[0001] La présente invention concerne un détecteur de radiations et un dispositif d'imagerie
auto radiographique comprenant un tel détecteur.
[0002] L'invention concerne plus particulièrement un détecteur de radiation β.
[0003] L'intérêt des pharmacologues, médecins ou biologistes pour l'utilisation de l'autoradiographie
β est l'obtention, dans un temps relativement court, d'une image précise et bien quantifiée
de la répartition de la radioactivité dans un organisme entier pour la biodistribution
ou dans un organe pour la réceptologie ou l'hybridation in-situ. L'utilisation d'une
large palette de radioéléments émetteurs β permet, aujourd'hui, de réaliser des autoradiographies
de quasiment toutes les molécules ou médicaments existants. Les biologistes peuvent
également remonter à l'activité volumique en trois dimensions en superposant les différentes
images de coupes obtenues.
[0004] Il existe dans l'état de la technique des diapositifs de films et d'écrans phosphores
permettant de réaliser des études autoradiographiques β.
[0005] Ces deux techniques sont dites à exposition en aveugle, c'est-à-dire que l'image
ne sera obtenue qu'après révélation du support. Cette révélation se fait soit par
un laser pour les écrans phosphores soit par un bain chimique pour les films photographiques.
Ces techniques présentent l'inconvénient de ne pas permettre de réaliser les études
en temps réel.
[0006] La demande
FR 2 837 000 décrit un détecteur de radiations β permettant une étude en temps réel. Ce détecteur
comprend :
- une enceinte contenant un mélange gazeux de Néon et d'isobutane pour générer des électrons
sous l'effet de radiations,
- une cathode par laquelle pénètrent les radiations à détecter,
- une anode pour générer des signaux en fonction d'un courant généré par le déplacement
de charges au voisinage de cette anode, ces charges correspondent à des électrons
dont les radiations sont directement ou indirectement à l'origine,
- des moyens de polarisation générant un champ électrique adapté pour entraîner des
électrons dans une direction allant de la cathode vers l'anode,
- une structure amplificatrice, située entre la cathode et l'anode, comprenant un espace
d'amplification des électrons entre une électrode d'entrée et une électrode de sortie,
les électrodes d'entrée et de sortie étant configurées pour que dans l'espace d'amplification
règne un premier champ électrique adapté à ce que des électrons soient générés par
avalanche dans l'espace d'amplification, l'espace d'amplification débouchant sur au
moins une ouverture de l'électrode de sortie, pour laisser passer au moins une partie
des électrons générés par avalanche,
- un espace de dérive situé entre l'électrode de sortie et l'anode, dans lequel règne
un deuxième champ électrique adapté à une diffusion, dans des directions perpendiculaires
à ce champ, des électrons par diffusion sur les atomes et molécules du milieu contenu
dans l'enceinte.
[0007] Le détecteur décrit dans
FR 2 837 000 permet de détecter des émetteurs de basse énergie comme le tritium
3H correspondant à un rayonnement β d'environ 18 keV avec une bonne résolution. Cependant
de tel dispositif présente des signaux qui ne sont pas satisfaisants pour des émetteurs
de haute énergie.
[0008] Il existe donc un besoin pour un détecteur de rayonnement β qui ne présente pas les
inconvénients de l'art antérieur, en particulier qui permet une détection satisfaisante
du rayonnement d'émetteurs de hautes énergies en temps réel.
[0009] On connait, d'après le document
US-6 011 265, un détecteur de radiations qui comprend notamment une enceinte, une électrode d'entrée
et une électrode de sortie et où la distance entre ces deux électrodes est comprise
entre 25 µm et 500 µm. Le document «
Parallel ionization multiplier : A gaseous detector dedicated to
the tracking of minimum ionization particles » de Beucher et al, divulgue un détecteur dont l'espace d'amplification présente
une épaisseur comprise entre 50 µm et 125 µm.
[0010] Un but de la présente invention est de proposer un nouveau détecteur de radiations
offrant des possibilités d'observation élargies et un dispositif d'imagerie auto radiographique
comprenant un tel détecteur.
[0011] L'invention propose ainsi un détecteur de radiations comprenant:
- une enceinte contenant un milieu adapté pour générer des électrons sous l'effet de
radiations,
- une cathode par laquelle pénètrent les radiations à détecter,
- une anode pour générer des signaux en fonction d'un courant généré par le déplacement
de charges au voisinage de cette anode, ces charges correspondent à des électrons
dont les radiations sont directement ou indirectement à l'origine,
- des moyens de polarisation générant un champ électrique adapté pour entraîner des
électrons dans une direction allant de la cathode vers l'anode,
- une structure amplificatrice, située entre la cathode et l'anode, comprenant un espace
d'amplification des électrons délimité entre une électrode d'entrée et une électrode
de sortie, les électrodes d'entrée et de sortie étant configurées pour que dans l'espace
d'amplification règne un premier champ électrique E1 adapté à ce que des électrons
soient générés par avalanche dans l'espace d'amplification, l'espace d'amplification
débouchant sur au moins une ouverture de l'électrode de sortie, pour laisser passer
au moins une partie des électrons générés par avalanche,
- un espace de dérive D situé entre l'électrode de sortie et l'anode, dans lequel règne
un deuxième champ électrique E2 adapté à une diffusion, dans des directions perpendiculaires
à ce champ E2, des électrons par diffusion sur les atomes et molécules du milieu contenu
dans l'enceinte,
où le milieu adapté pour générer des électrons sous l'effet de radiations comprend
un gaz comprenant un mélange d'au moins 50% d'un gaz rare et de dioxyde de carbone,
par exemple ininflammable, l'espace d'amplification est constitué d'au moins 90% en
volume par ledit gaz, et que la distance (e) séparant les électrodes d'entrée (8)
et de sortie (9) est supérieure ou égale à 500 µm et inférieure ou égale à 1,5 mm.
[0012] Avantageusement, l'utilisation d'un mélange gazeux de Néon et de dioxyde de carbone
combiné avec un espace d'amplification d'au moins 500 microns permet d'obtenir un
détecteur adapté aux émetteurs de haute énergie.
