Domaine de l'invention
[0001] La présente invention concerne une orthèse ergonomique adaptée à être attachée à
la jambe d'une personne qui permet à son porteur de s'agenouiller sans provoquer de
contrainte articulaire extrême et/ou prolongée au niveau du genou, de la cheville,
du dos ou du bassin.
Etat de la technique
[0002] Différentes activités nécessitent que la personne les effectuant prenne une position
agenouillée, souvent pour une période prolongée. Parmi ces activités, nous citons
: les travaux du bâtiment, certains travaux dans l'industrie, dans l'agriculture,
ou certains travaux de manutention, etc.. Les travaux du bâtiment, et en particulier
ceux nécessitant des positions agenouillées prolongées, sont à l'origine de blessures
et souffrances bien connues. On rappelle en particulier la souffrance de la rotule
qui est écrasée par les positions maintenues en appui sur celle-ci, mais également
sur la partie inférieure du genou, sur le haut du tibia avec la classique hygroma
des carreleurs, voire l'ancienne pathologie dite des mineurs de fond, à savoir les
lésions des ménisques liées à la position hyper fléchie et en pression maintenue des
genoux. Une telle douleur est occasionnée en grande partie par le contact direct entre
la rotule et le sol, contact qui sera d'autant plus douloureux qu'il y aura des irrégularités
sur le sol.
[0003] On connaît, dans l'état de la technique, l'utilisation des genouillères de protection
pendant le travail effectué en ces positions agenouillées. De telles genouillères
ne font qu'améliorer le contact avec le sol, notamment par un appui souple au niveau
du genou, ce qui permet de protéger la tubérosité tibiale et d'éviter les blessures
en cas d'irrégularités du sol. Elles n'ont par contre aucune action sur l'hyper pression
à l'intérieur du genou (notamment au niveau de la rotule, des ménisques et du tendon
rotulien), l'hyper flexion ou l'hyper extension de la cheville, selon la position
choisie, ni sur l'hyper flexion des orteils et en particulier des articulations métacarpo-phalangiennes
qui vont souffrir si cette position est maintenue. Les douleurs répétitives au niveau
des genoux et des pieds (peu ou pas protégés) occasionnées par des positions répétitives
de courte ou longue durée favorisent l'automatisme des mauvais gestes et postures
qui provoquent des traumatismes à d'autres parties du corps, par exemple aux derniers
disques lombaires (dus à un basculement du buste anticipé) et aux poignets souvent
utilisés comme appui lors d'un agenouillement.
[0004] Par ailleurs, ces genouillères sont souvent maintenues par des élastiques passant
à l'arrière du mollet. De tels liens ont tendance à créer des frottements et à gêner
les retours veineux et sont donc inconfortables.
[0005] Une solution a été proposée dans le document
US 6 438 754 qui décrit une protection du genou consistant en un coussinet en mousse recouvert
d'une toile, fixé à un support rigide et comportant des sangles d'attache autour du
mollet. Un canal longitudinal destiné à loger la jambe du porteur est réalisé dans
le coussinet. Un tel coussinet permet, certes, de déporter l'appui au niveau du tibia,
mais au prix d'avoir le genou complètement suspendu. De surcroît, le canal longitudinal
de réception de la jambe a une forme inclinée et s'arrête brusquement en dessous du
genou. De ce fait, lorsque le corps est penché en avant, la charge est concentrée
au niveau de l'arrête avant du coussinet provoquant une gêne à cet endroit, tout en
risquant de déséquilibrer son porteur à cause du couple de basculement créé, l'inclinaison
du canal provoquant également un glissement de la jambe.
[0006] Le document
US 6 415 441 décrit un autre dispositif de protection comportant une coque qui entoure le tibia
en s'arrêtant en-dessous du genou, qui est attachée par des sangles autour du mollet
et est supportée par un petit rehausseur au niveau de son extrémité avant. Assurant,
certes, une meilleure stabilité du porteur que le coussinet du document précédent,
ce dispositif présente l'inconvénient de provoquer un cisaillement à l'intérieur du
genou et de mettre les orteils en hyper flexion, d'exercer une contrainte d'extension
également au niveau de la cheville et de présenter donc une gêne en utilisation. De
surcroît, de par les faibles dimensions de la surface d'appui, un basculement vers
l'avant peut se produire avec le risque de déséquilibrer le porteur.
[0007] Le document
US 6 845 515 décrit, lui, un appui pour la partie inférieure du tibia, qui est positionné et mis
en place à partir du pied de l'utilisateur. Afin de protéger également le genou, cet
appui du tibia est utilisé en association avec une genouillère de type connu. Un tel
ensemble permet, certes, de relâcher les tensions au niveau de la cheville et des
orteils, mais tout en maintenant la charge au niveau de la rotule et du tendon rotulien.
Une telle sollicitation au niveau du genou est difficile à supporter dans le temps.
[0008] Par ailleurs, les documents
US 2003/0127900 et
US 7 669 920 décrivent des dispositifs de support de la partie inférieure du corps d'un utilisateur
en position agenouillée munis d'un siège. De tels dispositifs permettent de libérer
les contraintes au niveau de la cheville et des orteils lorsque la personne est assise
sur le siège du dispositif, mais pas au niveau du genou qui reste très sollicité surtout
lorsque la personne quitte le siège ou se penche en avant.
Objet de l'invention
[0009] Le but de l'invention est de proposer une orthèse ergonomique d'appui pour jambe
qui permet de remédier aux inconvénients des dispositifs précités, notamment qui permet
de soulager les efforts articulaires et musculaires lors du fléchissement de la jambe,
d'éviter l'apparition de traumatismes en position agenouillée, d'améliorer le confort
lors des travaux exécutés au sol, de soulager les travaux de manutention lors de la
pose de matériels ou matériaux ainsi que de protéger la jambe de coups éventuels.
