[0001] La présente invention concerne un commutateur à poussoir sécurisé compact à double
contact. Elle s'applique notamment au domaine des commutateurs électriques à poussoir
mono-fonction, ou à fonction redondée ou sécurisée, destinés à l'enclenchement de
fonctions critiques, par exemple utilisé dans le domaine aéronautique.
[0002] Les commutateurs électriques destinés à l'enclenchement de fonctions critiques, utilisés
par exemple sur des planches de bord d'aéronefs, doivent répondre à un certain nombre
de contraintes. Notamment, certaines fonctions requièrent que leur mise en opération
soit effectuée via la pression sur un commutateur redondé d'un point de vue électrique,
c'est-à-dire établissant simultanément le contact électrique pour au moins deux circuits
électriques mettant par exemple en oeuvre une fonction unique, les deux circuits électriques
ne présentant pas de mode électrique commun. C'est par exemple le cas, dans des aéronefs,
pour des commutateurs d'enclenchement d'un dispositif de pilote automatique. Pour
de telles applications, il est également préférable que les commutateurs disposés
sur la planche de bord soient de structure compacte. En outre, il est souhaitable
que la sensation tactile procurée à un utilisateur par le commutateur lors d'une action
sur celui-ci soit agréable, et restitue une information en retour permettant à l'utilisateur
de confirmer le bon aboutissement de l'action initiée.
[0003] Des commutateurs à poussoir de type commutateurs "à dômes", parfois désignés suivant
la terminologie anglaise "dome switches" sont notamment communément utilisés dans
les planches de bord d'aéronefs. Dans ce type de commutateurs, la commutation électrique
s'effectue par l'effondrement ou "déflexion" d'un dôme cloquant élastique conducteur
contre deux conducteurs à relier. Les commutateurs à dôme ne sont pas intrinsèquement
pourvus de systèmes permettant d'assurer la redondance électrique ; cependant, il
existe des solutions connues de la technique, de commutateurs à dôme sécurisés. Notamment,
selon une technique connue, un commutateur permet par une action mécanique, l'activation
de deux contacts électriques positionnés l'un à côté de l'autre et activés par une
même surface du commutateur. L'ensemble peut former un commutateur à poussoir qu'il
est possible de rapporter par exemple en face avant d'une planche de bord, par exemple
par soudage. Un inconvénient lié à cette solution technique, réside dans le fait que
la réalisation d'un tel commutateur est délicate, dans la mesure où les deux contacts
électriques doivent être activés simultanément. L'activation simultanée des deux contacts
électriques est d'autant plus délicate lorsque l'appui du poussoir du commutateur
est opéré sur les bords ou bien l'arrête de celui-ci. En effet, dans un tel cas, il
est possible que seul un contact sur les deux se fasse. Il est possible de pallier
cet inconvénient en équipant le commutateur de dispositifs de guidage précis, au détriment
du coût de fabrication, et au prix de frottements parasites nuisant au confort pour
l'utilisateur. En outre les systèmes de guidage peuvent entraîner des problèmes de
blocage du commutateur, dus par exemple à des phénomènes d'arc-boutement.
[0004] Un but de la présente invention est de pallier au moins les inconvénients précités,
en proposant un commutateur à poussoir sécurisé de structure compacte, et procurant
un confort d'utilisation amélioré.
[0005] Un avantage de l'invention réside dans le fait que la réalisation pratique d'un commutateur
selon un des modes de réalisation décrits, présente un coût raisonnable.
[0006] Un autre avantage de l'invention réside dans le fait qu'un commutateur suivant l'un
des modes de réalisation décrits offre une sûreté de fonctionnement, une fiabilité
et une durée de vie améliorées.
[0007] A cet effet, l'invention a pour objet un commutateur à poussoir comprenant un plongeur,
caractérisé en ce que le plongeur provoque, sous l'action d'une pression par un utilisateur,
l'enfoncement d'un dôme supérieur disposé au-dessus de moyens de commutation, tout
effondrement du dôme supérieur provoquant obligatoirement l'effondrement des moyens
de commutation, le faîte du dôme supérieur et les moyens de commutation présentant
une position basse, un premier contact électrique étant réalisé entre un contact primaire
et un contact secondaire du dôme supérieur formant un premier circuit électrique lorsque
le faîte du dôme supérieur est en position basse, et un second contact électrique
étant réalisé entre un contact primaire et un contact secondaire des moyens de commutation
formant un second circuit électrique lorsque les moyens de commutation sont en position
basse.
