[0001] L'invention se rapporte à des chaussures de sport ou de marche, pour chacune desquelles
la tige comprend une enveloppe destinée à couvrir le pied et la cheville. De telles
chaussures peuvent être utilisées dans des domaines tels que le surf sur neige ou
snowboard, la raquette à neige, le ski sur neige, la course sur terrain plat ou accidenté,
certains sports de balle, ou autre.
[0002] Pour les utilisations envisagées, chaque chaussure doit notamment présenter une certaine
souplesse. Il s'agit de permettre un bon déroulement du pied et/ou des inclinaisons
du bas de jambe par rapport au pied. C'est par exemple le cas en snowboard.
[0003] Dans ce domaine, un utilisateur alterne les périodes de marche et les périodes de
conduite de la planche. Cela est vrai dans les lieux de pratique habituels, comme
les zones montagneuses. Mais c'est encore plus vrai en ville, laquelle devient de
plus en plus un espace pour la pratique d'un sport de glisse tel que le snowboard.
Il suffit d'un peu de neige dans une zone inclinée, qui peut se trouver dans un parc,
dans une rue...
[0004] La pratique urbaine du snowboard amène l'utilisateur à conduire sa planche en descente
sur des distances relativement courtes, et à refaire le trajet à pied pour remonter.
La marche est nécessaire parce que la ville n'est pas équipée de moyens mécaniques
pour remonter. Par conséquent il est utile, voire nécessaire, qu'une chaussure soit
adaptée à la conduite de la planche et à la marche. Cela d'autant plus qu'une séance
de pratique comporte plusieurs aller-retour, c'est-à-dire plusieurs descentes et remontées.
[0005] Les chaussures souples habituellement utilisées pour la pratique du snowboard comprennent
un semelage externe et une tige. Celle-ci comprend une première enveloppe qui comprend
elle-même une portion basse et une portion haute. Cette dernière est nécessaire, pour
une coopération entre le bas de jambe de l'utilisateur et un élément d'appui arrière
d'un dispositif de retenue de la chaussure sur la planche. En conséquence la chaussure
permet alternativement la marche et une conduite précise et confortable de la planche.
[0006] On observe malgré tout que la marche, bien qu'elle soit possible, est quand même
gênée par la portion haute de la tige. Cela signifie que la marche n'est pas aussi
facile qu'elle le serait avec une chaussure comprenant seulement une portion basse.
Mais la portion haute est indispensable. C'est pourquoi l'utilisateur se fatigue plus
que de raison lors des remontées. Même en desserrant la tige, au moins dans la portion
haute, la marche reste gênée. Il s'ensuit que les phases de marche, particulièrement
celles ayant lieu en montée, sont fatigantes.
[0007] Par rapport à cela, l'invention a pour but général d'améliorer une chaussure destinée
aux pratiques évoquées avant, dans le cas où la tige comprend une portion basse et
une portion haute.
[0008] Plus précisément, par exemple dans le cas du snowboard, un but de l'invention est
de faire en sorte que la chaussure facilite la marche. Cependant, il faut également
que la chaussure conserve les caractéristiques nécessaires à une conduite précise
et/ou confortable de la planche.
[0009] En conséquence un but de l'invention est de concilier, sur une même chaussure, des
aptitudes optimales à la marche et à la conduite. En d'autres termes il s'agit d'amener
l'utilisateur à être à l'aise dans les deux situations antinomiques que sont la marche
et la conduite de l'engin de sport.
[0010] Pour ce faire, l'invention propose une chaussure souple qui comprend un semelage
externe et une tige, la tige comprenant une première enveloppe qui comprend elle-même
une portion basse et une portion haute, l'enveloppe s'étendant en longueur depuis
une extrémité arrière jusqu'à une extrémité avant, en largeur entre un côté latéral
et un côté médial, et en hauteur depuis le semelage jusqu'à une extrémité supérieure,
laquelle présente une ouverture supérieure, l'enveloppe comprenant un quartier latéral
et un quartier médial.
[0011] La chaussure selon l'invention est caractérisée par le fait que les quartiers latéral
et médial délimitent une ouverture arrière dans la portion haute, l'ouverture arrière
communiquant avec l'ouverture supérieure, et par le fait que la chaussure comprend
un moyen de fermeture réversible, partielle ou totale, de l'ouverture arrière.
[0012] Avec cette structure l'utilisateur peut au choix ouvrir ou fermer l'ouverture arrière.
