[0001] L'invention se rapporte à un dispositif de retenue d'une chaussure sur un engin de
sport, dispositif qui comprend un mécanisme de verrouillage réversible d'un élément
d'ancrage de la chaussure.
[0002] Un tel dispositif est employé dans des domaines comme le ski, particulièrement le
ski de fond, de randonnée, ou de télémark, la raquette à neige, le ski ou le patin
à roues, ou autre.
[0003] Dans un dispositif de retenue il est connu de faire appel à un mécanisme de verrouillage
réversible qui comprend un carter qui porte une mâchoire fixe, une embase, et un tiroir
qui porte une mâchoire mobile. Bien entendu le tiroir peut coulisser dans le carter
dans un sens de rapprochement ou dans un sens d'éloignement relatif des mâchoires,
le coulissement étant obtenu en partie au moins par action sur un levier du mécanisme.
[0004] Un tel agencement est révélé par exemple dans le document
FR2638 974, pour une application au ski de fond. Selon ce document, la mise en oeuvre du mécanisme,
c'est-à-dire l'action qui permet de verrouiller ou de déverrouiller en déplaçant le
tiroir, est faite par un système à genouillère. De manière connue ce système comprend
deux bras et trois articulations, dont l'une relie les bras l'un à l'autre. C'est
la position relative des bras et des axes d'articulation qui maintient le tiroir en
position verrouillée stable ou, inversement, en position déverrouillée. Ce système
présente l'avantage d'être fiable, dans le sens où il est solide, résistant à l'usure,
et opérationnel dans des circonstances difficiles comme celles liées au froid ou à
la présence de neige. Il donne donc satisfaction à un utilisateur. Cependant ce système
présente quelques inconvénients. Notamment, il est relativement complexe, dans le
sens où il comporte un nombre: significatif de pièces comme les bras et les articulations.
Par corollaire d'autres inconvénients apparaissent, comme le temps nécessaire à l'assemblage
et le coût de fabrication. Ces facteurs augmentent en proportion à la complexité.
[0005] Etant donné que le système à genouillère fait partie du mécanisme de verrouillage
réversible, on peut dire que le dispositif de retenue selon le document
FR 2 638 974 présente, comme inconvénients, une certaine complexité, une durée de fabrication
excessive, et un prix de revient relativement élevé.
[0006] Par rapport à cela l'invention pour objectif général d'améliorer un dispositif de
retenue qui comprend un mécanisme de verrouillage réversible d'un élément d'ancrage
d'une chaussure. Plus précisément un but de l'invention est de simplifier la structure
du mécanisme de verrouillage. Un autre but est de réduire la durée d'assemblage des
pièces constitutives du mécanisme. Un but encore est de réduire le coût de fabrication
du mécanisme.
[0007] Pour ce faire l'invention propose un dispositif de retenue d'une chaussure sur un
engin de sport, le dispositif comprenant un mécanisme de verrouillage réversible d'un
élément d'ancrage de la chaussure, le mécanisme comprenant un carter qui porte une
mâchoire fixe, une embase, et un tiroir qui porte une mâchoire mobile, le tiroir pouvant
coulisser dans le carter dans un sens de rapprochement ou dans un sens d'éloignement
relatif des mâchoires, le mécanisme comprenant encore un levier. Le levier présente
une surface de came, le levier étant solidarisé par une articulation à l'une des pièces
que sont le carter et le tiroir, l'autre des pièces présentant une surface d'appui,
les surfaces de came et d'appui coopérant de façon que, lorsqu'elles sont en contact
l'une avec l'autre, les mâchoires sont rapprochées l'une de l'autre si le levier est
dans une position de verrouillage, et les mâchoires sont éloignées l'une de l'autre
si le levier est dans une position de déverrouillage.
[0008] Le dispositif de retenue selon l'invention est caractérisé par le fait que le mécanisme
comprend un moyen élastique apte à solliciter le tiroir de manière à provoquer le
déplacement relatif de la mâchoire mobile par rapport à la mâchoire fixe.
[0009] En fait l'agencement du mécanisme de verrouillage organise une coopération entre
la position du levier et la position du tiroir. Cette coopération se fait par contact
entre la surface de came du levier et la surface d'appui liée soit au carter soit
au tiroir. Le contact est direct, ce qui revient à dire qu'il se fait sans recours
à d'autres pièces mobiles.
