of the upstream hole portion (16b).
3. Relaxation space according to one of claims 1 or 2 characterized in that the holes are of circular cross section and the diameter (d1) of the downstream holes
(16a) is comprised between 2 and 5 mm and preferably of the order of 3 mm, and in that the diameter (d2) of the upstream holes (16b) is comprised between 8 and 20 mm and
preferably of the order of 15 mm.
4. Relaxation space according to one of the preceding claims characterized in that the holes (16) consist of a downstream hole (16a), an upstream hole (16b), and an
intermediate hole (16c).
5. Relaxation space according to claim 4 characterized in that the diameter of the upstream holes is of the order of 12 mm and the diameter of the
intermediate holes is of the order of 8 mm, in that the length (e1) of the downstream holes (16a) is comprised between 5 and 8 mm and
is preferably equal to 6 mm, in that the length (e3) of the upstream holes (16b) is comprised between 20 and 60 mm and
is preferably equal to 40 mm, in that the length (e2) of the intermediate holes (16c) is comprised between 5 and 15 mm
and is preferably equal to 10 mm.
6. Relaxation space according to one of the preceding claims characterized in that the air supply means are active from the floor (7,7a) of the premises and the suction
means are active from the ceiling (5,5a) thereof, the air being blown in through the
floor and drawn off through the ceiling.
7. Relaxation space according to one of the preceding claims characterized in that it comprises a false floor (7b) and a false ceiling (5a) in which the holes (16)
are pierced, the latter holes being distributed in regular manner over the whole thereof,
being disposed in a quincunx arrangement.
8. Relaxation space according to one of the preceding claims characterized in that the density of distribution of the holes (16) is of the order of 3000/m2.
9. Relaxation space according to one of the preceding claims characterized in that an upper buffer volume (11) is provided between the ceiling (9) and a false ceiling
(5) into which the suction means (20) open, in that a lower buffer volume (15) is provided between the floor (13) and the ground (7)
into which the air supply means (18) open, and in that the flow of the flow of air is of laminar type.
10. Relaxation space according to one of the preceding claims characterized in that the air supply and suction means of the floor (13) consist of a one-piece double-flow
ventilation unit (25), optionally provided with a heat recovery device, and air conditioning
means.
11. Relaxation space according to one of the preceding claims characterized in that the air supply means (25) are provided with temperature and hygrometry control means
(31) and in that the temperature and hygrometry control means (31) are provided with means capable
of remotely controlling them, modifying them and ensuring their maintenance.
12. Relaxation space according to one of the preceding claims characterized in that it constitutes a modular system capable of being combined with other modules of the
same type and in that each module comprises a structure comprising a ground (7) and a floor (13), a ceiling
(5) and a false ceiling (9), lateral walls (3), optionally of glass, provided with
at least one opening (34), and a wall (35) delimiting a box (37) receiving all of
the air treatment technical means.
13. Relaxation space according to one of the preceding claims characterized in that the supply of air and the suction are effected via manifolds (15,11) respectively
connected to the blower means (8) and to the suction means (20).
14. Relaxation space according to one of the preceding claims characterized in that the flow rate (Q2) of the suction means is greater than the flow rate (Q1) of the
blower means, so as to create in the relaxation space a slightly reduced pressure
compared to the exterior atmosphere.
15. Modular box (50) intended, by joining together a plurality thereof, to constitute
a false floor and/or a false ceiling of a relaxation space according to any one of
claims 1 to 14, into the latter of which there is admitted a flow of air under pressure
via holes (16) regularly distributed over the whole of the area of the floor and this
flow of air is evacuated via holes (16) regularly distributed over the whole of the
area of the ceiling, characterized in that the box (50) comprises a horizontal main face (52) pierced with the aforesaid holes
(16) and lateral faces (54) pierced with at least one communication orifice (56) of
all of the boxes (50), the air being admitted under pressure into the boxes (50) forming
the floor (13) and drawn off by the boxes forming ceiling (9), in that the holes (16) consist of at least two portions, namely a downstream portion (16a)
opening into said relaxation space and an upstream portion (16b) of larger section
than the downstream portion opening onto the interior of the box, and in that it comprises means for connection (55) to the boxes (50) which are adjacent to it.