[0001] La présente invention concerne un alliage d'or gris sans nickel et sans cuivre présentant
une dureté convenant en particulier aux horlogers, bijoutiers et joailliers. L'invention
a également trait à un procédé de préparation de cet alliage.
Arrière-plan de l'invention
[0002] Il existe sur le marché deux principaux types d'alliages d'or gris, les alliages
au nickel et les alliages au palladium, dans lesquels ces deux éléments interviennent
comme blanchissants.
[0003] Le nickel avec son potentiel allergène tend à être abandonné. De plus, ses alliages
exhibent une dureté et une déformabilité réduites qui se prêtent mal aux domaines
de la bijouterie et de l'horlogerie.
[0004] De très nombreuses propositions ont donc été avancées pour remplacer le nickel.
[0005] Ainsi, les demandes de brevet
EP 1 227 166 (alliage AuCuMn),
EP 1 010 768 (alliage AuCuPd) et
JP 3130334 (alliage AuPdAgCu), proposent des alliages contenant du cuivre.
[0006] L'ajout de cuivre permet de durcir les alliages mais il présente des inconvénients,
notamment, une vitesse de refroidissement trop faible (lors de coulées en lingotière),
et lors du traitement thermique, un durcissement non contrôlable et un risque de fissuration.
[0007] De plus, l'augmentation de la concentration en cuivre se fait au détriment d'autres
éléments ayant des effets blanchissants.
[0008] En outre, le cuivre comporte un risque d'oxydation.
[0009] La demande de brevet japonais publiée sous le numéro
JP-A-8-003662 décrit des alliages d'or blanc appartenant aux types Au-Pd-In, Au-Pd-Sn ou Au-Pd-Bi.
Ces alliages sont destinés à la préparation d'argiles métalliques, c'est-à-dire d'argiles
de métaux précieux. Les argiles métalliques sont en effet généralement définies comme
étant une matière première destinée à la fabrication de bijoux ou d'objet d'art et
comprenant une poudre très fine de métaux précieux, un liant organique et de l'eau.
Après leur mise en forme, elles sont séchées et brûlées de façon à éliminer le liant
organique, afin qu'il ne reste que les métaux frittés. Cette demande de brevet japonais
a donc pour objet une poudre d'alliage d'or blanc du type Au-Pd-In, Au-Pd-Sn ou Au-Pd-Bi
devant présenter une excellente aptitude au frittage. Concrètement, en mélangeant
cette poudre à de l'eau, un liant (plastifiant : phtalate de di-n-butyle) et un tensioactif
(éthyl-cellulose), on devrait obtenir une argile métallique à degré de frittage élevé.
[0010] Cependant, en ce qui concerne le palladium, ses alliages sans ajout de cuivre sont
trop mous compte tenu de la proportion substantielle qu'il faut introduire pour blanchir
l'or.
[0011] Par ailleurs, lors du choix d'un alliage, d'autres paramètres importants sont la
couleur et l'éclat du métal. La plupart des alliages contenant du Pd et/ou du Cu requièrent
un dépôt galvanique de rhodium afin de se rapprocher de la couleur visée. L'épaisseur
de ce revêtement (quelques microns) reste sensible au frottement et la couleur du
substrat réapparaît ponctuellement, ce qui ne permet pas de réaliser des objets en
or destinés à durer.
[0012] Afin de ne pas nécessiter de rhodiage, un alliage d'or doit garantir, d'après la
norme ASTM Method D1925, une valeur YI : D1925 < 19 (YI : « yellowness index »), considérée
comme « good white » ou « premium » et intégrée à la catégorie Grade 1 (voir également
http://www.utilisegold.com/jewellery technology/colours/whit e guide et
Proceedings of Santa Fe Symposium 2005, pp. 103-120).
