[0001] La présente invention concerne le domaine des matériaux d'isolation. La présente
invention porte en particulier sur un procédé de fabrication d'un matériau d'isolation
acoustique et thermique. L'invention porte également sur une installation de mise
en oeuvre du procédé.
[0002] Dans la construction immobilière, automobile, aéronautique, ferroviaire et navale,
on utilise depuis longtemps des isolants thermiques et acoustiques. Souvent ces isolants
sont faits de laines minérales ou autres produits qui peuvent être nocifs lors de
leur manipulation et/ou de leur utilisation ou lors de la destruction. La prise de
conscience de ces inconvénients a poussé les constructeurs de se diriger vers la fabrication
de matériaux d'isolation d'origine naturelle. Néanmoins, si ces nouveaux isolants
sont neutres du point de vue écologique ils ne donnent pas toujours satisfaction en
termes de résistance à l'humidité, de résistance thermique et de longévité. On cherche
sans cesse à fabriquer des isolants d'origine naturelle et plus particulièrement végétale
répondant au mieux aux contraintes précitées.
[0003] Un premier but de l'invention est de fournir un procédé de fabrication d'un matériau
d'isolation. Un deuxième but de l'invention est de fournir un procédé de fabrication
d'un matériau d'isolation qui minimise les pertes de matière première. Un troisième
but de l'invention est de fournir un procédé de fabrication d'un matériau d'isolation
qui permette un recyclage des poussières générées lors de la production du matériau.
[0004] Le procédé de fabrication d'un matériau d'isolation acoustique et thermique selon
l'invention comprend les étapes successives suivante :
- I. réaliser un mélange de fibres à partir d'une pluralité de matières fibreuses selon
une recette de mélange prédéfinie,
- II. effectuer sur le mélange de fibres un ou plusieurs traitements permettant d'apporter
au moins une caractéristique auxdites matières fibreuses,
- III. brasser le mélange de fibres,
- IV. convoyer le mélange de fibres à travers un dispositif de triage apte à retirer
des résidus non fibreux éventuellement présents dans le mélange de fibres,
- V. convoyer le mélange de fibres à travers un dispositif de mixage apte à amalgamer
le mélange de fibres à d'autres fibres recyclées,
- VI. convoyer le mélange de fibres à travers un dispositif détecteur de métaux apte
à détecter et retirer des résidus métalliques éventuellement présents dans le mélange
de fibres,
- VII. convoyer le mélange de fibres à travers un dispositif de nappage apte à créer
à partir du mélange de fibres une nappe de fibres ayant une face supérieure et une
face inférieure,
- VIII. puis alternativement
- a) convoyer la nappe de fibres à travers un dispositif de chauffage et compactage
afin de créer une nappe de fibres finie ou ;
- b) convoyer premièrement la nappe de fibres à travers une ou deux aiguilleteuses afin
de créer une nappe de fibres aiguilletée puis convoyer la nappe de fibres aiguilletée
à travers un dispositif de chauffage et compactage afin de créer une nappe de fibres
finie ou ;
- c) adjoindre premièrement sur la face inférieure de la nappe de fibres une nappe de
fibres aiguilletée préalablement créée puis convoyer l'ensemble de nappes ainsi créé
à travers un dispositif de chauffage et compactage afin de créer une nappe de fibres
finie ou ;
- d) adjoindre premièrement sur la face supérieure de la nappe de fibres une nappe de
fibres aiguilletée préalablement créée puis convoyer l'ensemble de nappes de fibres
ainsi créé à travers un dispositif de chauffage et compactage afin de créer une nappe
de fibres finie ou ;
- e) adjoindre premièrement sur la face inférieure et sur la face supérieure de la nappe
de fibres respectivement une nappe de fibres aiguilletée préalablement créée puis
convoyer l'ensemble de nappes de fibres ainsi créé à travers un dispositif de chauffage
et compactage afin de créer une nappe de fibres finie.
