[0001] L'invention concerne une télécommande sans fil à interface tactile pour un équipement
multimédia et de téléphonie "mains libres" de véhicule automobile.
[0002] Une telle télécommande est destinée à piloter un équipement proprement dit qui est
en général placé sur la planche de bord, à un endroit qui se révèle souvent trop éloigné
du conducteur pour qu'il puisse l'atteindre aisément sans gêner la conduite. C'est
pour cette raison que l'équipement est complété par une télécommande destinée à faciliter
l'accès aux commandes des fonctions de base de l'équipement.
[0003] Une telle télécommande sans fil est particulièrement adaptée aux équipements installés
en "seconde monte" sur un véhicule.
[0004] Cette télécommande peut être fixée sur le volant ou sur un support collé sur la planche
de bord, à portée de main du conducteur. L'utilisation d'une transmission sans fil
des commandes permet en particulier un montage sur le volant de la télécommande sous
forme d'un élément rapporté, ne nécessitant pas de fil de liaison à l'équipement.
[0005] Pour une simple fonction de téléphonie "mains libres", le nombre de commandes nécessaires
reste relativement limité : décrochage/raccrochage, appel d'une fonction de reconnaissance
vocale, contrôle du volume.
[0006] En revanche, l'arrivée de nouveaux équipements comportant un nombre de plus en plus
grand de fonctionnalités et de contrôles conduit à des difficultés de mise en oeuvre
d'une telle télécommande.
[0007] En effet, les équipements de nouvelle génération intègrent généralement la possibilité
de coupler le système audio du véhicule non seulement à une installation de téléphonie
mains libres mais également à un appareil de reproduction sonore tel qu'un baladeur,
ou encore un support de stockage de données audio tel qu'une "clef USB" ou une carte
SD card ou autre. Il est alors nécessaire de mettre à la disposition de l'utilisateur, outre
les commandes propres à la téléphonie, des commandes telles que : sélection de source,
morceau suivant/morceau précédent, lecture/pause, réglage fin du volume sonore, etc.
[0008] Or, une télécommande manipulable par un conducteur de véhicule automobile impose
une ergonomie irréprochable, et la télécommande doit se fondre dans l'environnement
de l'habitacle, tout en préservant la sécurité et le plaisir de conduite.
[0009] En particulier, les commandes au volant par un élément rapporté fixé sur le volant
risquent d'introduire une gêne à la conduite, notamment s'il faut que le conducteur
réfléchisse ou détourne son regard de la route pour sélectionner le bouton de la télécommande
à actionner.
[0010] De plus, les commandes doivent se trouver à proximité immédiate de la main en toutes
circonstances, mais elles ne doivent pas non plus être actionnées par inadvertance.
[0011] Le but de l'invention est de remédier à ces difficultés, en proposant une télécommande
:
- qui puisse conserver de petites dimensions malgré un nombre élevé de commandes différentes,
de manière à permettre une installation plus discrète et une gêne moindre lors de
la manipulation du volant ;
- dont la conception mécanique permette une réalisation simplifiée et robuste ;
- dont toutes les fonctions soient accessibles d'un seul doigt, par exemple du pouce,
sans que la main ne quitte le volant ; et
- qui empêche l'envoi involontaire de commandes lors de la conduite du véhicule, en
imposant certaines actions mécaniques précises ou un guidage du doigt du conducteur
pour l'envoi effectif de commandes.
[0012] Comme on le verra par la suite, l'invention permet de réaliser une telle télécommande
permettant de concentrer sur une très petite surface un nombre important de commandes,
en offrant (par exemple et de manière non limitative) :
- décrochage du téléphone en cas d'appel incident ;
- raccrochage en fin d'appel ;
- changement de source musicale ;
- lancement de la fonction de reconnaissance vocale (notamment pour l'appel à un répertoire
pour la composition d'un numéro de téléphone, ou bien pour la recherche d'u morceau
de musique),
- départ/arrêt de la lecture de la musique ;
- augmentation/diminution du volume sonore ;
- lecture du morceau suivant ;
- lecture du morceau précédent.
[0013] Il s'agit de pouvoir piloter d'un seul doigt toutes ces fonctions par des commandes
intégrées dans un espace minimum, tout en offrant une ergonomie d'utilisation très
satisfaisante et une gêne minimale malgré la présence de la télécommande rapportée
sur le volant du véhicule.
[0014] A cet effet, l'invention propose une télécommande sans fil comprenant, de manière
en elle-même connue : un boîtier avec un corps supportant une face apparente comportant
une pluralité de zones formant touches de commande, avec une pluralité de capteurs
tactiles associés à chacune des touches ; des moyens pour produire sélectivement des
signaux de commande en fonction d'une touche correspondante actionnée par un utilisateur
; et des moyens émetteurs radio, pour émettre à destination d'un équipement distant
des messages contenant ces signaux de commande. De façon caractéristique de l'invention,
la face apparente comprend une touche centrale et au moins une paire de touches latérales
disposées sur un bord du boîtier, et la télécommande comprend en outre un ensemble
de contacteurs électromécaniques à bouton-poussoir, avec un contacteur latéral commun
aux touches de chaque paire de touches latérales. La face apparente est mobile et/ou
déformable par rapport au corps du boîtier de manière à permettre l'actionnement sélectif
de chaque contacteur latéral en exerçant un effort sur l'une ou l'autre touche de
la paire de touches latérales correspondant à ce contacteur. La touche centrale comprend
une pastille tactile multizone activable de façon différenciée en fonction du déplacement
d'un doigt de l'utilisateur sur la surface de cette pastille. La télécommande comprend
en outre des moyens sélecteurs aptes, sur détection d'une transition d'état d'un contacteur
latéral, à sélectionner un signal de commande en fonction de celui des capteurs tactiles
qui est activé par un contact avec l'une des touches latérales de la paire de touches
associée à ce contacteur.