Cela signifie qu'il peut agrandir l'ouverture supérieure vers l'arrière, c'est-à-dire
étendre sa limite vers l'arrière, ou bien au contraire la maintenir dans son état
naturel, lequel correspond à l'encombrement du bas de jambe de l'utilisateur.
[0013] Lorsque l'ouverture arrière est ouverte, l'utilisateur peut facilement incliner le
bas de jambe vers l'arrière. Cette configuration facilite la marche. A l'inverse lorsque
l'ouverture arrière est fermée, le bas de jambe de l'utilisateur est maintenu, au
moins à l'arrière de la tige. Cette configuration est plus adaptée à la tenue du bas
de jambe, car elle s'oppose à son inclinaison vers l'arrière. Par conséquent, dans
le cas du snowboard, la conduite de la planche est facilitée.
[0014] On voit donc que le moyen de fermeture réversible de l'ouverture arrière permet au
choix de donner au bas de jambe une liberté de mouvement arrière ou, au contraire,
de s'opposer à une inclinaison vers l'arrière.
[0015] Il en découle avantageusement une plus grande polyvalence de la chaussure, ce qui
correspond à une amélioration des chaussures selon l'art antérieur. En effet, la chaussure
de l'invention facilite la marche, lorsque l'ouverture arrière est ouverte, mais permet
une conduite précise et/ou confortable d'une planche, lorsque l'ouverture arrière
est fermée. La chaussure de l'invention concilie des aptitudes à la marche et à la
conduite.
[0016] D'autres caractéristiques et avantages de l'invention seront mieux compris à l'aide
de la description qui va suivre, en regard du dessin annexé illustrant, selon des
formes de réalisation non limitatives, comment l'invention peut être réalisée, et
dans lequel:
- la figure 1 est une vue en perspective avant d'une chaussure, selon une première forme
de réalisation de l'invention, dans une configuration propice à la conduite d'un engin
de sport,
- la figure 2 est similaire à la figure 1, dans une configuration propice à la marche,
- la figure 3 est une vue en perspective arrière de la chaussure de la figure 2,
- la figure 4 est une vue de côté de la chaussure de la figure 1,
- la figure 5 est une vue de côté de la chaussure de la figure 2 ou 3,
- la figure 6 est une vue en perspective arrière d'un élément de la chaussure, lorsque
celle-ci est configurée pour la conduite d'un engin de sport,
- la figure 7 est similaire à la figure 6, lorsque la chaussure est configurée pour
la marche,
- la figure 8 est une vue en perspective avant d'une chaussure, selon une deuxième forme
de réalisation de l'invention, dans une configuration propice à la conduite d'un engin
de sport,
- la figure 9 est une vue en perspective arrière de la chaussure de la figure 8, dans
une configuration propice à la marche.
[0017] Les formes de réalisation décrites après concernent par exemple des chaussures de
snowboard. Cependant l'invention s'applique à d'autres domaines tels que ceux évoqués
avant.
[0018] La première forme est abordée ci-après à l'aide des figures 1 à 7.
[0019] Comme le montre la figure 1, une chaussure de snowboard 1 est prévue pour accueillir
le pied de l'utilisateur. De manière connue la chaussure 1 est un élément chaussant
qui comprend un semelage externe 2 et une tige 3 solidarisée au semelage. La chaussure
s'étend en longueur, selon une direction longitudinale L, entre une extrémité arrière
ou talon 4 et une extrémité avant ou pointe 5, et en largeur, selon une direction
transversale W, entre un côté latéral 6 et un côté médial 7.
[0020] Telle que représentée la tige 3 comprend une portion basse 10, prévue pour couvrir
le pied, ainsi qu'une portion haute 11, prévue pour entourer la cheville et le bas
de jambe.
[0021] Selon la première forme de réalisation décrite, la tige 3 présente un dessus 12 au
niveau de la portion basse 10, et une extrémité supérieure 13 ou extrémité libre au
niveau de la portion haute 11. Ainsi la chaussure s'étend en hauteur depuis le semelage
externe 2 jusqu'au dessus 12 du côté de la pointe 5, et depuis le semelage externe
2 jusqu'à l'extrémité supérieure 13 du côté du talon 4.
[0022] On observe que l'extrémité supérieure 13 délimite une ouverture supérieure 14, prévue
pour accueillir le bas de jambe de l'utilisateur.