[0008] Dans un mode de réalisation de l'invention, les moyens de commutation peuvent être
formés par un dôme inférieur.
[0009] Dans un mode de réalisation de l'invention, les moyens de commutation peuvent être
formés par une lamelle métallique souple.
[0010] Dans un mode de réalisation de l'invention, le dôme supérieur et le dôme inférieur
peuvent être configurés de sorte que l'effort requis pour l'effondrement du dôme supérieur
est supérieur à l'effort requis pour l'effondrement du dôme inférieur.
[0011] Dans un mode de réalisation de l'invention, le dôme supérieur et le dôme inférieur
peuvent être configurés de sorte que l'effort requis pour l'effondrement du dôme supérieur
est supérieur à l'effort requis pour l'effondrement de la lamelle métallique souple.
[0012] Dans un mode de réalisation de l'invention, lesdits premier et second circuits électriques
peuvent ne pas présenter de mode commun électrique.
[0013] Dans un mode de réalisation de l'invention, lesdits premier et second circuits électriques
peuvent assurer l'activation d'une fonction redondée ou sécurisée.
[0014] Dans un mode de réalisation de l'invention, le commutateur à poussoir peut comprendre
une pièce mobile intermédiaire disposée en dessous du dôme supérieur et en dessus
des moyens de commutation, la pièce mobile intermédiaire étant électriquement conductrice
au moins dans sa partie supérieure, et reliée électriquement au contact secondaire
du dôme supérieur, l'effondrement du dôme supérieur entraînant la fermeture dudit
premier circuit électrique, et l'enfoncement des moyens de commutation étant entraîné
par le déplacement de la pièce mobile intermédiaire, la surface supérieure du dôme
inférieur et/ou la surface inférieure de la pièce mobile intermédiaire étant électriquement
isolante.
[0015] Dans un mode de réalisation de l'invention, la pièce mobile intermédiaire peut être
disposée sur une poutre flexible et électriquement conductrice, la poutre étant fixée
en au moins un point du contact secondaire du dôme supérieur par des moyens de fixation.
[0016] Dans un mode de réalisation de l'invention, ledit contact primaire et/ou le contact
secondaire du dôme supérieur, et/ou le contact primaire et/ou le contact secondaire
des moyens de commutation peuvent être formés par des métallisations réalisées sur
une carte de circuit imprimé ou par des lamelles métalliques encapsulées.
[0017] Dans un mode de réalisation de l'invention, le dôme supérieur et le dôme inférieur
peuvent être sont configurés de sorte que l'enfoncement du dôme inférieur est initié
après retournement du dôme supérieur, les caractéristiques course-effort des dôme
supérieur et inférieur permettant l'effondrement des dôme supérieur et inférieur moyennant
un effort au plus égal à l'effort requis pour l'effondrement du dôme supérieur seul.
[0018] Dans un mode de réalisation de l'invention, le commutateur à poussoir selon l'un
des modes de réalisation de l'invention peut être directement rapporté sur une carte
de circuit imprimé.
[0019] Dans un mode de réalisation de l'invention, le commutateur à poussoir selon l'un
des modes de réalisation de l'invention peut être disposé dans un boitier apte à être
rapporté sur une planche de bord.
[0020] D'autres caractéristiques et avantages de l'invention apparaîtront à la lecture de
la description, donnée à titre d'exemple, faite en regard des dessins annexés qui
représentent :
- les figures 1a à 1f, des vues en coupe illustrant un exemple de commutateur à poussoir
selon un mode de réalisation de l'invention, dans différentes étapes de fonctionnement
typiques;
- la figure 2, une représentation graphique illustrant des courbes d'effort relatives
aux dômes compris dans un commutateur à poussoir selon un mode de réalisation de l'invention;
- les figures 3a à 3d, des représentations graphiques illustrant différentes courbes
d'effort relatives à un exemple de réalisation pratique de l'invention;
- la figure 4, une vue en coupe illustrant un exemple de commutateur à poussoir, selon
un mode de réalisation alternatif de l'invention.