[0013] La valeur YI peut être transposée dans le système CIELab, CIE étant le sigle de la
Commission Internationale de l'Eclairage et Lab les trois axes de coordonnées, l'axe
L mesurant la composante blanc-noir (noir = 0 et blanc = 100), l'axe a mesurant la
composante rouge-vert (rouge = valeurs positives, vert = valeurs négatives) et l'axe
b mesurant la composante jaune-bleu (jaune = valeurs positives, bleu = valeurs négatives).
(Cf. norme ISO 7724 établie par la Commission Internationale de l'Eclairage).
[0014] Les couleurs des alliages d'or sont définies dans l'espace tri-chromatique selon
la norme ISO 8654. Une valeur YI < 19 correspond en première approximation à [-2 ≤
a ≤ 2 ; b ≤ 10].
Exposé sommaire de l'invention
[0015] Le but de la présente invention est de proposer un alliage d'or gris sans nickel
et sans cuivre présentant des propriétés mécaniques satisfaisantes ainsi qu'une grande
blancheur (de Grade 1) tout en ne nécessitant pas de rhodiage.
[0016] Ce but est atteint par un alliage constitué de (en pourcentages massiques) :
- plus de 75% d'Au ;
- de plus de 18% à moins de 24% de Pd ;
- de plus de 1% à moins de 6% d'au moins un élément choisi parmi Mn, Hf, Nb, Pt, Ta,
V, Zn et Zr ;
- éventuellement, au plus 0,5% d'au moins un élément choisi parmi Si, Ga et Ti ; et
- éventuellement, au plus 0,2% d'au moins un élément choisi parmi Ru, Ir et Re ;
- la somme de tous ces pourcentages étant bien entendu égale à 100%.
[0017] En effet, les longues et intenses recherches menées par les inventeurs leur ont permis
de découvrir qu'un tel alliage répond à l'ensemble des critères requis pour des alliages
destinés à la bijouterie et à l'horlogerie en particulier, aussi bien du point de
vue de l'éclat et de la couleur que de celui de la résistance à la corrosion et de
la capacité à être travaillé et poli, tout en offrant une dureté comparable ou supérieure
aux ors gris contenant du cuivre.
[0018] L'alliage d'or gris selon l'invention peut être préparé suivant un procédé dans lequel
:
- on place les composants de l'alliage d'or gris dans un creuset ;
- on chauffe le creuset jusqu'à fusion des composants ;
- on coule l'alliage fondu ;
- on le laisse se solidifier ;
- on lui fait subir une trempe à l'eau ;
- on lui fait subir au moins un laminage à froid ; et on le recuit sous atmosphère réductrice.
Exposé détaillé de l'invention
[0019] La composition générale de l'alliage d'or gris selon l'invention est indiquée ci-dessus.
[0020] La composition préférée de l'alliage d'or gris selon l'invention est la suivante
(exprimée en pourcentages massiques) :
- plus de 75% d'Au ;
- de 19% à 23,5% de Pd ;
- de 1,4% à 5,9% d'au moins un élément choisi parmi Mn, Hf, Nb, Pt, Ta, V, Zn et Zr
;
- éventuellement, au plus 0,5% d'au moins un élément choisi parmi Si, Ga et Ti ; et
- éventuellement, au plus 0,1% d'au moins un élément choisi parmi Ru, Ir et Re.
[0021] D'autres caractéristiques de l'alliage d'or gris selon l'invention, qui sont avantageuses
individuellement ou en combinaison, s'énoncent comme suit :
- l'alliage comprend au moins 20% de Pd ;
- il comprend au moins 1,5% de Zr ou de Nb ;
- il comprend de 0,002% à 0,006% (20 à 60 ppm) de Re ;
- il comprend environ 75,1% d'Au.
[0022] Les éléments tels que Si et Ti sont connus de l'homme du métier pour améliorer, lorsqu'ils
sont ajoutés en petites quantités, l'état de surface et l'éclat et diminuer les risques
de corrosion, sans modifier sensiblement la dureté ni affecter la couleur.
[0023] Les éléments comme Ir, Re ou Ru sont connus pour améliorer les propriétés métallurgiques,
en particulier garantir la finesse du grain et éviter les porosités, sans modifier
sensiblement la dureté ni affecter la couleur.