[0010] Un premier avantage généré par l'invention est celui de la simplicité, non seulement
en ce qui concerne la structure du mécanisme de verrouillage, mais aussi en ce qui
concerne son utilisation. En effet, le frottement relatif des surfaces de came et
d'appui renseigne fidèlement l'utilisateur sur l'état du mécanisme, c'est-à-dire sur
la position de la mâchoire mobile, car les efforts liés au verrouillage sont transmis
directement entre le levier et le tiroir par l'interaction des surfaces de came et
d'appui.
[0011] D'autres avantages obtenus par l'invention sont notamment une réduction de la durée
d'assemblage des pièces constitutives du mécanisme, ou la réduction du coût do fabrication
du mécanisme.
[0012] D'autres caractéristiques et avantages de l'invention seront mieux compris à l'aide
de la description qui va suivre, en regard du dessin annexé illustrant, selon des
formes de réalisation non limitatives, comment l'invention peut être réalisée, et
dans lequel :
- la figure 1 est une vue en perspective d'un dispositif de retenue d'une chaussure
sur un engin de sport, selon une première forme de réalisation de l'invention,
- la figure 2 est une vue par-dessus du dispositif de la figure 1,
- la figure 3 est une coupe selon III-III de la figure 2, dans un cas où le mécanisme
de verrouillage du dispositif de retenue est dans une situation de déverrouillage,
et où la chaussure, représentée de manière stylisée et partielle, approche du mécanisme,
- la figure 4 est similaire à la figure 3, dans un cas où le mécanisme de verrouillage
est dans une situation intermédiaire entre le déverrouillage et le verrouillage, la
chaussure étant en place sur le dispositif,
- la figure 5 est similaire à la figure 3, dans un cas où le mécanisme de verrouillage
est dans une situation de verrouillage, la chaussure étant retenue sur le dispositif,
- la figure 6 est similaire à la figure 5, pour une deuxième forme de réalisation de
l'invention,
- la figure 7 est similaire à la figure 3, pour une troisième forme de réalisation de
l'invention,
- la figure 8 est similaire à la figure 5, pour la troisième forme de réalisation de
l'invention.
[0013] La première forme de réalisation qui va être décrite après concerne plus spécialement
un dispositif de retenue d'une chaussure sur un ski de fond, ou de télémark. Cependant
l'invention s'applique à d'autres domaines, tels que ceux évoqués avant.
[0014] La première forme est décrite ci-après à l'aide des figures 1 à 5.
[0015] Comme on le comprend à l'aide de l'ensemble des figures, un dispositif de retenue
1 est prévu pour retenir de manière réversible une chaussure 2 sur un ski de fond
3. Pour des raisons de commodité, la chaussure 2 est représentée en partie seulement,
en traits mixtes. On remarque qu'elle 2 comprend un élément d'ancrage 4, élément réalisé
par exemple à l'aide d'un fil rigide de section circulaire, orienté transversalement
et parallèlement au semelage 5.
[0016] Toujours pour des raisons de commodité, le ski 3 est représenté de manière partielle
et stylisée. Il 3 est bien connu de l'homme du métier.
[0017] Sur les figures 1 et 2, on observe que le dispositif de retenue 1 comprend un premier
mécanisme de verrouillage réversible 6 de l'élément d'ancrage 4 de la chaussure 2.
Le fonctionnement du mécanisme 6 sera abordé après. On note que le dispositif de retenue
1 comprend, tel que montré sur les figures, seulement le premier mécanisme de verrouillage
réversible 6. Il faut être conscient cependant que le dispositif 1 peut comprendre
aussi un deuxième mécanisme, non représenté, qui peut être lui aussi un mécanisme
de verrouillage réversible, un mécanisme de rappel élastique, ou encore un mécanisme
qui assure à la fois les fonctions de verrouillage et de rappel. Le deuxième mécanisme
coopère dans ce cas avec un autre élément d'ancrage de la chaussure, situé plus en
arrière que celui 4 utilisé pour coopérer avec le premier mécanisme de verrouillage
réversible 6. Le dispositif 1 peut comprendre encore une ou plusieurs arêtes de guidage
longitudinal du semelage 5.