[0013] Un détecteur selon l'invention peut en outre comporter l'une ou plusieurs des caractéristiques
optionnelles suivantes, considérées individuellement ou selon toutes les combinaisons
possibles :
- l'électrode d'entrée de la structure amplificatrice correspond à la cathode ;
- l'électrode d'entrée est formée d'une face au moins partiellement conductrice d'un
échantillon S émetteur de radiations ;
- le milieu adapté pour générer des électrons sous l'effet de radiations comprend un
gaz comprenant un mélange Néon et de dioxyde de carbone, le Néon représentant au moins
85% et au plus 95% en volume du mélange ;
- la structure amplificatrice est configurée de sorte qu'entre l'électrode d'entrée
et de sortie règne un champ électrique d'au moins 2,5 kV/cm ;
- une deuxième structure amplificatrice, située entre l'espace de dérive et l'anode,
comprenant une électrode d'entrée et une seconde électrode, comportant au moins un
espace d'amplification des électrons, l'électrode d'entrée et la seconde électrode
étant configurées pour que des électrons soient générés par avalanche dans l'espace
d'amplification, l'espace de dérive débouchant sur au moins une ouverture de l'électrode
d'entrée, la deuxième structure amplificatrice étant configurée de sorte que son gain
soit supérieur ou égal à 5000 ;
- la seconde électrode correspond à l'anode ;
- l'espace d'amplification situé entre l'électrode d'entrée et l'électrode de sortie
est constitué d'au moins 99% en volume par ledit gaz, par exemple 99.97% ;
- les électrodes d'entrée (8) et de sortie (9) sont constituées de microgrilles ayant
une résolution comprise entre 500 et 2000 lpi ; et
- les microgrilles ont un paramètre de maille compris entre 30 et 50 µm.
[0014] L'invention se rapporte également à un dispositif d'imagerie auto-radiographique
comprenant un détecteur et un porte-échantillon, dans lequel la cathode est constituée
par un échantillon au moins partiellement conducteur disposé sur le porte échantillon.
[0015] L'invention concerne également une méthode de détermination de la position d'émission
des électrons détectés par l'anode d'un détecteur qui comprend les étapes suivantes
:
- détermination des coordonnées d'un point A correspondant aux interactions moyennes
des électrons dans l'espace de dérive,
- détermination des coordonnées d'un point B correspondant aux interactions moyennes
des électrons dans l'espace d'amplification de la structure amplificatrice,
- détermination du point d'émission comme étant le point représentant l'intersection
de la droite D passant par les points A et B et le plan d'altitude de référence.
[0016] L'invention sera mieux comprise à la lecture de la description qui va suivre, donnée
uniquement à titre d'exemple et faite en se référant aux dessins annexés dans lesquels
:
- la figure 1 est une coupe schématique perpendiculaire à ses faces principales, d'un
premier mode de réalisation d'un détecteur selon l'invention ;
- la figure 2 est une coupe schématique, dans un plan analogue à celui de la figure
1, d'une partie de l'anode du détecteur représenté sur la figure 1 ;
- la figure 3 représente schématiquement en perspective les pavés constitutifs de l'anode
représentée sur la figure 2 ;
- la figure 4 représente schématiquement une vue de dessus, l'agencement des pistes
croisées de l'anode représentée sur les figures 2 et 3 ;
- la figure 5 représente schématiquement le mode de connexion des pavés aux pistes de
l'anode représentée sur les figures 2, 3 et 4 ;
- la figure 6 représente schématiquement le détail du multiplexage des pistes d'une
anode d'un détecteur selon un mode de réalisation de l'invention,
- la figure 7 illustre le principe de reconstruction de la position d'émission avec
extrapolation de trajectoire,
- la figure 8 est une coupe schématique, perpendiculaire à ses faces principales, d'un
mode de réalisation d'un détecteur selon l'invention.
[0017] Pour des raisons de clarté, les différents éléments représentés sur les figures ne
sont pas nécessairement à l'échelle.
[0018] On entend par « émetteurs à haute énergie » au sens de l'invention un émetteur de
radiation β dont l'énergie moyenne est supérieure ou égale à 100 keV.
[0019] Selon le premier mode de réalisation, représenté sur la figure 1, le détecteur 1
comporte une enceinte 2 aplatie avec deux faces principales 2a et 2b opposées et parallèles
entre elles. Cette enceinte 2 contient un milieu adapté pour émettre des électrons
primaires sous l'effet de radiations ionisantes émises par un échantillon S disposé
à proximité de l'une des faces principales 2a de l'enceinte 2. Avantageusement, le
milieu est constitué d'un mélange gazeux circulant dans l'enceinte 2 entre une entrée
3 et une sortie 4.
[0020] Ce mélange gazeux comprend au moins 50% d'un gaz rare et au moins 5 à 15% de dioxyde
de carbone. Les molécules de dioxyde de carbone sont destinées à contrôler le processus
d'amplification par avalanche.
[0021] Selon un mode de réalisation de l'invention, le mélange gazeux est choisit de manière
à être ininflammable. Avantageusement, la manipulation du détecteur selon l'invention
s'en trouve simplifié.
[0022] Dans le cas particulier de la détection des particules β, ce mélange gazeux est avantageusement
à une pression comprise entre 0,5 et 2 bars, par exemple entre 0,9 et 1,1 bars, et
comporte un gaz rare dont la densité électronique moyenne est proche de 10 électrons
par atome, comme par exemple du néon.
[0023] L'enceinte 2 renferme une cathode 5, une anode 6 et une structure amplificatrice
7.
[0024] Dans le mode de réalisation représenté à la figure 1, la cathode 5, l'anode 6 et
la structure amplificatrice 7 sont parallèles entre elles et parallèles aux deux faces
principales 2a, 2b de l'enceinte 2.
[0025] L'anode 6 est située à proximité de la face 2b de l'enceinte 2 opposée à celle 2a
à proximité de laquelle se trouve l'échantillon S.
[0026] La structure amplificatrice 7 est située entre la cathode 5 et l'anode 6. L'espace
de l'enceinte 2 situé entre la cathode 5 et la structure amplificatrice 6 constitue
un espace de conversion C. Les radiations ionisantes émises par l'échantillon S pénètrent
dans l'espace de conversion C par la cathode 5.
[0027] L'espace de l'enceinte 2 situé entre la structure amplificatrice 7 et l'anode 6 constitue
un espace de diffusion D.
