Domaine technique
[0001] L'invention se rattache au domaine des sources électroacoustiques, et plus particulièrement
aux sources destinées à fonctionner en réseaux pour générer des systèmes d'ondes acoustiques
étendues conformées selon des surfaces très précises. La génération de telles ondes
est requise dans les applications de contrôle actif du bruit et de détection ou imagerie,
et à moindre degré dans les applications de reproduction sonore.
[0002] Elle concerne plus particulièrement une structure nouvelle de dipôle électroacoustique,
à l'instar des haut-parleurs non bafflés divers, dont elle se distingue par une fonction
de commande en pression unitaire.
Techniques antérieures
[0003] L'intérêt de l'invention apparaît de la manière la plus évidente dans les applications
de contrôle actif des nuisances sonores, où l'écrantage vis-à-vis d'ondes incidentes
porteuses de nuisances sonores en milieu ouvert conduit à la réalisation de réseaux
maillés de sources de contre-bruit. Ces sources, en provoquant la réflexion au niveau
de la surface immatérielle du réseau, lui confèrent un rôle d'écran, opaque au son.
[0004] Des solutions ont été proposées, comme décrites en particulier dans les documents
DE2139941,
EP 0787340 ou
EP 1 094 444. Les systèmes décrits dans ces documents se référent à l'utilisation de sources acoustiques
monopolaires ou dipolaires constituées par des haut-parleurs usuels commandés de façon
particulière.
[0005] Le problème que pose clairement ce type de source acoustique, qu'il repose sur un
principe de traduction électrodynamique, «électrostatique », ou même piézoélectrique,
est que l'obtention d'une fonction de commande, en débit ou pression acoustique, nécessairement
unitaire pour obtenir la réflexion d'onde précise requise, implique un délai de réponse.
Compte tenu de la structure mécanique de ces sources, à propagation d'ondes mécaniques,
on est conduit en effet pour obtenir une telle réponse, à appliquer au signal de commande
la fonction de transfert inverse de celle du haut-parleur choisi pour en compenser
les pôles liés aux résonances mécaniques, d'où il résulte inévitablement un retard
à la fonction de transfert globale du haut-parleur.
[0006] Ce retard est alors très pénalisant dans la conception des écrans, dans la mesure
où il ne peut être compensé que par la captation des signaux acoustiques portés par
les ondes incidentes de bruit en amont des sources. Le délai d'avance ainsi gagné
variant alors selon les incidences des ondes, l'emploi de haut-parleurs usuels implique
donc de caractériser préalablement ces ondes incidentes, nombreuses et variables selon
les sources de bruit nuisibles, généralement mobiles tels que les moyens de transport,
par des antennes acoustiques adaptées, impliquant des traitements des signaux complexes,
et de toute façon très encombrantes.
[0007] Par ailleurs, l'emploi de sources monopolaires implique de moduler leur débit selon
la composante de la vitesse normale à la surface de l'écran, ce qui impose de mesurer
cette vitesse ; avec des sources dipolaires, il s'agit d'opposer une contre-pression
à la pression incidente acoustique, pression plus facilement accessible à la mesure
avec un microphone.
[0008] On peut également ajouter que les sources monopolaires usuelles sont en fait constituées
de sources fondamentalement dipolaires à deux faces parlantes, que l'on baffle pour
éviter l'action externe de l'une des faces. Il en résulte un accroissement de l'encombrement
pénalisant dans les applications de contrôle actif du bruit notamment, où leur compacité
doit contribuer à la transparence visuelle des écrans.
[0009] Ces différents inconvénients incitent donc naturellement à rechercher une source
dipolaire compacte à fonction de commande intrinsèquement unitaire et sans délai de
réponse.
[0010] Les arguments exposés dans les applications d'écrantage actif du bruit conservent
tout leur intérêt, quoiqu'avec un caractère moins impératif, dans la réalisation de
réseaux de sources acoustiques destinés soit à la détection ou imagerie, soit à la
reproduction sonore, le même principe des sources pouvant s'appliquer à tout milieu
acoustique, qu'il soit gazeux ou liquide.
