Domaine techniques
[0001] La présente invention est du domaine des matériaux utilisés dans la construction
des bâtiments et concerne un ensemble d'éléments supports longiformes en matériaux
d'origine végétale prévus pour constituer l'ossature pour la pose des plaques de plâtre
et panneaux de bois utilisés pour le doublage des murs ou les cloisons de séparation.
Etat de la technique antérieure.
[0002] Les cloisons intérieures et le doublage des murs extérieurs sont souvent réalisés
par des plaques de plâtre ou des panneaux de bois. Leur pose, avec ou sans isolation,
se fait habituellement sur des rails, semelles et montants en profilé métallique.
Les rails ont principalement une forme de U. Ils sont posés au sol ou fixés au plafond.
Les montants ont une section droite pratiquement carrée destinée à leur donner une
plus grande rigidité. Ils sont coupés par le poseur à la longueur adéquate afin de
s'encastrer dans les rails haut et bas. D'autres montants sont disposés perpendiculairement
afin de maintenir l'écartement sur toute la hauteur. Les différents éléments sont
ensuite vissés ensemble à l'aide de vis « auto-taraudeuses » ou « perforantes ».
[0003] Selon les cas, un produit isolant (laine minérale ou polystyrène) est disposé entre
les montants ou entre l'ossature créée et le mur extérieur. Les gaines des réseaux
sont mises en place. Elles traversent les montants par des ouvertures pratiquées lors
de la fabrication.
[0004] La structure porteuse ainsi formée est finalement recouverte de plaques de plâtre
ou de bois voire d'autres matériaux isolants ou décoratifs.
[0005] Certains poseurs préfèrent utiliser des éléments en bois généralement constitués
de tasseaux rabotés. Cette préférence est souvent liée à la structure de l'immeuble,
au type de chantier (neuf ou rénovation) et au revêtement employé.
[0006] Ces techniques bien que faciles à mettre en oeuvre présentent des inconvénients tant
lors de la pose que dans le temps.
[0007] Si les profilés métalliques se clipsent facilement, leur découpe est plus délicate
et requiert quelques précautions, et donc du temps, pour ne pas les déformer. Les
montants et les rails sont de profils différents ce qui occasionne un stockage important
et varié sur le chantier. Leur tenue dans le temps ne pose pas de problème sauf dans
les lieux humides où la combinaison de certains agents chimiques peut compromettre
leur solidité. La tôle utilisée n'a que 6/10
ème d'épaisseur et perd rapidement sa résistance en cas d'oxydation. Les éléments en
métal constituent des ponts thermiques dont la tête de vis est la terminaison en surface.
Ceci se traduit souvent par des points froids attirant condensation et moisissure
et par conséquent des traces sombres sur les murs au bout de quelques années. La présence
de trous pré percés pour le passage des gaines diminue la rigidité des montants et
leur mise en place reste délicate malgré les chanfreins aménagés lors de l'emboutissage.
Enfin, la progression des coûts des matières premières augmente le coût de l'ouvrage.
[0008] Sur le plan environnemental, il faut noter que les profilés en acier consomment une
grande quantité d'énergie tout au long de leur cycle de vie. Qu'il s'agisse de l'extraction
du minerai, de la fusion des lingots, de la fabrication des tôles ou de la mise en
forme, toutes les étapes requièrent des puissances importantes. La transformation
de minerai en acier ne se fait qu'avec du charbon. De plus, les lieux de traitements
sont souvent éloignés les uns des autres impliquant des transports et donc une augmentation
des besoins en énergie. Enfin, le recyclage prend désormais une part importante dans
le choix des matériaux. Lors du démontage d'une cloison, il faudra séparer le métal
qui ne pourra plus être mis en décharge. Cette opération sera longue et couteuse et
doit déjà être envisagée.
[0009] Certains poseurs utilisent des éléments supports en bois plein ou en aggloméré. Cette
solution présente l'avantage de la facilité de coupe et d'ajustage, de l'isolation
thermique et de l'approvisionnement. Par contre, la tenue dans le temps est plus aléatoire
dans la mesure où le bois, en séchant, change de dimension, se déforme laissant apparaître
des fissures ou des défauts de planéité. Le temps de pose est aussi plus important
de par l'utilisation de nombreuses fixations métalliques du type équerres d'assemblage.
Enfin, l'usage d'essences inadaptées dans des milieux humides peut entraîner une dégradation
rapide, des moisissures ou des odeurs. Si cette solution semble parfois présenter
un avantage financier, ce n'est qu'au détriment de la qualité en utilisant des bois
mal séchés et manquant de rectitude.
[0010] L'état de la technique montre des profils spécifiques pour des ossatures de cloison
ou l'utilisation de bois dans la fabrication de profilés en matière synthétique.
[0011] Certains profilés connus sont réalisés par assemblage de tasseaux afin de créer des
formes en U ou des éléments d'encastrement. Il s'agit parfois de pièces usinées, mais
aucun ne fait référence à des éléments support à profils identiques entre rails et
montants ni à un emboîtement similaire ni à des pièces en bois moulé. De plus, les
solutions présentées sont en général coûteuses à fabriquer et peu intéressantes à
grande échelle.
[0012] Cet état de la technique peut être illustré par la demande de brevet
FR 2 583 802 qui divulgue un ensemble d'éléments en bois destinés à la réalisation de bâtiments.
Cet ensemble d'éléments comprend deux lisses horizontales haute et basse et des poteaux
verticaux prévus pour être insérés entre les lisses haute et basse. A cet effet les
poteaux présentent à chaque extrémité des formes de tenons et les lisses présentent
des rainures longitudinales prévues pour recevoir les tenons. Les lisses et les poteaux
sont formés chacun par assemblage de deux madriers latéraux à une âme centrale.
[0013] La demande de brevet
FR 2 540 197 divulgue un assemblage de deux longerons en bois par tenon et mortaise en vue de
la formation d'ossatures préfabriquées. Les profilés utilisés pour la réalisation
de l'ossature présentent des sections droites différentes.
[0014] D'autres documents brevets de l'état de la technique décrivent l'utilisation de bois
dans des profilés en polyuréthane, mais le but est de charger la matière synthétique
en fibres de bois pour accroître sa résistance. La proportion de bois est relativement
faible.
Exposé de l'invention.
[0015] La présente invention a pour objet de résoudre les problèmes sus évoqués en proposant
un ensemble d'éléments rigides dont certains, sous forme de profilés, sont identiques
dans leurs formes et peuvent être utilisés aussi bien pour la réalisation des rails
horizontaux que des montants et entretoises tout en présentant une aptitude l'assemblage
les uns aux autres par tenons et mortaises.
