[0001] L'invention se situe dans le domaine des antennes réseau, en particulier des antennes
réseau large bande à balayage électronique. Elle concerne un symétriseur pouvant alimenter
une antenne élémentaire de l'antenne réseau. Elle concerne également un ensemble de
symétriseurs apte à alimenter chaque antenne élémentaire d'une antenne réseau ainsi
qu'un dispositif d'antenne comportant une antenne réseau et un ensemble de symétriseurs
apte à alimenter chaque antenne élémentaire de l'antenne réseau.
[0002] Une antenne réseau à balayage électronique comprend notamment un ensemble d'éléments
rayonnants disposés sous forme d'une matrice et, pour chaque élément rayonnant, une
chaîne d'émission, une chaîne de réception et un circulateur ou commutateur permettant
le transfert unidirectionnel de signaux hyperfréquence de la chaîne d'émission vers
l'élément rayonnant associé et de l'élément rayonnant vers la chaîne de réception
associée. Les chaînes d'émission comportent chacune un élément de déphasage de manière
à permettre la modification de la directivité et de l'orientation du faisceau émis
par l'antenne réseau. Une antenne réseau à balayage électronique permet ainsi, dans
des temps relativement courts, d'assurer soit un balayage continu de l'espace, soit
des pointages successifs dans des directions bien déterminées, soit des alternances
faisceau étroit - faisceau étendu, soit toute autre combinaison de ces situations.
Une antenne réseau peut en outre comporter une cavité destinée à absorber le rayonnement
émis dans la direction du support d'antenne, appelé rayonnement arrière, et donc de
réduire le rayonnement réfléchi en décalage de phase avec le rayonnement émis dans
la direction opposée, appelé rayonnement avant. Lorsqu'une antenne réseau comporte
un grand nombre d'éléments rayonnants, pouvant atteindre plusieurs milliers, elle
peut comporter un formateur de voies regroupant les éléments rayonnants en différents
ensembles appelés sous-réseaux. Les éléments rayonnants ne sont alors plus alimentés
individuellement mais par blocs, tous les éléments rayonnants d'un même sous-réseau
recevant le même signal hyperfréquence. L'ensemble des composants de l'antenne réseau
permettant d'alimenter les éléments rayonnants est appelé circuit de commande.
[0003] Les antennes réseau comportant des éléments rayonnants de type planaire peuvent être
réalisées sur des circuits multicouches. Les éléments rayonnants de type planaire
forment par exemple des motifs carrés, également appelés "patch". Un circuit multicouche
peut intégrer l'ensemble des composants hyperfréquence d'une antenne réseau avec un
encombrement relativement faible. En particulier, il permet l'intégration de circuits
intégrés monolithiques hyperfréquence, par exemple encapsulés dans des boîtiers à
billes, ou boîtiers BGA selon l'expression anglo-saxonne "Ball Grid Array". Une couche
du circuit peut remplir la fonction de cavité. L'épaisseur de cette couche est alors
de l'ordre du quart de la longueur d'onde de la fréquence centrale (λ/4) et sa constante
diélectrique est choisie relativement faible.
[0004] Dans une antenne réseau à balayage électronique, la ligne d'alimentation des éléments
rayonnants est symétrique alors que les lignes d'entrée et de sortie du circuit de
commande sont dissymétriques. Une antenne réseau doit donc comporter un symétriseur
entre chaque élément rayonnant et le circulateur (ou le commutateur) connecté aux
chaînes d'émission et de réception associées à cet élément rayonnant. Un symétriseur,
également appelé "balun" d'après l'expression anglo-saxonne "
balanced-to-
unbalanced transformer" permet non seulement d'assurer une transition entre un mode
de propagation symétrique et un mode de propagation dissymétrique, mais aussi d'adapter
graduellement l'impédance de chaque élément rayonnant, typiquement de l'ordre de 200
ohms à celle du circuit de commande, en principe de 50 ohms. Un symétriseur dit progressif
consiste en un circuit imprimé comportant, sur deux faces opposées séparées par un
substrat diélectrique, deux lignes conductrices s'étendant entre un connecteur symétrique
et un connecteur dissymétrique, de longueur électrique voisine de la longueur d'onde
de la fréquence centrale. La ligne conductrice de la première face est de largeur
constante et la ligne conductrice de la deuxième face voit sa largeur diminuer depuis
le connecteur dissymétrique jusqu'au connecteur symétrique. Les symétriseurs progressifs
sont généralement disposés dans des plans orthogonaux à la surface rayonnante, c'est-à-dire
orthogonaux aux différentes couches du circuit multicouche. Par conséquent, ils ne
peuvent pas être intégrés dans le circuit multicouche d'une antenne réseau. Il en
découle plusieurs inconvénients. Un inconvénient évident est l'encombrement de ces
symétriseurs dans la direction orthogonale à la surface rayonnante, qui nuit à la
compacité de l'antenne réseau. Un deuxième inconvénient est que les symétriseurs progressifs
imposent une séparation mécanique entre le circuit multicouche intégrant le circuit
de commande et le circuit imprimé ou multicouche sur lequel sont implantés les éléments
rayonnants. Un troisième inconvénient est lié à la difficulté de réaliser une connexion
fiable entre le circuit de commande et les symétriseurs d'une part, et entre les symétriseurs
et les éléments rayonnants d'autre part. On pourrait envisager d'adapter les symétriseurs
progressifs de manière à les disposer dans un plan parallèle au circuit multicouche.
A cette fin, chaque symétriseur comporterait un élément de liaison venant s'insérer
entre le connecteur symétrique et la ligne d'alimentation d'un élément rayonnant.
