Domaine technique
[0001] La présente invention se rapporte au domaine de l'horlogerie mécanique. Elle concerne,
plus particulièrement, une pièce d'horlogerie comportant :
- un mouvement agencé pour fournir une indication de l'heure et muni d'un train d'affichage
de l'heure,
- un mécanisme d'affichage de la date, et
- une tige de commande accessible de l'extérieur de la pièce d'horlogerie et susceptible
d'actionner un système de correction de l'indication de l'heure agissant sur le train
d'affichage de l'heure lorsque ladite tige est dans une première position, et susceptible
d'actionner un système de correction de l'affichage de la date lorsque ladite tige
est dans une deuxième position.
[0002] Dans une application particulièrement avantageuse, l'invention concerne une pièce
d'horlogerie telle que mentionnée ci-dessus, comprenant un mécanisme supplémentaire
susceptible de fournir une information à afficher en regard de la tige de commande.
Particulièrement, ce mécanisme supplémentaire peut être un mécanisme de chronographe.
Etat de la technique
[0003] Parmi les différentes fonctions que peut réaliser une montre, le chronographe est
l'une des plus fréquemment implémentées. Comme chacun le sait, un chronographe permet,
à la demande, de mesurer et d'afficher un temps chronométré au moyen d'indicateurs
dédiés, ceux-ci pouvant être ramenés à zéro sur commande. De nombreux mécanismes et
constructions permettent de réaliser cette fonction. Le fameux chronographe 7750,
initialement développé par la maison Valjoux, est probablement l'un des calibres les
plus robustes et performants. Il est aujourd'hui intégré dans de nombreuses montres.
Dans sa version d'origine, la seconde du temps chronométré est indiquée par une grande
aiguille au centre du mouvement. Il comporte un compteur des minutes du temps chronométré
à 12H, un compteur des heures du temps chronométré à 6H et une petite seconde à 9H.
La date peut être affichée à 3H.
[0004] Dans sa version 7753, le mouvement comporte les mêmes indications que proposé précédemment.
Toutefois, le compteur des minutes est dévié pour indiquer la minute du temps chronométré
à 3H et non à 12H. La date est affichée dans un guichet à 4H.
[0005] De manière conventionnelle, le remontage du mouvement et la correction de l'heure
est effectué par la tige de commande située à 3H. Habituellement, dans une position
tirée de la tige de commande, un mécanisme de tirette et de pignon baladeur permet
d'effectuer également la correction de la date. Ce pignon baladeur comporte, à un
premier niveau, un pignon agencé pour interagir avec le mécanisme d'affichage de la
date et, à un deuxième niveau, une roue agencée pour interagir avec le train d'affichage
de l'heure. Hors, dans un mécanisme tel que mentionné ci-dessus pour le calibre 7753,
l'emplacement de l'aiguillage du compteur situé à 3H ne laisse pas une place suffisante
pour permettre d'intégrer dans le mouvement un mécanisme de tirette et de pignon baladeur
conventionnel.
[0006] Cet inconvénient pourrait être résolu notamment en réhaussant l'aiguillage du compteur
situé à 3H, ce qui augmente l'épaisseur de manière relativement importante, dans des
dimensions qui rendent le mouvement emboité difficile à porter et nécessite de produire
des boites spécifiques. Une autre manière de résoudre ce problème consiste à utiliser
un correcteur supplémentaire, agissant à un autre endroit du mouvement sur l'anneau
de quantième. Cependant, outre le fait que cela complique la réalisation de la boite,
qui doit comporter une ouverture supplémentaire pour l'agencement du correcteur, il
est relativement peu élégant et peu technique de devoir faire la correction au moyen
d'un correcteur supplémentaire et non pas directement par la tige de commande, ce
à quoi les utilisateurs sont généralement habitués.
[0007] La présente invention a pour but de résoudre ces inconvénients en proposant une pièce
d'horlogerie munie d'un système de correction de l'heure et du quantième particulièrement
compact. L'un des buts poursuivis par l'invention est d'offrir un mouvement muni d'un
mécanisme de chronographe comportant trois compteurs (dont un pour l'affichage de
la seconde du temps courant) et une indication de la date, comportant une correction
de l'heure et de la date par la tige de commande, qui n'augmente pas l'épaisseur du
mouvement. Les boites utilisées pour un mouvement à deux compteurs ou sans date, peuvent
ainsi être utilisées directement, sans autre modification.