[0011] Le problème que se propose de résoudre l'invention est donc celui de réaliser des
sources électroacoustiques dipolaires, compactes, à réponse unitaire en pression et
sans délai de réponse.
Exposé de l'invention
[0012] L'invention concerne un dispositif dipolaire de génération d'ondes acoustiques, c'est-à-dire
plus précisément, de couples d'ondes acoustiques de pression opposée, se propageant
dans chaque direction en sens opposé, parallèlement à des surfaces de discontinuité
définies par la géométrie du réseau de sources et les délais respectifs des commandes
appliquées aux sources, elles-mêmes dipolaires.
[0013] Le différentiel de pression résultant de ce couple d'ondes au niveau des surfaces
de discontinuité traduit le couplage de l'écoulement dipolaire variable créé par les
sources proprement dites au milieu acoustique externe.
[0014] Dans ces conditions, ces sources se définissent localement comme des pompes dipolaires,
c'est-à-dire antisymétriques, à deux évents, génératrices d'écoulement dans le fluide
ambiant. Ce fluide, air ou liquide isolant électriquement, peut être considéré comme
incompressible dans les conditions de fonctionnement de la pompe (conditions de champ
proche acoustique) dans le domaine fréquentiel d'emploi du dipôle.
[0015] Le couplage acoustique de cet écoulement est tel que le différentiel de pression
créé sur tels couples d'ondes est strictement proportionnel au différentiel de pression
général qui génère l'écoulement au sein même de la pompe qui constitue la source.
Il est modulé par un facteur de directivité selon la direction des couples.
[0016] L'invention concerne donc plus particulièrement un dispositif de génération d'écoulement
local dipolaire dont on commande le différentiel de pression.
[0017] Conformément à l'invention ce dispositif se caractérise en ce qu'il comporte un ensemble
de parois déformables sensiblement identiques et planes, parallèles, réalisées en
matériau électriquement conducteur. Ces parois sont empilées régulièrement, et avantageusement
séparées par des entretoises, planes et d'épaisseurs égales, de manière à définir
entre elles des volumes successifs, confinés, sensiblement identiques, qui débouchent
alternativement sur deux faces opposées de cet ensemble par des ouvertures appropriées.
[0018] Il comporte également une enceinte qui contient cet ensemble de parois et présente
deux cavités situées en regard des faces où débouchent les ouvertures des volumes
définis, confinées entre les parois. Ces cavités communiquent elles-mêmes avec le
milieu extérieur par deux ouvertures de révolution qui constituent les deux évents
symétriques du dipôle.
[0019] Ce dispositif comporte également des moyens pour appliquer, de façon contrôlée et
variable, un champ électrique entre couples de parois successives, de manière à créer
un différentiel de pression entre couples de volumes contigus, le champ électrique
étant appliqué alternativement à l'un des volumes, à l'exclusion de l'autre, selon
le signe du différentiel de pression à créer. Ce différentiel de pression induit lui-même
une succession d'éloignements et de rapprochements des parois en regard, et donc des
variations de volume opposées qui provoquent l'écoulement dipolaire alterné recherché.
Cet écoulement s'établit à l'extérieur de l'enceinte à travers les deux évents par
lesquels il se referme.
[0020] Autrement dit, le dispositif conforme à l'invention agit en provoquant la déformation
alternée opposée de volumes multiples, débouchant sur deux évents, volumes qui en
se contractant et se dilatant successivement, dans l'espace et dans le temps, aspirent
ou rejettent le fluide qu'ils contiennent, en quantités égales et créent à partir
de ces évents un écoulement externe à potentiel de vitesse, de nature dipolaire, quasi
de révolution.