[0018] Quel que soit le nombre de sous-ensembles prévu pour constituer le dispositif de
retenue 1, le premier mécanisme de verrouillage 6, appelé simplement mécanisme de
verrouillage réversible 6, comprend notamment un carter 11, qui porte une mâchoire
fixe 12, une embase 13, et un tiroir 14, qui porte une mâchoire mobile 15. On verra
mieux par la suite comment ces éléments 11, 12, 13, 14 et 15 sont structurés et comment
ils fonctionnent.
[0019] Le dispositif de retenue 1, en fait ici le mécanisme de verrouillage 6, comprend
encore un levier 16. Ce dernier sert à verrouiller ou à déverrouiller le mécanisme,
par exemple par une action extérieure telle qu'une action manuelle. Là encore la structure
et le fonctionnement du levier 16 seront approfondis après.
[0020] Selon l'invention, comme on peut le voir sur les figures 3 à 5, le levier 16 présente
une surface de came 21, le levier 16 étant solidarisé par une articulation 22 à l'une
des pièces que sont le carter 11 et le tiroir 14, l'autre des pièces 11, 14 présentant
une surface d'appui 23, les surfaces de came 21 et d'appui 23 coopérant de façon que,
lorsqu'elles sont en contact l'une avec l'autre, les mâchoires fixe 12 et mobile 15
sont rapprochées l'une de l'autre si le levier 16 est dans une position do verrouillage,
et les mâchoires fixe 12 et mobile 15 sont éloignées l'une de l'autre si le levier
16 est dans une position de déverrouillage.
[0021] Le levier 16 agit directement sur le carter 11 ou sur le tiroir 14 par contact des
surfaces de came 21 et d'appui 23. Cette action directe permet à l'utilisateur de
bien percevoir la position du tiroir, et donc de la mâchoire mobile 15, lorsqu'il
manipule le levier 16. De plus, par la simplicité de sa structure, le mécanisme de
verrouillage 6 transmet fidèlement les impulsions de conduite, ou les informations
sensorielles, entre la chaussure 2 et le ski 3.
[0022] De manière non limitative selon la première forme de réalisation de l'invention,
comme on le perçoit à l'aide de l'ensemble des figures 1 à 5, le carter 11 délimite
une cavité longitudinale 24. Pour ce faire le carter 11 comprend une première paroi
latérale 25 opposée à une deuxième paroi latérale 26, lesquelles 25, 26 sont reliées
l'une à l'autre par un dessus 27 et une paroi arrière 28. Les parois 25, 26, 28 et
le dessus 27 forment ici une pièce monobloc. En complément, un couvercle 29 délimite
la cavité 24 à l'opposé du dessus 27. On remarque que ce dernier 27 est prévu pour
être en vis-à-vis de la chaussure 2, et que le couvercle 29 est tourné vers le ski
3.
[0023] Le carter 11 est solidarisé à l'embase 13, par les parois latérale 25, 26 et arrière
28. En fait ici l'embase 13 et le carter 11 forment une pièce monobloc. Par corollaire
le couvercle 29 est parallèle à l'embase 13, et par exemple situé dans un même plan
que celle-ci 13. L'embase 13 est réalisée sous la forme d'une plaque qui s'étend à
la base du carter 11, notamment vers l'avant, c'est-à-dire dans un sens d'éloignement
de la paroi arrière 28, mais aussi sur les côtés.
[0024] Le tiroir 14, logé dans le carter 11, est mobile en translation parallèlement à l'embase
13. Etant donné que cette dernière 13 est prévue pour prendre appui sur le ski 3,
directement ou indirectement, le tiroir 14 est lui-même mobile en translation dans
le sens de la longueur du ski 3. Il s'ensuit que la mâchoire 15 est mobile en translation,
parallèlement à l'embase 13, dans le sens de la longueur du ski 3, lorsque le mécanisme
6 est monté sur ce dernier 3. Cela favorise une coopération avec l'élément d'ancrage
transversal 4 de la chaussure 2.
[0025] Selon la première forme de réalisation de l'invention, le levier 16 est solidarisé
au tiroir 14. En conséquence le levier 16 suit les déplacements du tiroir 14, aussi
bien dans un sens de verrouillage que dans un sens de déverrouillage.