[0021] En référence à la figure 1a, un commutateur à poussoir 1 peut comprendre, dans un
exemple de réalisation, un actionneur ou "plongeur" 10. Le plongeur 10 est disposé
au-dessus du faîte d'un dôme supérieur 11 réalisé dans un matériau électriquement
conducteur. Des moyens de commutation, par exemple formés par un dôme inférieur 12,
sont disposés en-dessous du dôme supérieur 11. Le dôme supérieur 11 comprend notamment
une surface inférieure 11 a et une surface supérieure 11 b. De la même manière, le
dôme inférieur 12 comprend une surface inférieure 12a et une surface supérieure 12b.
[0022] Avantageusement, le diamètre du dôme supérieur 11 est choisi plus grand que le diamètre
du dôme inférieur 12. Selon une spécificité de la présente invention, l'effondrement
du dôme supérieur 11 doit entraîner de manière systématique l'effondrement du dôme
inférieur 12, de manière à ce qu'un même effort d'activation exercée par l'utilisateur
sur le plongeur 10, permette l'effondrement des deux dômes 11, 12. Ainsi, l'effort
requis pour l'effondrement du dôme supérieur 11 est supérieur à l'effort requis pour
l'effondrement du dôme inférieur 12.
[0023] Une pièce mobile intermédiaire 13 est disposée entre le dôme supérieur 11 et le dôme
inférieur 12. Le plongeur 10 et les dômes 11, 12 peuvent par exemple être à symétrie
de révolution autour d'un axe vertical, le plongeur 10 étant par exemple disposé dans
une cage non représentée sur la figure, limitant ses mouvements à un degré de liberté
dans la direction de l'axe vertical. Dans l'exemple illustré par les figures, le plongeur
10, les dômes 11, 12 et la pièce mobile intermédiaire 13 présentent des axes principaux
alignés avec l'axe vertical précité.
[0024] Le plongeur 10 peut être réalisé dans un matériau de type élastomère dont les caractéristiques
fournissent un bon confort à un utilisateur exerçant une pression sur celui-ci, et
peut par exemple être recouvert d'un capot souple réalisé dans un matériau élastomère,
ou bien d'un capot rigide, non représenté sur les figures. Le dôme supérieur 11 repose
sur un contact primaire 111 et est en contact électrique avec ce dernier. Le contact
primaire 111 peut par exemple être formé par une piste métallique d'une carte de circuit
imprimé. Au repos, c'est-à-dire en l'absence d'effort exercé sur celui-ci, le faîte
du dôme supérieur 11 occupe une position nominale dite "haute".
[0025] Le dôme inférieur 12 repose sur un contact primaire 121 et est en contact électrique
avec ce dernier, pouvant par exemple également être formé par une piste métallique
d'une carte de circuit imprimé. Lorsqu'une pression appropriée est exercée sur le
dôme inférieur 12, le faîte de celui-ci vient, après déflexion, en contact avec un
contact secondaire 122 du dôme inférieur 12. La surface inférieure 12a du dôme inférieur
12 est électriquement conductrice.
[0026] Ainsi que cela est illustré par la figure 1f, lorsque le faîte du dôme inférieur
12 se trouve après déflexion en une position dite basse, le contact électrique est
établi entre le contact primaire 121 et le contact secondaire 122 du dôme inférieur
12. Le contact primaire 121 et le contact secondaire 122 du dôme inférieur 12 se situent
sensiblement dans un même plan, et peuvent par exemple être tous deux formés par des
métallisations formées sur une plaque de circuit imprimé.
[0027] La déflexion du dôme inférieur 12 est opérée par le déplacement de la pièce mobile
intermédiaire 13. Le déplacement de la pièce mobile intermédiaire 13 est provoqué
par la déflexion du dôme supérieur 11, elle-même provoquée par la pression par un
utilisateur du plongeur 10.
[0028] D'une manière similaire au dôme inférieur 12, le faîte du dôme supérieur 11 occupe
en l'absence d'efforts exercés sur le plongeur 10, une position nominale dite "haute",
et une position basse après déflexion. Aussi, la surface inférieure 11 a du dôme supérieur
11 est électriquement conductrice.
[0029] La pièce mobile intermédiaire 13 est réalisée dans un matériau électriquement conducteur,
au moins dans sa partie supérieure. La pièce mobile intermédiaire 13 est reliée électriquement
au contact secondaire 112 du dôme supérieur 11. Ainsi que cela est illustré dans les
exemples présentés par les figures 1a à 1f, la pièce mobile intermédiaire 13 peut
être physiquement et électriquement reliée au contact secondaire 112 du dôme supérieur
11 par l'intermédiaire d'une poutre 130 réalisée dans un matériau conducteur, par
exemple une lame-ressort métallique traversée par la pièce mobile intermédiaire 13.