[0028] La structure amplificatrice 7 comporte une électrode d'entrée 8 et une électrode
de sortie 9 sensiblement parallèles à la cathode 5 et l'anode 6 et délimitant un espace
d'amplification A.
[0029] Selon un mode de réalisation de l'invention, l'espace d'amplification situé entre
l'électrode d'entrée et l'électrode de sortie est constitué d'au moins 99% en volume
par ledit gaz, par exemple 99.97%.
[0030] Le document
US 6 011 265 présente un compteur à trou. Ce type de microstructure souffre d'une limitation intrinsèque
provenant de la densité limitée de canaux d'amplifications. Ainsi ces types de microstructures
présentent un étage d'amplification principalement composé de matériaux isolants et
solides permettant de délimiter les trous au sein desquels sont confinées les avalanches.
[0031] De tels détecteurs de radiation ne peuvent en aucun cas être utilisés pour générer
des électrons par un autre principe que celui des avalanches. Ce faisant, ils ne peuvent
être utilisés par exemple pour générer les électrons issus de l'interaction de la
particule ionisante avec le gaz comme selon la présente invention.
[0032] Des moyens de polarisation 10 sont reliés à la cathode 5, à l'anode 6 et aux électrodes
d'entrée 8 et de sortie 9. Ils permettent de porter la cathode 5 à un potentiel V1,
l'anode 6 à un potentiel V2, l'électrode d'entrée 8 à un potentiel V3 et l'électrode
de sortie 9 à un potentiel V4.
[0033] Selon un mode de réalisation de l'invention, ces potentiels vérifient V2 > V4 > V3
> V1.
[0034] Dans un mode de réalisation de l'invention, les électrodes d'entrée 8 et de sortie
9 sont espacées d'une distance e supérieure ou égale à 500 µm et inférieure ou égale
à 1.5 mm.
[0035] L'espace de diffusion D a une dimension perpendiculaire aux électrodes d'entrée 8
et de sortie 9 comprise entre 2 mm et 3 cm, par exemple égale à 2 cm.
[0036] Selon un mode de réalisation de l'invention, l'anode 6 est reliée à la masse. La
cathode 5, l'électrode d'entrée 8 et l'électrode de sortie 9 sont portées à des potentiels
négatifs.
[0037] Les moyens de polarisation 10 permettent ainsi de créer des champs électriques E1,
E2, E3 respectivement dans l'espace de conversion C dans l'espace d'amplification
A et dans l'espace de diffusion D. Les moyens de polarisation 10 entraînent les électrons
de la cathode 5 vers l'anode 6.
[0038] Selon un mode de réalisation, l'électrode d'entrée 8 de la structure amplificatrice
7 est confondue avec la cathode 5. L'électrode d'entrée 8 est formée d'une face au
moins partiellement conductrice de l'échantillon S.
[0039] Selon un mode de réalisation, la cathode 5 peut être constituée d'une plaque mince
électriquement conductrice d'une épaisseur sensiblement égale à 5 µm.
[0040] Selon un mode de réalisation de l'invention, la cathode 5 est constituée d'un adhésif
conducteur, par exemple un adhésif en cuivre, collé sur une face d'une lame de verre
pour microscope. L'échantillon S étant disposé sur la face opposée de la lame de microscope.
[0041] Les électrodes d'entrée 8 et de sortie 9 peuvent être constituées de microgrilles
de type MICROMEGAS.
[0042] Avantageusement, les microgrilles présentent une épaisseur inférieure ou égale à
10 µm, par exemple égale à 5 µm permettant des transitions de champs électriques très
rapides.
[0043] Il existe principalement deux types de microgrilles : les microgrilles électroformées
et les microgrilles gravées par procédé chimique.
[0044] Les microgrilles électroformées sont à l'origine utilisées comme filtres de haute
précision mais leurs bonnes caractéristiques, en particulier leurs motifs fins, réguliers
et de faible épaisseur, en font des candidates très intéressantes pour une utilisation
dans les détecteurs selon l'invention. Elles sont généralement en nickel d'une épaisseur
voisine de 5 µm et possèdent des trous carrés de 39 µm de côté séparés par des barreaux
de 11 µm qui leur confèrent un pas de 51 µm pour une grille de 500 lpi (Line per Inch).
Il existe cependant toutes sortes de géométries et de tailles allant de 100 à 2 000
lpi avec des tailles allant de 7 à 11 pouces. Le procédé d'électroformage ne permet
cependant pas de contrôler précisément l'épaisseur de la microgrille en particulier
sur les bords où elle peut varier du simple au double. Cependant, pour le centre de
la microgrille, l'épaisseur est bien maîtrisée.
[0045] Les microgrilles gravées par procédé chimique ont une surface de 25x25 cm
2 et une épaisseur de 5 µm, elles possèdent des trous circulaires de 30 µm de diamètre
disposés en mailles triangulaires équilatérales au pas de 60 µm. Le procédé de fabrication
autorise l'incorporation directe de l'espaceur isolant à la grille sous la forme de
plots en Kapton™ de 80 µm de diamètre disposés tous les 3 mm. Du fait de leur faible
surface, ils permettent de réduire drastiquement la zone morte entre la grille et
le support à environ 0,05 % de la surface de la grille. L'avantage de ce procédé de
gravure chimique est la maîtrise de l'épaisseur de la grille sur toute sa surface
contrairement aux grilles électroformées.
[0046] Selon un mode de réalisation, les électrodes d'entrée 8 et de sortie 9 sont respectivement
chacune constituées d'une plaque mince électriquement conductrice, de faible épaisseur
et percée d'ouvertures de faibles tailles. A titre d'exemple, les ouvertures ont une
forme de carré de 35 µm de côté espacées les unes des autres avec un pas de 50 µm
qui correspond sensiblement à un nombre d'ouverture par pouce linéaire de 500 lpi.
On peut aussi utiliser les électrodes d'entrée 8 et de sortie 9 de 2 500 lpi ce qui
correspond sensiblement à des ouvertures de 8 µm espacées de 10 µm. De telles électrodes
d'entrée 8 et de sortie 9 forment chacune une grille, qui compte-tenu de la faible
taille des ouvertures, peut être désignée « microgrille ». De telles microgrilles
ont été décrites par exemple dans le document
EP855086.
[0047] La distance e séparant les électrodes d'entrée 8 et de sortie 9 est supérieure ou
égale à 500 µm et inférieure ou égale à 1,5 mm.