[0021] Ainsi, le champ électrique appliqué dans un espace inter-paroi fait que les parois
concernées sont alternativement attirées ou non l'une vers l'autre, d'où il résulte
que le volume correspondant diminue d'une quantité égale à celle dont augmente le
volume connexe où le champ n'est pas appliqué. Ces variations donnent donc naissance
à deux écoulements des débits opposés évacués par les deux cavités et les deux évents
respectifs vers l'espace environnant ; ces deux écoulements génèrent ainsi un champ
d'écoulement de révolution externe dont les lignes de courant sortent de l'un des
évents pour rentrer par l'autre.
[0022] On génère ainsi un écoulement à potentiel de structure dipolaire de nature à donner
naissance, de par les lois conjuguées de la mécanique des fluides et de l'acoustique,
à un système de couples d'ondes acoustiques se propageant selon des sens et des signaux
opposés, et dont le plan de discontinuité passe par le centre de symétrie des évents.
Ce dispositif constitue donc à ce titre une source dipolaire acoustique.
[0023] De manière plus précise, le dispositif conforme à l'invention permet de contrôler
par voie électrique le différentiel de pression à l'origine de l'écoulement dipolaire,
et par-là même le différentiel de pression des couples d'ondes acoustiques induites
par cet écoulement.
[0024] Dans le cas particulier d'application du dispositif à l'écrantage antibruit actif,
de tels dispositifs sont distribués en grand nombre, sur une surface plane, selon
un réseau régulier de pas géométrique 'a', de grande envergure. Il en résulte que
l'écoulement de chaque dispositif se trouve idéalement couplé acoustiquement à une
paire d'ondes acoustiques unique, les ondes fondamentales du réseau, seules générées
pour un spectre fréquentiel des signaux acoustiques borné supérieurement à la fréquence
(f
0) de coupure du réseau, soit f
0 # c/a (où 'c' est la célérité du son, et 'a' le pas géométrique du réseau). Ainsi,
en combinant plusieurs dispositifs caractéristiques, disposés en réseau, et pilotés
à partir du même signal de référence, avec des lois de retard respectif appropriées,
il est possible de conformer le couple d'ondes acoustiques émis selon des formes et
inclinaisons réglables.
[0025] Dans ces conditions, en appliquant à l'écoulement à potentiel de vitesse, variable
dans le temps, le théorème de BERNOULLI, ce en suivant une ligne de courant fermée,
quelconque, traversant une seule paroi d'une part, donc deux volumes intérieurs contigus,
et le plan du réseau d'autre part, on établit que le différentiel de pression généré
à l'intérieur du dispositif au travers de la paroi est l'opposé strict du différentiel
de pression résultant entre les deux ondes acoustiques fondamentales créées à la surface
du réseau, en condition d'anti-bruit, c'est-à-dire de débit acoustique total nul.
Il se trouve en effet que le saut des dérivées du potentiel en ces deux points de
traversée se compense par un saut opposé de pression, ce saut de dérivée étant lié
aux ondes d'accélération prenant naissance à la surface du réseau.
[0026] En condition de rayonnement, en espace libre, le différentiel de pression entre les
ondes acoustiques fondamentales générées n'est qu'une fraction définie du différentiel
de pression interne au dispositif, ce du fait de la chute inertielle de pression prenant
naissance dans les écoulements de champ très proche, adaptant ceux du dipôle à ceux
des ondes produites.
[0027] Autrement dit, la fonction de transfert entre les différentiels de pression est unitaire,
ce qui constitue la première propriété fondamentale requise en application antibruit,
et une propriété particulièrement avantageuse dans d'autres applications.
[0028] S'ajoute à cette propriété la deuxième propriété de délai de réponse très réduit
entre ces deux pressions, dans la mesure où la dimension du dispositif, rapportée
à la longueur d'onde acoustique, est suffisamment faible pour pouvoir négliger les
délais de propagation des potentiels: il s'agit d'une deuxième propriété requise en
application antibruit.
[0029] En pratique, du point de vue mécanique, les différentes parois du dispositif sont
délimitées et séparées par des éléments entretoises, étanches, d'épaisseur constante
en forme de U. Les portions ouvertes de ces éléments, empilés tête-bêche, sont alternativement
orientées vers l'une ou l'autre des faces où débouchent les volumes définis entre
les différentes parois, faces elles-mêmes en communication avec l'un ou l'autre des
évents du dipôle.