La poutre 130 doit être conçue de manière à générer un minimum d'efforts perturbateurs
lorsqu'elle se déforme. La poutre 130 peut être fixée au contact secondaire 112 du
dôme supérieur, en un ou une pluralité de points, par exemple par des soudures, ou
bien par vissage, sertissage ou tout autre moyen connu de fixation. Il est à observer
que dans l'exemple de réalisation illustré par les figures 1a à 1f, la pièce mobile
intermédiaire 13 est représentée enchâssée dans la poutre 130, et par conséquent la
pièce mobile intermédiaire 13 n'est pas en contact direct, lorsque le dôme supérieur
11 est enfoncé, avec la surface inférieure 11 a du dôme supérieur 11. Egalement, dans
une telle configuration, la pièce mobile intermédiaire 13 peut être réalisée entièrement
dans un matériau électriquement isolant, et c'est la poutre 130 qui assure le contact
électrique entre le contact primaire 111 et le contact secondaire 112 lorsque la surface
inférieure 11a du dôme supérieur 11 est en contact avec la poutre 130 ; il n'est alors
pas nécessaire que la surface supérieure 12b du dôme inférieur 12 soit électriquement
isolante. Dans des modes de réalisation alternatifs, la pièce mobile intermédiaire
13 peut par exemple être entièrement électriquement conductrice, et par exemple dépasser
de part et d'autre de la poutre 130 et se trouver alors directement en contact en
sa partie supérieure, avec la surface inférieure 11 a du dôme supérieur 11, lorsque
le dôme supérieur 11 est enfoncé ; dans un tel cas il est nécessaire que la partie
inférieure de la pièce mobile intermédiaire 13 et/ou la surface supérieure 12b du
dôme inférieur 12 soit électriquement isolante, par exemple en étant recouverte d'un
film isolant.
[0030] Il est à noter que la pièce mobile intermédiaire 13 est indépendante, d'un point
de vue mécanique, des dômes supérieur 11 et inférieur 12. La pièce mobile intermédiaire
13 procure également l'avantage de former un actuateur approprié au diamètre moindre
du dôme inférieur 12, c'est-à-dire un actuateur dont les dimensions peuvent être choisies
de manière à être compatible des dimensions du dôme inférieur 12. De la sorte, il
est possible de garantir une durée de vie prolongée du dôme de plus petit diamètre.
[0031] Ainsi, lorsque le faîte du dôme supérieur 11 est en contact avec la partie supérieure
de la pièce mobile intermédiaire 13, un contact électrique est réalisé entre le contact
secondaire 112 et le contact primaire 111 du dôme supérieur 11, via la poutre 130,
la pièce mobile intermédiaire 13 et la surface inférieure 11 a électriquement conductrice
du dôme supérieur 11, ces deux éléments étant alors en contact direct l'un avec l'autre.
[0032] De sorte qu'il n'existe pas de mode électrique commun entre les deux circuits électriques
fermés par la déflexion des dômes 11, 12 : c'est-à-dire respectivement le premier
circuit électrique formé par le contact primaire 111 et le contact secondaire 112
du dôme supérieur 11, et le second circuit électrique formé par le contact primaire
121 et le contact secondaire 122 du dôme inférieur 12, la surface supérieure 12b du
dôme inférieur 12 et/ou la surface inférieure de la pièce mobile intermédiaire 13
peuvent par exemple être recouvertes d'un matériau électriquement isolant, formé par
exemple par une couche de vernis ou un film isolant ou par l'ajout d'une pièce réalisée
dans un matériau plastique.
[0033] D'une manière typique, lorsqu'aucune force n'est exercée par l'utilisateur sur le
plongeur 10, alors les éléments formant la chaîne comprenant notamment : dôme supérieur
11, pièce mobile intermédiaire 13, dôme inférieur 12 et contact secondaire 122 du
dôme inférieur 12 ne sont pas en contact direct les uns avec les autres. Lorsque sous
la pression du plongeur 10, les dômes supérieur et inférieur 11, 12 se trouvent après
déflexion en leurs positions basses respectives, tous les éléments précités sont en
contact les uns avec les autres, et les premier et second circuits électriques précités
sont alors fermés.