[0005] Selon l'invention, le procédé de fabrication peut comprendre, à la suite de l'une
des étapes a), b), c), d) ou e), l'étape supplémentaire consistant à découper la nappe
de fibres finie en sortie du dispositif de chauffage aux dimensions souhaitées.
[0006] Selon l'invention, le procédé de fabrication peut comprendre, entre l'étape VII et
l'étape VIII, l'étape supplémentaire consistant à adjoindre sur l'une des faces de
la nappe de fibres un voile ou un feutre.
[0007] Selon l'invention, le procédé de fabrication peut comprendre, à la suite de l'une
des étapes a), b), c) ou d) ou e), l'étape supplémentaire consistant à adjoindre en
sortie du dispositif de chauffage sur l'une des faces de la nappe de fibres finie
un voile ou un feutre.
[0008] Selon l'invention, le procédé de fabrication peut comprendre une étape supplémentaire
consistant à récupérer les chutes générées par l'étape qui consiste à découper la
nappe de fibres finie, à les broyer et à réinjecter les fibres ainsi obtenues dans
le dispositif de mixage.
[0009] L'installation de mise en oeuvre du procédé tel que décrit ci-dessus comprend au
moins une chargeuse-peseuse, au moins une ouvreuse, au moins une nappeuse, au moins
une aiguilleteuse et au moins un four.
[0010] Selon l'invention, l'installation peut comprendre des premiers moyens de récupération
aptes à récupérer les poussières fines générées lors de la mise en oeuvre dudit procédé
et des premiers moyens de convoyage apte à convoyer ces poussières fines récupérées
par les premiers moyens de récupération jusqu'à des moyens de conditionnement apte
à conditionner ces poussières fines en briquettes.
[0011] Selon l'invention, l'installation peut comprendre des seconds moyens de récupération
des fibres fines générées lors de la mise en oeuvre dudit procédé et des seconds moyens
de convoyage apte à convoyer ces fibres fines récupérées par les seconds moyens de
récupération jusqu'à la chargeuse-peseuse.
[0012] L'invention sera mieux comprise par l'homme du métier à la lecture de la description
détaillée suivante et du dessin accompagnant dans lequel .
- la figure 1 montre un schéma synoptique du procédé de fabrication selon l'invention.
[0013] La première étape 101 du procédé de fabrication selon l'invention consiste à réaliser
un mélange de fibres à partir d'une pluralité de matières fibreuses au moyen de machines
appelées chargeuses-peseuses et selon une recette de mélange prédéfinie. Ces matières
fibreuses peuvent être d'origine végétale (lin, coton, etc.), animales (laines) ou
synthétiques (polyester, polyamide, etc.). La quantité de chaque matière est définie
par une recette de mélange prédéfinie qui est enregistrée par l'exploitant dans un
système de gestion des chargeuses-peseuses au moyen d'un poste de contrôle.
[0014] La ligne de production comprend de préférence une pluralité de machines chargeuses-peseuses
et chacune peut charger et peser à une fibre différente.
[0015] La réalisation du mélange de fibres consiste tout d'abord à poser sur un tablier
collecteur de chacune des machines chargeuses-peseuses des balles (ou bottes) de matière
fibreuse. De plus, comme cela sera décrit dans la suite (p.12), les machines chargeuses-peseuses
sont également alimentées en matières fibreuses par des seconds moyens de récupération
de la ligne de production qui sont aptes à récupérer et convoyer jusqu'aux machines
chargeuses-peseuses les fibres fines perdues tout au long de la ligne de production.
Cette étape d'alimentation des machines chargeuses-peseuses en matière récupérée sur
la ligne de production est représentée sur la figure par une étape supplémentaire
101'.