[0010] Un autre but de l'invention est de proposer une orthèse ergonomique d'appui pour
jambe qui permet d'effectuer des travaux en position agenouillée, tout en libérant
l'es articulations au niveau de la jambe, du pied, du bassin ou du dos, et permettant
à l'utilisateur d'adopter une posture naturelle du corps, même lorsque la position
agenouillée est maintenue dans le temps.
[0011] Un autre but de l'invention est de proposer une orthèse ergonomique d'appui pour
la jambe permettant d'effectuer, de manière confortable et en limitant l'effort, des
travaux nécessitant l'appui au sol d'un ou des deux genoux, tout en permettant à son
utilisateur de revenir à la position debout sans effort.
[0012] Un autre but de l'invention est de proposer une orthèse ergonomique d'appui pour
jambe permettant d'éviter d'atteindre les amplitudes extrêmes d'extension et de flexion
des articulations des membres inférieurs, au niveau du genou, de la cheville et des
orteils.
[0013] Un autre but de l'invention est de proposer une orthèse ergonomique d'appui pour
jambe qui permet un déplacement en position agenouillée confortable, stable, ne nécessitant
aucune action d'appui des pieds et des mains.
[0014] Un autre but de l'invention est de proposer une orthèse ergonomique d'appui pour
la jambe permettant un bon confort en utilisation, tout en pouvant être fabriquée
de manière économique.
[0015] Ces buts sont atteints avec une orthèse ergonomique d'appui pour jambe comportant
un corps principal qui est réalisé de manière à présenter une longueur sensiblement
égale au moins à la distance entre la rotule et la tubérosité tibiale, la partie inférieure
du corps formant une base sensiblement plane et destinée à prendre appui au sol et
la partie supérieure présentant une gouttière permettant de loger la jambe, ainsi
que des moyens d'attache au porteur, du fait que ledit corps présente en sa partie
arrière une hauteur arrière sensiblement égale à la longueur du pied du porteur, déduction
faite de la hauteur des orteils, et, en sa partie avant, une hauteur avant qui est
sensiblement égale ou supérieure à ladite hauteur arrière, et en ce que ladite gouttière
présente un profil réalisé de manière à épouser la forme du tibia et de la partie
inférieure du genou.
[0016] Par profil réalisé de manière à épouser la forme du tibia et de la partie inférieure
du genou, on comprend un profil de la gouttière qui permet de se conformer au moins
en partie à l'anatomie des parties dures de la jambe et de la partie inférieure du
genou. Ainsi, tel que vu en coupe longitudinale, la partie avant du profil de la gouttière
comporte au moins un premier dégagement ayant sensiblement la forme de la partie inférieure
du genou et, de préférence, également un deuxième dégagement permettant de loger la
tubérosité tibiale. La gouttière peut, de surcroît, comporter une partie légèrement
inclinée vers le bas pour constituer une zone d'appui pour la crête tibiale. Une telle
forme du profil de la gouttière permet d'obtenir un bon appui de la jambe ce qui assure
une répartition uniforme de la charge du corps sur toute la longueur de l'orthèse.
[0017] De plus, le corps de l'orthèse est suffisamment haut pour permettre de diminuer l'amplitude
de la flexion des genoux lors du passage de la position debout à la position agenouillée,
soulageant ainsi les contraintes articulaires et/ou musculaires du genou, du pied,
de la cuisse et de la jambe. Par ailleurs, les hanches restent libres permettant une
grande mobilité du buste, dans toutes les directions, les mouvements n'étant pas retenus
par des douleurs provoquées par le contact direct de la jambe avec le sol ou lors
de l'emploi des dispositifs de l'état de la technique. Cette hauteur est toutefois
limitée, en la partie arrière du corps, afin de permettre aux doigts de pieds de prendre
appui au sol lorsque la personne portant l'orthèse veut s'agenouiller ou se mettre
debout. Cette hauteur bien déterminée du corps principal permet de soulager donc les
efforts musculaires en limitant la hauteur de flexion pour un agenouillement sur une
ou deux jambes, mais également lors des travaux de manutention, de jardinage, etc.,
tout en permettant de générer des bonnes postures.
[0018] Par ailleurs, le corps principal est suffisamment haut pour protéger la jambe du
porteur et ses vêtements de l'eau, des salissures, de produits polluants lors des
travaux effectués.
[0019] La longueur de l'orthèse est supérieure à la distance comprise entre la rotule et
la tubérosité tibiale. De préférence, la longueur minimale de l'orthèse est comprise
entre le bas (la base) de la tubérosité tibiale et la face antérieure de la cuisse
mesurée en position agenouillée sur l'orthèse lorsque le genou est fléchi à 90° par
rapport à l'horizontale.
[0020] Ainsi, l'orthèse de l'invention permet de soulager et de supprimer les tensions et
douleurs au niveau des articulations du pied, de la cheville, de la tubérosité tibiale,
du genou (notamment de la rotule, des ménisques, du tendon rotulien), de libérer le
mouvement des hanches, supprime la contrainte du nerf fibulaire au niveau de la tête
de péroné, permet de respecter les lordoses physiologiques dans les travaux de manutention,
permet de protéger la charnière lombo-sacrée, etc.
[0021] Avantageusement, la partie avant dudit profil comporte un premier dégagement réalisé
de manière à ce que sa profondeur et/ou sa forme permet de loger la partie inférieure
du genou. Ceci permet de créer un espace de réception de la rotule afin d'éviter son
écrasement et de soulager l'appui sur celle-ci.