[0015] Selon diverses caractéristiques subsidiaires avantageuses :
- la télécommande comprend deux paires de touches latérales disposées symétriquement
de part et d'autre de la touche centrale, avec pour chaque paire un contacteur latéral
associé commun ;
- la touche centrale est mobile et/ou déformable dans le sens de l'enfoncement par rapport
au corps du boîtier, et il est prévu en outre un contacteur central électromécanique
à bouton-poussoir actionnable en exerçant ledit enfoncement sur la touche centrale
;
- la touche centrale s'étend dans un plan médian en retrait par rapport au plan médian
des touches de la face apparente du boîtier ;
- la face apparente est formée sur un couvercle du corps du boîtier, ce couvercle portant
deux paires de touches latérales disposées symétriquement de part et d'autre de la
touche centrale, et étant articulé sur le corps du boîtier autour d'un axe de pivotement
orienté selon un diamètre de la touche centrale et formant axe de symétrie pour les
deux paires de touches latérales ;
- des moyens d'analyse du déplacement du doigt de l'utilisateur sur la surface de la
pastille tactile multizone permettent de discriminer entre un mouvement rectiligne
et un mouvement circulaire du doigt, et de déterminer le sens de ce mouvement circulaire
ou rectiligne ;
- un accéléromètre permet de déterminer l'orientation du boîtier de la télécommande
dans un repère absolu, et d'inverser si besoin l'indication du sens du mouvement rectiligne
en fonction de l'orientation ;
- les moyens d'analyse du déplacement du doigt de l'utilisateur sur la surface de la
pastille tactile multizone sont des moyens mis en oeuvre soit par un circuit incorporé
dans le boîtier, soit par un circuit de l'équipement distant, les moyens émetteurs
radio étant dans ce dernier cas aptes à émettre des signaux représentatifs du déplacement
du doigt de l'utilisateur sur la surface de la pastille tactile multizone ;
- la télécommande comprend des moyens pour inhiber la production des signaux de commande
en cas de détection concomitante i) d'un déplacement d'un doigt de l'utilisateur sur
la surface de la pastille tactile multizone et ii) d'un contact sur au moins l'un
des capteurs tactiles associés aux touches latérales ;
- les capteurs tactiles sont des capteurs capacitifs, et il est prévu des moyens pour
lire périodiquement l'état de ces capteurs et n'activer les moyens pour produire les
signaux de commande et les moyens émetteurs radio qu'en cas de détection d'activation
de l'un des capteurs capacitifs suite au contact par un doigt de l'utilisateur ;
- la télécommande comprend en outre des moyens d'éclairage associés à chaque paire de
touches latérales, et des moyens pour activer sélectivement et temporairement ces
moyens d'éclairage sur détection d'une approche d'un doigt de l'utilisateur par l'un
des capteurs tactiles associés à ces touches.
[0016] On va maintenant décrire un exemple de mise en oeuvre du dispositif de l'invention,
en référence aux dessins annexés où les mêmes références numériques désignent d'une
figure à l'autre des éléments identiques ou fonctionnellement semblables.
La Figure 1 est une vue d'ensemble de dessus, en perspective, de la télécommande de
l'invention, telle qu'elle apparaît à l'utilisateur lorsqu'elle est montée sur le
volant du véhicule.
La Figure 2 est une vue en coupe de la télécommande, selon II-II de la Figure 1.
La Figure 3 montre la télécommande avec son couvercle ouvert, laissant apparaître
les divers capteurs tactiles capacitifs et les éléments de circuit, notamment les
contacteurs à bouton-poussoir.
La Figure 4 montre le corps de la télécommande avec les circuits électroniques, ainsi
que la pièce-ressort flexible permettant de contrôler l'effet tactile lors d'une action
du doigt sur le couvercle pivotant.
La Figure 5 est une vue en plan du circuit flexible portant les différents capteurs
capacitifs tactiles, montrant en détail la configuration de ces divers capteurs.
La Figure 6 est un schéma général par blocs des différents éléments fonctionnels du
circuit de la télécommande de l'invention.
La Figure 7 est un organigramme illustrant les différentes étapes de l'algorithme
exécuté par le microcontrôleur de la télécommande, pour l'analyse des signaux délivrés
par les capteurs et contacteurs.
La Figure 8 illustre un exemple typique de signal délivré par l'un des capteurs capacitifs
de la pastille tactile multizone.
La Figure 9 est un organigramme des différentes étapes de l'algorithme, exécuté par
le microcontrôleur de l'équipement distant, pour l'analyse du mouvement du doigt sur
la pastille tactile multizone.
[0017] Sur les figures, on a représenté une télécommande, désigné de façon générale par
la référence 10, destinée au pilotage d'un équipement multimédia et de téléphonie
"mains libres", grâce à laquelle le conducteur d'un véhicule automobile peut émettre
ou recevoir un appel téléphonique sans quitter les mains du volant et, de la même
façon, lancer ou arrêter la lecture d'une source musicale, augmenter ou diminuer le
volume de reproduction, passer au morceau précédent ou suivant, etc.
[0018] Cette télécommande 10 comprend un boîtier constitué essentiellement d'un corps 12
enfermant les différents circuits électroniques et fermé par un couvercle 14 dont
la face supérieure, apparente, porte les différentes touches de commande. Le corps
12 du boîtier de la télécommande 10 est fixé au volant 16 au moyen d'une sangle 18
permettant d'assujettir ce boîtier 10 à l'endroit choisi par le conducteur, généralement
à portée du pouce à l'endroit où il tient le volant.
