Domaine technique :
[0001] L'invention concerne le domaine des écrans de fermeture et/ou de protection solaire,
équipés d'une barre de charge, tels que des stores toile ou vénitiens extérieurs ou
celui des volets roulant. L'invention concerne plus particulièrement les dispositifs
de blocage de la barre de charge de ces écrans. De tels dispositifs permettent de
tendre la toile de sorte qu'elle ne claque pas, par exemple, en présence de vent,
ou de limiter l'ouverture du tablier, par exemple, pour éviter une tentative d'intrusion.
Etat de la technique :
[0002] Il existe de nombreuses solutions de verrouillage de barres de charge d'écrans de
protection.
[0003] Une première solution consiste à disposer un moyen de blocage pivotant, à chaque
extrémité de la barre de charge, susceptible de coopérer avec une surface d'une butée
fixée sur une partie du cadre de l'écran. Un mécanisme permet de faire basculer alternativement
le moyen de blocage entre une position où il coopère avec la butée fixe et une position
où il ne coopère pas avec la butée fixe.
[0004] Ainsi, le brevet
EP-B-0 305 081 décrit une manivelle positionnée en extrémité d'une barre de charge et pivotant autour
d'un axe principal de celle-ci. Lorsque la barre de charge atteint la fin de course
basse, l'extrémité mobile de la manivelle entre dans un chemin de guidage d'un boîtier
fixe. Suite à un premier mouvement vertical de va-et-vient de la barre de charge à
proximité de cette fin de course, l'extrémité mobile est dirigée vers une surface
de butée. L'extrémité mobile coopère alors avec la surface de butée, de manière à
bloquer l'ouverture de l'écran. Pour libérer l'extrémité mobile de la surface de butée,
un deuxième mouvement vertical de va-et-vient est nécessaire.
[0005] La demande de brevet
EP-A-1 975 367 décrit une solution reprenant le même principe. Un moyen de blocage rotatif est placé
dans le prolongement d'une barre de charge. Grâce à un mécanisme de basculement, le
moyen de blocage tourne pour atteindre alternativement une position de verrouillage
et une position de déverrouillage. En position de verrouillage, une surface du moyen
de blocage coopère avec une surface de butée fixe. A l'inverse, en position de déverrouillage,
cette surface n'est plus positionnée en vis-à-vis de la surface de butée fixe. Le
mécanisme de basculement est également actionné par un mouvement vertical de va-et-vient
à proximité de la fin de course de l'écran.
[0006] Cette première solution intègre donc un élément de blocage mobile en extrémité de
la barre de charge. De ce fait, cet élément peut bouger lors du déplacement de la
barre de charge et générer ainsi une nuisance sonore. D'autre part, compte tenu du
nombre de variantes d'écrans, l'intégration de cet élément de blocage en extrémité
de barre de charge peut s'avérer difficile, voire inesthétique. Cette solution impose
l'utilisation d'une barre de charge équipée de l'élément de blocage complexe, ce qui
rend l'installation spécifique et augmente, en conséquence, le nombre de références
à gérer.
[0007] Une deuxième solution consiste à utiliser un verrou dont la gâche est activable par
une action manuelle de l'utilisateur ou par un système électrique indépendant du mouvement
de l'écran. Dans le premier cas, le verrou n'est pas utilisable en automatique. Dans
le deuxième cas, l'installation est complexe et coûteuse, car elle nécessite la pose
d'un système électrique spécifique activant la gâche du verrou. Ces solutions sont
fragiles et sujettes à la casse mécanique.
[0008] Une troisième solution consiste à placer une butée escamotable notamment dans des
coulisses guidant l'écran. La barre de charge est alors équipée d'un embout simple
à chacune de ses extrémités. Cet embout agit sur un mécanisme associé à la butée escamotable
permettant d'activer ou de désactiver la butée. Un moyen de rappel permet de maintenir
la butée escamotable en position active. Le mécanisme est actionné par un mouvement
de va-et-vient de la barre de charge, en fin de course basse de l'écran. Cette troisième
solution est notamment illustrée dans les demandes de brevet
EP-A-0 915 214 et
EP-A-1 223 262.
[0009] Toutes ces solutions mettent en oeuvre une action directe de l'embout sur la butée
escamotable lors de la fermeture de l'écran. Pour pouvoir passer la butée escamotable,
la barre de charge doit exercer un effort suffisant pour s'opposer à l'effort de rappel
de la butée escamotable. Le dimensionnement du dispositif de verrouillage, qui dépend
du poids de la barre de charge, par rapport au moyen de rappel de la butée escamotable,
peut être délicat. De plus, le contact systématique de l'embout sur la butée peut
abîmer celle-ci à chaque fermeture de l'écran. Enfin, le rappel de la butée escamotable
après le passage de l'embout peut engendrer du bruit.
Exposé de /'invention :
[0010] L'invention propose un dispositif de verrouillage et de déverrouillage de la barre
de charge alternatif aux systèmes précédents.
[0011] A cet effet, l'invention concerne un dispositif de blocage d'une barre de charge
d'un écran comprenant une butée escamotable, un embout fixé à une extrémité de la
barre de charge et susceptible de coopérer avec la butée escamotable et un mécanisme
de basculement associé à la butée escamotable permettant, dans une premier cas, de
déplacer la butée escamotable d'une position repliée, où elle n'est pas susceptible
de coopérer avec l'embout, à une position déployée, où elle est susceptible de coopérer
avec l'embout et, dans un deuxième cas, de déplacer la butée escamotable de la position
déployée à la position repliée. Dans les deux cas de basculement, le mécanisme de
basculement est actionné par un déplacement de la barre de charge. Le dispositif de
blocage est activé quand le mécanisme de basculement a déplacé la butée escamotable
en position déployée. A l'inverse, le dispositif de blocage est désactivé quand le
mécanisme de basculement a déplacé la butée escamotable en position repliée. Le mécanisme
de basculement permet également de maintenir la butée escamotable dans sa position
repliée lors du déploiement de l'écran, quand celui-ci passe d'une position ouverte
ou semi-ouverte à une position fermée où l'écran occulte complètement l'ouverture
associée. Ce maintien de la butée escamotable en position repliée évite tout contact
entre la butée escamotable et l'embout prolongeant la barre de charge lors du passage
de celui-ci au niveau de la butée escamotable, avant que l'embout ne soit en contact
avec le mécanisme de basculement, lors du déploiement de l'écran. Le déplacement de
la barre de charge au niveau de la butée escamotable est ainsi fluide, continu, sans
saccades et sans nuisance sonore.
