[0001] La présente invention concerne les murs de bâtiments, ainsi que les procédés pour
la réalisation de ces murs, quel que soit l'usage de ces bâtiments, à titre d'habitation
individuelle ou collective, à usage public, industriel, commercial, etc., plus précisément
lorsque ces murs comportent au moins une paroi porteuse ou analogue associée à un
isolant extérieur et à un parement intérieur du type plâtre ou analogue, de façon
à obtenir des murs à inertie thermique.
[0002] Différentes techniques sont actuellement utilisées pour réaliser un mur de bâtiment
du type comportant une paroi porteuse ou analogue, un isolant extérieur et un parement
intérieur du type plâtre ou analogue, comme par example décrit dans
DE 3405736 A1.
[0003] La technique la plus courante, du moins pour des bâtiments de hauteur relativement
faible et de petites dimensions, consiste, tout d'abord à couler une dalle et à monter
manuellement, sur cette dalle, des parpaings les uns sur les autres pour constituer
la paroi porteuse. Puis, sur la face dite "extérieure" de cette paroi, c'est-à-dire
celle qui est destinée à être tournée vers le milieu extérieur au bâtiment, sont collées
et/ou clipsées des plaques d'un matériau isolant comme du polystyrène, de la mousse
de verre, etc. A la face intérieure de la paroi de parpaings, est associée une couche
de parement, généralement de plâtre appliqué à la taloche ou en plaques, en précisant
que, lorsque la paroi porteuse de parpaings est recouverte extérieurement d'un matériau
isolant, la couche de parement est généralement directement appliquée sur la paroi
porteuse sans intercaler, par exemple, une autre couche d'isolant comme de la laine
de verre ou une couche d'air, afin d'utiliser la masse de la paroi porteuse et du
parement intérieur comme masse à inertie thermique.
[0004] Cette technique est relativement longue à mettre en oeuvre car elle est effectuée
manuellement, et induit un prix de revient élevé.
[0005] Il existe une autre technique qui est théoriquement moins onéreuse car plus automatisée,
mais qui n'est généralement utilisée que pour des bâtiments de grandes dimensions
comme des usines, des logements de type "tour" ou analogue, très rarement pour des
habitations individuelles ou analogues à cause de sa complexité.
[0006] Cette technique est sensiblement identique à celle décrite ci-dessus mais, au lieu
de monter la paroi porteuse manuellement avec des parpaings, la paroi porteuse est
réalisée de la façon suivante : avec des panneaux de coffrage, on réalise un espace
en creux qui correspond à la forme que doit avoir la paroi porteuse, puis on coule
du béton dans cet espace, après y avoir éventuellement préparé et mis en place une
armature pour réaliser en finale une paroi en béton armé. Quand le béton de cette
paroi porteuse est suffisamment cristallisé, le coffrage est enlevé et les opérations
décrites ci-dessus avec la paroi porteuse en parpaings, c'est-à-dire la pose de l'isolant
extérieur et du parement intérieur, s'effectuent de la même façon.
[0007] Cette technique est en principe moins onéreuse que la précédente, au moins pour la
construction de grands immeubles. Elle est cependant encore relativement onéreuse,
notamment par le fait qu'elle nécessite des opérations manuelles relativement longues,
par exemple le montage et le démontage des coffrages, leur nettoyage, et toujours
la pose manuelle ou relativement automatique de l'isolant extérieur et du parement
intérieur après la réalisation de la paroi porteuse.
[0008] Aussi, la présente invention a-t-elle pour but de réaliser un mur de bâtiment et
de mettre en oeuvre un procédé pour la réalisation de ce mur de bâtiment, quel que
soit le type de ce bâtiment, habitation individuelle ou collective, immeuble à usage
public, industriel, commercial, etc., et plus précisément lorsque ce mur comporte
une paroi porteuse associée à un isolant extérieur et à un parement intérieur du type
plâtre ou analogue, pour réaliser un mur à inertie thermique, qui pallie en grande
partie les inconvénients des techniques de l'art antérieur, notamment celles définies
ci-dessus en préambule, afin d'obtenir un prix de revient nettement inférieur à celui
induit par ces techniques antérieures.
[0009] Plus précisément, la présente invention a pour objet un mur selon la revendication
1.
[0010] La présente invention a aussi pour objet un procédé pour réaliser une partie d'un
mur d'immeuble tel que défini ci-dessus, selon la revendication 6.
[0011] D'autres caractéristiques et avantages de la présente invention apparaîtront au cours
de la description suivante donnée en regard des dessins annexés à titre illustratif
mais nullement limitatif, dans lesquels :
Les figures 1 et 2 représentent de façon schématique deux phases successives illustrant
la mise en oeuvre du procédé selon l'invention pour la réalisation d'un mur de bâtiment
selon l'invention, et
Les figures 3 et 4 représentent, sous forme schématique, un mode de réalisation d'une
partie d'un mur obtenu avec le procédé selon l'invention, respectivement dans une
vue de côté et dans une vue de dessus, la vue selon la figure 3 étant une coupe référencée
IV-IV sur la figure 4.
