[0001] La présente invention se rapporte à un procédé de chauffage par induction mis en
oeuvre dans un dispositif de chauffage d'une pièce métallique telle qu'une tôle ou
une barre, le dispositif comprenant des inducteurs couplés magnétiquement. Par couplage
magnétique, on entend que les inducteurs produisent entre eux des inductions mutuelles.
[0002] Les techniques les plus classiques de chauffage par induction mettent en oeuvre des
configurations qui sont satisfaisantes lorsque les pièces à chauffer sont toujours
de même nature et de mêmes dimensions. Mais l'industrie exige de plus en plus de souplesse
et de productivité. Il est demandé aux lignes de production de s'adapter en fonctionnement
continu au changement de la position ou du format des pièces à chauffer, et d'adapter
en fonction de ce changement le profil de température désiré.
[0003] Des technologies connues permettent d'avoir un contrôle du chauffage par zone de
puissance injectée, mais le contrôle du profil de température dans les zones chauffées
reste lié à la conception géométrique des bobines et à leur mode d'alimentation, principalement
par la variation d'amplitude des courants que l'on y injecte. La détermination de
ces courants et la régulation qui en découle est fortement tributaire du couplage
magnétique existant entre les bobines du fait des inductions mutuelles, chaque bobine
alimentée ayant une influence sur toutes les autres. Le couplage magnétique rend le
contrôle du profil de température de la pièce chauffée extrêmement délicat, sans compter
qu'il peut avoir des répercutions néfastes sur les générateurs de fréquence, par exemple
une casse de composants.
[0004] La demande de brevet
WO 00/28787 A1 décrit un système pour chauffer une pièce métallique tubulaire par des bobines d'induction
alimentées par l'intermédiaire d'un circuit d'interruption de type gradateur relié
à une source d'alimentation de type onduleur. Un circuit de contrôle permet de faire
varier la durée de la puissance injectée par la source d'alimentation à chaque bobine
afin de chauffer différemment différentes zones de la pièce métallique en vue d'un
profil de température recherché. L'injection de puissance dans une bobine s'effectue
donc en « tout ou rien », c'est-à-dire qu'elle peut être empêchée sur un cycle correspondant
à plusieurs périodes du signal de l'onduleur.. Ce système présente néanmoins des inconvénients,
et en particulier il permet de contrôler seulement la puissance moyenne produite par
chaque bobine sans pouvoir contrôler précisément le profil de température généré par
les bobines dans la pièce chauffée. De plus, il ressort de ce document que la connexion
des bobines et des onduleurs doit être dans une certaine mesure définie en fonction
de la charge et du profil de température à atteindre. Par ailleurs, ce document ne
mentionne pas les couplages magnétiques entre les circuits ni la manière de s'en affranchir
ou d'en tenir compte.
[0005] La présente invention vise à résoudre ces inconvénients et à procurer un procédé
de chauffage prenant en compte les nombreux couplages, d'une part entre les différents
inducteurs et d'autre part entre les inducteurs et la pièce à chauffer, pour permettre
de contrôler avec une bonne précision le profil de température généré par les inducteurs.
L'invention vise en particulier à pouvoir ajuster le chauffage à différents profils
de température recherchés en temps réel, en agissant sur la commande d'onduleurs alimentant
les inducteurs et sans avoir besoin d'ajuster la structure des inducteurs.
[0006] A cet effet, l'invention a pour objet un procédé de chauffage par induction mis en
oeuvre dans un dispositif de chauffage d'une pièce métallique, le dispositif comprenant
des inducteurs couplés magnétiquement, chaque inducteur étant alimenté par un onduleur
qui lui est propre et associé à un condensateur pour former un circuit oscillant,
lesdits circuits oscillants possédant au moins approximativement la même fréquence
de résonance, chaque onduleur étant commandé par une unité de commande de façon à
faire varier l'amplitude et la phase du courant traversant l'inducteur correspondant,
le dispositif comprenant en outre des moyens de détermination dudit courant ainsi
que des moyens de détermination d'un profil de température effectif de ladite pièce
métallique, ledit procédé comprenant les étapes suivantes :
- a) on compare ledit profil de température effectif à un profil de température de référence,
et on calcule un profil de densité de puissance de référence que le dispositif de
chauffage doit injecter dans ladite pièce pour atteindre ledit profil de température
de référence ;
- b) à partir d'une matrice d'impédances déterminée par la connaissance des relations
électromagnétiques liant lesdits inducteurs entre eux et à ladite pièce et par la
connaissance de fonctions images vectorielles représentatives des relations liant
les densités de courant créées par les inducteurs aux courants traversant les inducteurs,
on calcule des courants cibles que doivent délivrer les onduleurs afin que les courants
des inducteurs atteignent des valeurs cibles appropriées pour injecter dans ladite
pièce ledit profil de densité de puissance de référence ;
- c) on détermine les courants traversant les inducteurs pour les comparer aux dites
valeurs cibles et déterminer des écarts de courants à corriger, et on envoie aux dites
unités de commande des instructions de correction en fonction desdits écarts de courants
afin de commander les onduleurs de façon à corriger les courants traversant les inducteurs.
[0007] Grâce à ces dispositions, on obtient un pilotage précis du profil de température
appliqué à la pièce chauffée, ce qui est idéal pour chauffer avec un même dispositif
plusieurs pièces de tailles et de natures différentes.
[0008] Dans des modes de réalisation préférés d'un procédé de chauffage selon l'invention,
on a recours notamment à l'une ou l'autre des dispositions suivantes :
on détermine les capacités desdits condensateurs, et on associe ladite matrice d'impédances
à un vecteur des capacités ;
on détermine une valeur initiale de ladite matrice d'impédances pour une température
moyenne initiale donnée desdits inducteurs et de ladite pièce, puis on détermine à
intervalles variables ou périodiques la matrice d'impédances modifiée pour au moins
une valeur augmentée de ladite température moyenne, et on utilise ladite matrice d'impédances
modifiée pour recalculer les dites valeurs cibles ;
après avoir effectué successivement les étapes (a) et (b) on effectue au moins une
fois l'étape (c) pour diminuer lesdits écarts de courants à corriger, puis on réitère
au moins une fois les étapes (a), (b) et (c) en actualisant ledit profil de température
effectif par des mesures de température en différentes zones chauffées de la pièce
;
pour la détermination par calcul des dites valeurs cibles à l'étape (b), grâce à la
connaissance desdites fonctions images vectorielles, on calcule des fonctions images
des densités de puissance selon les caractéristiques spatiales des zones de la pièce
dans lesquelles lesdites densités de puissance sont injectées, et on calcule un vecteur
optimisé des courants cibles à déterminer en minimisant la différence entre chacune
desdites fonctions images des densités de puissance et une fonction densité de puissance
de référence correspondant audit profil de densité de puissance de référence ;
on prend comme onduleur de référence un onduleur ayant par rapport aux autres onduleurs
le plus fort courant dans le cas d'un onduleur de courant ou la plus forte tension
dans le cas d'un onduleur de tension, et on introduit des angles de décalage sur les
commandes des autres onduleurs par rapport à un angle de commande sur l'onduleur de
référence ;
on règle l'onduleur de référence avec un rapport cyclique égal à 2/3, afin de diminuer
les perturbations harmoniques créées par cet onduleur sur ces voisins ;
on règle la valeur efficace du courant dans ledit onduleur de référence en agissant
sur une alimentation continue qui alimente les onduleurs.