[0048] En effet, les contraintes associées aux électrons de haute énergie sont différentes
de celles associées aux électrons de basse énergie. Les électrons de haute énergie
parcourent des distances beaucoup plus importantes dans le gaz. Leur parcours pratique
R
p est relativement important puisqu'il est de l'ordre de 20 cm. Un électron de 300
keV parcourra près d'un mètre dans du gaz avant d'être arrêté.
[0049] Les inventeurs ont mesuré l'altitude de la première interaction et l'énergie déposée
lors de la première interaction avec le gaz pour du
46SC (E
max = 356 keV) et du
32P (E
max = 1710 keV) . L'émission est supposée isotrope dans l'espace. La première interaction
engendre un dépôt d'énergie moyen de 49,83 eV pour le phosphore et de 61,93 eV pour
le scandium à une altitude respective de 589 et 157 µm. Ces interactions ont lieu
à des distances importantes du point d'émission ce qui se traduit par la création
de peu de paires électron-ion dans l'espace d'amplification 7 au contact de la source
S.
[0050] Pour gagner en efficacité et en statistique de création de paires, les inventeurs
proposent d'utiliser un espace d'amplification relativement important.
[0051] La perte d'énergie d'un électron de 100 keV traversant 1 cm de gaz est de 3,5 keV
et celle d'un électron de 300 keV est de 1,9 keV. Cela se traduit par la création
respective de 97 et 52 paires électron-ion le long de leur parcours. La création de
charges d'ionisation primaire le long de la trajectoire peut alors être mise à profit
pour caractériser la trace de l'électron dans le détecteur par une méthode de suivi
de la trajectoire selon l'invention.
[0052] Les potentiels V3 et V4 des électrodes d'entrée 8 et de sortie 9 sont choisis de
manière à ce que dans l'espace d'amplification A règne un champ électrique E2 adapté
à ce que des électrons soient générés par avalanche dans l'espace d'amplification
A.
[0053] Le phénomène d'avalanche électronique se produit lorsque des électrons arrivent dans
une zone de fort champ électrique typiquement de quelques dizaines de kV/cm. L'énergie
qu'ils vont acquérir entre deux collisions va devenir suffisamment importante pour
qu'ils produisent à leur tour des interactions ionisantes. Les électrons d'ionisation
ainsi créés vont alors être accélérés et donner lieu à d'autres ionisations.
[0054] Dans le cas de microgrilles de type MICROMEGAS, il est possible de considérer que
les lignes de champ sont parallèles. Par conséquent, l'augmentation du nombre d'électrons
dn après un parcours dx se traduit par :

où :
- n : nombre d'électrons à une position donnée,
- αT : premier coefficient de Townsend défini comme étant la probabilité de faire une
interaction ionisante par unité de longueur : αT = 1/λ,
- λ : libre parcours moyen (distance moyenne que doit parcourir un électron avant de
faire une interaction ionisante).
En intégrant sur la distance x parcourue, on obtient :

où :
- n0 : nombre initial d'électrons créés par l'ionisation,
- x : distance parcourue.
Le gain G du détecteur est alors défini comme le rapport entre le nombre d'électrons
présents après une longueur x sur le nombre d'électrons initial. Ce qui se traduit
par :

Pour un mélange gazeux donné
αT dépend uniquement de la valeur du champ électrique et de la pression du gaz. Il est
nécessaire que
αT soit alors plus grand que le coefficient d'attachement électronique
ηe pour constater l'amplification.
αT et
ηe représentent respectivement le nombre de paires électron-ion créées et le nombre
d'électrons recapturés par unité de longueur. Les inventeurs ont observé que le champ
électrique doit être supérieur à 2,5 kV/cm dans un mélange gazeux de type Néon+10%
CO
2 pour amorcer le phénomène d'amplification.
[0055] Comme représenté sur la figure 2, l'anode 6 présente une structure multicouche planaire.
Elle comporte une couche externe 15 et deux couches internes 16, et un plan de masse
17, le tout reposant sur un substrat 28 isolant.
[0056] Comme représenté sur la figure 3, la couche externe 16 est segmentée en anodes élémentaires
ou pavés 15 formant un réseau bidimensionnel en damier dont les rangées sont alignées
selon des axes de coordonnées X et Y. Chaque pavé 15 forme un carré de moins d'un
millimètre de côté, par exemple de 650 µm. Les pavés 15 sont alternativement affectés
à la lecture de l'une ou l'autre des coordonnées X et Y. Deux pavés 15 voisins ne
mesurent pas la position selon la même coordonnée. L'espace entre les pavés 15 est
le plus faible possible, mais doit permettre de conserver une parfaite isolation entre
eux. Avantageusement, cet espace est inférieur ou égal à 100 um.
[0057] Comme représenté sur la figure 4, les couches internes de l'anode 6 sont formées
de pistes 18 conductrices croisées. Sur l'une des couches internes 16, les pistes
18 s'étendent parallèlement à des premières rangées de pavés 15. Sur l'autre des couches
internes 16, les pistes 18 s'étendent parallèlement à des deuxièmes rangées de pavés
15, perpendiculaires aux premières. Selon cet exemple, les pavés 15 d'une rangée associée
à la coordonnée X sont situés sur une couche interne différente de celle reliée aux
pavés disposés sur une rangée correspondant à la coordonnée Y. Les pistes 18 sont
séparées des pavés 15 par un isolant à travers lequel sont percés des trous de liaison
19 (connus de l'homme du métier sous l'expression anglo-saxonne « via hole »), tapissés
d'un matériau conducteur électrique afin d'assurer la connexion électrique des pavés
15 avec les pistes 18 de l'une ou l'autre des couches internes 16 (voir figure 2).
Les trous de liaison 19 ont par exemple un diamètre de 100 microns.
[0058] Les pistes 18 sont séparées les unes des autres d'une distance la plus faible possible
tout en conservant une parfaite isolation entre elles. Le fait de disposer les pistes
en couches superposées isolées les unes des autres permet de gagner en intégration
tout en conservant la qualité d'isolation requise.
[0059] Les pavés 15, grâce aux pistes 18, sont reliés à des amplificateurs rapides 20 eux-mêmes
reliés, via des voies électroniques de lecture, à des moyens électroniques de traitement
21 (voir figure 4).