De tels symétriseurs permettent bien entendu de gagner en encombrement dans la direction
orthogonale à la surface rayonnante, mais il se pose alors un problème d'implantation
dans un plan parallèle au plan de la surface rayonnante. En effet, la disposition
en matrice des éléments rayonnants impose une disposition similaire des symétriseurs.
Par conséquent, chaque symétriseur doit présenter une surface, dans un plan parallèle
au plan de la surface rayonnante, qui soit inférieure à la surface d'un élément rayonnant.
Cette surface doit même être divisée par deux pour des antennes réseau bipolarisées,
c'est-à-dire comportant deux éléments rayonnants par cellule élémentaire. Dans le
même temps, les symétriseurs doivent rester suffisamment découplés les uns des autres
pour éviter toute interaction électromagnétique.
[0005] Un but de l'invention est notamment de fournir un symétriseur apte à s'inscrire dans
la surface occupée par un élément rayonnant d'une antenne réseau. Plus particulièrement,
l'invention a pour objet de fournir un réseau de symétriseurs aptes à s'implanter
dans un dispositif d'antenne réseau. L'invention propose à cet effet un symétriseur
réalisé à partir d'un circuit multicouche comportant des lignes de transmission de
type microruban, l'une des lignes de transmission formant une ligne triplaque entre
deux autres lignes de transmission. Plus précisément, le symétriseur selon l'invention
est apte à alimenter une antenne élémentaire comportant deux points de connexion symétriques
et il comprend :
■ un connecteur dissymétrique comportant un premier point de connexion apte à être
relié à une âme d'un conducteur électrique et un deuxième point de connexion apte
à être relié à un blindage du conducteur électrique,
■ un connecteur symétrique comportant deux points de connexion symétriques aptes à
être reliés aux points de connexion de l'antenne élémentaire, et
■ un circuit multicouche comportant au moins trois couches conductrices, une première
couche de substrat séparant une première et une deuxième couche conductrices et une
deuxième couche de substrat séparant la deuxième et une troisième couches conductrices,
- la première couche conductrice formant un premier plan de masse dans lequel sont détourées
une première et une deuxième lignes de transmission en série, une première extrémité
libre des lignes de transmission formant le premier point de connexion du connecteur
dissymétrique, une deuxième extrémité libre des lignes de transmission étant de type
circuit ouvert,
- la deuxième couche conductrice formant un deuxième plan de masse dans lequel est détourée
une troisième ligne de transmission sensiblement en vis-à-vis de la ligne de transmission
terminée par un circuit ouvert, la troisième ligne de transmission étant constituée
de deux tronçons de ligne, une première extrémité d'un premier tronçon de ligne étant
reliée à une première extrémité du deuxième tronçon de ligne par une jonction de symétriseur,
les deuxièmes extrémités de chaque tronçon de ligne étant court-circuitées avec le
deuxième plan de masse,
- la troisième couche conductrice formant un troisième plan de masse dans lequel sont
détourées une quatrième et une cinquième ligne de transmission, la quatrième ligne
de transmission étant constituée de deux tronçons de ligne, chaque tronçon de ligne
de la quatrième ligne de transmission étant sensiblement en vis-à-vis d'un des tronçons
de ligne de la troisième ligne de transmission, des premières extrémités de chaque
tronçon de ligne de la quatrième ligne de transmission étant reliées entre elles au
niveau de la jonction de symétriseur, la cinquième ligne de transmission étant constituée
de deux tronçons de ligne, une extrémité de chacun de ces tronçons de ligne étant
reliée à l'extrémité libre de l'un des tronçons de ligne de la quatrième ligne de
transmission, les extrémités libres des tronçons de ligne de la cinquième ligne de
transmission formant les points de connexion symétriques,
- les lignes de transmission étant dimensionnées de manière à ce que les longueurs électriques
équivalentes des première et deuxième lignes de transmission, et les longueurs électriques
équivalentes des tronçons de ligne des troisième, quatrième et cinquième lignes de
transmission soient chacune sensiblement égales au quart de la longueur d'onde d'une
fréquence prédéterminée, et de manière à permettre une transition d'impédance prédéterminée
entre le point de connexion dissymétrique et les points de connexion symétriques.
[0006] L'invention a notamment pour avantage que tout le dispositif d'antenne réseau, du
circuit de commande aux éléments rayonnants en passant par les symétriseurs, peut
être réalisé sur un circuit multicouche. En outre, le symétriseur selon l'invention
permet d'obtenir une largeur de bande relativement large, par exemple entre une et
trois octaves.
[0007] Selon une forme particulière de réalisation, le symétriseur comprend, en outre :
■ une quatrième couche conductrice séparée de la première couche conductrice par une
troisième couche de substrat et formant un quatrième plan de masse,
■ une cinquième couche conductrice séparée de la troisième couche conductrice par
une quatrième couche de substrat et formant un cinquième plan de masse, les quatrième
et cinquième couches conductrices formant un blindage électromagnétique des trois
premières couches conductrices.
[0008] La quatrième couche conductrice peut être apte à recevoir l'antenne élémentaire,
le symétriseur comprenant, en outre, un trou métallisé traversant les première, deuxième
et quatrième couches de substrat de manière à relier électriquement le premier point
de connexion dissymétrique à un point d'entrée du symétriseur situé sur la cinquième
couche conductrice, le point d'entrée étant isolé du plan de masse formé sur cette
couche conductrice.
[0009] Le point d'entrée du symétriseur est par exemple formé par un connecteur de type
coaxial.