[0012] II est tout d'abord précisé que, sur les figures, les mêmes références désignent
les mêmes éléments, quelle que soit la figure sur laquelle elles apparaissent et quelle
que soit la forme de représentation de ces éléments. De même, si des éléments ne sont
pas spécifiquement référencés sur l'une des figures, leurs références peuvent être
aisément retrouvées en se reportant à une autre figure.
[0013] Il est aussi précisé que les figures représentent essentiellement un mode de réalisation
de l'objet selon l'invention, mais qu'il peut exister d'autres modes de réalisation
qui répondent à la définition de cette invention.
[0014] Il est en outre précisé que, lorsque, selon la définition de l'invention, l'objet
de l'invention comporte "au moins un" élément ayant une fonction donnée, le mode de
réalisation décrit peut comporter plusieurs de ces éléments. Réciproquement, si le
mode de réalisation de l'objet selon l'invention tel qu'illustré comporte plusieurs
éléments de fonction identique et si, dans la description, il n'est pas spécifié que
l'objet selon cette invention doit obligatoirement comporter un nombre particulier
de ces éléments, l'objet de l'invention pourra être défini comme comportant "au moins
un" de ces éléments.
[0015] Il est enfin précisé que lorsque, dans la présente description, une expression définit
à elle seule, sans mention particulière spécifique la concernant, un ensemble de caractéristiques
structurelles, ces caractéristiques peuvent être prises, pour la définition de l'objet
de la protection demandée, quand cela est techniquement possible, soit séparément,
soit en combinaison totale et/ou partielle.
[0016] La présente invention concerne un mur de bâtiment, ou une portion de mur, quel que
soit le type de ce bâtiment, immeuble d'habitation individuelle ou collective, immeuble
à usage public, industriel, commercial, etc., et trouve une application particulièrement
avantageuse lorsque ce mur doit comporter au moins une paroi porteuse ou analogue
associée à un isolant extérieur au contact de cette paroi porteuse, et à un parement
intérieur du type plâtre ou analogue, lui aussi au contact de la paroi porteuse.
[0017] Le mur selon l'invention comporte, par référence aux figures 1 à 4, au moins une
première plaque 11 d'un matériau isolant thermique, au moins une seconde plaque 22
constituée de plâtre, au moins un écarteur 30 d'une longueur déterminée entre ses
deux extrémités 31, 32, des moyens pour lier les deux extrémités de l'écarteur respectivement
avec les deux première et seconde plaques pour définir entre elles un espace inter-plaques
40, et un mélange 50 comportant au moins du ciment et de l'eau, ce mélange étant coulé
dans l'espace inter-plaques 40.
[0018] Dans le cadre de la présente invention, le terme "ciment" est utilisé dans son sens
premier, c'est-à-dire désignant un produit permettant de lier des corps entre eux
lorsqu'il durcit, notamment par cristallisation avec de l'eau. La première plaque,
qui est conçue pour être placée sur la face extérieure d'un mur, est réalisée en un
matériau ayant des qualités d'isolant thermique, mais de préférence aussi pour résister
aux intempéries. Elle peut éventuellement recevoir un enduit de protection. La seconde
plaque a, quant à elle, pour vocation d'être placée sur la face intérieure du mur.
Elle est réalisée en plâtre, ce qui ne lui confère pas de propriété isolante particulière,
mais au contraire apporte une inertie thermique recherchée dans la présente invention.
Elle pourra être désignée par l'expression "parement intérieur" par analogie avec
des systèmes existants, bien que sa fonction décorative soit ici secondaire, ou du
moins indirecte : le plâtre, en tant que "matériau de parement" permettra l'application
aisée d'une finition, telle que peinture ou papier peint.
[0019] Dans le cadre de la présente invention, le terme "plâtre" désigne un matériau de
construction dont la matière première est un sulfate de calcium hydraté, utilisé sous
forme de pâte constituée d'un mélange de poudre et d'eau, ou préparé sous forme de
plaques. Il peut communément contenir différents adjuvants, ou de l'amidon, ou encore
des retardateurs pour modifier les temps de prise du plâtre. Il peut également être
teinté de couleur variées, ou imitant la pierre ou d'autre matière anciennes. Des
matériaux analogues connus de l'homme de l'art peuvent également être utilisés comme
un plâtre.
[0020] Ceci ayant été précisé, selon une réalisation préférentielle, la (ou les) première
plaque 11 est constituée d'au moins un bloc d'un matériau isolant thermique, choisi
parmi les matériaux suivants : polystyrène, mousse de verre, laine de verre, etc.
[0021] Quant à la seconde plaque 22 en plâtre, elle est avantageusement réalisée à partir
de carreaux de plâtre. Si le mélange coulé dans l'espace inter-plaques 40 comporte
uniquement du ciment et de l'eau, il sera utile d'ajouter un agent liant ou collant
(de type connu) pour lier ce mélange avec la seconde plaque. Si le mélange coulé dans
l'espace inter-plaques comporte du ciment, de l'eau et un matériau de type plâtre,
il ne sera pas nécessaire d'utiliser un additif, car par le biais des affinités chimiques,
le mélange se liera automatiquement avec la seconde plaque.