[0034] Les figures 1b à 1e illustrent des configurations intermédiaires des éléments constituant
le commutateur à poussoir 1, lors de la course du plongeur 10 entre une configuration
nominale illustrée par la figure 1a, et une configuration de contact électrique illustrée
par la figure 1 f. Les figures 1 b à 1e sont décrites ci-après :
- la figure 1 b illustre une configuration dans laquelle l'enfoncement du dôme supérieur
11 a été initié par le déplacement du plongeur 10, la surface inférieure de celui-ci
étant en contact avec la surface supérieure 11 b du dôme supérieur 11. Dans l'exemple
illustré par la figure 1 b, le dôme supérieur 11 se trouve dans sa position de retournement.
Dans cette configuration, selon l'exemple illustré par la figure, seuls le plongeur
10 et le dôme supérieur 11 sont en contact ;
- la figure 1c illustre une configuration dans laquelle la surface inférieure 11a du
dôme supérieur 11 se trouve en contact avec la partie supérieure de la pièce mobile
intermédiaire 13, cette dernière n'ayant encore pas amorcé de mouvement. Dans cette
configuration, le premier circuit électrique tel que défini précédemment, est fermé
;
- la figure 1d illustre une configuration dans laquelle la pièce mobile intermédiaire
13 s'est déplacée sous l'action de la course du plongeur 10, via le dôme supérieur
11. Dans cette configuration, la partie inférieure de la pièce mobile intermédiaire
13 est entrée en contact mécanique avec la partie supérieure 12b du dôme inférieur
12 : le premier circuit électrique est toujours fermé, et le second circuit électrique
ne l'est pas encore. L'enfoncement du dôme inférieur 12 est initié ;
- la figure 1e illustre une configuration dans laquelle le dôme inférieur 12, sous l'action
du déplacement de la pièce mobile intermédiaire 13 via le déplacement du dôme supérieur
11 sous l'action du plongeur 10, atteint son point de retournement. Dans cette configuration,
le premier circuit électrique est toujours fermé, et le second circuit électrique
ne l'est pas encore.
[0035] Le déplacement du plongeur 10 impose alors, via les éléments intermédiaires situés
entre celui-ci et le dôme inférieur 12, un déplacement du faîte du dôme inférieur
12 jusqu'à ce que celui-ci parvienne en butée, où le contact électrique entre la surface
inférieure 12a du dôme inférieur 12 et le contact secondaire 122 du dôme inférieur
12 est établi, c'est-à-dire où le second circuit électrique est fermé, ainsi que cela
est illustré par la figure 1 f.
[0036] Le dimensionnement des dômes supérieur et inférieur 11, 12, de la pièce mobile intermédiaire
13, la configuration et les caractéristiques des éléments précités, sont définies
de manière à ce que la déflexion du dôme supérieur 11 entraîne la déflexion du dôme
inférieur 12, et que la fermeture des deux circuits électriques précités se réalise
de manière simultanée ou quasi-simultanée, soit typiquement dans un intervalle de
l'ordre de la microseconde, correspondant à l'enchaînement des configurations décrites
précédemment et illustrées par les figures 1 a à 1 f.
[0037] Notamment, les caractéristiques de course-effort des dômes 11, 12 sont définies de
manière à ce que la sensation tactile de l'utilisateur soit semblable à la sensation
procurée par la pression d'un commutateur simple de type classique. Ainsi, l'effort
requis par l'utilisateur pour provoquer l'effondrement des deux dômes 11, 12 peut
avantageusement être au plus égal à l'effort requis pour l'effondrement du dôme supérieur
11 seul. Un exemple de ces caractéristiques est décrit ci-après en référence à la
figure 2.
[0038] Il est à noter que dans l'exemple de commutateur décrit ci-dessus en référence aux
figures 1a à 1f, des moyens de commutation du circuit électrique inférieur sont formés
par le dôme inférieur 12. Les moyens de commutation du circuit inférieur peuvent également
être formés par des dispositifs alternatifs, et le dôme inférieur 12 peut ainsi par
exemple être substitué par une lamelle métallique souple, présentant une position
dans laquelle celle-ci n'entre pas en contact avec le contact secondaire 122, et une
position pouvant s'assimiler à une position effondrée du dôme inférieur 12, dans laquelle
la lamelle est en contact avec le contact secondaire 122, le second circuit électrique
étant ainsi fermé. Un tel exemple de réalisation est illustré par la figure 4, décrite
ci-après.