[0030] Autrement dit, les volumes créés entre les parois sont délimités d'une part, par
les parois elles-mêmes, et d'autre part, par un élément entretoise, assurant à la
fois l'écartement entre les parois et la délimitation de l'espace par lequel le fluide
s'écoulera transversalement, entrant ou sortant selon le mouvement des parois.
[0031] Dans les conditions normales de fonctionnement, le différentiel de pression créé
électriquement entre parois est équilibré par les résistances inertielles cumulées
des écoulements externes au dipôle : écoulements vers les ondes acoustiques et écoulements
de court-circuit direct entre les deux évents ; ce dernier écoulement restant présent
en conditions d'anti-bruit alors que les précédents s'annulent comme déjà mentionné.
[0032] Deux paramètres particuliers interviennent dans le fonctionnement du dispositif :
Les écoulements internes au dispositif sont définis par l'espacement entre parois,
réglé par l'épaisseur des entretoises, et les caractéristiques inertielles des parois
élastiques. Il sont laminaires, régis par les effets d'inertie de manière prépondérante.
Un choix paramètrique adapté permet de minimiser la charge inertielle globale résultante.
[0033] Ensuite, le choix de la matière et de l'épaisseur des parois. L'obtention d'une fonction
de transfert unitaire implique que les parois élastiques aient, dans le domaine de
fréquence acoustique considéré, un comportement inertiel prépondérant, ce qui impose
une première fréquence propre de membrane de la paroi, tendue sur l'entretoise en
U, suffisamment faible par rapport à la fréquence moyenne du spectre. Il en résulte
que le choix du matériau se porte préférentiellement sur un matériau élastomérique
de très faible module d'YOUNG (typiquement de l'ordre de 0,01 GPa), faiblement tendu
sur les entretoises et de faible épaisseur (de l'ordre de quelques dixièmes de mm
).
[0034] Concernant les principes de commande des champs électriques destinés à créer les
tensions mécaniques attractives entre parois, ces tensions étant la source des différentiels
de pression entre volumes contigus, le dispositif regroupe avantageusement les parois
par sous-ensemble de quatre parois. Ces sous-ensembles forment des motifs répétitifs,
juxtaposés, dans lesquels les parois de même rang dans chaque sous-ensemble sont contrôlées
par un même potentiel électrique de commande : soit V
1(t), V
2(t), V
3(t), V
4(t) définis à partir d'un potentiel commun de commande alternatif V
0(t), élaboré lui-même, électroniquement, à partir du signal différentiel de pression
à délivrer par le dispositif, soit ΔP
0(t), en réalisant la fonction suivante :

[0035] Dans ces conditions, sur les parois ordonnées successivement, on peut définir les
potentiels de la manière non exclusive suivante :
Sur la première paroi, V1(t) = 0 , c'est-à-dire que le potentiel reste constant
Sur la troisième paroi, V3(t) = V0(t)
Sur la deuxième paroi, V2(t) = V0(t) x {fonction échelon de HEAVISIDE [+ΔP0(t)]}
Sur la quatrième paroi, V4(t) = Vo(t) x {fonction échelon de HEAVISIDE [-ΔP0(t)]}
[0036] On remarque que Vo(t) est créé à partir de la racine carré du module de la pression
à délivrer pour tenir compte du fait que l'attraction électrostatique obtenue est
proportionnée au carré du champ électrique, ce pour l'impératif de linéarité de la
fonction de transfert. Ainsi, le différentiel de pression des couples d'ondes engendrés
est proportionnel au différentiel de pression de commande ΔP
0(t), et ces deux types de différentiels sont concomitants dans les conditions d'utilisation
du dipôle.
