[0001] L'invention se rattache au secteur technique des traitements des boues d'usinage
et des machines et/ou installations de mise en oeuvre.
[0002] Les boues d'usinage sont générées par les procédés et machines de rectification,
meuleuses et machines-outils en général pour la réalisation de pièces mécaniques.
Elles sont donc un mélange de composés solides métalliques sous forme de déchets,
débris avec un fluide de lubrification et de coupe. Il y a donc une proportion non
négligeable de composés fluides donnant un aspect pâteux engorgé d'huiles par exemple.
Les déchets de boues d'usinage sont volumineux, encombrants, et doivent être évacués
de leur lieu de production.
[0003] Les boues d'usinage ou de rectification ou déchets sont généralement constituées:
- D'une phase solide avec de fines particules métalliques, environ 60% et débris de
meule (5%),
- D'une phase liquide (35%) contenant le plus souvent des hydrocarbures.
[0004] En raison de cette présence d'hydrocarbures, les boues de rectification sont classées
dans la catégorie des déchets dangereux.
[0005] Il existe des techniques de prétraitement afin de diminuer la proportion de phase
liquide et de réduire la dangerosité des boues, notamment de décantation, d'égouttage,
de pression, d'essorage. Les boues d'usinage sont ensuite traitées par fusion après
briquetage ou agglomération, pyrolyse ou incinération en cimenterie.
[0006] Une réglementation en France en vigueur depuis Juillet 2002 oblige les industriels
concernés à considérer le traitement des boues d'usinage. La réglementation pose de
plus en plus de contraintes. Certains industriels se sont orientés vers la technologie
de la fusion des boues, mais les investissements sont coûteux en machines et en énergie
[0007] D'autres se sont orientés vers le traitement des boues d'usinage par compactage,
mais les solutions mises en oeuvre ne permettent pas une évacuation de la phase liquide
dans des proportions satisfaisantes et la tenue des briquettes est très aléatoire
car très friables. En toute hypothèse, les briquettes obtenues selon l'Art Antérieur
ne peuvent en leur état constituer des produits secondaires à d'autres fins. La collecte
des fluides engorgeant les boues d'usinage reste très aléatoire.
[0008] Il est connu par le document
US N° 5 664 492 un procédé de fabrication de briquettes à partir de boues d'usinage. Les documents
suivants traitent également de ce procédé :
JP 2003 311576,
DE 30 02 420,
W02004/037525,
EP 1 380 406,
JP 10 000528,
JP 2005 014072,
DE 198 12 459,
JP 2001 087978,
JP 2002 137095,
DE 44 46 494,
EP 0 490 148.
[0009] Une autre problématique du traitement des boues d'usinage était liée à l'échelle
ou la taille de l'entreprise concernée. Certaines entreprises ont de faibles tonnages
de boues d'usinage et celles-ci n'ont pas le choix quant aux modalités de leur évacuation.
Elle s'effectue en l'état des boues collectées vers un centre de collecte et de traitement.
[0010] Par ailleurs, si la configuration en briquette et la seule forme acceptée par les
aciéristes pour exécuter ces opérations de traitement, la capacité des briquettes
fournies en tenue, en dosage de phase liquide par rapport à la phase solide reste
aléatoire, ce qui limite considérablement le traitement de ces boues d'usinage malgré
la réglementation.
[0011] La démarche du Demandeur a donc été d'obvier à l'ensemble de ces contraintes, d'assurer
une meilleure qualité des briquettes obtenues afin d'en constituer un produit secondaire
en vue d'autres applications.
[0012] La démarche de Demandeur a aussi été de répondre aux besoins des entreprises concernées
par le volume de ces boues d'usinage, quel qu'en soit le tonnage et de proposer un
procédé et une machine apte à être adaptée à des besoins divers en volume de boues
à traiter. Bien entendu, la solution à mettre en oeuvre devait aussi tenir compte
d'impératifs économiques et financiers car la valorisation des boues d'usinage reste
de faible valeur ajoutée.