[0039] La figure 2 présente des courbes illustrant des courbes d'effort relatives à un commutateur
à poussoir selon un mode de réalisation de l'invention.
[0040] Une première courbe d'effort 21 représente la force appliquée au faîte du dôme supérieur
11, en fonction de la course de celui-ci, depuis sa position haute jusqu'à sa position
basse. De la même manière, une seconde courbe d'effort 22 représente la force appliquée
au faîte du dôme inférieur 12, en fonction de la course de celui-ci, depuis sa position
haute jusqu'à sa position basse.
[0041] D'une manière typique, en référence à la première courbe d'effort 21 et en omettant
dans un premier temps l'influence du dôme inférieur, l'effort à exercer par l'utilisateur
est croissant dès lors que l'enfoncement du dôme supérieur est initié, jusqu'à un
point illustré par le sommet de la première courbe d'effort 21, correspondant au retournement
du dôme supérieur. A partir du point de retournement, l'effort décroît jusqu'à la
déflexion complète du dôme supérieur, correspondant à un point de butée mécanique
et de connexion électrique. L'allure de la première courbe d'effort 21 est sensiblement
symétrique autour de l'axe vertical passant par le point de retournement.
[0042] D'une manière similaire, en référence à la seconde courbe d'effort 22 et en omettant
l'influence du dôme supérieur, l'effort exercé sur le dôme inférieur est croissant
dès lors que l'enfoncement du dôme inférieur est initié, jusqu'à un point illustré
par le sommet de la seconde courbe d'effort 22, correspondant au retournement du dôme
inférieur. A partir du point de retournement, l'effort décroît jusqu'à la déflexion
complète du dôme inférieur, correspondant à un point de butée mécanique et de connexion
électrique. L'allure de la seconde courbe d'effort 22 est sensiblement symétrique
autour de l'axe vertical passant par le point de retournement.
[0043] Dans l'exemple illustré par la figure 2, l'enfoncement du dôme inférieur est initié
après le retournement du dôme supérieur. Dans l'hypothèse où le plongeur est réalisé
dans un matériau parfaitement rigide, l'effort à exercer sur toute la course de ce
dernier jusqu'à commutation électrique des deux circuits électriques, est égal à la
somme des efforts s'appliquant aux deux dômes. En pratique, si le plongeur est formé
par un matériau offrant une relative élasticité, la réaction à l'effort exercé par
l'utilisateur à fin de commutation, est perçue de manière quasi-continue, en raison
des caractéristiques élastiques du matériau formant le plongeur d'une part, et des
caractéristiques élastiques de l'extrémité du doigt de l'utilisateur exerçant la force
de pression. En effet, le plongeur élastomère gomme la discontinuité tactile du dôme
inférieur 12 par restitution de l'énergie emmagasinée lors de sa compression pendant
la phase de montée de l'effort.
[0044] Les figures 3a à 3d présentent des courbes de course - effort dans différentes configurations
d'un exemple de réalisation pratique de la présente invention.
[0045] La figure 3a présente la courbe de course-effort relative à un exemple de réalisation
pratique du dôme supérieur. L'effort exercé sur le dôme croît de manière continue
avec la course du faîte de celui-ci, jusqu'à un premier point caractéristique 31 correspondant
au retournement du dôme supérieur. A partir du premier point caractéristique 31, l'effort
décroît de manière continue avec la course, jusqu'à un second point caractéristique
32, correspondant à une butée mécanique, et à la commutation électrique.
[0046] La figure 3b présente la courbe de course-effort relative à un exemple de réalisation
pratique du dôme inférieur. La courbe présente une allure similaire à la courbe relative
au dôme supérieur décrite en référence à la figure 3a ; cependant les courses et les
efforts sont significativement moindres. De la même manière, la courbe de course-effort
relative au dôme inférieur présente un premier point caractéristique 41 correspondant
au retournement du dôme inférieur, et un second point caractéristique 42 correspondant
à la butée mécanique et à la commutation électrique assurée par le dôme inférieur.