[0010] Le symétriseur peut en outre comporter deux trous métallisés traversant les première,
deuxième et troisième couches de substrat de manière à relier électriquement chaque
point de connexion symétrique à un point de sortie du symétriseur situé sur la quatrième
couche conductrice, les points de sortie étant isolés du plan de masse formé sur cette
couche conductrice.
[0011] Avantageusement, au moins la première ligne de transmission, ou la cinquième ligne
de transmission, ou les deuxième, troisième et quatrième lignes de transmission sont
courbées de manière à réduire leur encombrement sur la couche conductrice sur laquelle
elles sont formées.
[0012] Au moins une ligne de transmission peut être entourée de trous métallisés reliés
à des plans de masse afin de renforcer l'isolation électromagnétique de cette ligne
de transmission.
[0013] La jonction de symétriseur est par exemple réalisée par une zone d'épargne coupant
la quatrième ligne de transmission.
[0014] Avantageusement, la fréquence prédéterminée est sensiblement égale à la fréquence
centrale de la bande de fréquences de fonctionnement du symétriseur.
[0015] L'invention a également pour objet un ensemble de symétriseurs tels que décrits précédemment,
chaque symétriseur étant apte à alimenter une antenne élémentaire, les antennes élémentaires
formant globalement une antenne réseau, les couches conductrices de chaque symétriseur
formant un même circuit multicouche.
[0016] Les symétriseurs de l'ensemble peuvent être agencés de manière à ce que leurs points
de sortie soient aptes à coïncider avec des points d'alimentation d'une antenne élémentaire.
[0017] L'invention a enfin pour objet un dispositif d'antenne réseau comportant une antenne
réseau formée d'antennes élémentaires comprenant chacune deux éléments rayonnants
et un ensemble de symétriseurs tel que décrit précédemment.
[0018] L'invention sera mieux comprise et d'autres avantages apparaîtront à la lecture de
la description qui va suivre, faite en regard de dessins annexés sur lesquels :
- la figure 1 représente un symétriseur de type Laughlin à topologie conventionnelle
;
- la figure 2 représente un exemple de circuit multicouche sur lequel peuvent être intégrés
un ou plusieurs symétriseurs selon l'invention ;
- la figure 3 représente les différentes couches conductrices du circuit multicouche
par plusieurs vues de dessus ;
- la figure 4 représente une forme particulière de réalisation du symétriseur selon
l'invention dans une vue de dessus ;
- la figure 5 représente un exemple d'antenne réseau à bipolarisation en vue de dessus
;
- la figure 6 représente un ensemble de symétriseurs selon l'invention permettant d'alimenter
l'antenne réseau de la figure 5.
[0019] Un symétriseur, également appelé balun dans la littérature anglo-saxonne, permet
de réaliser une transition graduelle d'impédance entre une impédance d'entrée et une
impédance de sortie. Il permet également d'assurer une transition entre un mode de
propagation dissymétrique et un mode de propagation symétrique. Dans le cadre de l'invention,
le symétriseur permet une transition d'impédance entre l'impédance d'un circuit de
commande, typiquement de 50 ohms, et l'impédance d'éléments rayonnants, de l'ordre
de 190 ohms pour des éléments rayonnants d'une antenne planaire. Il permet en outre
d'alimenter deux éléments rayonnants d'une antenne élémentaire par deux signaux hyperfréquence
en opposition de phase à partir d'un connecteur coaxial. Le symétriseur faisant l'objet
de l'invention s'appuie sur un symétriseur de type Laughlin tel que décrit dans le
document
LAUGHLIN, G. J.: "A New Impedance-Matched Wide-Band Balun and Magic Tee", IEEE Transactions
on Microwave Theory and Techniques, vol. MTT-24, Mars 1976. Il s'appuie en particulier sur la version microruban ("Microstrip balun") de ce
symétriseur.
[0020] La figure 1 représente un symétriseur 10 de type Laughlin à topologie conventionnelle.
Un tel symétriseur est composé de transformateurs quart d'onde à la fréquence centrale
de la bande de fréquences de fonctionnement. Dans la bande L, cette fréquence centrale
f
0 est égale à 1,45 GHz. Le symétriseur 10 comporte six lignes de transmission, notées
11 à 16, d'impédance respective Z11 à Z16. Les lignes de transmission 14 à 16 sont
dédoublées. Autrement dit, elles comportent chacune deux tronçons de ligne, notés
XA et XB, où X désigne l'une des lignes de transmission 14 à 16. Chaque tronçon de
ligne XA et XB a une impédance Z'X deux fois plus faible que l'impédance ZX de la
ligne de transmission à laquelle il appartient. Les lignes de transmission 12 à 15
comportent chacune une extrémité reliée aux autres en un point appelé jonction du
symétriseur 18. L'extrémité libre de la deuxième ligne de transmission 12 est reliée
à une extrémité de la première ligne de transmission 11, l'autre extrémité de la ligne
de transmission 11 formant un point d'entrée dissymétrique IN du symétriseur 10. L'extrémité
libre de la troisième ligne de transmission 13 se termine par un circuit ouvert. L'extrémité
libre de la quatrième ligne de transmission 14 se termine par un court-circuit, les
tronçons de ligne 14A et 14B étant reliés à une masse électrique du symétriseur 10.