[0013] L'ensemble de ces objectifs a ainsi amené le Demandeur à réfléchir et à concevoir
un procédé de traitement des boues d'usinage et une machine de mise en oeuvre du procédé
particulièrement optimisant en terme de qualité de produit, de briquettes obtenues,
en matière de collecte des fluides de coupe et adaptée à diverses tailles d'entreprises
aux tonnages de collecte de boues d'usinage variées.
[0014] Selon une première caractéristique, la machine de traitement des boues d'usinage
en vue de la fabrication de briquettes, est remarquable en ce qu'elle comprend un
bâti recevant une cuve destinée à recevoir les boues d'usinage à traiter, un mécanisme
à vis sans fin hélicoïdal pour acheminer la matière, commandé par un moteur, une plateforme-support
recevant des blocs-supports horizontaux, parallèles, espacés l'un de l'autre pour
définir un couloir horizontal permettant la translation d'un tiroir commandé par vérin,
le dit tiroir étant agencé pour recevoir sur sa face supérieure ou sur sa face inférieure
une plaque d'appui et de compression agencée avec une pluralité de canaux pour autoriser
l'évacuation du fluide de coupe, et en ce que la plaque de compression comprend une
zone centrale circulaire correspondant à la partie d'appui de la briquette et tout
autour des canaux circulaires et orientés pour permettre l'évacuation du fluide issu
de la compression, et en ce que les canaux sont établis dans l'épaisseur de la plaque
et sont orientés pour évacuer le fluide dans un bloc réservoir, et en ce que la machine
comprend de part et d'autre des blocs, une zone de réception et d'évacuation des briquettes
compactées et à l'opposé un bac réservoir de collecte des fluides de lubrification
et de coupe issus de la formation et compactage de la briquette, et en ce que la machine
comprend un vérin de poussée verticale susceptible d'assurer la compaction de la matière
dans des chambres formées au-dessous ou au-dessus du tiroir réceptionnant la matière
à compacter, et en ce que les blocs sont agencés avec des ouvertures verticales en
alignement pour autoriser le passage et l'écoulement de la matière et des pistons
des vérins.
[0015] Ces caractéristiques et d'autres encore ressortiront bien de la suite de la description.
[0016] Pour fixer l'objet de l'invention illustré d'une manière non limitative aux figures
des dessins où :
- La figure 1 est une vue d'une machine de fabrication de briquettes à partir de boues
d'usinage, la machine étant représentée de manière schématique vue en coupe avec les
éléments essentiels de l'invention dans une première version de réalisation et de
positionnement d'une plaque de compression de la briquette et d'évacuation de fluide,
- La figure 2 est une vue partielle et à grande échelle illustrant les moyens nécessaires
à la fabrication des briquettes,
- La figure 3 est une vue selon la figure 2 en perspective,
- La figure 4 est une vue partielle illustrant la configuration d'un des moyens essentiels
de l'invention, à savoir la plaque d'appui permettant la configuration de la briquette
et la collecte et évacuation du fluide de coupe.
- La figure 5 est une vue partielle à caractère schématique illustrant une seconde version
et de positionnement de la plaque de compression et d'évacuation de fluide, la machine
dans ses principaux éléments étant représentée en phase initiale de préparation à
la fabrication des briquettes,
- La figure 6 est une vue selon la figure 5 en situation intermédiaire,
- La figure 7 est une vue suivant la figure 6 dans la configuration de la compression
de la briquette,
- La figure 8 illustre l'évacuation de la briquette,
- La figure 9 représente en une vue partielle illustrant l'optimisation avec suppression
des jeux empêchant ou limitant la circulation des fluides.
- La figure 10 est une vue partielle illustrant le positionnement de la briquette sur
la plaque de compression et d'évacuation du fluide.
[0017] Afin de rendre plus concret l'objet de l'invention, on le décrit maintenant d'une
manière non limitative illustré aux figures des dessins.
[0018] Le procédé de fabrication des briquettes à partir de boues d'usinage consiste à introduire
les boues d'usinage dans une machine présentant une cuve de réception, et à alimenter
dans une chambre de compaction des doses de boues d'usinage en vue de constituer des
briquettes, chaque dose de boues d'usinage étant sous un effet de pression comprimée
à l'encontre d'une plaque de compression et d'évacuation des fluides pour l'obtention
de briquettes à haute tenue, puis à évacuer chaque briquette obtenue hors de la machine
et simultanément collecter les fluides découlant de la compression et de leur éjection
par rapport à la briquette, les fluides étant collectés dans un bac-réservoir pour
ensuite être évacués.
