[0001] L'invention concerne un échangeur de type batterie à ailette pour une pompe à chaleur
pour une installation de chauffage, , le dit échangeur comprenant dans un volume prédéfini
une pluralité d'ailettes montées transversalement le long d'une pluralité de tubes
rectilignes orientés parallèlement les uns aux autres, au moins certains tubes étant
reliés entre eux par des pontets de raccordement pour former un circuit de circulation
d'un fluide. L'invention concerne également une pompe à chaleur comprenant un tel
évaporateur, pompe à chaleur utilisée par exemple dans une installation de chauffage.
[0002] Une telle pompe à chaleur est de type air/ eau ou air/ air. Elle permet de prélever
de l'énergie à une source froide primaire pour chauffer un fluide secondaire tel que
l'air intérieur d'un bâtiment, l'eau d'un système de chauffage d'un bâtiment, l'eau
d'un ballon d'eau chaude sanitaire, etc. L'évaporateur d'une telle pompe à chaleur
est généralement positionné à l'extérieur du bâtiment, la source froide étant l'air
ambiant extérieur.
[0003] Lorsque la température des parois extérieures de l'évaporateur devient inférieure
à la température de rosée de l'air, il se produit un phénomène de condensation ou
de givrage sur l'évaporateur, condensation si la température de paroi est supérieure
à 2 à 5 °C et givrage si la température est inférieure. Au fur et à mesure qu'il se
forme, le givre a pour effet de produire une isolation thermique de l'évaporateur
conduisant à une chute du coefficient d'échange thermique. Il contribue également
à la diminution du passage d'air, conduisant à une augmentation de la perte de charge
côté air et par suite à une diminution du débit d'air, voire un arrêt total de la
circulation d'air.
[0004] Un moyen de dégivrage doit donc être prévu et ce moyen de dégivrage doit être activé
régulièrement, toutes les 6 à 12H pour permettre un fonctionnement de la pompe à chaleur
en dessous de 2 à 5°C. Une technique couramment utilisée dans le domaine des pompes
à chaleur consiste à inverser le cycle de fonctionnement de la pompe à chaleur pour
utiliser l'énergie du fluide secondaire pour faire fondre le givre présent dans l'évaporateur.
La mise en oeuvre de cette technique suppose que la pompe à chaleur soit réversible,
ce qui complexifie sa réalisation. De plus, à chaque démarrage et arrêt d'un cycle
de dégivrage, le compresseur de la pompe à chaleur subit des variations de pression
importantes, il est ainsi fortement sollicité ; faute d'être dimensionné en conséquence,
le compresseur est généralement le l'élément faible des pompes à chaleur commercialisées
aujourd'hui. Egalement, l'énergie nécessaire au dégivrage est prélevée à la source
secondaire que la pompe à chaleur vise à réchauffer en dehors des cycles de dégivrage.
Il s'ensuit une baisse de la température de la source secondaire, non souhaitée, et
il faut après chaque cycle de dégivrage compenser l'énergie prise à la source secondaire
; la pompe à chaleur doit donc être dimensionnée en conséquence. Enfin, le temps d'un
cycle de dégivrage est relativement long car, du fait de l'inversion du mode de fonctionnement,
il est nécessaire de réchauffer l'ensemble du circuit de circulation de fluide avant
de chauffer la batterie en début de cycle de dégivrage, et de refroidir ensuite l'ensemble
du circuit de circulation de fluide à la fin du cycle de dégivrage avant de revenir
à un fonctionnement normal de pompe à chaleur.
[0005] Une autre technique consiste à faire circuler un gaz chaud (température supérieure
à 2 à 5°C) à l'intérieur de l'évaporateur, mais cela suppose de disposer un moyen
de chauffage du gaz et d'un moyen de canalisation et de direction du gaz, ce qui est
complexe à réaliser. De plus, cette technique suppose de fournir, pendant la phase
de dégivrage, une quantité d'énergie suffisante pour faire fondre entièrement la glace
formée sur les tubes et les ailettes. Le document D1 (
FR 2 376 379 décrit par exemple un élément chauffant de dégivrage placé en dessous de l'extrémité
amont de l'échangeur. L'élément chauffant chauffe l'air ambiant qui monte par convection,
traverse l'évaporateur et le dégivre.
