[0001] L'invention a trait à un fauteuil roulant, tel que classiquement utilisé pour permettre
à une personne handicapée de se déplacer par rapport au sol ou d'adopter différentes
positions telles qu'assis, débout ou couché, en fonction de son occupation et/ou de
sa pathologie.
[0002] De tels fauteuils roulants sont, utilisés, par exemple, par les myopathes et les
personnes paraplégiques.
[0003] Les fauteuils roulant connus sont souvent équipés d'un ensemble de motorisation comprenant
un ou plusieurs moteurs électriques permettant au fauteuil de se déplacer sur le sol,
ainsi que plusieurs vérins électriques permettant de mouvoir les parties constitutives
du fauteuil les unes par rapport aux autres.
[0004] Les utilisateurs de ces fauteuils peuvent avoir la colonne vertébrale déformée par
leur pathologie. Ainsi, il n'est pas rare qu'un utilisateur d'un tel fauteuil présente
une scoliose, une lordose ou une cyphose importante. Dans ce cas, il est connu d'adapter
le dossier d'un fauteuil roulant en le moulant à la forme du dos de l'utilisateur.
Ceci requiert des étapes de prise de forme et de moulage relativement complexes qui
nécessitent plusieurs rendez-vous et retardent la mise à disposition d'un fauteuil
pour un utilisateur. En outre, en cas de changement de taille, dans le cas d'un enfant,
ou en cas d'évolution de la pathologie, il convient de mouler un nouveau dossier,
ce qui est à la fois long et onéreux. Enfin, si un fauteuil doit être utilisé successivement
par plusieurs personnes, différents moulages de dossiers doivent être réalisés. Ceci
est à la fois onéreux et consommateur de temps.
[0005] Il est connu de
EP-A-2 070 501 de réaliser un dossier de fauteuil roulant à partir de trois sous-ensembles formés
par des bandes déformables. Ces bandes comportent une partie médiane plane qui ne
peut pas être adaptée à la morphologie ni à la pathologie de l'utilisateur. Le confort
d'un fauteuil équipé d'une telle structure est donc limité.
[0006] C'est à ces inconvénients qu'entend plus particulièrement remédier l'invention en
proposant un nouveau fauteuil roulant qui peut être aisément adapté à son utilisateur,
en tenant compte de sa taille et de sa pathologie.
[0007] A cet effet, l'invention concerne un fauteuil roulant comprenant au moins un châssis
équipé d'organes de liaison au sol, une assise supportée par ce châssis et un dossier
dont la hauteur est parallèle à un premier axe et dont la largeur est parallèle à
un deuxième axe perpendiculaire au premier. Selon l'invention, le dossier comprend
au moins trois sous-ensembles repartis sur la hauteur du dossier, alors que la position
de chaque sous-ensemble, parallèlement à un troisième axe perpendiculaire aux deux
premiers axes, est réglable indépendamment de celle des autres sous-ensembles et alors
que chaque sous-ensemble est constitué de deux volets articulés, l'un par rapport
à l'autre et indépendamment l'un de l'autre, autour d'un axe commun parallèle au premier
axe.
[0008] Grâce à l'invention, le réglage en position des différents sous-ensembles parallèlement
au troisième axe permet d'ajuster la configuration du dossier à une cyphose ou à une
lordose de l'utilisateur, sans avoir à mouler le dossier. Le fait que chaque sous-ensemble
est constitué de deux volets articulés permet de positionner ces deux volets l'un
par rapport à l'autre pour s'adapter à la morphologie et à la pathologie de l'utilisateur,
notamment en cas de scoliose, également sans avoir à mouler le dossier.
[0009] Selon des aspects avantageux mais non obligatoires de l'invention, un tel fauteuil
peut incorporer une ou plusieurs des caractéristiques suivantes, prises dans toute
combinaison techniquement admissible :
- Certains au moins des sous-ensembles précités sont articulés, par rapport à un châssis
du dossier, autour d'un axe parallèle au deuxième axe.