[0009] L'invention a aussi pour objet un dispositif de chauffage par induction comprenant
:
des inducteurs couplés magnétiquement, chaque inducteur étant associé à un condensateur
pour former un circuit oscillant, lesdits circuits oscillants possédant au moins approximativement
la même fréquence de résonance ;
des onduleurs alimentant chacun un inducteur qui lui est propre, chaque onduleur étant
commandé par une unité de commande de façon à faire varier l'amplitude et la phase
du courant traversant l'inducteur correspondant ;
caractérisé en ce qu'il comprend en outre :
des moyens de détermination des courants traversant les inducteurs ainsi que des moyens
de détermination d'un profil de température effectif d'une pièce métallique chauffée
par le dispositif ;
des moyens de comparaison dudit profil de température effectif par rapport à un profil
de température de référence ;
des moyens de calcul d'un profil de densité de puissance de référence que le dispositif
de chauffage doit injecter dans ladite pièce pour atteindre ledit profil de température
de référence ;
des moyens de calcul, basés sur la connaissance d'une matrice des impédances, de courants
cibles que doivent délivrer les onduleurs afin que les courants des inducteurs atteignent
des valeurs cibles appropriées pour injecter dans ladite pièce ledit profil de densité
de puissance de référence ;
des moyens de comparaison des courants traversant les inducteurs par rapport aux dites
valeurs cibles, aptes à déterminer des écarts de courants à corriger, et des moyens
de traitement desdits écarts de courants aptes à générer des instructions de correction
envoyées aux dites unités de commande pour commander les onduleurs de façon à corriger
les courants traversant les inducteurs.
[0010] Dans des modes de réalisation préférés d'un dispositif de chauffage selon l'invention,
on a recours notamment à l'une ou l'autre des dispositions suivantes :
les onduleurs sont alimentés par une même alimentation source de courant ou source
de tension, et lesdits moyens de comparaison desdits courants déterminés traversant
les inducteurs comprennent des unités comparatrices recevant chacune des paramètres
déterminés d'un courant traversant un inducteur et des paramètres des valeurs cibles
correspondantes et étant chacune reliée à une unité de traitement desdits écarts de
courants, une desdites unités comparatrices recevant en outre des paramètres représentatifs
de ce que délivre ladite alimentation et son unité de traitement associée étant adaptée
pour générer des instructions de régulation envoyées à ladite alimentation de façon
à modifier le courant ou la tension qu'elle délivre.
[0011] D'autres caractéristiques et avantages ressortent de la description qui va suivre
d'exemples non limitatifs de modes de réalisation, en référence aux figures dans lesquelles
:
La figure 1 représente schématiquement un premier exemple de dispositif de chauffage
par induction dans lequel le procédé de chauffage selon l'invention peut être mis
en oeuvre, appliqué au chauffage d'un disque métallique fixe.
La figure 2 représente schématiquement une modélisation du système à trois inductances
couplées de la figure 1, vu de l'alimentation.
La figure 3 représente schématiquement le dispositif de chauffage par induction de
la figure 1, appliqué au chauffage d'une tôle que l'on déplace.
La figure 4 représente schématiquement un deuxième exemple de dispositif de chauffage
par induction, appliqué au chauffage d'une barre métallique que l'on déplace.
La figure 5 représente schématiquement un troisième exemple de dispositif de chauffage
par induction, appliqué au chauffage d'une tôle que l'on déplace.
La figure 6 représente schématiquement un quatrième exemple de dispositif de chauffage
par induction, appliqué au chauffage d'une tôle que l'on déplace.
La figure 7 représente schématiquement une fonction image de la densité de puissance
calculée à partir d'un vecteur optimisé des courants permettant de minimiser la différence
entre ladite fonction et une fonction référence de densité de puissance.
La figure 8 représente schématiquement un premier mode de réalisation d'un dispositif
de chauffage par induction selon l'invention dans lequel l'alimentation des onduleurs
est une source de courant.
La figure 9 représente schématiquement un second mode de réalisation d'un dispositif
de chauffage par induction selon l'invention dans lequel l'alimentation des onduleurs
est une source de tension.
[0012] Sur la figure 1, le dispositif de chauffage montré en exemple concerne une configuration
de disque métallique amagnétique chauffé par flux transverse à l'aide de trois couples
de bobines jumelles, ce qui a l'avantage de garder l'aspect axisymétrique du problème.
Afin de s'assurer de la symétrie de l'ensemble du système, chaque bobine placée d'un
côté du disque est connectée en série avec sa bobine jumelle de l'autre face pour
former un seul inducteur. De cette façon, le système est invariant par rotation. En
outre, afin de travailler avec l'hypothèse de linéarité, on considérera que les matériaux
électromagnétiques du système ont une perméabilité constante et unitaire. Chaque inducteur
est alimenté par un onduleur qui lui est propre de type série (onduleur de tension)
ou de type parallèle (onduleur de courant).
[0013] Sur la figure 2, la modélisation du système sous forme d'inductances couplées permet
de représenter les différentes interactions existantes. Cette modélisation permet
également l'étude de l'alimentation électrique des inducteurs et le calcul des valeurs
des courants qu'il faut injecter.
[0014] Il est nécessaire de déterminer la matrice d'impédances du système pour chaque configuration
de chauffage envisagé, afin de refléter l'état magnétique et électrique du système
pour une géométrie donnée. La dimension N de la matrice est donnée par le nombre d'inducteurs,
ici N=3.
[0015] La matrice d'impédances doit être complète pour tenir compte de tous les effets de
couplage. La détermination de cette matrice pouvant être complexe, plusieurs moyens
analytiques ou numériques, ou des mesures en ligne et en continu par injection de
signaux particuliers, peuvent être mis en oeuvre.
[0016] Ainsi modélisée, l'équation générale du système peut s'écrire :
- V
- : Tensions sinusoïdales aux bornes des inducteurs ;
- I
- : Courants dans les enroulements des inducteurs;
- Z
- : Matrice d'impédances du système.
[0017] Dans notre cas, la matrice
Z peut s'écrire sous la forme :

ou encore :
- Lmm
- : représente l'inductance propre de chaque inducteur ;
- Lmn = Lnm
- : représente les inductances mutuelles entre inducteurs ;
- Rmm
- : représente les résistances propres de chaque inducteur ;
- Rmn = Rnm
- : représente les résistances équivalentes dues aux courants induits.
[0018] Avec la connaissance des relations électromagnétiques entre les bobines et la pièce
à chauffer, il est possible de procéder au calcul des courants à injecter dans chacune
des bobines afin d'obtenir le chauffage désiré.
[0019] Il est à noter que différentes configurations ou méthodes classiques de calcul essaient
de minimiser les termes de couplage non-diagonaux afin de s'affranchir des problèmes
liés aux interactions entre les bobines. De plus, pour de nombreux cas où les couplages
sont faibles, les résistances propres de chaque inducteur sont souvent grandes devant
les résistances équivalentes dues aux courants induits. Les méthodes classiques utilisent
ainsi une matrice simplifiée, c'est-à-dire non complète, qui conserve seulement les
termes diagonaux. Ceci implique une régulation simplifiée du chauffage, mais au détriment
du contrôle précis du profil de température et de la flexibilité de l'installation,
en particulier dans la zone située sous les bobines. Au contraire, la présente invention
prend en compte la matrice d'impédances complète du système afin d'améliorer la détermination
des courants à injecter dans les bobines et donc améliorer le contrôle du profil de
température de la pièce chauffée.
[0020] Dans l'exemple décrit, nous avons trois inducteurs alimentés par trois sources de
courants différentes. La détermination des courants à injecter dans chaque bobine
revient à déterminer cinq variables inconnues, la phase du courant dans l'inducteur
Ind1 servant de référence et n'étant donc pas une inconnue. En effet, pour une tôle
donnée constituant la pièce à chauffer, les inconnues sont :
- I1 : Valeur efficace du courant dans l'inducteur Ind1, lequel courant est pris comme
référence de phase ;
- I2 et ϕ2 : Valeur efficace du courant dans l'inducteur Ind2, et déphasage de ce courant par
rapport à I1 ;
- I3 et ϕ3 : Valeur efficace du courant dans l'inducteur Ind3, et déphasage de ce courant par
rapport à I1.
[0021] On comprend de ce qui précède qu'avec la matrice d'impédances complète prise en compte
dans la présente invention, le contrôle du profil de température de la pièce chauffée
doit s'effectuer non seulement en contrôlant les amplitudes des courants dans les
inducteurs mais aussi en contrôlant les déphasages de ces courants les uns par rapport
aux autres, ce qui implique que chaque onduleur est commandé de façon à pouvoir faire
varier l'amplitude et la phase du courant traversant l'inducteur correspondant.