Divulgation de l'invention
[0008] De façon plus précise, l'invention concerne une pièce d'horlogerie comportant :
- un mouvement agencé pour fournir une indication de l'heure et muni d'un train d'affichage
de l'heure,
- un mécanisme d'affichage de la date,
- une tige de commande accessible de l'extérieur de la pièce d'horlogerie et susceptible
d'actionner un système de correction de l'indication de l'heure agissant sur le train
d'affichage de l'heure lorsque ladite tige est dans une première position, et susceptible
d'actionner un système de correction de l'affichage de la date lorsque ladite tige
est dans une deuxième position.
[0009] Selon l'invention, la tige de commande est connectée cinématiquement au train d'affichage
de l'heure ou au mécanisme d'affichage de la date, par un premier mobile porté par
une première bascule, ledit premier mobile étant agencé pour être entraîné par la
tige de commande, et par un deuxième mobile porté par une deuxième bascule.
[0010] En outre, la deuxième bascule peut évoluer entre une première position dans laquelle
la roue du deuxième mobile est reliée cinématiquement avec le train d'affichage, et
une deuxième position dans laquelle l'étoile du deuxième mobile est reliée cinématiquement
avec le mécanisme d'affichage de la date. La position de la deuxième bascule est définie
par la coopération entre les premiers et deuxième mobiles.
[0011] Dans un mode de réalisation préféré, le deuxième mobile comporte une roue maintenue
en prise avec ledit premier mobile, et une étoile. Lorsque la deuxième bascule est
dans sa première position, la roue du deuxième mobile est reliée cinématiquement avec
le train d'affichage. Lorsque la deuxième bascule est dans sa deuxième position, l'étoile
du deuxième mobile est reliée cinématiquement avec le mécanisme d'affichage de la
date.
[0012] Pour le positionnement de la deuxième bascule, la roue du deuxième mobile est maintenue
en prise avec un pignon du premier mobile, par l'intermédiaire de l'action d'un organe
ressort agissant sur la deuxième bascule.
[0013] Par ailleurs, la position de la première bascule est définie par la position de la
tige de commande.
[0014] De manière avantageuse, la roue du deuxième mobile et le pignon du premier mobile
sont maintenus engagés en fond de denture.
[0015] A cet effet, la roue du deuxième mobile et ledit pignon du premier mobile présentent
des dentures dont les dents présentent un profil concentrique. Plus particulièrement,
chaque extrémité de dent définit une surface concentrique par rapport au centre de
la roue ou du pignon. En outre, chaque dent est séparée par un interstice permettant
l'insertion de la surface d'une dent de l'autre denture.
[0016] De préférence, le profil de la surface et le profil de l'interstice sont complémentaires.
[0017] Le pignon du premier mobile, la roue du deuxième mobile et le rouage du train d'affichage
de l'heure destiné à être relié à ladite roue du deuxième mobile, sont positionnés
sur un même niveau et, lorsque la tige est dans sa première position, le pignon du
premier mobile engrène directement avec la roue du deuxième mobile, cette dernière
engrenant directement avec ledit train d'affichage de l'heure.
[0018] Selon un mode de réalisation préféré, l'étoile de la deuxième bascule est reliée
cinématiquement avec le mécanisme d'affichage de la date par l'intermédiaire d'un
renvoi présentant une forme d'étoile munie d'un nombre pair de bras, un bras sur deux
étant partiellement tronqué, de manière à ce que chaque bras puisse recevoir de l'énergie
de l'étoile de la deuxième bascule, seuls les bras entiers pouvant transmettre de
l'énergie au mécanisme d'affichage de la date.
[0019] La présente invention trouve particulièrement à s'appliquer dans une pièce d'horlogerie
qui comprend un mécanisme supplémentaire susceptible de fournir une information à
afficher en regard de la tige de commande. Le mécanisme supplémentaire peut comporter
un mobile d'affichage dont l'axe est superposé avec le premier mobile et dont la planche
est située entre l'étoile et la roue du deuxième mobile.
[0020] De manière particulièrement avantageuse, le mécanisme supplémentaire est un mécanisme
de chronographe et l'information à afficher est une information relative au temps
chronométré.