[0019] Le procédé selon l'invention permet de positionner la plaque de compression de la
briquette et d'évacuation des fluides sous l'effet de la compression selon différentes
mises en oeuvre de la machine tout en conservant les mêmes moyens principaux. La plaque
de compression de la briquette et d'évacuation des fluides pourra ainsi être positionnée
sur un moyen support en forme de tiroir dans une position haute ou dans une position
basse, selon que l'effort de poussée et de compression s'effectue verticalement par
le haut de la machine ou par le bas de celle-ci comme cela est représenté aux figures
des dessins et selon les modes de fonctionnement décrits ci-après.
[0020] Selon la configuration choisie de la machine, l'alimentation des boues d'usinage
par le biais d'une cuve de remplissage s'effectuera verticalement ou transversalement
comme exposé ci-après.
[0021] On va décrire ci-après la machine de traitement des boues d'usinage dans sa première
version avec ses éléments principaux. La machine est ainsi conçue pour permettre la
fabrication de briquettes de boues d'usinage dans un état compressé avec une élimination
de fluide de lubrification et de coupe permettant l'obtention de briquettes non friables,
ces briquettes étant évacuées une à une après fabrication et le fluide de lubrification
et de coupe étant collecté, récupéré et acheminé en vue d'être réutilisé.
[0022] La machine de traitement des boues d'usinage est référencée dans son ensemble par
(M). Elle comprend un bâti (B) de configuration parallépipédique susceptible de recevoir
les différents composants et mécanismes. Dans sa partie haute, le bâti reçoit une
cuve (1) destinée à recevoir les boues d'usinage à traiter. Un mécanisme à vis sans
fin hélicoïdal (2) vertical commandé par un moteur (3) permet d'agiter la masse de
boues d'usinage et faciliter l'introduction de doses dans un tube récepteur vertical
(4). On a par ailleurs représenté de manière schématique l'armoire de commande électronique
et hydraulique (5). Dans sa partie intermédiaire, à un niveau horizontal approprié,
le bâti reçoit des traverses (6) avec une plateforme-support (7) à partir de laquelle
sont fixés les composants de l'invention.
[0023] A partir de cette plateforme (7) sont disposés deux blocs-supports (8) et (9) horizontaux
parallèles et espacés l'un de l'autre pour définir un couloir horizontal permettant
la translation en va et vient d'un tiroir (10) commandé par un vérin (11). Chaque
bloc (8) (9) est muni d'une ouverture traversante (8.1) (9.1), verticale et en alignement
pour autoriser le passage et l'écoulement de la matière à compacter en provenance
de la cuve précitée. Les deux blocs (8) et (9) sont reliés l'un à l'autre par des
bridages (23) ou similaires permettant leur fixation et liaison définitives l'un par
rapport à l'autre. Le bloc inférieur (9) est susceptible de constituer dans sa partie
centrale une chambre (12) cylindrique dans laquelle sera fabriquée et compactée la
briquette de boues d'usinage. Le bloc (9) est prolongé par le bas par un corps creux
(13) autorisant le positionnement vertical d'un vérin de compression (14) susceptible
d'agir en poussée comme il sera exposé ci-après. L'élément tiroir (10) sollicité en
mouvement de va et vient horizontal par le vérin (11) est aménagé dans son épaisseur
avec deux ouvertures, l'une cylindrique, l'autre semi-cylindrique (10.1) (10.2) dont
les fonctions seront précisées par la suite. De part et d'autre des blocs (8) et (9)
sont disposés respectivement une zone de réception (15) et d'évacuation des briquettes
compactées (vers la gauche en regardant les dessins). A l'opposé est prévu un bac
réservoir de collecte (16) des fluides de lubrification et de coupe issus de la formation
et compactage de la briquette. L'ouverture cylindrique (10.1) formée sur le tiroir