[0022] Au vu des relations qui précèdent, le vecteur des inconnues peut alors s'écrire :

[0023] Il n'est pas possible de déterminer facilement ces inconnues par les méthodes de
résolution habituelles. En effet, à l'exception de cas très simples, la formulation
analytique liant les données géométriques, les courants électriques dans les inducteurs,
la répartition spatiale du champ électromagnétique et la densité de puissance en tous
points est quasi impossible avec autant de variables. Les logiciels classiques de
calcul de champ basés sur des techniques numériques de découpage du domaine d'études
en mailles élémentaires permettent de connaître la répartition du champ magnétique,
et par conséquent de calculer les densités de puissance dans les pièces conductrices
en fonction des courants injectés dans les inducteurs. Dans notre cas, une problématique
inverse se pose, puisqu'il s'agit de savoir s'il existe une ou plusieurs valeurs du
vecteur
x permettant d'obtenir un profil de densité de puissance voulu dans la pièce.
[0024] Par l'application de l'équation de la chaleur, il est bien connu que la densité de
puissance injectée
Dp dans une pièce conductrice donne une bonne image du comportement thermique du produit
chauffé. Par exemple, dans le cas d'une chauffe statique où la vitesse de déplacement
du matériau traité est nulle, la connaissance de la température instantanée T du matériau
traité nécessite classiquement la résolution temporelle d'une forme simplifiée de
l'équation de la chaleur:
- ρ
- : représente la masse volumique ;
- Cp
- : représente la capacité thermique massique ;
- λ
- : représente la conductivité thermique.
[0025] La résolution de cette équation implique une intégration en temps réel, ce qui n'est
pas très difficile. De plus, dans le cas d'un chauffage « flash », c'est-à-dire si
le temps de chauffe est petit de telle sorte que l'on peut négliger la diffusion thermique
de la chaleur au sein du matériau pendant cette durée, l'expression se simplifie encore
de la sorte :

[0026] Nous obtenons donc une expression simplifiée classique permettant de relier la densité
de puissance injectée
Dp et l'élévation de la température. Ainsi, à partir du profil thermique souhaité pour
la pièce chauffée, on obtient le profil de densité de puissance recherché.
[0027] Dans l'exemple en référence à la figure 1, le système est invariant suivant l'axe
de révolution du disque en tôle et dans l'épaisseur de la tôle. On prend donc en compte
une seule dimension du disque, à savoir la direction radiale de la zone considérée
du disque. Pour la détermination du vecteur
x des inconnues, on sait que la densité de puissance suivant le rayon de la zone considérée
se calcule par l'équation suivante :

où σ représente la conductivité électrique,
J représente le vecteur densité de courant défini sur le rayon
r dans la pièce,
JR (r,x) et
JI (r,x) représentant les composantes réelle et imaginaire de ce vecteur en fonction du rayon
de la zone considérée.
[0028] Le système pris en exemple est complètement linéaire, c'est-à-dire en particulier
sans matériaux ferromagnétiques ni hystérésis. Nous pouvons donc appliquer le théorème
de superposition des sources pour chacune des alimentations des trois inducteurs.
On notera qu'un principe similaire peut être mis en oeuvre dans un système non linéaire.
Nous obtenons ainsi des fonctions images des densités de courant en fonction du rayon
r de la zone annulaire considérée du disque chauffé, chaque fonction image
fk étant représentative de la relation liant la densité de courant
Jk(r), créée par un inducteur, au courant
Ik alimentant cet inducteur. Ces fonctions images sont vectorielles et ont des composantes
réelle et imaginaire définies de la manière suivante :

[0029] Au final, dans notre exemple à trois inducteurs, le calcul vectoriel de la densité
totale de courant induit dans la zone annulaire de rayon
r du disque peut s'exprimer ainsi :

avec
j2 = -1, soit :

d'où

Ce qui peut s'écrire aussi

[0030] On obtient donc une relation entre le vecteur densité de courant induit dans la zone
considérée de la pièce et les vecteurs des courants dans les inducteurs. Avec d'une
part la matrice d'impédances liant les grandeurs électriques entre inducteurs, et
d'autre part les fonctions images des densités de courant dans la pièce, nous disposons
ainsi de toutes les informations nécessaires au calcul du vecteur des inconnues
x à partir d'un profil de densité de puissance déterminé. On notera que l'on peut aussi
faire intervenir dans ce calcul le vecteur des condensateurs, c'est-à-dire le vecteur
des capacités des circuits oscillants, puisque ces capacités ne sont généralement
pas rigoureusement égales du fait des tolérances de fabrication et qu'elles peuvent
en outre dériver quelque peu. Pour le calcul, on pourra utiliser des logiciels de
résolution des équations aux dérivées partielles, avec diverses techniques numériques
possibles telles que les éléments finis, les différences finies, les volumes finis,
les intégrales de frontière, les éléments de circuits partiels, ou tout autre technique
du même genre.
[0031] Cette méthode a été décrite pour un exemple donné d'un système magnétiquement couplé
relativement simple, mais est néanmoins transposable à tout système plus complexe
et non symétrique. Le nombre de bobines n'est pas limité, et diverses formes et configurations
des bobines ou des pièces à chauffer sont envisageables, comme dans les exemples visibles
sur les figures 3 à 6.
[0032] Une fois que la fonction image de la densité de courant est déterminée, la fonction
image de la densité de puissance
Dp(
r,x) est déterminée par les relations des équations (3) et (4) ci-dessus. Il est avantageux
en outre d'optimiser par le calcul le vecteur des inconnues
x. Le problème d'optimisation consiste à calculer un vecteur optimisé
x permettant de minimiser la différence entre la fonction image de la densité de puissance
et une fonction densité de puissance de référence
Dpref(
r) qui correspond à un profil de densité de puissance de référence que l'on cherche
à injecter dans le disque métallique. Cette fonction densité de puissance de référence
prend par exemple une valeur constante si nous recherchons une homogénéité de température
sur le disque. Il est cependant possible d'avoir une fonction non constante afin d'obtenir
des profils particuliers de chauffe. Avec l'appareillage de la figure 1, la demanderesse
a réalisé des essais avec différentes fonctions densités de puissances de références
correspondant par exemple à des profils sinusoïdaux ou triangulaires dans la direction
radiale du disque, et les résultats sont très satisfaisants.
[0033] L'optimisation consiste donc à minimiser la fonction
g(
r,x)=|
Dp(
r,x)-
Dpref(
r)| tout en fixant des limites hautes et basses

et

sur les inconnues recherchées. Cela nous permet d'éliminer entre autres les solutions
aberrantes ou qui n'ont pas de réalité physique. La formulation du problème d'optimisation
revient donc à minimiser
g (r, X) avec
x={
x1,...,
xn}
T et
xi ∈ └
xiB,xiH┘,
i=1,...,
n.
[0034] Après résolution du problème, nous obtenons un vecteur optimisé x contenant toutes
les amplitudes des vecteurs des courants dans les inducteurs et leurs phases respectives,
pour le disque métallique donné. Un des résultats pour un exemple de disque de 650
mm de diamètre, avec une référence de densité de puissance |
Dpref| égale à 10MW/m
3, donne un écart relatif maximal de 3% sur la fonction image de la densité de puissance
comme représenté
Dp(
r,x) sur la figure 7.
[0035] Cette méthode de résolution peut facilement être élargie afin de prendre en compte
plusieurs dimensions d'un disque, par exemple trois si outre le rayon on tient compte
de la position angulaire et de l'épaisseur de matière de la zone considérée, tout
en tenant compte également de l'égalité de la compensation réactive nécessaire aux
bornes de chaque bobine pour que les trois circuits oscillants oscillent à des fréquences
très voisines. Nous passerions ainsi d'un vecteur à cinq inconnues à un vecteur à
dix-huit inconnues, sans changer le système physique.