[0021] Il est réservé la possibilité de revendiquer de manière indépendante :
- la forme spécifique du renvoi ci-dessus et décrite ci-après,
- un système de correction multipostions comprenant deux bascules portant respectivement
un premier et un deuxième mobiles, le positionnement de la deuxième bascule étant
défini par l'interaction directe entre les premier et deuxième mobiles, ou
- la forme spécifique de la denture du pignon du premier mobile et de la roue du deuxième
mobile, tel que mentionnée ci-dessus et décrite ci-après.
Brève description des dessins
[0022] D'autres détails de l'invention apparaîtront plus clairement à la lecture de la description
qui suit, faite en référence au dessin annexé dans lequel :
- les figures 1 à 3 montrent, en vue de dessus, des situations et des positions différentes
d'une pièce d'horlogerie selon l'invention, tandis que les figures 4 et 5 ne montrent
que des éléments isolés, également dans deux positions, et
- la figure 6 propose une vue en coupe d'une pièce d'horlogerie selon l'invention.
Mode(s) de réalisation de l'invention
[0023] La description qui suit est faite en référence à l'exemple particulier qui fait l'objet
des figures annexées, dans lequel l'invention est mise en oeuvre dans une pièce d'horlogerie
munie d'un mécanisme de chronographe. Cette application est effectivement très avantageuse
et offre ainsi une solution élégante à un problème posé de longue date, en particulier
aux manufactures produisant des calibres de type Valjoux 7750. Toutefois, l'invention
n'est pas limitée à une implémentation dans un mécanisme de type chronographe et peut
s'appliquer de manière générale à une pièce d'horlogerie munie d'un train d'affichage
de l'heure et d'un mécanisme d'affichage de la date.
[0024] Sur la figure 1, on peut voir un mouvement d'une pièce d'horlogerie selon l'invention.
De manière usuelle, ce mouvement comporte un organe moteur et une base de temps, permettant
d'entraîner un train d'affichage de l'heure, fournissant ainsi une indication de l'heure.
Ce train d'affichage de l'heure peut comporter, en particulier, un rouage de minuterie
10 incluant une roue des heures, effectuant un tour en douze heures.
[0025] La pièce d'horlogerie proposée comprend également un mécanisme d'affichage de la
date, prenant la forme, dans cet exemple, d'un anneau de quantième 12, monté à rotation
de manière concentrique au mouvement et doté d'une denture intérieure 12a.
[0026] La pièce d'horlogerie comporte encore une tige de commande 14 accessible de l'extérieur
de la pièce d'horlogerie. De manière connue, cette tige est montée à rotation au travers
de la boite de montre. Elle est également mobile en translation. Elle coopère avec
une tirette 16 qui, en fonction de la position longitudinale de la tige, déplace un
pignon coulant 18 également monté sur la tige de commande 14.
[0027] La pièce d'horlogerie comporte un premier mobile 20 porté par une première bascule
22. Ce premier mobile 20 comprend, disposés coaxialement et solidairement, une roue
20a dont la denture est positionnée et dimensionnée de manière à engrener avec le
pignon coulant 18, et un pignon 20b.
[0028] De manière avantageuse et comme le montrent particulièrement les figures 4 et 5,
le pignon 20b du premier mobile 20 présente une denture dont les dents 20c présentent
un profil concentrique. Plus particulièrement, chaque extrémité de dent définit une
surface de longueur
l, concentrique par rapport au centre de la roue. Chaque dent est séparée par un interstice
de dimension légèrement supérieure à la longueur
l, permettant, comme on le comprendra par la suite d'insérer entre deux dents consécutives,
une dent identique portée par une autre roue et présentant également, à son extrémité,
une surface de longueur
l.
[0029] Un premier ressort 24 est agencé de manière à exercer sur la première bascule 22
une force tendant à maintenir la roue 20a du premier mobile 20, en prise avec le pignon
coulant 18. Une butée 26 limite toutefois la position de la première bascule 22, permettant
ainsi à la tige d'être en position de remontage, c'est-à-dire en position non tirée,
sans que le pignon coulant 18 entraîne le premier mobile 20. Ainsi, lorsque la tige
est dans l'une quelconque de ses positions tirées, le premier mobile 20 est agencé
pour être entraîné par la tige de commande 14.
[0030] On peut également voir que la pièce d'horlogerie comprend un deuxième mobile 28 porté
par une deuxième bascule 29. Ce deuxième mobile 28 comprend, disposés coaxialement
et solidairement, une roue 28a et une étoile 28b. Un deuxième ressort 30 est agencé
de manière à exercer sur la deuxième bascule 29 une force tendant à maintenir la roue
du deuxième mobile 28, en prise avec le pignon 20b du premier mobile 20.