[0022] De préférence, ledit dégagement se prolonge vers l'avant de l'orthèse par un raccord
ou par un chanfrein relié à ladite base via une face avant qui forme un angle aigu
avec cette dernière. Un tel chanfrein ou raccord permet de laisser libre la rotule
lors des différents mouvements d'extension du genou et de fournir un appui au tendon
rotulien et/ou à la rotule lors d'un mouvement vers l'avant du porteur. La face avant
inclinée a pour rôle d'augmenter la stabilité lorsque le porteur se penche en avant.
[0023] Avantageusement, ladite gouttière a une forme conique, la base du cône étant orientée
vers l'avant de l'orthèse. Une telle forme conique de la gouttière lui permet de mieux
s'adapter à la forme de la jambe, en l'entourant de ses parois latérales sur toute
la longueur de l'orthèse, pour plus de stabilité.
[0024] De préférence, les parois latérales de ladite gouttière comportent au moins un dégagement
latéral au niveau de l'articulation du genou. Ce dégagement pratiqué dans les parois
latérales de la gouttière permet d'augmenter le confort, notamment lors d'un usage
intensif de l'orthèse, en supprimant les zones de frottement latéral au niveau de
l'articulation du genou.
[0025] Avantageusement, l'orthèse de l'invention comprend un corps de siège et des moyens
de liaison de ce dernier audit corps principal.
[0026] Un tel corps de siège permet de limiter la flexion par un appui des cuisses sur une
butée venant en contact avec le sol. Le corps de siège est relié, de manière fixe
ou amovible, au corps principal de l'orthèse. Ceci permet d'avoir un appui supplémentaire
à l'arrière de l'orthèse pour libérer toutes les articulations du pied, des chevilles
ou du genou, ainsi que les compressions, les flexions ou extensions au niveau de celles-ci,
tout en offrant une station de repos entre deux taches. De plus, en partant d'une
position assise et rehaussée, le buste peut être maintenu droit ou facilement basculé
en avant jusqu'à prendre appui au sol avec les mains, sans exercer de pression sur
les articulations.
[0027] Ainsi, la forme de l'orthèse ergonomique d'appui de l'invention permet d'épouser
la forme de la jambe, notamment au niveau de la partie inférieure du genou et du tibia,
et de réduire, en répartissant de manière uniforme sur la longueur de l'orthèse, la
pression exercée habituellement sur la rotule en position agenouillée et selon les
différentes postures du corps. Ainsi, lorsque le buste est vers l'avant, la pression
est répartie sur la moitié avant de l'orthèse ; lorsque le bassin bascule vers les
talons, la pression est répartie sur la moitié arrière de l'orthèse ; et lorsque le
buste se redresse en position assise sur le corps de siège, le siège soulage la pression
sur le tibia et supprime complètement la pression au niveau des genoux. Le retour
à la position debout est également facilitée en basculant le buste en arrière à partir
de la position assise sur le siège.
[0028] De préférence, ledit corps de siège comporte une ouverture de passage du pied située
entre une base d'appui et une butée de siège. Ceci permet, lors de la mise en place
de l'orthèse autour de la jambe, de glisser librement la cheville, à travers l'ouverture
du corps de siège, tout en laissant à la cheville la possibilité de prendre différentes
positions par rapport à l'appui offert par le bord inférieur de cette ouverture de
passage.
[0029] Avantageusement, ledit corps principal et/ou ledit corps de siège sont munis d'au
moins un revêtement de confort sur les parties venant en contact avec la jambe et/ou
la cuisse. Ceci permet d'améliorer le contact avec la jambe et, de ce fait, augmenter
la performance de la répartition de la charge, ainsi que d'assurer un meilleur confort
en utilisation.
[0030] De préférence, l'orthèse de l'invention comporte des moyens de réglage de la hauteur
et de la longueur dudit corps principal et dudit corps de siège, ainsi que de la distance
entre ledit corps principal et ledit corps de siège permettant leur ajustement à la
taille du porteur. Ceci permet au porteur de travailler dans la position optimale
et d'adopter les bonnes postures pendant le travail.
[0031] Avantageusement, lesdits moyens d'attache comportent au moins une bretelle reliant
ledit corps principal à la ceinture du porteur et ladite orthèse comporte également
des moyens de positionnement dudit corps principal autour de la jambe et/ou dudit
corps de siège autour du pied. Ceci permet à l'orthèse d'être suspendue à la taille
du porteur, son poids pouvant donc être supporté par une ceinture, et non pas par
des sangles serrées autour du mollet. Ceci a pour effet de supprimer toute gêne due
au serrage des sangles, tout en favorisant le retour veineux et le confort du porteur.
L'orthèse est alors uniquement positionnée par rapport à la jambe, par exemple, de
par sa forme ou en utilisant des moyens de positionnement sans serrage.
Description des figures
[0032]
La figure 1 illustre une vue en coupe longitudinale de l'orthèse de l'invention, avec
la jambe du porteur représentée en prenant appui sur l'orthèse afin de mieux pouvoir
expliquer le principe de fonctionnement de celle-ci.
Les figures 2 à 13 illustrent par des vues en perspective différentes variantes de
réalisation de l'orthèse de l'invention.
La figure 14a illustre un équipement de protection comportant deux orthèses de l'invention
et les figures 14bà 14d différents composants de cet ensemble.
Les figures 15a à 15c illustrent par des vues en perspective différents accessoires
destinés à être utilisés avec l'orthèse de l'invention.