[0036] La méthode expliquée ci-dessus pour la détermination du vecteur optimisé
x est avantageusement utilisée dans le procédé de chauffage par induction selon l'invention,
ce procédé pouvant être mis en oeuvre en particulier dans l'un ou l'autre des dispositifs
de chauffage représentés sur les figures 8 et 9.
[0037] Sur la figure 8 est représenté schématiquement un premier mode de réalisation d'un
dispositif de chauffage par induction selon l'invention, dans lequel l'alimentation
1 des onduleurs est une source de courant continu.
[0038] Le dispositif de chauffage comprend des inducteurs Ind1, Ind2,..., Indp, couplés
magnétiquement, chaque inducteur étant alimenté par un onduleur de courant O1, O2,...,
Op, qui lui est propre et associé à un condensateur C
1, C
2,..., Cp, pour former un circuit oscillant OC1, OC2,..., OCp. Les onduleurs de courant
sont mis en série avec l'alimentation 1. Chaque onduleur comprend généralement des
interrupteurs électroniques bidirectionnels, et est commandé par une unité de commande
aussi appelée modulateur M1, M2,..., Mp. Chaque modulateur conçoit des ordres de commande
des interrupteurs sous la forme d'impulsions, et le décalage dans le temps de ces
ordres permet de faire varier l'amplitude A
1, A
2,..., A
p, et la phase ϕ
1, ϕ
2,..., ϕ
p, du courant I
1, I
2,..., I
p, traversant l'inducteur correspondant. La variation de l'amplitude du fondamental
de courant en sortie de chaque onduleur s'effectue en introduisant un angle de décalage
sur le signal généré par le modulateur commandant l'onduleur. En choisissant un onduleur
de référence comme expliqué plus loin, les angles de décalage sur les autres onduleurs
pourront être introduits par rapport à un angle de commande sur l'onduleur de référence.
La commande sur l'onduleur de référence peut être effectuée par exemple avec un rapport
cyclique égal à 2/3 c'est-à-dire un angle de commande de 30°.
[0039] Les circuits oscillants possèdent au moins approximativement la même fréquence de
résonance, ce qui permet de maximiser l'efficacité de l'induction puisque les inducteurs
travaillent sensiblement à cette fréquence, et permet aussi de diminuer les pertes
dans les onduleurs. Les signaux périodiques de commande des onduleurs générés par
les modulateurs ont donc sensiblement la même fréquence. Pour faire varier la phase
ϕ
1, ϕ
2,..., ϕ
p, d'un courant I
1, I
2,..., I
p, traversant un inducteur, il suffit de décaler dans le temps le signal de commande
de l'onduleur correspondant, c'est-à-dire d'appliquer un même décalage temporel à
la totalité des ordres de commande des interrupteurs de l'onduleur. Le décalage peut
aussi bien se faire en retard ou en avance par rapport au signal de commande de l'onduleur
d'un autre inducteur pris comme référence.
[0040] Pour contrôler en temps réel la densité de puissance à injecter dans la pièce chauffée
en vue d'atteindre le profil de température recherché, il faut prévoir des moyens
de détermination des paramètres d'amplitude et de phase des courants traversant les
inducteurs afin de pouvoir corriger la commande des onduleurs. Des moyens de détermination
des paramètres d'amplitude et de phase des courants I
1, I
2,..., I
p, des inducteurs, non représentés sur la figure, sont prévus pour fournir ces paramètres
à des unités comparatrices ε
1, ε
2,..., ε
p. Ces moyens de détermination peuvent consister par exemple en des transformateurs
de courant disposés chacun en série avec un inducteur, mais d'autres moyens sont envisageables.
On pourrait par exemple mesurer le courant actif fourni par l'onduleur au circuit
oscillant, et calculer le courant dans l'inducteur à l'aide des paramètres d'inductance
et de capacité.
[0041] On prévoit en outre des moyens de détermination d'un profil de température effectif
de la pièce métallique chauffée 10, non représentés sur la figure, en disposant par
exemple des thermocouples sur un nombre n de zones chauffées et en relevant les températures
θ
1 mes, θ
2 mes, ..., θ
n mes, mesurées. On peut aussi déterminer ces températures en utilisant une caméra thermique,
ou encore procéder par des calculs à partir des courants induits si par exemple des
zones chauffées sont trop confinées pour une mesure directe.
[0042] Le profil de température effectif est par exemple déterminé en continu pendant la
chauffe et est régulièrement comparé à un profil de température de référence θ
1 ref, θ
2 ref, ..., θ
n ref, correspondant au profil final de chauffe souhaité pour la pièce et préalablement
entré dans une mémoire. Cette comparaison est effectuée par un comparateur 2, qui
peut intégrer ladite mémoire. Le résultat est traité par un calculateur qui, à partir
d'une équation déduite de l'équation de la chaleur et éventuellement simplifiée comme
l'équation (2) précédente, calcule le profil de densité de puissance de référence
Dp
ref1, Dp
ref2,..., Dp
refn que le dispositif de chauffage doit injecter dans la pièce pour atteindre le profil
de température de référence. Le calculateur peut consister en une mémoire dans laquelle
est rentré un tableau de profils précalculés de densité de puissance de référence
correspondants à différents profils de température effectifs pour une ou plusieurs
configurations de pièces et un ou plusieurs profils de densité de puissance de référence.
[0043] Un calculateur établit des courants cibles que doivent délivrer les onduleurs afin
que les courants des inducteurs atteignent des valeurs cibles appropriées I
1 ref, I
2 ref,..., I
p ref, pour injecter dans la pièce le profil de densité de puissance de référence. Ce calcul
utilise la matrice d'impédances Z avec les fonctions images vectorielles
fk et préférablement le vecteur des capacités des circuits oscillants, définis précédemment.
Les unités comparatrices ε
1, ε
2,..., ε
p comparent les paramètres des courants mesurés ou calculés I
1 mes, I
2 mes,..., I
p mes, des inducteurs aux valeurs cibles I
1 ref, I
2 ref,..., I
p ref, et déterminent les écarts de courants δI
1 corr, δI
2 corr,..., δI
p corr à corriger, aussi appelés courants de correction. Des unités de traitement CORR
1, CORR
2,..., CORR
p, des paramètres d'amplitude et de phase ce ces courants de correction génèrent des
instructions de correction envoyées aux modulateurs pour commander les onduleurs de
façon à corriger les amplitudes et les déphasages des courants traversant les inducteurs.
[0044] Il est entendu que par le contrôle des déphasages des courants dans les inducteurs,
on ne cherche pas à obtenir un déphasage nul ou constant. On cherche au contraire
à utiliser les déphasages comme des paramètres de réglage en temps réel de la densité
de puissance à injecter dans la pièce chauffée, ce qui est rendu possible par la prise
en compte de la matrice d'impédances complète comme expliqué dans ce qui précède.
En d'autres termes, on utilise les déphasages comme des paramètres de contrôle du
profil de température. Par exemple, on peut prévoir de contrôler en temps réel les
déphasages des courants dans les inducteurs tous les quarts de période des signaux
de commande des onduleurs générés par les modulateurs, pour contrôler finement la
température selon différents profils, par exemple un profil plat, ou encore un profil
montant ou décroissant linéairement (polynôme d'ordre 1) ou non linéairement (polynôme
d'ordre >1).
[0045] Avantageusement, on peut déterminer une valeur initiale
Zini de la matrice d'impédances
Z pour une température moyenne initiale θ
ini donnée des inducteurs et de la pièce à chauffer, puis déterminer à intervalles variables
ou périodiques la matrice d'impédances modifiée
Zmod(θ) pour au moins une valeur augmentée θ
mod de la température moyenne θ, et on utilise la matrice d'impédances modifiée pour
recalculer les courants cibles. Dans le cas d'intervalles variables d'échantillonnage,
le calcul des courants cibles peut s'effectuer à chaque fois que la température moyenne
θ mesurée atteint sensiblement une nouvelle valeur augmentée θ
mod parmi une série de valeurs prédéterminées.