[0031] De préférence, la roue 28a du deuxième mobile 28 et le pignon 20b du premier mobile
20 sont maintenus engagés en fond de denture. Ainsi l'entraxe de ces deux éléments
est maintenu constant, ainsi que la qualité de leur coopération. Par "fond de denture",
on entend qu'il n'y a pas de sûreté radiale, qui est définie comme étant le jeu entre
la pointe des dents de la roue et le noyau du pignon.
[0032] A cet effet, la roue 28a du deuxième mobile 28 comprend une denture 28c identique
à celle du pignon 20b du premier mobile 20. De manière avantageuse, le profil de ladite
surface et le profil dudit interstice sont sensiblement conjugués. Plus précisément,
lors de la rotation du pignon 20b et de la roue 28a, on a successivement le profil
de la surface d'une dent du pignon 20b qui reste sensiblement en contact avec le profil
de l'interstice de la roue 28a, puis le profil de la surface d'une dent de la roue
28a qui reste sensiblement en contact avec le profil de l'interstice du pignon 20b.
[0033] Grâce au fait que les dents 20c et 28c sont à profil concentrique, on évite tout
blocage malgré l'absence de sûreté radiale. De plus, selon un avantage procuré par
la construction selon l'invention, la position de la deuxième bascule 29 est définie
par la coopération entre lesdits premier 20 et deuxième 28 mobiles. Contrairement
aux constructions connues, la deuxième bascule 29 n'est pas positionnée par un appui
sur un levier ou une autre bascule. Ceci garantit également le maintien constant de
l'entraxe entre les premier et deuxième mobiles.
[0034] Lorsque la tige est en position "Heure", permettant de corriger l'heure, et représentée
à la figure 1, la première bascule 22 est positionnée par son appui sur le pignon
coulant 18. Autrement dit, la position de la première bascule 22 est définie par la
position de la tige de commande 14.
[0035] Dans cette configuration, comme mentionné ci-dessus, la roue du deuxième mobile 28
engrène directement avec le pignon du premier mobile 20. Mais la roue du deuxième
mobile 28 engrène également directement avec le train d'affichage de l'heure, selon
l'exemple, avec la roue des heures de la minuterie. La tige de commande 14 est ainsi
connectée cinématiquement au train d'affichage de l'heure. L'actionnement en rotation
de la tige de commande 14 permet donc de corriger cet affichage. De manière avantageuse,
on notera que le pignon du premier mobile 20, la roue du deuxième mobile 28 et le
rouage du train d'affichage de l'heure destiné à être relié à ladite roue du deuxième
mobile 28, sont positionnés sur un même niveau, optimisant l'épaisseur occupée. Il
est à relever, comme on le comprendra mieux par la suite, que, dans cette position,
la tige de commande 14 n'est pas reliée cinématiquement avec le mécanisme d'affichage
de la date.
[0036] Lorsque la tige est en position "Date", permettant de corriger la date, représentée
aux figures 2 et 3, le pignon coulant 18 occupe une position plus éloignée en référence
au centre du mouvement, à comparer avec la position de la figure 1. Les positions
respectives des première 22 et deuxième 29 bascules sont modifiées en conséquence.
[0037] Dans cette configuration, la roue 28a du deuxième mobile 28 n'est plus en prise avec
le train d'affichage de l'heure. L'étoile du deuxième mobile 28 se trouve reliée cinématiquement
avec le mécanisme d'affichage de la date. Cette liaison cinématique est obtenue par
l'intermédiaire d'un renvoi 32 présentant une forme d'étoile munie d'un nombre pair
de bras. Un bras sur deux 32a est partiellement tronqué. Ainsi, chaque bras peut recevoir
de l'énergie fournie par l'étoile de la deuxième bascule 29, mais seuls les bras entiers
32b peuvent transmettre de l'énergie au mécanisme d'affichage de la date, typiquement
en actionnant la denture intérieure 12a de l'anneau de quantième 12, comme on peut
le voir sur la figure 3 qui illustre un passage de date. La tige de commande 14 est
ainsi connectée cinématiquement au mécanisme d'affichage de la date, via le pignon
coulant 18, les premier 20 et deuxième 28 mobiles, et le renvoi 32. L'actionnement
en rotation de la tige de commande 14 permet donc de corriger cet affichage.