[0016] À cet effet l'ensemble d'éléments servant à la construction d'ossatures destinées
à recevoir des panneaux en plâtre ou en bois dans le but de réaliser des cloisons
ou des doublages, cet ensemble comprenant des rails haut et bas, des montants, des
entretoises et des clavettes, se caractérise essentiellement en ce que les rails,
montants et entretoises comportent sur toute leur longueur au moins un évidement de
section droite en forme de U et que lesdits rails, montants et entretoises comportent
à leurs extrémités une mortaise ou un tenon ayant la même section que celle de l'évidement
permettant ainsi l'assemblage des éléments par emboîtement dans le sens longitudinal
ou perpendiculaire.
[0017] Selon une autre caractéristique de l'invention, l'évidement de chaque profilé comprend
une face de fond et deux faces planes parallèles, la face de fond étant concave et
hémicylindrique. Additionnellement, le tenon présente en extrémité une surface convexe
hémicylindrique, l'axe longitudinal du cylindre auquel appartient chaque face de fond
de la mortaise et d'extrémité du tenon est contenu dans le plan (P) longitudinal de
symétrie de l'évidement et est perpendiculaire à l'axe longitudinal du profilé.
[0018] Les rails prévus pour être posés au sol et au plafond ainsi que les montants ont
des profils identiques en U et leurs extrémités sont taillées perpendiculairement
avec le même profil, en creux d'un côté et en relief de l'autre. Cette disposition
permet soit d'assembler les rails sur une grande longueur soit d'emboîter un montant
perpendiculairement au rail.
[0019] Cette forme en U permet de poser les plaques de plâtre en quasi contact avec le sol.
Un profil avec un épaulement extérieur permet de les isoler du sol, méthode indispensable
dans les locaux tels que les salles de bain. Il facilite également la fixation des
plinthes.
[0020] Les montants reliant les rails hauts et bas doivent être recoupés le cas échéant
à la dimension nécessaire. Deux techniques sont proposées selon le type d'utilisateur.
Les professionnels disposant d'un outillage de coupe spécialement adapté peuvent ainsi
donner à l'extrémité coupée une forme permettant son emboîtement dans le rail haut
ou bas. Les particuliers qui ne disposent pas de l'outillage peuvent utiliser des
clavettes spécifiques à l'invention, qui viennent s'emboîter dans les montants préalablement
coupés à 90°.
[0021] Tous les rails et montants sont pré-percés afin de faciliter leur fixation au sol
ou entre eux. Des passages sont également prévus pour les gaines. Les montants étant
plus épais que les profilés métalliques communément utilisés pour ce genre d'application,
le passage des gaines annelées en est facilité.
[0022] D'autres profils sont utilisés pour les cas particuliers tels que les renforts ou
raidisseurs entre deux montants, les angles de cloison ou cornières, les embouts de
cloison.
[0023] Selon une autre caractéristique de l'invention, l'ensemble d'éléments support comporte
au moins une clavette d'assemblage de deux éléments axialement alignés ou perpendiculaires
l'un à l'autre et chaque clavette présente une première face longitudinale plane,
des deuxième troisième faces latérales longitudinales planes perpendiculaires à la
précédente, de même largeur que la première face longitudinale, une quatrième face
longitudinale, convexe, se développant selon un demi-cylindre, et deux faces d'extrémité
convexes se développant selon un demi-cylindre d'axe perpendiculaire à la première
face, la largeur de la clavette mesurée entre les faces latérales étant identique
à la largeur de l'évidement de chaque profilé et les rayons de courbure de la quatrième
face et de chaque face d'extrémité étant identiques au rayon de courbure de la face
de fond de l'évidement de chaque profilé, chaque dite clavette étant prévue pour être
engagée et fixée dans les évidements de deux éléments axialement alignés ou perpendiculaires
l'un à l'autre afin de les assembler l'un à l'autre.
[0024] Avantageusement les éléments selon l'invention sont réalisés en bois. L'avantage
du bois réside dans le fait qu'il est possible de le jointer, de le peindre ou de
coller des revêtements décoratifs, ce que l'acier ne permet pas. C'est d'autant plus
utile sur les parties qui sont apparentes : épaulements des rails, angles des cornières.
[0025] De plus, ces éléments en bois sont parfaitement adaptés à la pose de panneaux de
bois vissés ainsi que pour les lambris en pose clouée. Ce que ne permettent pas les
profilés métalliques.
[0026] De préférence, sans que cela soit limitatif, les éléments supports sont constitués
de particules de bois collées et pressées à chaud pour obtenir des profilés pleins
d'une forme appropriée. Le matériau est généralement appelé « bois moulé ».
[0027] Le procédé du « bois moulé » permet d'obtenir un matériau plus dense et plus rigide
que l'aggloméré et que le bois plein. Il est comparable aux essences de la plus forte
densité: Il est écologique dans la mesure où les particules employées proviennent
des résidus des scieries ou de bois recyclés, le résultat étant lui-même recyclable
et compostable. De plus, les moules utilisés dans le cadre de ce procédé sont chauffés
grâce à la combustion des sous-produits du bois. La colle est d'un type sans solvant
et non toxique. Enfin, l'adjonction de fibres longues de type chanvre, lin ou verre
peuvent augmenter la solidité du produit. D'autres adjuvants peuvent lui conférer
d'autres propriétés particulières.
[0028] Le bois moulé est d'une forte densité et résiste donc bien à l'arrachement des vis
qui y sont implantées. Il est hydrofuge par nature et peut donc être utilisé dans
des milieux humides sans risque de déformation. Il ne présente aucun risque de dégradation
dans le temps et est utilisé depuis plusieurs années dans la construction.
[0029] Le bilan énergétique du bois moulé est particulièrement favorable dans la mesure
où le constituant principal est du bois qui est un matériau renouvelable. Ce bois
provient de déchets existants. Les usines de production ne requièrent pas d'installations
importantes et peuvent donc être implantées près des scieries qui produisent la matière
première. Ces mêmes scieries peuvent aussi fournir des résidus de bois qui serviront
à produire la chaleur nécessaire à la fabrication. Les besoins en énergie non renouvelable
sont quasiment nuls.
Brève description des figures et des dessins.