[0046] Avantageusement, l'onduleur de courant alimentant l'inducteur de plus faible impédance,
par exemple la bobine Ind1 dans l'exemple de la figure 1, est choisi comme onduleur
de référence puisque le courant dans cet inducteur, plus grand que celui dans les
autres inducteurs, est pris préférablement comme référence de phase. L'onduleur de
courant ayant le plus fort courant, ou l'onduleur de tension ayant la plus forte tension
dans le cas où l'alimentation 1 des onduleurs est une source de tension comme représenté
sur la figure 9, pourra être pris comme onduleur de référence. De plus, l'onduleur
de référence peut être réglé avantageusement avec un rapport cyclique de 2/3, c'est
à dire qu'il est commandé de façon à générer une onde carrée de 120° ON et 60° OFF
par demi-période. Ceci a pour but d'annuler l'harmonique d'ordre 3 et ses multiples
afin de diminuer les perturbations harmoniques créées par cet onduleur sur ces voisins.
Il est entendu que le rapport cyclique de l'onduleur de référence n'est pas nécessairement
réglé à la valeur 2/3. Par exemple, une commande en pleine onde pourra être préférée
dans certains cas.
[0047] La valeur efficace du courant dans l'onduleur de référence pourra être réglée par
action sur l'alimentation 1 continue en courant ou en tension. Ceci présente l'avantage
notamment d'avoir un vecteur des inconnues (cf. relation 1 précédente) dans lequel
on a éliminé la phase du courant dans l'inducteur Ind1, ce qui simplifie l'obtention
du vecteur optimisé
x comme dans l'exemple décrit précédemment. Il est entendu qu'on peut alternativement
régler la valeur efficace du courant dans l'onduleur de référence en introduisant
des angles de décalage sur la commande de cet onduleur. Sur la figure 8, le courant
I
1 étant pris comme référence de phase, il est avantageux que l'unité comparatrice correspondante
ε
1 reçoive les paramètres du courant I
c mes délivré par l'alimentation continue 1. De cette façon, l'unité de traitement CORR
1 associée sera adaptée pour générer des instructions de régulation envoyées à l'alimentation
1 via un modulateur de pilotage M'1, de façon à modifier le courant délivré par l'onduleur
O1 au circuit oscillant OC1, ce qui permet de contrôler l'amplitude de ce courant
et donc de modifier l'amplitude du courant I
1 dans l'inducteur Ind1.
[0048] Pour chauffer une pièce métallique avec le dispositif de chauffage décrit ci-dessus,
on utilise le procédé comprenant les étapes suivantes:
- a) on compare le profil de température effectif de la pièce au profil prédéterminé
de température de référence, et on calcule le profil de densité de puissance de référence
que le dispositif doit injecter dans la pièce pour atteindre le profil de température
de référence ;
- b) à partir de la matrice d'impédances Z du système, préférablement associée au vecteur des capacités des circuits oscillants,
et par la connaissance des fonctions images vectorielles fk, on calcule les courants cibles que doivent délivrer les onduleurs afin que les courants
des inducteurs atteignent les valeurs cibles appropriées pour injecter dans la pièce
le profil de densité de puissance de référence ;
- c) on détermine par mesure ou par calcul les courants traversant les inducteurs pour
les comparer aux valeurs cibles de ces courants et déterminer les écarts de courants
à corriger, et on envoie aux modulateurs les instructions de correction afin de commander
les onduleurs de façon à corriger les courants.
[0049] Bien entendu, les courants cibles ainsi que les courants des inducteurs mesurés ou
calculés sont des vecteurs courants, par conséquent on prend en compte non seulement
l'amplitude mais aussi la phase.
[0050] Avantageusement, après avoir effectué successivement les étapes (a) et (b), on effectue
au moins une fois l'étape (c) pour diminuer les écarts de courants à corriger, puis
on réitère au moins une fois les étapes (a), (b) et (c) en actualisant le profil de
température effectif par des mesures de température en différentes zones chauffées
de la pièce.
[0051] Sur la figure 9 est représenté schématiquement un deuxième mode de réalisation d'un
dispositif de chauffage par induction selon l'invention, dans lequel l'alimentation
1 des onduleurs est une source de tension continue.
[0052] Le dispositif de chauffage est analogue à celui du premier mode de réalisation de
la figure 8, mais les onduleurs de courant sont mis en parallèle avec la source de
tension. Ce mode de réalisation présente certains avantages, notamment celui de diminuer
les pertes par conduction dans les onduleurs. Par contre, le paramètre de courant
I
c calc représentatif du courant que délivre l'alimentation 1 à l'onduleur O1 doit être calculé
à partir de la tension d'alimentation à l'aide d'une matrice d'impédances
Z'.
1. Procédé de chauffage par induction mis en oeuvre dans un dispositif de chauffage d'une
pièce métallique, le dispositif comprenant des inducteurs (Indl, Ind2,..., Indp) couplés
magnétiquement, chaque inducteur étant alimenté par un onduleur (O1, O2,..., Op) qui
lui est propre et associé à un condensateur (C1, C2,..., Cp) pour former un circuit
oscillant (OC1, OC2,..., OCp), lesdits circuits oscillants possédant au moins approximativement
la même fréquence de résonance, chaque onduleur étant commandé par une unité de commande
(M1, M2,..., Mp) de façon à faire varier l'amplitude (A
1, A
2,..., A
p) et la phase (ϕ
1, ϕ
2,..., ϕ
p) du courant (I
1, I
2,..., I
p) traversant l'inducteur correspondant, le dispositif comprenant en outre des moyens
de détermination dudit courant (I
1, I
2,..., I
p) ainsi que des moyens de détermination d'un profil de température effectif (θ
1 mes, θ
2 mes, ..., θ
n mes) de ladite pièce métallique, ledit procédé comprenant les étapes suivantes :
a) on compare ledit profil de température effectif (θ1 mes, θ2 mes, ..., θn mes) à un profil de température de référence (θ1 ref, θ2 ref, ..., θn ref), et on calcule un profil de densité de puissance de référence (Dpref1, Dpref2,..., Dprefn) que le dispositif de chauffage doit injecter dans ladite pièce pour atteindre ledit
profil de température de référence ;
b) à partir d'une matrice d'impédances (Z) déterminée par la connaissance des relations électromagnétiques liant lesdits inducteurs
entre eux et à ladite pièce et par la connaissance de fonctions images vectorielles
(fk) représentatives des relations liant les densités de courant créées par les inducteurs
aux courants (I1, I2,..., Ip) traversant les inducteurs, on calcule des courants cibles que doivent délivrer les
onduleurs afin que les courants des inducteurs atteignent des valeurs cibles (I1 ref, I2 ref,..., Ip ref) appropriées pour injecter dans ladite pièce ledit profil de densité de puissance
de référence (Dpref1, Dpref2,..., Dprefn, ) ;
c) on détermine les courants (I1 mes, I2 mes,..., Ip mes) traversant les inducteurs pour les comparer aux dites valeurs cibles (I1 ref, I2 ref,..., Ip ref) et déterminer des écarts de courants (δI1 corr, δI2 corr,..., δIp corr) à corriger, et on envoie aux dites unités de commande (M1, M2,..., Mp) des instructions
de correction en fonction desdits écarts de courants afin de commander les onduleurs
de façon à corriger les courants traversant les inducteurs.
2. Procédé de chauffage selon la revendication 1, dans lequel on détermine les capacités
desdits condensateurs (C1, C2,..., Cp) et on associe ladite matrice d'impédances (Z) à un vecteur (C) des capacités.
3. Procédé de chauffage selon la revendication 1 ou 2, dans lequel on détermine une valeur
initiale (Zini) de ladite matrice d'impédances (Z) pour une température moyenne initiale (θini) donnée desdits inducteurs et de ladite pièce, puis on détermine à intervalles variables
ou périodiques la matrice d'impédances modifiée (Zmod(θ)) pour au moins une valeur augmentée (θmod) de ladite température moyenne, et on utilise ladite matrice d'impédances modifiée
pour recalculer les dites valeurs cibles (I1 ref, I2 ref,..., Ip ref).