[0012] Préférentiellement, seules des manoeuvres de fermeture de l'écran actionnent le mécanisme
de basculement. Cette conception du mécanisme permet de mettre en oeuvre un verrouillage
automatique simple et contrôlable à partir de mouvements définis de l'écran, qu'il
soit provoqué manuellement ou par un moteur.
[0013] Le mécanisme de basculement peut être actionné par la barre de charge directement
ou par l'embout monté dans le prolongement de la barre de charge. L'embout peut être
de conception simple, facilement adaptable à différents types d'écrans.
[0014] Après actionnement du mécanisme de basculement permettant la désactivation du dispositif
de blocage, le mécanisme de basculement déplace préférentiellement la butée escamotable
en position repliée avant que l'embout n'entre en contact avec un élément du dispositif
de blocage lorsqu'il monte. En conséquence, aucun élément du mécanisme de basculement
n'entrave la course de l'embout lors de l'ouverture de l'écran. Le déplacement de
la barre de charge au niveau de la butée escamotable est ainsi fluide, continue, sans
saccades et sans nuisance sonore.
[0015] Pour améliorer l'intégration du dispositif, celui-ci peut être logé à l'intérieur
d'une des coulisses latérales guidant l'écran. Le dispositif est alors caché et protégé.
[0016] Avantageusement, la butée escamotable coopère avec un moyen élastique permettant
d'adapter sa position déployée. La butée escamotable peut s'adapter aux différentes
dimensions de barre de charge ou compenser les jeux de fonctionnement. Ainsi, quelle
que soit la position de l'embout prolongeant la barre de charge, le moyen élastique
positionne la butée escamotable de manière à ce qu'elle puisse toujours coopérer avec
l'embout.
[0017] En position repliée, la butée escamotable est préférentiellement immobilisée par
rapport à la structure fixe encadrant l'écran. L'immobilisation consiste à limiter
le déplacement de la butée escamotable de manière à ce qu'elle ne puisse pas interférer
avec l'embout quand la barre de charge se déplace. Le déplacement de la barre de charge
n'est donc pas perturbé.
[0018] Une solution simple pour réaliser la butée escamotable consiste à utiliser une plaque
pivotante autour d'un axe perpendiculaire au plan formé par l'écran, une fois déployé.
La plaque peut couvrir et protéger une partie du mécanisme lorsqu'elle est repliée.
[0019] Le mécanisme de basculement peut comprendre une plaque d'activation mobile entre
deux positions stables, à savoir une première position stable où la butée escamotable
est repliée et une deuxième position stable où la butée escamotable est déployée.
L'embout de la barre de charge interagit avec cette plaque d'activation, notamment
par appui, pour la faire passer d'une position stable à l'autre. Ces positions stables
de la plaque d'activation permettent de s'assurer que la butée escamotable est également
maintenue dans une position stable, quelle que soit la position de la barre de charge.
[0020] L'invention concerne également une installation de fermeture ou de protection solaire
comprenant un écran équipé d'une barre de charge se déplaçant entre deux coulisses
et équipé d'un embout à chacune de ses extrémités caractérisé en ce que chaque embout
forme, avec un sous-ensemble comprenant une butée escamotable, un dispositif de blocage.
Description des dessins :
[0021] L'invention sera mieux comprise à la lecture de la description qui va suivre, donnée
uniquement à titre d'exemple et faite en se référant aux dessins annexés sur lesquels
:
- la figure 1 est une coupe verticale de principe d'une installation conforme à l'invention
comprenant un écran équipé d'une barre de charge et un dispositif de blocage selon
l'invention ;
- les figures 2 et 3 sont des vues en perspective éclatées, respectivement par l'avant
et par l'arrière, d'un sous-ensemble verrou équipé d'une butée escamotable appartenant
au dispositif de blocage de l'installation de la figure 1 ;
- la figure 4 est une vue en perspective en demi-coupe du sous-ensemble verrou des figures
2 et 3 équipé de la butée escamotable quand le dispositif de blocage est activé ;
- la figure 5 est une vue en perspective en demi-coupe du mécanisme de basculement des
figures 2 et 3 équipé de la butée escamotable quand le dispositif de blocage est désactivé
;
- les figures 6 à 9 sont des coupes partielles représentant l'activation du dispositif
de blocage équipant l'installation de la figure 1 ;
- les figures 10 à 13 sont des coupes partielles représentant la désactivation du dispositif
de blocage équipant l'installation de la figure 1 ;
- les figures 14 à 17 sont des vues de face représentant l'état du sous-ensemble verrou
équipé de la butée escamotable en cours de fonctionnement.
Description des modes de réalisation :
[0022] La figure 1 représente une installation conforme à l'invention comprenant un écran
1 composé d'une toile enroulable 3 accrochée à un tube d'enroulement non représenté
à son extrémité haute et d'une barre de charge 2 fixée à l'extrémité basse de la toile.
Un embout 4a, 4b prolonge chaque extrémité de la barre de charge. Chaque embout coopère
avec une coulisse latérale 5a, 5b dont la section horizontale forme un « U », ouvert
en direction de l'écran. Chaque coulisse 5a, 5b permet ainsi de guider le déplacement
vertical de la barre de charge 2 et donc de l'écran 1. Un dispositif de blocage selon
l'invention comprend l'embout 4a, 4b et un sous-ensemble verrou 100a, 100b. Chaque
sous-ensemble verrou 100a, 100b est logé à l'intérieur d'une des deux coulisses latérales
5a, 5b, alors que l'embout correspondant 4a, 4b est partiellement logé à l'intérieur
de cette coulisse. Les sous-ensembles verrous 100a et 100b sont identiques, de même
que les embouts 4a et 4b et les coulisses 5a et 5b.