[0023] La chaussure 1 est structurée pour permettre des inclinaisons du bas de jambe pendant
la conduite d'une planche, un bon déroulement du pied pendant la marche, des transmissions
d'informations sensorielles, et des transmissions d'impulsions pour des appuis ou
des réceptions. C'est pourquoi le semelage externe 2 et la tige 3 sont relativement
souples.
[0024] De manière non limitative la tige 3 comprend une première enveloppe 15, laquelle
constitue la partie externe de la tige 3. La première enveloppe 15 délimite donc le
talon 4, la pointe 5, ainsi que les côtés latéral 6 et médial 7 de la tige 3. En complément,
la tige 3 comprend une deuxième enveloppe 16, logée dans la première enveloppe. La
deuxième enveloppe 16 est par exemple un chausson de confort, amovible ou monté à
demeure dans la première enveloppe 15. On précise toutefois que la chaussure 1 peut
être dépourvue de chausson, notamment lorsque l'utilisateur recherche une conduite
plus précise ou plus sportive. Dans ce cas la tige 3 est constituée de la seule première
enveloppe 15. Celle-ci peut néanmoins comprendre une doublure interne, destinée à
apporter un minimum de confort.
[0025] La première enveloppe 15 comprend un quartier latéral 21, relié au semelage externe
2 au niveau du côté latéral 6, ainsi qu'un quartier médial 22, relié quant à lui au
semelage externe 2 au niveau du côté médial 7.
[0026] De manière non limitative, comme on le considère sur les figures 1 à 5, le quartier
latéral 21 s'étend puis le semelage externe 2 jusqu'au dessus 12 de la tige 3 au niveau
de la portion basse 10, et jusqu'à l'ouverture supérieure 14 au niveau de la portion
haute 11. Dans le même esprit, le quartier médial 22 s'étend depuis le semelage externe
2 jusqu'au dessus 12 de la tige 3 au niveau de la portion basse 10, et jusqu'à l'ouverture
supérieure 14 au niveau de la portion haute 11.
[0027] L'élément chaussant ou chaussure 1 comprend encore un dispositif de serrage réversible
25 des quartiers latéral 21 et médial 22, dispositif qui sera décrit plus en détail
après.
[0028] Selon l'invention, comme on le comprend à l'aide des figures 1 à 5, les quartiers
latéral 21 et médial 22 délimitent une ouverture arrière 31 dans la portion haute
11, l'ouverture arrière 31 communiquant avec l'ouverture supérieure 14, et la chaussure
1 comprend un moyen de fermeture réversible 32, partielle ou totale, de l'ouverture
arrière 31.
[0029] Il s'agit de donner à l'utilisateur la possibilité d'ouvrir ou de laisser fermée
l'ouverture arrière 31. En conséquence l'ouverture supérieure 14 peut être agrandie
ou non vers l'arrière, selon que l'ouverture arrière 31 est ouverte ou non. Lorsque
l'ouverture arrière est ouverte, l'utilisateur peut facilement incliner le bas de
jambe vers l'arrière, ce qui facilite la marche. A l'inverse lorsque l'ouverture arrière
est fermée, le bas de jambe est mieux tenu, ce qui facilite la coopération avec un
dispositif de retenue muni d'un élément d'appui arrière. En conséquence la conduite
de la planche est facilitée. Au final la chaussure 1 de l'invention est plus polyvalente,
dans le sens où elle peut être configurée à l'arrière selon deux modes d'utilisation
différents.
[0030] Selon la première forme de réalisation décrite, les quartiers latéral 21 et médial
22 délimitent une ouverture avant 35 communiquant avec l'ouverture supérieure 14,
et la chaussure 1 comprend un moyen de fermeture réversible 32, partielle ou totale,
de l'ouverture avant 35. Il s'agit en fait d'obtenir à l'avant de avantages comparables
à ceux obtenus à l'arrière par l'ouverture arrière. Ici l'utilisateur peut ouvrir
ou fermer l'ouverture avant 35. En conséquence l'ouverture supérieure 14 peut être
agrandie ou non vers l'avant, selon que l'ouverture avant 35 est ouverte ou non. Lorsque
l'ouverture avant 35 est ouverte, l'utilisateur peut facilement incliner le bas de
jambe vers l'avant, ce qui là encore facilite la marche. A l'inverse lorsque l'ouverture
avant 35 est fermée, le bas de jambe est mieux tenu entre les quartiers 21, 22. En
conséquence la transmission des impulsions de conduite et des informations sensorielles
est plus précise. Cela améliore la précision de conduite. Au final la chaussure 1
de l'invention est également plus polyvalente, par similitude avec les effets obtenus
par l'ouverture arrière 31, car elle peut être configurée à l'avant selon deux modes
d'utilisation différents.
