[0001] L'invention se rapporte à un dispositif de signalisation routière.
[0002] Pour la signalisation routière, on utilise des panneaux portés par un mât fixé au
sol à proximité des voies de circulations. Le panneau doit être positionné à une hauteur
suffisante pour être visible de loin et donc généralement au dessus de 2 mètres.
[0003] Les mâts des panneaux de circulation situés le long des routes doivent en cas de
choc se déformer afin d'absorber une partie de l'énergie cinétique ou bien se détache.
Les critères de performance de ces poteaux sont définis par des normes. Les normes
sont de plus en plus contraignantes et il faut faire évoluer les moyens tant pour
les nouveaux panneaux que pour les anciens.
[0004] La majorité des poteaux sont à section sensiblement circulaire car plus simple à
produire et permettant d'orienter facilement le panneau grâce à des fixations par
bride collier. Ce type de fixation est très largement usité.
[0005] Il y a donc les poteaux, généralement globalement cylindriques de révolution dont
la variable de contrôle de la résistance est l'épaisseur. Ce sont des poteaux en acier
ou en aluminium filé. En agissant sur l'épaisseur et le diamètre, on obtient certaines
performances. Mais d'autres types de poteaux sont meilleurs.
[0006] Ainsi, pour d'autres poteaux réalisés en matériau composite, la variable d'ajustement
de résistance est la nature du matériau ainsi que la construction du poteau qui utilise,
par exemple, des fibres longues enroulées sur un mandrin. La manière d'enrouler et
l'épaisseur sont des paramètres d'ajustement.
[0007] Il existe également, les poteaux à section polygonale, et c'est la structure géométrique
de chaque face du poteau qui permet de contrôler la déformation. Ce sont des faces
non pleines (par exemple, la paroi comporte des lumières ou forme un treillis déformable).Ces
poteaux offrent des capacités de déformation très bonnes mais ils sont coûteux.
WO 2005/054581A décrit un tel poteau, en particulier avec les caractéristiques du préambule de la
revendication 1.
[0008] Ces poteaux doivent être fixés au sol.
[0009] Pour les poteaux du premier type en métal à section circulaire, la base de ces poteaux
est fixée soit sur une platine métallique qui est alors fixée classiquement sur un
massif béton d'ancrage soit par un système existant de sabots.
[0010] Pour les seconds types de poteaux, ledit poteau doit être noyé dans un lit de béton
profond d'environ 1 mètre ou plus. L'infrastructure est couteuse. Lorsqu'il est abimé
lors d'un choc, les travaux nécessitent de remplacer le lit de béton. Il ne peut donc
s'adapter sur les massifs en béton existants
[0011] Pour les troisièmes poteaux, la base du polygone est fixée sur une platine qui vient
prendre appui sur un massif en béton. Ils sont compatibles avec les massifs existants.
[0012] Ces poteaux reçoivent en leur extrémité haute au moins un panneau de signalisation.
[0013] Ce panneau de signalisation doit être orienté d'une certaine manière par rapport
aux directions des voies de circulation.
[0014] Cette orientation ne pose pas de problème pour les panneaux des premiers et deuxièmes
types de poteaux car ils ont globalement une section circulaire et toutes les orientations
sont possibles.
[0015] Pour le poteau du troisième type, les systèmes connus viennent appliquer le panneau
parallèlement à une des faces du poteau. Par conséquent, les orientations sont réduites
au nombre de faces du poteau généralement à quatre faces ce qui est restreint. Compte
tenu que l'ancrage au sol se fait en boulonnant les quatre coins du mât au moyen de
quatre vis dont les têtes sont noyées dans le béton, l'orientation du massif doit
être déterminée au préalable.
[0016] Lors de l'installation du poteau, il faut alors définir l'orientation du massif en
béton pour orienter correctement le poteau et son panneau de signalisation. Cette
solution contraignante ne fonctionne pas pour le remplacement des poteaux existants
pour lesquels le massif en béton a été coulé sans orientation particulière. Il faut
alors couler un nouveau massif.