- Le dossier comprend un châssis principal articulé par rapport à l'assise autour d'un
axe parallèle au deuxième axe, ainsi qu'un châssis auxiliaire mobile en translation
par rapport au châssis principal, parallèlement au premier axe, alors que les sous-ensembles
sont montés sur le châssis auxiliaire.
- Trois platines sont montées sur le châssis auxiliaire et un sous-ensemble est monté
sur chaque platine par des moyens mécaniques réglables permettant d'ajuster la position
de ce sous-ensemble par rapport à la platine, parallèlement au troisième axe.
- Les moyens de montage d'un sous-ensemble sur la platine correspondante comprennent
des tiges appartenant à ce sous-ensemble, ces tiges étant engagées, avec possibilité
de translation parallèlement au troisième axe, dans des lumières de la platine, alors
que des moyens permettent d'immobiliser de façon réversible chaque tige dans la lumière
correspondante.
- Les lumières de certaines platines au moins sont oblongues, avec leur plus grande
dimension parallèle au premier axe, alors que les moyens d'immobilisation sont compatibles
avec le pivotement des tiges d'un sous-ensemble autour d'un axe parallèle au deuxième
axe pendant que les tiges sont engagées dans les lumières.
- Le dossier comprend un actionneur de positionnement du châssis auxiliaire par rapport
au châssis principal, ainsi que des moyens de guidage en translation du châssis auxiliaire
par rapport au châssis principal, parallèlement à cet axe.
- Chaque sous-ensemble comprend une plaque de base sur laquelle sont articulés les deux
volets, autour d'un axe commun parallèle au premier axe, alors que des moyens indépendants
de réglage de l'orientation angulaire d'un volet sont intercalés entre chaque volet
et la plaque de base.
- Le fauteuil comprend des moyens paramétrables de réglage de la hauteur, mesurée parallèlement
au premier axe, d'un dégagement sacral défini entre l'assise et le dossier.
- L'actionneur mentionné ci-dessus est un vérin électrique et appartient aux moyens
paramétrables de réglage de la hauteur du dégagement sacral.
[0010] L'invention sera mieux comprise et d'autres avantages de celle-ci apparaîtront plus
clairement à la lumière de la description qui va suivre d'un mode de réalisation d'un
fauteuil roulant conforme à son principe, donnée uniquement à titre d'exemple et faite
en référence aux dessins annexés dans lesquels :
- la figure 1 est une vue en perspective, par l'avant, d'un fauteuil roulant conforme
à l'invention ;
- la figure 2 est une vue de côté, dans le sens de la flèche Il à la figure 1, de l'assise
et du dossier du fauteuil de la figure 1 ;
- la figure 3 est une vue analogue à la figure 2 dans une deuxième configuration d'utilisation
;
- la figure 4 est une vue du fauteuil, de même côté que les des figures 1 et 2, dans
une troisième configuration d'utilisation ;
- la figure 5 est une vue de face des parties du fauteuil représenté aux figures 2 et
3 après retrait partiel des coussins d'habillage du dossier et alors que les accoudoirs
sont dans une autre position ;
- la figure 6 est une vue en perspective de la partie du fauteuil représenté à la figure
5, de dessus et par l'arrière ;
- la figure 7 est une vue, à plus grande échelle et avec arrachement partiel d'un montant,
du détail VII à la figure 6 ;
- la figure 8 est une vue en perspective éclatée, par l'arrière, d'une partie des éléments
du fauteuil représenté à la figure 6 ;
- la figure 9 est une coupe selon le plan IX à la figure 7 ;
- la figure 10 est une vue en perspective des éléments du fauteuil représenté aux figures
5 à 8 dans une autre configuration d'utilisation ; et
- la figure 11 est une vue de côté comparable à la figure 2 lorsque le fauteuil est
en configuration de maintien d'un utilisateur en position debout.