[0031] De manière non limitative, toujours selon la première forme de réalisation proposée,
la chaussure 1 comprend un collier souple 32 qui constitue un moyen de fermeture réversible
des ouvertures arrière 31 et avant 35. Le collier 32 est un moyen unique, commun aux
deux ouvertures arrière 31 et avant 35. Cela simplifie les manipulations nécessaires
pour ouvrir ou fermer les ouvertures. Cela simplifie aussi la structure de la chaussure
1, comme on va le comprendre, car l'emploi d'un seul collier correspond à un nombre
réduit de pièces nécessaires à la constitution des moyens de fermeture des ouvertures.
[0032] Lorsqu'il est fermé, comme c'est le cas par exemple sur la figure 1, le collier 32
s'étend le long de la portion haute 11 de la première enveloppe 15. Cela signifie
qu'il 32 fait le tour de la portion haute 11, parallèlement au semelage externe 2.
Il 32 est en fait situé à la périphérie de la première enveloppe 15, au niveau de
la portion haute 11, qu'il peut serrer de manière réversible. Parce qu'il passe à
hauteur des ouvertures arrière 31 et avant 35, le collier 32 les ferme en partie au
moins, en même temps qu'il serre les quartiers latéral 21 et médial 22 dans la portion
haute 11. En complément, de manière non obligatoire, la chaussure 1 comprend une languette
36 destinée à obturer l'ouverture avant 35. C'est pourquoi le collier 32 serre au
final les quartiers 21, 22 et la languette 36. Cela rend la tenue du bas de jambe
homogène et, par la suite, la conduite d'une planche est plus précise.
[0033] Afin d'optimiser la tenue du bas de jambe, et donc le serrage, il est prévu que le
collier 32 présente une structure souple et inextensible. Par exemple, le collier
32 est constitué d'une ou plusieurs couches, parmi lesquelles au moins une est en
tissu, en cuir, ou tout matériau équivalent.
[0034] Pour permettre l'ouverture et la fermeture des ouvertures arrière 31 et avant 35,
le collier 32 comprend un moyen de serrage réversible. Celui-ci peut être mis en oeuvre
par l'utilisateur, selon ses besoins.
[0035] A titre d'exemple, comme on le comprend avec l'ensemble des figures 1 à 5, le moyen
de serrage réversible du collier 32 est réalisé en faisant coopérer ses deux extrémités
libres 38, 39, l'une 38 d'elles présentant un passant 40, l'autre 39 présentant une
première subdivision 41 couverte de boucles ou premiers moyens autoagrippants, et
une deuxième subdivision 42 couverte de crochets ou seconds moyens autoagrippants,
et étant prévue pour être introduite dans le passant 40 puis repliée, de façon que
les première 41 et deuxième 42 subdivisions soient maintenues l'une à l'autre de manière
stable mais réversible, par coopération des premiers et seconds moyens autoagrippants,
c'est-à-dire des boucles et des crochets, ceux-ci constituant des moyens autoagrippants
complémentaires de type Velcro® ou équivalent. Pour obtenir le niveau de serrage souhaité
du collier 32, l'utilisateur tire sur l'extrémité 39, celle munie des boucles et des
crochets, après l'avoir introduite dans le passant 40. Ensuite l'accrochage des crochets
dans les boucles, obtenu par le pli, entraîne le maintien du niveau de serrage. En
d'autres termes le collier 32 reste serré.
[0036] Pour faciliter son utilisation, la chaussure 1 comprend un moyen de liaison permanente
du collier 32 à la première enveloppe 15, et à la tige 3 par voie de conséquence.
Ainsi lorsqu'il est desserré, et que les ouvertures 31, 35 sont dégagées, le collier
32 ne peut être perdu. Il est en permanence solidaire de la tige 3, c'est-à-dire ici
de la première enveloppe 15.