[0038] De manière plus précise, les bras tronqués de l'étoile sont tels que la différence
entre leur sommet et la circonférence de base est sensiblement égale à la moitié de
la différence entre le sommet d'un bras non tronqué et la circonférence de base. Les
extrémités des bras tronqués sont arrondies et ne présentent pas d'angle vif. Le renvoi
32 est nombré de sorte que seuls les bras non tronqués coopèrent avec les dents de
l'anneau de quantième 12, tandis que tous les bras, tronqués ou non, reçoivent de
l'énergie. Toutefois, grâce au fait que les bras non utiles sont tronqués, tout risque
de collision ou de blocage entre le renvoi 32 et l'anneau de quantième 12 est évité,
comme on peut le voir sur la figure 2. Cela permet en outre de corriger la date dans
les deux sens, sans risque, ce qui n'est pas le cas lorsque, comme dans l'état de
la technique, on utilise un correcteur. De manière particulièrement avantageuse, le
renvoi 32 permet, par sa forme particulière, d'engrener directement avec deux dentures
différentes, en l'espèce avec l'étoile 28b et l'anneau de quantième 12, situées dans
un même plan. On optimise ainsi encore l'espace occupé par cette liaison cinématique.
[0039] On relèvera que, en position "Heure", l'étoile 28b du deuxième mobile 28 n'embraye
pas avec le renvoi 32, comme on peut le constater particulièrement sur la figure 5.
La tige de commande 14 n'est ainsi pas connectée cinématiquement avec le mécanisme
d'affichage de la date.
[0040] Ainsi, le dispositif décrit ci-dessus permet de réduire la hauteur et, de manière
plus générale, l'encombrement des différents éléments intervenant dans la correction
de l'affichage de l'heure ou de la date. Par conséquent, il est possible de combiner
ce dispositif de correction avec l'affichage d'une information supplémentaire, fournie
par un mécanisme supplémentaire que comprend la pièce d'horlogerie. De manière avantageuse,
cette information supplémentaire peut être affichée dans un sous-cadran ou par un
organe indicateur monté pivotant en regard de la tige de commande 14, soit, en général,
à 3H.
[0041] Dans l'exemple particulièrement avantageux de la description, le mécanisme supplémentaire
est un mécanisme de chronographe. De manière usuelle, on peut afficher la minute du
temps chronométré dans un compteur situé à 3H. On pourrait également disposer un compteur
d'heure ou trente minutes à cet endroit.
[0042] Pour afficher cette information, un mobile d'affichage 34 est entraîné par le mécanisme
supplémentaire. L'axe 34a de ce mobile d'affichage 32 est superposé avec le premier
mobile 20. Il pivote entre deux ponts 36, dont l'un peut être situé dans le plan du
pignon 20b du premier mobile 20, l'axe 34a du mobile d'affichage étant situé en dehors
de l'axe du premier mobile 20. Pour optimiser la compacité de l'ensemble, la planche
34b du mobile d'affichage 34 est située entre la roue 28a et l'étoile 28b du deuxième
mobile 28. Grâce à cette configuration, le mobile d'affichage 34 peut porter un organe
indicateur qui, sur le cadran, est positionné à 3H, à l'endroit habituel pour un chronographe
ne comportant pas d'affichage de la date, ou dont celle-ci est corrigée par un correcteur.
[0043] Naturellement, on pourrait reprendre cet agencement pour afficher d'autres informations
qu'un temps chronométré, par exemple, un deuxième fuseau horaire ou une phase de lune.
[0044] La description qui précède a été donnée à titre d'illustration de l'invention et
n'est pas limitative. Seules les revendications délimitent la portée de l'invention.