[0030] D'autres avantages, buts et caractéristiques de l'invention apparaîtront à la lecture
de la description d'une forme préférée de réalisation, donnée à titre d'exemple non
limitatif en se référant aux dessins annexés en lesquels :
- la figure 1 est une vue de dessous d'un profilé selon une première forme de réalisation
utilisable indifféremment en tant que rail, montant ou entretoise,
- la figure 2 est une vue de face d'un profilé selon la première forme de réalisation,
- la figure 3 est une vue de dessus du profilé selon la première forme de réalisation,
- la figure 4 est une vue de gauche, par rapport à la figure 2, du profilé selon la
première forme de réalisation,
- les figures 5 et 6 sont des vues en perspective du profilé selon la première forme
de réalisation,
- la figure 7 montre en plan, l'assemblage l'un à l'autre de deux profilés axialement
alignés,
- la figure 8 montre en plan, l'assemblage l'un à l'autre de profites orthogonaux,
- la figure 9 est une vue de face d'une clavette selon l'invention,
- la figure 10 est une vue de gauche selon la figure 9, de cette clavette,
- la figure 11 est une vue de dessus de la clavette selon l'invention,
- la figure 12 est une vue en perspective de la clavette selon l'invention,
- la figure 13 est une vue en coupe montrant la liaison d'une clavette selon une autre
forme de réalisation avec un profilé selon une autre forme de réalisation,
- la figure 14 est une vue de dessous d'un profilé selon une troisième forme de réalisation,
- la figure 15 est une vue de face du profilé selon la figure 14,
- la figure 16 est une vue de gauche par rapport à la figure 15 d'un profilé selon la
troisième forme de réalisation,
- la figure 17 est une vue de dessus du profilé selon la troisième forme de réalisation,
- la figure 18 est une vue de dessous d'un profilé selon une quatrième forme de réalisation,
- la figure 19 est une vue de face du profilé selon la figure 18,
- la figure 20 est une vue de gauche par rapport à la figure 19 d'un profilé selon la
quatrième forme de réalisation,
- la figure 21 est une vue de dessus du profilé selon la quatrième forme de réalisation,
- les figures 22 à 25 illustrent un moule utilisé dans le cadre de la mise en oeuvre
du procédé de fabrication des profilés par la technique du bois moulé.
Meilleure manière de réaliser l'invention.
[0031] Il y a lieu de noter que les figures représentent des pièces plus courtes que les
pièces réelles pour des raisons de clarté. Il y a lieu également de noter que les
différentes dimensions et valeurs indiquées dans la présente description ne sont données
qu'à titre purement indicatif et qu'elles ne limitent en rien la portée du présent
titre. De plus les dimensions indiquées sont des dimensions nominales. Les jeux fonctionnels
nécessaires sont ajoutés afin de rendre l'assemblage possible et aisé.
[0032] Dans la présente description, il faut entendre par section droite, une section selon
un plan perpendiculaire à l'axe longitudinal de l'élément ou du profilé.
[0033] Tel que représenté l'ensemble d'éléments support servant à la construction d'ossatures
destinées à recevoir des panneaux en plâtre ou en bois dans le but de réaliser des
cloisons ou des doublages, comprend des rails haut et bas, des montants, et des entretoises
et des clavettes 5, ces différents éléments étant formés à partir de profilés 1 présentant
des caractéristiques communes. Conformément à l'invention, les rails, montants et
entretoises comportent sur toute leur longueur au moins un évidement longitudinal
2 sous forme de gorge de section droite en forme de U et lesdits rails, montants et
entretoises comportent à l'une de leurs extrémités un tenon 3 et à l'autre une mortaise
4 ayant la même section que celle de l'évidement 2 permettant ainsi l'assemblage des
éléments par emboîtement dans le sens longitudinal ou perpendiculaire. D'une autre
manière le profil de la section droite de l'évidement 2 est identique et superposable
au profil de la projection orthogonale du contour du tenon 3 réalisée selon un plan
perpendiculaire au plan de symétrie P que présente l'évidement 2. De même, projeté
orthogonalement sur ce même plan, le contour du tenon 3 et le contour de la mortaise
4 présentent des profils identiques parfaitement superposables.
[0034] L'intérêt d'une telle disposition réside dans le fait qu'elle permet différentes
combinaisons d'assemblages, par emboîtement de forme qu'elle facilite. Ainsi deux
profilés adjacents 1, axialement alignés, peuvent être assemblés l'un à l'autre par
pénétration du tenon 3 de l'un dans la mortaise 4 de l'autre comme représenté en figure
7. Il est également possible d'assembler deux profilés 1 perpendiculaires et sécants
l'un à l'autre, par pénétration du tenon 3 de l'un dans l'évidement 2 de l'autre comme
montré en figure 8.
[0035] En figures 1 à 6 est représenté un profilé 1 en bois selon une première forme de
réalisation. Ce profilé 1 forme un élément longiforme rectiligne et présente une section
droite quadrangulaire formant un carré ou un rectangle. Dans la forme préférée de
réalisation le profil de la section droite épouse celui d'un carré. Ce profilé présente
un évidement longitudinal 2 sous forme de gorge présentant une section droite en forme
de U de 26 mm de large et 33 mm de profondeur. Cet évidement 2 est pratiqué dans le
profilé 1 depuis l'une des faces planes longitudinales 10, cette face constituant
la face supérieure lorsque le profilé est utilisé comme rail posé au sol et la face
inférieure lorsqu'il est utilisé comme rail fixé au plafond.
[0036] L'évidement 2 comprend une face de fond 20 et deux faces planes parallèles 21. Dans
la forme préférée de réalisation la face de fond 20 est concave, et hémicylindrique
courbée selon un rayon de 13 mm.
[0037] La largeur de l'évidement 2 est inférieure à la largeur de la face plane 10 depuis
laquelle il est formé dans le profilé 1. Par ailleurs, l'évidement 2 est formé de
manière symétrique par rapport à l'un P1 des plans longitudinaux médians du profilé
1, ce plan P1 étant perpendiculaire à la face 10 à partir de laquelle l'évidement
2 est creusé dans le profilé. En raison de ces dispositions, cette dernière face 10
forme de part et d'autre du profilé deux bordures planes 10a coplanaires.
[0038] Le tenon 3 et la mortaise 4 sont également formés de manière symétrique par rapport
au plan P1 longitudinal sus évoqué. L'extrémité du tenon 3 est arrondie
[0039] La mortaise 4 traverse de part en part le profilé dans le sens de son épaisseur et
par conséquent s'étend de la face plane 10 à la face plane 13 opposée. A la base du
tenon 3 et de part et d'autre de ce dernier, le profilé 1 présente deux épaulements
11 coplanaires perpendiculaires à l'axe longitudinal dudit profilé 1. Le tenon 3 d'une
longueur de 33 mm et d'une largeur de 26 mm présente un arrondi à son extrémité avec
un rayon de 13 mm. Plus précisément, l'extrémité du tenon est formée par une face
convexe hémicylindrique, l'axe longitudinal du cylindre auquel appartient la surface
hémicylindrique étant contenu dans le plan P et étant perpendiculaire à l'axe longitudinal
du profilé.