Description de l'invention
[0006] L'invention propose une nouvelle solution pour le dégivrage des échangeurs de type
batteries à ailettes dans les pompes à chaleur.
[0007] Plus précisément, l'invention propose un nouvel échangeur de type batterie à ailettes
adapté pour une pompe à chaleur, échangeur comprenant dans un volume prédéfini une
pluralité d'ailettes (60) montées transversalement le long d'une pluralité de tubes
(70) rectilignes orientés parallèlement les uns aux autres, au moins certains tubes
étant reliés entre eux par des pontets (80) de raccordement pour former un circuit
de circulation d'un fluide.
[0008] Selon l'invention, l'échangeur comprend également au moins une résistance électrique
positionnée à l'intérieur du volume prédéfini de l'échangeur, et un moyen de commande
pour fournir un courant électrique à la résistance électrique pour chauffer le volume
intérieur de l'échangeur. Dit autrement, l'invention propose de dégivrer l'échangeur
à ailette en utilisant la chaleur dissipée par des résistances électriques dans le
volume prédéfini de l'échangeur.
[0009] Une pompe à chaleur comprenant un échangeur selon l'invention n'a ainsi pas besoin
d'être réversible et aucune chaleur n'est prise dans le réseau secondaire de la pompe
à chaleur pendant les cycles de dégivrage. Le compresseur, non sollicité par des inversions
de cycle a une durée de vie plus longue. Egalement, les résistances électriques étant
positionnées au coeur du volume intérieur prédéfini de l'échangeur, la réalisation
de la pompe à chaleur est facilitée. Enfin, les résistances électriques fournissant
de la chaleur au coeur du volume intérieur prédéfini de l'échangeur, le dégivrage
est plus rapide et plus efficace.
[0010] L'évaporateur selon l'invention peut comprendre plusieurs résistances électriques,
de préférence réparties à l'intérieur du volume de l'évaporateur de sorte à chauffer
uniformément le volume de l'évaporateur, le moyen de commande étant adapté pour fournir
simultanément un courant électrique à toutes les résistances. Chaque résistance électrique
peut être positionnée à l'intérieur d'un tube (70) non raccordé aux autres tubes de
la pluralité de tubes. Elles sont ainsi protégées et ne génèrent pas de perte de charge
dans l'évaporateur. Egalement, les tubes de l'évaporateur sont chauffés par l'intérieur,
de sorte que le givre formé en surface des tubes et des ailettes se décolle et tombe
par gravité. Ainsi, il n'est pas nécessaire de faire fondre entièrement le givre pour
l'éliminer.
[0011] L'invention concerne également une pompe à chaleur comprenant un échangeur de chaleur
de type batterie à ailettes, par exemple conforme à l'échangeur décrit ci-dessus.
L'évaporateur, de volume prédéfini sensiblement parallélépipédique est positionné
dans un plan sensiblement horizontal de sorte que les ailettes soient sensiblement
verticales et qu'un flux d'air circule par convection naturelle verticalement dans
l'évaporateur du haut vers le bas. Ainsi, pendant la phase de dégivrage de l'évaporateur,
quel que soit le moyen utilisé pour cela, le givre peut tomber par le simple effet
de la gravité puis que rien n'arrête sa chute ; il peut ainsi être évacué directement
à l'extérieur de la pompe à chaleur, dans qu'il soit nécessaire de faire fondre entièrement
le givre ou de prévoir un moyen pour récupérer l'eau ou le givre. La pompe est ainsi
plus simple à réaliser.
[0012] La pompe peut encore comprendre un ventilateur positionné physiquement au dessus
de l'évaporateur, en amont dans le flux d'air traversant l'évaporateur. Le ventilateur
est ici de type soufflant, pour pousser l'air à travers l'échangeur situé dans le
flux d'air en aval du ventilateur. La pompe à chaleur comprend dans ce cas de préférence
un moyen de commande pour arrêter le ventilateur lors d'une phase de dégivrage de
l'échangeur. La pompe à chaleur selon l'invention peut comprendre également un compresseur
(20) pour comprimer le fluide dans le circuit de circulation du fluide de l'échangeur.
Selon un mode de réalisation, le moyen de commande de l'échangeur peut être adapté
pour inhiber le fonctionnement du compresseur et / ou du ventilateur lorsqu'un courant
électrique est fourni à la ou les résistances électriques de l'évaporateur. La consommation
énergétique de la pompe à chaleur est ainsi réduite pendant la phase de dégivrage,
quel que soit le moyen utilisé pour cela.