[0037] De plus, les potentiels électriques V
1(t), V
2(t), V
3(t), V
4(t) ne sont pas appliqués directement aux parois car ces parois vibrant, les charges
induites à leur surface ne leur sont pas parfaitement proportionnelles. Ils sont donc
appliqués à travers des circuits électroniques de commande appropriés qui les corrigent
de manière à ce que ce soient les charges électriques injectées qui soient effectivement
proportionnées aux consignes : V2, V
3, V
4, ce de manière à préserver la linéarité de la fonction de transfert. Le différentiel
de pression créé dans les espaces inter-parois présente en effet une amplitude strictement
proportionnelle au carré des champs, donc des charges électriques injectées sur les
parois.
[0038] En pratique, la rigidité diélectrique du milieu définit les potentiels maximaux applicables
et donc l'amplitude maximale du différentiel de pression acoustique que le dispositif
peut délivrer.
[0039] Afin de générer des couples d'ondes acoustiques correspondant à la consigne, le dispositif
peut avantageusement comporter deux capteurs microphoniques, à proximité respectivement
des deux évents, de manière à évaluer le différentiel de pression effectivement généré
et corriger la commande par une boucle électronique de contrôle appropriée.
Descriptif sommaire des figures :
[0040] La manière de réaliser l'invention, ainsi que les avantages qui en découlent ressortiront
bien de la description du mode de réalisation qui suit, à l'appui des figures annexées
dans lesquelles :
- La figure 1 est une vue en perspective sommaire partiellement écorchée, d'un dispositif
conforme à l'invention.
- La figure 2 est une vue en perspective sommaire éclatée de l'ensemble de parois du
dispositif de la figure 1.
- La figure 3 est une vue en coupe longitudinale du dispositif de la figure 1.
- Les figures 4 et 5 sont des vues en coupe schématiques des empilements de parois d'un
dispositif conforme à l'invention, montrés dans deux états de commande opposés.
- La figure 6 est un schéma simplifié montrant la chaîne de commande de l'invention.
Manière de réaliser l'invention
[0041] Tel qu'illustré à la figure 1, le dispositif 1 conforme à l'invention se présente
sous la forme d'une enceinte 2 de révolution présentant deux ouvertures ou évents
circulaires 3,4 disposées symétriquement par rapport au plan médian P. La forme générale
de cette enceinte sera généralement ellipsoïdale, allongée selon l'axe du dipôle telle
que représentée à la figure 1, ou au contraire aplatie selon ce même axe selon les
dimensions du corps actif 10, ou encore adaptée à partir d'une telle forme selon les
applications.
[0042] L'enceinte 2 renferme un ensemble
10 de parois
11, 12, 13, 14 séparées par des éléments entretoises 21, 22, 23. Cet ensemble
10 de parois présente deux faces privilégiées
15, 16, qui débouchent sur deux cavités internes
17,18, rendues étanches de manière interne sur les pourtours de l'ensemble
10, par deux diaphragmes rigides
19 reliant les contours externes des plans
15, 16 et celui de l'enceinte
2.
[0043] Les cavités
17,18 sont coiffées de deux calottes rigides
35,36 qui ferment l'enceinte, tout en présentant à leur embase deux ouvertures circulaires
grillagées, de section adaptée aux écoulements, constituant deux évents
3, 4 qui les mettent en communication avec le milieu extérieur.
[0044] Le dispositif 1 inclut également des moyens de commande électronique
41, répartis dans le volume disponible autour de l'ensemble
10, et en particulier les quatre espaces formés entre l'ensemble
10 de parois et l'enceinte. Ces moyens de commande assurent la génération des potentiels
électriques appliqués aux parois
11, 12, 13, 14.
[0045] Dans la forme illustrée le dispositif comprend également deux capteurs de pression
70, 71 reliés à la commande électronique
41 pour assurer diverses fonctions de commande asservie.
[0046] Tel qu'illustré à la figure 2, l'ensemble 10 de parois est constitué par l'assemblage
de divers éléments. Bien entendu, le nombre de parois représentées à la figure 2 est
volontairement réduit, pour faciliter la compréhension.