[0022] De façon préférentielle, le mur comporte une armature 70, par exemple un ferraillage
ou analogue, noyée dans le mélange 50 comportant en outre, de façon avantageuse, du
sable et/ou du granulat, pour obtenir un béton armé.
[0023] Selon l'invention, les moyens pour lier les deux extrémités 31, 32 de l'écarteur
30 respectivement avec les première et seconde plaques sont constitués de manière
que l'une 31 de ces extrémités, est encastrée dans la première plaque 11, tandis que
l'autre extrémité 32 est simplement plaquée contre la seconde plaque 22, étant donné
que les matériaux du mélange 50 et de la seconde plaque se lient mutuellement.
[0024] Selon une réalisation préférentielle, la première plaque 11 peut comporter au moins
une rainure 75, creusée sur sa face délimitant l'espace inter-plaques 40, ladite rainure
ayant avantageusement un profil évasé vers l'intérieur (par exemple en T, en queue
d'aronde ou analogue), de manière à former un tenon. Ainsi, l'extrémité 31 de l'écarteur
peut avantageusement adopter une forme complémentaire, de manière à former une mortaise
apte à coopérer avec la rainure en tenon, et qui pourra être encastrée par coulissement
jusqu'au niveau voulu dans une des rainures de la première plaque 11. Cette disposition
est d'autant plus intéressante, que cette rainure 75 se remplit du mélange 50 lorsque
ce mélange est coulé dans l'espace inter-plaques, ce qui a pour effet non seulement
de fixer l'écarteur dans sa position, mais en outre de solidariser la première plaque
11 avec le mélange 50 au cours de sa cristallisation.
[0025] Selon une réalisation avantageuse, la première plaque comporte sur sa face délimitant
l'espace inter-plaques 40, plusieurs rainures 75, ce qui offre plus de souplesse au
placement des écarteurs par le maçon et permet de renforcer le lien de la première
plaque 11 avec le mélange 50 lorsque les rainures 75 sont remplies du mélange 50.
[0026] On observe que la ou les rainures peuvent être creusées selon différentes orientations,
c'est-à-dire horizontalement, verticalement ou autre, selon les choix de l'homme du
métier liés notamment à la fabrication de la plaque ou à sa mise en oeuvre.
[0027] Enfin, il peut être utile que la face externe de la première plaque 11, c'est-à-dire
la face destinée à être soumise aux intempéries, soit revêtue d'un enduit. Pour ce
faire, il est avantageusement prévu que ladite face externe comporte un relief favorisant
l'accroche de l'enduit, par exemple sous la forme de stries d'écartement et de profondeur
adéquats, l'homme du métier pouvant adapter ce paramètre en fonction de la nature
de l'enduit à appliquer.
[0028] La présente invention a aussi pour objet la mise en oeuvre d'un procédé pour la réalisation
d'au moins une partie d'un mur de bâtiment Mu tel que défini ci-dessus, étant précisé
que cette partie de mur Mu peut constituer le mur en lui-même.
[0029] Le procédé consiste, tout d'abord à se munir d'au moins une première plaque 11 d'un
matériau isolant thermique, d'au moins une seconde plaque 22 constituée de plâtre
et d'au moins un écarteur 30 d'une longueur déterminée définie entre ses deux extrémités
31, 32.
[0030] Il consiste ensuite à positionner ces première et seconde plaques 11, 22 sur une
embase, qui sera définie plus précisément ci-après sous le terme générique de dalle,
de façon qu'elles soient sensiblement parallèles entre elles et situées à une distance
déterminée Dt l'une de l'autre pour définir un espace inter-plaques 40, cette distance
Dt étant celle que doit avoir la paroi porteuse rigide et solide de la partie de mur
Mu à réaliser.
[0031] Le procédé consiste alors à appliquer, sur les deux plaques 11, 22, respectivement
au moins deux forces représentées schématiquement par les deux flèches F1, F2, ayant
chacune au moins une composante, ces deux composantes étant opposées et orientées
l'une vers l'autre, figure 1, pour maintenir les première et seconde plaques parallèles
entre elles et à la distance déterminée Dt définie ci-dessus l'une de l'autre et au
contact respectivement des extrémités 31, 32 de l'écarteur 30.
[0032] Le procédé consiste ensuite à couler, selon la flèche Fc sur la figure 2, un mélange
déterminé 50 dans l'espace inter-plaques 40, ce mélange comportant au moins du ciment
et de l'eau, avec avantageusement des granulats comme du sable ou des graviers pour
obtenir du béton.
[0033] Lorsque, après cristallisation au moins partielle, le mélange 50 a atteint une résistance
mécanique suffisante pour obtenir la partie de mur Mu relativement solide, le procédé
consiste alors à annuler les deux forces F1, F2 pour obtenir en finale cette partie
de mur Mu.
[0034] Selon une caractéristique du procédé objet de l'invention, celui-ci consiste à placer
les première et seconde plaques 11, 22, sur ladite embase de sorte que ladite première
plaque constitue la face externe du mur et ladite seconde plaque en constitue la face
interne.
[0035] De façon avantageuse, le ciment choisi pour constituer le mélange déterminé 50 est
du type connu par les hommes du métier sous la dénomination "à prise rapide".