L'extrémité libre de la cinquième ligne de transmission 15 est reliée à une extrémité
de la sixième ligne de transmission 16. Plus précisément, l'extrémité libre de chaque
tronçon de ligne 15A et 15B est reliée à une extrémité d'un tronçon de ligne 16A et
16B, respectivement. Les extrémités libres des tronçons de ligne 16A et 16B forment
les points de sortie symétriques, notés OUTA et OUTB, du symétriseur 10. Pour un symétriseur
en bande L, la longueur électrique de chaque ligne de transmission est environ égale
à 29 mm. Le symétriseur 10 présente par conséquent des dimensions sensiblement égales
à 58 mm par 116 mm. Ces dimensions sont incompatibles avec les dimensions d'une maille
d'une antenne réseau fonctionnant dans la bande L, à savoir de l'ordre de 80 mm par
80 mm.
[0021] L'invention propose un symétriseur réalisé à partir d'un circuit multicouche et dont
les dimensions peuvent être compatibles avec les dimensions d'une maille d'une antenne
réseau. La figure 2 représente un exemple de circuit multicouche sur lequel peuvent
être intégrés un ou plusieurs symétriseurs selon l'invention. Pour la suite de la
description, on considère cependant un circuit multicouche comportant un unique symétriseur.
Le circuit multicouche 20 comporte par exemple quatre couches de substrat en matériau
diélectrique. Le matériau diélectrique présente de préférence une faible constante
diélectrique. Ainsi, les lignes de transmission du symétriseur peuvent être réalisées
à partir de pistes métalliques de largeur supérieure au dixième de millimètre tout
en ayant une impédance relativement élevée. En outre, une faible constante diélectrique
permet aux couches de substrat sur lesquelles sont réalisées les lignes de transmission
d'être suffisamment épaisses pour pouvoir y réaliser des trous métallisés. La constante
diélectrique du matériau diélectrique peut différer entre les différentes couches
de substrat afin d'obtenir les impédances souhaitées. Le matériau diélectrique présente
aussi de préférence une tangente d'angle de pertes diélectriques relativement faible
afin de limiter la contribution des pertes matériau aux pertes d'insertion du circuit
multicouche. Enfin, le matériau diélectrique présente de préférence un coefficient
de dilatation thermique selon l'axe d'empilement des couches du circuit relativement
faible. L'axe d'empilement correspond à l'axe des trous métallisés pouvant être réalisés
dans les couches de substrat. Les trous métallisés présentent ainsi une bonne tenue
mécanique face aux variations possibles de température. Chaque couche de substrat
comporte une face dite supérieure, notée YA, et une face dite inférieure, notée YB,
où Y désigne une couche de substrat. Ces faces sont sensiblement planes et parallèles
entre elles. Certaines peuvent être métallisées. La couche métallisée ou couche conductrice
est alors notée YAM ou YBM selon qu'elle est appliquée sur la face supérieure YA ou
inférieure YB de la couche de substrat Y. Une première couche de substrat 21 est métallisée
sur sa face supérieure 21 A de manière à former une première couche conductrice 21
AM. Cette couche conductrice 21 AM peut servir de support pour une antenne réseau.
En particulier, un circuit intégré ou un circuit multicouche comportant des éléments
rayonnants peut être monté sur la couche conductrice 21 AM. La couche conductrice
21 AM forme un premier plan de masse et constitue ainsi un blindage électromagnétique
vis-à-vis de l'antenne réseau. La première couche de substrat 21 est montée sur une
deuxième couche de substrat 22, la face inférieure 21B de la première couche de substrat
21 venant en regard de la face supérieure 22A de la deuxième couche de substrat 22.
La couche de substrat 22 est métallisée sur ses faces supérieure 22A et inférieure
22B de manière à former respectivement des deuxième et troisième couches conductrices
22AM et 22BM. La couche conductrice 22AM forme un deuxième plan de masse dans lequel
sont détourées trois lignes de transmission d'impédances respectives Z1, Z2 et Z3
et de longueur électrique équivalente sensiblement égale au quart de la longueur d'onde
de la fréquence centrale f
0. Autrement dit, la couche conductrice 22AM forme des lignes de transmission et un
plan de masse en dehors de ces lignes de transmission. Les lignes de transmission
sont isolées du plan de masse, par exemple par des zones d'épargne, c'est-à-dire des
zones non métallisées. Les lignes de transmission formées sur la couche conductrice
22AM correspondent aux lignes de transmission 11 à 13 de la figure 1. La couche conductrice
22BM forme un troisième plan de masse dans lequel est détourée une ligne de transmission
d'impédance Z4 correspondant à la ligne de transmission 14 de la figure 1. Cette ligne
de transmission est constituée de deux tronçons de ligne séparés l'un de l'autre à
l'une de leurs extrémités par une jonction de symétriseur et terminés à leur autre
extrémité par un court-circuit avec le troisième plan de masse. Une jonction de symétriseur
est également appelée coupure capacitive. Chaque tronçon de ligne a une impédance
égale à la moitié de l'impédance Z4 et une longueur électrique équivalente sensiblement
égale au huitième de la longueur d'onde de la fréquence centrale f
0. La deuxième couche de substrat 22 est elle-même montée sur une troisième couche
de substrat 23, la face inférieure 22B de la deuxième couche de substrat 22 venant
en regard de la face supérieure 23A de la troisième couche de substrat 23. La couche
de substrat 23 est métallisée sur sa face inférieure 23B afin de former une quatrième
couche conductrice 23BM. Cette couche conductrice 23BM forme un quatrième plan de
masse dans lequel sont détourées deux lignes de transmission d'impédances respectives
Z5 et Z6. Les longueurs électriques équivalentes de ces lignes de transmission sont
chacune sensiblement égales au quart de la longueur d'onde de la fréquence centrale
f
0. Ces lignes de transmission correspondent respectivement aux lignes de transmission
15 et 16 de la figure 1. Bien que l'on considère dans cet exemple un symétriseur comportant
trois lignes de transmission en série formées sur la couche conductrice 22AM et deux
lignes de transmission formées sur la couche conductrice 23BM, le symétriseur selon
l'invention peut comporter un nombre différent de lignes de transmission sur ces couches
conductrices. En particulier, il peut ne comporter que deux lignes de transmission
en série sur la couche conductrice 22AM. Le nombre total de lignes de transmission
du symétriseur, appelé ordre du symétriseur, influe sur le taux d'ondes stationnaires
et les pertes d'insertion du circuit. Plus l'ordre du symétriseur est élevé, plus
le taux d'ondes stationnaires et le module du coefficient de réflexion sont élevés.