[0047] Tout d'abord, les parois à proprement parler, sont constituées de membranes déformables
tendues, conductrices électriquement. Plus précisément, ces membranes sont réalisées
à partir de films de matériau élastomères conducteurs, présentant typiquement un module
de Young sécant de l'ordre de 0,01 GPa, pour une épaisseur de l'ordre de quelques
dixièmes de millimètres, pour un fonctionnement en acoustique aérienne.
[0048] La forme générale de ces membranes peut être comme à la forme illustrée, carrée ou
rectangulaire. Toutefois, l'invention n'est pas limitée à cette géométrie spécifique,
et d'autres formes peuvent être adoptées pour répondre à des considérations d'utilisation
optimale de l'espace intérieur disponible.
[0049] Chacune des parois
11-14 présente une connexion électrique
31-34 permettant, comme il sera expliqué plus loin, la liaison avec des potentiels variables.
[0050] Les différentes membranes
11-14 sont séparées par des éléments entretoises isolants
21-24 d'épaisseur constante, de l'ordre du millimètre en air.
[0051] Plus précisément, chaque élément entretoise présente une forme générale en U, qui
dans la forme illustrée comporte trois branches
55, 56, 57, qui sont disposées sur trois côtés du périmètre des parois
11-14. Bien entendu, dans le cas où ces parois ne possèdent pas une forme carrée, les éléments
entretoises s'étendent sur une partie seulement de leur périmètre, de manière à délimiter
une zone d'ouverture
28 pour relier le volume fermé entre deux parois successives
11, 12 et la cavité
17,18.
[0052] Conformément à l'invention, deux éléments entretoises successifs
21, 22 sont disposés tête-bêche, de telle sorte que leurs ouvertures sont alternativement
orientées sur les deux faces opposées
15, 16 de l'ensemble. Autrement dit, les volumes définis entre les parois
11, 12 et les parois
12, 13 sont ouverts dans des directions opposées.
[0053] Dans une forme qui n'est pas illustrée, il est possible de réaliser une membrane
adhérisée à une entretoise, afin de faciliter en particulier les opérations d'assemblage.
Ainsi, on obtient un ensemble combinant la membrane et l'entretoise en forme générale
de U. Tout d'abord, on réalise l'entretoise par moulage d'un matériau plastique isolant
avantageusement renforcé de fibres, selon une empreinte du profil en U. A partir de
cette entretoise, et d'une cale d'épaisseur s'ajustant dans la partie interne du U,
on réalise une empreinte, qui par pressage et vulcanisation permet d'obtenir la membrane
d'épaisseur requise adhérisée. On observe avantageusement que le retrait du matériau
élastomérique de la membrane, après moulage, confère à la membrane une pré-tension
mécanique favorable.
[0054] Après assemblage, et comme illustré à la figure 3, l'ensemble
10 de membranes comporte donc une succession de volumes
26, 27 qui communiquent avec l'extérieur par des ouvertures
28, 29, orientées sur les faces opposées
16, 15 de l'ensemble en regard des cavités
18,17 de l'enceinte
2.
[0055] Bien entendu, les dimensions et en particulier l'épaisseur des différents éléments
représentés aux figures, ainsi que leur nombre, ne sont donnés qu'à titre illustratif,
et dans le seul but de faire comprendre l'invention. Les dimensions et les nombres
réels peuvent être en particulier nettement différents, en fonction de la nature du
fluide dans lequel travaille le dispositif et des applications, les épaisseurs étant
accrues d'un ordre de grandeur en milieu liquide, et le matériau élastomère devant
être densifié en incorporant des charges adaptées.
[0056] Comme illustré à la figure 4, les différentes parois sont agencées par motifs élémentaires
40 de quatre parois.