[0019] Les dimensions hors tout du boîtier de la télécommande 10 sont par exemple de l'ordre
de 50 x 46 mm, de manière à permettre une installation discrète sur le volant avec
une gêne minimale pour la manipulation de celui-ci.
[0020] La télécommande 10 comporte une touche centrale 20 de forme circulaire, dont on exposera
plus bas le fonctionnement, et deux paires 22, 24 de touches latérales disposées sur
des bords opposés de la télécommande, symétriquement par rapport à un axe central
26. La paire de touches latérales 22 comprend par exemple une touche 22a correspondant
à la fonction de décrochage et une touche 22b de lancement de la fonction de reconnaissance
vocale, ces deux touches 22a et 22b étant de préférence de dimensions semblables et
disposées symétriquement de part et d'autre d'un axe perpendiculaire à l'axe central
26. De la même façon, la paire de touches latérales 24 comprend, disposées de la même
façon, une touche 24a pour la commande du raccrochage et une touche 24b pour la sélection
de la source audio que l'on veut lire.
[0021] La touche centrale 20 est avantageusement disposée avec un épaulement 28 en retrait
par rapport à la surface extérieure du couvercle, c'est-à-dire par rapport aux diverses
touches 22a, 22b, 24a et 24b.
[0022] Cette disposition en retrait présente un double avantage :
- elle permet au conducteur de trouver la touche centrale 20 sur la télécommande simplement
en posant son pouce, sans regarder la télécommande et donc sans détourner son regard
de la route ;
- lorsque le doigt est posé sur la touche centrale, elle guide le mouvement de celui-ci,
notamment pour permettre à l'extrémité du doigt de suivre un mouvement circulaire
sur cette touche (le détail des mouvements du doigt sur la touche centrale sera décrit
plus bas).
[0023] Il est donc possible d'utiliser la commande en aveugle. Cette sensation tactile peut
être encore accrue en donnant à la touche centrale 20 une forme de dôme, légèrement
bombée, comme cela est visible sur la coupe de la Figure 2.
[0024] Le boîtier est également pourvu de diodes électroluminescentes 30 et 32, par exemple
une diode verte 30 sur la touche de décrochage et une diode rouge 32 sur la touche
de raccrochage, pour permettre une utilisation simple de la télécommande dans un environnement
à faible luminosité. Avantageusement, ces diodes luminescentes 30, 32 ne sont alimentées
que sur détection (de la manière que l'on exposera plus bas) de l'approche d'un doigt
près de l'une quelconque des touches centrale 20 ou latérales 22a, 22b, 24a, 24b.
[0025] La Figure 2 illustre plus précisément la manière dont le couvercle 14 est articulé
sur le corps 12 du boîtier. En effet, ce couvercle est mobile à pivotement autour
d'un axe médian 34, de manière à engendrer un léger basculement vers la gauche (avec
les conventions de la Figure 2) par un appui 36 sur l'une ou l'autre des touches latérales
22a ou 22b, ou vers la droite par un appui 38 sur l'une ou l'autre des touches 24a
et 24b. Le couvercle 14 ne dispose que d'un seul degré de liberté par rapport au corps
12, de sorte par exemple que l'appui indifféremment sur la touche 22a ou sur la touche
22b aura exactement le même effet en ce qui concerne le déplacement du couvercle par
rapport au corps 12 (flèches 40), et de même pour les touches 24a et 24b.
[0026] Le couvercle 14 est un élément monobloc emboîté sur le corps 12 au moyen d'un système
d'encliquetage anti-arrachement 42 permettant d'assembler sans jeu les deux pièces
12 et 14.
[0027] Ainsi, lorsque les touches latérales 22 ou 24 sont actionnées, les efforts de réaction
proviendront (i) d'une part de l'effet de rappel élastique de l'élément situé sous
le couvercle (un contacteur électromécanique ou bouton-poussoir, décrit plus bas)
et (ii) d'autre part de la déformation du couvercle 14. La déformation maîtrisée des
pièces plastique permet ainsi de majorer et de doser l'effort d'actionnement des commandes,
pour empêcher tout envoi involontaire de commandes du fait d'un système trop sensible.
[0028] En ce qui concerne l'agencement mécanique de la touche centrale 20, celle-ci est
mobile par enfoncement (flèche 44), de manière à pouvoir déclencher une fonction par
un enfoncement axial résultant de l'appui d'un doigt sur cette touche centrale 20.
[0029] La touche centrale 20 permet en outre, grâce à sa forme circulaire, la détection
de mouvements du doigt soit par glissement de la gauche vers la droite ou l'inverse
(flèche 46 sur la Figure 1), soit par un mouvement circulaire du doigt dans le sens
des aiguilles d'une montre ou dans le sens inverse (flèches 48 sur la Figure 1), mouvement
guidé par l'épaulement 28 du renfoncement de la touche centrale 20 par rapport au
reste du couvercle.
[0030] La touche centrale 20 permet ainsi les commandes suivantes :
- jouer/arrêter la lecture de la musique, par enfoncement de la touche (flèche 44) ;
- morceau suivant/morceau précédent, par un glissement rectiligne en travers de la touche
centrale 20, à droite ou à gauche (flèches 46) ;
- augmenter/baisser le volume, par un mouvement de rotation du doigt sur la zone tactile
(flèches 48).
[0031] La Figure 3 montre le boîtier avec le couvercle 14 ouvert. Ce couvercle porte sur
sa face intérieure un ensemble de capteurs tactiles capacitifs 50 et 52a, 52b, 54a,
54b, disposés respectivement au droit des touches centrale 20 et latérales 22a, 22b,
24a, 24b. Ces capteurs tactiles, dont la géométrie sera décrite plus en détail en
référence à la Figure 5 ci-après, sont portés par un circuit imprimé souple disposé
sur la face intérieure du couvercle 14. Ce circuit imprimé souple est prolongé par
une série de conducteurs se terminant par un connecteur 56 relié au circuit 58 disposé
dans le corps 12 du boîtier et portant les différents composants électroniques de
la télécommande.