[0060] Pour limiter le nombre de voies électroniques de lecture, et par conséquent le coût
du détecteur 1, plusieurs pavés 15 appartenant à une même rangée peuvent être reliés
à une même piste 18. Le nombre de pavés 15 séparant deux pavés connectés entre eux
dépend de leur taille et de la technologie utilisée pour les réaliser.
[0061] A titre d'exemple, ainsi que représenté sur la figure 5, chaque piste 18 relie de
manière périodique, dans une rangée, un pavé 15 sur quatre. Comme deux pavés voisins
sont reliés respectivement à des pistes 18 s'étendant selon les axes X et Y, une piste
X1 relie deux pavés espacés de trois pavés, ces trois pavés comprenant deux pavés
voisins des deux pavés reliés à la piste X1, eux-mêmes reliés respectivement aux piste
Y1 et Y7, séparés par un pavé relié à une piste X2, cet agencement étant reproduit
sur l'ensemble du damier constitué des pavés 15 (sur la figure 5, deux pavés 15 connectés
entre eux sont représentés par des motifs identiques).
[0062] Selon un mode de réalisation, l'anode 9 peut être divisée en 32 400 pixels élémentaires
de 170x170 µm
2 réalisés par découpe laser dans un plan de cuivre. Cette technologie permet de réduire
la distance isolante interpiste à 30 µm contrairement à la gravure chimique dont la
distance isolante minimale est de 75 µm. Le pas des pixels est ainsi de 200 µm dans
les deux directions X et Y. Les pistes de lecture auxquelles sont reliés les pixels
sont sur deux plans différents. Le plancher comporte 128 pistes en X et 128 pistes
en Y. Elles sont placées diagonalement par rapport aux pixels comme le montre la figure
6 et multiplexées géométriquement à la façon d'un échiquier. Un pixel sur deux est
relié à une piste X et les autres à une piste Y. Pour une direction de lecture considérée,
64 pistes sont lues d'un côté et les 64 autres sont lues de l'autre côté. Chaque pixel
est relié à sa piste par un trou métallisé réalisé par perçage laser. Avec le placement
des pistes en diagonale par rapport aux pixels, le pas de lecture des pistes est ainsi
de 282,84 µm. Ce pas de pixelisation est l'une des meilleures granularités réalisées
à ce jour au vue de la surface pour ce type de détecteur gazeux.
[0063] La planéité de l'anode est assurée par un collage sur un plan de référence en aluminium
de 8 mm d'épaisseur.
[0064] En référence à la figure 1, lorsqu'une particule ionisante I est émise par l'échantillon
S et qu'elle pénètre dans un détecteur 1 par la face 2a de celui-ci à l'opposé de
celle voisine de l'anode 6, elle traverse l'espace de conversion C dans laquelle elle
interagit avec le mélange gazeux et génère des électrons primaires. Ces électrons
primaires, sous l'effet du champ électrique E1 gagnent l'espace d'amplification A
dans lequel ils sont multipliés par le phénomène d'avalanche électronique pour former
un nuage d'électrons 23.
[0065] Une partie de ce nuage d'électrons 23 traverse ensuite l'électrode de sortie 9 et
pénètre dans l'espace de diffusion D. Le champ électrique E3 régnant dans l'espace
de diffusion D est modéré, par exemple inférieur ou égal à 10 kV/cm et propice à un
étalement latéral du nuage d'électrons 23 par diffusion des électrons qui le constitue
sur les atomes et molécules du gaz.
[0066] Le suivi d'une particule
β consiste, à partir du parcours de l'électron dans le gaz, à remonter par une reconstitution
géométrique au point d'émission dans l'échantillon S. Cette méthode de suivi suppose
que la trajectoire des électrons de haute énergie s'effectue en ligne droite sans
déviation d'angle importante et que les coordonnées de la droite extrapolant le parcours
de l'électron puisse être déterminé à partir de deux points caractéristiques de la
trajectoire mesurée. Le premier point se situant dans l'espace d'amplification A et
le second dans l'espace de diffusion D.
[0067] Comme explicité ci-dessus, la perte d'énergie d'un électron de 100 keV traversant
1 cm de gaz est d'environ 3,5 keV. Cette perte d'énergie est négligeable devant l'énergie
incidente de la particule
β. De ce fait, il peut être considéré que la particule ne sera pas ou très peu déviée
en traversant 1 cm de gaz et que sa trajectoire sera une ligne droite.
[0068] Comme expliqué précédemment, un électron qui arrive sur l'anode aura traversé l'espace
d'amplification A et l'espace de diffusion D. Les deux espaces différents traversés
par l'électron permettent de remonter aux deux points caractéristiques de la droite
constituant la trajectoire de l'électron.
[0069] Le premier point correspondant au point moyen des interactions dans l'espace d'amplification
Λ, est déterminé à partir des interactions de l'électron dans l'espace d'amplification
A. La faible perte d'énergie associée à la petite épaisseur de gaz traversé permet
de déterminer la position moyenne dans cet espace en utilisant une méthode dite du
barycentre.
[0070] Le second point de la droite extrapolant le parcours de l'électron, est déterminé
à partir des interactions de l'électron dans l'espace de diffusion D. Le fait que
la particule dépose son énergie de manière quasi continue dans le milieu qu'elle traverse,
permet de considérer que l'altitude moyenne des interactions se situe au milieu de
la hauteur de l'espace de diffusion.
[0071] Cela permet alors de déterminer le second point caractéristique de la droite.
[0072] La figure 7 illustre le principe de reconstitution d'émission par la méthode d'extrapolation
de la trajectoire. La courbe TR représentée sur la figure 7 représente la trajectoire
réelle d'un électron projetée dans la direction X, et la droite TC la droite représentant
la trajectoire calculée de l'électron projetée dans la direction X.
[0073] La moyenne de la distribution spatiale de la charge dans l'espace de diffusion D
nous donne le point
A correspondant à l'altitude moyenne des interactions dans cet espace de diffusion
D. La même méthode appliquée pour l'espace d'amplification A nous conduit au point
B. La méthode de reconstruction par extrapolation géométrique consiste alors à assimiler
la trajectoire de la particule
β à une droite TD passant par ces deux points. La position d'émission extrapolée est
alors donnée comme le point représentant l'intersection de cette droite avec la droite
correspondant à une altitude nulle. De la même manière on peut évaluer la position
d'émission dans la direction Y.