[0017] Les collectivités locales souhaitent équiper leurs villes de ces poteaux spéciaux
mais elles souhaiteraient le faire à moindre frais.
[0018] L'invention vise à apporter un remède à ces problèmes de substitution de poteaux.
FR 2 183 894 A décrit un mât d'éclairage courbé en sa partie supérieure pour positionner la lampe
au dessus de la route. Ce mât présente un pied modifié pour le rendre plus élastique
lors d'un choc. Pour cela le mât qui est formé à partir d'un tube est coupé selon
4 génératrices pour former quatre jambes qui s'écartent vers le bas. Ces jambes peuvent
être rapportées par soudures. Du fait de leur écartement progressif et du poids du
lampadaire, il faut éventuellement reliée par un treillis d'entretoises ces jambes
pour augmenter la résistance au flambage (résistance à la charge verticale). Dans
ce document il n'est pas mentionné de problème d'orientation d'un panneau sur le haut
du lampadaire.
[0019] A cet effet, l'invention se rapporte à un dispositif de signalisation routière selon
la revendication 1. L'invention sera bien comprise à l'aide de la description ci après
faite à titre d'exemple non limitatif en regard du dessin qui représente :
FIG 1 : Mât de sécurité actuel
FIG 2 :Panneau monté sur mâts selon l'invention
FIG 3 Mât selon l'invention
FIG 4 :Mât percuté
[0020] En se reportant au dessin, on voit un mât 1 de signalisation de sécurité présentant
en son sommet un panneau 2 de signalisation qui s'accroche sur une zone 3 dite d'accrochage.
[0021] Ce mât de signalisation est fixé au sol, par exemple, au moyen d'une platine 4 et
de boulons ancrés dans un massif 5 en béton.
[0022] Ce mât tubulaire est conçu pour une déformation contrôlée respectant une norme. Il
est droit.
[0023] En figure 1 on a représenté un mât de sécurité respectant la norme Européenne EN
12767. Le panneau est accroché en haut et peut prendre quatre orientations qui sont
imposées par les quatre faces du mât. Il s'agit d'un exemple de mât mais d'autres
mâts se présentant différemment sont dans le commerce.
[0024] Avantageusement, le mât 1 se compose de deux parties 1A, 1B, une partie basse 1A
surmontée d'une partie haute la dite partie basse étant constituée par un poteau à
section polygonale dont les faces sont structurées pour se déformer selon un schéma
programmé et se détacher d'une platine 4 et la dite partie haute étant constituée
par au moins un tube à section globalement circulaire offrant un plus grand nombre
d'orientations du panneau de signalisation que celles offertes par la partie basse.
[0025] Ainsi les deux parties dites basse et haute sont assemblées au moyen d'une pièce
dite de séparation, la dite partie basse étant celle ayant les capacités de déformation
exigée et se présentant comme un poteau à section constante polygonale dont les faces
sont structurées pour se déformer , la dite partie basse étant reliée à la platine
par des moyens de liaison à rupture contrôlée et la dite partie haute étant constituée
par au moins un tube à section globalement circulaire présentant une surface cylindrique
de rotation pour l'appui d'une bride de fixation du panneau permettant de l'orienter
selon un azimut pris entre 0 et 360° offrant ainsi un plus grand nombre d'orientations
possible du panneau de signalisation que celles offertes par la partie basse.
[0026] La deuxième partie du mât est un tube du type utilisé sur les poteaux de signalisation
de l'art antérieur que l'on souhaite remplacer. La surface d'accrochage est soit une
surface cylindrique de révolution à rayon constant soit une surface cylindrique à
multi-facettes (rayon non constant).
[0027] Ainsi, en construisant un mât avec des composants différents, on apporte, grâce à
la base spécifique, une sécurité lors d'un accident et une solution à l'orientation
des panneaux de signalisation qui permet notamment de réutiliser des éléments de l'ancien
dispositif de signalisation.