[0016] Un tablier collecteur avance ensuite la matière vers un tablier incliné munis de
pointes permettant de transporter la matière vers des auges de pesées. Au sommet de
ce tablier incliné se trouve un rouleau, appelé cylindre égalisateur, qui tourne dans
un sens opposé à l'avancement du tablier incliné. La distance entre les pointes du
tablier et les pointes de ce cylindre est réglable et peut être définie en fonction
des besoins au moyen du poste de contrôle. Un tel réglage permet en effet d'accepter
dans l'auge plus ou moins de matière ouverte. Ensuite, pour faire tomber la matière
dans l'auge de pesée, un cylindre identique au cylindre égalisateur se trouvant vers
l'auge et tournant dans le sens du tablier incliné permet de détacher la matière du
tablier. Un système de réglage du poids pour chacune des machines chargeuses-peseuses,
déterminé en fonction de la recette de mélange, se fait également au moyen du poste
de contrôle. Lorsque le poids demandé est atteint, le tablier incliné est arrêté,
ce qui permet d'arrêter l'alimentation en matière fibreuse de l'auge. L'auge s'ouvre
ensuite sur un tablier collecteur. Sur ce tablier collecteur le mélange de fibres
se présente alors sous forme de strates.
[0017] La deuxième étape 102 du procédé consiste à effectuer sur le mélange de fibres créé
lors de l'étape précédente un ou plusieurs traitements. Ces traitements sont de préférence
effectués en pulvérisant sur les fibres différents produits chimiques, ce qui permet
ainsi d'apporter des caractéristiques spécifiques aux fibres (antifongique, résistance
au feu, antistatique, etc.).
[0018] La troisième étape 103 du procédé de fabrication selon l'invention consiste ensuite
à convoyer les fibres traitées dans une machine appelée ouvreuse à pointes qui effectue
un brassage des fibres afin de mélanger efficacement les fibres aux produits de traitement
pulvérisés sur les fibres lors de l'étape précédente. A la sortie de cette machine,
les fibres entrent dans des tuyaux dans lesquels il est possible de réaliser si besoin
d'autres types de traitement au moyen d'un second système de traitement par pulvérisation.
Ce second système de traitement peut permettre d'apporter un nouveau traitement ou
permettre d'optimiser les traitements réalisés lors de l'étape précédente.
[0019] Lors de l'étape suivante 104 du procédé, les fibres traitées arrivent dans une cheminée
de réserve pour permettre à la machine suivante de travailler le plus possible en
continu et non par séquences. La machine suivante est une machine qui est une ouvreuse,
mélangeuse trieuse qui permet d'ouvrir les fibres, en les brassant une nouvelle fois,
de les mélanger et de trier les fibres afin de séparer les fibres d'éventuels déchets.
On appellera plus simplement cette machine « dispositif de triage ». Ce dispositif
de triage est muni de deux trains d'ouvraison. Le premier train est constitué d'une
auge, d'un cylindre alimentaire et d'un cylindre à pointes. La distance entre le cylindre
à pointes et l'auge permet de plus ou moins « peigner » la fibre et ensuite il y a
un réglage inférieur permettant de trier plus ou moins les matières qu'on appellera
les « résidus non fibreux » et qui peuvent consister en des morceaux de pailles, des
graines, etc. Le fait de travailler avec deux trains permet d'optimiser l'ouverture
et d'avoir le mélange le plus intime possible. Cela permet d'avoir une matière plus
ouverte, plus gonflante et plus individualisée. Ceci est en effet très important pour
certains types de fibres, comme par exemple lorsque l'on travaille la laine de mouton,
mais aussi lorsque le mélange de fibres contient des fibres de liage synthétiques
comme par exemple le polyester. En effet, plus les fibres sont ouvertes et plus le
pourcentage de fibres de liage pourra être faible. On pourra ainsi sensiblement limiter
les coûts de production engendrés par les besoins en fibres de liage.