est destinée à être en alignement des ouvertures (8.1) (9.1) pour le chargement de
la matière à compacter et ce ainsi dans une première position du tiroir (10). Cette
ouverture (10.1) est située du côté du bac réservoir (16). L'autre ouverture (10.2)
est conformée à l'extrémité opposée du tiroir et présente une configuration semi-cylindrique,
et donc ouverte, pour permettre l'évacuation de la briquette fabriquée comme il sera
exposé par la suite. Le tiroir (10) est par ailleurs agencé sur son plan horizontal
inférieur pour la réception d'une plaque d'appui et de compression (17) agencée avec
une pluralité de canaux (17.1) pour permettre l'évacuation du fluide de coupe vers
le bac réservoir (16) et de collecte du fluide issu de la phase de compactage de la
briquette. Comme représenté aux figures 1, 2 et 3, dans la première version de réalisation
de la machine, cette plaque de compression (17) et d'évacuation des fluides se trouve
donc orientée côté bloc inférieur (9) pour être en regard de la chambre (12) de réception
des boues d'usinage. En se référant à la figure 4, la plaque de compression (17) comprend
dans une version optimisée une zone centrale (17.1) circulaire correspondant à la
partie d'appui de la briquette et tout autour des canaux circulaires (17.2) et orientés
pour permettre l'évacuation du fluide issu de la compression. Ces canaux sont établis
dans l'épaisseur de la plaque (17) et sont orientés pour évacuer le fluide vers le
bac réservoir (16).
[0024] Le fonctionnement dans cette première mise en oeuvre illustré figures 1, 2 et 3 est
donc le suivant
[0025] En phase initiale, le tiroir (10) est déplacé de sorte que son ouverture cylindrique
(10.1) soit directement dans le prolongement des ouvertures (8.1) (9.1) formées sur
les blocs (8) et (9) pour le passage de la matière alimentée par la vis (2) à travers
le tube récepteur 4. Le vérin de poussée (14) est relevé de sorte que la partie piston
(14.1) vient affleurer dans la partie basse de la chambre (12) en constituant un plan
d'appui de la matière collectée. Lorsque la chambre (12) est remplie de matière, le
tiroir (10) est déplacé transversalement dans une position seconde intermédiaire au
terme de laquelle la plaque de compression (17) vient obturer par le haut la chambre
(12). En pratique, la plaque de compression (17) est positionnée de sorte que sa partie
centrale circulaire (17.1) soit en regard de la chambre (12). Dans cette situation,
le vérin de poussée (14) est sollicité verticalement et crée le compactage de la briquette
et l'écoulement du fluide qui s'évacue à travers les différents canaux jusqu'au bac
réservoir (16). Lorsque le compactage a été effectué dans les conditions souhaitées
avec l'obtention d'une briquette non friable, il convient alors d'évacuer la briquette
obtenue. Le tiroir (10) est alors translaté une nouvelle fois vers l'arrière par l'action
du vérin (11) jusqu'à présenter la seconde ouverture semi-cylindrique (10.2) en regard
de la chambre (12). Ensuite, le vérin (14) assure le relevage de la briquette et sa
sortie de la chambre (12) pour la positionner dans l'ouverture semi-cylindrique (10.2)
formée dans le tiroir. Ce dernier est alors translaté vers l'avant selon une quatrième
position sous l'action du vérin (11) pour amener la briquette vers la zone de réception
(15) et de collecte. Une fois cette opération exécutée, il convient alors de procéder
à un nouveau cycle opératoire.
[0026] Il convient maintenant de se référer aux figures 4 à 8 illustrant une deuxième version
de la machine de compactage qui met en oeuvre les mêmes moyens dans une configuration
sensiblement différente.
[0027] Comme représenté aux figures, la plaque (17) de compression et d'évacuation du fluide
lors du compactage de la matière est disposée sur le plan supérieur du tiroir (10).