[0028] Pour les poteaux à section polygonale, les orientations possible et simple sont limités
au nombre de face du poteau (quatre ou six faces alors que pour un poteau à section
circulaire, le nombre de position est infini.
[0029] On limite le coût car la longueur utilisée du poteau à section polygonale et à déformation
spécifique répondant a la norme Européenne EN 12767 est réduite significativement.
[0030] La longueur sera d'au moins 1 mètre et de préférence entre 1.5 et 2.5 mètres (environ
entre la moitié et les trois quart de la hauteur totale qui est de l'ordre de 3 à
6 mètres).
[0031] On n'affecte pas les performances du poteau global ainsi construit car le choc des
voitures est à une hauteur comprise entre 40 cm et 1,00 m c'est à dire un point éloigné
de la zone de liaison entre la partie basse et la partie haute. La partie basse doit
cependant rester suffisamment longue pour se déformer en grande partie et ainsi absorber
de l'énergie.
[0032] Un autre intérêt apparait en utilisant comme partie haute, le mât dit traditionnel
qui présente des capacités de déformation moindre car il permet de réutiliser le panneau
existant et son système de fixation (souvent une bride).Le personnel n'a donc aucune
difficulté à exploiter ces nouveaux poteaux.
[0033] Il suffit donc de démonter les panneaux de signalisation, de retirer le mât existant
avec un engin de levage, de reposer le nouveau mât conforme à l'invention et de fixer
dessus les panneaux.
[0034] Il n'est pas nécessaire de se préoccuper de l'orientation des massifs car la partie
haute permet d'orienter le panneau sur 360° .
[0035] Pour solidariser la partie haute à la partie basse, on fixe sur l'extrémité du poteau
à section polygonale une pièce 6 dite de séparation comprenant une plaque et un fourreau
sur laquelle pièce de séparation sera monté un morceau de mât traditionnel .Cette
pièce de séparation est utilisée comme moyen de liaison entre les deux morceaux de
mât. La butée ou plaque de séparation est située à la base du fourreau pour garantir
le fait que lorsque l'on fait usage d'un montage coulissant pour la partie supérieure,
la partie coulissante ne pénètre pas dans la partie à section polygonale ce qui affecterait
les capacités.
[0036] Selon la construction du poteau, la pièce de séparation avec la platine de base sera
fixée par soudure ou vis. L'utilisation de vis permet de calibrer la résistance au
choc de la liaison partie basse avec la platine ou la plaque de séparation.
[0037] La résistance de la liaison entre les deux parties doit être suffisante pour éviter
la séparation des deux tronçons lors de la chute du mât.
[0038] Les mâts construits respecteront la norme Européenne EN 12767.
[0039] La pièce de séparation permet de lier les deux parties du poteau mais réduit les
effets d'une partie sur l'autre qui pourraient modifier le comportement de la partie
basse. Cette plaque verrouille la géométrie du haut de la partie basse.
1. Dispositif de signalisation routière comprenant au moins un panneau de signalisation
(2) fixé au sommet d'un mât (1) de signalisation tubulaire droit à déformation contrôlée
comprenant à la base une platine (4) de fixation ancrée sur un massif en béton existant (5) par des moyens de liaison à rupture contrôlée, le mât (1) comprenant une partie basse (1A),
ce dispositif de signalisation étant caractérisé en ce que la partie basse (1A) se présente comme un poteau à section constante polygonale dont
les faces sont structurées pour se déformer selon un schéma programmé,
la partie basse (1A) est assemblée à une partie haute (1B),
la partie haute (1B), constituée par au moins un tube à section globalement circulaire,
présente une surface cylindrique de rotation sur laquelle appuie une bride de fixation
du panneau de signalisation permettant de l'orienter selon un azimut pris entre 0
et 360° et
les parties basse (1A) et haute (1B) sont assemblées au moyen d'une pièce (6) dite
de séparation verrouillant la géométrie du haut de la partie basse (1A) pour réduire
les effets d'une partie sur l'autre, cette pièce (6) dite de séparation comprenant
une plaque et un fourreau avec la dite plaque étant montée à la base du fourreau.