[0032] Ce circuit 56 porte en particulier trois contacteurs électromécaniques à bouton-poussoir,
à savoir : un contacteur central 60 situé au droit de la touche centrale 20 (lorsque
le couvercle 14 est refermé sur le boîtier 12) ; un contacteur latéral 62 situé au
droit de la paire 22 de touches latérales 22a, 22b et commun à ces deux touches ;
et un contacteur latéral 64 situé au droit de la paire 24 de touches 24a et 24b et
commun à ces deux touches.
[0033] Le contacteur central 60 est actionné par un appui axial sur la touche centrale 20
(flèche 44 sur la Figure 2). Le contacteur latéral 62 est actionné par un appui sur
l'une quelconque des touches latérales 22a ou 22b (flèche 36 sur la Figure 2) du fait
du pivotement (flèche 40) du couvercle 14 sur le corps 10 suite à l'appui sur l'une
ou l'autre de ces touches. De la même façon, le contacteur latéral 64 est actionné
par un appui sur l'une quelconque des touches latérales 24a ou 24b (flèche 38 sur
la Figure 2) du fait du pivotement du couvercle 14 sur le corps 10 suite à l'appui
sur l'une ou l'autre de ces touches.
[0034] Les contacteurs 60, 62, 64, lorsqu'ils sont actionnés par l'un des mouvements que
l'on vient de citer, délivrent à l'utilisateur un retour à la fois tactile (sensation
d'enfoncement brusque du bouton-poussoir) et auditif (clic), ce qui lui permet de
valider la commande par un moyen non visuel.
[0035] Les contacteurs à bouton-poussoir 60, 62 et 64 assurent également, par le ressort
inclus dans leur tige d'actionnement, un effet de rappel sur les touches. Cet effet
de rappel peut être accru par la déformation des pièces en plastique en ce qui concerne
les touches latérales 22a, 22b, 24a, 24b, comme exposé plus haut, pour rendre le système
moins sensible aux actionnements involontaires.
[0036] Il est également possible de prévoir en complément une pièce-ressort 66, illustrée
Figure 4, montée sur le corps 12 du boîtier et présentant des éléments latéraux élastiques
flexibles 68, 70, procurant un effet de ressort supplémentaire. En ce qui concerne
la touche centrale, la pièce-ressort 70 porte un élément central 72 en contact avec
la touche centrale, et découplé du boîtier et des éléments élastiques 68, 70 par des
bras flexibles 74 procurant également un effet de ressort à l'encontre de l'appui
exercé sur la touche centrale, ce qui permet de maîtriser de façon précise les conditions
d'actionnement de cette dernière.
[0037] La Figure 5 illustre, pris isolément, le circuit imprimé flexible portant les divers
capteurs tactiles 50 et 52a, 52b, 54a et 54b.
[0038] Les capteurs latéraux 52a, 52b, 54a, 54b, sont configurés de manière que, une fois
le circuit flexible placé à l'intérieur du couvercle, ces capteurs se trouvent au
droit des touches respectives 22a, 22b, 24a et 24b, de manière à détecter sélectivement
le contact d'un doigt sur l'une ou l'autre de ces quatre touches.
[0039] Les régions du circuit flexible portant les capteurs 52a et 52b sont reliées au capteur
central 50 par un pont, et de même pour la région portant les capteurs 54a et 54b.
Ces deux ponts permettent un mouvement relatif du bouton-poussoir central, et donc
du capteur central 50, par rapport au reste du couvercle.
[0040] En ce qui concerne le capteur 50, celui-ci est disposé en vis-à-vis de la touche
centrale 20, et présente une configuration particulière avec quatre capteurs élémentaires
50a, 50b, 50c, 50d. Ce capteur est par exemple une pastille tactile multizone de type
overlap (à chevauchement de zones), comprenant quatre zones réparties de façon approximativement
symétrique sur quatre quadrants. Ce composant, qui est en lui-même d'un type connu
(commercialisé par exemple par Cypress Semiconductor Corp.), a été choisi car il permet
une excellente discrimination des mouvements avec seulement quatre capteurs, donc
quatre signaux à analyser, et nécessite de ce fait beaucoup moins de moyens de calcul
qu'un capteur de type matriciel, pour lequel le mouvement est beaucoup plus difficile
à analyser. On notera qu'il est possible d'utiliser, au lieu d'un capteur à quatre
zones, un capteur à trois zones (trois secteurs disposés sensiblement à 120°), mais
au prix d'une précision moindre.
[0041] Le capteur 50 délivre quatre valeurs correspondant aux différentes zones 50a, 50b,
50c et 50d, ci-après désignées "valeurs brutes". La précision est de l'ordre de 15
%.
[0042] Ce capteur à pastille tactile multizone est en particulier bien approprié à la détection
des mouvements de rotation d'une extrémité du doigt (flèches 48 de la Figure 1), ou
de déplacement rectiligne de ce doigt en travers de la touche centrale (flèches 46).
On décrira plus bas l'algorithme permettant de discriminer entre mouvement de translation
et mouvement de rotation, et de déterminer le sens de la rotation ou de la translation.
[0043] La Figure 6 illustre sous forme de schéma par blocs les différents éléments du circuit
électronique du boîtier de télécommande 10. L'ensemble est piloté par un microcontrôleur
76 à faible consommation, alimenté par une batterie 78 du type pile-bouton. Ce microcontrôleur
est relié aux trois contacteurs 60, 62, 64, de manière à détecter l'état de ceux-ci
(enfoncés ou relâchés) ; il est également relié aux divers capteurs tactiles capacitifs
50 (avec ses quatre zones 50a à 50d) et 52a, 52b, 54a, 54b, par l'intermédiaire d'un
circuit d'interface 80. Le microcontrôleur est par ailleurs couplé à un circuit émetteur
radio 82 pour la transmission des commandes, par exemple sur une fréquence de 433
MHz.