L'acheminement des boues d'usinage s'effectue par le mécanisme à vis (2) sans fin
hélicoïdal, dans ce cas disposé horizontalement, ou selon une orientation angulaire
permettant la meilleure pénétration de la boue. Il permet l'introduction de la matière
à compacter dans la chambre (18) disposée verticalement au-dessus du tiroir et formée
dans un corps (21). Le vérin de contre-poussée (19) est disposé verticalement par
le haut et pénètre dans une chemise (20) cylindrique formée sur un corps (21) pour
assurer une compression de la matière dans la chambre (18). Le tiroir (10) est toujours
guidé entre les corps (8) et (9) et soumis à un mouvement transversal horizontal de
va et vient sous l'action du vérin (11) dans les mêmes conditions que précédemment.
Dans cette mise en oeuvre, le tiroir (10) ne présente pas les ouvertures (10.1) (10.2)
agencées dans la première réalisation. On achemine ainsi par la vis (2) de la matière
à compacter dans la chambre (18), et le tiroir (10) est dans la position de sorte
que la partie centrale circulaire (17.1) de la plaque (17) soit en regard de la chambre
(18) et que la matière à compacter vienne se situer dans cette zone circulaire. Le
vérin de poussée (19) vertical vient alors compacter la matière dans la chambre (18)
ainsi formée à l'encontre de la plaque de compression et d'évacuation de fluide, et
celle-ci assure l'appui de la matière et l'écoulement du fluide évacué. Comme représenté
figure 10, le piston du vérin (19) présente une pièce d'usure (19.1) démontable en
contact avec la matière à compacter pour constituer la briquette. L'opération de compactage
par le vérin (19) peut être régulée en une ou plusieurs fois, selon une programmation
préétablie, progressive pour permettre une évacuation du fluide engorgeant la briquette
dans les meilleures conditions. Le fluide est collecté vers le bac réservoir à travers
les canaux formés su la plaque de compression (17).
[0028] Lorsque l'opération de compactage est terminée, il convient alors d'évacuer la briquette
obtenue. Le vérin (11) est sollicité en translation vers l'arrière pour libérer la
chambre (18). Le vérin (19) assure par un mouvement vertical complémentaire descendant
le positionnement et le transfert de la briquette sur une plaque (21) disposée en
appui horizontal sur le corps inférieur (9). La briquette étant positionnée ainsi
devant les tiroirs, celui-ci est à nouveau sollicité en déplacement, vers l'avant
cette fois-ci, pour autoriser l'évacuation de la briquette obtenue vers la zone (15)
de collecte, par glissement et poussée sur la plaque du au déplacement du tiroir (10)
Puis un nouveau cycle opératoire recommence.
[0029] On a représenté figure 9 une optimisation particulière de la machine pour le contrôle
d'écoulement des fluides. En pratique, le corps (9) qui présente sur sa partie supérieure
ou inférieure la plaque (21) disposée sous le tiroir (10) présente une ouverture (9.1)
pour le positionnement d'un vérin de contre-poussée (22). Celui-ci par son piston
(22.1) assure une poussée sur la plaque (21) qui permet un appui de la plaque de compression
(17) contre de la chemise (20). On a donc ainsi une suppression ou quasi élimination
des jeux évitant l'écoulement du fluide éjecté lors de la fabrication et compression
de la briquette.
[0030] La solution apportée par l'invention permet l'obtention de briquettes de très grande
qualité, non friables avec une élimination maximum des fluides engorgeant les boues
d'usinage constituant la matière des dites briquettes. La configuration particulière
de la plaque de compression (17) constitue un aspect essentiel de l'invention. Son
positionnement par rapport au tiroir permet de réaliser deux versions de la machine.
Les opérations de poussée par les vérins de compression (14-19) sont définies de manière
spécifiques pour effectuer les efforts en une ou plusieurs fois afin de contrôler
et d'évacuer au mieux le fluide engorgeant la matière en cours de compactage.
[0031] La machine mise en oeuvre selon l'invention reste d'un coût d'investissement relativement
peu important et peu être utilisé par des entreprises de tailles variables et ayant
surtout des tonnages de boues d'usinage à évacuer dans des conditions variées.
[0032] L'invention répond aux différents objectifs recherchés à l'origine par le Demandeur.