2. Dispositif de signalisation selon la revendication 1 caractérisé en ce que la longueur de la partie basse (1A) est de l'ordre d'au moins 1 mètre.
3. Dispositif de signalisation selon la revendication 2 caractérisé en ce que la longueur de la partie basse (1A) est de l'ordre de 1,5 mètre à 2.5 mètres.
1. Verkehrssignalvorrichtung mit zumindest einem Verkehrszeichen (2), das an der Spitze
eines geraden, rohrförmigen Beschilderungsmasts (1) mit kontrollierter Verformung
befestigt ist, welcher auf seiner Basis eine Befestigungsplatte (4) aufweist, die
auf einem vorhandenen Betonfundament (5) mittels einer Verbindungseinrichtung mit
kontrolliertem Bruch verankert ist, und wobei der Mast (1) einen unteren Teil (1A)
aufweist, wobei diese Signalvorrichtung dadurch gekennzeichnet ist, dass der untere Teil (1A) sich als ein Pfosten mit konstantem polygonalen Querschnitt
darstellt, dessen Seiten nach einem fest programmierten Schema für Verformungen strukturiert
sind, der untere Teil (1A) mit einem oberen Teil (1B) zusammengefügt ist, der obere
Teil (1B), bestehend aus zumindest einem Rohr mit generell kreisförmigem Querschnitt,
das eine rotationszylindrische Oberfläche aufweist, auf welcher ein Befestigungsflansch
des Verkehrszeichens aufliegt und es ermöglicht, das Zeichen gemäß einem Azimut zwischen
0 und 360° auszurichten, und der untere Teil (1A) und der obere Teil (1B) mittels
eines sogenannten Trennstücks (6) zusammengefügt sind, welches die Geometrie der Spitze
des unteren Teils (1A) abriegelt, um die Auswirkungen von einem Teil auf den anderen
zu verringern, wobei dieses sogenannte Trennstück (6), mit einer Platte und einer
Hülse für die besagte Platte versehen, auf der Basis der Hülse montiert ist.
2. Signalvorrichtung nach Anspruch 1, dadurch gekennzeichnet, dass die Länge des unteren Teils (1A) zumindest etwa 1 Meter beträgt.
3. Signalvorrichtung nach Anspruch 2, dadurch gekennzeichnet, dass die Länge des unteren Teils (1A) zumindest etwa 1,5 Meter bis 2,5 Meter beträgt.
1. Road signing device, comprising at least one sign panel (2) fixed on top of a straight,
tubular sign post (1) having controlled deformation, comprising at the base a fixing
board (4) anchored to an existing concrete block (5) by connection means having controlled
breaking, the post (1) comprising a lower part (1A), this signing device being characterised in that the lower part (1A) is in the form of a pole having a constant polygonal section
of which the faces are structured to deform in a set pattern, the lower part (1A)
is assembled with an upper part (1B), the upper part (1B), formed by at least one
tube of uniformly circular section, has a cylindrical surface of revolution to which
a fixing flange of the sign panel is applied making it possible to orientate it at
an angle of between 0 and 360°, and the lower (1A) and upper (1B) parts are assembled
by means of a separation piece (6) which locks the geometry of the top of the lower
part (1A) so as to reduce the effects of one part on the other, this separation piece
(6) comprising a plate and a sheath, said plate being mounted on the base of the sheath.
2. Signing device according to claim 1, characterised in that the length of the lower part (1A) is approximately less than 1 metre.
3. Signing device according to claim 2, characterised in that the length of the lower part (1A) is approximately 1.5 metres to 2.5 metres.