[0036] Si nécessaire, selon un mode de réalisation particulier, le mélange 50 peut comporter
un additif pour lier le ciment avec le matériau de la seconde plaque. Un tel additif
est du domaine de l'homme du métier qui saura le choisir en fonction de la nature
de ce matériau.
[0037] Selon une mise en oeuvre préférentielle simple et rapide du procédé, notamment parce
qu'il est en général nécessaire de ne couler à la fois que de faibles quantités du
mélange déterminé 50, le procédé selon l'invention consiste à couler ce mélange dans
l'espace inter-plaques 40 par projection, selon la technique bien connue en elle-même
utilisée usuellement pour revêtir des parois d'un enduit de couleur ou analogue.
[0038] Comme mentionné précédemment, le procédé selon l'invention comprend une étape qui
consiste à appliquer deux forces F1, F2 sur les deux plaques 11, 22.
[0039] Etant donné le domaine technique d'application du procédé selon l'invention, à savoir
le domaine de la construction de bâtiments, ces deux forces sont de façon préférentielle
appliquées au moyen d'au moins un serre-joint 60 qui comporte, de façon connue en
elle-même, au moins deux embouts 61, 62, les deux embouts 61, 62 venant au contact
des faces 12, 23 sensiblement perpendiculaires à l'écarteur 30 et les plus éloignées,
respectivement des première et seconde plaques 11, 22.
[0040] Comme les plaques sont relativement fragiles, parfois même relativement friables,
il peut être avantageux d'interposer, entre au moins l'un des embouts 61, 62 du serre-joint
60 et la face 12, 23 de la plaque 11, 22 avec laquelle il est en contact, au moins
une plaquette 64, comme schématiquement illustré sur les figures, pour répartir la
force sur une surface d'une aire supérieure à celle de l'embout et éviter ainsi de
marquer et même détruire même partiellement la plaque 11, 22.
[0041] De façon préférentielle, étant donné que l'écarteur doit être léger et en matériau
inoxydable car laissé en place dans le mélange coulé 50, il est réalisé en un matériau
plastique, par exemple en polymère ou analogue.
[0042] De plus, comme les deux plaques 11, 22 sont aussi destinées à rester en place, notamment
pour parfaire la solidarisation de la première plaque 11 avec le mélange 50, que le
procédé consiste à encastrer une extrémité 31 en forme générale de mortaise (en T,
en queue d'aronde ou analogue) de l'écarteur 30 dans cette première plaque 11, par
exemple dans une rainure réalisée préalablement, comme illustré sur les figures 1
à 4, à la manière d'un emboîtement de type tenon-mortaise. Ainsi, selon un mode de
réalisation préféré, le procédé comprend une étape qui consiste à insérer une extrémité
31 dudit écarteur 30 dans une rainure 75 creusée sur la face de ladite première plaque
11 délimitant ledit espace inter-plaques 40, ladite rainure 75 ayant un profil évasé
en forme de tenon apte à coopérer avec ladite extrémité 31 adoptant une forme complémentaire
en mortaise.
[0043] En revanche, pour la raison explicitée ci-avant, l'autre extrémité 32 de l'écarteur
30 est simplement plaquée sur la face interne de la seconde plaque 22, avec ou sans
plaquette ou analogue comme la plaquette 64 décrite ci-avant, figures 1 à 4.
[0044] Dans ce qui est décrit ci-dessus, il est fait référence à des plaques 11, 22, mais
le procédé selon l'invention peut aussi consister à réaliser au moins l'une des deux
plaques 11, 22 par assemblage d'une pluralité de plaques unités selon l'une des trois
façons suivantes : (i) plaques unités accolées les unes aux autres en se prenant en
sandwich les unes les autres, (ii) plaques unités superposées les unes sur les autres
par leur tranche, (iii) une combinaison des deux façons précédentes. L'homme du métier
saura choisir la structure de ces plaques en fonction, par exemple mais non exclusivement,
de la nature de l'immeuble à réaliser.
[0045] De même, pour obtenir un mur plus résistant et solide, notamment dans le cadre de
contraintes antisismiques, il est préférable que le procédé comprenne une étape consistant
à disposer une armature 70, par exemple un ferraillage, d'une façon connue en elle-même,
dans l'espace inter-plaques 40, avant de couler le mélange 50 dans cet espace inter-plaques.
[0046] Dans la description donnée ci-dessus, il est fait référence à un procédé pour réaliser
au moins une portion de mur Mu d'immeuble. Comme précisé préalablement, une telle
portion de mur Mu peut être réalisée comme illustré sur les figures 1 à 4, en partant
d'une embase constituée par une dalle Da ou analogue, c'est-à-dire toute surface solide
sensiblement horizontale.
[0047] Cependant ce procédé selon l'invention s'applique aussi à la réalisation d'une portion
de mur Mu, en partant non pas d'une dalle, mais d'une embase qui peut être constituée
d'une autre portion de mur Mu réalisée précédemment avec le même procédé que décrit
ci-dessus, éventuellement même un autre procédé, comme l'un de ceux cités au préambule
de la présente description.