[0040] La largeur de la mortaise 4 mesurée dans le sens de la largeur du profilé est inférieure
à ladite largeur du profilé, cette largeur étant mesurée dans le sens de la largeur
de la face plane 10. En raison de cette disposition la face 12 correspondante d'extrémité
du profilé, depuis laquelle est pratiquée la mortaise 4 forme de part et d'autre de
cette dernière deux bordures planes 12a coplanaires perpendiculaires à l'axe longitudinal
du profilé 1.
[0041] La mortaise présente une longueur de 33 mm et une largeur de 26 mm. Cette mortaise
présente une face de fond concave de section droite en demi-cercle d'un rayon de 13
mm. Plus précisément cette face de fond est hémicylindrique, l'axe longitudinal du
cylindre auquel appartient la surface hémicylindrique étant contenu dans le plan P
et étant perpendiculaire à l'axe longitudinal du profilé.
[0042] Lors de l'assemblage orthogonal de deux profilés 1 l'un à l'autre, assemblage réalisé
par pénétration du tenon 3 de l'un dans l'évidement 2 de l'autre, les deux épaulements
11 du profilé viennent contre respectivement les bordures planes 10a de la face 10.
De même lorsque deux profilés 1 sont assemblés l'un à l'autre par emboîtement du tenon
3 de l'un dans la mortaise 4 de l'autre, les deux épaulements 11 associés à ce tenon
3 viennent contre les bordures planes 12a de la mortaise. Ces dispositions assurent
un bon jointoiement entre deux profilés adjacents.
[0043] Selon une forme préférée de réalisation la face de fond 20 de l'évidement est prolongée
axialement par l'une des faces du tenon, cette dernière étant concave et hémicylindrique
et présente un rayon de courbure identique à celui de la face de fond 20. La face
opposée de ce tenon prolonge axialement la face 13 du profilé.
[0044] De préférence, la largeur du profilé est de 48 mm afin d'assurer la compatibilité
avec les rails métalliques et huisseries les plus courants.
[0045] Une autre caractéristique du profilé 1 est que la face 13, possède, elle aussi, entre
deux bordures coplanaires latérales 13a qu'elle présente, un évidement longitudinal
13b arrondi c'est-à-dire de section droite en arc de circonférence de cercle. Une
telle disposition permet de réduire la surface de contact au sol et assurer ainsi
une meilleure planéité. Cet évidement 13b permet de conserver une portée de 5 mm de
chaque côté et 8 mm de matière au minimum entre les deux évidements 2 et 13b. Les
bordures coplanaires 13a et l'évidement 13b sont prolongés sur le tenon 3.
[0046] Selon les fabrications les profilés 1 peuvent présenter soit un tenon 3 à chaque
extrémité soit un tenon 3 d'un côté et une mortaise 4 de forme identique de l'autre
côté, soit encore une mortaise 4 à chaque extrémité. Cette disposition est particulièrement
intéressante pour la réalisation de rails ou montants ou entretoises de grande longueur
ou nécessitant plusieurs profilés.
[0047] La distance entre le rail posé au sol et celui fixé au plafond n'étant pas constante,
il est rare de pouvoir disposer d'un montant de la longueur exacte possédant un tenon
à chaque extrémité. Il est donc généralement nécessaire de le couper à la longueur
voulue. En conséquence, le tenon de l'une des extrémités est absent. Une clavette
5 selon l'invention permet de pallier cet inconvénient en remplaçant le tenon 3 manquant.
[0048] La clavette 5 (figures 9 à 12) est constituée d'un profilé de section droite carrée
de 26 mm de côté. L'une des faces est remplacée par un demi-rond 50 qui lui permet
de s'emboîter dans le U d'un rail ou d'un montant. La pièce mesure 15 cm de long et
chaque extrémité possède un arrondi (35) de rayon 13 mm.
[0049] En d'autres termes la clavette 5 présente une première face longitudinale plane 50,
des deuxième troisième faces latérales 51 longitudinales planes perpendiculaires à
la précédente, de même largeur que la première face longitudinale 50, une quatrième
face longitudinale 52, convexe, se développant selon un demi-cylindre, et deux faces
d'extrémité 53. Le profil de la section droite de la clavette est identique et superposable
au profil de la section droite de l'évidement 2.
[0050] Chaque face d'extrémité 53 est convexe et se développe selon une surface hémicylindrique,
le rayon de courbure de cette surface étant de 13 mm. L'axe longitudinal du cylindre
auquel appartient cette surface est perpendiculaire à la première face 50. La largeur
de la clavette mesurée entre les faces latérales est identique à la largeur de l'évidement
2 de chaque profilé et les rayons de courbure de la quatrième face 52 et de chaque
face d'extrémité 53 sont identiques au rayon de courbure de la face de fond 20 de
l'évidement 2 de chaque profilé, chaque dite clavette 5 étant prévue pour être engagée
et fixée dans les évidements 2 de deux éléments axialement alignés ou perpendiculaires
l'un à l'autre afin de les assembler l'un à l'autre.
[0051] En positionnant cette clavette 5 au bout d'un montant coupé à 90° par rapport à l'axe
longitudinal de ce dernier, elle remplace le tenon manquant et vient s'emboîter dans
le rail assurant ainsi la liaison mécanique. Des trous de 4 mm sont prévus dans la
clavette afin de permettre un vissage dans le montant après ajustement. La hauteur
totale de cette clavette est de 33 mm pour pouvoir s'insérer dans l'évidement 2 d'un
profilé de base sans en dépasser.
[0052] En figure 13 sont représentées en coupe une variante d'un profilé et une variante
d'une clavette selon l'invention. Selon cette autre forme de réalisation, au moins
un bossage longitudinal 56 est formé sur chacune des faces latérales 51 de la clavette
et au moins une rainure longitudinale 22 est formée dans chacune des faces 21 de l'évidement.
Chaque bossage 56 est prévu pour pénétrer dans l'une des rainures 22.
[0053] En figure 14 à 17 est représenté un profilé prévu pour recevoir des plaques de cloisons
par exemple à base de plâtre. Ce profilé épaulé, pourra présenter toutes les caractéristiques
des profilés précédemment décrits, mais dispose parallèlement aux faces 10 et 13 de
deux épaulements latéraux 14 sur la partie basse. Ce profilé peut être utilisé avec
des profilés selon la première forme de réalisation et fait partie de l'ensemble d'éléments
selon l'invention.