[0023] Dans cette description, on considère que les faces des objets visibles à la figure
2 sont les faces avant, tournées vers l'écran, alors que les faces visibles à la figure
3 sont les faces arrière.
[0024] Les figures 2 à 5 représentent un sous-ensemble verrou 100 d'un dispositif de blocage.
Il peut s'agir du sous-ensemble 100a ou du sous-ensemble 100b représenté à la figure
1. Ce sous-ensemble 100 comprend une butée escamotable 110 et un mécanisme de basculement
120. Le mécanisme de basculement 120 comporte un boîtier 160, un entraîneur 130, un
coulisseau 140 et un ressort 150, de type hélicoïdal. Le boîtier 160 permet le positionnement
de la butée escamotable 110 par rapport à une coulisse 5a ou 5b. Le boîtier 160 est
fixé sur le fond de la coulisse 5a ou 5b, par exemple grâce à une vis non représentée,
traversant un trou 173 du boîtier. Aux figures 6 et suivantes, la référence 5 désigne,
de façon générique, une coulisse qui peut être la coulisse 5a ou la coulisse 5b.
[0025] La butée escamotable 110 comprend deux arbres coaxiaux 111 a et 111 b, de même diamètre,
disposés de part et d'autre d'une patte 112. Ces deux arbres définissent ensemble
un axe de rotation X
111. Une plaque 113 prolonge la patte 112 et se termine par un bord inférieur 114. Une
chape 116 est fixée sur la face interne 115 de la plaque 113 tournée vers le boîtier
160 en configuration montée de la butée escamotable 110 sur le boîtier 160. La chape
116 supporte un arbre 117 dont l'axe de révolution X
117 est parallèle à l'axe de rotation X
111 et éloigné d'une distance non nulle d
117 de celui-ci selon une projection de ces axes dans un plan perpendiculaire à la plaque
113.
[0026] La butée escamotable 110 se monte sur le boîtier 160 en logeant chaque arbre 111
a, 111 b respectivement dans un berceau correspondant 161 a, 161 b du boîtier 160.
Ces berceaux 161 a et 161 b sont en arc de cercle et définissent ensemble un axe de
pivot X
161. La mise en place de la butée escamotable 110 est réalisée grâce à des rainures de
montage 162a, 162b prévues sur le boîtier 160. Une fois la butée escamotable 110 montée
sur le corps 160, les axes X
111 et X
161 sont confondus ou quasi-confondus. La butée escamotable 110 peut alors pivoter, par
rapport au corps 160, autour de son axe de rotation X
111. La rotation de la butée escamotable 110 est limitée, dans un sens, par la face interne
115 de la plaque 113 qui vient en appui contre une face avant 163 du boîtier 160.
Dans l'autre sens, sa rotation est limitée par une face d'extrémité 118 de la patte
112 qui vient en appui contre une face 165 du boîtier 160 qui est inclinée par rapport
à la face avant 163. La butée escamotable 110 est en position repliée quand la face
interne 115 de la plaque 113 vient sensiblement en appui contre la face avant 163
du boîtier 160. La butée escamotable 110 est en position déployée quand la face d'extrémité
118 de la patte 112 s'approche de la face 165 du boîtier. Le boîtier 160 comprend
en outre une première lumière 166 permettant de recevoir l'arbre 117 quand la butée
escamotable 110 est en position repliée.
[0027] On note Z
160 un axe longitudinal du boîtier 160. L'axe Z
160 est vertical en configuration installée du sous-ensemble verrou 100 dans une coulisse
5a ou 5b.
[0028] Pour faire basculer la butée escamotable de la position repliée à la position déployée
ou inversement, il est prévu un mécanisme de basculement 120 à plusieurs éléments.
Ce mécanisme comprend un sous-ensemble coulissant 125 formé par l'entraîneur 130 et
le coulisseau 140. L'assemblage de ces deux parties 130 et 140 est obtenu grâce à
des moyens d'assemblage 131 et 141, tels que, par exemple, des moyens de liaison par
clippage. L'entraîneur 130 est, préférentiellement, en matériau rigide, par exemple
en acier fritté, alors que le coulisseau est, préférentiellement, en matière souple,
telle qu'une matière plastique.
[0029] On note Z
125 un axe longitudinal du sous-ensemble coulissant 125. En configuration montée du sous-ensemble
coulissant 125 sur le boîtier 160, les axes Z
125 et Z
160 sont parallèles.
[0030] Le sous-ensemble coulissant 125 comprend plusieurs sections S1, S2 et S3 reparties
le long de l'axe Z
125 et de largeurs I1, I2, I3 différentes, ces largeurs étant mesurées perpendiculairement
à l'axe Z
125 et parallèlement à la face avant 163 du boîtier 160. Chaque section S1, S2 ou S3
se loge dans une rainure correspondante R1, R2 et R3 du boîtier. La largeur I1, I2
ou I3 de chaque section S1, S2 ou S3 est légèrement inférieure à la largeur l'1, l'2,
l'3 de la rainure R1, R2 ou R3 correspondante. Ainsi, le sous-ensemble coulissant
125 peut se déplacer en translation le long de ces rainures, parallèlement aux axes
Z
125 et Z
160.
[0031] Dans le cas présent, le guidage du sous-ensemble 125 par le boîtier 160 est vertical.