[0044] Le circuit émetteur 82 émet des signaux à destination d'un équipement distant 84,
qui est couplé à l'équipement multimédia que l'on souhaite contrôler, ou incorporé
dans celui-ci. L'équipement distant 84 comprend un circuit récepteur 86 des signaux
émis par l'émetteur 82 de la télécommande 10, signaux qui sont transmis à un microcontrôleur
88 permettant de délivrer des commandes CMD servant au contrôle de l'équipement multimédia
et de téléphonie mains libres : décrochage/raccrochage, augmentation/diminution du
volume, sélection de source, morceau suivant/précédent, etc.
[0045] Pour être plus flexible aux évolutions algorithmiques et ne pas charger en calcul
le microcontrôleur 76 de la télécommande 10, dont il convient de préserver l'autonomie,
une partie seulement des traitements de détection des commandes sera effectuée au
sein même de la télécommande 10, une autre partie en étant effectuée au sein de l'équipement
distant 84, par le microcontrôleur 88 de ce dernier.
[0046] Plus précisément, comme on le décrira plus en détail en référence aux Figures 7 à
9 ci-après, la détection et l'analyse du mouvement du doigt sur le capteur tactile
central 20 est effectuée à distance par le microcontrôleur 88 de l'équipement distant
84, car cette analyse requiert la mise en oeuvre d'algorithmes relativement complexes.
La télécommande 10 se contentera alors de transmettre à l'équipement distant 84 les
signaux bruts délivrés (après numérisation) par chacun des sous-capteurs 50a à 50d.
En revanche, l'état des contacteurs à bouton-poussoir 60, 62 et 64 et celui des capteurs
tactiles associés aux paires de touches latérales 22 et 24 seront analysés directement
par le microcontrôleur 76 de la télécommande 10. On va maintenant décrire la manière
dont fonctionne cette télécommande selon l'invention.
[0047] L'une des originalités du système de l'invention réside dans la combinaison (i) de
capteurs tactiles - à savoir un capteur multizone pour la touche centrale 20 et un
capteur pour chacune des quatre touches latérales 22a, 22b, 24a, 24b - avec (ii) trois
contacteurs à bouton-poussoir - à savoir un contacteur central 60 associé à la touche
centrale 20, un contacteur latéral 62 associé à la paire de touches 22a et 22b et
un contacteur latéral 64 associé à la paire de touches 24a et 24b.
[0048] On notera que pour chacun des contacteurs 62 et 64 deux zones tactiles sont associées
au même contacteur : respectivement 22a, 22b pour le contacteur 62 et 24a, 24b pour
le contacteur 64.
[0049] Le contact avec l'une de ces quatre touches 22a, 22b, 24a ou 24b devra, pour valider
la prise en compte de la commande, être confirmé par l'enfoncement et le changement
d'état du contacteur correspondant.
[0050] Ceci permet d'obtenir un système à la fois compact (un contacteur est commun à deux
touches) et moins sensible aux commandes involontaires (du fait de la nécessité de
combiner la détection par un capteur tactile avec la détection du changement d'état
du contacteur). En outre, l'enfoncement du contacteur procure à l'utilisateur un retour
tactile et auditif (sensation du "clic" et bruit associé) permettant de valider la
commande.
[0051] On notera par ailleurs que la touche centrale 20 permet à elle seule de réaliser
cinq commandes différentes :
- lecture ou arrêt (pression centrale sur la touche, permettant d'actionner le contacteur
60),
- morceau suivant (glissement du doigt de la gauche vers la droite),
- morceau précédent (glissement du doigt de la droite vers la gauche),
- augmentation du volume (rotation du doigt dans le sens horaire), et
- diminution du volume (rotation du doigt dans le sens antihoraire).
[0052] De préférence, pour les commandes morceau suivant/morceau précédent, la télécommande
incorpore un accéléromètre. Il est en effet avantageux de permettre de détecter l'orientation
dans l'espace de la télécommande par rapport à un repère absolu, et de rendre réversibles
les deux fonctions (de la droite vers la gauche vs. de la gauche vers la droite) suivant
que la télécommande se trouve montée à droite ou à gauche sur le volant.
[0053] En ce qui concerne le mouvement de rotation sur la zone tactile de la touche centrale,
cette action est complètement indépendante de l'inclinaison du volant, et par conséquent
accessible à tout moment, contrairement à une solution classique de type bouton ou
manette de type
joystick.
[0054] On notera que, grâce à la solution de l'invention, toutes les fonctions sont accessibles
avec le pouce, d'un seul doigt, sans que la main ne quitte le volant.
[0055] Une solution constituée uniquement de capteurs tactiles n'aurait pas permis d'empêcher
les commandes non volontaires. En revanche, l'association des commandes tactiles à
des contacteurs à bouton-poussoir, à effet mécanique, permet d'enregistrer les actions
en les distinguant des simples contacts de proximité de la main.
[0056] La Figure 7 est un organigramme illustrant les différentes étapes de l'algorithme
exécuté par le microcontrôleur 76 de la télécommande 10 pour l'analyse des signaux
délivrés par les capteurs et contacteurs.
[0057] Après les étapes initiales 100 et 102 d'initialisation, l'algorithme détecte l'approche
éventuelle d'un doigt (test 104).
[0058] On considérera qu'il y a approche d'un doigt si l'un des capteurs tactiles capacitifs
52a, 52b, 54a, 54b des paires de touches latérales 22, 24, ou si l'un des capteurs
50a à 50d de la touche centrale 20, délivre un signal dépassant un seuil prédéterminé.