[0026] Le levier 16 s'étend en longueur entre une extrémité d'articulation 33 et une extrémité
libre 34. L'articulation 22 solidarise l'extrémité d'articulation 33 du levier 16
au tiroir 14. L'articulation 22 comprend par exemple un tourillon qui s'étend selon
un axe 35. L'extrémité libre 34, quant à elle, est destinée à être manipulée par l'utilisateur,
comme on le verra mieux après.
[0027] L'axe 35 de l'articulation 22 du levier 16 est parallèle à l'embase 13. Cela permet
la manipulation de l'extrémité libre 34 dans un sens d'éloignement ou dans un sens
de rapprochement de l'embase 13 c'est-à-dire aussi, par relation de cause à effet,
du ski 3. Cette manipulation a l'avantage d'être simple à réaliser.
[0028] De manière non limitative l'axe 35 de l'articulation 22 du levier 16 est perpendiculaire
au sens de déplacement du tiroir 14 dans le carter 11. Il s'ensuit que le levier 16
pivote dans un plan perpendiculaire à l'embase 13 ou au ski 3. Le levier 16 reste
donc au-dessus de l'embase 13 et du ski, ce qui gatantit l'absence d'interférence
par contact avec un autre dispositif de retenue utilisé pour le deuxième pied, ou
avec tout autre obstacle. L'utilisation du dispositif 1 est donc plus facile.
[0029] La surface de came 21 du levier 16 présente une portion convexe 41, formée d'une
suite de lignes juxtaposées et parallèles à l'axe 35 de l'articulation 22. On verra
par la suite que l'orientation de la surface 21 permet au levier 16 de solliciter
le tiroir 14 par des efforts orientés selon le sens de déplacement de celui-ci 14.
Cela optimise le rendement du mécanisme de verrouillage 6, en réduisant autant que
possible les efforts à fournir pour obtenir le verrouillage.
[0030] Afin de coopérer avec le levier 16, une butée 42 est solidaire du carter 11, la butée
42 présentant la surface d'appui 23 destinée à coopérer avec la surface de came 21
du levier 16. Plus précisément ici la butée 42 est solidarisée à l'embase 13, laquelle
est solidarisée au carter 11. En d'autres termes la butée 42 est solidaire du carter
11 par l'intermédiaire de l'embase 13. La butée 42 est indirectement solidarisée au
carter 11. L'emploi d'une butée 42 permet de choisir le meilleur point d'appui pour
le levier 16, comme on va le comprendre dans la suite de la description.
[0031] La butée 42 est disposée sur l'embase 13 de façon que l'articulation 22 du levier
16 se situe entre elle 42 et le tiroir 14. La surface d'appui 23 de la butée 42, destinée
à coopérer avec la surface de came 21 du levier 16, est sur la trajectoire du tiroir
14. Cette surface 23 est donc dans le prolongement de la cavité longitudinale 24.
Cela permet de solliciter le tiroir 14 dans son sens de déplacement dans le carter
11.
[0032] De manière non limitative la surface d'appui 23 de la butée 42 présente une forme
plane. La surface d'appui 23 forme avec l'embase 13 un angle α dont la valeur est
comprise entre 60 et 90°, sachant que des valeurs d'angle de 75 à 85° ont donné de
bons résultats. La surface d'appui 23 est inclinée, par rapport à l'embase 13, de
façon que son sommet 43 soit plus proche du carter 11 que sa base 44. On verra par
la suite que cette inclinaison donne la stabilité à la situation de verrouillage du
mécanisme 6.
[0033] Selon la première forme de réalisation décrite, la butée 42 forme avec l'embase 13
une pièce monobloc. Au final, le carter 11, l'embase 13 et la butée 42 forment une
pièce monobloc. Cela fait gagner du temps à la fabrication. Il peut néanmoins alternativement
être prévu que la butée 42 soit une pièce rapportée sur l'embase.
[0034] Le fonctionnement du dispositif 1 est détaillé ci-après à l'aide des figures 3 à
5, lesquelles correspondent chronologiquement à la mise en place de la chaussure 2
et au verrouillage de son élément d'ancrage 4.