[0032] Dans sa partie inférieure, le boîtier 160 est pourvu d'une deuxième lumière 167 permettant
de relier une partie arrière 135 de l'entraîneur 130 à une plaque d'activation 132
s'étendant perpendiculairement à la face avant 163 du boîtier, en direction d'un embout
4a ou 4b engagé dans la coulisse 5a ou 5b dans laquelle est installé le sous-ensemble
verrou 100. La partie arrière de l'entraîneur 130 est celle qui porte les moyens d'assemblage
131 et qui se situe dans le prolongement du coulisseau 140, selon l'axe Z
125. Dans le cas présent, la plaque d'activation 132 est horizontale et la face avant
163 est verticale et perpendiculaire au plan de l'écran 1 une fois celui-ci déployé.
[0033] Le mécanisme de basculement 120 est actionné par un appui d'un embout 4a ou 4b sur
la face supérieure 133 de la plaque d'activation 132. Le déplacement du sous-ensemble
coulissant 125 est limité dans un premier sens, vers le bas, par le contact entre
une surface oblique inférieure 134 de l'entraîneur et une surface oblique 168 bordant
la rainure R3 du boîtier vers le bas. Dans le deuxième sens, opposé au premier, c'est-à-dire,
vers le haut, le sous-ensemble coulissant 125 est arrêté par le contact entre une
surface supérieure 149 du coulisseau avec une surface 169 délimitant la rainure R1
vers le haut.
[0034] Le sous-ensemble verrou 100 comprend également un ressort 150 destiné à pousser par
défaut le sous-ensemble coulissant 125 selon le deuxième sens décrit précédemment.
Dans le cas présent, le coulisseau est donc poussé vers le haut. Pour cela, le ressort
150 est en appui, d'un coté, sur une surface 170 du boîtier et, de l'autre coté, sur
une surface 142 du coulisseau 140.
[0035] Le sous-ensemble coulissant 125 peut prendre une première position stable correspondant
à une configuration où il bute, par sa surface 149, contre la surface 169 du boîtier,
sous l'action du ressort 150. Dans cette configuration représentée notamment à la
figure 4, la butée escamotable 110 est repliée et la face supérieure 133 de l'entraîneur
100 est positionnée à une première distance Z
R de la base du boîtier 160.
[0036] Le sous-ensemble coulissant 125 peut prendre une deuxième position stable pour laquelle
la butée escamotable 110 est déployée et la face supérieure 133 de l'entraîneur est
positionnée à une deuxième distance Z
D de la base du boîtier 160, comme représenté à la figure 5. La distance Z
D est inférieure à la distance Z
R. Cette deuxième position stable est obtenue grâce à la coopération de l'extrémité
143a d'une patte flexible 143 du coulisseau 140 avec un logement 171 a d'un chemin
de guidage 171 ménagé à travers le boîtier 160. En effet, le déplacement du sous-ensemble
coulissant 125, poussé par le ressort 150, est arrêté quand l'extrémité 143a de la
patte flexible 143 est reçue dans le logement 171 a.
[0037] Le basculement d'une position stable à l'autre est détaillé dans ce qui suit.
[0038] La butée escamotable 110 peut prendre les positions mentionnées ci-dessus : une position
déployée et une position repliée. Pour basculer d'une position à l'autre, la butée
escamotable pivote autour de son axe de rotation X
111 grâce à une action du coulisseau 140 sur l'arbre 117. Pour cela, le coulisseau 140
forme un « chemin de guidage » 144 permettant de déplacer l'arbre 117 dans différentes
positions par rapport au boîtier fixe 160. Le chemin de guidage 144 est réalisé dans
une lumière 145 du coulisseau. Il est constitué, d'une part, par une patte rigide
146 s'étendant d'un coté de la lumière 145 et, d'autre part, par une patte souple
147 s'étendant de l'autre coté de la lumière. De part et d'autre des pattes, un espace
suffisamment large, entre un bord latéral d'une patte 146, 147 et le bord en vis-à-vis
de la lumière 145, est prévu pour le passage de la chape 116 quand le coulisseau 140
se déplace par rapport au boîtier 160.
[0039] La patte rigide 146 définit, par rapport au boîtier 160, un évidement longitudinal
144a obtenu grâce à l'écartement de la face arrière 146a de la patte rigide par rapport
à la face arrière 164 du boîtier 160. Cet évidement 144a forme une première portion
du chemin de guidage 144. La patte rigide 146 se termine par une surface oblique 146b
qui est parallèle à une autre surface oblique 147b formant l'extrémité de la patte
souple 147. Ces deux surfaces obliques sont suffisamment écartées pour définir entre
elles un passage 144b pour l'arbre 117. Ce passage 144b forme une deuxième portion
du chemin de guidage 144, faisant suite à l'évidement 144a. Le passage 144b se termine
par une bosse 147a, faisant partie de la patte souple et dont le sommet est positionné
à une distance non nulle d
147a de la face arrière 164 du boîtier 160. Cette bosse 147a et la face avant 146c délimitent
une troisième portion 144c du chemin de guidage 144, faisant suite au passage 144b.
[0040] La translation du coulisseau 140 permet donc de guider l'arbre 117 de la butée escamotable
à travers les différentes portions 144a, 144b, 144c du chemin de guidage 144. Ainsi
guidé, l'arbre 117 s'écarte plus ou moins de la face arrière 164 du boîtier 160. Dans
la première portion 144a, l'arbre 117 est proche de la surface 164. Dans la seconde
portion 144b, il s'en écarte progressivement jusqu'à atteindre un écart maximum au
sommet la bosse 147a. Or, comme la butée escamotable 110 ne peut que pivoter autour
de son axe de rotation X
111, grâce à la liaison pivot la reliant au boîtier 160, la position de l'arbre 117 conditionne
directement la position angulaire de la butée escamotable, autour de l'axe X
111.
[0041] En conséquence, quand l'arbre 117 se situe dans la première portion 144a, la butée
escamotable 110 est repliée et la face interne 115 de la plaque 113 vient en appui
contre la face avant 163 du boîtier 160. Dans cette configuration, la plaque 113 est
immobilisée, c'est-à-dire que la rotation de la plaque autour de son axe de rotation
X
111 est limitée à quelques degrés nécessaires pour le bon fonctionnement du mécanisme.