4. Procédé de chauffage selon l'une quelconque des revendications 1 à 3, dans lequel
après avoir effectué successivement les étapes (a) et (b) on effectue au moins une
fois l'étape (c) pour diminuer lesdits écarts de courants (δI1 corr, δI2 cor,..., δIp corr) à corriger, puis on réitère au moins une fois les étapes (a), (b) et (c) en actualisant
ledit profil de température effectif (θ1 mes, θ2 mes, ..., θn mes) par des mesures de température en différentes zones chauffées de la pièce.
5. Procédé de chauffage selon l'une quelconque des revendications 1 à 4, dans lequel
pour la détermination par calcul des dites valeurs cibles (I1 ref, I2 ref,..., Ip ref) à l'étape (b), grâce à la connaissance desdites fonctions images vectorielles (fk) on calcule des fonctions images des densités de puissance (Dp(r,x)) selon les caractéristiques spatiales (r) des zones de la pièce dans lesquelles lesdites densités de puissance sont injectées,
et on calcule un vecteur optimisé (x) des courants cibles à déterminer en minimisant la différence entre chacune desdites
fonctions images des densités de puissance (Dp(r,x)) et une fonction densité de puissance de référence (Dpref(r)) correspondant audit profil de densité de puissance de référence (Dpref1, Dpref2,..., Dprefn, ).
6. Procédé de chauffage selon l'une quelconque des revendications 1 à 5, dans lequel
on prend comme onduleur de référence un onduleur (O1) ayant par rapport aux autres
onduleurs (O2,..., Op) le plus fort courant dans le cas d'un onduleur de courant ou
la plus forte tension dans le cas d'un onduleur de tension, et on introduit des angles
de décalage sur les commandes des autres onduleurs par rapport à un angle de commande
sur l'onduleur de référence.
7. Procédé de chauffage selon la revendication 6, dans lequel on règle l'onduleur de
référence (O1) avec un rapport cyclique égal à 2/3, afin de diminuer les perturbations
harmoniques créées par cet onduleur sur ces voisins (O2,..., Op).
8. Procédé de chauffage selon la revendication 6 ou 7, dans lequel on règle la valeur
efficace du courant dans ledit onduleur de référence (O1) en agissant sur une alimentation
continue (1) qui alimente les onduleurs (O1, 02,..., Op).
9. Dispositif de chauffage par induction comprenant :
des inducteurs (Ind1, Ind2,..., Indp) couplés magnétiquement, chaque inducteur étant
associé à un condensateur (C1, C2,..., Cp) pour former un circuit oscillant (OC1,
OC2,..., OCp), lesdits circuits oscillants possédant au moins approximativement la
même fréquence de résonance ;
des onduleurs (O1, O2,..., Op) alimentant chacun un inducteur (Ind1, Ind2,..., Indp)
qui lui est propre, chaque onduleur étant commandé par une unité de commande (M1,
M2,..., Mp) de façon à faire varier l'amplitude (A1, A2,..., Ap) et la phase (ϕ1, ϕ2,..., ϕp) du courant (I1, I2,..., Ip) traversant l'inducteur correspondant ;
caractérisé en ce qu'il comprend en outre :
des moyens de détermination des courants (I1, I2,..., Ip) traversant les inducteurs ainsi que des moyens de détermination d'un profil de température
effectif (θ1 mes, θ2 mes, ..., θn mes) d'une pièce métallique chauffée par le dispositif ;
des moyens de comparaison dudit profil de température effectif (θ1 mes, θ2 mes, ..., θn mes) par rapport à un profil de température de référence (θ1 réf, θ2 ref, ..., θn ref) ;
des moyens de calcul d'un profil de densité de puissance de référence (Dpref1, Dpref2,..., Dprefn) que le dispositif de chauffage doit injecter dans ladite pièce pour atteindre ledit
profil de température de référence ;
des moyens de calcul, basés sur la connaissance d'une matrice des impédances (Z),
de courants cibles que doivent délivrer les onduleurs afin que les courants des inducteurs
atteignent des valeurs cibles (I1 ref, I2 ref,..., Ip ref) appropriées pour injecter dans ladite pièce ledit profil de densité de puissance
de référence (Dpref1, Dpref2,..., Dprefn,) ;
des moyens de comparaison (ε1, ε2,..., εp) des courants (I1 mes, I2 mes,..., Ip mes) traversant les inducteurs par rapport aux dites valeurs cibles (I1 ref, I2 ref,..., Ip ref), aptes à déterminer des écarts de courants (δI1 corr, δI2 corr,..., δIp corr) à corriger, et des moyens de traitement (CORR1, CORR2,..., CORRp) desdits écarts de courants aptes à générer des instructions de correction envoyées
aux dites unités de commande (M1, M2,..., Mp) pour commander les onduleurs de façon
à corriger les courants traversant les inducteurs.
10. Dispositif de chauffage par induction selon la revendication 9, dans lequel les onduleurs
(O1, O2,..., Op) sont alimentés par une même alimentation (1) source de courant ou
source de tension, et dans lequel lesdits moyens de comparaison desdits courants déterminés
(I1 mes, I2 mes,..., Ip mes) traversant les inducteurs comprennent des unités comparatrices (ε1, ε 2,...; ε p) recevant chacune des paramètres déterminés (A1, ϕ1 ; A2, ϕ2 ;... ; Ap , ϕp) d'un courant traversant un inducteur (I1 mes, I2 mes,..., Ip mes) et des paramètres des valeurs cibles correspondantes (I1 ref, I2 ref,..., Ip ref) et étant chacune reliée à une unité de traitement (CORR1, CORR2,..., CORRp) desdits écarts de courants, une (ε1) desdites unités comparatrices recevant en outre des paramètres (Ic mes, Ic calc) représentatifs de ce que délivre ladite alimentation (1) et son unité de traitement
associée (CORR1) étant adaptée pour générer des instructions de régulation envoyées à ladite alimentation
(1) de façon à modifier le courant ou la tension qu'elle délivre.
1. Induktionsheizverfahren, das in einer Heizvorrichtung eines Metallteils eingesetzt
wird, wobei die Vorrichtung magnetisch gekoppelte Induktoren (Ind1, Ind2,... Indp)
umfasst, wobei jeder Induktor von einem Wechselrichter (O1, O2, ... Op) gespeist wird,
der ihm eigen ist und mit einem Kondensator (C1, C2, ... Cp) verbunden ist, um einen
Schwingkreis (OC1, OC2, ... OCp) zu bilden, wobei die Schwingkreise zumindest annähernd
dieselbe Resonanzfrequenz besitzen, wobei jeder Wechselrichter von einer Steuereinheit
(M1, M2, ... Mp) derart gesteuert wird, dass die Amplitude (A
1, A
2, ... A
p) und die Phase (ϕ
1,ϕ
2, ... ϕ
p) des Stroms (I
1, I
2, ... I
p), der den entsprechenden Induktor durchströmt, variiert werden, wobei die Vorrichtung
ferner Mittel zur Bestimmung des Stroms (I
1, I
2, ... I
p) sowie Mittel zur Bestimmung eines tatsächlichen Temperaturprofils (θ
1mes, θ
2mes, ... θ
nmes) des Metallteils umfasst, wobei das Verfahren die folgenden Schritte umfasst:
a) Vergleichen des tatsächlichen Temperaturprofils (θ1mes, θ2mes, ... θnmes) mit einem Referenztemperaturprofil (θ1ref, θ2ref, ... θnref) und Berechnen eines Dichtheitsprofils einer Referenzleistung (Dpref1, Dpref2, ... Dprefn), die die Heizvorrichtung in das Teil einleiten muss, um das Referenztemperaturprofil
zu erreichen;
b) auf Basis einer Impedanzmatrix (Z), die durch die Kenntnis der elektromagnetischen
Beziehungen zwischen den Induktoren untereinander und mit dem Teil und durch die Kenntnis
von vektoriellen Bildfunktionen (fk), bestimmt wird, wobei die Bildunktionen für die Beziehungen repräsentativ sind,
die die durch die Induktoren erzeugten Stromdichten mit den Strömen (I1, I2, ... Ip), die die Induktoren durchströmen, verbinden, Berechnen von Zielströmen, die die
Wechselrichter liefern müssen, damit die Ströme der Induktoren Zielwerte (I1ref, I2ref, ... Ipref) erreichen, die geeignet sind, um in das Teil das Dichtheitsprofil der Referenzleistung
(Dpref1, Dpref2, ... Dprefn) einzuleiten;
c) Bestimmen der Ströme (I1mes, I2mes, ... Ipmes), die die Induktoren durchströmen, um sie mit den Zielwerten (I1ref, I2ref, ... Ipref) zu vergleichen und zu korrigierende Stromabweichungen (δI1corr, δI2corr, ... δIpcorr) zu bestimmen, und Senden von Korrekturbefehlen an die Steuereinheiten (M1, M2, ...