[0035] Tout d'abord, sur la figure 3, la chaussure 2 est approchée du dispositif de retenue
1 de façon que l'élément d'ancrage 4 soit au-dessus de l'espace compris entre les
mâchoires fixe 12 et mobile 15. L'espace présente son volume maximal parce que les
mâchoires 12, 15 sont écartées au maximum l'une de l'autre, ce qui est possible parce
que le levier 16 est dans une position de déverrouillage. Cette position est obtenue
lorsque l'extrémité libre 34 est éloignée au maximum de l'embase 13.
[0036] Après avoir approché la chaussure l'utilisateur peut l'appuyer sur le dispositif
1, comme montré sur la figure 4. Dans ce cas l'élément d'ancrage 4 se situe entre
les mâchoires 12, 15. La manoeuvre de verrouillage consiste à faire pivoter le levier
16, selon l'articulation 22, pour approcher l'extrémité libre 34 vers l'embase 13.
Lorsque le levier 16 tourne, la surface de came 21 prend appui sur la surface d'appui
23 de la butée 42 pour pousser le tiroir 14 dans un sens d'éloignement de la butée
42, ou aussi dans un sens de rapprochement de la paroi arrière 28 du carter 11. La
rotation du levier 16 dans un sens de verrouillage provoque le rapprochement relatif
des mâchoires mobile 15 et fixe 12.
[0037] Lorsque le verrouillage est réalisé, selon la figure 5, l'extrémité libre 34 du levier
16 est dans sa position la plus rapprochée de l'embase 13. On observe que lorsque
le levier 16 est dans la position de verrouillage, le point de contact 45, entre la
surface de came 21 et la surface d'appui 23, est plus proche de l'embase 13 que ne
l'est l'axe 35 de l'articulation 22 du levier 16. Dans cette configuration, le point
de contact 45 est antérieur à l'axe d'articulation 22. En conséquence une sollicitation
par la chaussure sur le tiroir 14 dans un sens de déverrouillage, donc vers la butée
42, augmente la pression de contact entre les surfaces de came 21 et d'appui 23. L'inclinaison
selon l'angle α de la surface d'appui 23 crée un effort de poussée supplémentaire
dans un sens de verrouillage. Le dispositif de retenue 1, et plus précisément le mécanisme
de verrouillage 6, est donc structuré pour s'opposer au déverrouillage au cas où des
sollicitations liées à la conduite tendraient à éloigner les mâchoires 12, 15 l'une
de l'autre. Le mécanisme de verrouillage 6 s'oppose à l'ouverture des mâchoires, proportionnellement
aux efforts qui leur sont appliqués. Le mécanisme de verrouillage 6 selon l'invention
fonctionne ici selon le principe de la genouillère. En effet, la disposition du point
de contact 45 par rapport à l'axe d'articulation 22 permet de générer un couple tendant
à plaquer le levier 16 contre l'embase 13, c'est-à-dire à maintenir le levier dans
la position de verrouillage, quand on déplace le tiroir 14, et donc l'axe 22, vers
l'avant.
[0038] Selon la première forme de réalisation de l'invention, il est également prévu qu'un
moyen élastique 51 sollicite le tiroir 14 dans un sens d'éloignement relatif des mâchoires
fixe 12 et mobile 15. Bien entendu la sollicitation se fait vers la butée 42. Le moyen
élastique 51 facilite l'écartement des mâchoires 12, 15, et par suite la libération
de l'élément d'ancrage 4, lorsque l'utilisateur ramène le levier 16 en position de
déverrouillage, comme sur la figure 3.
[0039] Le moyen élastique 51 permet de maintenir le contact entre la surface de came 21
et la surface d'appui 23 ce qui apporte une stabilité et un bon fonctionnement du
mécanisme de verrouillage 6. Le moyen élastique 51 sollicite le tiroir 14 de manière
à s'opposer au mouvement initial du tiroir engendré lors du passage de la position
de verrouillage à la position de déverrouillage ou inversement.
[0040] On remarque au passage que si l'élément élastique n'était pas utilisé, il serait
quand même possible de déverrouiller. Il faudrait alors que l'utilisateur soulève
l'extrémité libre 34 du levier en position de déverrouillage, et qu'il pousse la chaussure
en avant. Dans ce cas le tiroir 14, avec sa mâchoire 15, libère l'élément d'ancrage
4.