[0048] Avec le procédé selon l'invention, il est possible de réaliser un mur dans sa totalité,
avec sa hauteur, sa largeur et sa forme voulues définitives, comme la réalisation
donnée à titre illustratif sur les figures 3 et 4.
[0049] A titre d'exemple, ce procédé s'applique de façon tout à fait intéressante à la construction
d'un mur extérieur d'une maison d'habitation ou analogue qui définit un espace extérieur
Ext à la maison et un espace intérieur Int. Des rangées de carreaux de plâtre (qui
constituent les secondes plaques 22 définies ci-avant) font face à l'intérieur Int
de l'habitation, par exemple sur tout le périmètre de la maison, tandis que des blocs
de polystyrène (qui constituent les premières plaques 11 définies ci-avant), disposés
à la distance Dt des carreaux de plâtre, font face à l'extérieur Ext, et la paroi
en béton obtenue avec le mélange 50 constitue le mur porteur au sens de la technique
du bâtiment.
[0050] Comme mentionné précédemment, le béton utilisé est avantageusement du béton à prise
rapide tel que par exemple celui qui est décrit dans la demande
FR 2 856 679, qui présente une résistance mécanique élevée très rapidement, environ dans les trois
heures qui suivent la coulée. Ce béton comportant du gypse, il se colle très facilement
au plâtre. Cependant, si nécessaire, le mélange 50 peut comporter un additif pour
le faire adhérer encore plus solidement au plâtre.
[0051] De ce fait, les serre-joints peuvent être très rapidement enlevés après avoir coulé
le béton, pour la réalisation d'une seconde partie de mur Mu sur la première comme
explicité précédemment.
[0052] A la lumière de la description ci-dessus, il apparaît tous les avantages du procédé
selon l'invention :
- il ne nécessite pas l'utilisation d'un coffrage qui doit être monté, démonté et nettoyé
après chaque coulée de béton,
- il peut facilement être mis en oeuvre par des auto-constructeurs,
- il peut être mis en oeuvre avec des carreaux de plâtre qui se trouvent couramment
sur le marché, par exemple de 50 cm de haut, 66 cm de large et 7 cm d'épaisseur,
- un mur complet peut être réalisé par coulage de couches successives d'environ 50 cm
de haut, ce qui ne nécessite pas d'équipement très complexe et onéreux, la mise en
oeuvre du procédé ne nécessitant pas l'emploi de moyens lourds,
- le mur ainsi réalisé est immédiatement prêt à recevoir, à l'extérieur un enduit hydraulique
ou un revêtement type RPE (Revêtement Plastique Epais), tandis que, à l'intérieur,
les carreaux de plâtre permettent d'encastrer facilement les différents réseaux et
peuvent recevoir une finition habituelle,
- par sa facilité de mise en oeuvre, le procédé induit un prix de revient raisonnable
et même relativement faible par rapport aux procédés comparables de l'art antérieur,
pour un bâtiment comme une maison traditionnelle ou analogue qui est en outre rapidement
utilisable,
- il présente un bénéfice technique appréciable, notamment sur le plan thermique. Il
permet d'atteindre des performances élevées car, avec des panneaux de polystyrène
d'une certaine épaisseur, il est permis d'envisager la conception d'une maison passive
(chauffage minimum). Par ailleurs, comme le matériau isolant est continu et situé
à l'extérieur Ext, il protège la paroi porteuse, ce qui permet d'évacuer tous les
problèmes de ponts thermiques bien connus dans le bâtiment. De plus, l'ensemble comprenant
les carreaux de plâtre de 5 ou 7 cm et la paroi porteuse en béton, par exemple de
15 cm, constitue un accumulateur thermique qui joue son rôle :
- en hiver, en permettant le stockage à l'intérieur des calories apportées par le rayonnement
solaire,
- en été, en régulant les surchauffes de la journée.
- le mur selon l'invention présente aussi un bon bilan phonique. En effet, dans l'exemple
donné, le mur réalisé présente une masse pleine d'une épaisseur d'environ 22 cm avec
une masse volumique moyenne de 1700 kg par m3, constituant ainsi une barrière phonique de haute qualité secondée par un piège à
sons que constitue le ressort de la masse du polystyrène extérieur.
[0053] Une maison ayant un mur selon l'invention associé à une ventilation mécanique continue
(VMC) à double flux à récupération de chaleur permettra d'offrir un excellent confort
naturel en été et d'assurer une conservation maximum des calories en hiver.
[0054] En outre le béton, parfaitement protégé des effets de l'eau ainsi que des variations
de température par la première plaque 11, a une longévité accrue. En effet, un béton
comme celui indiqué précédemment, qui présente par ailleurs de très nombreux avantages,
est sensible à l'eau. Mais, lorsqu'il est utilisé pour mettre en oeuvre le procédé
selon l'invention, il est pris en sandwich entre les deux plaques 11, 22 et se trouve
ainsi protégé de l'eau essentiellement extérieure, ne présente pas de retrait au séchage
et ne subit pas de variation de température puisqu'il est protégé par des panneaux
de matériau isolant thermique.