Mp) in Abhängigkeit von den Stromabweichungen, um die Wechselrichter derart zu steuern,
dass die die Induktoren durchströmenden Ströme korrigiert werden.
2. Heizverfahren nach Anspruch 1, bei dem die Kapazitäten der Kondensatoren (C1, C2,
... Cp) bestimmt werden und die Impedanzmatrix (Z) einem Vektor (C) der Kapazitäten
zugeordnet wird.
3. Heizverfahren nach Anspruch 1 oder 2, bei dem ein Ausgangswert (Zini) der Impedanzmatrix (Z) für eine gegebene durchschnittliche Ausgangstemperatur (θini) der Induktoren und des Teils bestimmt wird, dann in variablen oder periodischen
Intervallen die abgeänderte Impedanzmatrix (Zmod(θ) für mindestens einen erhöhten Wert (θmod) der durchschnittlichen Temperatur bestimmt wird und die abgeänderte Impedanzmatrix
verwendet wird, um die Zielwerte (I1ref, I2ref, ... Ipref) neu zu berechnen.
4. Heizverfahren nach einem der Ansprüche 1 bis 3, bei dem, nachdem nacheinander die
Schritte (a) und (b) durchgeführt wurden, mindestens einmal der Schritt (c) durchgeführt
wird, um die zu korrigierenden Stromabweichungen (δI1corr, δI2corr, ... δIpcorr) zu verringern, dann mindestens einmal die Schritte (a), (b) und (c) reiteriert werden,
wobei das tatsächliche Temperaturprofil (θ1mes, θ2mes, ... θnmes) durch Temperaturmessungen an verschiedenen erhitzten Zonen des Teils aktualisiert
wird.
5. Heizverfahren nach einem der Ansprüche 1 bis 4, bei dem für die Bestimmung der Zielwerte
(I1ref, I2ref, ... Ipref) durch Berechnung in Schritt (b) dank der Kenntnis der vektoriellen Bildfunktionen
(fk) Bildfunktionen der Leistungsdichten (Dp(r,x)) nach den Raummerkmalen (r) der Zonen
des Teils, in die die Leistungsdichten eingeleitet werden, berechnet werden, und ein
optimierter Vektor (x) der zu bestimmenden Zielströme durch Minimierung der Differenz
zwischen jeder der Bildfunktionen der Leistungsdichten (Dp(r,x)) und einer Funktion
einer Referenzleistungsdichte (Dpref(r)) entsprechend dem Dichtheitsprofil einer Referenzleistung (Dpref1, Dpref2, ... Dprefn) berechnet wird.
6. Heizverfahren nach einem der Ansprüche 1 bis 5, bei dem als Referenzwechselrichter
ein Wechselrichter (O1) herangezogen wird, der im Vergleich mit den anderen Wechselrichtern
(O2, ... Op) den stärksten Strom im Falle eines Stromwechselrichters und die stärkste
Spannung im Falle eines Spannungswechselrichters hat, und in Bezug zu einem Steuerwinkel
am Referenzwechselrichter versetzte Winkel an den Steuerungen der anderen Wechselrichter
eingeleitet werden.
7. Heizverfahren nach Anspruch 6, bei dem der Referenzwechselrichter (01) mit einem zyklischen
Verhältnis gleich 2/3 eingestellt wird, um die harmonischen Störungen, die durch diesen
Wechselrichter an diesen Nachbarn (O2, ... Op) hervorgerufen werden, zu verringern.
8. Heizverfahren nach Anspruch 6 oder 7, bei dem der Wirkungswert des Stroms in dem Referenzwechselrichter
(01) durch Einwirken auf eine kontinuierliche Einspeisung (1), die die Wechselrichter
(O1, O2, ... Op) speist, eingestellt wird.
9. Induktionsheizvorrichtung, umfassend:
- magnetisch gekoppelte Induktoren (Ind1, Ind2,... Indp), wobei jeder Induktor mit
einem Kondensator (C1, C2, ... Cp) verbunden ist, um einen Schwingkreis (OC1, OC2,
... OCp) zu bilden, wobei die Schwingkreise zumindest annähernd dieselbe Resonanzfrequenz
besitzen;
- Wechselrichter (O1, O2, ... Op), die jeweils einen Induktor (Ind1, Ind2, ... Indp),
der ihm eigen ist, speisen, wobei jeder Wechselrichter von einer Steuereinheit (M1,
M2, ... Mp) derart gesteuert wird, dass die Amplitude (A1, A2, ... Ap) und die Phase (ϕ1, ϕ2, ... ϕp) des Stroms (I1, I2, ... Ip), der den entsprechenden Induktor durchströmt, variiert werden;
dadurch gekennzeichnet, dass sie ferner umfasst:
- Mittel zur Bestimmung der Ströme (I1, I2, ... Ip), die die Induktoren durchströmen, sowie Mittel zur Bestimmung eines tatsächlichen
Temperaturprofils (θ1mes, θ2mes, ... θnmes) eines Metallteils, das durch die Vorrichtung erhitzt wurde;
- Mittel zum Vergleichen des tatsächlichen Temperaturprofils (θ1mes, θ2mes, ... θnmes) mit einem Referenztemperaturprofil (θ1ref, θ2ref, ... θnref);
- Mittel zum Berechnen eines Dichtheitsprofils einer Referenzleistung (Dpref1, Dpref2, ... Dpretn), die die Heizvorrichtung in das Teil einleiten muss, um das Referenztemperaturprofil
zu erreichen;
- Mittel zum Berechnen von Zeitströmen auf Basis der Kenntnis einer Impedanzmatrix
(Z), die Zielströme, die Wechselrichter liefern müssen, damit die Ströme der Induktoren
Zielwerte (I1ref, I2ref, ... Ipref) erreichen, die geeignet sind, um in das Teil das Dichtheitsprofil der Referenzleistung
(Dpref1, Dpref2, ... Dprefn) einzuleiten;
- Mittel zum Vergleichen (ε1, ε2, ... εp) der Ströme (I1mes, I2mes, ... Ipmes), die die Induktoren durchströmen, mit den Zielwerten (I1ref, I2ref, ... Ipref), die geeignet sind, zu korrigierende Stromabweichungen (δI1corr, δI2corr, ... δIpcorr) zu bestimmen, und Mittel zur Bearbeitung (CORR1, CORR2, ... CORRp) der Stromabweichungen, die geeignet sind, Korrekturbefehle zu erzeugen, die an die
Steuereinheiten (M1, M2, ... Mp) gesandt werden, um die Wechselrichter derart zu steuern,
dass die die Induktoren durchströmenden Ströme korrigiert werden.