[0011] Le fauteuil 2 représenté sur les figures comprend un ensemble de motorisation 4 comprenant
deux moteurs électriques non représentés alimentés par des batteries d'accumulateurs
disposées sous un capotage et supportés par un châssis 6 partiellement visible à la
figure 1 car habillé par des éléments de carrosserie. Les moteurs entraînent des roues
7 dites motrices supportées par le châssis 6. Le châssis 6 supporte également des
roues avant folles 8 de passage d'obstacle et des roues 9 arrière anti-basculement.
[0012] Le fauteuil 2 comprend une assise 10 recouverte par un coussin 12. Le fauteuil 2
comprend également un dossier 20 qui s'étend au-dessus de l'assise 10, parallèlement
à un axe Z qui définit sa hauteur. Cet axe Z est globalement vertical mais peut comporter
une composante horizontale, en fonction de l'orientation du dossier 20 par rapport
à l'assise 10.
[0013] Selon un aspect représenté uniquement à la figure 10, le fauteuil 2 peut être équipé
d'un appui-tête supporté par le dossier 20.
[0014] L'accoudoir gauche 42 du fauteuil 2 est pourvu d'un organe de pilotage 50, de type
joystick, et d'un écran de contrôle 60. L'autre accoudoir 41 en est dépourvu. Selon
le choix de l'utilisateur, les éléments 50 et 60 peuvent, en variante, être montés
sur l'accoudoir 41. Les éléments 50 et 60 ne sont pas représentés sur toutes les figures,
pour la clarté du dessin.
[0015] La hauteur H20 du dossier 20 est mesurée, par rapport à la surface supérieure 126
de l'assise 10, parallèlement à l'axe Z. La largeur 120 du dossier 20 est mesurée
selon un axe Y perpendiculaire à l'axe Z et parallèle au bord arrière 122 du coussin
12.
[0016] On note Y20 l'axe d'articulation du dossier 20 par rapport à l'assise 10. Les axes
Y et Y20 sont parallèles.
[0017] Le dossier 20 comprend un châssis principal mécano-soudé 21 qui est articulé sur
le châssis 11 de l'assise 10 autour de l'axe Y20.
[0018] Le dossier 20 comprend trois sous-ensembles 22, 24 et 26 qui sont repartis sur la
hauteur du dossier 20, le long de l'axe Z. Le sous-ensemble 26 est le plus proche
de l'assise 10, alors que le sous-ensemble 22 en est le plus éloigné et que le sous-ensemble
24 est disposé, le long de l'axe Z, entre les sous-ensembles 22 et 26.
[0019] Comme il ressort notamment des figures 5, 6, 8 et 10, le sous-ensemble 22 comprend
deux volets 221 et 222 recouverts par un habillage commun en mousse 223. De la même
façon, chaque sous-ensemble 24 ou 26 comprend deux volets 241, 242 ou 261, 262 et
un habillage commun 243 ou 263.
[0020] Les sous-ensembles 22, 24 et 26 ne sont pas jointifs en ce sens qu'il existe deux
espaces E et E', respectivement entre le bord inférieur du sous-ensemble 22 et le
bord supérieur du sous-ensemble 24 et entre le bord inférieur du sous-ensemble 24
et le bord supérieur du sous-ensemble 26.
[0021] Dans la présente description, on considère le fauteuil 2 dans la configuration d'utilisation
de la figure 1 et une partie ou un objet est qualifié de « supérieur », s'il est orienté
vers le haut dans cette configuration et de « inférieur », s'il est orienté vers le
bas. Ainsi, une partie inférieure du dossier 20 est orientée vers l'assise 10, alors
qu'une partie supérieure est orientée à l'opposé de cette assise.
[0022] Deux rails 211 et 212 parallèles à l'axe Z sont fixés sur le châssis principal 21.
Le châssis principal 21 supporte un vérin électrique 214 qui attaque une bielle 216
articulée sur le châssis 11 de l'assise 10 autour de l'axe Y20. Ainsi, le vérin 214
constitue un actionneur permettant de contrôler la position angulaire du châssis principal
21, et par la même du dossier 20, autour de l'axe Y20.