Toutefois, si l'on détecte un signal simultanément sur plusieurs des capteurs tactiles
capacitifs latéraux 52a, 52b, 54a, 54b, ou sur l'un des capteurs latéraux 52a, 52b,
54a, 54b et sur au moins l'un des capteurs centraux 50a à 50d simultanément, cette
situation ne sera pas considérée comme destinée à activer une commande et ne sera
pas considérée comme une "approche d'un doigt" au sens de l'algorithme. En effet,
cette situation correspond très vraisemblablement à une manoeuvre du volant dans laquelle
la main de l'utilisateur effleure le boîtier de télécommande 10, sans pour autant
volonté d'envoyer une commande à l'équipement distant de téléphonie ou audio.
[0059] Si le test 104 est négatif (aucune approche du doigt en vue de l'envoi d'une commande),
le microcontrôleur 76 de la télécommande est mis en sommeil (étape 106) pendant une
période prédéterminée, par exemple 125 ms, pour limiter la consommation électrique
globale. En effet, en pratique, il suffit de tester l'approche d'un doigt à intervalles
réguliers (huit fois par seconde dans cet exemple) pour assurer une détection suffisante
par rapport au temps de réaction de l'utilisateur.
[0060] A l'issue de la période de mise en sommeil, le microcontrôleur 76 est réveillé et
les capteurs sont lus (étape 108), puis l'approche éventuelle d'un doigt est recherchée
par retour au test 104.
[0061] Si le test 104 a détecté l'approche d'un doigt en vue de l'envoi d'une commande,
les LEDs 30 et 32 sont allumées (étape 110), pour faciliter l'utilisation de la télécommande
dans l'obscurité.
[0062] L'étape suivante (test 112) consiste à détecter un changement d'état des contacteurs
60, 62 ou 64, c'est-à-dire une transition de l'état relâché vers l'état enfoncé ou
l'inverse. Dans l'affirmative, si le contacteur est l'un des contacteurs latéraux
62 ou 64, l'algorithme détermine quel est le capteur tactile correspondant qui est
actif (52a ou 52b, ou bien 54a ou 54b, respectivement), et active la commande CMD
associée à la touche latérale correspondante (22a ou 22b, ou bien 24a ou 24b, respectivement),
si la transition est un passage de l'état relâché à l'état enfoncé. Inversement, si
la transition est de l'état appuyé à l'état relâché, la commande CMD est désactivée.
Si le contacteur en question est le contacteur central 60, la commande correspondante
est directement activée ou désactivée. L'étape suivante (test 116) dépend du point
de savoir s'il y a lieu ou non d'envoyer une commande CMD, c'est-à-dire si une commande
a été activée ou désactivée à l'étape 114, ou non (pas de changement d'état des contacteurs
à l'étape 112) :
- dans l'affirmative, la commande est émise par l'émetteur radio 82 de la télécommande
10 à destination de l'équipement distant (étape 118) ;
- dans la négative, ce sont les signaux bruts délivrés par les quatre capteurs capacitifs
50a à 50d de la pastille tactile centrale multizone 50 qui sont transmis à l'équipement
distant (étape 120, pour être interprétés par ce dernier).
[0063] L'étape suivante consiste à détecter l'éloignement éventuel du doigt (test 122),
c'est-à-dire la disparition du signal sur l'ensemble des capteurs capacitifs centraux
50a à 50d et latéraux 52a, 52b, 54a, 54b :
- dans l'affirmative, l'algorithme s'achève par extinction des LEDs (étape 124), et
retour à l'étape 104 pour mise en sommeil du microcontrôleur jusqu'à nouvelle détection
d'une approche d'un doigt, etc. ;
- dans la négative, l'algorithme revient à l'étape 112 de test du changement d'état
des contacteurs, de manière à :
- soit réitérer la commande, si celle-ci avait été activée au précédent passage à l'étape
114 et n'a toujours pas été désactivée (tant que le contacteur est enfoncé, la commande
est réémise à intervalles réguliers à destination de l'équipement distant) ;
- soit émettre les nouvelles valeurs des signaux des capteurs tactiles de la pastille
multizone centrale, qui ont pu varier depuis la précédente itération : pour permettre
une analyse du mouvement du doigt sur cette pastille et décrire son mouvement, il
convient en effet d'envoyer des valeurs successives des signaux de capteurs à intervalles
relativement brefs, par exemple toutes les 10 à 15 ms, pour assurer une bonne réactivité
de l'algorithme d'analyse de ce mouvement.
[0064] On va maintenant décrire la manière dont sont analysés les signaux délivrés par les
capteurs 50a à 50d de la pastille centrale multizone 50. Comme on l'a indiqué plus
haut, ce capteur comprend une pastille tactile multizone 50 à quatre capteurs capacitifs
50a à 50d répartis de façon approximativement symétrique sur quatre quadrants, produisant
donc quatre signaux de capteur à analyser.
[0065] La Figure 8 illustre un exemple typique de signal délivré par l'un de ces capteurs
capacitifs 50a à 50d.
[0066] Cette figure donne, plus précisément, un exemple de variation du signal S délivré
en sortie en fonction du temps, pour une manoeuvre d'approche du doigt, suivie d'un
contact, d'un déplacement du doigt sur le capteur puis de retrait du doigt.
[0067] L'approche du doigt se caractérise par une augmentation brutale du signal avec un
pic 90 suivi d'une décroissance 92, caractéristique d'un effet de bord. Le signal
varie ensuite en fonction de la plus ou moins grande surface de capteur en contact
ou à proximité du doigt. Le retrait du doigt se caractérise par une chute brutale
du signal, comme en 94.