[0024] Quelle que soit sa formulation, l'alliage selon l'invention répond toujours aux conditions
suivantes :
-2 ≤ a ≤ 2
b ≤ 10 et
[0025] HV recuit (indice de dureté Vickers après recuit) > 85.
[0026] Ces propriétés sont celles que doit posséder un alliage d'or gris pour satisfaire
aux exigences des horlogers, bijoutiers et joailliers.
Préparation de l'alliage selon l'invention
[0027] Les alliages selon l'invention sont préparés dans les conditions suivante :
- les principaux éléments entrant dans la composition de l'alliage ont de préférence
une pureté de 99,95% à l'exception de l'or avec 99,99% et du Zr avec 99,8% ;
- l'alliage est obtenu par fusion des éléments dans un creuset (par exemple en ZrO2). Le chauffage est obtenu par induction dans un four étanche sous pression partielle
(par exemple d'argon à 800 mbar). L'alliage en fusion est ensuite coulé dans une lingotière
en graphite. Après solidification, la lingotière est sortie du four étanche et le
lingot est démoulé, refroidi par une trempe à l'eau et éventuellement écrouté ;
- le lingot est ensuite laminé une ou plusieurs fois à froid, jusqu'à obtention d'un
taux d'écrouissage de 75 à 80% ;
- le recuit est réalisé sous atmosphère réductrice (de préférence 80% N2-20% H2) durant 30 minutes à 850°C.
Exemples
[0028] Dans les exemples qui vont suivre, le Tableau I regroupe des alliages en or gris
18 carats de l'état de la technique que l'on trouve dans le commerce.
[0029] Outre la composition des alliages donnée en % massiques, ce tableau donne des indications
relatives à l'indice de dureté Vickers HV de l'alliage à l'état coulé (HV coulée),
écroui à 75% (HV 75%) et recuit (HV recuit), ainsi qu'à la couleur mesurée dans le
système CIELab.
| TABLEAU I (Etat de la technique) |
| |
Ors 18 carats gris Commerciaux (% en poids) |
L |
a |
b |
HV coulée |
HV 75% |
HV recuit |
| 1 |
Au 75 Ni 14,5 Cu 5,5 Zn 5 |
84, 3 |
-0,8 |
8, 6 |
- |
320 |
225 |
| 2 |
Au 75 Pd 15 Cu 5 Ni 5 |
79,8 |
1,1 |
8,7 |
- |
250 |
165 |
| 3 |
Au 75 Pd 15 Cu 5 Mn 5 |
78,1 |
1,5 |
8,3 |
- |
290 |
155 |
| 4 |
Au 75 Ni 11 Cu 9,5 Zn 4,5 |
85,1 |
0,3 |
8, 4 |
223 |
307 |
- |
| 5 |
Au 75 Pd 13 Cu 7, 5 Ni 5 Zn 2 |
82,2 |
1,43 |
7,75 |
- |
- |
- |
| 6 |
Au 75 Pd 14,9 Cu 2,6 Ag 7,5 |
80 |
1,3 |
7, 8 |
70 |
175 |
90 |
| 7 |
Au 75 Cu 19,9 Mn 4,9 (1) |
86,17 |
5,03 |
12,15 |
135 |
274 |
155 |
| 8 |
Au 75 Pd 14 Cu 7, 4 In 3,5 (2) |
81 |
2,0 |
7,63 |
145 |
250 |
188 |
| 9 |
Au 75,1 Pd 24,9 |
79,37 |
1, 34 |
4,87 |
72 |
150 |
83 |
[0030] On constate que les conditions précitées :
-2 ≤ a ≤ 2
b ≤ 10 et
HV recuit > 85
ne sont pas toujours cumulativement remplies.
[0031] De plus, l'alliage n° 6 présente une valeur HV à peine satisfaisante, bien qu'il
contienne du cuivre.
[0032] L'alliage n°9, qui n'est composé que d'or et de palladium et est donc dépourvu de
cuivre, présente une valeur HV recuit très basse.