[0023] Un châssis auxiliaire 23 est monté mobile sur le châssis principal 21 et comprend
à cet effet des patins 232 destinés à glisser le long des rails 211 et 212. Un vérin
électrique 234 s'étend entre une patte 215 fixée au châssis principal 21 et un étrier
235 fixé au châssis 23. Ainsi, le vérin 234 constitue un actionneur permettant de
commander la translation du châssis auxiliaire 23 le long des rails 211 et 212, c'est-à-dire
la position du châssis 23 parallèlement à l'axe Z, comme représenté par la double
flèche F1.
[0024] Le châssis auxiliaire 23 comprend deux montants 231 entre lesquels sont disposées
trois platines 2332, 2334 et 2336. Les platines 2332, 2334 et 2336 sont identiques
et immobilisées sur les montants 231 par des vis non représentées. Plusieurs orifices
sont prévus le long des montants 231 pour la réception de ces vis, de sorte que la
position des platines 2332, 2334 et 2336 le long des montants 231 est réglable. Le
châssis 23 est constitué des éléments 231, 2332, 2334 et 2336.
[0025] Deux lumières 2352 sont ménagées sur la platine 2332 et ont une forme oblongue, avec
leur plus grande dimension H2352 orientée parallèlement à l'axe Z.
[0026] A proximité des lumières 2352 sont disposés, sur la platine 2332, des supports 2362
qui s'étendent perpendiculairement à la platine et dans lesquels sont montées des
vis d'articulation 2372. Les supports 2362 sont soudés sur la platine 2332.
[0027] Aux figures 7 et 8, seule une lumière 2352 est visible, par arrachement d'un des
montants 231 du châssis 23. L'autre lumière est masquée par le support 2362 représenté
sur la droite de la platine 2332 à la figure 8. La platine 2332 est symétrique par
rapport à un axe parallèle à l'axe Z et passant par son centre géométrique.
[0028] Les têtes des vis d'articulation 2372 définissent des orifices 2382 de passage et
de coincement de tiges 2441 et 2442 solidaires d'une plaque de base rigide 224 appartenant
au sous ensemble 22. Les tiges 2441 et 2442 sont perpendiculaires à la plaque de base
224.
[0029] Les dimensions des orifices 2382 sont compatibles avec un coulissement des tiges
2241 et 2242 selon leur axe longitudinal, tant que les écrous 2392 de serrage des
vis 2372 sur les supports 2362 ne sont pas serrés.
[0030] De la même façon, la platine 2334 est équipée de lumières de passage de tiges 2441
et 2442 solidaires d'une plaque de base 244 appartenant au sous-ensemble 24. La platine
2336 est pourvue de lumières de passage de tiges 2641 et 2642 solidaires d'une plaque
de base 264 appartenant au sous-ensemble 26.
[0031] Des supports et des vis d'articulation analogues aux éléments 2362 et 2372 sont respectivement
prévus sur les platines 2334 et 2336 et certains de ces éléments sont repérés par
les références 2364, 2366, 2374 et 2376 sur les figures.
[0032] Les platines 2332, 2334 et 2336 permettent respectivement de supporter les sous-ensembles
22, 24 et 26 par rapport au châssis 23.
[0033] Avant serrage des vis 2372 et équivalentes au moyen des écrous correspondants 2392
et équivalents, il est possible de faire coulisser les tiges 2241, 2242, 2441, 2442,
2641, 2642 dans les lumières correspondantes, 2352 et équivalentes, des platines 2332,
2334 et 2336. Ceci permet d'ajuster, parallèlement à un axe X perpendiculaire aux
axes Y et Z, la position de chacun des sous-ensembles 22, 24 et 26 par rapport à la
structure de support du dossier 20 constituée par les châssis 21 et 23 et leurs accessoires.
[0034] Ainsi, la position des sous-ensembles 22, 24 et 26 peut être adaptée à la morphologie
et à la pathologie de l'utilisateur.