Cette limitation angulaire est obtenue par la patte rigide 146. Dès que la butée escamotable
110 commence à tourner, l'arbre 117 entre en contact avec la face arrière 146a de
la patte rigide. La rotation de la butée escamotable 110 est alors stoppée. Quand
le sous-ensemble coulissant 125 est dans sa première position stable, le mécanisme
est dans cette configuration de blocage de la butée escamotable 110 en position repliée.
Cette première position stable du sous-ensemble coulissant 125, et donc du mécanisme
de basculement 120, assure en particulier que, lors du déploiement de l'écran 1, c'est-à-dire
lors d'un mouvement vers le bas de la barre de charge 1, la butée escamotable 110
n'interfère pas avec l'embout 4 voisin. Le déplacement de la barre de charge 2 au
voisinage de la butée escamotable a ainsi lieu sans heurt et sans bruit. L'immobilisation
de la butée escamotable 110 au sens de l'invention, lorsque le mécanisme de basculement
120 est dans cette première position stable, apporte une sécurité complémentaire
[0042] Lorsque l'arbre 117 emprunte la deuxième portion 144b du chemin de guidage 144 suite
au déplacement du sous-ensemble coulissant 125, la butée escamotable 110 tourne autour
de son axe de rotation X
111 jusqu'à atteindre un angle d'ouverture fonctionnel. L'arbre 117 est alors au niveau
du sommet de la bosse 147a ou proche de ce sommet. L'angle d'ouverture fonctionnel
est défini de manière à ce que la position de la plaque 113 est telle que son bord
inférieur 114 puisse coopérer avec une surface 44 d'un embout 4 représentant l'un
des embouts 4a ou 4b de la figure 1. Quand le sous-ensemble coulissant 125 est dans
sa deuxième position stable, le mécanisme est dans la configuration où la butée escamotable
110 est en position déployée.
[0043] La patte souple 147 est flexible dans le sens où, si la rotation de la plaque 113
est bloquée par un obstacle, l'arbre 117 appuie sur la patte souple pour la faire
fléchir. La bosse 147a s'aplatit alors. Cette souplesse permet d'ajuster la position
de la butée escamotable 110, et plus particulièrement la position du bord inférieur
114 de la plaque 113, de manière à assurer la coopération entre la butée escamotable
110 et l'embout 4 dès que cela est nécessaire, en tenant compte des tolérances de
fabrication et des jeux de montage. Par exemple, lorsqu'elle se déploie, la plaque
113 peut entrer en contact avec un bord latéral de l'embout 4, bloquant ainsi la rotation
de la butée escamotable. La position déployée de la butée escamotable correspond à
une configuration où l'angle d'ouverture est fonctionnel.
[0044] Les figures 6 à 17 illustrent le fonctionnement du dispositif de blocage.
[0045] Les figures 6 à 9 représentent les différentes étapes de l'activation du dispositif
de blocage.
[0046] La figure 6 représente le dispositif désactivé. La butée escamotable 110 est repliée.
Le sous-ensemble coulissant est dans sa première position stable. L'arbre 117 se situe
dans la première portion 144a du chemin de guidage 144 du coulisseau 140. La plaque
113 est immobilisée au sens de l'invention. Suite à manoeuvre de « descente » de l'écran,
la barre de charge 2 se déplace verticalement vers le bas, comme indiqué par la flèche
D
2 jusqu'à ce que l'embout 4, entre en contact avec la face supérieure 133 de la plaque
d'activation 132.
[0047] La figure 7 représente une phase de l'actionnement du mécanisme de basculement. En
poursuivant son déplacement vertical vers le bas, la barre de charge 2 provoque le
déplacement de l'entraîneur 130 vers le bas, comme indiqué par la flèche D
130 jusqu'à ce que le sous-ensemble coulissant 125 arrive en butée. Il convient de noter
que la barre de charge 2 doit avoir une masse suffisante pour pouvoir mettre en mouvement
l'entraîneur et comprimer le ressort 150. L'arbre 117 sort alors de la première portion
144a du chemin de guidage 144 pour entrer dans la deuxième portion 144b grâce à la
surface oblique 147b de la patte souple 147. Dès lors, l'arbre 117 s'écarte de la
face arrière 164 du boîtier 160 ce qui provoque la rotation de la plaque 113 comme
indiqué par la flèche R
113 à la figure 7.
[0048] On note α l'angle entre la surface externe 116 de la plaque 112 opposée à la surface
115 et un plan parallèle à l'axe Z
160. Cet angle α vaut approximativement zéro dans la configuration de la figure 6 et
augmente progressivement lors de la rotation de la plaque 113 dans le sens de la flèche
R
113. L'angle α est l'angle d'ouverture ou de basculement de la butée escamotable 110.
[0049] La figure 8 représente l'actionnement du mécanisme de basculement en vu d'activer
le dispositif de blocage. Le sous-ensemble coulissant 125 arrive en butée, avec la
plaque d'activation en dessous de sa position stable. L'arrêt est obtenu par contact
entre la surface oblique inférieure 134 de l'entraîneur 130 et la surface oblique
168 du boîtier 160. L'arbre 117 est sorti de la deuxième portion 144b du chemin de
guidage 144 a pénétré dans la troisième portion 144c et a légèrement dépassé le sommet
de la bosse 147a de la patte souple 147. L'angle d'ouverture α de la butée escamotable
110 est alors fonctionnel. La butée escamotable 110 est déployée. La surface inférieure
de la barre de charge est à une distance Z
2B de la base du boîtier 160. Cette distance correspond à l'ajour minimum de l'écran.
[0050] Au sens de cette description, l'angle α d'ouverture ou de basculement de la butée
escamotable 110 est dit « fonctionnel » lorsqu'il est suffisant pour que la plaque
113 assure efficacement une fonction de butée au mouvement de remontée de la barre
de charge. La valeur de cet angle d'ouverture fonctionnel dépend du dimensionnel des
éléments de l'écran, en particulier de l'écartement des coulisses 5a et 5b et de la
longueur de la barre de chargé 2 équipé des embouts 4a et 4b. En pratique, cet angle
α est généralement fonctionnel lorsque sa valeur dépasse 10°.