Liste des repères :
[0033]
| 1 |
Orthèse ergonomique d'appui |
| 2 |
Corps principal |
| 2a,2b |
Blocs corps principal |
| 3 |
Base |
| 4 |
Gouttière |
| 5 |
Bretelle |
| 6 |
Profil |
| 7 |
Premier dégagement |
| 8 |
Chanfrein, raccord |
| 9 |
Face avant |
| 10 |
Parois latérales |
| 11,11' |
Dégagement latéral |
| 12 |
Corps de siège |
| 12a,12b |
Blocs corps de siège |
| 13 |
Ouverture |
| 14 |
Base d'appui |
| 15 |
Butée de siège |
| 16 |
Revêtement de confort jambe |
| 17 |
Revêtement de confort cheville |
| 18 |
Revêtement de confort cuisses |
| 19 |
Bande de fixation |
| 20 |
Taile de positionnement |
| 21 |
Sangle de fixation |
| 22 |
Tige |
| 23 |
Chanfrein arrière |
| 24 |
Deuxième dégagement |
| 25 |
Ligne en pente |
| 26 |
Attache bretelle |
| 27 |
Face latérale |
| 28 |
Cache |
| 29 |
Traçage de découpe horizontal |
| 30 |
Traçage de découpe verticale |
| 31 |
Passages toile |
| 32 |
Glissière corps de siècle |
| 33 |
Soufflet de protection de projectile |
| 34 |
Gouttière arrière |
| 35 |
Support cuisse |
| 136 |
Bandeau de cuisse |
| 37 |
Passage sangle |
| 38 |
Tige coulissante |
| 39 |
Semelle |
| 40 |
Support cheville |
| 41 |
Languette glissière |
| 42 |
Rainure glissière |
| 43 |
Bloc rehausseur |
| 44 |
Tiges |
| 45 |
Logements |
| 46 |
Passant sangle |
| 47 |
Boîtier principal |
| 48 |
Boîtier de siège |
| 49 |
Charnière |
| 50 |
Plaque de liaison |
| 51 |
Tenons |
| 52 |
Orifices corps orthèse |
| 53 |
Orifices traversants |
| 54,54' |
Ensemble escamotable |
| 55 |
Premier bras |
| 56 |
Deuxième bras |
| 57 |
Tige coulissante |
| 58 |
Articulation de pivotement |
| 59 |
Deuxième articulation |
| 60 |
Languette coulissante |
| 61 |
Bras pivotant |
| 62 |
Première articulation |
| 63 |
Deuxième articulation |
| 64 |
Vis de réglage |
| 65 |
Languette de support |
| 66 |
Equipement de protection |
| 67 |
Ceinture |
| 68 |
Sangles cuisse |
| 69 |
Manchon tissu |
| 70 |
Patins |
| 71 |
Plaque de fixation |
| 72 |
Crochet de sécurité |
| 73 |
Plantoir conique |
| 74 |
Tige télescopique |
| 75 |
Cône d'appui |
| 76 |
Pièce de liaison |
Description détaillée de l'invention
[0034] La figure 1 illustre une orthèse ergonomique d'appui 1 pour jambe selon l'invention
et la façon dont la jambe prend appui sur l'orthèse, L'orthèse comprend un corps principal
2 dont la partie inférieure forme une base plane 3 qui prend appui au sol et la partie
supérieure comporte une gouttière 4 prévue pour loger la jambe du porteur d'orthèse.
L'orthèse 1 comprend également des moyens d'attache au corps du porteur, telle une
bretelle 5, tel qu'il sera expliqué par la suite.
[0035] Selon l'invention, la gouttière 4 présente un profil 6 réalisé de manière à épouser
la forme du tibia et de la partie inférieure du genou. Plus particulièrement en référence
à la figure 1, le profil 6 présente, à la partie avant de l'orthèse 1, un premier
dégagement 7 légèrement plus profond que la partie protubérante de la rotule et s'étendant
sur une longueur correspondante à environ à la moitié inférieure de la rotule. Ce
premier dégagement permet de soulager l'appui sur la rotule. Le premier dégagement
7 est raccordé à un deuxième dégagement 24, qui se trouve dans le prolongement du
premier et permet de loger la tubérosité tibiale du porteur d'orthèse. Le profil 6
de la gouttière 4 continue vers la partie arrière de l'orthèse 1 selon une ligne en
pente 25 légèrement descendante pour donner au profil arrière de la gouttière 4 la
forme de la crête tibiale du porteur et former une zone d'appui pour cette dernière.
Le profil longitudinal de la gouttière est réalisé de manière à ce que la jambe prend
appui sur toute la longueur de l'orthèse afin de mieux répartir la charge sur celle-ci
lors d'un appui au sol. Un chanfrein arrière 23 peut également être prévu afin d'empêcher
le contact vif avec la jambe lors du retour en position debout. Les dégagements 7
et 24 peuvent servir de repères au bon positionnement de la jambe sur l'orthèse.
[0036] Selon l'invention également, l'orthèse présente en sa partie arrière une hauteur
arrière (Har) sensiblement égale à la longueur du pied, déduction faite de la hauteur
des orteils, et, en sa partie avant, une hauteur avant (Hav) qui est sensiblement
égale ou supérieure à ladite hauteur arrière. La hauteur du corps principal 1 permet
donc de réduire la hauteur de flexion de la jambe, en soulageant ainsi les contraintes
articulaires et/ou musculaires du genou, de la cheville, du pied, de la cuisse et
de la jambe. La longueur (I) du corps principal 2 est sensiblement égale ou supérieure
à la distance comprise entre la rotule et la tubérosité tibiale du porteur, autrement
dit, supérieure à la distance comprise entre la base de la tubérosité tibiale et la
face antérieure de la cuisse lorsque el genou est fléchi à 90° par rapport à l'horizontale,
la jambe prenant appui sur l'orthèse. Ceci permet de répartir uniformément la charge
du corps du porteur et du poids porté par celui-ci sur toute la longueur du corps
principal.