[0054] Chaque épaulement a une largeur équivalente à l'épaisseur d'une plaque de plâtre
standard soit 13 mm. Il permet, lorsque le profilé est utilisé comme rail inférieur
apposé sur le sol, de garantir un espace entre la plaque de plâtre, ou tout autre
revêtement, et le sol. Cette fonction n'existe pas avec les rails métalliques. Le
profilé épaulé utilisé comme rail est compatible avec le profilé de base pour la réalisation
des montants. Il peut aussi être utilisé comme montant pour terminer une cloison avec
des arrêtes droites sans avoir recours à des baguettes d'angle qu'il faut ensuite
jointer. L'épaisseur des épaulements vient en supplément de la largeur de base de
48 mm pour atteindre une largeur totale de 74mm.
[0055] En figure 18 à 21 est représenté un profilé symétrique utilisable principalement
comme montant intermédiaire. Ce profilé, symétrique mesure 48 mm de large mais 78
mm de haut et possède deux évidements 2 de 26 mm de large, opposés dos à dos. La section
droite de l'évidement 2 de ce profilé est identique est superposable avec la section
droite de l'évidement du profilé selon les formes de réalisation précédentes.
[0056] Ce profilé peut être utilisé comme montant et permet de placer des entretoises possédant
le profil de base qui s'emboîtent de chaque côté. En utilisant des entretoises de
longueur calibrée possédant un tenon 4 à chaque extrémité, on peut assurer un espacement
entre les montants, rigoureusement identique à la largeur des plaques qui les recouvrent.
Au moins l'un des évidements 2 de ce profilé sur chacune de ses faces 20 pourra présenter
au moins une rainure longitudinale pour recevoir une clavette 5 avec bossages longitudinaux
sur ses faces latérales.
[0057] Les profilés selon les diverses formes de réalisation telles que décrites, utilisés
comme montant ou rail, comprennent selon le plan P des trous traversants 15 de 22
mm de diamètre régulièrement espacés. Ils servent à assurer le passage des gaines
à l'intérieur des cloisons. Ces trous sont préparés lors de la fabrication mais une
très légère couche de matière formant opercule est laissée en place afin de les obturer
et d'améliorer ainsi l'isolation. Il suffit de briser l'opercule pour introduire la
gaine. On peut remarquer que ces trous traversants débouchent dans la face 13 et dans
la face 20 de l'évidement pour les profilés selon les première, deuxième et troisième
forme de réalisation et débouchent dans les face 20 des deux évidements 2 pour le
profilé selon la quatrième forme de réalisation.
[0058] Les profilés toujours selon le plan P seront équipés de perçages traversants 17 aptes
à recevoir des vis de fixation au sol ou au plafond.
[0059] De préférence les profilés et clavettes seront réalisés par la technique du bois
moulé décrite ci-après.
[0060] Le matériau utilisé provient essentiellement des copeaux de bois produits par les
scieries durant la découpe et le rabotage des planches et tasseaux. Le bois provient
de résineux qui sont les plus adaptés. Des bois de récupération peuvent également
être utilisés.
[0061] Les copeaux sont hachés en « brindilles » dont la taille est comprise entre 5 et
10 mm de long pour un diamètre de 0.5 à 1 mm.
[0062] Les brindilles sont ensuite séchées afin d'abaisser leur taux d'humidité à moins
de 5%. Ce séchage est complété par une imprégnation de paraffine destinée à freiner
l'absorption d'humidité pendant les phases de fabrication. Enfin, les brindilles sont
mélangées à une colle de type isocyanates à hauteur de 5%.
[0063] La solidité du produit fini est obtenue par compression du mélange de base dans un
moule avec selon une pression de 120 bars et un ratio volumétrique de 1:5. La prise
de la colle est accélérée en chauffant le moule à une température de 200°C pendant
une durée équivalente à 15 secondes par millimètre d'épaisseur de la pièce.
[0064] Après transformation, la colle devient un produit inerte et n'a par conséquent aucune
influence sur le composant végétal qu'elle protège.
[0065] Le bois moulé a la particularité de pouvoir être peint, jointé ou encollé pour recevoir
les revêtements décoratifs. Son aspect lisse s'associe parfaitement avec les plaques
de plâtre.
[0066] La fabrication du bois moulé, et en particulier des profilés destinés aux ossatures
de cloison, requiert un certain savoir faire et une haute technicité.
[0067] Outre la matière première décrite précédemment qui doit être préparée et utilisée
dans un temps très court, il faut disposer d'une presse permettant d'obtenir une pression
de 120 bars sur toute la surface de la pièce et de chauffer le moule à 200°C.
[0068] Les étapes de la fabrication sont représentées en figures 22 à 25 montrant un moule
utilisé pour cette fabrication.
[0069] Ce moule est constitué de trois parties 61, 63 et 66. La partie basse 61 présente
une section droite en forme de U avec deux faces parallèles d'une hauteur équivalente
à cinq fois la hauteur de la pièce finie. Elle est fixée sur le bâti de la presse.
Un réseau hydraulique, non représenté, permet d'y faire circuler de l'eau chaude sous
pression pour obtenir la température de 200°C.
[0070] Le mélange devant être comprimé dans un rapport de 1 à 5 et la partie centrale du
profilé ayant une épaisseur cinq fois plus faible que les parties latérales, dans
le sens de la compression, il n'est pas possible d'utiliser une partie mobile ayant
simplement la forme de l'évidement. Les ailes recevraient alors la même compression
que le centre pour une hauteur cinq fois plus élevée. De plus, les propriétés de fluage
du mélange sont très mauvaises.
[0071] Afin de compenser ce problème de compression, la partie mobile du moule est constituée
de trois parties. La partie centrale 63 correspond au fond du U et deux parties latérales
66 correspondent au haut des ailes.
[0072] Un bac mobile de la longueur du moule comprend deux compartiments et reçoit la quantité
de produit nécessaire à la fabrication d'une pièce. Ce bac est d'abord positionné
en dehors de la presse, sous une trémie, afin de recevoir la quantité nécessaire de
bois imprégné de colle. Il se déplace ensuite au-dessus de la partie basse du moule.
Il est basculé afin que le contenu du premier compartiment s'écoule dans le moule
puis, après descente de la première partie mobile du moule, la deuxième partie du
mélange est vidée dans le moule. Les opérations de remplissage doivent se faire en
un temps très court et de façon homogène.
[0073] Lors de la phase A, (figure 22) la première partie 62 du mélange est versée dans
le fond du moule. Dès que la partie basse du moule est remplie de mélange 62 sur une
hauteur de 40 mm, la partie haute 63 commence à descendre et à comprimer la partie
centrale du mélange 64. C'est la phase B (figure 23). La phase C (figure 24) est consacrée
au remplissage des parties latérales avec la deuxième partie du mélange 65. Enfin,
lors de la phase D, (figure 25) les parties latérales 66 du moule mobile descendent
et compriment le mélange. La descente des trois pièces mobiles se fait de façon indépendante
pour obtenir le ratio de compression souhaité. A la fin de la phase D, le mélange
a pris la forme de la pièce définitive 67. Le moule reste en position pendant le temps
nécessaire à la prise de la colle soit environ trois minutes. La partie mobile remonte
ensuite laissant libre la pièce. Des vérins éjecteurs poussent la pièce hors du moule.