Cependant, les pertes d'insertion augmentent également avec l'ordre du symétriseur.
Un compromis est alors nécessaire en fonction de l'application visée.
[0022] Les couches de substrats 21 à 24 peuvent être maintenues entre elles par collage,
par exemple par l'intermédiaire de films collants disposés entre deux couches superposées.
Elles peuvent également être maintenues par des vis traversant des trous non métallisés
réalisés dans les différentes couches de substrat 21 à 24.
[0023] La figure 3 représente les différentes couches conductrices du circuit multicouche
en vue de dessus. Les figures 3a à 3e représentent respectivement les couches conductrices
21 AM, 22AM, 22BM, 23BM et 24BM. La figure 3f illustre l'agencement des différentes
couches conductrices par une projection sur un même plan des lignes de transmission.
[0024] Sur la figure 3b sont représentées les lignes de transmission de la couche conductrice
22AM, notées 31, 32 et 33. La ligne de transmission 32 est reliée par une extrémité
à une extrémité de la ligne de transmission 31 et par son autre extrémité à une extrémité
de la ligne de transmission 33. Les lignes de transmission 31, 32 et 33 sont adaptées
de manière à passer progressivement d'une largeur de ligne à une autre. L'extrémité
libre de la ligne de transmission 31 forme un point de connexion dissymétrique 31IN.
L'extrémité libre de la ligne de transmission 33 se termine par un circuit ouvert.
Avantageusement, les lignes de transmission 31, 32 et 33 sont courbées afin de réduire
leur encombrement dans le plan de la couche conductrice 22AM. Elles sont par exemple
courbées autour d'un point central de la couche conductrice 22AM. Chaque ligne de
transmission 31 à 33 est entourée d'une zone d'épargne permettant de l'isoler du deuxième
plan de masse 22APM formé par la couche conductrice 22AM.
[0025] Sur la figure 3c est représentée la ligne de transmission, notée 34, d'impédance
Z4. Elle est entourée d'une zone d'épargne permettant de l'isoler du troisième plan
de masse 22BPM formé par la couche conductrice 22BM. Les deux tronçons de ligne 34A
et 34B sont séparés l'un de l'autre à l'une de leurs extrémités par une jonction de
symétriseur 34J. La jonction de symétriseur 34J est par exemple réalisée en faisant
couper la ligne de transmission 34 par la zone d'épargne. Les extrémités libres des
tronçons de ligne 34A et 34B se terminent par un court-circuit. En l'occurrence, elles
viennent en contact direct avec le plan de masse 22BPM. La ligne de transmission 34
est formée sur la couche conductrice 22BM de manière à venir en vis-à-vis de la ligne
de transmission 33. Autrement dit, les lignes de transmission 33 et 34 sont dimensionnées
et positionnées de manière à ce que, par projection dans un plan parallèle aux plans
des faces 22A et 22B, elles soient sensiblement confondues, comme illustré sur la
figure 3f. Ce positionnement permet un couplage électromagnétique entre les lignes
de transmission 33 et 34.
[0026] Sur la figure 3d sont représentées les lignes de transmission de la couche conductrice
23BM, notées 35 et 36. La ligne de transmission 35 comporte deux tronçons de ligne
35A et 35B reliés à l'une de leurs extrémités au niveau de la jonction de symétriseur
34J. Les longueurs électriques des tronçons de ligne 35A et 35B sont chacune sensiblement
égales au huitième de la longueur d'onde de la fréquence centrale f
0. La ligne de transmission 35 est formée sur la couche conductrice 23BM de manière
à ce que les tronçons de ligne 35A et 35B viennent respectivement en vis-à-vis des
tronçons de ligne 34A et 34B. Autrement dit, les lignes de transmission 33, 34 et
35 sont dimensionnées et positionnées de manière à ce que, par projection sur un plan
parallèle aux plans des couches conductrices 22AM, 22BM et 23BM, elles soient sensiblement
confondues, comme illustré sur la figure 3f. Ce positionnement permet un couplage
électromagnétique entre, d'une part, les tronçons de ligne 34A et 35A et, d'autre
part, les tronçons de ligne 34B et 35B. Les couches de substrat 22 et 23 peuvent avoir
sensiblement la même épaisseur. Par conséquent, la ligne de transmission 34 se trouve
sensiblement à mi-distance entre les lignes de transmission 33 et 35. Elle forme en
quelque sorte une ligne triplaque. La jonction de symétriseur 34J et le positionnement
relatif de la ligne de transmission 34 par rapport aux lignes de transmission 33 et
35 permet de passer d'un mode de propagation dissymétrique sur une seule ligne, en
l'occurrence la ligne de transmission 33, à un mode de propagation symétrique sur
deux tronçons de ligne, en l'occurrence les tronçons de ligne 35A et 35B. En outre,
la superposition des lignes de transmission 33, 34 et 35 permet de réduire la surface
occupée par le symétriseur. La ligne de transmission 36 comporte également deux tronçons
de ligne 36A et 36B. L'une des extrémités du tronçon de ligne 36A, respectivement
36B, est reliée à l'extrémité libre du tronçon de ligne 35A, respectivement 36B. Les
extrémités libres des tronçons de ligne 36A et 36B forment des points de connexion
symétriques 36OUTA et 360UTB. Dans le mode de réalisation de la figure 3, ces points
de connexion sont reliés à des points de sortie du symétriseur OUTA et OUTB situés
sur la couche conductrice 21 AM. Ils sont reliés par l'intermédiaire de trous métallisés
réalisés dans les couches de substrat 21, 22 et 23. Ces trous métallisés peuvent être
isolés des plans de masse 21APM, 22APM, 22BPM et 23BPM en ménageant des zones d'épargne
sur les couches conductrices correspondantes. Avantageusement, les tronçons de ligne
36A et 36B sont courbés afin de réduire leur encombrement dans le plan de la couche
conductrice 23BM. Selon une forme de réalisation particulièrement avantageuse, ils
sont courbés de manière à s'inscrire dans la surface délimitée par la projection des
lignes de transmission 31, 32 et 33 sur la couche conductrice 23BM, comme représenté
sur la figure 3f. Les tronçons de ligne 36A et 36B sont chacun entourés d'une zone
d'épargne permettant de les isoler du plan de masse 23BPM.