[0051] La figure 9 représente le dispositif activé. Suite à une manoeuvre de « montée »
de l'écran 1, la barre de charge 2 remonte comme indiqué par la flèche M
2. L'embout 4, bute alors, via sa surface 44, contre le bord inférieur 114 de la plaque
113. La barre de charge est arrêtée. L'écran est verrouillé. Le sous-ensemble coulissant
125 est dans sa deuxième position stable. L'arbre 117 se situe proche du sommet de
la bosse 147a. La butée escamotable 110 est déployée. La surface inférieure de la
barre de charge est à une distance Z
2H de la base du boîtier 160. Cette distance correspond à l'ajour de l'écran quand il
est verrouillé en position basse.
[0052] Les figures 10 à 13 représentent les différentes étapes de la désactivation du dispositif
de blocage.
[0053] La figure 10 représente le dispositif activé. La configuration est la même que celle
de la figure 9. La différence vient du sens de mouvement de la barre de charge 2.
La désactivation du dispositif commence par un mouvement de fermeture de l'écran comme
indiqué par la flèche D
2 à la figure 10. La barre de charge provoque alors le déplacement de l'entraîneur
jusqu'à ce que le sous-ensemble coulissant 125 arrive en butée.
[0054] La figure 11 représente la fin de l'actionnement du mécanisme de basculement en vu
de désactiver le dispositif de blocage. Le sous-ensemble coulissant 125 arrive en
butée. La configuration est semblable à celle de la figure 8. Quand la barre de charge
2 atteint cette position, le mécanisme de basculement est actionné.
[0055] La figure 12 représente une étape où le mécanisme déplace automatiquement la butée
escamotable 110 vers sa position repliée. La désactivation du dispositif de blocage
ne nécessite plus aucun appui de l'embout sur l'entraîneur. Cette configuration est
analogue à celle de la figure 7 mais la cinématique est légèrement différente. Dans
ce cas, la barre de charge 2 remonte suite à manoeuvre de « montée » de l'écran, comme
indiqué par la flèche M
2 à la figure 12. Le sous-ensemble coulissant 125 remonte également, comme indiqué
par la flèche M
130 à la figure 12. Mais, contrairement à l'étape de la figure 8, ce mouvement est engendré
par le ressort 150 et non par l'action de l'embout 4. Tout au plus, l'embout 4 freine
la remontée de l'entraîneur 130 mais n'agit pas directement sur le sous-ensemble coulissant
125. Pendant cette étape, la plaque 113 se rabat comme indiqué par la flèche R'
113. Son angle d'ouverture α diminue. Cette rotation est obtenue grâce au déplacement
de l'arbre 117 qui emprunte la portion 144b, puis la portion 144a du chemin de guidage
144 du coulisseau. L'arbre 117 est conduit dans la portion 144b grâce à la surface
oblique 146b de la patte rigide 146. Pour cela, la distance non nulle d
146b entre l'extrémité de la surface oblique 146b et la face arrière 164 du boîtier 160
est supérieure à la distance d
147a. L'écart est préférentiellement supérieur au diamètre de l'arbre 117. Ainsi, le mouvement
ascendant du coulisseau entraîne l'arbre 117 dans cette portion 144b par contact avec
cette partie extrême de la face oblique 146b. Il convient de noter que le poids de
la butée escamotable tend naturellement à la faire pivoter en direction du coulisseau
140. De ce fait, ce mouvement facilite également le guidage de l'arbre 117 dans la
portion de guidage 144b.
[0056] La figure 13 représente le dispositif désactivé. La barre de charge 2 poursuit son
mouvement d'ouverture comme indiqué par la flèche M
2. La butée escamotable 110 est repliée avant que l'embout 4 ne puisse entrer en contact
avec celle-ci. Cette configuration est analogue à celle de la figure 6.
[0057] Les figures 14 à 17 illustrent le mécanisme permettant au sous-ensemble coulissant
de passer d'une position stable à l'autre.
[0058] La figure 14 représente le dispositif de blocage activé. Le sous-ensemble coulissant
125 est dans sa première position stable. La face supérieure 133 de la plaque d'activation
se positionne alors à une hauteur Z
R par rapport à la base du boîtier 160. Cette configuration correspond à celle des
figures 6 et 13. Le ressort 150 pousse le sous-ensemble coulissant contre la surface
169 du boîtier. Dans cette configuration, l'extrémité 143a de la patte flexible 143
est reçue dans un logement 171 b du chemin de guidage 171 du boîtier 160. Lorsque
l'embout appuie sur l'entraîneur 130, le sous-ensemble coulissant se déplace verticalement
jusqu'à ce qu'il arrive en butée. L'extrémité 143a de la patte flexible s'écarte de
sa position d'équilibre grâce à une came 171c formée par le chemin de guidage 171.
La patte flexible fléchit selon une première direction de sollicitation. Le ressort
150 se comprime.
[0059] La figure 15 représente la fin de l'actionnement du mécanisme de basculement en vu
d'activer le dispositif de blocage. Le sous-ensemble coulissant 125 est en butée.
Cette configuration correspond à celle de la figure 8. Dans cette configuration, l'extrémité
143a de la patte flexible a passé la came 171c et tend à reprendre sa position d'équilibre.
Le chemin de guidage 171 comprend le logement 171a, à la sortie de la came 171c. En
conséquence, l'effet ressort de la patte flexible associé à la position de l'extrémité
de la patte flexible en vis-à-vis du logement 171 a permet de déplacer cette extrémité
143a vers le logement 171a lorsque le sous-ensemble coulissant remonte sous l'impulsion
du ressort 150. Ainsi, le mécanisme de basculement est actionné pour activer le dispositif
de blocage quand l'extrémité 143a de la patte flexible est en vis-à-vis du logement
171 a. Dans le cas présent, le mécanisme est actionné quand le sous-ensemble coulissant
est légèrement au-dessus de sa position quand il est en butée. On note Z
A1 la position de la face supérieure 133 de l'entraîneur quand le mécanisme est dans
cette position de fin d'actionnement. Cette position Z
A1 est extrapolée à la figure 15. Dans cette configuration, la barre de charge est légèrement
au-dessus de la position Z
2B.