[0013] Arrêter le compresseur et / ou le ventilateur lors du dégivrage de l'évaporateur
permet de ne pas chauffer et refroidir simultanément l'évaporateur pendant un cycle
de dégivrage, donc de limiter la consommation énergétique de la pompe à chaleur pendant
un cycle de dégivrage. De plus, le compresseur ne subit pas les fortes variations
de pression que subissent les compresseurs des pompes à chaleur dont le dégivrage
est assuré par inversion de cycle. Egalement, comme la consommation d'énergie électrique
des résistances électriques est du même ordre de grandeur que la consommation électrique
du compresseur, la consommation électrique globale de la pompe à chaleur complète
est sensiblement la même en fonctionnement normal de la pompe et en mode de dégivrage,
elle n'est pas augmentée. Enfin, aucune énergie n'est prise dans le réseau secondaire
pour dégivrer l'évaporateur. Pour corroborer ceci, des essais montrent que le coefficient
d'efficacité global de la pompe à chaleur selon l'invention est supérieur à celui
d'une pompe à chaleur classique de même puissance, le coefficient d'efficacité étant
le rapport entre la puissance thermique et la consommation électrique d'une pompe
à chaleur, et le coefficient d'efficacité global étant la valeur moyenne du coefficient
d'efficacité instantané sur une période donnée, par exemple une année.
[0014] L'invention concerne également une installation de chauffage d'un bâtiment, comprenant
un échangeur à chaleur tel que décrit ci-dessus et / ou une pompe à chaleur telle
que décrite ci-dessus.
Brève description des figures
[0015] L'invention sera mieux comprise, et d'autres caractéristiques et avantages de l'invention
apparaîtront à la lumière de la description qui suit d'un exemple de réalisation d'une
pompe à chaleur selon l'invention. Cet exemple est donné à titre non limitatif. La
description est à lire en relation avec les dessins annexés dans lesquels
- la figure 1 est une vue d'ensemble d'une pompe à chaleur selon l'invention,
- la figure 2 est une vue de profil d'une batterie à ailette selon l'invention
- la figure 3 est un agrandissement du détail A de la batterie de la figure 2, vue de
face.
Description d'un mode de réalisation de l'invention
[0016] Une pompe à chaleur connue comprend un échangeur (ou évaporateur) 10 de type batterie
à ailettes, un compresseur 20, un échangeur 30 de chaleur et un détendeur 40 ; le
compresseur et le ventilateur sont alimentés par un réseau d'alimentation en énergie
électrique. Un circuit frigorifique, dans lequel circule un fluide frigorigène, relie
en série les différents organes de la pompe à chaleur.
[0017] L'évaporateur prélève de l'énergie à un flux d'air ambiant circulant à travers l'évaporateur
et transmet l'énergie prélevée au fluide frigorigène. Le compresseur comprime le fluide
frigorigène sortant de l'évaporateur et élève ainsi sa température et sa pression.
Dans l'échangeur de chaleur 30, le fluide frigorigène libère sa chaleur à un fluide
secondaire en passant de l'état gazeux à l'état liquide. Le détendeur réduit la pression
du fluide frigorigène avant son retour vers l'évaporateur.
[0018] L'échangeur 10, de type batterie à ailettes (figure 2) est de forme sensiblement
parallélépipédique, il comprend une pluralité d'ailettes 60 montées transversalement
le long d'une pluralité de tubes 70 rectilignes orientés parallèlement les uns aux
autres. La plupart des tubes sont reliés les uns aux autres, en série et / ou en parallèle,
par des pontets 80 de raccordement fixés aux extrémités des tubes pour former une
partie du circuit de circulation du fluide frigorigène.
[0019] Selon l'invention, l'échangeur comprend également au moins une résistance électrique
positionnée à l'intérieur du volume prédéfini de l'échangeur, et un moyen de commande
pour fournir un courant électrique à la résistance électrique. La résistance électrique
fournit en retour de la chaleur pour dégivrer l'évaporateur.