[0033] Le Tableau II suivant regroupe des alliages d'or gris qui sont ternaires.
| TABLEAU II |
| |
Ors 18 carats ternaires (% en poids) |
L |
a |
B |
HV coulée |
HV 75% |
HV recuit |
| 10 |
Au 75,1 Pd 21,0 In 3,9 |
78,79 |
1,49 |
5, 68 |
80 |
175 |
115 |
| 11 |
Au 75,1 Pd 22,0 V 2,9 |
81,04 |
1,33 |
5,36 |
115 |
195 |
127 |
| 12 |
Au 75,1 Pd 20,0 V 4,9 |
82,15 |
1,10 |
5,03 |
125 |
230 |
157 |
| 13 |
Au 75,1 Pd 21,0 Ta 3,9 |
80,15 |
1,35 |
5, 14 |
135 |
213 |
164 |
| 14 |
Au 75,1 Pd 23,0 V 1,9 |
79,34 |
1,38 |
5,05 |
90 |
182 |
112 |
| 15 |
Au 75,1 Pd 22,0 Sn 2,9 |
79, 54 |
1,37 |
5, 14 |
128 |
202 |
118 |
| 16 |
Au 75,1 Pd 22,0 Zn 2,9 |
79,36 |
1,37 |
4, 84 |
80 |
156 |
108 |
| 17 |
Au 75,1 Pd 23,5 Zr 1,4 |
80,06 |
1,30 |
4,73 |
87 |
179 |
119 |
| 18 |
Au 75,1 Pd 23,0 Zr 1,9 |
79, 72 |
1, 32 |
5,10 |
91 |
180 |
127 |
| 19 |
Au 75,1 Pd 22,5 Zr 2,4 |
79,76 |
1,22 |
4,83 |
105 |
202 |
136 |
| 20 |
Au 75,1 Pd 22,0 Zr 2,9 |
79, 91 |
1,19 |
4, 67 |
135 |
220 |
157 |
| 21 |
Au 75,1 Pd 21,5 Zr 3,4 |
80,14 |
1,15 |
4,54 |
164 |
249 |
194 |
| 22 |
Au 75,1 Pd 21,0 Zr 3,9 |
- |
- |
- |
179 |
- |
- |
| 23 |
Au 75,1 Pd 23,0 Mn 1,9 |
79,10 |
1,35 |
5, 12 |
72 |
150 |
100 |
| 24 |
Au 75,1 Pd 22,0 Mn 2,9 |
79,77 |
1,33 |
4,86 |
73 |
156 |
105 |
| 25 |
Au 75,1 Pd 21,0 Mn 3,9 |
79,03 |
1,32 |
4, 95 |
90 |
182 |
104 |
| 26 |
Au 75,1 Pd 20,0 Mn 4,9 |
78,73 |
1,28 |
5,02 |
135 |
217 |
150 |
| 27 |
Au 75,1 Pd 23,5 Nb 1,4 |
80, 34 |
1,37 |
5,15 |
97 |
173 |
124 |
| 28 |
Au 75,1 Pd 23,0 Nb 1,9 |
81,28 |
1,35 |
4,86 |
132 |
200 |
151 |
| 29 |
Au 75,1 Pd 22,5 Nb 2,4 |
80,76 |
1,32 |
4,76 |
120 |
192 |
144 |
| 30 |
Au 75,1 Pd 22,0 Nb 2,9 |
81,02 |
1, 34 |
5, 17 |
138 |
221 |
168 |
| 31 |
Au 75,1 Pd 21,5 Nb 3,4 |
80, 94 |
1,34 |
5,70 |
138 |
221 |
168 |
| 32 |
Au 75,1 Pd 21,0 Nb 3,9 |
81,00 |
1,29 |
5,15 |
135 |
230 |
208 |
[0034] Chacun des alliages ternaires n° 17 à 22 selon l'invention présente donc des valeurs
L, a, b et HV recuit satisfaisantes.