[0037] Le corps principal 2 présente une face avant 9 indignée qui fait un angle compris
entre 60° et 85° avec le plan horizontal et permet une meilleure stabilité du porteur
lorsqu'il se penche en avant.
[0038] La gouttière 4 a une forme conique afin de mieux s'adapter à la forme de la jambe
et présente des parois latérales 10 qui remontent jusqu'à environ la moitie du mollet
afin d'offrir plus de stabilité latérale. Un dégagement latéral 11 est réalisé dans
les parois latérales au niveau de l'articulation du genou afin d'éviter les frottements
avec celui-ci.
[0039] L'orthèse 1 est suspendue à la taille du porteur, en étant attachée à la ceinture
de celui-ci par une bretelle 5. En option, des moyens de positionnement sans serrage
de l'orthèse autour de la jambe peuvent être prévus, telle une toile de positionnement
20 fermée par une bande d'attache 19.
[0040] Selon un autre aspect avantageux de l'invention, le corps principal 2 de l'orthèse
1 est lié à un corps de siège 12. Cette liaison est réalisée par la tige 22 dans l'exemple
de la figure 1. Le corps de siège 12 présente, en sa partie inférieure, une base d'appui
14 au sol et , en sa partie supérieure, une butée de siège 15. Une ouverture 13 est
prévue dans le corps de siège 12 pour permettre le passage du pied du porteur. La
face antérieure de la partie inférieure du tibia vient alors en appui sur le rebord
de l'ouverture 13. Le porteur peut mettre en appui sa cuisse sur la butée de siège
15 afin de libérer complètement les contraintes au niveau de la cheville. La cheville
est libre à prendre toute position tel qu'indiqué par les flèches F2 à F4, notamment
lorsque le porteur de l'orthèse s'assied sur le butée de siège 15, les doigts étant
orientés selon F1. Cette position assise permet alors de libérer toutes les articulations
du pied, des chevilles ou du genou, ainsi que les compressions, les flexions ou extensions
au niveau de celles-ci, tout en offrant au porteur une station de repos entre deux
tâches.
[0041] Le corps 2 et/ou corps de siège 12 peuvent être réalisés en une matière plastique
(thermoplastique, thermodurcissable ou élastomère), en résine (notamment en résine
comportant du latex), ou à partir de matériaux naturels ou en matériaux comportant
des matériaux naturels, tel le liège (notamment le liège reconstitué), le bois (notamment
le bois postformé), le cuir, ou à partir de matériaux composites recyclables, ou encore
en métal. Un tel matériau peut être, au moins en partie, recouvert d'une matière textile.
[0042] Selon un autre aspect avantageux de l'invention, des revêtements de confort, en mousse
souple ou en gel, sont disposés sur les surfaces de contact entre l'orthèse et le
corps du porteur, tels un revêtement de confort pour la jambe 16 disposé à l'intérieur
de la gouttière 4, un revêtement de confort pour la cheville 17 disposé sur le rebord
de l'ouverture 13 et un revêtement de confort pour la cuisse 18 disposé sur la butée
de siège 15.
[0043] Une orthèse ainsi réalisée présente une longueur L qui doit être inférieure à la
distance entre l'articulation du genou et celle de la cheville, afin de laisser de
la liberté de mouvement à cette dernière. Une telle orthèse est attachée au porteur
par la bretelle 5, la toile 20 et par une sangle de fixation 21 qui passe sous le
pied. L'orthèse étant ainsi attachée au porteur, ce dernier peut alors se déplacer
facilement, en position debout ou en position agenouillée et également passer facilement
d'une position à une autre.
[0044] Les orthèses représentées sur les figures 2 à 14 illustrent des exemples de réalisation
de l'orthèse de l'invention, les repères portant le même numéro que ceux de la figure
1 ayant la même fonction que précédemment décrit.
[0045] La figure 2 illustre un premier exemple de réalisation d'orthèse à partir d'un bloc
en un matériau thermoplastique, telle PVC ou le polystyrène expansé, ou en une mousse,
telle une mousse de polyuréthane. Le bloc présente une hauteur Hr qui peut être adaptée
à la taille du porteur en effectuant des découpes au niveau de la base du bloc, selon
des traçages de découpe horizontale 29 marquées sur le corps de l'orthèse. Le bloc
présente une longueur Lr qui peut être adaptée à la taille du porteur en effectuant
des découpes au niveau de la face arrière du bloc, selon des traçages de découpe verticale
30 marquées sur le corps de l'orthèse. Un cache 28 muni de joint d'emboîtement peut
être fixé sur la face arrière du bloc. Un revêtement de confort 16 est placé sur la
gouttière 4. Les parois latérales 27 sont inclinées de manière à ce que la base 3
soit plus large que la largeur de la gouttière (parois latérales comprises) pour plus
de stabilité. Une attache 26 de fixation de bretelle relie l'orthèse à la taille du
porteur est attaché au corps de celle-ci et des passages 31 pour la toile de positionnement
autour du mollet sont prévus à travers le corps de l'orthèse.