Le profilé ainsi réalisé est ensuite placé et maintenu dans un gabarit pendant le
refroidissement afin d'éviter les déformations.
[0074] Les trous 17 sont réalisés par perçage après refroidissement. Les passages de gaines
à savoir les trous 15 sont faits par des réservations dans le moule.
[0075] Les descriptions précédentes s'appliquent aux profilés réalisés en bois moulé. Dans
certaines fabrications, il est tout à fait possible d'utiliser du bois massif ou des
matières synthétiques pour réaliser les profilés avec les mêmes formes et caractéristiques.
Les bois seront choisis pour leur tenue dans le temps et leur résistance. Après avoir
déligné des barres de section 48 mm par 45 mm, celles-ci sont usinées à la fraise
pour réaliser les évidements 2 et 13b ainsi que les trous 15 de passages de gaine,
les trous de fixations 17 et les tenons 3 et mortaises 4.
[0076] Le rail inférieur peut être posé sur une bande isolante. Il est fixé au sol par des
vis et chevilles. Il est recommandé d'utiliser les trous 17 pré-percés dans le rail
et des combinaisons vis-chevilles préparées à l'avance.
[0077] Le rail supérieur est fixé au plafond, à l'aplomb du rail inférieur, de la même façon.
[0078] Un premier montant est placé à l'extrémité des rails. Il est coupé à une longueur
telle qu'une fois emboîté dans le rail inférieur, il passe juste sous les ailes du
rail supérieur. Une clavette 5 en bois moulé est placée dans l'évidement 2 du montant
et poussé vers le haut jusqu'à ce qu'elle soit en contact avec le fond 20 de l'évidement
2 du rail supérieur. Elle est ensuite fixée par vis pour rester dans cette position.
Le montant est lui aussi fixé à son autre extrémité par des vis qui traversent le
rail. Les vis doivent pénétrer la partie la plus épaisse afin de garantir la solidité
de l'ouvrage.
[0079] Les montants suivants doivent être placés à distance régulière les uns des autres,
distance équivalente à la largeur des plaques qui recouvriront l'ossature. Il sera
avantageux d'utiliser des profilés symétriques pour les montants intermédiaires.
[0080] Des morceaux de profilé de base seront utilisés pour relier les montants à intervalle
régulier. Des clavettes 5 pourront être utilisées lorsque les profilés n'ont pas de
tenon suite à leur découpe. Ces clavettes seront fixées par vis sur les montants.
[0081] Les encadrements de portes et fenêtres pourront être réalisés en leur adossant le
côté plat d'un profilé aussi bien sur les côtés que sur le dessus ou le dessous. Les
profilés pourront être fixés par vis sur les encadrements ou inversement.
[0082] Avant de mettre en place les gaines, leur trajet sera défini. Les opercules obstruant
les trous 16 prévus à cet effet seront cassés. Compte tenu de l'épaisseur des montants,
les gaines même annelées passent sans problème.
[0083] Une isolation thermique ou phonique pourra être mise en place entre les montants.
Les rainures pourront être mises à profit pour les maintenir en place.
[0084] Les outils nécessaires à la pose des ossatures profilées en bois moulé se résument
à une scie à onglet et un tournevis. Il sera toutefois possible d'utiliser un outil
spécifique permettant de refaire les extrémités en forme de tenon. Divers appareils
peuvent être mis en oeuvre. Ces outils sont décrits ci-après.
[0085] Outil de coupe manuel. Cet outil est composé d'un arceau au travers duquel passe la barre à mettre en forme.
Une lame ayant la forme du tenon à réaliser coulisse verticalement dans un guide.
Un levier à cliquet permet d'abaisser la lame en exerçant une force suffisante pour
couper le profilé. L'avantage de cet outil est qu'il permet de faire des découpes
mâles et femelles.
[0086] Outil de coupe mécanique. Cet outil est constitué d'une glissière maintenant le profilé à mettre en forme
et d'une fraise dont la forme permet d'obtenir le profil recherché. Le profilé à tailler
est d'abord coupé à la longueur voulue puis placé dans la glissière. La fraise est
mise en rotation et descend créant ainsi le profil du tenon. La fraise coulisse sur
une glissière verticale et est entrainée par un moteur électrique.
1. Ensemble d'éléments support servant à la construction d'ossatures destinées à recevoir
des panneaux en plâtre ou en bois dans le but de réaliser des cloisons ou des doublages,
cet ensemble comprenant des rails haut et bas, des montants, des entretoises et des
clavettes (5), caractérisé en ce que les rails, montants et entretoises comportent sur toute leur longueur au moins un
évidement (2) de section droite en forme de U et que lesdits rails, montants et entretoises
comportent à leurs extrémités un tenon (3) et/ou une mortaise (4) ayant la même section
que l'évidement (2) permettant ainsi l'assemblage des éléments par emboîtement dans
le sens longitudinal ou perpendiculaire.
2. Ensemble d'éléments selon la revendication 1, caractérisé en ce que la section droite des montants, des rails et des entretoises est identique afin que
le même profilé puisse être utilisé comme rail, montant ou entretoise, que le profil
de la section droite de l'évidement (2) est identique et superposable au profil de
la projection orthogonale du tenon (3) sur un plan perpendiculaire au plan de symétrie
(P) que présente l'évidement (2) et que projeté selon ce même plan, le tenon (3) et
la mortaise (4) présentent des profils identiques et superposables.
3. Ensemble d'éléments selon la revendication précédente, caractérisé en ce que l'évidement (2) comprend une face de fond (20) et deux faces planes parallèles (21)
que la face de fond (20) est concave, et hémicylindrique que le tenon (3) présente
en extrémité une surface convexe hémicylindrique et que l'axe longitudinal du cylindre
auquel appartient chaque face de fond de la mortaise et d'extrémité du tenon (3) est
contenu dans le plan (P) et est perpendiculaire à l'axe longitudinal du profilé.
4. Ensemble d'éléments selon la revendication précédente, caractérisé en ce que la face de fond (20) est prolongée axialement par l'une des faces du tenon (3), cette
face étant concave et hémicylindrique et présentant un rayon de courbure identique
à celui de la face de fond (20).
5. Ensemble d'éléments selon l'une quelconque des revendications précédentes, caractérisé en ce que la largeur de l'évidement (2), du tenon (3) et de la mortaise (4) est inférieure
à la largeur du profilé.