[0035] Comme représenté à la figure 2, les faces avant des habillages 223, 243 et 263, c'est-à-dire
les faces de ces habillages tournées à l'opposé des châssis 21 et 23, peuvent être
alignées, dans le cas où la colonne vertébrale de l'utilisateur doit être supportée
en étant sensiblement verticale et rectiligne, comme représenté par la ligne en traits
mixes C à la figure 2.
[0036] Dans le cas où l'utilisateur présente une lordose, il est possible de positionner,
le long de l'axe X, le sous-ensemble 24 plus prêt du bord avant 124 du coussin 12
que les sous-ensembles 22 et 26. On est alors dans la configuration en traits pleins
de la figure 3 qui permet de soutenir la colonne vertébrale C de l'utilisateur en
position lordosée.
[0037] Dans le cas contraire où l'utilisateur présente une cyphose, il est possible de disposer
les sous-ensembles 22 et 24, le long de long de l'axe X, plus près du bord avant 124
du coussin 12 que le sous-ensemble 24. On est alors à la configuration de la figure
4 où la colonne vertébrale C de l'utilisateur peut être supportée efficacement en
position de cyphose.
[0038] Ainsi, le réglage individuel de chaque sous-ensemble 22, 24 et 26 parallèlement à
l'axe X permet d'adapter la configuration du dossier 20 à la colonne vertébrale de
l'utilisateur. Ce réglage est effectué, pour chaque sous-ensemble, de façon indépendante
des autres sous-ensembles.
[0039] Par ailleurs, les lumières prévues dans la patine 2336 sont oblongues, avec leur
plus grande dimension parallèle à l'axe Z, comme les lumières 2352 ménagées dans la
platine 2332.
[0040] Ainsi, avant serrage des vis d'articulation 2372 et 2376, il est possible de faire
pivoter les sous-ensembles 22 et 24 chacun autour d'un axe Y22 ou Y26 qui est parallèle
à l'axe Y20 et qui est constitué par l'axe des vis 2372, pour l'axe Y22, et par l'axe
des vis 2376, pour l'axe Y26.
[0041] Il est ainsi possible de faire passer les sous-ensembles 22 et 26 de la position
représentée en traits pleins à la position représentée en traits mixtes à la figure
3, afin de « suivre » la géométrie du dos de l'utilisateur de façon plus précise,
et d'apporter ainsi un meilleur confort.
[0042] Cette possibilité de pivotement des sous-ensembles 22 et 26 autour des axes Y22 et
Y26 existe indépendamment de la position des sous-ensembles 22, 24 et 26 le long de
l'axe X.
[0043] Dans l'exemple représenté, les lumières prévues dans la platine 2334 sont circulaires,
de sorte qu'il n'est pas prévu de possibilité d'articulation autour d'un axe passant
par le centre des vis 2374. Toutefois, en variante, ces lumières peuvent être également
oblongues, ce qui permet de prévoir également une possibilité de réglage de la position
du sous-ensemble 24 en rotation autour d'un axe parallèle à l'axe Y20.
[0044] Les volets 221 et 222 sont articulés sur la platine 224 autour d'un axe Z22 parallèle
à l'axe Z. Il est ainsi possible de faire pivoter chacun des volets 221 et 222 autour
de cet axe Z22, comme représenté par les flèches P21 et P22 à la figure 10.
[0045] Le contrôle de la position angulaire du volet 221 autour de l'axe Z22 est obtenu
par un système comprenant un étrier 2811, formé par une tôle pliée à section en U
à fond plat et fixé au volet 221 par son fond, ainsi qu'une tige filetée 2821 supportée
par des paliers 2831 solidaires de l'étrier 2811 et autour de laquelle est monté un
écrou 2841 qui est prisonnier et qui attaque une bielle 2851 articulée sur un étrier
2861 solidaire de la plaque de base 224. Ainsi, le contrôle de la position angulaire
de la tige 2821 permet de déplacer l'écrou 2841 le long de cette tige et de faire
pivoter l'étrier 2811 et le volet 221 autour de l'axe Z22.