[0046] La figure 3 illustre un deuxième exemple de réalisation de l'orthèse de l'invention
également à partir d'un bloc de matériau thermoplastique ou thermodurcissable, comme
dans l'exemple précédent, mais dont le bloc est réalisé avec une partie de corps de
siège située dans le prolongement du corps principal. Le corps de siège 12 peut être
réalisé en une seule pièce avec le corps principal 2 ou, comme dans l'exemple représenté
à la figure 3, en deux pièces, par exemple en utilisant une glissière 32 appartenant
au corps principal 2 sur laquelle vient coulisser un tiroir de forme correspondante
appartenant au corps de siège 12. La butée de siège 15 peut être réalisée en une seule
pièce avec le corps de siège 12 ou, comme représenté sur la figure 3, en deux parties
emboîtables, par exemple à l'aide d'un assemblage de forme. L'orthèse de la figure
3 présente une hauteur Hr qui peut être adaptée à la taille du porteur en découpant
le bloc selon les traçages de découpe horizontale 29. Dans la variante où l'orthèse
est réalisée en une pièce monobloc, des traçages de découpe verticales peuvent également
être prévus afin d'adapter la longueur de l'orthèse à la taille du porteur. L'orthèse
est fixée par une bretelle 5 à la ceinture du porteur, par la toile 20 autour du mollet
et par la sangle 21 autour du pied.
[0047] Les orthèses réalisées selon les exemples des figures 2 et 3 sont destinées à une
utilisation grand public, notamment pour les personnes souhaitant effectuer des travaux
domestiques, du jardinage, des loisirs, etc. Les orthèses qui seront présentées dans
ce qui suit seront destinées plus particulièrement à l'usage des professionnels du
bâtiment, de l'industrie, etc.
[0048] La figure 4 illustre un troisième exemple de réalisation de l'orthèse de l'invention.
Le corps 2 de l'orthèse 1 comprend deux blocs 2a,2b reliées ensemble par des tiges
38 solidaires d'un bloc 2a et qui coulissent dans des logements de forme correspondante
prévus dans l'autre bloc 2b. L'agencement coulissant des deux blocs 2a,2b permet d'ajuster
la longueur du corps 2 et l'adapter à la taille du porteur. L'adaptation en hauteur
se fait en emboîtant (par exemple par un assemblage de forme) des semelles 39 sur
la partie inférieure des blocs 2a,2b. Les blocs 2a,2b présentent chacun une gouttière
4,34 ayant le rôle de s'adapter à la forme de la partie inférieure du genou et à celle
du tibia, comme précédemment décrit, afin de répartir la charge sur la longueur de
la gouttière. Les parois latérales des gouttières 4,34 assurent un positionnement
latéral de la jambe. La partie avant du bloc 2a comporte de plus un soufflet 33 de
protection de projectile pouvant être généré par les travaux effectués. Le soufflet
33 présente une attache 26 pour une bretelle de suspension à la taille ou pour le
passage d'une sangle fixée à un bandeau de cuisse, tel le bandeau 36 comportant, à
son tour, des passages de sangle 37. Le bloc 2b comprend un corps de siège 12 sous
forme d'une cale de rehaussement munie d'une ouverture de passage 13 pour le pied.
Un support de cuisse 35 est disposé sur la partie supérieure du corps de siège 12.
[0049] Une orthèse du type illustrée en figure 4 peut être réalisée par assemblage de différentes
pièces réalisées en une matière plastique par une technique d'injection pour les différentes
parties des corps 2 et 12 et en un matériau thermodurcissable pour les semelles. L'ensemble
ainsi obtenu est très léger et assure une grande mobilité au porteur de l'orthèse.
De plus, il permet de protéger la jambe, mais également le genou contre les éventuels
coups lors des déplacements.
[0050] La figure 5 illustre un quatrième exemple de réalisation de l'orthèse 1 de l'invention.
Elle comprend un bloc principal 2 comportant une gouttière 4 dont le profil longitudinal
permet de s'adapter à la forme de la partie inférieure du genou et à celle du tibia
et les parois latérales servent de positionnement latéral de la jambe. Le faces latérales
du corps principal 2 comprennent chacune une rainure de glissière 42 qui coopère avec
une languette de glissière 41 prévue sur chacune des faces latérales du corps de siège
12 dans un but de réglage de la longueur de l'orthèse. Le corps de siège 12 est réalisé
en deux parties 12a,12b emboîtables par coulissement l'une dans l'autre et permettant
ainsi un réglage de la hauteur de la butée de siège 15. La butée de siège 15 peut,
de plus, être montée pivotante autour d'un axe horizontal (non représenté) pour s'adapter
à l'inclinaison de la cuisse du porteur. Le réglage de la hauteur du corps principal
2 et du corps de siège 12 se fait en emboîtant les tiges des blocs rehausseurs 43
dans des logements 45 prévus à cet effet dans le corps de l'orthèse, un tel emboîtement
pouvant par exemple se faire par coulissement. Avantageusement, chaque bloc rehausseur
43 est réalisé par emboîtement de plusieurs petits blocs étagés, pour un réglage plus
fin de la hauteur de l'orthèse. Des passants 46 pour des sangles (non représentées)
permettent l'attache de l'orthèse au corps du porteur.
[0051] La figure 6 illustre un cinquième exemple de réalisation de l'orthèse 1 de l'invention
où le corps principal 2 est agencé coulissant verticalement à l'intérieur d'un boîtier
principal 47 et le corps de siège 12 est agencé coulissant verticalement à l'intérieur
d'un boîtier de siège 48. Le corps principal 2 comprend une gouttière 4 dont le profil
longitudinal permet de s'adapter à la forme de la partie inférieure du genou (voir
le dégagement 7) et à celle du tibia. Le corps de siège 12 présente une ouverture
13 de passage du pied et est réalisé de manière à pouvoir s'ouvrir par pivotement
autour d'une charnière latérale 49. Le boîtier du corps de siège 48 est relié au boîtier
du corps principal 47 par deux plaques de liaison 50. Chaque plaque de liaison 50
comporte des orifices traversants 53 permettant un réglage de la distance entre les
deux boîtiers. Le réglage en hauteur et en longueur de l'orthèse se fait en fixant
les tenons 51 dans les orifices 52 du corps principal 2 et du corps de siège 12 en
passant par les orifices 53 de la plaque de liaison 50. L'ensemble ainsi obtenu est
attaché au moyen des sangles ou bretelles attachées aux passants 46, une toile 20
assurant le positionnement autour de la jambe du porteur.