[0057] Ainsi, les parois
11, 111, 211 des motifs successifs
40, 140, 240 sont toutes reliées au potentiel commun
V1. De la même façon, les parois
12, 112, 212 sont reliées à un potentiel
V2, les parois
13, 113, 213 au potentiel
V3 et les parois
14, 114 et
214 au potentiel
V4. Une manière d'élaborer ces potentiels en fonction du différentiel de pression de
consigne ΔP
0(t) est décrite à la figure 6.
[0058] Dans l'état représenté à la figure 4, V
1 = 0, V
2 = V
3 =V
0, V
4 = 0, les parois
11, 12 et 13, 14 s'attirent à l'exclusion des autres. Il s'ensuit que le volume
28 expulse du fluide (flèche
R) alors que le volume
29 en aspire (flèche
A).
[0059] Dans l'état représenté à la figure 5, V
1 = 0, V
2 = 0, V
3 = V
4 =V
0, les parois
12, 13 s'attirent ainsi que
14 et 111. Il s'ensuit que le volume
29 expulse du fluide (flèche R) alors que volume
28 en aspire (flèche A).
[0060] Comme illustré sur la figure 6, l'électronique de commande fait que les charges injectées
sur les parois sont proportionnées, en amplitude, à la racine carrée du différentiel
de pression de consigne |ΔP
0(t)|, multiplié ou non par les échelons de HEAVISIDE appropriés de ce différentiel.
Plus précisément, à partir du différentiel de pression de consigne ΔP
0(t)fourni en sortie
601 d'un module de calcul, on évalue
602 le signe de ce différentiel, pour pouvoir le multiplier
603 par le différentiel de pression de consigne ΔP
0(t), et obtenir
604 la valeur absolue |ΔP
0(t)|. Un module
605 détermine la racine carrée de cette valeur absolue, qui détermine le potentiel V
0(t) de commande présent en
607. Cette valeur de potentiel est convertie en une valeur de charge électrique par le
convertisseur
608, charge injectée dans un bus
62 d'alimentation d'un quart des parois.
[0061] Complémentairement, des modules
612, 613 permettent de calculer des fonctions échelon de Heaviside pour les valeurs de ΔP
0(t). Plus précisément le module
612 a pour sortie un signal unitaire pour ΔP
0(t)positif, et nul pour ΔP
0(t) négatif. A l'inverse, le module
613 a pour sortie un signal unitaire pour ΔP
0(t) négatif, et nul pour ΔP
0(t) positif. Ces signaux sont multipliés par des multiplieurs
614,615 pour donner des signaux égaux à +V
0 ou nul en fonction du signe de ΔP
0(t). Ces signaux sont appliqués en entrée des convertisseurs tension/charge
620,621 qui alimentent les bus
63, 64, étant entendu que le bus
61 reste à un potentiel nul et que le bus
62 est commandé comme exposé ci-avant.
[0062] Il résulte de ce qui précède que l'invention possède les avantages de permettre de
générer des ondes acoustiques dont la pression est la réplique fidèle et quasi instantanée
d'un signal électrique de commande, ce par un dispositif compact, relativement simple
à réaliser, le même principe pouvant s'appliquer à d'autres milieux fluides aussi
bien liquides que gazeux.
[0063] Ce dispositif fonctionne par génération d'un écoulement variable entre parois multiples
et par la constitution d'un champ d'écoulement externe, de révolution, à caractère
dipolaire. Le volume total de fluide expulsé par les espaces inter-parois en diminution
de volume, à l'évent correspondant, se retrouve en effet aspiré, en quantité égale,
à l'évent opposé, par les espaces contigus en augmentation de volume.
[0064] Cet écoulement dipolaire variable a la propriété de générer un système de couples
d'ondes acoustiques de pressions opposées, se propageant elles-mêmes en sens opposés,
ces pressions étant la réplique fidèle et quasi instantanée des pressions créées électriquement
dans les espaces contigus définis entre les parois.
[0065] Bien entendu, tous les éléments constitutifs évoqués peuvent être adaptés au milieu
fluide particulier, électriquement isolant, dans lequel le dipôle est appelé à fonctionner
: gaz ou liquide, et ce en fonction de divers paramètres de ce milieu, tels qu'en
particulier sa densité, la célérité des ondes acoustiques, ainsi que la gamme de fréquence
d'utilisation, qui conditionne en particulier la largeur totale et le nombre des entretoises
et des membranes.