[0074] Nous obtenons alors :

et
avec (Xem, Yem, 0) les coordonnées du point d'émission, et (XmA, YmA, ZcA) les coordonnées du point correspondant à la moyenne de la distribution spatiale
de charge dans l'espace d'amplification A,
(XmD, YmD, ZcD) les coordonnées du point correspondant à la moyenne de la distribution spatiale
de charge dans l'espace de diffusion D,
avec dans le cas du
46Sc, d'un espace d'amplification de 50 µm et d'un espace de dérive de 1 cm :
[0075] Ces coefficients sont définis en fonction de l'émetteur en particulier pour la composante
de l'espace d'amplification, et de la géométrie.
[0076] Selon un mode de réalisation représenté à la figure 8, le détecteur comprend en outre
une deuxième structure amplificatrice 30 située entre l'espace de diffusion D et l'anode
6. Cette deuxième structure amplificatrice 30 comprenant une électrode d'entrée 31
et une électrode de sortie 32, par exemple confondues avec l'anode 6, comportant au
moins un espace d'amplification A2 des électrons. L'électrode d'entrée 31 et l'électrode
de sortie 32 étant configurées pour que les électrons soient générés par avalanche
dans l'espace d'amplification A2, l'espace de diffusion D débouchant sur au moins
une ouverture de l'électrode d'entrée 31, la deuxième structure amplificatrice 30
étant configurée de sorte que son gain soit supérieur ou égal à 5 000.
[0077] La distance e2 séparant les électrodes d'entrée 31 et de sortie 32 de la deuxième
structure amplificatrice 30 est supérieure ou égale à 100 µm et inférieure ou égale
à 200 µm par exemple égale à 125 µm.
[0078] Le signal issu de l'ionisation primaire dans l'espace de diffusion doit être suffisamment
amplifié pour être extrait du bruit électronique. Les inventeurs ont observé qu'il
est avantageux d'avoir un gain de la deuxième structure amplificatrice au moins égal
à 4 400 de préférence au moins égal à 5 000, pour pouvoir extraire le signal dû aux
ionisations dans l'espace de diffusion quelque soit la direction de la particule incidente
et quelque soit le plan de projection considéré pour un électron de 100 keV. De la
même manière, les inventeurs ont observé que dans le cas d'une particule
β, partant avec une énergie de 300 keV, le gain minimum à appliquer dans la deuxième
structure amplificatrice pour ne pas privilégier les directions par rapport aux autres
est de 8 000, de préférence de 9 500. A titre d'exemple, les inventeurs ont considéré
un électron de 100 keV traversant l'espace de diffusion avec un angle de 45° suivant
la direction X. En supposant sa trajectoire rectiligne, l'électron traverse alors
5,7 mm le long de l'axe de lecture X ce qui correspond à une perte d'énergie de 2
keV. Cela engendre la création de 55 paires d'électro-ions. En supposant un pas de
lecture du plancher de 282,84 micromètres, le signal s'étale alors sur 20 pistes en
supposant une transparence parfaite des microgrilles, la charge récoltée par piste
et le gain minimum à appliquer dans ce cas sont donnés par :

[0079] Le facteur 2 provient du fait que le nuage électronique s'étale sur un plancher de
pixels multiplexés. Ainsi la moitié de la charge est récoltée par les pistes de lecture
en X et l'autre moitié par les pistes de lecture en Y.
[0080] Pour un seuil par piste de 6 000 électrons, cela entraîne un gain minimum de 4 400
dans l'espace d'amplification au contact de l'anode pour extraire le signal du bruit
électronique. Dans le cas d'un électron de 300 keV le gain minimum sera de 8 000 et
dans selon d'un électron de 1 MeV, le gain minimum sera de 32 000.
[0081] L'invention ne se limite pas aux modes de réalisations décrits et ne sera pas interprétée
de façon limitative, et englobe tout mode de réalisation équivalent. En particulier
un détecteur selon l'invention peut comprendre plus de deux structures amplificatrices.
1. Détecteur de radiations comprenant :
- une enceinte (2) contenant un milieu adapté pour générer des électrons sous l'effet
de radiations,
- une cathode (5) par laquelle pénètrent les radiations à détecter,
- une anode (6) pour générer des signaux en fonction d'un courant généré par le déplacement
de charges au voisinage de cette anode (6), ces charges correspondent à des électrons
dont les radiations sont directement ou indirectement à l'origine,
- des moyens de polarisation (10) générant un champ électrique adapté pour entraîner
des électrons dans une direction allant de la cathode (5) vers l'anode (6),
- une structure amplificatrice (7), située entre la cathode (5) et l'anode (6), comprenant
un espace d'amplification (A) des électrons délimité entre une électrode d'entrée
(8) et une électrode de sortie (9), les électrodes d'entrée (8) et de sortie (9) étant
configurées pour que dans l'espace d'amplification règne un premier champ électrique
(E2) adapté à ce que des électrons soient générés par avalanche dans l'espace d'amplification,
l'espace d'amplification débouchant sur au moins une ouverture (12) de l'électrode
de sortie (9), pour laisser passer au moins une partie des électrons générés par avalanche,
- un espace de diffusion (D) situé entre l'électrode de sortie (9) et l'anode (6),
dans lequel règne un deuxième champ électrique (E3) adapté à une diffusion, dans des
directions perpendiculaires à ce champ (E3), des électrons par diffusion sur les atomes
et molécules du milieu contenu dans l'enceinte (2),
le milieu adapté pour générer des électrons sous l'effet de radiations comprenant
un gaz comprenant un mélange d'au moins 50% d'un gaz rare et de dioxyde de carbone,
l'espace d'amplification étant constitué d'au moins 90% en volume par ledit gaz, caractérisé en ce que la distance (e) séparant les électrodes d'entrée (8) et de sortie (9) est supérieure
à 500 µm et inférieure ou égale à 1,5 mm.
2. Détecteur selon la revendication 1, dans lequel l'électrode d'entrée de la structure
amplificatrice (7) correspond à la cathode (5).
3. Détecteur selon l'une des revendications 1 ou 2, dans lequel l'électrode d'entrée
(8) est formée d'une face au moins partiellement conductrice d'un échantillon (S)
émetteur de radiations.