[0047] La figure 3c présente la courbe de course-effort relative à un exemple de réalisation
pratique du dôme supérieur disposé au dessus du dôme inférieur par l'intermédiaire
d'une pièce mobile intermédiaire. Dans l'exemple illustré, dans une première zone
500 s'étendant au-delà du point de retournement 51 du dôme supérieur, l'allure de
la courbe de course-effort est identique à la courbe de course-effort du dôme supérieur
seul. A partir d'une course correspondant au début d'une seconde zone 501, l'enfoncement
du dôme inférieur est initié ; la courbe de course-effort représente alors la superposition
des deux courbes illustrées en référence aux figures 3a et 3b. L'effort diminue lorsque
la course augmente, jusqu'à un point de cassure 52 correspondant à l'effondrement
total du dôme supérieur. A partir du point de cassure 52, l'effort augmente légèrement
avec la course jusqu'à un point de retournement 53 du dôme inférieur. Puis l'effort
diminue lorsque la course augmente, jusqu'à un point de butée mécanique et de contact
électrique 54.
[0048] La figure 3d présente la courbe de course-effort relative à un exemple de réalisation
pratique du dôme supérieur disposé au dessus du dôme inférieur par l'intermédiaire
de la pièce mobile intermédiaire dans une configuration identique à la configuration
illustrée par les courbes de la figure 3c, en présence d'un plongeur élastomère. La
courbe de course-effort présente alors une allure sensiblement similaire à la courbe
de course-effort illustrée par la figure 3c. Cependant, ainsi que cela est explicité
précédemment, l'usage du plongeur élastomère permet de "gommer" les discontinuités,
et d'offrir à l'utilisateur une sensation tactile similaire à la sensation tactile
provoquée par une action sur un commutateur à dôme unique. La courbe de course-effort
présente en effet une allure croissante jusqu'à un point de retournement 61 correspondant
au retournement du dôme supérieur, puis une allure décroissante jusqu'à un point de
butée mécanique et de contact électrique 62.
[0049] La figure 4 présente une vue en coupe illustrant un exemple de commutateur à poussoir,
selon un mode de réalisation alternatif de l'invention dans lequel le dôme inférieur
est substitué par une lamelle métallique souple 42. L'exemple illustré par la figure
4 correspond à une configuration du commutateur 1 similaire à la configuration décrite
précédemment en référence à la figure 1 f, c'est-à-dire une configuration dans laquelle
le premier et le second circuits électriques sont fermés.
[0050] Le plongeur 10, le dôme supérieur 11 comprenant une surface inférieure 11 a et une
surface supérieure 11 b, le contact primaire 111, apièce mobile intermédiaire 13,
le contact primaire 121 et le contact secondaire 122 peuvent être configurés de manière
similaire à l'exemple décrit en référence aux figures 1a à 1 f. Le dôme inférieur
peut être remplacé par une lamelle métallique souple 42, dont une extrémité peut par
exemple être fixée à une partie du contact primaire 121, par des moyens de fixation
421 tels qu'une vis ou un point de soudure, ou tout autre moyen de fixation connu,
l'autre extrémité de la lamelle métallique souple 42 reposant par exemple sur une
autre partie du contact primaire 121. Dans l'exemple illustré par la figure 4, la
lamelle 42 est dans une position basse assimilable à la position effondrée du dôme
inférieur, et sa partie centrale est en contact avec le contact secondaire 122, assurant
ainsi la fermeture du second circuit électrique.
[0051] D'une manière similaire, le dôme supérieur 11 et la lamelle 42 peuvent être configurés
de sorte que l'effort requis pour l'effondrement du dôme supérieur 11 est supérieur
à l'effort requis pour l'effondrement de la lamelle 42.
[0052] Les avantages précités procurés par la présente invention apparaissent clairement
à la lecture de la description ci-dessus. Il est à observer qu'un autre avantage de
l'invention réside dans le fait que des dômes ou lamelles standards, disponibles dans
le commerce, peuvent être utilisés dans les différents modes de réalisation décrits.
Les différents éléments formant un commutateur tel que décrit précédemment peuvent
être directement rapportés sur une carte par un circuit étagé, ou bien peuvent être
encapsulés dans un boitier ; les contacts électriques peuvent également être réalisés
par des lamelles métalliques encapsulées.