10. Induktionsheizvorrichtung nach Anspruch 9, bei der die Wechselrichter (O1, O2, ...
Op) von einer selben Einspeisung (1), die eine Stromquelle oder eine Spannungsquelle
ist, gespeist werden, und bei der die Mittel zum Vergleichen der bestimmten Ströme
(I1mes, I2mes, ... Ipmes), die die Induktoren durchströmen, Vergleichseinheiten (ε1, ε2, ... εp) umfassen, die jeweils bestimmte Parameter (A1, ϕ1; A2 ϕ2; ... Ap, ϕp) eines Stroms, der einen Induktor durchströmt, (I1mes, I2mes, ... Ipmes) und Parameter der entsprechenden Zielwerte I1ref, I2ref, ... Ipref) empfangen und jeweils mit einer Bearbeitungseinheit (CORR1, CORR2, ... CORRp) der Stromabweichungen verbunden sind, wobei eine (ε1) der Vergleichseinheiten ferner Parameter (Ic mes, Ic calc) empfängt, die für das, was die Einspeisung (1) liefert, repräsentativ sind, und
ihre zugehörige Bearbeitungseinheit (CORR1) dazu vorgesehen ist, Befehle zur Regelung zu erzeugen, die an die Einspeisung (1)
gesandt werden, um den Strom oder die Spannung, die sie liefert, zu verändern.
1. Induction heating method implemented in a device for heating a metal part, the device
including magnetically coupled inductors (Indl, Ind2,..., Indp), each inductor being
powered by a dedicated inverter (O1, O2,..., Op) associated with a capacitor (C1,
C2,..., Cp) such as to form an oscillating circuit (OC1, OC2,..., OCp), said oscillating
circuits having at least approximately the same resonance frequency, each inverter
being controlled by a control unit (M1, M2,..., Mp) such as to vary the amplitude
(A
1, A
2,..., Ap) and the phase (ϕ
1, ϕ
2,..., ϕ
p) of the current (I
1, I
2,..., I
p) passing through the corresponding inductor, the device also including means for
determining said current (I
1, I
2,..., I
p) as well as means for determining an actual temperature profile (θ
1 mes, θ
2 mes, ..., θ
n mes) of said metal part, said method including the following steps:
a) comparing said actual temperature profile (θ1 mes, θ2 mes, ..., θn mes) with a reference temperature profile (θ1 ref, θ2 ref, ..., θn ref) and calculating a profile of the reference power density (Dpref1, Dpref2,..., Dprefn) which the heating device must inject into said part in order to achieve said reference
temperature profile;
b) from a matrix of impedances (Z) determined by knowledge of the electromagnetic
relationships linking said inductors with each other and with said part and by knowledge
of vector image functions (fk) representing the relationships between the current densities created by the inductors
and the currents (I1, I2,..., Ip) passing through the inductors, calculating the target currents which the inverters
must produce in order for the currents of the inductors to reach target values (I1 ref, I2 ref,..., Ip ref) that are suitable for injecting said reference power density profile (Dpref1, Dpref2,..., Dprefn, ) into said part;
c) determining the currents (I1 mes, I2 mes,..., Ip mes) passing through the inductors in order to compare them with said target values (I1 ref, I2 ref,..., Ip ref) and to determine current deviations (θI1 corr, δI2 corr,..., δIp corr) to be corrected, and sending correction instructions to said control units (M1,
M2,..., Mp) in accordance with said current deviations in order to control the inverters
such as to correct the currents passing through the inductors.
2. Heating method according to claim 1, in which the capacitances of said capacitors
(C1, C2,..., Cp) are determined, and said matrix of impedances (Z) is associated with a vector (C) of the capacitances.
3. Heating method according to claim 1 or 2, in which the initial value (Zini) of said matrix of impedances (Z) is determined for a given initial average temperature (θini) of said inductors and of said part, then the matrix of impedances (Zmod(θ)) modified for at least one increased value (θmod) of said average temperature is determined at variable or periodic intervals, and
said modified matrix of impedances is used for recalculating said target values (I1 ref, I2 ref,..., Ip ref).
4. Heating method according to any one of claims 1 to 3, in which after having successively
carried out steps (a) and (b), step (c) is carried out at least once in order to reduce
the current deviations (δI1 corr, δI2 corr,..., δIp corr) to be corrected, then steps (a), (b) and (c) are reiterated at least once on updating
said actual temperature profile (θ1 mes, θ2 mes, ..., θn mes) with temperature measurements in different heated zones of the part.
5. Heating method according to any one of claims 1 to 4, in which for the determination
by calculation of said target values (I1 ref, I2 ref,..., Ip ref) in step (b), because of knowledge of said vector image functions (fk), image functions (Dp(r,x)) of the power densities are calculated according to the spatial characteristics (r) of the zones of the part into which said power densities are injected, and an optimized
vector (x) of the target currents to be determined is calculated by minimizing the
difference between each of said image functions of the power densities (Dp(r,x)) and a reference power density function (Dpref(r)) corresponding to said reference power density profile (Dpref1, Dpref2,..., Dprefn,).
6. Heating method according to any one of claims 1 to 5, in which an inverter (O1) having,
in comparison with the other inverters (O2,..., Op), the highest current in the case
of a current inverter or the highest voltage in the case of a voltage inverter is
chosen as the reference inverter and shift angles are introduced in the controls of
the other inverters with respect to a control angle of the reference inverter.
7. Heating method according to claim 6, in which the reference inverter (O1) is adjusted
with a duty cycle equal to 2/3, in order to reduce the harmonic interference created
by this inverter on its neighbours (O2,..., Op).
8. Heating method according to claim 6 or 7, in which the RMS value of the current in
said reference inverter (O1) is adjusted by acting on a DC power supply (1) which
powers the inverters (O1, O2,..., Op).
9. Induction heating device comprising:
magnetically coupled inductors (Ind1, Ind2,..., Indp), each inductor being associated
with a capacitor (C1, C2,..., Cp) in order to form an oscillating circuit (OC1, OC2,...,
OCp), said oscillating circuits having at least approximately the same resonance frequency;
inverters (O1, O2,..., Op), each powering a dedicated inductor (Ind1, Ind2,..., Indp),
each inverter being controlled by a control unit (M1, M2,..., Mp) in such a way as
to vary the amplitude (A1, A2,..., Ap) and the phase (ϕ1, ϕ2,..., ϕp) of the current (I1, I2,..., Ip) passing through the corresponding inductor;
characterized in that it comprises moreover:
means of determination of the currents (I1, I2,..., Ip) passing through the inductors as well as means of determination of an actual temperature
profile (θ1 mes, θ2 mes, ..., θn mes) of a metal part heated by the device;
means of comparison of said actual temperature profile (θ1 mes, θ2 mes, ..., θn mes) with respect to a reference temperature profile (θ1 ref, θ2 ref, ..., θn ref);
means of calculating a reference power density profile (Dpref1, Dpref2,..., Dprefn) that the heating device must inject into said part in order to achieve said reference
temperature profile;
means of calculating, based on knowledge of a matrix of the impedances (Z), target
currents that the inverters must deliver in order that the inductor currents reach
appropriate target values (I1 ref, I2 ref,..., Ip ref) for injecting said reference power density profile (Dpref1, Dpref2,..., Dprefn, ) into said part;
means of comparison (ε1, ε2,..., εp) of the currents (I1 mes, I2 mes,..., Ip mes) passing through the inductors with respect to said target values (I1 ref, I2 ref,..., Ip ref), capable of determining current deviations (δI1 corr, δI2 corr,..., δIp corr) to be corrected, and means of processing (CORR1, CORR2,..., CORRp) said current deviations capable of generating correction instructions sent to said
control units (M1, M2,..., Mp) for controlling the inverters in such a way as to correct
the currents passing through the inductors.
10. Induction heating device according to claim 9, in which the inverters (O1, O2,...,
Op) are powered by the same current source or voltage source power supply (1), and
in which said means of comparison of said determined currents (I1 mes, I2 mes,..., Ip mes) passing through the inductors include comparator units (ε1, ε2,..., εp) each receiving determined parameters (A1, ϕ1; A2, ϕ2;...; Ap , ϕp) of a current (I1 mes, I2 mes,..., Ip mes) passing through an inductor and parameters of the corresponding target values (I1 ref, I2 ref,..., Ip ref) and each being connected to a unit (CORR1, CORR2,..., CORRp) for processing said current deviations, one (ε1) of said comparator units furthermore receiving parameters (Ic mes, Ic calc) representative of what said power supply (1) delivers and its associated processing
unit (CORR1) being adapted to generate regulation instructions sent to said power supply (1)
in order to modify the current or the voltage that it delivers.