[0020] Les ailettes sont distantes de préférence de plus de 3 mm. Une telle distance entre
les ailettes est très supérieure à la distance entre ailettes des évaporateurs actuellement
dans le commerce (environ 1 à 2 mm) ; mais elle permet de limiter le nombre de cycles
de dégivrage, sans risque d'une augmentation de la perte de charge côté air due à
une diminution du flux d'air circulant dans l'évaporateur. Dans la pratique, une distance
entre ailettes de l'ordre de 5 mm donne de bons résultats : un dégivrage seulement
toutes les 6 à 12 heures, selon la température et le taux d'humidité de l'air ambiant
extérieur.
[0021] Dans un exemple pratique (figure 2), l'évaporateur comprend environ 200 ailettes
planes en aluminium, montées verticales et parallèles les unes aux autres pour assurer
une surface de contact maximale avec le flux d'air ambiant entrant dans l'évaporateur.
L'évaporateur comprend également 120 tubes en cuivre parallèles, s'étendant selon
une direction perpendiculaire aux plans des ailettes. Les ailettes sont percées et
les tubes traversent les ailettes ; le contact entre une ailette et un tube assure
un échange thermique parfait entre l'ailette et le tube. 111 tubes sont reliés entre
eux par des pontets de raccordement 80 pour former une partie du circuit de circulation
du fluide frigorigène. L'évaporateur comprend également 9 résistances électriques,
chacune positionnée à l'intérieur d'un tube non raccordé aux tubes voisins. Les résistances
électriques sont dans l'exemple montées en parallèle et sont reliées au réseau d'alimentation
électrique par le moyen de commande comprenant notamment un interrupteur commandé.
L'évaporateur ainsi réalisé a une puissance d'environ 12 KW. Bien sûr, le nombre le
nombre et la forme des ailettes et des tubes, le nombre et la position des résistances
sont à adapter en fonction de la puissance souhaitée pour l'évaporateur et de l'efficacité
recherchée pour le moyen de dégivrage.
[0022] Le moyen de commande peut également comprendre, selon des variantes :
- un relai temporisé, pour déclencher le début d'un cycle de dégivrage, et / ou
- un relai temporisé, pour déclencher la fin d'un cycle de dégivrage, et / ou
- une sonde de température à l'intérieur de l'évaporateur et / ou
- une sonde de température sur une paroi externe de l'évaporateur
[0023] Le moyen de commande peut être adapté pour commander les résistances électriques
:
- en fonction d'un temps prédéfini et / ou
- en fonction d'une température prédéfinie à l'intérieur de l'évaporateur et / ou
- en fonction d'une température prédéfinie sur une surface externe de l'évaporateur
et / ou
- en fonction d'une différence de température entre la température de l'air ambiant
extérieur et la température à l'intérieur de l'évaporateur.
[0024] Ainsi, dans une variante, on peut prévoir de déclencher des cycles de dégivrage à
des instants prédéfinis, par exemple toutes les 6 à 12 heures. Dans une autre variante,
on peut prévoir de déclencher un cycle de dégivrage lorsque la température sur la
surface externe de l'évaporateur ou la température à l'intérieur de l'évaporateur
est restée inférieure à une température minimale pendant un temps prédéfinie correspondant
à un temps nécessaire à la formation d'une quantité de givre maximale acceptable sur
les ailettes.
[0025] Dans une autre variante encore, on peut prévoir de déclencher un cycle de dégivrage
lorsque la différence entre la température de l'air ambiant extérieur et la température
à l'intérieur de l'évaporateur est supérieur à une valeur prédéfinie, par exemple
supérieure à une valeur comprise 8 à 12°C. On déclenche ainsi un cycle de dégivrage
uniquement lorsque cela est nécessaire. En effet, en l'absence de givre, la différence
de température entre la température de l'évaporateur et la température de l'air ambiant
est de l'ordre de 3 à 6°C. Le givre qui se forme et s'accumule sur les ailettes et
les tubes de l'évaporateur forme un isolant de plus en plus épais qui isole thermiquement
de plus en plus les ailettes et les tubes de l'air ambiant qui circule à l'intérieur
de l'évaporateur. L'efficacité de l'échangeur diminue progressivement, de même que
la température sur l'échangeur, la température de l'air ambiant restant par ailleurs
constante. L'expérience montre que lorsque la différence entre la température de l'air
ambiant et la température de l'échangeur atteint 8 à 12°C, l'évaporateur n'est plus
assez efficace et un dégivrage est nécessaire.