[0020] En amont de l'étape précédente, il est possible d'intercaler une étape supplémentaire
103' au cours de laquelle les fibres sont convoyées dans un dispositif à aimant, appelé
chicane à aimants, qui permet de retirer des fibres les résidus métalliques qui peuvent
éventuellement être présents. Les particules métalliques dégradent en effet les qualités
isolantes du matériau et il est ainsi possible d'effectuer un premier retrait de ces
particules déjà à ce niveau de la chaîne de fabrication. Cette étape est toutefois
une alternative possible qui ne nécessite pas d'être mise en place. Elle est de ce
fait représentée en trait pointillé sur la figure.
[0021] L'étape suivante 105 consiste ensuite à convoyer le mélange de fibres qui sort du
dispositif de triage vers un dispositif de mixage, plus précisément un système appelé
séparateur air/fibres (SAF) qui va non seulement récupérer les fibres en sortie du
dispositif de triage mais qui permet également d'amalgamer ces fibres à d'autres fibres
qui sont recyclées sur la ligne de production comme cela sera décrit par la suite.
[0022] En sortie du SAF, les fibres sont ensuite convoyées à travers un dispositif détecteur
de métaux (étape 105 ") permettant de détecter et retirer toutes les fibres pouvant
être polluées par des particules métalliques. Comme cela a déjà été dit, il est en
effet important, afin d'optimiser le critère isolant du matériau d'isolation, de retirer
au maximum les fibres qui sont polluées par des particules métalliques.
[0023] Lors de l'étape suivante 106, la matière entre dans un dispositif de nappage. Ce
dispositif de nappage comprend plus précisément une machine appelée une chargeuse-nappeuse
ou plus simplement nappeuse. Cette machine permet de réaliser, à partir du mélange
de fibres, une nappe de fibres avec un poids souhaité et constant sur toute sa largeur.
A cette fin, la matière arrive dans une cheminée de réserve, la matière passe ensuite
entre deux planches vibrantes verticales, ce qui permet de faire une totale homogénéisation
du poids sur toute la largeur. Cette nappe de fibres ainsi formée arrive sur un système
de pesage en continu qui peut être réalisé soit au moyen de pesons ou alors au moyen
de systèmes à rayon X. Suivant le poids désiré en sortie de cette machine, le système
de pesage va accélérer ou ralentir la nappe ainsi formée. Cette nappe va ensuite être
convoyée sur un cylindre à pointe qui va déstructurer cette nappe et projeter la fibre
sur un tablier perforé qui avance à la vitesse de la ligne. Au dessus de ce tablier
perforé il y a un cylindre perforé sur lequel on effectue une aspiration. L'addition
du tablier perforé et du cylindre perforé qui vont à la même vitesse linéaire permet
de sortir à la sortie de la nappeuse une nappe de fibres extrêmement régulière et
au poids demandé.
[0024] En fonction des besoins, le poids de cette nappe peut être compris entre 400 g/m2
et 8 000g/m2 et son épaisseur peut aller de 20 mm à plus de 400 mm.
[0025] En amont de cette machine est installé un système de déroulage qui permet si nécessaire,
à la sortie de la nappeuse, l'adjonction sur la face inférieure de la nappe de fibres
d'un feutre ou d'un voile ou tout autre produit pouvant être conditionné sous forme
de rouleaux. Celui-ci pourra être lié à la nappe de fibres par liage mécanique (aiguilletage),
par collage ou le plus souvent par thermoliage. Puisque, comme cela sera décrit par
la suite, la nappe de fibres va ensuite être convoyée à travers un dispositif de chauffage,
en d'autres termes un four, il est important que le feutre ou voile qui est adjoint
à la nappe de fibre en ce point soit résistant à la température. Le voile peut donc
être un voile métallique, par exemple un voile d'aluminium, un feutre aiguilleté préalablement
réalisé ou être constitué par tout autre matériau résistant à la température.
[0026] La suite du procédé de fabrication selon l'invention dépend du produit que l'on décide
fabriquer. En effet, sur la base de la nappe de fibres créée à l'étape précédente,
il est possible de produire plusieurs types différents de matériaux d'isolation.