[0027] Dans le mode de réalisation représenté sur la figure 3, le point de connexion 311N
est relié à un connecteur coaxial de type SMA. Le connecteur SMA est monté sur la
couche conductrice 24BM. L'âme centrale du connecteur SMA forme un point d'entrée
IN du symétriseur, comme représenté sur la figure 3e. Le connecteur SMA peut être
connecté à une ligne prismatique afin d'adapter l'impédance d'entrée du symétriseur.
Une ligne prismatique comporte un conducteur électrique central et quatre conducteurs
électriques périphériques parallèles et répartis régulièrement selon un cercle centré
sur le conducteur électrique central. Dans le cadre de l'invention, les conducteurs
électriques peuvent être réalisés par des trous métallisés. Le conducteur électrique
central est relié au point de connexion 31IN, le trou métallisé correspondant traversant
les couches de substrat 22, 23 et 24. Les conducteurs électriques périphériques traversent
les couches de substrat 21 à 24. Des zones d'épargne sont par exemple aménagées sur
les couches conductrice 22AM, 22BM, 23BM et 24BM au voisinage des trous métallisés.
L'impédance caractéristique de la ligne prismatique peut être définie par la relation
:

où d est le diamètre des conducteurs électriques, D est le diamètre du cercle selon
lequel sont répartis les conducteurs électriques et ε
r est la permittivité relative des couches de substrat 21 à 24.
[0028] Les lignes de transmission 31 à 36 sont par exemple réalisées sur les différentes
couches conductrices par gravure. Du fait de la présence du plan de masse 22BPM, les
lignes de transmission 31, 32 et 36 forment des lignes microruban, également appelées
lignes microstrip dans la littérature anglo-saxonne.
[0029] La figure 4 représente une forme particulière de réalisation du symétriseur selon
l'invention dans une vue de dessus du circuit multicouche 20. Selon cette forme de
réalisation, les lignes de transmission 31 à 36 sont entourées de trous métallisés
41 réalisés dans les couches de substrat adjacentes aux couches conductrices sur lesquelles
elles sont formées. Les trous métallisés 41 sont reliés à des plans de masse du circuit
multicouche. Cette forme de réalisation apporte une meilleure isolation électromagnétique
des lignes de transmission.
[0030] Les lignes de transmission 31 à 36 de même que l'épaisseur et la permittivité des
couches de substrat 21 à 24 peuvent être dimensionnées à partir d'un logiciel de simulation
électromagnétique de circuits multicouches. Pour un symétriseur selon l'invention
fonctionnant en bande L, les couches de substrat 22 et 23 ont par exemple une épaisseur
de 254 µm et les couches de substrat 21 et 24 une épaisseur de 762 µm pour une permittivité
relative sensiblement égale à 2,94. Les couches conductrices 21AM, 22AM, 22BM, 23BM
et 24BM ont par exemple une épaisseur de 17,5 µm. La ligne de transmission 31 a alors
une impédance Z1 égale à 61,89 Ω et une largeur moyenne de 300 µm, la ligne de transmission
32 une impédance Z2 égale à 74,21 Ω et une largeur moyenne de 200 µm, et la ligne
de transmission 33 une impédance Z3 égale à 78,97 Ω et une largeur moyenne de 200
µm. Les tronçons de ligne 34A et 34B ont chacun une impédance Z'4 de 30,83 Ω et une
largeur moyenne de 1,2 mm, les tronçons de ligne 35A et 35B une impédance Z'5 de 48,18
Ω et une largeur moyenne de 800 pm, et les tronçons de ligne 36A et 36B une impédance
Z'6 de 84,82 Ω et une largeur moyenne de 200 µm. Avantageusement, la largeur des tronçons
de ligne 35A et 35B, celle des tronçons de ligne 36A et 36B, ou celle de chacun des
tronçons de ligne évolue graduellement au voisinage des points de connexion entre
les tronçons de ligne 35A et 36A d'une part, et entre les tronçons de ligne 35B et
36B d'autre part. L'impédance des tronçons de ligne 35A et 35B est ainsi adaptée graduellement
à celle des tronçons de ligne 36A et 36B.