[0035] Le Tableau III suivant est relatif à des alliages quaternaires et quinternaires selon
l'invention.
| TABLEAU III (invention) |
| |
Ors 18 carats quaternaires et quinternaires (% poids) |
L |
a |
b |
HV coulée |
HV 75% |
HV recuit |
| 33 |
Au 75,1 Pd 21,0 Nb 1,9 Zr 2, 0 |
80,76 |
1,18 |
4,53 |
167 |
260 |
169 |
| 34 |
Au 75,1 Pd 21,0 Nb 1,9 Mn 2,0 |
80,41 |
1,33 |
4,79 |
133 |
213 |
147 |
| 35 |
Au 75,1 Pd 21,0 Zr 2,0 Mn 1,9 |
79,95 |
1,24 |
4,55 |
150 |
237 |
153 |
| 36 |
Au 75,1 Pd 19,0 Nb 2,0 Zr 2,0 Mn 1,9 |
80,77 |
1,13 |
4,16 |
170 |
285 |
255 |
| 37 |
Au 75,1 Pd 20,0 Zr 2,0 Pt 2,4 Ga 0,5 |
79,86 |
1,20 |
4,65 |
185 |
226 |
192 |
| 38 |
Au 75,1 Pd 20,0 Zr 2,5 Pt 2,4 |
79,96 |
1,14 |
4,31 |
153 |
209 |
188 |
[0036] On constate que les alliages selon l'invention quaternaires n° 33 à 35 et 38 et quinternaires
n° 36 et 37 ont tous des valeurs L, a, b et HV recuit satisfaisantes.
[0037] Dans le tableau IV suivant sont reportés les effets des affineurs de grains couramment
employés dans les or gris 18 carats, sur un alliage selon l'invention composé de 75,3
Au, 21,7 Pd et 3,0 Zr (en % en poids).
[0038] On constate que les valeurs L, a et b d'un tel alliage ne sont pas affectées par
l'ajout de l'affineur de grains.
[0039] L'indice de grains est établi selon la norme ASTM E 112.
| TABLEAU IV (invention) |
| |
Affineur de grains |
Concentration (ppm) |
indice de grains (ASTM E 112) |
| 39 |
Iridium |
500 |
2 |
| 40 |
Iridium |
1000 |
3 |
| 41 |
Ruthénium |
500 |
4 |
| 42 |
Ruthénium |
1000 |
7 |
| 43 |
Rhénium |
20 |
5 |
| 44 |
Rhénium |
50 |
6 |
[0040] De plus, tous les alliages du tableau IV présentent une dureté satisfaisante après
recuit.
[0041] Par ailleurs, les alliages 39 et 40 montrent une structure de grains en colonnes
orientées dans le sens de la solidification. Les autres alliages exhibent une microstructure
équiaxe. Le ruthénium a l'effet d'affineur de grain le plus prononcé, cependant, on
relève de nombreuses inclusions pouvant pénaliser le polissage. Le rhénium montre
une capacité d'affinement du grain sans formation d'inclusions. L'ajout de rhénium
à hauteur de 20 à 60 ppm confère par conséquent une excellente aptitude au polissage.
1. Alliage d'or gris sans nickel et sans cuivre, constitué de (en pourcentages massiques)
:
- plus de 75% d'Au ;
- de plus de 18% à moins de 24% de Pd ;
- de plus de 1% à moins de 6% de Zr ;
- éventuellement, de plus de 1% à moins de 6% d'au moins un élément choisi parmi Mn,
Hf, Nb, Pt, Ta, V, et Zn ;
- éventuellement, au plus 0,5% d'au moins un élément choisi parmi Si, Ga et Ti ; et
- éventuellement, au plus 0,2% d'au moins un élément choisi parmi Ru, Ir et Re. 1
2. Alliage d'or gris selon la revendication 1, constitué de (en pourcentages massiques)
:
- plus de 75% d'Au ;
- de 19% à 23,5% de Pd ;
- de 1,4% à 5,9% de Zr ;
- éventuellement de 1,4% à 5,9% d'au moins un élément choisi parmi Mn, Hf, Nb, Pt,
Ta, V, et Zn ;
- éventuellement, au plus 0,5% d'au moins un élément choisi parmi Si, Ga et Ti ; et
- éventuellement, au plus 0,1% d'au moins un élément choisi parmi Ru, Ir et Re.