1. Mur qui comporte au moins une première plaque (11) constituée d'au moins un bloc d'un
matériau isolant thermique, au moins une seconde plaque (22) constituée d'au moins
un carreau de plâtre, au moins un écarteur (30) d'une longueur déterminée entre ses
deux extrémités (31, 32), des moyens pour lier les deux extrémités du dit écarteur
respectivement avec les deux dites première et seconde plaques pour définir entre
elles un espace inter-plaques (40), et un mélange (50) comportant au moins du ciment
et de l'eau, ledit mélange étant coulé dans ledit espace inter-plaques (40), caractérisé par le fait que les moyens pour lier les deux extrémités (31, 32) du dit écarteur (30) respectivement
avec les première et seconde plaques (11, 22) étant respectivement constitués de manière
que l'une (31) de ces extrémités est encastrée dans la première plaque (11), l'autre extrémité (32) étant plaquée contre la seconde plaque (22), les matériaux du mélange et de la
seconde plaque se liant mutuellement.
2. Mur selon la revendication 1, caractérisé par le fait que ladite première plaque (11) est constituée d'au moins un bloc d'un matériau isolant
thermique, choisi parmi les matériaux suivants : polystyrène, mousse de verre, laine
de verre.
3. Mur selon l'une des revendications 1 ou 2, caractérisé par le fait que ledit mélange comporte un additif pour lier ledit ciment avec le matériau de ladite
seconde plaque.
4. Mur selon l'une des revendications 1 à 3, caractérisé par le fait qu'il comporte une armature (70) noyée dans ledit mélange (50).
5. Mur selon l'une des revendications précédentes, caractérisé par le fait que la première plaque (11) comporte au moins une rainure (75) creusée sur sa face délimitant
ledit espace inter-plaques (40), ladite rainure (75) ayant un profil évasé en forme
de tenon apte à coopérer avec l'extrémité (31) adoptant une forme complémentaire d'au
moins un écarteur (30) et à être remplie du dit mélange (50).
6. Procédé pour réaliser une partie de mur (Mu) d'immeuble, selon l'une des revendications
précédentes,
caractérisé par le fait qu'il consiste à :
• se munir d'une première plaque (11) constituée d'au moins un bloc d'un matériau
isolant thermique,
• se munir d'une seconde plaque (22) constituée d'au moins un carreau de plâtre,
• se munir d'au moins un écarteur (30) d'une longueur déterminée définie entre ses
deux extrémités (31, 32),
• positionner lesdites première et seconde plaques (11, 22), sur une embase, en interposant
entre elles ledit écarteur (30), de façon que ces première et seconde plaques soient
sensiblement parallèles entre elles, à une distance déterminée (Dt) l'une de l'autre,
en définissant entre elles un espace inter-plaques (40), une extrémité (31) du dit écarteur (30) étant encastrée dans ladite première plaque
(11) et l'autre extrémités (32) du dit écarteur (30) étant plaquée sur ladite seconde
plaque (22).
• appliquer sur les deux dites première et seconde plaques (11, 22) respectivement
au moins deux forces (F1, F2) ayant chacune au moins une composante, les deux composantes
étant opposées et orientées l'une vers l'autre, pour maintenir les première et seconde
plaques au contact respectivement des extrémités (31, 32) du dit écarteur (30) et
à la distance déterminée (Dt),
• couler un mélange (50) comportant au moins du ciment et de l'eau, dans ledit espace
inter-plaques (40), et à
• annuler les deux dites forces (F1, F2) quand ledit mélange présente, après cristallisation
au moins partielle, une résistance mécanique donnée pour obtenir ladite partie de
mur (Mu).
7. Procédé selon la revendication 6, caractérisé par le fait qu'il consiste à placer les première et seconde plaques (11, 22) sur ladite embase de
sorte que ladite première plaque constitue la face externe du mur et ladite seconde
plaque en constitue la face interne.
8. Procédé selon l'une des revendications 6 ou 7, caractérisé par le fait qu'il consiste à réaliser ledit mélange (50) avec du ciment à prise rapide.
9. Procédé selon l'une des revendications 6 à 8, caractérisé par le fait qu'il consiste à couler ledit mélange (50) dans ledit espace inter-plaques (40) par projection.
10. Procédé selon l'une des revendications 6 à 9, caractérisé par le fait qu'il consiste à appliquer lesdites forces (F1, F2) au moyen d'au moins un serre-joint
(60) comportant au moins deux embouts (61, 62), les deux dits embouts (61, 62) venant
au contact des faces (12, 23), sensiblement perpendiculaires à l'écarteur (30) et
les plus éloignées, respectivement des deux première et seconde plaques (11, 22).
11. Procédé selon l'une des revendications 6 à 10, caractérisé par le fait qu'il consiste à réaliser au moins l'une des première et seconde plaques (11, 22) par
assemblage d'une pluralité de plaques unités selon l'une des trois façons suivantes
: plaques unités accolées les unes aux autres, plaques unités superposées les unes
sur les autres par leur tranche, une combinaison des deux façons précédentes.
12. Procédé selon l'une des revendications 6 à 11, caractérisé par le fait que ladite embase est l'un des éléments suivants : une dalle (Da), une autre partie de
mur (Mu) réalisée préalablement, ou une combinaison de celles-ci.