[0031] Le symétriseur décrit précédemment permet d'alimenter une antenne monopolarisation.
De par son encombrement réduit, il est particulièrement bien adapté aux antennes réseau.
Plusieurs symétriseurs selon l'invention sont alors réalisés sur un circuit multicouche.
Il est notamment possible de satisfaire la contrainte classique de pas du réseau,
à savoir d=λ/2, où d est le pas du réseau et À la longueur d'onde correspondant à
la plus haute fréquence de la bande de fréquences de fonctionnement. Le symétriseur
est également adapté à l'alimentation d'antennes réseau à bipolarisation. Deux symétriseurs
peuvent être superposés ou réalisés sur les mêmes couches d'un circuit multicouche.
Ils permettent l'alimentation d'une antenne selon deux polarisations orthogonales
tout en respectant les dimensions de la maille du réseau. Le faible encombrement des
symétriseurs peut aussi être exploité pour élargir la bande de fréquences d'une antenne
réseau, la bande de fréquences étant répartie sur plusieurs symétriseurs. La figure
5 représente, en vue de dessus, un exemple d'antenne réseau à bipolarisation. L'antenne
réseau 50 comporte 17 éléments rayonnants 51 de type patch disposés suivant une matrice
de 7 lignes par 5 colonnes. Les éléments rayonnants 51 situés dans les coins de la
matrice ne sont alimentés qu'en un point d'alimentation 52. Ils ne sont pas utilisés
dans cet exemple d'antenne. Les autres éléments rayonnants 51 situés à la périphérie
de la matrice sont alimentés en deux points d'alimentation 52. Tous les autres éléments
rayonnants 51 sont alimentés en quatre points d'alimentation 52. Deux éléments rayonnants
adjacents 51 sont alimentés par une ligne d'alimentation symétrique, dite bifilaire,
la ligne d'alimentation étant reliée à deux points d'alimentation 52. Deux éléments
rayonnants adjacents 51 reçoivent ainsi des signaux hyperfréquence en opposition de
phase et forment une antenne élémentaire monopolarisation inclinée soit à - 45°, soit
à +45°. Suivant les lignes d'alimentation utilisées, la polarisation de l'antenne
réseau 50 résultant de tous les éléments rayonnants 51 peut être de -45°, de +45°,
horizontale ou verticale. Sur la figure 5, les éléments rayonnants 51 forment des
carrés. Les éléments rayonnants peuvent néanmoins prendre toute autre forme.
[0032] La figure 6 illustre l'agencement de symétriseurs selon l'invention permettant d'alimenter
les éléments rayonnants 51 de l'antenne réseau 50 représentée sur la figure 5. Le
circuit multicouche 20 comporte vingt symétriseurs 61 représentés sur la figure 6
par une projection sur un même plan de leurs lignes de transmission. Les symétriseurs
61 sont agencés suivant une matrice de quatre lignes par quatre colonnes, complétée
par deux symétriseurs 61 sur la deuxième colonne et deux autres symétriseurs 61 sur
la troisième colonne. Les symétriseurs 61 sont agencés de manière à ce que leurs points
de connexion symétriques OUTA et OUTB coïncident avec des points d'alimentation 52
de deux éléments rayonnants 51 adjacents. Ainsi, chaque symétriseur 61 alimente soit
une antenne monopolarisation inclinée à -45°, soit une antenne monopolarisation inclinée
à +45°.
1. Symétriseur apte à alimenter une antenne élémentaire comportant deux points de connexion
symétriques, le symétriseur (61) comprenant :
■ un connecteur dissymétrique comportant un premier point de connexion dissymétrique
(31 IN) apte à être relié à une âme d'un conducteur électrique et un deuxième point
de connexion dissymétrique apte à être relié à un blindage du conducteur électrique,
■ un connecteur symétrique comportant deux points de connexion symétriques (36OUTA,
36OUTB) aptes à être reliés aux points de connexion de l'antenne élémentaire, et
■ un circuit multicouche (20) comportant au moins trois couches conductrices (22AM,
22BM, 23BM), une première couche de substrat (22) séparant une première et une deuxième
couche conductrices (22AM, 22BM) et une deuxième couche de substrat (23) séparant
la deuxième et une troisième couches conductrices (22BM, 23BM),
- la première couche conductrice (22AM) formant un premier plan de masse (22APM) dans
lequel sont détourées une première et une deuxième lignes de transmission (31, 33)
en série, une première extrémité libre des lignes de transmission (31, 33) formant
le premier point de connexion dissymétrique (31 IN), une deuxième extrémité libre
des lignes de transmission (31, 33) étant de type circuit ouvert,
- la deuxième couche conductrice (22BM) formant un deuxième plan de masse (22BPM)
dans lequel est détourée une troisième ligne de transmission (34) sensiblement en
vis-à-vis de la ligne de transmission (33) terminée par un circuit ouvert de manière
à les coupler électromagnétiquement, la troisième ligne de transmission (34) étant
constituée de deux tronçons de ligne (34A, 34B), une première extrémité d'un premier
tronçon de ligne (34A) étant reliée à une première extrémité du deuxième tronçon de
ligne (34B) par une jonction de symétriseur (34J), les deuxièmes extrémités de chaque
tronçon de ligne (34A, 34B) étant court-circuitées avec le deuxième plan de masse
(22BPM),
- la troisième couche conductrice (23BM) formant un troisième plan de masse (23BPM)