[0068] L'approche effective du doigt ne sera validée que sur détection de la décroissance
92, et la partie du signal analysée sera celle postérieure à l'instant t
1 correspondant à la fin de cette décroissance. De façon comparable, le relâchement
du doigt sera détecté par une chute brutale du signal, comme en 94, et les valeurs
de S postérieures à l'instant t
2 correspondant au début de cette chute seront éliminées. La partie filtrée du signal,
analysée pour déterminer le mouvement du doigt sur la pastille centrale, sera donc
celle comprise entre les instants t
1 et t
2.
[0069] Un signal comparable à celui de la Figure 8 est obtenu pour chacun des quatre capteurs
50a à 50d. Comme on l'a indiqué plus haut, ces valeurs, à leur état brut, sont recueillies
et numérisées puis envoyées telles quelles par la télécommande à l'équipement distant
pour analyse.
[0070] La Figure 9 est un organigramme des différentes étapes de l'algorithme, exécuté par
le microcontrôleur 88 de l'équipement distant 84, servant à effectuer cette analyse
du mouvement du doigt sur la pastille tactile multizone 50.
[0071] Après les étapes initiales (blocs 200 et 202), l'algorithme détecte la réception
de données (étape 204), qui sont comme indiqué plus haut les quatre données numériques
brutes délivrées par les capteurs tactiles respectifs 50a à 50d à un instant donné.
Ces données sont tout d'abord filtrées (étape 206), de manière qu'elles ne soient
prises en compte que si l'on détecte une décroissance du signal (décroissance caractéristique
92 de la Figure 8, représentative de l'approche d'un doigt) sur l'un au moins des
capteurs. En effet, on peut avoir une augmentation du signal sur un ou plusieurs autres
des capteurs, selon la position du doigt sur la pastille multizone, concurremment
avec une décroissance sur l'une au moins des autres zones, révélatrice de l'approche
et du contact d'un doigt.
[0072] L'étape suivante (bloc 208) consiste à convertir les quatre signaux des capteurs
en une donnée selon deux directions perpendiculaires X et Y. Cette conversion peut
être réalisée au moyen d'algorithmes classiques, qui ne seront pas décrits en détail,
à partir des niveaux respectifs des signaux sur les quatre capteurs 50a à 50d correspondant
aux quatre quadrants de la pastille multizone. On notera que, dans le cas présent,
on analysera essentiellement le mouvement du doigt, détecté en comparant deux par
deux les données brutes émises successivement par la télécommande, c'est-à-dire les
variations relatives des signaux d'un instant d'échantillonnage au suivant (concrètement,
comme indiqué plus haut, à intervalles de 10 à 15 ms). Ainsi, par exemple, une variation
relative des signaux entre les capteurs 50a et 50d traduira une variation en X du
mouvement du doigt, tandis qu'une variation relative entre les capteurs 50c et 50d
traduira une variation selon Y.
[0073] L'étape suivante (test 210) consiste à déterminer si le mouvement est une rotation
: si l'on détecte des variations simultanément en X et Y, cette variation sera interprétée
comme une rotation.
[0074] Dans le cas d'un mouvement de rotation, l'algorithme procède à une analyse (étape
212) permettant de déterminer la position angulaire approximative du doigt sur la
pastille multizone à partir des quatre signaux des capteurs 50a à 50d. L'algorithme
ensuite attend la réception de nouvelles données envoyées par la télécommande (étape
214) et, s'il n'y a pas éloignement du doigt (test 216) analyse la nouvelle position
angulaire (réitération de l'étape 212), et ainsi de suite, de manière à définir une
succession de points correspondant aux mouvements de rotation du doigt sur la touche
centrale 20. La rotation est assimilée à une succession de petites translations élémentaires
sans relâchement du contact du doigt ; à partir du mouvement ainsi détecté, l'algorithme
pourra déterminer le sens et l'amplitude de la rotation, de manière à générer une
commande d'augmentation ou de diminution du volume sonore de l'équipement (ou de défilement
dans un menu, ou autre commande de même nature).
[0075] Plus précisément, dès que l'algorithme détecte un déplacement du doigt en rotation
dépassant un certain seuil, il considère qu'il y a une action demandée par l'utilisateur,
qui est traduite par un pas de volume sonore, en plus ou en moins selon le sens de
ce déplacement. La position atteinte est considérée alors comme un nouveau point de
départ, et l'analyse est réitérée jusqu'à trouver un nouveau dépassement du seuil,
etc. L'éloignement du doigt de l'utilisateur à l'étape 216 est détecté par une chute
brusque du signal (comme en 94 sur la Figure 8) apparaissant simultanément sur les
quatre capteurs. L'algorithme se met alors en attente de réception de nouvelles données
(retour à l'étape 204).
[0076] Si, à l'étape 210, l'algorithme avait déterminé que le mouvement du doigt n'était
pas un mouvement de rotation, l'algorithme teste s'il y a ou non éloignement du doigt
(test 218, identique au test 216 précédemment décrit). En l'absence d'éloignement,
l'algorithme revient à l'étape 204, de manière à acquérir de nouvelles données, jusqu'à
ce que l'éloignement du doigt soit détecté.
[0077] L'algorithme détermine alors, à partir des valeurs successivement acquises, si le
mouvement présente bien un caractère rectiligne (test 220). Cette détermination est
effectuée en prenant au moins trois points du déplacement, typiquement le premier
point, le dernier point et un point situé approximativement au milieu, en vérifiant
que ces trois points sont alignés (à un seuil d'incertitude près) :
- si le mouvement est effectivement rectiligne, alors l'algorithme en analyse la direction,
X ou Y, et le sens (étape 222) et génère une commande correspondante à destination
des circuits de l'équipement : morceau suivant/morceau précédent, etc. ;
- si le test est négatif, ceci signifie que le mouvement (qui par ailleurs n'a pas été
analysé comme un mouvement de rotation) est trop erratique pour pouvoir être correctement
interprété. Aucune action n'est engagée et l'algorithme se met en attente de la réception
de nouvelles données (retour au bloc 204).