4. Détecteur selon l'une des revendications précédentes, dans lequel le milieu adapté
pour générer des électrons sous l'effet de radiations comprend un gaz comprenant un
mélange Néon et de dioxyde de carbone, le Néon représentant au moins 85% et au plus
95% en volume du mélange.
5. Détecteur selon l'une des revendications précédentes, dans lequel la structure amplificatrice
est configurée de sorte qu'entre l'électrode d'entrée et de sortie règne un champ
électrique d'au moins 2,5 kV/cm.
6. Détecteur selon l'une des revendication précédentes, comprenant en outre une deuxième
structure amplificatrice (30), située entre l'espace de diffusion (D) et l'anode (6),
comprenant une seconde électrode d'entrée (31) et une seconde électrode de sortie
(32), comportant au moins un espace d'amplification (A2) des électrons, la seconde
électrode d'entrée (31) et la seconde électrode de sortie (32) étant configurées pour
que des électrons soient générés par avalanche dans l'espace d'amplification (A2),
l'espace de diffusion (D) débouchant sur au moins une ouverture de l'électrode d'entrée
(31), la deuxième structure amplificatrice étant configurée de sorte que son gain
soit supérieur ou égal à 5000.
7. Détecteur selon la revendication 6, dans lequel la seconde électrode de sortie (32)
correspond à l'anode (6).
8. Détecteur selon l'une des revendications précédentes, dans lequel les électrodes d'entrée
(8) et de sortie (9) sont constituées de microgrilles ayant une résolution comprise
entre 500 et 2000 lpi (entre 19,7 lignes par mm et 78,7 lignes par mm).
9. Détecteur selon la revendication 8, dans lequel les microgrilles ont un paramètre
de maille compris entre 30 et 50 µm.
10. Dispositif d'imagerie auto-radiographique comprenant un détecteur selon l'une des
revendications précédentes et un porte-échantillon, dans lequel la cathode est constituée
par un échantillon au moins partiellement conducteur disposé sur le porte échantillon.
11. Méthode de détermination de la position d'émission des électrons détectés par l'anode
d'un détecteur selon l'une quelconque des revendications 1 à 9, comprenant les étapes
suivantes :
détermination des coordonnées d'un point A correspondant aux interactions moyenne
des électrons dans l'espace de diffusion (D),
détermination des coordonnées d'un point B correspondant aux interactions moyenne
des électrons dans l'espace d'amplification (A) de la structure amplificatrice (7),
- détermination du point d'émission comme étant le point représentant l'intersection
de la droite (TC) passant par les points A et B et le plan d'altitude de référence.
1. Strahlungsdetektor, umfassend:
- ein Gehäuse (2), welches ein Medium enthält, welches dazu eingerichtet ist, Elektronen
unter Strahlungseinwirkung zu erzeugen,
- eine Kathode (5), durch welche die zu detektierenden Strahlungen hindrchtreten,
- eine Anode (6) zum Erzeugen von Signalen als Funktion eines durch die Verlagerung
von Ladungen in der Nachbarschaft dieser Anode (6) erzeugten Stroms, wobei diese Ladungen
Elektronen entsprechen, von welchen diese Strahlungen ursprünglich direkt oder indirekt
stammen,
- Mittel zur Polarisation (10), welche ein elektrisches Feld erzeugen, welches dazu
eingerichtet ist, Elektronen in eine Richtung zu beschleunigen, welche von der Kathode
(5) zu der Anode (6) verläuft,
- eine Verstärkerstruktur (7), welche zwischen der Kathode (5) und der Anode (6) angeordnet
ist, umfassend einen Verstärkerraum (A) für Elektronen, welcher zwischen einer Eingangselektrode
(8) und einer Ausgangselektrode (9) abgegrenzt ist, wobei die Eingangselektrode (8)
und die Ausgangselektrode (9) derart eingerichtet sind, dass in dem Verstärkerraum
ein erstes elektrisches Feld (E2) herrscht, welches derart eingerichtet ist, dass
Elektroden durch eine Lawine in dem Verstärkerraum erzeugt werden, wobei der Verstärkerraum
an wenigstens einer Öffnung (12) der Ausgangselektrode (9) mündet, um wenigstens einen
Teil der durch die Lawine erzeugten Elektronen passieren zu lassen,
- einen Diffusionsraum (D), welcher zwischen der Ausgangselektrode (9) und der Anode
(6) angeordnet ist, in welchem ein zweites elektrisches Feld (E3) herrscht, welches
für eine Diffusion in Richtungen senkrecht zu diesem Feld (E3) von Elektroden eingerichtet
ist, durch Diffusion an den Atomen und Molekülen des in dem Behälter (2) enthaltenen
Mediums,
wobei das Medium, welches dazu eingerichtet ist, Elektroden unter Strahlungseinwirkung
zu erzeugen, ein Gas umfasst, welches eine Mischung aus wenigstens 50% von einem Edelgas
und Kohlenstoffdioxid umfasst, wobei der Verstärkerraum zu wenigstens 90 Volumen-%
durch das Gas gebildet ist,
dadurch gekennzeichnet, dass der Abstand (e), welcher die Eingangselektrode (8) und Ausgangselektrode (9) trennt,
größer als 500 µm und kleiner oder gleich 1,5 mm ist.
2. Detektor nach Anspruch 1, wobei die Eingangselektrode der Verstärkerstruktur (7) der
Kathode (5) entspricht.
3. Detektor nach einem der Ansprüche 1 oder 2, wobei die Eingangselektrode (8) durch
eine wenigstens teilweise leitfähige Fläche einer Probe (S) gebildet ist, welche Strahlungen
emittiert.
4. Detektor nach einem der vorhergehenden Ansprüche, wobei das Medium, welches dazu eingerichtet
ist, Elektronen unter Strahlungseinwirkung zu erzeugen, ein Gas umfasst, welches eine
Mischung aus Neon und Kohlenstoffdioxid umfasst, wobei das Neon wenigstens 85 und
höchstens 95 Volumen-% der Mischung darstellt.
5. Detektor nach einem der vorhergehenden Ansprüche, wobei die Verstärkerstruktur derart
eingerichtet ist, dass zwischen der Eingangselektrode und der Ausgangselektrode ein
elektrisches Feld von wenigstens 2,5 kV/cm herrscht.