[0052] Les figures 7 et 8 illustrent respectivement un sixième et un septième exemples de
réalisation de l'orthèse de l'invention où le corps principal 2 de l'orthèse est relié
à un ensemble escamotable de corps de siège 54, respectivement 54', Les ensembles
54,54' sont réalisés de manière à pouvoir être rangés le long du corps principal 2
en position de stockage. Le corps principal 2 est réalisé de manière similaire à celui
de l'exemple de la figure 5, le réglage en hauteur se faisant par emboîtement de blocs
rehausseurs 43 modulaires sur la base du corps principal.
[0053] Le réglage de la hauteur du corps de siège se fait, dans l'exemple de la figure 7,
en attachant un ensemble escamotable 54 au corps 2. L'ensemble escamotable 54 comprend
un premier bras 55 comportant, à l'une de ses extrémités, une première articulation
de pivotement 58 autour d'un axe du corps 2 et, à l'extrémité opposée, une deuxième
articulation 59 autour de laquelle est monté pivotant un deuxième bras 56 qui se prolonge
par une tige coulissante 57 permettant de varier la hauteur de la butée de siège 15.
[0054] Le réglage de la longueur de la butée de siège 15 de la figure 8 se fait en utilisant
une languette coulissante 60 dans une rainure prévue à cet effet sur le côté du corps
principal 2. La languette 60 est munie à son extrémité faisant saillie à l'extérieur
du corps 2, d'une première articulation de pivotement 62 prolongée par un ras portant
une deuxième articulation de pivotement 63 autour de laquelle est amené à tourner
un bras pivotant 61 dont l'extrémité forme la butée de siège 15.
[0055] Les figures 9 à 13 illustrent d'autres exemples de réalisation de l'orthèse 1 de
l'invention qui ont en commun une construction de gouttière 4 sous forme de coque
élastique comportant des parois latérales 10 de stabilité de la jambe présentant un
premier dégagement latéral 11 et un deuxième dégagement latéral 11' afin d'éviter
les frottements au niveau de l'articulation du genou. Une telle gouttière 4 peut être
réalisée en une matière plastique, par exemple en polypropylène, en PVC, etc. par
une technique d'injection ou également en métal, par exemple en acier ou en aluminium,
[0056] La gouttière 4 est supportée par un corps principal 2 dont la hauteur peut être réglée
de différentes manières. Ainsi, la hauteur du corps principal des figures 9 et 11
peut être réglée par emboîtement de plusieurs blocs sur la base du premier. La hauteur
du corps de la figure 10 est réalisée par coulissement par rapport à un boîtier externe.
Le corps principal 2 de l'orthèse illustrée en figure 12 est réalisé en un seul bloc
qui peut alors être découpé à la hauteur voulue.
[0057] Le corps principal 2 est relié à un corps de siège 12 dont la hauteur de la butée
de siège 15 et la distance par rapport au corps principal 2 peuvent être réglées de
différentes manières, de manière similaire aux exemples précédemment décrits. Le corps
de siège 12 de la figure 11 est lui réglable en hauteur à l'aide d'une vis de réglage
64. Le corps de siège 12 de l'orthèse illustrée en figure 12 est réalisé en un seul
bloc qui peut alors être découpé à la hauteur voulue.
[0058] La gouttière 4 de l'orthèse 1 illustrée à la figure 13 est supportée par une languette
de support 65 d'un corps principal 2 réalisé à base d'un profilé dont la section transversale
a une forme générale en L. Le corps de siège 12 comportant la butée de siège 15 est,
dans cet exemple, fixé directement sur la gouttière 4, à l'extrémité arrière de celle-ci.
Des moyens de réglage en hauteur du corps principal peuvent être prévus, telles des
semelles 39.
[0059] La figure 14a illustre un équipement de protection 66 comportant deux orthèses 1
de l'invention et les figures 14b à 14d différents composants de cet ensemble. L'équipement
de protection 66 comprend deux manchons de tissu 69 qui sont reliés à une ceinture
67 par des bretelles 5 et autour des cuisses par des sangles 68. A l'intérieur de
chaque manchon 69 est introduite une orthèse 1, qui peut être fermée par une toile
20 et des moyens d'attache au manchon, telles des attaches de type Velcro
®. Les manchons 69 comportent des sangles de fixation 21 au pied, un corps de siège
12 pouvant être introduit à l'intérieur de la boucle formée par la sangle 21. La sangle
de fixation 21 constitue ainsi le lien qui relie le corps de siège 12 avec le corps
principal 2 de l'orthèse 1. Des patins 70 sont prévus pour assurer le contact de l'équipement
avec le sol.
[0060] Les figures 15a à 15c illustrent des accessoires destinés à être fixés sur la base
d'une orthèse 1 de l'invention. Chaque accessoire comporte une plaque de fixation
71, réalisée par exemple en une matière plastique, et dont les dimensions sont adaptées
à celles du corps de l'orthèse, Chaque plaque comporte des moyens de fixation au corps
de l'orthèse. La surface inférieure de contact avec le sol de la plaque 71 est de
préférence munie de moyens antidérapants.
[0061] L'accessoire de la figure 15a est prévu pour les travaux de couverture de toiture,
la plaque 71 comportant à l'avant un crochet de sécurité 72 monté sur glissière de
manière à ce que sa distance par rapport à la plaque 71 soit réglable. Le crochet
pend appui sur le liteau lors des travaux de couverture de toiture.
