Domaine technique
[0001] L'invention concerne un appareil anti-intrusion dont la mise en marche nécessite
une décharge électrique pendant une certaine durée. La présente invention a pour objet
un procédé de mise en marche d'un appareil anti-intrusion, en particulier un générateur
de fumée opacifiante tel qu'un fumigène. Elle concerne également un dispositif mettant
en oeuvre un tel procédé.
[0002] Elle trouve une application particulièrement innovante dans le domaine de la télésurveillance
à distance. Aussi bien dans le secteur résidentiel que professionnel, on connaît de
nombreux systèmes destinés à sécuriser des bâtiments. Les anciens systèmes permettaient
la détection d'un intrus dans les locaux puis uniquement le déclenchement d'une sirène
d'alarme, parfois un fumigène en déclenchement automatique. Ces derniers se déclenchent
uniquement par le biais d'un détecteur, sans vérification par levée de doute humaine
préalable ni pilotage à distance par un opérateur et sont donc soumis aux déclenchements
intempestifs et fausses manipulations.
[0003] On connaît le système de Médiaveil intégrant dans les locaux un système d'interphonie
et vidéo comprenant micro, haut-parleur et caméra reliés à un site de surveillance
distant. Dans ce système, lorsqu'on détecte une intrusion, un opérateur localisé dans
le site de surveillance distant écoute et/ou visualise les locaux en question puis
interpelle l'intrus en lui demandant un mot de passe ou le somme de quitter les lieux,
s'il ne s'exécute pas, l'opérateur déclenche à distance un brouillard opacifiant anti-intrusion.
Ce dispositif provoque un brouillard épais non toxique et non salissant mettant en
fuite l'intrus instantanément en masquant totalement la visibilité dans le site protégé
jusqu'à l'arrivée des forces de l'ordre et agents de gardiennage.
[0004] En effet, ce brouillard opacifiant n'est efficace que s'il est déclenché à distance
par un agent de télésurveillance depuis le Centre de Sécurité en charge de la protection
du site et ce, après vérification audio/vidéo de l'intrusion.
[0005] L'abonné a ainsi la certitude que le brouillard ne sera déclenché qu'en cas d'effraction
confirmée et non pas pour une fausse alerte ou erreur de manipulation.
[0006] Ce fumigène est jusqu'alors filaire pour son alimentation et déclenchement.
Etat de la technique antérieure
[0007] De manière connue, un appareil anti-intrusion peut être activé en appliquant à ses
bornes une décharge électrique nécessaire à son activation, ladite décharge étant
fournie par une alimentation fournissant cette décharge.
[0008] Un inconvénient majeur de ce procédé est le volume physique occupé par cette alimentation.
Ce volume augmente lorsque la décharge requise augmente.
[0009] On connaît le brevet
EP 1 296 300 de la société Médiaveil® qui décrit un procédé et un système de mise en marche d'un
appareil anti-intrusion pouvant être commandé par une décharge électrique. L'inconvénient
de ce système est la présence d'une alimentation encombrante capable de fournir une
tension suffisante permettant d'obtenir un courant suffisant pour la mise en marche
d'un appareil anti-intrusion. Cette nécessité impose l'utilisation d'une source d'énergie
volumineuse donc inesthétique et encombrante, et/ou une source d'énergie raccordée
en permanence au secteur (230V) : ce qui rend le système vulnérable en cas de coupure
secteur et inesthétique du fait de passages de câbles électriques.
Exposé de l'invention
[0010] L'invention a pour but de pallier les inconvénients de l'art antérieur en proposant
une solution peu consommatrice en énergie permettant la mise en marche d'un appareil
anti-intrusion. Un autre but de l'invention est de proposer un dispositif radio et/ou
autonome avec une mise en marche fiable de l'appareil anti-intrusion. Un autre but
de l'invention est un système peu encombrant, discret et compact de mise en marche
d'un appareil anti-intrusion.
[0011] Un autre but de l'invention est d'écarter tout risque de coupure ou de sabotage de
son alimentation électrique et de son raccordement à la centrale d'alarme empêchant
son déclenchement.