1. Commutateur à poussoir (1) comprenant un plongeur (10), caractérisé en ce que le plongeur provoque, sous l'action d'une pression par un utilisateur, l'enfoncement
d'un dôme supérieur (11) disposé au-dessus de moyens de commutation (12, 42), tout
effondrement du dôme supérieur (11) provoquant obligatoirement l'effondrement des
moyens de commutation (12, 42), le faîte du dôme supérieur et les moyens de commutation
(12, 42) présentant une position basse, un premier contact électrique étant réalisé
entre un contact primaire (111) et un contact secondaire (112) du dôme supérieur (11)
formant un premier circuit électrique lorsque le faîte du dôme supérieur (11) est
en position basse, et un second contact électrique étant réalisé entre un contact
primaire (121) et un contact secondaire (122) des moyens de commutation (12, 42) formant
un second circuit électrique lorsque les moyens de commutation (12, 42) sont en position
basse.
2. Commutateur à poussoir (1) selon la revendication 1, caractérisé en ce que les moyens de commutation (12, 42) sont formés par un dôme inférieur (12).
3. Commutateur à poussoir (1) selon la revendication 1, caractérisé en ce que les moyens de commutation (12, 42) sont formés par une lamelle métallique souple
(42).
4. Commutateur à poussoir (1) selon la revendication 2, dans lequel le dôme supérieur
(11) et le dôme inférieur (12) sont configurés de sorte que l'effort requis pour l'effondrement
du dôme supérieur (11) est supérieur à l'effort requis pour l'effondrement du dôme
inférieur (12).
5. Commutateur à poussoir (1) selon la revendication 3, dans lequel le dôme supérieur
(11) et le dôme inférieur (12) sont configurés de sorte que l'effort requis pour l'effondrement
du dôme supérieur (11) est supérieur à l'effort requis pour l'effondrement de la lamelle
métallique souple (42).
6. Commutateur à poussoir (1) suivant l'une quelconque des revendications précédentes,
dans lequel lesdits premier et second circuits électriques ne présentent pas de mode
commun électrique.
7. Commutateur à poussoir (1) suivant l'une quelconque des revendications précédentes,
dans lequel lesdits premier et second circuits électriques assurent l'activation d'une
fonction redondée ou sécurisée.
8. Commutateur à poussoir (1) suivant l'une quelconque des revendications précédentes,
comprenant une pièce mobile intermédiaire (13) disposée en dessous du dôme supérieur
(11) et en dessus des moyens de commutation (12,42), la pièce mobile intermédiaire
(13) étant électriquement conductrice au moins dans sa partie supérieure, et reliée
électriquement au contact secondaire (112) du dôme supérieur (11), l'effondrement
du dôme supérieur (11) entraînant la fermeture dudit premier circuit électrique, et
l'enfoncement des moyens de commutation (12, 42) étant entraîné par le déplacement
de la pièce mobile intermédiaire (13), la surface supérieure (12b) du dôme inférieur
et/ou la surface inférieure de la pièce mobile intermédiaire (13) étant électriquement
isolante.
9. Commutateur à poussoir (1) suivant la revendication 8, dans lequel la pièce mobile
intermédiaire (13) est disposée sur une poutre (130) flexible et électriquement conductrice,
la poutre étant fixée en au moins un point du contact secondaire (112) du dôme supérieur
(11) par des moyens de fixation.
10. Commutateur à poussoir (1) suivant l'une quelconque des revendications précédentes,
dans lequel ledit contact primaire (111) et/ou le contact secondaire (112) du dôme
supérieur (11), et/ou le contact primaire (121) et/ou le contact secondaire (122)
des moyens de commutation (12, 42) sont formés par des métallisations réalisées sur
une carte de circuit imprimé ou par des lamelles métalliques encapsulées.
11. Commutateur à poussoir (1) suivant l'une quelconque des revendications 2 ou 4 à 10,
dans lequel le dôme supérieur (11) et le dôme inférieur (12) sont configurés de sorte
que l'enfoncement du dôme inférieur (12) est initié après retournement du dôme supérieur
(11), les caractéristiques course-effort des dôme supérieur (11) et inférieur (12)
permettant l'effondrement des dôme supérieur (11) et inférieur (12) moyennant un effort
au plus égal à l'effort requis pour l'effondrement du dôme supérieur (11) seul.
12. Commutateur à poussoir (1) suivant l'une quelconque des revendications précédentes,
apte à être directement rapporté sur une carte de circuit imprimé.
13. Commutateur à poussoir (1) suivant l'une quelconque des revendications 1 à 12, disposé
dans un boitier apte à être rapporté sur une planche de bord.