[0027] Un premier type de produit fini qu'il est possible de fabriquer consiste en un matériau
d'isolation appelé « monocouche non-aiguilleté » car il est constitué d'une seule
couche de fibres qui ne passe pas dans une aiguilleteuse. Le procédé de fabrication
de ce matériau d'isolation monocouche consiste, lors de l'étape 107, à convoyer directement
la nappe de fibres créée lors de l'étape 106 dans un dispositif de chauffage, en d'autres
termes un four. Le four permet de lier thermiquement les fibres de la nappe de fibre
et on parle alors d'une étape de thermoliage. Le four nécessaire à l'étape de thermoliage
consiste en un dispositif dans lequel la matière, la nappe de fibres créée lors de
l'étape précédente, passe entre deux tapis perforés réglables en hauteur, ce qui permet
de laisser passer un flux d'air chaud dont la température peut monter jusqu'à 200°C.
Les caractéristiques du flux d'air peuvent être réglées en fonction des besoins. Il
est en effet possible de régler l'orientation du flux, son débit ainsi que sa température.
Après les zones de chauffage du four se trouvent des zones de refroidissement dans
lesquelles les fibres de liage durcissent. A la fin de ces zones, la nappe de fibres
finie est, lors d'une étape 111, compactée puis découpée aux dimensions souhaitées
au moyen de dispositifs de coupe mobiles qui se déplacent selon le mouvement de la
nappe. La nappe de fibres finie peut ainsi être découpée en plaques ou être conditionnée
en rouleaux.
[0028] Afin de fabriquer un deuxième type de produit, appelé « monocouche aiguilleté »,
le procédé de fabrication selon l'invention consiste, lors d'une étape supplémentaire
107', à convoyer la nappe de fibres créée au cours de l'étape 106 à travers une ou
deux aiguilleteuses. Le passage de la nappe à travers une aiguilleteuse permet un
aiguilletage de la nappe sur l'une de ses faces. Ceci a pour conséquence de faire
un liage mécanique de la nappe. Pour accroître encore la rigidité de la nappe de fibres,
on convoie la nappe de fibres directement de la sortie de la première aiguilleteuse
à travers une deuxième aiguilleteuse, ce qui permet un aiguilletage sur l'autre face
de la nappe de fibres. Ensuite, la nappe de fibres finie peut être directement conditionnée
en rouleaux ou en plaques (étape 110). Alternativement, afin de fabriquer un troisième
type de produit, appelé « monocouche aiguilleté thermolié », la nappe aiguilletée,
sur une face ou sur les deux faces, est convoyée dans le four au cours d'une étape
108. En sortie de four, la nappe de fibres finie ainsi créée est ensuite découpée
en plaques (étape 109).
[0029] Un quatrième type de produit qu'il est possible de fabriquer comprend une couche
de fibres similaire au premier type de produit et une couche de fibres aiguilletée
similaire au deuxième type de produit. On parle alors d'un matériau d'isolation «
bicouche
». Afin de fabriquer ce type de produit, on utilise une nappe de fibres « monocouche
aiguilleté » préalablement fabriquée selon le procédé décrit ci-dessus (deuxième type
de produit) que l'on adjoint en sortie de nappeuse à la nappe de fibres créée au cours
de l'étape 106. Pour ce faire, une nappe de fibres aiguilletée est mise à disposition
sur un dérouleur et adjointe, lors de l'étape 106', sur la face inférieure de la nappe
de fibres à la sortie de la nappeuse. La nappe de fibres finie ainsi créée est ensuite
convoyée dans le four puis découpé en plaques ou en rouleaux.