[0046] De la même façon, la position angulaire du volet 222 par rapport à l'axe Z22 est
obtenue grâce à un étrier 2812, à une tige filetée 2822, à des paliers 2832, à un
écrou prisonnier 2842, à une bielle 2852 et à un étrier 2862 solidaire de la plaque
224.
[0047] L'axe Z22 est ainsi un axe, commun aux volets 221 et 222, de pivotement P21 ou P22
par rapport à la plaque de base 224.
[0048] Selon une variante non représentée de l'invention, l'étrier de support des tiges
filetées pourrait être solidaire de la plaque de base 224, alors que les parties seraient
solidaires des volets 221 et 222. Ceci constitue une solution miroir par rapport à
celle représentée à la figure 9.
[0049] Ces systèmes d'ajustement permettent de commander, indépendamment l'une de l'autre,
les positions des volets 221 et 222 autour de l'axe Z22.
[0050] De la même façon, les volets 241 et 242 sont articulés, par rapport à la plaque 244
et l'un par rapport à l'autre, autour d'un axe Z24 parallèle à l'axe Z, alors que
les volets 261 et 262 sont articulés, par rapport à la plaque 264 et l'un par rapport
à l'autre, autour d'un axe Z26 parallèle à l'axe Z. Les flèches P41, P42, P61 et P62
représentent les possibilités de pivotement des volets 241, 242, 261 et 262 autour
des axes Z24 et Z26. Les mouvements de pivotement des volets 241, 242, 261 et 262
sont indépendants les uns des autres.
[0051] Lorsqu'on cesse d'agir sur les tiges filetées 2821, 2822 et équivalentes, les écrous
2841 et 2842 et équivalents sont immobilisés le long de ces tiges et les volets 221,
222, 241, 242, 261 et 262 sont immobilisés en rotation autour des axes Z22, Z24 et
Z26 car les systèmes de commande en rotation constituent des transmissions irréversibles.
[0052] En pratique, les axes Z22, Z24 et Z26 sont confondus en configuration montée du dossier
20. Ceci n'est toutefois pas obligatoire.
[0053] Le pilotage de l'orientation de chacun des volets 241, 242, 261 et 262 autour de
leurs axes d'articulation respectifs Z24 et Z26 est indépendant, comme expliqué précédemment
au sujet des volets 221 et 222.
[0054] Le dossier 20 peut ainsi être considéré comme constitué de trois sous-ensembles 22,
24 et 26 réglables indépendamment parallèlement à l'axe X et constitués chacun de
deux volets ou « pétales » dont la position angulaire autour des axes Z22, Z24 et
Z26 peut être ajustée de façon indépendant, ceci de façon à suivre au mieux la géométrie
du dos et de la colonne vertébrale de l'utilisateur.
[0055] Grâce aux possibilités d'ajustement résultant du degré de liberté en translation
de chaque sous-ensemble 22, 24 ou 26 parallèlement à l'axe X, du degré de liberté
en pivotement des sous-ensembles 22 et 26 autour des axes Y22 et Y26 et du degré de
liberté en pivotement des volets ou pétales 221, 222, 241, 242, 261 et 262 autour
des axes Z22, Z24 et Z26, le dossier 20 peut être configuré précisément en fonction
de la morphologie de l'utilisateur, sans avoir recours à un moulage. Ceci permet un
gain de temps et facilite l'adaptation du dossier 20 à la croissance de l'utilisateur
ou à l'évolution de sa pathologie. En effet, il demeure possible d'agir sur les tiges
filetées 2821, 2822 et équivalentes pour modifier l'orientation des volets autour
des axes Z22, Z24 et Z26. Par ailleurs, il demeure possible de desserrer les écrous
des vis d'articulation 2372, 2374 et 2376 pour permettre le réglage de la position
des sous-ensembles 22, 24 et 26 en translation selon l'axe X ou en rotation autour
des axes Y22 et Y26.