1. Pièce d'horlogerie comportant :
- un mouvement agencé pour fournir une indication de l'heure et muni d'un train d'affichage
de l'heure,
- un mécanisme d'affichage de la date,
- une tige de commande (14) accessible de l'extérieur de la pièce d'horlogerie et
susceptible d'actionner un système de correction de l'indication de l'heure agissant
sur le train d'affichage de l'heure lorsque ladite tige est dans une première position,
et susceptible d'actionner un système de correction de l'affichage de la date lorsque
ladite tige est dans une deuxième position,
caractérisée en ce que la tige de commande (14) est connectée cinématiquement au train d'affichage de l'heure
ou au mécanisme d'affichage de la date, par un premier mobile (20) porté par une première
bascule (22), ledit premier mobile (20) étant agencé pour être entraîné par la tige
de commande (14), et par un deuxième mobile (28) porté par une deuxième bascule (29),
caractérisée en ce que ladite deuxième bascule (29) peut évoluer entre une première position dans laquelle
le deuxième mobile (28) est relié cinématiquement avec le train d'affichage, et une
deuxième position dans laquelle ledit deuxième mobile (28) est relié cinématiquement
avec le mécanisme d'affichage de la date,
caractérisée en ce que la position de ladite deuxième bascule (29) est définie par la coopération entre
lesdits premiers (20) et deuxième (28) mobiles.
2. Pièce d'horlogerie selon la revendication 1, caractérisée en ce que ledit deuxième mobile (28) comporte une roue (28a) maintenue en prise avec ledit
premier mobile (20), et une étoile (28b),
et en ce que, lorsque ladite deuxième bascule (29) est dans sa première position, ladite roue
du deuxième mobile (28) est reliée cinématiquement avec le train d'affichage, et lorsque
ladite deuxième bascule (29) est dans sa deuxième position, ladite étoile du deuxième
mobile (28) est reliée cinématiquement avec le mécanisme d'affichage de la date.
3. Pièce d'horlogerie selon la revendication 2, caractérisée en ce que ladite roue du deuxième mobile (28) est maintenue en prise avec un pignon (20b) du
premier mobile (20), par l'intermédiaire de l'action d'un organe ressort (30) agissant
sur la deuxième bascule (29).
4. Pièce d'horlogerie selon la revendication 3, caractérisée en ce que la position de la première bascule (22) est définie par la position de la tige de
commande (14).
5. Pièce d'horlogerie selon l'une des revendications 3 ou 4, caractérisée en ce que ladite roue du deuxième mobile (28) et ledit pignon (20b) du premier mobile (20)
sont maintenus engagés en fond de denture.
6. Pièce d'horlogerie selon la revendication 5, caractérisée en ce que ladite roue du deuxième mobile (28) et ledit pignon du premier mobile (20) présentent
des dentures dont les dents présentent, à leur extrémité, une surface concentrique
par rapport au centre de la roue, respectivement, du pignon, , chaque dent étant séparée
par un interstice permettant l'insertion de la surface.
7. Pièce d'horlogerie selon la revendication 6, caractérisée en ce que le profil de ladite surface et le profil dudit interstice sont complémentaires.
8. Pièce d'horlogerie selon l'une des revendications 3 à 7, caractérisée en ce que ledit pignon du premier mobile (20), ladite roue du deuxième mobile (28) et le rouage
du train d'affichage de l'heure destiné à être relié à ladite roue du deuxième mobile
(28), sont positionnés sur un même niveau et en ce que, lorsque la tige est dans sa première position, le pignon du premier mobile (20)
engrène directement avec ladite roue du deuxième mobile (28), cette dernière engrenant
directement avec ledit train d'affichage de l'heure.
9. Pièce d'horlogerie selon l'une des revendications précédentes, caractérisée en ce que ladite étoile de la deuxième bascule (29) est reliée cinématiquement avec le mécanisme
d'affichage de la date par l'intermédiaire d'un renvoi (32) présentant une forme d'étoile
munie d'un nombre pair de bras, un bras sur deux étant partiellement tronqué, de manière
à ce que chaque bras puisse recevoir de l'énergie de ladite étoile de la deuxième
bascule (29), seuls les bras entiers pouvant transmettre de l'énergie au mécanisme
d'affichage de la date.
10. Pièce d'horlogerie selon l'une des revendications précédentes, caractérisée en ce qu'elle comprend un mécanisme supplémentaire susceptible de fournir une information à
afficher en regard de la tige de commande (14), ledit mécanisme supplémentaire comportant
un mobile d'affichage (34) comportant un axe (34a) superposé avec le premier mobile
(20) et une planche (34b) située entre l'étoile (28b) et la roue (28a) du deuxième
mobile (28).
11. Pièce d'horlogerie selon la revendication 10, caractérisée en ce que le mécanisme supplémentaire est un mécanisme de chronographe et en ce que ladite information à afficher est une information relative au temps chronométré.
12. Pièce d'horlogerie selon la revendication 11, caractérisée en ce que ladite information à afficher est la minute du temps chronométré.