3. Alliage d'or gris selon la revendication 1 ou 2, comprenant au moins 20% de Pd.
4. Alliage d'or gris selon l'une quelconque des revendications 1 à 3, comprenant au moins
1,5% de Zr ou de Nb.
5. Alliage d'or gris selon l'une des revendications 1 à 4, comprenant de 0,002% à 0,006%
(20 à 60 ppm) de Re.
6. Alliage d'or gris selon l'une des revendications 1 à 5, comprenant environ 75,1% d'Au.
7. Procédé de préparation d'un alliage d'or gris selon l'une des revendications 1 à 6,
dans lequel :
- on place les composants de l'alliage d'or gris dans un creuset ;
- on chauffe le creuset jusqu'à fusion des composants ;
- on coule l'alliage fondu ;
- on le laisse se solidifier ;
- on lui fait subir une trempe à l'eau ;
- on lui fait subir au moins un laminage à froid ; et
- on le recuit sous atmosphère réductrice.
8. Procédé selon la revendication 7, dans lequel le chauffage est réalisé par induction
dans un four étanche sous pression partielle de gaz rare.
9. Procédé selon la revendication 8, dans lequel le gaz rare est Ar.
10. Procédé selon l'une des revendications 7 à 9, dans lequel le recuit est effectué sous
une atmosphère réductrice constituée d'un mélange de N2 et H2.
11. Procédé selon la revendication 10, dans lequel le mélange de N2 et H2 est constitué d'environ 80% de N2 et 20% de H2.
12. Procédé selon l'une des revendications 7 à 11, dans lequel le recuit est effectué
durant environ 30 minutes.
13. Procédé selon l'une des revendications 7 à 12, dans lequel le recuit est réalisé à
environ 850°C.
1. Weißgoldlegierung ohne Nickel und ohne Kupfer, gebildet aus (in Massenanteilen)
- mehr als 75% Au,
- mehr als 18% bis weniger als 24% Pd,
- mehr als 1 % und weniger als 6% Zr,
- gegebenenfalls von mehr als 1% bis weniger als 6% wenigstens eines aus Mn, Hf, Nb,
Pt, Ta, V, und Zn ausgewählten Elementes,
- gegebenenfalls höchstens 0,5% wenigstens eines aus Si, Ga und Ti ausgewählten Elementes
und
- gegebenenfalls höchstens 0,2% wenigstens eines aus Ru, Ir und Re ausgewählten Elementes.
2. Weißgoldlegierung nach Anspruch 1 gebildet aus (in Massenanteilen)
- mehr als 75% Au,
- von 19% bis 23,5% Pd,
- von 1,4% bis 5,9% Zr,
- gegebenenfalls von 1,4% bis 5,9% wenigstens eines aus Mn, Hf, Nb, Pt, Ta, V, und
Zn ausgewählten Elementes,
- gegebenenfalls höchstens 0,5% wenigstens eines aus Si, Ga und Ti ausgewählten Elementes
und
- gegebenenfalls höchstens 0,1% wenigstens eines aus Ru, Ir und Re ausgewählten Elementes.
3. Weißgoldlegierung nach Anspruch 1 oder 2 mit wenigstens 20% Pd.
4. Weißgoldlegierung nach einem der Ansprüche 1 bis 3 mit wenigstens 1,5% Zr oder Nb.
5. Weißgoldlegierung nach einem der Ansprüche 1 bis 4 mit 0,002% bis 0,006% (20 bis 60
ppm) Re.