[0056] La figure 10 montre le cas où les volets 221, 222, 241, 242, 261 et 262 sont pivotés
autour des axes Z22, Z24 et Z26 pour conférer une certaines concavité au dossier 20,
afin d'épouser la forme du dos de l'utilisateur.
[0057] Lorsqu'il convient de verticaliser l'utilisateur, c'est-à-dire de l'amener dans une
configuration proche de la configuration debout, il convient de minimiser au maximum
les frottements sur le dos de l'utilisateur, à la fois pour une question de confort
et pour éviter de le « déshabiller » en cours du déploiement du fauteuil.
[0058] On considère un dégagement sacral D défini entre, d'une part, la surface supérieure
126 du coussin 12 au voisinage du bord 122, et, d'autre part, le bord inférieur 2632
de l'habillage 263. Ce dégagement sacral D permet de recevoir les fesses et le bas
du dos d'un utilisateur, sans exercer une pression trop importante sur cette partie
de son anatomie.
[0059] On note HD
1 la hauteur du dégagement sacral D, mesurée parallèlement à l'axe Z, en configuration
assise du fauteuil 2.
[0060] Si cette hauteur est conservée constante lors de la verticalisation d'un utilisateur,
dans la mesure où celui-ci vient en appui, par ses pieds, sur des repose-pieds 30
prévus sur l'avant du fauteuil, l'utilisateur tend à glisser vers le bas par rapport
au dossier 20. Pour limiter ce mouvement de glissement relatif, le vérin 234 est piloté,
lors de la verticalisation d'un utilisateur, pour réduire la hauteur du dégagement
sacral D jusqu'à une valeur HD
2 inférieure à la valeur HD
1.
[0061] Ainsi, le fait d'installer les sous-ensembles 22, 24 et 26 sur le châssis auxiliaire
23 et de commander le déplacement de ce châssis auxiliaire parallèlement à l'axe Z,
grâce à un actionneur électrique 234 permet d'adapter progressivement la position
de la partie du dossier 20 qui est en contact avec le dos de l'utilisateur, à savoir
les sous-ensembles 22, 24 et 26, par rapport à l'assise 10, en fonction de la verticalisation
progressive d'un utilisateur. Le vérin 234 permet de réduire progressivement la hauteur
du dégagement sacral D de la valeur HD
1 à la valeur HD
2 et améliore ainsi le confort de l'utilisateur.
[0062] A contrario, lorsque les vérins du fauteuil 2 sont actionnés pour faire passer celui-ci
de la configuration verticalisée à la configuration assise, la hauteur du dégagement
sacral D est augmentée de la valeur HD
2 à la valeur HD
1.
[0063] Le vérin 234 est paramétrable, ce qui permet d'ajuster les valeurs HD
1 et HD
2 en fonction de la morphologie et de la pathologie de l'utilisateur, de même que la
courbe de variation de la hauteur du dégagement sacral en cours de verticalisation
ou lors du mouvement inverse.
[0064] En variante, le dossier 20 peut comprendre plus de trois sous-ensembles du type des
sous-ensembles 22, 24 et 26.
1. Fauteuil roulant comprenant au moins :
- un châssis (6) équipé d'organes (7, 8, 9) de liaison au sol,
- une assise (10) supportée par le châssis,
- un dossier (20) dont la hauteur (H20) est parallèle à un premier axe (Z) et dont
la largeur (120) est parallèle à un deuxième axe (Y) perpendiculaire au premier axe,
dans lequel :
- le dossier (20) comprend au moins trois sous-ensembles (22, 24, 26) repartis sur
la hauteur du dossier,
- la position de chaque sous-ensemble, parallèlement à un troisième axe (X), perpendiculaire
aux premier et deuxième axes (Z, Y), est réglable indépendamment de celle des autres
sous-ensembles,
caractérisé en ce que chaque sous-ensemble (22, 24, 26) est constitué de deux volets (221, 222, 241, 242,
261, 262) articulés, l'un par rapport à l'autre et indépendamment l'un de l'autre,
autour d'un axe commun (Z22, Z24, Z26) parallèle au premier axe (Z).