6. Detektor nach einem der vorhergehenden Ansprüche, ferner umfassend eine zweite Verstärkerstruktur
(30), welche zwischen dem Diffusionsraum (D) und der Anode (6) angeordnet ist, umfassend
eine zweite Eingangselektrode (31) und eine zweite Ausgangselektrode (32), umfassend
wenigstens einen Verstärkerraum (A2) für Elektronen, wobei die zweite Eingangselektrode
(31) und die zweite Ausgangselektrode (32) derart eingerichtet sind, dass durch eine
Lawine in dem Verstärkerraum (A2) Elektronen erzeugt werden, wobei der Diffusionsraum
(D) an wenigstens einer Öffnung der Eingangselektrode (31) mündet, wobei die zweite
Verstärkerstruktur derart eingerichtet ist, dass ihre Verstärkung größer oder gleich
5000 ist.
7. Detektor nach Anspruch 6, wobei die zweite Ausgangselektrode (32) der Anode (6) entspricht.
8. Detektor nach einem der vorhergehenden Ansprüche, wobei die Eingangselektrode (8)
und Ausgangselektrode (9) aus Mikrogittern gebildet sind, welche eine Auflösung aufweisen,
welche zwischen 500 und 2000 Ipi beträgt (zwischen 19,7 Linien pro mm und 78,7 Linien
pro mm).
9. Detektor nach Anspruch 8, wobei die Mikrogitter einen Maschenparameter aufweisen,
welcher zwischen 30 und 50 µm beträgt.
10. Vorrichtung zur auto-radiografischen Bildgebung, umfassend einen Detektor nach einem
der vorhergehenden Ansprüche und einen Probenträger, wobei die Kathode durch eine
wenigstens teilweise leitfähige Probe gebildet ist, welche auf dem Probenträger angeordnet
ist.
11. Verfahren zum Bestimmen der Emissionsposition von durch eine Anode eines Detektors
nach einem der Ansprüche 1 bis 9 detektierten Elektronen, umfassend die folgenden
Schritte:
Bestimmen der Koordinaten eines Punkts A, welcher den mittleren Interaktionen von
Elektronen in dem Diffusionsraum (D) entspricht,
Bestimmen von Koordinaten eines Punkts B, welcher den mittleren Interaktionen von
Elektronen in dem Verstärkungsraum (A) der Verstärkerstruktur (7) entspricht,
- Bestimmen des Emissionspunkts als den Punkt, welcher den Schnittpunkt der Geraden
(TC) repräsentiert, welche durch die Punkte A und B und die Referenz-Höhenebene läuft.
1. Radiation detector comprising:
- a chamber (2) containing an environment adapted for generating electrons under the
effect of radiations,
- a cathode (5) by which radiations to be detected enter,
- an anode (6) for generating signals according to a current generated by the movement
of charges near this anode (6), these charges correspond to electrons from which the
radiations directly or indirectly originate,
- polarisation means (10) generating an electrical field adapted for leading electrons
in a direction going from the cathode (5) to the anode (6),
- an amplifying structure (7), situated between the cathode (5) and the anode (6),
comprising a space for amplifying (A) electrons, delimited between an input electrode
(8) and an output electrode (9), the input electrodes (8) and output electrodes (9)
being configured such that in the amplification space, a first electrical field (E2)
prevails, adapted such that electrons are generated by flooding into the amplification
space, the amplification space leading to at least one opening (12) of the output
electrode (9), to let at least some of the electrons generated by flooding pass,
- a diffusion space (D) situated between the output electrode (9) and the anode (6),
wherein a second electrical field (E3) prevails, adapted to a diffusion, in directions
perpendicular to this field (E3), of electrons by diffusion on atoms and molecules
of the environment contained in the chamber (2),
the environment adapted for generating electrons under the effect of radiations comprising
a gas, comprising a mixture of at least 50% of a rare gas and of carbon dioxide, the
amplification space being constituted of at least 90% by volume by said gas,
characterised in that the distance (e) separating the input electrodes (8) and output electrodes (9) is
greater than 500µm and less than or equal to 1.5mm.
2. Detector according to claim 1, wherein the input electrode of the amplifying structure
(7) corresponds to the cathode (5).
3. Detector according to one of claims 1 or 2, wherein the input electrode (8) is formed
of a face, at least partially conductive, of a radiation-emitting sample (S).
4. Detector according to one of the preceding claims, wherein the environment adapted
for generating electrons under the effect of radiations comprises a gas, comprising
a Neon and carbon dioxide mixture, the Neon representing at least 85% and at the most,
95% by volume of the mixture.
5. Detector according to one of the preceding claims, wherein the amplifying structure
is configured such that between the input electrode and output electrode, an electrical
field of at least 2.5kV/cm prevails.
6. Detector according to one of the preceding claims, further comprising a second amplifying
structure (30), situated between the diffusion space (D) and the anode (6), comprising
a second input electrode (31) and a second output electrode (32), comprising at least
one space for amplifying (A2) electrons, the second input electrode (31) and the second
output electrode (32) being configured such that electrons are generated by flooding
in the amplification space (A2), the diffusion space (D) leading to at least one opening
of the input electrode (31), the second amplifying structure being configured such
that the gain thereof is greater than or equal to 5000.
7. Detector according to claim 6, wherein the second output electrode (32) corresponds
to the anode (6).
8. Detector according to one of the preceding claims, wherein the input electrodes (8)
and output electrodes (9) are constituted of microgrids having a resolution of between
500 and 2000 lpi (between 19.7 lines per mm and 78.7 lines per mm).
9. Detector according to claim 8, wherein the microgrids have a mesh parameter of between
30 and 50µm.
10. Autoradiographic imaging device comprising a detector according to one of the preceding
claims and a sample holder, wherein the cathode is constituted by a sample, at least
partially conductive, disposed on the sample holder.
11. Method for determining the position for emitting electrons detected by the anode of
a detector according to any one of claims 1 to 9, comprising the following steps:
- determining the coordinates of a point A corresponding to the average interactions
of the electrons in the diffusion space (D),
- determining the coordinates of a point B corresponding to the average interactions
of the electrons in the amplification space (A) of the amplifying structure (7),
- determining the emission point as being the point representing the intersection
of the straight line (TC) passing through the points A and B and the reference altitude
plane.