[0060] La figure 16 représente le dispositif de blocage activé. Le sous-ensemble coulissant
125 est dans sa deuxième position stable. La face supérieure 133 de la plaque d'activation
se positionne alors à une hauteur Z
D par rapport à la base du boîtier 160. Cette configuration correspond à celle des
figures 9 et 10. L'extrémité 143a de la patte flexible 143 est dans le logement 171
a du chemin de guidage. La position du logement 171 a est désalignée, d'une distance
non nulle d
171, mesurée parallèlement aux largeurs I1, I2 et I3, par rapport à la position du logement
171 b, de sorte que l'extrémité 143a de la patte flexible n'est pas dans sa position
d'équilibre quand elle est dans le logement 171 a.
[0061] La figure 17 représente l'actionnement du mécanisme de basculement en vu de désactiver
le dispositif de blocage. Le sous-ensemble coulissant 125 est en butée. Pour actionner
le mécanisme, l'embout 4 appuie de nouveau sur l'entraîneur 130 pour déplacer le sous-ensemble
coulissant 125 en butée. Cette configuration correspond à celle de la figure 11. Cependant,
la cinématique de la patte flexible 143 est différente. L'extrémité 143a de la patte
flexible dispose d'une rampe 143b apte à coopérer avec une face inférieure 171d du
logement 171a. Lorsque le sous-ensemble coulissant 125 descend de nouveau, cette coopération
provoque la flexion de la patte flexible 143 selon une deuxième direction perpendiculaire
à la première direction de sollicitation. Ce mouvement permet de libérer l'extrémité
de la patte flexible du logement 171 a. La patte flexible revient à sa position d'équilibre
par rapport à sa première direction de sollicitation, mais reste contrainte par rapport
à la deuxième direction de sollicitation. L'extrémité 143a de la patte flexible a
quitté le chemin de guidage 171 et appuie sur une face arrière 172 du boîtier 160,
au voisinage du chemin 171. C'est ce contact qui génère la sollicitation selon la
deuxième direction.
[0062] Le mécanisme de basculement 120 est actionné pour désactiver le dispositif de blocage
quand l'extrémité 143a de la patte flexible s'échappe du logement 171 a. Dans le cas
présent, le mécanisme est actionné quand le sous-ensemble coulissant 125 est légèrement
au-dessus de sa position quand il est en butée. On note Z
A2 la position de la face supérieure 133 de l'entraîneur quand le mécanisme est dans
cette position de fin d'actionnement. Cette position Z
A2 est extrapolée à la figure 15. Dans cette configuration, la barre de charge est légèrement
au-dessus de la position Z
2B.
[0063] Ensuite, quand la barre de charge 2 remonte, le sous-ensemble coulissant 125 remonte
également, sous l'impulsion du ressort 150. L'extrémité 143a de la patte flexible
143 se déplace verticalement, en appui continu sur la face arrière 172 du boîtier,
jusqu'à atteindre l'emplacement du logement 171 b du chemin de guidage 171. A cette
position, l'extrémité de la patte flexible entre de nouveau dans le chemin de guidage.
Dans cette configuration, la patte flexible revient à sa position d'équilibre par
rapport à sa deuxième direction de sollicitation. Elle n'est plus sollicitée. Cette
configuration correspond à la figure 14.
[0064] L'ajour maximum entre le seuil de l'écran et la barre de charge quand celle-ci est
verrouillée dépend, entre autres, des positions de fin d'actionnement Z
A1, Z
A2. La position de fin d'actionnement la plus basse permet ainsi de déterminer cet ajour
maximum puisqu'il faut que le mécanisme puisse toujours être actionné. Une course
d'actionnement correspond à la différence entre une position stable Z
R, Z
D et la position de fin d'actionnement correspondant Z
A1, Z
A2. En conséquence, la course d'actionnement dimensionnante est celle permettant la
désactivation du système de blocage, à savoir la différence entre la deuxième position
stable Z
D et la position de fin d'actionnement Z
A2. Cette course d'actionnement doit être la plus faible possible pour que la position
de fin d'actionnement Z
A2 soit la plus haute possible. La course d'actionnement permettant la désactivation
du système de blocage est avantageusement inférieure à cinq millimètres et, préférentiellement,
inférieure à deux millimètres. Par ailleurs, il est préférable que la position de
fin d'actionnement Z
A1 soit au-dessus de la position de fin d'actionnement Z
A2 ou légèrement au-dessous. Dans le dernier cas, c'est la position de fin d'actionnement
Z
A1 qui devient dimensionnante pour déterminer l'ajour maximum entre le seuil de l'écran
et la barre de charge quand celle-ci est verrouillée.
[0065] Avantageusement, l'écart entre les deux positions de fin d'actionnement Z
A1, Z
A2 du mécanisme de basculement est la plus faible possible, c'est à dire, inférieur
à cinq millimètres et, préférentiellement, inférieur à deux millimètres. Avec un faible
écart, le pilotage en automatique de l'actionnement du mécanisme est facilité car
il suffit de déplacer l'écran jusqu'à une même position proche, maîtrisable, pour
activer ou désactiver le dispositif de blocage. Dans le cas présent, l'écart est sensiblement
nul, les deux positions d'actionnement correspondent à une position légèrement au-dessus
de la position du sous-ensemble coulissant en butée.
[0066] L'actionnement du mécanisme de basculement 120 au sens de l'invention est l'action
permettant de déclencher le basculement irréversible de la butée escamotable 110 d'une
position déployée à une position repliée ou inversement. Quand le mécanisme de basculement
est actionné, cela ne signifie pas nécessairement que le basculement est déjà réalisé.