2. Fauteuil roulant selon la revendication 1, caractérisé en ce que certains (22, 26) au moins des sous-ensembles (22, 24, 26) sont articulés, par rapport
au châssis (23) du dossier, autour d'un axe (Y22, Y26) parallèle au deuxième axe (Y).
3. Fauteuil roulant selon l'une des revendications précédentes,
caractérisé en ce que le dossier (20) comprend :
- un châssis principal (21) articulé par rapport à l'assise (10) autour d'un axe (Y20)
parallèle au deuxième axe (Y),
- un châssis auxiliaire (23) mobile en translation (F1) par rapport au châssis
principal, parallèlement au premier axe (Z),
et
en ce que les sous-ensembles (22, 24, 26) sont montés sur le châssis auxiliaire (23).
4. Fauteuil selon la revendication 3, caractérisé en ce que trois platines (2332, 2334, 2336) sont montées sur le châssis auxiliaire (23) et
en ce qu'un sous-ensemble (22, 24, 26) est monté sur chaque platine par des moyens mécaniques
réglables (2372, 2392, 2374, 2376) permettant d'ajuster la position de ce sous-ensemble
par rapport à la platine, parallèlement au troisième axe (X).
5. Fauteuil selon la revendication 4, caractérisé en ce que les moyens de montage d'un sous-ensemble (22, 24, 26) sur la platine correspondante
(2332, 2334, 2336) comprennent des tiges (2241, 2242, 2441, 2442, 2641, 2642) appartenant
au sous-ensemble, ces tiges étant engagées, avec possibilité de translation parallèlement
au troisième axe (X), dans des lumières (2352) de la platine, et en ce que des moyens réversibles (2372, 2392, 2374, 2376) permettent d'immobiliser de façon
réversible chaque tige dans la lumière correspondante.
6. Fauteuil selon les revendications 2 et 5, caractérisé en ce que les lumières (2352) de certaines platines (2332, 2336) au moins sont oblongues, avec
leur plus grande dimension (H2352) parallèle au premier axe (Z), et en ce que les moyens d'immobilisation (2372, 2392, 2376) sont compatibles avec le pivotement
des tiges (2241, 2242, 2641, 2642) d'un sous-ensemble (22, 26), autour d'un axe (Y22,
Y26) parallèle au deuxième axe (Y), alors que les tiges sont engagées dans les lumières
(2352).
7. Fauteuil roulant selon l'une des revendications 3 à 6, caractérisé en ce que le dossier (20) comprend un actionneur (234) de positionnement du châssis auxiliaire
(23) par rapport au châssis principal (21), ainsi que des moyens (211, 232) de guidage
en translation (F1) du châssis auxiliaire par rapport au châssis principal, parallèlement
au premier axe.
8. Fauteuil selon l'une des revendications précédentes, caractérisé en ce que chaque sous-ensemble (22, 24, 26) comprend une plaque de base (224, 244, 264) sur
laquelle sont articulés les deux volets (221, 222, 241, 242, 261, 262), autour d'un
axe commun (Z22, Z24, Z26) parallèle au premier axe (Z), et en ce que des moyens indépendants (2821-2861, 2822-2862) de réglage de l'orientation angulaire
d'un volet sont intercalés entre chaque volet et la plaque de base.
9. Fauteuil selon l'une des revendications précédentes, caractérisé en ce qu'il comprend des moyens paramétrables (234) de réglage de la hauteur (HD1, HD2), mesurée parallèlement au premier axe (Z), d'un dégagement sacral (D) défini entre
l'assise (10) et le dossier (20).
10. Fauteuil selon les revendications 7 à 9, caractérisé en ce que l'actionneur est un vérin électrique (234) et appartient aux moyens paramétrables
de réglage de la hauteur (HD1, HD2) du dégagement sacral (D).