1. Schallwellenerzeugungsvorrichtung (1),
dadurch gekennzeichnet, dass sie aufweist:
▪ eine Einheit (10) aus verformbaren, parallelen Wänden (11-14), die aus einem elastischen,
elektrisch leitenden Material hergestellt sind, wobei die Wände zwischen sich aufeinanderfolgende
Volumina (28, 29) definieren, die sich abwechselnd an zwei entgegengesetzten Flächen
(15, 16) der Einheit (10) öffnen, wobei die Mittellotebene (P) der zwei Flächen (15,
18) eine Symmetrieebene bildet;
▪ eine starre Umhüllung (29), welche die Einheit (10) aus Wänden enthält und zwei
rotationssymmetrische Hohlräume (17, 18) gegenüber den Flächen (15, 16) aufweist,
wo sich die zwischen den Wänden der Einheit (10) definierten Volumina (28, 29) öffnen,
wobei sich die Hohlräume ihrerseits jeweils über eine Öffnung oder einen Luftaustritt
(3, 4) zum umgebenden Raum öffnen;
▪ Mittel (41) zum gesteuerten Anlegen variabler elektrischer Potentiale an die Wände,
die in sich wiederholenden Teileinheiten von Wänden gruppiert sind, wobei die Potentiale
dazu konzipiert sind, auf alternierende Weise elektrische Felder in jedem zweiten
Zwischenwandraum zu erzeugen.
2. Vorrichtung nach Anspruch 1, dadurch gekennzeichnet, dass die verschiedenen Wände (11-14) durch U-förmige Abstandhalterelemente (21-24) getrennt
sind, wobei die offenen Abschnitte der Abstandhalterelemente (21-24) abwechselnd zur
einen oder anderen der Flächen (15, 16) ausgerichtet sind, wo sich die zwischen den
Wänden der Einheit (10) definierten Volumina (28, 29) öffnen.
3. Vorrichtung nach Anspruch 1, dadurch gekennzeichnet, dass die sich zum umgebenden Raum öffnenden Öffnungen (3, 4) kreisförmig und in Bezug
auf die Mittellotebene symmetrisch sind.
4. Vorrichtung nach Anspruch 1, dadurch gekennzeichnet, dass die Wände durch identische Teileinheiten (40, 140, 240) aus vier Wänden zusammengestellt
sind, wobei die Wände mit derselben Position in den verschiedenen Teileinheiten an
dieselben Steuerpotentiale angeschlossen sind.
5. Vorrichtung nach Anspruch 1, dadurch gekennzeichnet, dass sie Steuereinrichtungen (41) umfasst, die sich dazu eignen, die an die Wände anzulegenden
variablen elektrischen Potentiale zu erzeugen, wobei die Potentiale ihrerseits dazu
ausgelegt sind, die geeigneten elektrischen Ladungen in die Wandteileinheiten einzuleiten.
6. Vorrichtung nach Anspruch 1, dadurch gekennzeichnet, dass die Wände aus einem leitenden Elastomermaterial hergestellt sind.
7. Vorrichtung nach Anspruch 1, dadurch gekennzeichnet, dass sie an der Luftaustrittsachse zwei symmetrische Druckfühler (70) aufweist, die in
der Lage sind, die Druckdifferenz von erzeugtem Schall auszuwerten, und die an die
Steuereinrichtungen (41) angeschlossen sind.
8. Anlage mit mehreren Vorrichtungen nach einem der vorhergehenden Ansprüche, die in
einem Netz angeordnet und ausgehend vom selben Bezugssignal mit jeweiligen geeigneten
Verzögerungsgesetzen gesteuert werden, um den Paaren von Schallwellen zu entsprechen,
die entsprechend einstellbarer Formen und Einfallswinkel abgegeben werden.