[0026] La durée d'un cycle de dégivrage peut également être choisie de différentes manières.
Dans une variante, la durée d'un cycle de dégivrage peut être prédéfinie, par exemple
de l'ordre de 3 à 9 minutes, constante ou non (variable en fonction de la température
ambiante mesurée avant dégivrage par exemple). Dans une autre variante, un cycle de
dégivrage est stoppé dès que la température sur la surface extérieure ou à l'intérieur
de l'évaporateur atteint une valeur prédéfinie.
[0027] De préférence, le moyen de commande est adapté pour inhiber le fonctionnement du
compresseur lorsque la ou les résistances électriques sont commandées. Dit autrement,
pendant le dégivrage, le compresseur est arrêté. On limite ainsi la consommation électrique
de la pompe à chaleur.
[0028] Dans le mode de réalisation représenté sur la figure 1, l'évaporateur (ou échangeur)
a une forme sensiblement parallélépipédique et il est positionné dans un plan sensiblement
horizontal, les ailettes étant planes et sensiblement verticales et les tubes s'étendant
horizontalement dans une direction transversale des ailettes. Un tel positionnement
de l'évaporateur permet d'utiliser la convection naturelle verticale et de haut en
bas d'un flux d'air froid (ceci est particulièrement vrai pour un évaporateur positionné
à l'extérieur d'un bâtiment), et évite le recyclage de l'air. De plus, lors d"un cycle
de dégivrage, le givre commençant à fondre se décolle et tombe naturellement à l'extérieur
de l'évaporateur et à l'extérieur de la pompe à chaleur, sans être gêné dans sa chute
; ainsi pour dégivrer, il est suffisant de fournir une énergie adaptée pour décoller
le givre des ailettes et des tubes, il n'est pas nécessaire de fournir de l'énergie
pour fondre totalement le givre. Ceci est particulièrement vrai si la distance entre
les ailettes est importante (supérieure à 3 mm).
[0029] Dans le mode de réalisation de la figure 1 également, un ventilateur soufflant 50
positionné physiquement au dessus de l'évaporateur, en amont dans le flux d'air traversant
la batterie. Le ventilateur permet d'avoir une circulation d'air forcée du haut vers
le bas et de débit sensiblement constant sur l'évaporateur, tout en bénéficiant de
la convection naturelle du flux d'air. Le ventilateur étant en amont de l'évaporateur,
il pousse l'air en direction de l'évaporateur, ce qui entraîne une moindre fatigue
du ventilateur, par rapport à un positionnement en aval du ventilateur. Egalement,
l'énergie dissipée par le ventilateur par pertes Joule est poussée avec le flux d'air
vers l'évaporateur qui récupère cette énergie supplémentaire.
[0030] De préférence, on prévoit un moyen de commande pour arrêter le ventilateur pendant
le dégivrage de l'échangeur. On limite ainsi la consommation électrique de la pompe
à chaleur.
[0031] A noter que le positionnement horizontal de l'échangeur (ailettes verticales) et
le positionnement du ventilateur au dessus de l'échangeur en amont du flux d'air traversant
l'échangeur peuvent être envisagés quel que soit l"échangeur à ailettes utilisé et
quel que soit le mode de dégivrage utilisé, et notamment y compris dans une pompe
à chaleur à inversion de cycle.
[0032] Le ventilateur et l'évaporateur sont positionnés dans un boîtier supérieur 120 fermé
sur le dessus par une grille permettant l'entrée du flux d'air et ouvert en dessous
de l'évaporateur. Tous les éléments de commande de la pompe à chaleur, notamment le
moyen de commande de dégivrage, sont positionnés à l'intérieur du boîtier supérieur
120, et des boutons de réglage et de commande sont accessibles à l'utilisateur sur
une face avant 130 du boîtier 120.
[0033] Le compresseur 20, l'échangeur 30 de chaleur, le détendeur 40 et un ballon tampon
45 sont regroupés dans le bas de la pompe à chaleur, en dessous de l'évaporateur,
dans un boîtier inférieur 110 fermé sur le dessus par un capot 115 incliné pour permettre
une évacuation par gravité des résidus de glace ou d'eau tombant de l'évaporateur.
[0034] Des joues 140 positionnées de part et d'autre des boîtiers 110, 120 solidarisent
les boîtiers 110, 120 et forment les parois latérales des dits boîtiers.