[0033] S'agissant des mécanismes à commande électronique et hydrauliques, ceux-ci relèvent
de la pratique de l'Homme de l'Art et n'ont pas été décrits.
1. Machine de traitement des boues d'usinage en vue de la fabrication de briquettes,
caractérisée en ce qu'elle comprend un bâti recevant une cuve (1) destinée à recevoir les boues d'usinage
à traiter, un mécanisme à vis sans fin hélicoïdal (2) pour acheminer la matière, commandé
par un moteur (3), une plateforme-support (7) recevant des blocs-supports (8) (9)
horizontaux, parallèles, espacés l'un de l'autre pour définir un couloir horizontal
permettant la translation d'un tiroir (10) commandé par vérin (11), le dit tiroir
(10) étant agencé pour recevoir sur sa face supérieure ou sur sa face inférieure une
plaque (17) d'appui et de compression agencée avec une pluralité de canaux (17.1)
pour autoriser l'évacuation du fluide de coupe, et en ce que la plaque de compression (17) comprend une zone centrale (17.1) circulaire correspondant
à la partie d'appui de la briquette et tout autour des canaux circulaires (17.2) et
orientés pour permettre l'évacuation du fluide issu de la compression, et en ce que les canaux sont établis dans l'épaisseur de la plaque (17) et sont orientés pour
évacuer le fluide dans un bloc réservoir, et en ce que la machine comprend de part et d'autre des blocs (8) et (9) une zone de réception
(15) et d'évacuation des briquettes compactées et à l'opposé un bac réservoir de collecte
(16) des fluides de lubrification et de coupe issus de la formation et compactage
de la briquette, et en ce que la machine comprend un vérin de poussée verticale (14), (19) susceptible d'assurer
la compaction de la matière dans des chambres (12-18) formées au-dessous ou au-dessus
du tiroir (10) réceptionnant la matière à compacter, et en ce que les blocs (8) (9) sont agencés avec des ouvertures verticales (8.1) (9.1) en alignement
pour autoriser le passage et l'écoulement de la matière et des pistons des vérins
(14) et (19).
2. Machine selon la revendication 1, caractérisée en ce que la plaque (17) de compression et d'évacuation du fluide est disposée sur le plan
horizontal inférieur du tiroir, et en ce que le tiroir présente deux ouvertures, l'une cylindrique (10.1), l'autre semi-cylindrique
ouverte (10.2), l'ouverture cylindrique étant situé côté bac réservoir (16) et l'ouverture
semi-cylindrique côté évacuation des briquettes (15) et étant en extrémité du tiroir,
et en ce que le bloc inférieur (9) constitue dans sa partie centrale une chambre (12) cylindrique
de réception de la matière à compacter, et en ce que le bloc (9) est prolongé par le bas par un corps creux (13) autorisant le positionnement
vertical d'un vérin de compression (14) agissant en poussée, et en ce que la vis d'alimentation (2) en matière est disposée verticalement et débouche dans
le bloc (8) pour permettre l'introduction de la matière dans la chambre (12).
3. Machine selon la revendication 1, caractérisée en ce que la plaque (17) de compression et d'évacuation du fluide est disposée sur le plan
supérieur du tiroir (10), et en ce que le mécanisme à vis sans fin (2) est disposé horizontalement ou selon une orientation
angulaire et débouche dans une chambre (18) disposée verticalement au-dessus du tiroir
(10), et en ce que le vérin de poussée (19) est disposé verticalement par le haut et pénètre dans une
chemise (20) formée sur un corps (21) agencé avec la chambre (18), et en ce que le tiroir (10) est soumis à un mouvement de va et vient dans son couloir récepteur,
pour autoriser le positionnement de la plaque de compression (17) en vue du compactage
de la matière, ou le retrait de la plaque pour permettre l'évacuation de la briquette
obtenue.
4. Machine selon la revendication 3, caractérisée en ce que le corps (9) présente une plaque (21) sur sa partie supérieure ou inférieure permettant
l'évacuation des briquettes par glissement lors du déplacement du tiroir, et sous
l'action d'un vérin de contre-poussée (22) assurant une limitation et/ou suppression
des jeux.