[0037] De manière non limitative, toujours selon la première forme de réalisation de l'invention,
le moyen de liaison permanente, du collier 32 à la première enveloppe 15, est une
jambe 45 qui s'étend au niveau de l'extrémité arrière 4 depuis la portion haute 11
vers le semelage externe 2. La jambe maintient le collier 32 à l'écart du semelage
externe 2, dans la région de la portion haute 11. Cela permet une mise en oeuvre rapide
du collier, qui reste toujours à proximité de l'ouverture arrière 31 lorsqu'il est
ouvert.
[0038] La jambe 45 comprend une plaque 46 flexible et inextensible, représentée seule sur
les figures 6 et 7. La plaque est faite à partir d'un matériau rigide. La plaque 46
est constituée par exemple d'une pièce en matière plastique, qui s'étend verticalement
en longueur depuis une base 47 jusqu'à un sommet 48, transversalement en largeur depuis
un premier bord 49 jusqu'à un deuxième bord 50, et en épaisseur entre une face arrière
51 et une face avant 52. On observe que la base 47 est étroite par rapport au sommet
48. Aussi, la face arrière 51 est convexe et, par corollaire, la face avant 52 est
concave. On peut dire que la plaque 46 présente une forme naturelle incurvée, celle
de la figure 6, dont la partie concave 52 est tournée vers l'extrémité avant 5. Cela
permet à la plaque 46 d'épouser la courbure du talon et/ou du bas de jambe de l'utilisateur.
Pour s'intégrer au mieux à la tige 3, la plaque 46 est logée à l'intérieur de la jambe
45. Par exemple, la jambe 45 présente des couches de tissu, de cuir, ou de tout matériau
équivalent, entre lesquelles est située la plaque 46.
[0039] Il est maintenant très simple d'expliquer l'utilisation de la chaussure 1 selon la
première forme de réalisation, à l'aide de l'ensemble des figures 1 à 7.
[0040] Lorsque le collier 32 est fermé et qu'il entoure la portion haute 11, comme sur les
figures 1 et 4, le pied et le bas de jambe 55 de l'utilisateur sont maintenus dans
la tige 3. Dans ce cas la plaque 46 est dans sa position naturelle, c'est-à-dire droite,
comme on le voit à la figure 6. Ce qui est caractéristique dans cette position, c'est
que la face arrière 51 est convexe depuis la base 47 jusqu'au sommet 48. Et bien entendu
la face avant 52 est concave depuis la base 47 jusqu'au sommet 48. La forme incurvée
de la plaque 46 augmente la résistance en flexion arrière de la tige 3, à l'aplomb
du talon 4. Ainsi la transmission des impulsions de conduite et des informations sensorielles
est plus précise.
[0041] Lorsque le collier 32 est ouvert et qu'il est à l'écart de la portion haute 11, comme
sur les figures 2, 3 et 5, le bas de jambe 55 peut être incliné vers l'arrière, en
passant par l'ouverture arrière 31. Afin de dégager au mieux cette dernière 31, la
jambe 45 est pliée en arrière. Le collier 32 est ainsi décalé en arrière.
[0042] Au cours de l'inclinaison vers l'arrière de la jambe 55, la plaque 46 est pliée comme
sur la figure 7. Dans ce cas la face arrière 51 reste convexe au niveau de la base
47, mais devient concave au niveau du sommet 48. Par corolaire la face avant 52 reste
concave au niveau de la base 47, mais devient convexe au niveau du sommet 48. La position
pliée de la plaque 46 est stable en raison des inversions des courbures des faces
51, 52 entre la base 47 et le sommet 48. En conséquence la jambe 45 prend une position
stable, pliée en arrière, selon les figures 2, 3 et 5. Il s'ensuit que l'ouverture
arrière 31 est ouverte et très dégagée. Cela facilite la marche, notamment par la
possibilité d'incliner le bas de jambe en arrière.
[0043] Parce que le collier 32 ouvre aussi l'ouverture avant 35 en la dégageant complètement,
au niveau de la portion haute 11, l'utilisateur peut incliner le bas de jambe en avant.
Cela contribue aussi à faciliter la marche.
[0044] En observant les figures 6 et 7, on constate que, de manière non limitative, la plaque
46 présente un rétrécissement transversal 56 entre la base 47 et le sommet 48. Le
rétrécissement définit une zone de flexion privilégiée de la plaque 46.
[0045] En conséquence il est possible de définir à quelle hauteur, entre le semelage 2 et
l'extrémité supérieure 13, la jambe 45 doit plier. Il est prévu par exemple que le
pliage de la plaque 46 se fasse à la limite, dans le sens de la hauteur, entre la
portion basse 10 et la portion haute 11.