[0062] L'accessoire de la figure 15b est prévu pour les travaux de jardinage, la plaque
71 comportant à l'avant un plantoir conique 72 monté sur une tige télescopique 74
de manière à ce que sa distance par rapport à la plaque 71 soit réglable.
[0063] L'accessoire de la figure 15c est prévu pour les travaux de maçonnerie, la plaque
71 comportant en dessous un cône d'appui 75 monté sur la plaque 71 moyennant une pièce
de liaison 76.
[0064] Dans un autre exemple d'accessoire (non représenté sur les figures), on peut rendre
solidaires deux orthèses entre elles (une pour chaque jambe) en reliant ensemble deux
plaques de fixation 71.
[0065] L'orthèse de l'invention trouve son utilisation dans les travaux du bâtiment (pose
de carrelage, de revêtement du sol, maçonnerie, plomberie, couverture de toiture,
etc.), de l'industrie (par exemple lors des travaux de nettoyage, de manutention,
etc.), de l'agriculture, de la horticulture, de la sylviculture, et toute autre activité
où le travail nécessite la pose au sol d'au moins un genou, de manière répétitive.
[0066] D'autres exemples et modes de réalisation de l'invention peuvent être envisagés sans
sortir du cadre de ses revendications.
1. Orthèse ergonomique d'appui (1) pour jambe comportant un corps principal (2) qui est
réalisé de manière à présenter une longueur sensiblement égale au moins à la distance
entre la rotule et la tubérosité tibiale, la partie inférieure du corps formant une
base (3) sensiblement plane et destinée à prendre appui au sol et la partie supérieure
présentant une gouttière (4) permettant de loger la jambe, ainsi que des moyens d'attache
au porteur, caractérisée en ce que ledit corps principal présente en sa partie arrière une hauteur arrière (Har) sensiblement
égale à la longueur du pied du porteur, déduction faite de la hauteur des orteils,
et, en sa partie avant, une hauteur avant (Hav) qui est sensiblement égale ou supérieure
à ladite hauteur arrière, et en ce que ladite gouttière présente un profil (6) réalisé de manière à épouser la forme du
tibia et de la partie inférieure du genou.
2. Orthèse selon la revendication 1, caractérisée en ce que la partie avant dudit profil comporte au moins un premier dégagement (7) réalisé
de manière à ce que sa profondeur et/ou sa forme permet de loger la partie inférieure
du genou.
3. Orthèse selon la revendication 2, caractérisée en ce que ledit dégagement se prolonge vers l'avant de l'orthèse par un raccord ou par un chanfrein
(8) relié à ladite base via une face avant (9) qui forme un angle aigu avec cette
dernière.
4. Orthèse selon l'une des revendications précédentes, caractérisée en ce que ladite gouttière (6) a une forme conique, la base du cône état orientée vers l'avant
de l'orthèse,
5. Orthèse selon l'une des revendications précédentes, caractérisée en ce que les parois latérales (10) de ladite gouttière (6) comportent au moins un dégagement
latéral (11) au niveau de l'articulation du genou.
6. Orthèse selon l'une des revendications précédentes, caractérisée en ce qu'elle comprend un corps de siège (12) et des moyens de liaison de ce dernier audit
corps principal.
7. Orthèse selon la revendication 6, caractérisée en ce que ledit corps de siège comporte une ouverture (13) de passage du pied située entre
une base d'appui (14) et une butée de siège (15).
8. Orthèse selon l'une des revendications précédentes, caractérisée en ce que ledit corps (2) et/ou ledit le corps de siège (12) sont réalisés en matière plastique
(notamment thermoplastique, thermodurcissable ou élastomère), en résine (notamment
en résine comportant du latex), ou à partir de matériaux naturels ou en matériaux
comportant des matériaux naturels, tel le liège (notamment le liège reconstitué),
le bois (notamment le bois postformé), le cuir, ou à partir de matériaux composites
recyclables, ou encore en métal, éventuellement au moins en partie recouvert d'une
matière textile.
9. Orthèse selon l'une des revendications précédentes, caractérisée en ce que ledit corps principal (2) et/ou ledit corps de siège (12) sont munis d'au moins un
revêtement de confort (16,17,18) sur les parties venant en contact avec la jambe et/ou
la cuisse.
10. Orthèse selon la revendication 9, caractérisée en ce que ledit revêtement de confort (16,17,18) est un revêtement de confort pour la jambe
(16) disposé à l'intérieur de la gouttière (4) et/ou un revêtement de confort pour
la cheville (17) disposé sur le rebord de l'ouverture (13) et/ou un revêtement de
confort pour la cuisse (18) disposé sur la butée de siège (15).
11. Orthèse selon la revendication 9 ou 10, caractérisé en ce que ledit revêtement de confort est en mousse souple ou en gel.
12. Orthèse selon l'une des revendications précédentes, caractérisée en ce qu'elle comporte des moyens de réglage de la hauteur et de la longueur dudit corps principal
et dudit corps de siège, ainsi que de la distance entre ledit corps principal et ledit
corps de siège permettant leur ajustement à la taille du porteur.
13. Orthèse selon l'une des revendications précédentes, caractérisée en ce que lesdits moyens d'attache comportent au moins une bretelle (5) reliant ledit corps
principal (2) à la ceinture du porteur et que ladite orthèse comporte également des
moyens de positionnement dudit corps principal autour de la jambe et/ou dudit corps
de siège autour du pied.
14. Utilisation d'une orthèses selon l'une des revendications 1 à 13 dans les travaux
du bâtiment, notamment lors de la pose de carrelage, de revêtement du sol, maçonnerie,
plomberie, couverture de toiture, dans l'industrie, notamment lors des travaux de
nettoyage ou de manutention, ou encore dans l'agriculture, la horticulture ou la sylviculture.