1. Wand, die mindestens eine erste Platte (11), die aus mindestens einem Block aus einem
wärmeisolierenden Material gebildet ist, mindestens eine zweite Platte (22), die aus
mindestens einer Gipsplatte gebildet ist, mindestens einen Abstandhalter (30) von
einer bestimmten Länge zwischen seinen zwei Enden (31, 32), Mittel zum Verbinden der
zwei Enden des Abstandhalters jeweils mit der ersten und zweiten Platte, um zwischen
ihnen einen Plattenzwischenraum (40) zu definieren, und eine Mischung (50), die mindestens
Zement und Wasser enthält, wobei die Mischung in den Plattenzwischenraum (40) gegossen
ist, aufweist, dadurch gekennzeichnet, dass die Mittel zum Verbinden der zwei Enden (31, 32) des Abstandhalters (30) jeweils
mit der ersten und zweiten Platte (11, 22) jeweils derart gebildet sind, dass das
eine (31) dieser Enden in der ersten Platte (11) eingebaut ist, wobei das andere Ende
(32) gegen die zweite Platte (22) gedrückt ist, wobei sich die Materialien der Mischung
und der zweiten Platte miteinander verbinden.
2. Wand nach Anspruch 1, dadurch gekennzeichnet, dass die erste Platte (11) aus mindestens einen Block aus einem wärmeisolierenden Material
gebildet ist, der aus den folgenden Materialien ausgewählt ist: Polystyrol, Schaumglas,
Glaswolle.
3. Wand nach einem der Ansprüche 1 oder 2, dadurch gekennzeichnet, dass die Mischung einen Zusatzstoff umfasst, um den Zement mit dem Material der zweiten
Platte zu verbinden.
4. Wand nach einem der Ansprüche 1 bis 3, dadurch gekennzeichnet, dass sie eine Armierung (70) aufweist, die in die Mischung (50) eingebettet ist.
5. Wand nach einem der vorhergehenden Ansprüche, dadurch gekennzeichnet, dass die erste Platte (11) mindestens eine Nut (75) aufweist, die auf ihrer Seite eingetieft
ist, die den Plattenzwischenraum (40) begrenzt, wobei die Nut (75) ein zapfenförmiges,
aufgeweitetes Profil aufweist, das geeignet ist, indem es eine komplementäre Form
annimmt, mit dem Ende (31) von mindestens einem Abstandhalter (30) zusammenzuwirken
und mit der Mischung (50) gefüllt zu werden.
6. Verfahren zur Herstellung eines Abschnitts einer Gebäudewand (Mu) nach einem der vorhergehenden
Ansprüche,
dadurch gekennzeichnet, dass es aus Folgendem besteht:
• Beschaffen einer ersten Platte (11), die aus mindestens einen Block aus einem wärmeisolierenden
Material gebildet ist,
• Beschaffen einer zweiten Platte (22), die aus mindestens einer Gipsplatte gebildet
ist,
• Beschaffen eines Abstandhalters (30) von einer bestimmten Länge zwischen seinen
zwei Enden (31, 32),
• Positionieren der ersten und zweiten Platte (11, 22) auf einen Sockel, indem der
Abstandshalter (30) derart zwischen sie gefügt wird, dass die erste und zweite Platte
im Wesentlichen in einem bestimmten Abstand (Dt) voneinander parallel zueinander sind,
indem zwischen ihnen ein Plattenzwischenraum (40) definiert wird, wobei ein Ende (31)
des Abstandhalters (30) in die erste Platte (11) eingebaut wird und das andere Ende
(32) des Abstandhalters (30) auf die zweite Platte (22) gedrückt wird,
• Ausüben auf die erste und zweite Platte (11, 22) von jeweils mindestens zwei Kräften
(F1, F2), die jeweils mindestens eine Komponente aufweisen, wobei die zwei Komponenten
einander entgegengesetzt und einander zugewandt sind, um die erste und zweite Platte
in Kontakt jeweils mit den Enden (31, 32) des Abstandhalters (30) und in dem bestimmten
Abstand (Dt) zu halten,
• Gießen einer Mischung (50), die mindestens Zement und Wasser enthält, in den Plattenzwischenraum
(40) und
• Aufheben der zwei Kräfte (F1, F2), wenn die Mischung nach mindestens teilweiser
Kristallisation eine gegebene mechanische Festigkeit aufweist, um den Wandabschnitt
(Mu) zu erhalten.
7. Verfahren nach dem Anspruch 6, dadurch gekennzeichnet, dass es darin besteht, die erste und die zweite Platte (11, 22) derart auf dem Sockel
anzuordnen, dass die erste Platte die Außenseite der Mauer und die zweite Platte die
Innenseite davon bildet.
8. Verfahren nach einem der Ansprüche 6 oder 7, dadurch gekennzeichnet, dass es darin besteht, die Mischung (50) mit schnellabbindendem Zement zu erstellen.
9. Verfahren nach einem der Ansprüche 6 bis 8, dadurch gekennzeichnet, dass es darin besteht, die Mischung (50) durch Spritzen in den Plattenzwischenraum (40)
zu gießen.