[0046] On a vu que le collier 32 serre la portion haute 11 de manière réversible. En complément,
comme on le voit sur les figures 1 et 2, le dispositif de serrage 25 serre la portion
basse 10 de manière réversible.
[0047] Pour ce faire le dispositif de serrage 25 comprend par exemple des passants 61, 62,
63, 64, 65 et un lacet 66. Selon la première forme de réalisation, il est prévu quatre
passants médiaux 61, 62, 63, 64 ménagés sur le quartier médial 22 en avant de la portion
haute 11, et un passant médial ménagé quant à lui à la limite des portions basse 10
et haute 11 sur le quartier médial. Il est aussi prévu quatre passants latéraux ménagés
sur le quartier latéral 21 en avant de la portion haute 11, et un passant latéral
ménagé à la limite des portions basse 10 et haute 11 sur le quartier latéral. Il faut
comprendre que les passants latéraux, bien que non visibles sur les figures, sont
en vis-à-vis transversalement des passants médiaux 61 à 65. Ainsi la mise en tension
du lacet 66 serre les quartiers latéral 21 et médial 22 dans la portion basse 10.
On remarque que l'ouverture avant 35 s'étend depuis l'ouverture supérieure 14 vers
l'extrémité avant 5, en parcourant une partie substantielle de la portion basse 10.
C'est pourquoi l'ouverture avant 35 s'étend jusque sous le lacet 66, en regard des
passants 61 à 65. Il n'en est que plus facile de chausser ou déchausser, lorsque le
lacet 66 est détendu et que le collier 32 est ouvert.
[0048] Il est ici prévu que le maintien du serrage du lacet 66 soit obtenu par un noeud,
mais il pourrait alternativement être prévu d'utiliser tout moyen de blocage réversible
connu de l'homme de l'art.
[0049] La deuxième forme de réalisation de l'invention est présentée maintenant à l'aide
des figures 8 et 9. Pour des raisons de commodité, les éléments communs avec la première
forme sont désignés par les mêmes références.
[0050] On retrouve donc une chaussure 1, avec un semelage 2, une tige 3, une portion basse
10, une portion haute 11, un quartier latéral 21, un quartier médial 22, ou encore
un dispositif de serrage 25.
[0051] Ce qui est spécifique à la deuxième forme de réalisation, par rapport à la première,
c'est qu'elle comprend un rabat 72 qui constitue un moyen de fermeture réversible
de l'ouverture arrière 31. Le rabat 72 s'étend verticalement depuis une base 73 jusqu'à
un sommet 74, et transversalement entre un bord latéral 75 et un bord médial 76. C'est
par exemple le bord latéral 75 qui relie le rabat 72 à la portion haute 11, au niveau
du côté latéral 6, à l'écart de l'ouverture arrière 31.
[0052] Afin de pouvoir ouvrir ou fermer l'ouverture arrière 31, la chaussure 1 comprend
un moyen de serrage réversible du rabat 72 sur la première enveloppe 15. De manière
non limitative, ce moyen comprend une languette perforée 77 associée au rabat 72,
et un ensemble 78 comprenant une boucle et un doigt, ensemble qui est solidarisé au
quartier médial 22, au niveau de la portion haute 11. En faisant coopérer la languette
77 et l'ensemble 78, il est possible de maintenir de manière réversible le rabat 72
devant l'ouverture arrière 31.
[0053] En complément, on observe qu'ici le moyen de fermeture réversible de l'ouverture
avant 35 est constitué par un dispositif de serrage 80. Celui-ci comprend un lacet
81 qui chemine le long de l'ouverture avant 35, à la fois dans la portion basse 10
et dans la portion haute 11. Pour cela le dispositif 80 comprend des passants latéraux
et médiaux 82 disposés sur les quartiers latéral 21 et médial 22 le long de l'ouverture
avant 35.
[0054] Dans tous les cas l'invention est réalisée à partir de matériaux et selon des techniques
de mise en oeuvre connus de l'homme du métier.
[0055] Bien entendu l'invention n'est pas limitée aux formes de réalisation ci-avant décrites,
et comprend tous les équivalents techniques pouvant entrer dans la portée des revendications
qui vont suivre.