6. Ensemble d'éléments selon l'une quelconque des revendications précédentes caractérisé en ce qu'il comporte un profilé ou rail prévu pour recevoir des plaques de cloisons, ce profilé
ou rail présentant parallèlement aux faces planes longitudinales (10) et (13) deux
épaulements latéraux (14).
7. Ensemble d'éléments selon l'une quelconque des revendications précédentes, caractérisé en ce qu'il comporte un profilé symétrique servant de montant et comportant deux évidements
(2) identiques à l'évidement des rails, montants et profils de la revendication 1,
disposés de façon opposée et permettant l'emboîtement d'éléments opposés.
8. Ensemble d'éléments selon l'une quelconque des revendications précédentes, caractérisé en ce que chaque clavette (5) est apte à l'assemblage de deux éléments axialement alignés ou
perpendiculaires l'un à l'autre et présente une première face longitudinale plane
(50), des deuxième et troisième faces latérales (51) longitudinales planes perpendiculaires
à la précédente, de même largeur que la première face longitudinale (50), une quatrième
face longitudinale (52), convexe, se développant selon un demi-cylindre, et deux faces
d'extrémité (53) convexes se développant selon un demi-cylindre d'axe perpendiculaire
à la première face (50), que la largeur de la clavette mesurée entre les faces latérales
est identique à la largeur de l'évidement (2) de chaque profilé et que les rayons
de courbure de la quatrième face (52) et de chaque face d'extrémité (53) sont identiques
au rayon de courbure de la face de fond (20) de l'évidement (2) de chaque profilé,
chaque dite clavette (5) étant prévue pour être engagée et fixée dans les évidements
(2) de deux éléments axialement alignés ou perpendiculaires l'un à l'autre afin de
les assembler l'un à l'autre.
9. Ensemble d'éléments selon la revendication précédente caractérisé en ce que chaque face latérale (51) de la clavette présente au moins un bossage longitudinal
(56) et que chacune des faces latérales (21) que présente chaque évidement (2) présente
au moins une rainure (22) prévue pour recevoir le bossage (56).
10. Ensemble d'éléments selon l'une quelconque des revendications précédentes, caractérisé par des trous traversants (15) régulièrement espacées pratiqués dans les profilés de
manière débouchante dans la face de fond (20) de l'évidement (2) ces trous étant prévus
pour le passage de gaines.
11. Ensemble d'éléments selon l'une quelconque des revendications précédentes, caractérisé en ce que des trous (7) traversent le fond des éléments afin de faciliter leur fixation au
sol, au plafond ou sur les murs.
12. Ensemble d'éléments selon l'une quelconque des revendications précédentes caractérisé en ce que lesdits éléments sont réalisés, selon les fabrications, en bois moulé, en bois massif
ou en matériau synthétique.
1. Anordnung von Trägerelementen, die dem Bau von Gerüsten dient, welche dazu bestimmt
sind, Platten aus Gips oder aus Holz aufzunehmen, um Trennwände oder Verkleidungen
herzustellen, wobei die Anordnung obere und untere Schienen, Ständer, Streben und
Keile (5) umfasst, dadurch gekennzeichnet, dass die Schienen, Ständer und Streben auf ihrer gesamten Länge mindestens eine Ausnehmung
(2) mit U-förmigem Querschnitt aufweisen, und dass die Schienen, Ständer und Streben
an ihren Enden einen Zapfen (3) und/oder ein Zapfenloch (4) aufweisen, welche denselben
Querschnitt wie die Ausnehmung (2) haben, sodass die Elemente durch eine Steckverbindung
in Längs- oder Querrichtung zusammengefügt werden können.
2. Anordnung von Elementen nach Anspruch 1, dadurch gekennzeichnet, dass der Querschnitt der Ständer, der Schienen und der Streben identisch ist, damit dasselbe
Profilstück als Schiene, Ständer oder Strebe verwendet werden kann, dass das Querschnittsprofil
der Ausnehmung (2) mit dem Profil der Zapfens (3) übereinstimmt und überlagert werden
kann, wenn dieser senkrecht auf die Ebene projiziert wird, die rechtwinklig zur Symmetrieebene
(P) der Ausnehmung (2) ist, und dass der Zapfen (3) und das Zapfenloch (4) übereinstimmende
und überlagerbare Profile aufweisen, wenn sie auf eben diese Ebene projiziert werden.
3. Anordnung von Elementen nach dem vorhergehenden Anspruch, dadurch gekennzeichnet, dass die Ausnehmung (2) eine Bodenfläche (20) und zwei parallele ebene Flächen (21) aufweist,
dass die Bodenfläche konkav und halbzylindrisch ist, dass der Zapfen (3) endständig
eine konvexe halbzylindrische Oberfläche aufweist, und dass die Längsache des Zylinders,
dessen Bestandteil die jeweiligen Flächen des Bodens des Zapfenlochs und des Endstücks
des Zapfens (3) sind, in der Ebene (P) liegt und senkrecht zur Längsachse des Profilstücks
ist.
4. Anordnung von Elementen nach dem vorhergehenden Anspruch, dadurch gekennzeichet, dass
die Bodenfläche (20) sich axial in einer der Flächen des Zapfens (3) fortsetzt, wobei
diese Fläche konkav und halbzylindrisch ist und einen Krümmungsradius aufweist, der
mit demjenigen der Bodenfläche (20) übereinstimmt.
5. Anordnung von Elementen nach einem beliebigen der vorhergehenden Ansprüche, dadurch gekennzeichnet, dass die Breite der Ausnehmung (2), des Zapfens (3) und des Zapfenlochs (4) geringer als
die Breite des Profilstücks ist.
6. Anordnung von Elementen nach einem beliebigen der vorhergehenden Ansprüche, dadurch gekennzeichnet, dass sie ein Profilstück oder eine Schiene aufweist, das/die dafür vorgesehen ist, Trennwandplatten
aufzunehmen, wobei dieses Profilstück oder diese Schiene parallel zu den ebenen Längsflächen
(10) und (13) zwei seitliche Ansätze (14) aufweist.
7. Anordnung von Elementen nach einem beliebigen der vorhergehenden Ansprüche, dadurch gekennzeichnet, dass sie ein symmetrisches Profilstück aufweist, das als Ständer dient und zwei Ausnehmungen
(2) aufweist, welche mit der Ausnehmung der Schienen, Ständer, und Profile nach Anspruch
1 übereinstimmen, wobei sie entgegengesetzt angeordnet sind und das Einstecken entgegengesetzter
Elemente ermöglichen.