6. Weißgoldlegierung nach einem der Ansprüche 1 bis 5 mit etwa 75,1% Au.
7. Verfahren zum Herstellen einer Weißgoldlegierung nach einem der Ansprüche 1 bis 6,
bei dem
- die Bestandteile der Weißgoldlegierung in einen Schmelztiegel eingebracht werden,
- der Schmelztiegel bis zum Verflüssigen der Bestandteile erhitzt wird,
- die geschmolzene Legierung abgekühlt wird,
- sie sich verfestigen gelassen wird,
- sie einer Wasserabschreckung unterworfen wird,
- sie wenigstens einem Kaltwalzen unterworfen wird und
- sie unter Reduzieren der Atmosphäre getempert wird.
8. Verfahren nach Anspruch 7, bei dem das Erhitzen durch Induktion in einem dichten Ofen
unter Edelgaspartialdruck erfolgt.
9. Verfahren nach Anspruch 8, bei dem das Edelgas Ar ist.
10. Verfahren nach einem der Ansprüche 7 bis 9, bei dem das Tempern unter einer aus einer
Mischung von N2 und H2 gebildeten reduzierenden Atmosphäre durchgeführt wird.
11. Verfahren nach Anspruch 10, bei dem die Mischung aus N2 und H2 durch etwa 80% N2 und 20% H2 gebildet ist.
12. Verfahren nach einem der Ansprüche 7 bis 11, bei dem das Tempern über etwa 30 Minuten
durchgeführt wird.
13. Verfahren nach einem der Ansprüche 7 bis 12, bei dem das Tempern bei etwa 850°C durchgeführt
wird.
1. A nickel-free and copper-free gray gold alloy, constituted of (in percentages by weight):
- more than 75% of Au;
- from more than 18% to less than 24% of Pd;
- from more than 1% to less than 6% of Zr;
- optionally, from more than 1% to less than 6% of at least one element chosen from
Mn, Hf, Nb, Pt, Ta, V, and Zn;
- optionally, at most 0.5% of at least one element chosen from Si, Ga and Ti; and
- optionally, at most 0.2% of at least one element chosen from Ru, Ir and Re.
2. The gray gold alloy as claimed in claim 1, constituted of (in percentages by weight):
- more than 75% of Au;
- from 19% to 23.5% of Pd;
- from 1.4% to 5.9% of Zr;
- optionally, from 1.4% to 5.9% of at least one element chosen from Mn, Hf, Nb, Pt,
Ta, V, and Zn;
- optionally, at most 0.5% of at least one element chosen from Si, Ga and Ti; and
- optionally, at most 0.1% of at least one element chosen from Ru, Ir and Re.
3. The gray gold alloy as claimed in claim 1 or 2, comprising at least 20% of Pd.
4. The gray gold alloy as claimed in any one of claims 1 to 3, comprising at least 1.5%
of Zr or of Nb.
5. The gray gold alloy as claimed in one of claims 1 to 4, comprising from 0.002% to
0.006% (20 to 60 ppm) of Re.
6. The gray gold alloy as claimed in one of claims 1 to 5, comprising around 75.1% of
Au.
7. A process for preparing a gray gold alloy as claimed in one of claims 1 to 6, in which:
- the components of the gray gold alloy are placed in a crucible;
- the crucible is heated until the components melt;
- the molten alloy is cast;
- it is left to solidify;
- it is subjected to water hardening;
- it is subjected to at least one cold-rolling operation; and
- it is annealed in a reducing atmosphere.
8. The process as claimed in claim 7, in which the heating is carried out via induction
in a leaktight furnace under a partial pressure of inert gas.
9. The process as claimed in claim 8, in which the inert gas is Ar.
10. The process as claimed in one of claims 7 to 9, in which the annealing is carried
out in a reducing atmosphere constituted of a mixture of N2 and H2.
11. The process as claimed in claim 10, in which the mixture of N2 and H2 is constituted of around 80% of N2 and 20% of H2.
12. The process as claimed in one of claims 7 to 11, in which the annealing is carried
out over around 30 minutes.
13. The process as claimed in one of claims 7 to 12, in which the annealing is carried
out at around 850°C.