[0056] En particulier, on peut prévoir toute autre structure pour les moyens de fermeture
des ouvertures arrière et avant. Par exemple, un dispositif de serrage à lacet peut
être utilisé pour l'ouverture arrière 31.
1. Chaussure souple (1) qui comprend un semelage externe (2) et une tige (3), la tige
(3) comprenant une première enveloppe (15) qui comprend elle-même une portion basse
(10) et une portion haute (11), l'enveloppe (15) s'étendant en longueur depuis une
extrémité arrière (4) jusqu'à une extrémité avant (5), en largeur entre un côté latéral
(6) et un côté médial (7), et en hauteur depuis le semelage (2) jusqu'à une extrémité
supérieure (13), laquelle (13) présente une ouverture supérieure (14), l'enveloppe
(15) comprenant un quartier latéral (21) et un quartier médial (22),
caractérisée par le fait que les quartiers latéral (21) et médial (22) délimitent une ouverture arrière (31) dans
la portion haute (11), l'ouverture arrière (31) communiquant avec l'ouverture supérieure
(14), et par le fait que la chaussure (1) comprend un moyen de fermeture réversible (32, 72), partielle ou
totale, de l'ouverture arrière (31).
2. Chaussure souple (1) selon la revendication 1, caractérisée par le fait que les quartiers latéral (21) et médial (22) délimitent une ouverture avant (35) dans
la portion haute (11), l'ouverture avant (35) communiquant avec l'ouverture supérieure
(14), et par le fait que la chaussure (1) comprend un moyen de fermeture réversible (32, 80), partielle ou
totale, de l'ouverture avant (35).
3. Chaussure souple (1) selon la revendication 2, caractérisée par le fait qu'elle comprend un collier souple (32) qui constitue un moyen de fermeture réversible
des ouvertures arrière (31) et avant (35).
4. Chaussure souple (1) selon la revendication 3, caractérisée par le fait que le collier (32) présente une structure inextensible.
5. Chaussure (1) selon la revendication 3 ou 4, caractérisée par le fait que le collier (32) s'étend le long de la portion haute (11) de la première enveloppe
(15).
6. Chaussure (1) selon l'une des revendications 3 à 5, caractérisée par le fait que le collier (32) comprend un moyen de serrage réversible.
7. Chaussure (1) selon la revendication 6, caractérisée par le fait que le moyen de serrage réversible du collier (32) est réalisé en faisant coopérer ses
deux extrémités libres (38, 39), l'une d'elles présentant un passant (40), l'autre
présentant une première subdivision (41) couverte de premiers moyens autoagrippants,
et une deuxième subdivision (42) couverte de seconds moyens autoagrippants, et étant
prévue pour être introduite dans le passant (40) puis repliée, de façon que les première
(41) et deuxième (42) subdivisions soient maintenues l'une à l'autre de manière stable
mais réversible, par coopération des premiers et seconds moyens autoagrippants.
8. Chaussure (1) selon l'une des revendications 3 à 7, caractérisée par le fait qu'elle comprend un moyen de liaison permanente (45) du collier (32) à la première enveloppe
(15).
9. Chaussure (1) selon la revendication 8, caractérisée par le fait que le moyen de liaison permanente (45) est une jambe qui s'étend au niveau de l'extrémité
arrière (4) depuis la portion haute (11) vers le semelage externe (2).
10. Chaussure (1) selon la revendication 9, caractérisée par le fait que la jambe (45) comprend une plaque (46) flexible et inextensible, faite à partir d'un
matériau rigide.
11. Chaussure (1) selon la revendication 10, caractérisée par le fait que la plaque (46) présente une forme naturelle incurvée dont la partie concave (52)
est tournée vers l'extrémité avant (5).
12. Chaussure (1) selon la revendication 10 ou 11, caractérisée par le fait que le pliage de la plaque (46) se fait à la limite, dans le sens de la hauteur, entre
la portion basse (10) et la portion haute (11).
13. Chaussure (1) selon la revendication 1 ou 2, caractérisée par le fait qu'elle comprend un rabat (72) qui constitue un moyen de fermeture réversible de l'ouverture
arrière (31).
14. Chaussure (1) selon la revendication 13, caractérisée par le fait qu'elle comprend un moyen de serrage réversible du rabat (72) sur la première enveloppe
(15).
15. Chaussure (1) selon l'une des revendications 1 à 14, caractérisée par le fait que la tige (3) comprend une deuxième enveloppe (16), logée dans la première enveloppe
(15).