[0041] De manière non limitative le moyen élastique 51 est un ressort. Par exemple il s'agit
d'un ressort hélicoïdal, logé dans le carter 11, entre le tiroir 14 et la paroi arrière
28, Le ressort est comprimé lorsque le mécanisme 6 est en situation de verrouillage
avec les mâchoires 12, 15 rapprochées l'une de l'autre. Cet agencement est simple
et facile à réaliser. Il peut bien sûr être prévu toute autre structure pour le moyen
élastique, comme une cale en matériau élastomère, ou autre.
[0042] On vient de voir que le déplacement du tiroir 14, dans un sens d'ouverture des mâchoires
12, 15, se fait par action du moyen élastique 51 ou par poussée de la chaussure. Cela
signifie par corollaire que ce n'est pas le contact des surfaces de came 21 et d'appui
23 qui provoque l'ouverture. La surface d'appui 23 est une surface unique, dans le
sens où c'est la seule surface prévue pour coopérer avec la surface de came 21, dans
un sens de fermeture des mâchoires. En d'autres termes la surface d'appui 23 est prévue
à l'exclusion de toute autre surface qui aurait pu être employée pour que le levier
sollicite l'ouverture. Cela simplifie la structure du mécanisme de verrouillage 6,
et donc du dispositif de retenue 1.
[0043] Toujours dans un esprit d'optimisation dans l'utilisation du dispositif de retenue
1, le tiroir 14 porte une butée 52 déformable élastiquement de manière réversible
la butée étant conformée pour prendre contact avec une partie avant 53 de la chaussure
2. L'idée est de supprimer les jeux mécaniques entre l'avant 53 et le mécanisme de
verrouillage 6, C'est pourquoi la butée 52 est dimensionnée pour être légèrement comprimée
entre l'avant 53 et le mécanisme 6 lorsque la chaussure 2 est retenue.
[0044] Afin de coopérer avec l'élément d'ancrage 4, la mâchoire mobile 15 présente une forme
concave. Ainsi cette mâchoire peut loger l'élément d'ancrage 4, ce qui fait que ce
dernier est retenu selon le principe d'une liaison par obstacle, par opposition à
une liaison par frottement. Cela garantit une retenue fiable. De plus, la forme concave
est ici semi-circulaire, pour mieux épouser l'élément d'ancrage 4, dont la section
transversale est circulaire.
[0045] La mâchoire fixe 12, quant à elle, présente une forme plane. Cela lui permet une
coopération facile avec la mâchoire mobile 15, pour la retenue de l'élément d'ancrage
4. Et cela sert aussi de guide pour la mise en place de l'élément d'ancrage 4 entre
les mâchoires 12, 15.
[0046] Les autres formes de réalisation de l'invention sont présentées ci-après à l'aide
des figures 6 à 8. Pour des raisons de commodité, les éléments communs avec la première
forme sont désignés par les mêmes références.
[0047] Nous considérons tout d'abord la deuxième forme de réalisation, selon la figure 6.
[0048] On retrouve un dispositif de retenue 1. avec un mécanisme de verrouillage 6. Celui-ci
comprend comme précédemment un carter 11, une embase 13, un tiroir 14, et un levier
16.
[0049] Ce qui est spécifique à la deuxième forme de réalisation, c'est la structure de la
butée 62 disposée sur l'embase 13. Ici la butée 62 est constituée par une patte pliée,
constituée par exemple de métal.
[0050] Selon la deuxième forme de réalisation la butée 62 est une pièce rapportée sur l'embase,
solidarisée à celle-ci 13 par tout moyen. Il peut s'agir d'un moyen permanent, comme
un collage, un rivetage ou autre, ou d'un moyen démontable, comme une vis, une forme
qui permet l'emboîtement, ou autre.
[0051] On remarque que la surface d'appui 23 de la butée 62, destinée à coopérer avec la
surface de came 21 du levier 16, présente une portion concave 63. Celle-ci facilite
le maintien du levier 16 dans une position stable de verrouillage.
[0052] La troisième forme de réalisation est présentée maintenant avec les figures 7 et
8.
[0053] On retrouve un dispositif de retenue 1 avec un mécanisme de verrouillage 6. Celui-ci
comprend un carter 11, une embase 13, un tiroir 74 et un levier 76.