[0035] La figure 1 montre ne pompe à chaleur monobloc, destinée à être installée à l'extérieur
d'un bâtiment à chauffer. Tous les éléments sont regroupés dans un même boîtier. Mais
l'invention peut s'appliquer plus généralement à tous types de pompes à chaleur, par
exemple des pompes à chaleur en deux parties, une parties comprenant l'évaporateur
et positionnée à l'extérieur du bâtiment à chauffer, et une partie comprenant tous
les autres éléments (compresseur, détendeur, échangeur, etc.) et positionnée à l'intérieur
du bâtiment à chauffer.
Nomenclature
[0036]
- 10
- évaporateur
- 20
- compresseur
- 30
- échangeur
- 40
- détendeur
- 45
- ballon tampon
- 50
- ventilateur
- 60
- ailettes
- 70
- tubes
- 80
- pontets de raccordement
- 110
- boîtier inférieur
- 115
- capot
- 120
- boîtier supérieur
- 130
- face avant du boîtier supérieur
- 140
- joues
1. Echangeur (10) de type batterie à ailettes adapté pour une pompe à chaleur, échangeur
comprenant dans un volume prédéfini une pluralité d'ailettes (60) montées transversalement
le long d'une pluralité de tubes (70) rectilignes orientés parallèlement les uns aux
autres, au moins certains tubes étant reliés entre eux par des portions (80) de raccordement
pour former un circuit de circulation d'un fluide, échangeur caractérisé en ce qu'il comprend également au moins une résistance électrique positionnée à l'intérieur
du volume prédéfini, et un moyen de commande pour fournir un courant électrique à
la résistance électrique.
2. Echangeur selon la revendication 1, comprenant plusieurs résistances électriques réparties
dans le volume prédéfini de l'échangeur de sorte à chauffer uniformément le volume
prédéfini de l'échangeur, le moyen de commande étant adapté pour fournir simultanément
un courant électrique à toutes les résistances.
3. Echangeur selon l'une des revendications précédentes, dans laquelle chaque résistance
électrique est positionnée à l'intérieur d'un tube (70) non raccordé aux autres tubes
de la pluralité de tubes.
4. Echangeur selon l'une des revendications précédentes, dans laquelle le moyen de commande
est adapté pour fournir un courant électrique aux résistances électriques :
• à des instants prédéfinis, et / ou
• lorsqu'une différence de température entre une température de l'air ambiant et une
température à l'intérieur de l'évaporateur soit supérieure à une valeur prédéfinie.
5. Pompe à chaleur selon l'une des revendications précédentes, dans laquelle le moyen
de commande est adapté pour commander les résistances électriques :
• pendant un temps prédéfini et / ou
• jusqu'à ce qu'une température prédéfinie soit atteinte à l'intérieur de l'évaporateur
et / ou
• jusqu'à ce qu'une température prédéfinie soit atteinte sur une surface externe de
l'évaporateur.
6. Pompe à chaleur adaptée pour une installation de chauffage, comprenant un évaporateur
de type échangeur selon l'une des revendications précédentes.
7. Pompe à chaleur selon la revendication 6, dans laquelle l'évaporateur (10), de volume
prédéfini sensiblement parallélépipédique, est positionné dans un plan sensiblement
horizontal de sorte que les ailettes soient sensiblement verticales et qu'un flux
d'air circule par convection naturelle verticalement dans l'évaporateur du haut vers
le bas.
8. Pompe à chaleur selon la revendication 7, comprenant également un ventilateur (50)
positionné physiquement au dessus de l'évaporateur, en amont dans le flux d'air traversant
l'évaporateur.
9. Pompe à chaleur selon l'une des revendications 6 à 8, comprenant également un compresseur
(20) pour comprimer le fluide circulant dans le circuit de circulation du fluide de
l'évaporateur.
10. Pompe à chaleur selon la revendication 9, dans laquelle le moyen de commande de l'évaporateur
est adapté pour inhiber le fonctionnement du compresseur et / ou du ventilateur lorsqu'un
courant électrique est fourni à la ou les résistances électriques de l'évaporateur.
11. Installation de chauffage d'un bâtiment, comprenant :
• un échangeur selon l'une des revendications 1 à 5 ou
• une pompe à chaleur selon l'une des revendications 6 à 10.