[0030] Enfin, afin de fabriquer un cinquième type de produit, appelé « tri-couche », il
est également d'adjoindre sur la face supérieure de la nappe de fibres (étape 107")
créée au cours de l'étape 106 une deuxième couche constituée d'une nappe de fibres
aiguilletée préalablement créée selon le procédé décrit ci-dessus (deuxième type de
produit). L'ensemble de nappes de fibres comprend ainsi au centre une nappe de fibres
« monocouche non-aiguilletée » et une nappe de fibres « monocouche aiguilletée » adjointe
sur chacune de ses faces. L'ensemble de nappes de fibres ainsi crée est ensuite convoyé
dans le four puis la nappe de fibres finie est découpée en plaques ou en rouleaux.
[0031] Il est également possible d'intercaler à la sortie du four et avant l'étape de découpe,
une étape qui consiste à adjoindre en sortie de four un voile ou un feutre d'un matériau
qui ne résiste pas à la température du four. Ce matériau est mis à disposition sur
un dérouleur disposé à la sortie du four et est généralement collé. Il est également
possible de réaliser en sortie de four différents traitements qui permettent de conférer
certaines caractéristiques au produit fini, par exemple de le rendre étanche.
[0032] L'installation qui permet la mise en oeuvre des procédés décrits ci-dessus comprend
donc au moins une chargeuse-peseuse, au moins une nappeuse, au moins une aiguilleteuse
et au moins un four. L'installation comprend également des premiers moyens de récupération
et des premiers moyens de convoyage qui permettent de récupérer et convoyer les poussières
fines générées tout au long de la chaîne de fabrication jusqu'à un dispositif qui
permet de conditionner ces poussières fines en briques ou briquettes qui peuvent servir
de combustible pour des chaudières à bois. Ces moyens peuvent comprendre des dispositifs
d'aspiration, des dispositifs de triage, différents conduits ou tuyaux, des moyens
de compactage, etc. Ces premiers moyens de récupération et de convoyage permettent
donc un recyclage des poussières fines générées tout au long de la chaîne de fabrication
en un matériau combustible. Ces moyens évitent ainsi, non seulement que ces poussières
fines viennent se déposer sur la chaîne de fabrication et gêner ainsi la fabrication
du matériau d'isolation mais ils permettent également que ces poussières soient recyclées.
Ils apportent ainsi une plus-value économique à l'exploitant par le biais d'un circuit
de vente et de distribution de matériau combustible pour chaudières.
[0033] Comme cela a été dit précédemment, l'installation comprend en outre des seconds moyens
de récupération permettant une aspiration et un convoyage des fibres fines perdues
tout au long de chaîne de fabrication jusqu'aux chargeuses-peseuses. Ces moyens permettent
ainsi de recycler les fibres fines perdues tout au long de la chaîne de fabrication
afin de les remettre dans le circuit de fabrication. Ces moyens permettent ainsi un
recyclage efficace et continu des matières utiles et limite ainsi les besoins en matière
première.
[0034] Finalement, l'installation comprend des troisièmes moyens de récupération qui permettent
de récupérer les chutes et lisières générées lors des étapes de découpe. Ces moyens
comprennent des dispositifs apte à broyer ces chutes en fibres et à convoyer les fibres
jusqu'au dispositif de mixage (SAF) afin qu'elles soient également remises dans le
circuit de fabrication. L'étape consistant en la récupération des chutes et lisières
est représentée sur la figure par une étape supplémentaire 105'. Ces moyens permettent
donc de limiter encore plus les pertes de matière première dans le procédé de fabrication.