[0054] Ce qui est spécifique à la troisième forme de réalisation, c'est que le levier 16
est solidarisé au carter 11. Plus précisément le levier 16 est relié à un support
77, par une articulation 78. Le support 77 est lui-même solidarisé à l'embase 13,
qui elle-même est solidarisée au carter 11, comme on l'a vu pour la première forme.
Au final, selon la troisième forme, le levier 16 est relié indirectement au carter
11, par l'articulation 78. Nous sommes ici dans une organisation inverse à celles
des première et deuxième formes, mais pour un fonctionnement similaire.
[0055] On observe que, pour la troisième forme de réalisation, lorsque le levier 76 est
dans la position de verrouillage, le point de contact 79, entre la surface de came
81 du levier 76 et la surface d'appui 83 du tiroir 74, est plus éloigné de l'embase
13 que ne l'est l'axe 84 de l'articulation 78 du levier 76. Dans cette configuration,
le point de contact 79 est postérieur à l'axe d'articulation 84. Cela confère au mécanisme
de verrouillage 6 une meilleure stabilité de la position de verrouillage. En effet,
la disposition du point de contact 79 par rapport à l'axe d'articulation 84 permet
de générer un couple tendant à plaquer le levier 76 contre l'embase 13, c'est-à-dire
à maintenir le levier dans la position de verrouillage, quand on déplace le tiroir
74, et donc le point de contact 79, vers l'avant.
[0056] Dans tous les cas l'invention est réalisée à partir de matériaux et selon des techniques
de mise en oeuvre connus de l'homme du métier.
[0057] Bien entendu l'invention n'est pas limitée aux formes de réalisation ci-avant décrites,
et comprend tous les équivalents techniques pouvant entrer dans la portée des revendications
qui vont suivre.
[0058] En particulier de nombreuses variantes de structures peuvent être prévues pour le
tiroir ou le levier.
[0059] L'invention couvre également un mécanisme de verrouillage 6 inversée, c'est-à-dire
un mécanisme privilégiant une position de verrouillage. Dans ce quatrième mode de
réalisation non représenté, le moyen élastique 51 sollicite le tiroir dans un sens
de rapprochement relatif des mâchoires fixe 12 et mobile 15. La premiers position
stable est la position de verrouillage. Lorsqu'on agit sur le levier, celui-ci provoque
le déplacement du tiroir de manière à écarter les mâchoires, l'une de l'autre. Ce
déplacement est obtenu par une solution analogue aux solutions précédentes, grâce
à la coopération d'une surface de came avec une surface d'appui. Dans cette configuration
de déverrouillage, le tiroir est davantage sollicité par le moyen élastique 51 que
dans les modes de réalisation précédent. Cette variante permet de moins solliciter
le mécanisme. En effet, le dispositif de retenue est le plus souvent en position de
verrouillage. Or, comme dans cette configuration, le moyen élastique est moins contraint,
il sollicite moins les autres éléments du dispositif.
[0060] Le moyen, élastique 51 peut donc solliciter le tiroir dans un sens d'éloignement
relatif des mâchoires fixe 12 et mobile 15, comme c'est le cas dans les trois premiers
modes de réalisation. Cependant, il peut également solliciter le tiroir dans un sens
de rapprochement relatif des mâchoires fixe 12 et mobile 15, comme c'est le cas dans
le quatrième mode de réalisation. Le moyen élastique 51 est ainsi apte à solliciter
le tiroir de manière à provoquer le déplacement relatif de la mâchoire mobile 15 par
rapport à la mâchoire fixe 12. Bien entendu, le moyen élastique agit sur le tiroir
quand il est sollicité, par exemple, quand on comprime un ressort de compression.