8. Anordnung von Elementen nach einem beliebigen der vorhergehenden Ansprüche, dadurch gekennzeichnet, dass jeder der Keile (5) dafür geeignet ist, zwei Elemente zusammenzufügen, die axial
ausgerichtet oder zueinander rechtwinklig sind, und eine erste ebene Längsfläche (50)
aufweist sowie zweite und dritte seitliche ebene Längsflächen (51), die rechtwinklig
zu der vorstehend genannten sind, wobei sie von derselben Breite wie die erste Längsfläche
(50) sind, eine vierte Längsfläche (52), die konvex ist und sich einem Halbzylinder
entsprechend erstreckt, und zwei endständige konvexe Flächen (53), die sich einem
Halbzylinder entsprechend erstrecken, dessen Achse zur ersten Fläche (50) senkrecht
ist, dass die Breite des Keiles, wie sie zwischen den seitlichen Flächen gemessen
wird, mit der Breite der Ausnehmung (2) jedes der Profilstücks übereinstimmt, und
dass die Krümmungsradien der vierten Fläche (52) und jeder der endständigen Flächen
(53) mit dem Krümmungsradius der Bodenfläche (20) der Ausnehmung (2) jedes der Profilstücke
übereinstimmt, wobei jeder der Keile (5) dafür vorgesehen ist, in die Ausnehmungen
(2) der beiden Elemente, die axial ausgerichtet oder zueinander rechtwinklig sind,
einzugreifen und dort befestigt zu werden, um sie zusammenzufügen.
9. Anordnung von Elementen nach dem vorhergehenden Anspruch, dadurch gekennzeichnet, dass jede der Seitenflächen (51) des Keils mindestens einen Längshöcker (56) aufweist
und dass jede der Seitenfläch (21) jeder der Ausnehmungen (2) mindestens eine Nut
(22) aufweist, die dafür vorgesehen ist, den Höcker (56) aufzunehmen.
10. Anordnung von Elementen nach einem beliebigen der vorhergehenden Ansprüche, gekennzeichnet durch gleichmäßig beabstandete Durchgangslöcher (15), mit denen die Profilstücke derart
versehen werden, dass die Löcher in die Bodenfläche (20) der Ausnehmung (2) einmünden,
wobei sie für das Durchführen von Hüllen vorgesehen sind.
11. Anordnung von Elementen nach einem beliebigen der vorhergehenden Ansprüche, dadurch gekennzeichnet, dass der Boden der Elemente von Löchern (7) durchsetzt ist, um deren Befestigung am Boden,
an der Decke oder den Wänden zu erleichtern.
12. Anordnung von Elementen nach einem beliebigen der vorhergehenden Ansprüche, dadurch gekennzeichnet, dass die Elemente, je nach Fertigungsart, aus Formholz, aus Massivholz oder synthetischem
Material hergestellt sind.
1. Set of support elements used in building frames designed to receive plaster or wood
panels for the purpose of realizing walls or linings, this set comprising upper and
lower rails, posts, spacers and wedges (5), characterized in that the rails, posts and spacers comprise over their entire length at least one U-shaped
recess (2) with a straight cross-section; and in that said rails, posts and spacers comprise at their extremities a tenon (3) and/or a
mortise (4) with the same cross-section as the recess (2) thus making it possible
to assemble the elements by interlocking in the longitudinal or perpendicular direction.
2. Set of elements according to claim 1, characterized in that the straight cross-sections of the posts, rails and spacers are identical so that
the same profiled section can be used as a rail, post or spacer; in that the profile of the straight cross-section of the recess (2) is identical to and superimposable
on the profile of the orthogonal projection of the tenon (3) on a plane perpendicular
to the plane of symmetry (P) presented by the recess (2); and in that, when projected along this same plane, the tenon (3) and the mortise (4) present
identical and superimposable profiles.
3. Set of elements according to the preceding claim, characterized in that the recess (2) comprises a bottom surface (20) and two flat parallel surfaces (21);
in that the bottom surface (20) is concave and hemicylindrical; in that the tenon (3) presents a convex hemicylindrical surface at its extremity; and in that the longitudinal axis of the cylinder, to which each bottom surface of the mortise
and each extremity of the tenon (3) belong, is contained within the plane (P) and
is perpendicular to the longitudinal axis of the profiled section.
4. Set of elements according to the preceding claim, characterized in that the bottom surface (20) is prolonged axially by one of the surfaces of the tenon
(3), this surface being concave and hemicylindrical and presenting a radius of curvature
identical to that of the bottom surface (20).
5. Set of elements according to any one of the preceding claims, characterized in that the width of the recess (2), of the tenon (3) and of the mortise (4) is smaller than
that the width of the profiled section.
6. Set of elements according to any one of the preceding claims, characterized in that it comprises a profiled section or rail designed to receive wall boards, with this
profiled section or rail presenting two lateral shoulders (14) parallel to the flat
longitudinal surfaces (10) and (13).
7. Set of elements according to any one of the preceding claims, characterized in that it comprises a symmetrical profiled section used as a post and comprises two recesses
(2) identical to the recesses on the rails, posts and profiled sections of claim 1,
arranged in opposed manner allowing opposite elements to be interlocked.
8. Set of elements according to any one of the preceding claims, characterized in that each wedge (5) is able to assemble two elements that are either axially aligned or
perpendicular to each other and presents a first flat longitudinal surface (50), second
and third longitudinal plane lateral surfaces (51), perpendicular to the previous
one, with the same width as the first longitudinale surface (50), a fourth, convex,
longitudinal surface (52), developing along a half-cylinder, and two convex end surfaces
(53) developing along a half-cylinder with its axis perpendicular to the first surface
(50); in that the width of the wedge, measured between the lateral surfaces, is identical to the
width of each profiled section's recess (2); and in that the radii of curvature of the fourth surface (52) and of each end surface (53) are
identical to the radius of curvature of the bottom surface (20) of each profiled section's
recess (2), each said wedge (5) being designed to be engaged and fixed in the recesses
(2) of two elements axially aligned or perpendicular to each other so as to assemble
them to each other.
9. Set of elements according to the preceding claim, characterized in that each lateral surface (51) of the wedge presents at least one longitudinal projection
(56); and in that each of the lateral surfaces (21) that each recess (2) has, presents at least one
groove (22) designed to receive the projection (56).
10. Set of elements according to any one of the preceding claims, characterized by regularly-spaced through-holes (15) made in the profiled sections in such a way as
to emerge in the bottom surface (20) of the recess (2), these holes being provided
for the passage of ducts.
11. Set of elements according to any one of the preceding claims, characterized in that holes (7) pass through the bottom of the elements to facilitate their fastening to
the ground, ceiling or walls.
12. Set of elements according to any one of the preceding claims, characterized in that said elements are realized, depending on the constructions, in molded wood, solid
wood or synthetic material.