dans lequel sont détourées une quatrième et une cinquième ligne de transmission (35,
36), la quatrième ligne de transmission étant constituée de deux tronçons de ligne
(35A, 35B), chaque tronçon de ligne (35A, 35B) de la quatrième ligne de transmission
(35) étant sensiblement en vis-à-vis d'un des tronçons de ligne (34A, 34B) de la troisième
ligne de transmission (34) de manière à les coupler électromagnétiquement, des premières
extrémités de chaque tronçon de ligne (35A, 35B) de la quatrième ligne de transmission
étant reliées entre elles au niveau de la jonction de symétriseur (34J), la cinquième
ligne de transmission (36) étant constituée de deux tronçons de ligne (36A, 36B),
une extrémité de chacun de ces tronçons de ligne (36A, 36B) étant reliée à l'extrémité
libre de l'un des tronçons de ligne (35A, 35B) de la quatrième ligne de transmission
(35), les extrémités libres des tronçons de ligne (36A, 36B) de la cinquième ligne
de transmission (36) formant les points de connexion symétriques (36OUTA, 36OUTB),
- les lignes de transmission (31-36) étant dimensionnées de manière à ce que les longueurs
électriques équivalentes des première et deuxième lignes de transmission (31, 33),
et les longueurs électriques équivalentes des tronçons de ligne (34A, 34B, 35A, 35B,
36A, 36B) des troisième, quatrième et cinquième lignes de transmission (34, 35, 36)
soient chacune sensiblement égales au quart de la longueur d'onde d'une fréquence
prédéterminée, et de manière à permettre une transition d'impédance prédéterminée
entre le premier point de connexion dissymétrique (31IN) et les points de connexion
symétriques (36OUTA, 36OUTB), le deuxième point de connexion dissymétrique étant connecté
à au moins l'un des plans de masse (22APM, 22BPM, 23BPM).
2. Symétriseur selon la revendication 1 comprenant, en outre :
■ une quatrième couche conductrice (21AM) séparée de la première couche conductrice
(22AM) par une troisième couche de substrat (21) et formant un quatrième plan de masse
(21 APM),
■ une cinquième couche conductrice (24BM) séparée de la troisième couche conductrice
(23BM) par une quatrième couche de substrat (24) et formant un cinquième plan de masse
(24BPM), les quatrième et cinquième couches conductrices (21 AM, 24BM) formant un
blindage électromagnétique des trois premières couches conductrices (22AM, 22BM, 23BM).
3. Symétriseur selon la revendication 2, dans lequel la quatrième couche conductrice
(21 AM) est apte à recevoir l'antenne élémentaire, le symétriseur (61) comprenant,
en outre, un trou métallisé traversant les première, deuxième et quatrième couches
de substrat (22, 23, 24) de manière à relier électriquement le premier point de connexion
dissymétrique (31IN) à un point d'entrée (IN) du symétriseur situé sur la cinquième
couche conductrice (24BM), le point d'entrée (IN) étant isolé du plan de masse (24BPM)
formé sur cette couche conductrice (24BM).
4. Symétriseur selon la revendication 3, dans lequel le point d'entrée (IN) du symétriseur
est formé par un connecteur de type coaxial.
5. Symétriseur selon l'une des revendications 3 et 4 comprenant, en outre, deux trous
métallisés traversant les première, deuxième et troisième couches de substrat (21,
22, 23) de manière à relier électriquement chaque point de connexion symétrique (36OUTA,
36OUTB) à un point de sortie (OUTA, OUTB) du symétriseur situé sur la quatrième couche
conductrice (21 AM), les points de sortie (OUTA, OUTB) étant isolés du plan de masse
(21 APM) formé sur cette couche conductrice (21 AM).
6. Symétriseur selon l'une des revendications précédentes, dans lequel au moins la première
ligne de transmission (31), ou la cinquième ligne de transmission (36), ou les deuxième,
troisième et quatrième lignes de transmission (33, 34, 35) sont courbées de manière
à réduire leur encombrement sur la couche conductrice (22AM, 22BM, 23BM) sur laquelle
elles sont formées.
7. Symétriseur selon l'une des revendications précédentes, dans lequel au moins une ligne
de transmission (31-36) est entourée de trous métallisés reliés à des plans de masse
(21APM, 22APM, 22BPM, 23BPM, 24BPM).
8. Symétriseur selon l'une des revendications précédentes, dans lequel la jonction de
symétriseur (34J) est réalisée par une zone d'épargne coupant la troisième ligne de
transmission (34).
9. Symétriseur selon l'une des revendications précédentes, dans lequel la fréquence prédéterminée
est sensiblement égale à la fréquence centrale de la bande de fréquences de fonctionnement
du symétriseur (61).
10. Ensemble de symétriseurs selon l'une des revendications précédentes, chaque symétriseur
(61) étant apte à alimenter une antenne élémentaire, les antennes élémentaires formant
globalement une antenne réseau (50), les couches conductrices (22AM, 22BM, 23BM) de
chaque symétriseur (61) formant un même circuit multicouche (20).
11. Ensemble de symétriseurs selon la revendication 10, les symétriseurs (61) étant agencés
de manière à ce que leurs points de sortie (OUTA, OUTB) soient aptes à coïncider avec
des points d'alimentation (52) d'une antenne élémentaire.
12. Dispositif d'antenne réseau comportant une antenne réseau (50) formée d'antennes élémentaires
comprenant chacune deux éléments rayonnants (51) et un ensemble de symétriseurs selon
l'une des revendications 10 et 11.