1. Dispositif de retenue (1) d'une chaussure (2) sur un engin de sport (3), le dispositif
comprenant un mécanisme de verrouillage réversible (6) d'un élément d'ancrage (4)
de la chaussure, le mécanisme (6) comprenant
- un carter (11) qui porte une mâchoire fixe (12),
- une embase (13),
- un tiroir (14, 74) qui porte une mâchoire mobile (15), le tiroir (14, 74) pouvant
coulisser dans le carter (11) dans un sens de rapprochement ou dans un sens d'éloignement
relatif des mâchoires (12, 15),
- un levier (16, 76) présentant une surface de came (21, 81), le levier (16, 76) étant
solidarisé par une articulation (22, 78) à l'une des pièces que sont le carter (11)
et le tiroir (14, 74), l'autre des pièces (11, 14, 74) présentant une surfaces d'appui
(23, 83), les surfaces de came (21, 81) et d'appui (23, 83) coopérant de façon que,
lorsqu'elles sont en contact l'une avec l'autre, les mâchoires (12, 15) sont rapprochées
l'une de l'autre si le levier (16, 76) est dans une position de verrouillage, et les
mâchoires (12, 15) sont éloignées l'une de l'autre si le levier (16, 76) est dans
une position de déverrouillage
caractérisé en ce que
le mécanisme (6) comprend un moyen élastique (51) apte à solliciter le tiroir (14,
74) de manière à provoquer le déplacement relatif de la mâchoire mobile (15) par rapport
à la mâchoire fixe (12).
2. Dispositif de retenue (1) selon la revendication 1, caractérisé par le fait que le moyen élastique (51) sollicite le tiroir (14, 74) dans un sens d'éloignement relatif
des mâchoires fixe (12) et mobile (15).
3. Dispositif de retenue (1) selon la revendication 1 ou 2, caractérisé par le fait que le moyen élastique (51) est un ressort.
4. Dispositif de retenue (1) selon la revendication 1 à 3, caractérisé par le fait que le tiroir (14, 74) est mobile en translation parallèlement à l'embase (13).
5. Dispositif de retenue (1) selon la revendication 1 à 4, caractérisé par le fait que l'axe (35, 84) de l'articulation (22, 78) du levier (16, 76) est parallèle à l'embase
(13).
6. Dispositif de retenue (1) selon l'une des revendications 1 à 5, caractérisé par le fait que l'axe (35, 84) de l'articulation (22, 78) du levier (16, 76) est perpendiculaire
au sens de déplacement du tiroir (14, 74) dans le carter (11).
7. Dispositif de retenue (1) selon l'une des revendications 1 à 6, caractérisé par le fait que la surface de came (21, 81) présente une portion convexe (41).
8. Dispositif de retenue (1) selon l'une des revendications 1 à 7, caractérisé par le, fait que la mâchoire mobile (15) présente une forme concave.
9. Dispositif de retenue (1) selon l'une des revendications 1 à 8, caractérisé par le fait que la mâchoire fixe (12) présente une forme plane.
10. Dispositif de retenue (1) selon l'une des revendications 1 à 8, caractérisé par le fait que le tiroir (14, 74) porte une butée (52) déformable élastiquement de manière réversible,
la butée (52) étant conformes pour prendre contact avec une partie avant de la chaussure.
11. Dispositif de retenue (1) selon l'une des revendications 1 à 10, caractérisé par le fait qu'une butée (42) est solidaire du carter (11), la butée (42) présentant la surface d'appui
(23) destinée à coopérer avec la surface de came (21) du levier (16).
12. Dispositif de retenue (1) selon la revendication 11, caractérisé par le fait que la surface d'appui (23) de la butée (42) présente une forme plane, formant avec l'embase
(13) un angle α compris entre 60 et 90°.
13. Dispositif de retenue (1) selon la revendication 11, caractérisé par le fait que la surface d'appui (23) de la butée (42) présente une portion concave (63).
14. Dispositif de retenue (1) selon l'une des revendications 1 à 13, caractérisé par le fait que lorsque le levier (16) est dans la position de verrouillage, le point de contact
(45), entre la surface de came (21) et la surface d'appui (23), est plus proche de
l'embase (13) que ne l'est l'axe d'articulation (22) du levier (16) quand le point
de contact (45) est antérieur à l'axe d'articulation (22).
15. Dispositif de retenue (1) selon l'une des revendications 1 à 13, caractérisé par le fait que lorsque le levier (76) est dans la position de verrouillage, le point de contact
(79), entre la surface de came (81) et la surface d'appui (83), est plus éloigné de
l'embase (13) que ne l'est l'axe d'articulation (84) du levier (76) quand le point
de contact (79) est postérieur à l'axe d'articulation (84).