10. Verfahren nach einem der Ansprüche 6 bis 9, dadurch gekennzeichnet, dass es darin besteht, die Kräfte (F1, F2) mit Hilfe von mindestens einer Schraubzwinge
(60) auszuüben, die mindestens zwei Ansätze (61, 62) aufweist, wobei die zwei Ansätze
(61, 62) mit den Seiten (12, 23) in Kontakt kommen, die im Wesentlichen senkrecht
zu dem Abstandhalter (30) und am weitesten entfernt von jeweils der ersten und zweiten
Platte (11, 22) sind.
11. Verfahren nach einem der Ansprüche 6 bis 10, dadurch gekennzeichnet, dass es darin besteht, mindestens eine der ersten oder zweiten Platte (11, 22) durch Zusammenbauen
von mehreren Platteneinheiten auf eine der drei folgenden Arten zu erstellen: Platteneinheiten,
die aneinandergereiht sind, Platteneinheiten, die durch ihren Rand übereinander gelagert
sind, eine Kombination der zwei vorhergehenden Arten.
12. Verfahren nach einem der Ansprüche 6 bis 11, dadurch gekennzeichnet, dass der Sockel eines der folgenden Elemente ist: eine Platte (Da), ein anderer Mauerabschnitt
(Mu), der zuvor erstellt worden ist, oder eine Kombination von diesen.
1. Wall which comprises at least one first plate (11) consisting of at least one block
of thermally insulating material, at least one second plate (22) consisting of at
least one square of plaster, at least one spacer (30) having a given length between
its two ends (31, 32), means for joining the two ends of said spacer to said two first
and second plates, respectively, so as to define an inter-plate space (40) therebetween,
and a mixture (50) comprising at least cement and water, said mixture being poured
into said inter-plate space (40), characterized in that, with each of the means for joining the two ends (31, 32) of said spacer (30) to
the first and second plates (11, 22), respectively, being formed such that one (31)
of these ends is fixed in the first plate (11), the other end (32) being pressed against
the second plate (22), the materials of the mixture and of the second plate are joined
together.
2. Wall according to Claim 1, characterized in that said first plate (11) consists of at least one block of thermally insulating material,
chosen from the following materials: polystyrene, glass foam, glass wool.
3. Wall according to either of Claims 1 and 2, characterized in that said mixture comprises an additive for joining said cement to the material of said
second plate.
4. Wall according to one of Claims 1 to 3, characterized in that it comprises a reinforcement (70) embedded in said mixture (50).
5. Wall according to one of the preceding claims, characterized in that the first plate (11) comprises at least one groove (75) recessed into its face delimiting
said inter-plate space (40), said groove (75) having a flared profile in the form
of the tenon that is able to engage with the end (31), having a complementary shape,
of at least one spacer (30) and to be filled with said mixture (50).
6. Method for producing a building wall part (Mu) according to one of the preceding claims,
characterized in that it consists in:
- providing a first plate (11) consisting of at least one block of thermally insulating
material,
- providing a second plate (22) consisting of at least one square of plaster,
- providing at least one spacer (30) having a given length defined between its two
ends (31, 32),
- positioning said first and second plates (11, 22) on a base, interposing said spacer
(30) in between, such that these first and second plates are substantially parallel
to one another, at a given distance (Dt) from one another, defining an inter-plate
space (40) between one another, one end (31) of said spacer (30) being fixed in said
first plate (11) and the other end (32) of said spacer (30) being pressed against
said second plate (22),
- applying to said two first and second plates (11, 22), respectively, at least two
forces (F1, F2) that each have at least one component, the two components being opposite
and oriented one towards the other, so as to keep the first and second plates in contact
respectively with the ends (31, 32) of said spacer (30) and at the given distance
(Dt),
- pouring a mixture (50) comprising at least cement and water into said inter-plate
space (40), and
- cancelling said two forces (F1, F2) when said mixture, following at least partial
crystallization, has a given mechanical strength so as to obtain said wall part (Mu).
7. Method according to Claim 6, characterized in that it consists in placing the first and second plates (11, 22) on said base such that
said first plate forms the outer face of the wall and said second place forms the
inner face thereof.
8. Method according to either of Claims 6 and 7, characterized in that it consists in producing said mixture (50) with quick-setting cement.
9. Method according to one of Claims 6 to 8, characterized in that it consists in pouring said mixture (50) into said inter-plate space (40) by spraying.
10. Method according to one of Claims 6 to 9, characterized in that it consists in applying said forces (F1, F2) by means of at least one clamp (60)
comprising at least two end pieces (61, 62), said two end pieces (61, 62) coming into
contact with the faces (12, 23), which are substantially perpendicular to the spacer
(30) and furthest away from the two first and second plates (11, 22), respectively.
11. Method according to one of Claims 6 to 10, characterized in that it consists in producing at least one of the first and second plates (11, 22) by
assembling a plurality of plate units in one of the three following manners: plate
units positioned side-by-side, plate units superposed on one another by their edge,
a combination of the two preceding manners.
12. Method according to one of Claims 6 to 11, characterized in that said base is one of the following elements: a slab (Da), another wall part (Mu) produced
beforehand, or a combination thereof.