1. Procédé de fabrication d'un matériau d'isolation acoustique et thermique comprenant
les étapes successives suivante :
I. réaliser un mélange de fibres à partir d'une pluralité de matières fibreuses selon
une recette de mélange prédéfinie,
II. effectuer sur le mélange de fibres un ou plusieurs traitements permettant d'apporter
au moins une caractéristique auxdites matières fibreuses,
III. brasser le mélange de fibres,
IV. convoyer le mélange de fibres à travers un dispositif de triage apte à retirer
des résidus non fibreux éventuellement présents dans le mélange de fibres,
V. convoyer le mélange de fibres à travers un dispositif de mixage apte à amalgamer
le mélange de fibres à d'autres fibres recyclées,
VI. convoyer le mélange de fibres à travers un dispositif détecteur de métaux apte
à détecter et retirer des résidus métalliques éventuellement présents dans le mélange
de fibres,
VII. convoyer le mélange de fibres à travers un dispositif de nappage apte à créer
à partir du mélange de fibres une nappe de fibres ayant une face supérieure et une
face inférieure,
VIII. puis alternativement
a) convoyer la nappe de fibres à travers un dispositif de chauffage et compactage
afin de créer une nappe de fibres finie ou ;
b) convoyer premièrement la nappe de fibres à travers une ou deux aiguilleteuses afin
de créer une nappe de fibres aiguilletée puis convoyer la nappe de fibres aiguilletée
à travers un dispositif de chauffage et compactage afin de créer une nappe de fibres
finie ou ;
c) adjoindre premièrement sur la face inférieure de la nappe de fibres une nappe de
fibres aiguilletée préalablement créée puis convoyer l'ensemble de nappes ainsi créé
à travers un dispositif de chauffage et compactage afin de créer une nappe de fibres
finie ou ;
d) adjoindre premièrement sur la face supérieure de la nappe de fibres une nappe de
fibres aiguilletée préalablement créée puis convoyer l'ensemble de nappes de fibres
ainsi créé à travers un dispositif de chauffage et compactage afin de créer une nappe
de fibres finie ou ;
e) adjoindre premièrement sur la face inférieure et sur la face supérieure de la nappe
de fibres respectivement une nappe de fibres aiguilletée préalablement créée puis
convoyer l'ensemble de nappes de fibres ainsi créé à travers un dispositif de chauffage
et compactage afin de créer une nappe de fibres finie.
2. Procédé de fabrication selon la revendication 1, caractérisé en ce qu'il comprend, à la suite de l'une des étapes a), b), c), d) ou e), l'étape supplémentaire
consistant à découper la nappe de fibres finie en sortie du dispositif de chauffage
aux dimensions souhaitées.
3. Procédé de fabrication selon la revendication 1, caractérisé en ce qu'il comprend, entre l'étape VII et l'étape VIII, l'étape supplémentaire consistant
à adjoindre sur l'une des faces de la nappe de fibres un voile ou un feutre.
4. Procédé de fabrication selon la revendication 1, caractérisé en ce qu'il comprend, à la suite de l'une des étapes a), b), c) ou d) ou e), l'étape supplémentaire
consistant à adjoindre en sortie du dispositif de chauffage sur l'une des faces de
la nappe de fibres finie un voile ou un feutre.
5. Procédé de fabrication selon la revendication 2, caractérisé en ce qu'il comprend une étape supplémentaire consistant à récupérer les chutes générées par
l'étape qui consiste à découper la nappe de fibres finie, à les broyer et à réinjecter
les fibres ainsi obtenues dans le dispositif de mixage.
6. Installation de mise en oeuvre du procédé selon l'une des revendications précédentes,
ladite installation comprenant au moins une chargeuse-peseuse, au moins une ouvreuse,
au moins une nappeuse, au moins une aiguilleteuse et au moins un four.
7. Installation selon la revendication précédente, caractérisée en ce qu'elle comprend des premiers moyens de récupération aptes à récupérer les poussières
fines générées lors de la mise en oeuvre dudit procédé et des premiers moyens de convoyage
apte à convoyer ces poussières fines récupérées par les premiers moyens de récupération
jusqu'à des moyens de conditionnement apte à conditionner ces poussières fines en
briquettes.
8. Installation selon l'une des revendications 6 ou 7, caractérisée en ce qu'elle comprend des seconds moyens de récupération des fibres fines générées lors de
la mise en oeuvre dudit procédé et des seconds moyens de convoyage apte à convoyer
ces fibres fines récupérées par les seconds moyens de récupération jusqu'à la chargeuse-peseuse.