Dans ce cas, le basculement peut se faire automatiquement lors d'une manoeuvre suivante.
A l'inverse, l'activation ou la désactivation du dispositif de blocage signifie que
la butée escamotable a déjà basculé d'une position à l'autre. Par exemple, selon le
mode de réalisation décrit, la désactivation du dispositif de blocage se fait en deux
temps. Dans un premier temps, le mécanisme est actionné ou déclenché par une action
de l'embout sur l'entraîneur, comme illustré par les figures 11 et 17, mais la butée
escamotable reste toujours déployée à la fin de l'actionnement. Dans un deuxième temps,
le relâchement de l'entraîneur conduit automatiquement la butée escamotable en position
repliée, comme illustré à la figure 12. Le dispositif de blocage se trouve alors désactivé.
A l'inverse, l'activation du dispositif de blocage se présente différemment en ayant
lieu en une seule opération. Quand le mécanisme est actionné, la butée escamotable
est déjà en position déployée, comme illustré aux figures 8 et 15. Le basculement
d'une position repliée à une position déployée s'est déroulé simultanément à l'actionnement
du mécanisme. Le dispositif de blocage se trouve alors activé.
[0067] La butée escamotable 110 n'est pas associée continuellement à un élément de rappel
susceptible de s'user. En position repliée, aucun élément n'agit sur elle. En position
déployée, la butée escamotable est en appui sur un élément flexible 147 lui permettant
d'ajuster la position angulaire par un élément de rappel. L'élément flexible est faiblement
sollicité pour un usage occasionnel et donc peu sensible à la casse.
[0068] L'invention est applicable à diverses installations de fermeture ou de protection
solaire dans lesquelles l'écran peut être un store toile ou vénitien, un volet roulant
ou équivalent.
1. Dispositif (4, 100) de blocage d'une barre de charge (2) d'un écran (1) comprenant
une butée escamotable (110), un embout (4) fixé à une extrémité de la barre de charge
(2) et susceptible de coopérer avec la butée escamotable (110) et un mécanisme de
basculement (120) associé à la butée escamotable permettant, dans un premier cas,
de déplacer la butée escamotable d'une position repliée (figures 5, 9), où elle n'est
pas susceptible de coopérer avec l'embout, à une position déployée (figures 4, 13),
où elle est susceptible de coopérer avec l'embout (4) et, dans un deuxième cas, de
déplacer la butée escamotable de la position déployée à la position repliée, le mécanisme
de basculement étant actionné, dans les deux cas de basculement, par un déplacement
de la barre de charge (2)
caractérisé en ce que
lors du déploiement de l'écran (1), le mécanisme de basculement (120) maintient la
butée escamotable (110) en position repliée, avant que l'embout (4) ne soit en contact
avec le mécanisme de basculement (120).
2. Dispositif de blocage selon la revendication 1 caractérisé en ce que le mécanisme de basculement (120) est uniquement actionné par un déplacement (D2) de la barre de charge (2) dans un sens de la fermeture de l'écran (1).
3. Dispositif de blocage selon l'une des revendications précédentes caractérisé en ce qu'une fois le mécanisme de basculement (120) actionné pour déplacer la butée escamotable
(110) en position repliée, aucun élément du mécanisme de basculement (120) n'entrave
la course de l'embout (4) lors de l'ouverture de l'écran (1).
4. Dispositif de blocage selon l'une des revendications précédentes caractérisé en ce que la barre de charge (2) se déplace entre deux coulisses (5a, 5b), la butée escamotable
(110) et son mécanisme de basculement (120) étant logés dans au moins une ou dans
chacune des deux coulisses (5a, 5b).
5. Dispositif de blocage selon l'une des revendications précédentes caractérisé en ce que lorsque la butée escamotable (110) est en position déployée, elle coopère avec un
moyen élastique (147) de manière à ajuster sa position, la butée escamotable ayant
alors une mobilité par rapport à une structure fixe (5) encadrant l'écran.
6. Dispositif de blocage selon l'une des revendications précédentes caractérisé en ce que lorsque la butée escamotable (110) est en position repliée, elle est immobilisée
par rapport à une structure fixe (5) encadrant l'écran.
7. Dispositif de blocage selon l'une des revendications précédentes caractérisé en ce que la butée escamotable (110) est constituée d'une plaque (113) pivotante autour d'un
axe (X111) perpendiculaire au plan formé par l'écran (1), une fois déployé.
8. Dispositif de blocage selon l'une des revendications précédentes caractérisé en ce que le mécanisme de basculement (120) comprend une plaque d'activation (132) mobile entre
deux positions stables, à savoir une première position stable (figures 4, 13) où la
butée escamotable (110) est repliée et une deuxième position stable (figures 5, 9)
où la butée escamotable est déployée, les deux positions stables de la plaque d'activation
étant disposées au delà de la butée escamotable par rapport à la course de fermeture
de l'écran.
9. Dispositif de blocage selon la revendication précédente caractérisé en ce que l'embout (4) appuie sur la plaque d'activation (132) lors d'un mouvement (D2) de la barre de charge dans le sens de la fermeture de l'écran (1), en déplaçant
la plaque d'activation d'une position stable à l'autre.
10. Dispositif de blocage selon l'une des revendications 8 ou 9 caractérisé en ce que les positions stables de la plaque d'activation (132) sont obtenues grâce à un arbre
(117) coopérant avec un chemin de guidage (144) et un moyen élastique (147).
11. Installation de fermeture ou de protection solaire comprenant un écran (1) équipé
d'une barre de charge (2) se déplaçant entre deux coulisses (5a, 5b) et équipé d'un
embout (4a, 4b) à chacune de ses extrémités caractérisée en ce que chaque embout forme, avec un sous-ensemble (110a, 110b) comprenant une butée escamotable
(110), un dispositif de blocage (4, 100) selon l'une des revendications précédentes.