1. Une télécommande sans fil à interface tactile pour un équipement multimedia et de
téléphonie mains-libres de véhicule automobile, comprenant :
- un boîtier (10) avec un corps (12) supportant une face apparente comportant une
pluralité de zones formant touches de commande (20, 22a, 22b, 24a, 24b), avec une
pluralité de capteurs tactiles (50, 52a, 52b, 54a, 54b) associés à chacune desdites
touches ;
- des moyens (76) pour produire sélectivement des signaux de commande en fonction
d'une touche correspondante actionnée par un utilisateur ; et
- des moyens émetteurs radio (80), pour émettre à destination d'un équipement distant
des messages contenant lesdits signaux de commande,
caractérisée en ce que :
- la face apparente comprend une touche centrale (20) et au moins une paire de touches
latérales (22a, 22b ; 24a, 24b) disposées sur un bord du boîtier ;
- la télécommande comprend en outre un ensemble de contacteurs électromécaniques à
bouton-poussoir (60, 62, 64), avec un contacteur latéral (62 ; 64) commun aux touches
de chaque paire de touches latérales ;
- la face apparente est mobile et/ou déformable par rapport au corps du boîtier de
manière à permettre l'actionnement sélectif de chaque contacteur latéral en exerçant
un effort (36 ; 38) sur l'une ou l'autre touche de la paire de touches latérales correspondant
à ce contacteur ;
- la touche centrale comprend une pastille tactile multizone (50) activable de façon
différenciée en fonction du déplacement d'un doigt de l'utilisateur sur la surface
de cette pastille ;
- la télécommande comprend des moyens sélecteurs aptes, sur détection d'une transition
d'état d'un contacteur latéral, à sélectionner un signal de commande en fonction de
celui des capteurs tactiles (52a, 52b ; 54a, 54b) qui est activé par un contact avec
l'une des touches latérales (22a, 22b ; 24a, 24b) de la paire de touches associée
à ce contacteur.
2. La télécommande de la revendication 1, comprenant deux paires de touches latérales
(22a, 22b, 24a, 24b) disposées symétriquement de part et d'autre de la touche centrale
(20), avec pour chaque paire un contacteur latéral (62, 64) associé commun.
3. La télécommande de la revendication 1, dans laquelle la touche centrale (20) est mobile
et/ou déformable dans le sens de l'enfoncement (44) par rapport au corps du boîtier,
et il est prévu en outre un contacteur central (60) électromécanique à bouton-poussoir
actionnable en exerçant ledit enfoncement sur la touche centrale.
4. La télécommande de la revendication 1, dans laquelle la touche centrale (20) s'étend
dans un plan médian en retrait (28) par rapport au plan médian des touches de commande
de la face apparente du boîtier.
5. La télécommande de la revendication 1, dans laquelle ladite face apparente est formée
sur un couvercle (14) du corps du boîtier, ce couvercle portant deux paires (22, 24)
de touches latérales (22a, 22b, 24a, 24b) disposées symétriquement de part et d'autre
de la touche centrale (20), et étant articulé sur le corps du boîtier autour d'un
axe de pivotement (34) orienté selon un diamètre de la touche centrale et formant
axe de symétrie pour les deux paires de touches latérales.
6. La télécommande de la revendication 1, dans laquelle il est prévu des moyens d'analyse
du déplacement d'un doigt de l'utilisateur sur la surface de la pastille tactile multizone
(50), aptes à discriminer entre un mouvement rectiligne (46) et un mouvement circulaire
(48) du doigt, et à déterminer le sens de ce mouvement circulaire ou rectiligne.
7. La télécommande de la revendication 6, dans laquelle il est prévu en outre un accéléromètre
apte à déterminer l'orientation du boîtier de la télécommande dans un repère absolu,
et à inverser si besoin l'indication dudit sens du mouvement rectiligne en fonction
de ladite orientation.
8. La télécommande de la revendication 6, dans laquelle les moyens d'analyse dudit déplacement
sont des moyens mis en oeuvre par un circuit incorporé dans le boîtier.
9. La télécommande de la revendication 6, dans laquelle les moyens émetteurs radio sont
apte à émettre des signaux représentatifs dudit déplacement d'un doigt de l'utilisateur
sur la surface de la pastille tactile multizone, de manière à permettre l'analyse
dudit déplacement par des moyens mis en oeuvre par un circuit de l'équipement distant.
10. La télécommande de la revendication 1, comprenant des moyens pour inhiber la production
desdits signaux de commande en cas de détection concomitante i) d'un déplacement d'un
doigt de l'utilisateur sur la surface de la pastille tactile multizone et ii) d'un
contact sur au moins l'un des capteurs tactiles associés aux touches latérales.
11. La télécommande de la revendication 1, dans laquelle les capteurs tactiles (50, 52a,
52b, 54a, 54b) sont des capteurs capacitifs, et il est prévu des moyens pour lire
périodiquement l'état de ces capteurs et n'activer les moyens pour produire les signaux
de commande et les moyens émetteurs radio qu'en cas de détection d'activation de l'un
des capteurs capacitifs suite au contact par un doigt de l'utilisateur.
12. La télécommande de la revendication 1, comprenant en outre des moyens d'éclairage
(30, 32) associés à chaque paire de touches latérales (22, 24), et des moyens pour
activer sélectivement et temporairement ces moyens d'éclairage sur détection d'une
approche d'un doigt de l'utilisateur par l'un des capteurs tactiles associés à ces
touches.