[0012] On atteint au moins l'un des objectifs précités avec un procédé de mise en marche
d'un appareil anti-intrusion par application d'une quantité d'électricité prédéfinie,
c'est-à-dire une intensité pendant une durée donnée ; ce procédé comprenant les étapes
suivantes :
- une première étape d'accumulation d'énergie à partir d'une source d'énergie jusqu'à
atteindre au moins un seuil d'énergie accumulée prédéterminé,
- tant que le niveau d'énergie accumulée reste supérieur ou égal audit seuil, une seconde
étape de délivrance de l'énergie accumulée vers l'appareil anti-intrusion sous la
forme d'un courant de décharge, et
- avant d'alimenter et mettre en marche l'appareil anti-intrusion, amplification du
courant de décharge de façon à atteindre la quantité d'électricité prédéfinie.
[0013] Ce procédé peut être mis en oeuvre dans une carte d'amorçage.
[0014] Selon une caractéristique avantageuse de l'invention :
- la première étape peut consister à réaliser la charge d'une capacité pendant une durée
prédéterminée ; et
- la seconde étape peut consister à réaliser la décharge effective de la capacité, cette
capacité se déchargeant faiblement de façon naturelle, on réalise ladite commande
dans une fenêtre temporelle pendant laquelle la charge de la capacité est suffisante
pour mettre en marche l'appareil.
[0015] Selon l'invention, on amplifie le courant de décharge effective de la capacité avant
d'alimenter l'appareil avec un courant de valeur suffisante pendant une période de
temps suffisante pour la mise en marche de l'appareil.
[0016] Avantageusement, le déclenchement de l'appareil anti-intrusion est rendu possible
par la présence de la capacité dans la carte d'amorçage, de l'amplification du courant
et de la brève durée nécessaire à la mise en marche de l'appareil.
[0017] De préférence, l'appareil anti-intrusion selon l'invention est un générateur de fumée
opacifiante tel qu'un fumigène. Par la suite, on citera indépendamment « générateur
de fumée » ou « fumigène ».
[0018] Dans un mode de fonctionnement dit radio, la source d'énergie peut être une batterie
ou un accumulateur. Généralement, les appareils anti-intrusion de type fumigène nécessitent
une alimentation de 12V capable de déclencher un inflammateur pyrotechnique au sein
du fumigène. Cet inflammateur permet d'enflammer une poudre générant de la fumée éjectée.
La tension de 12V provient généralement du secteur via un transformateur, ce qui peut
être inesthétique. La présente invention permet l'utilisation d'un fumigène en mode
radio autonome où la tension d'alimentation délivrant une faible tension inférieure
à 12V serait une batterie peu encombrante, suffisante et facilement intégrée/embarquée
dans un petit boitier sans fil intégré, offrant un avantage esthétique tout en devenant
invulnérable au sabotage par coupure du fil d'alimentation ou de raccordement à la
centrale d'alarme.
[0019] Dans un mode de fonctionnement dit filaire, la source d'énergie délivre une tension
très basse tension TBT notamment inférieur à 50V, provenant indirectement par exemple
d'une alimentation secteur.
[0020] Selon une caractéristique avantageuse de l'invention, on amplifie le courant de décharge
d'un ordre de grandeur. En d'autres termes, le courant pour alimenter l'appareil sera
sensiblement égal à dix fois le courant délivré par la source d'énergie (alimentant
la carte d'amorçage).
[0021] Selon une autre caractéristique avantageuse de l'invention, on amplifie le courant
de décharge de façon à atteindre une valeur d'1 ampère pendant 2 ms ou de 3 ampères
pendant 1ms.
[0022] Selon une autre caractéristique avantageuse de l'invention, la source d'énergie délivre
un courant sensiblement égal à 105 mA.
[0023] Selon une autre caractéristique avantageuse de l'invention, la source d'énergie délivre
une tension inférieure à 12V.
[0024] Selon une autre caractéristique avantageuse de l'invention, la source d'énergie délivre
une tension comprise entre 3 et 6 V. Dans le cas d'une batterie, la tension d'une
alimentation diminuant au cours du temps, on peut prévoir que la carte d'amorçage
reste opérationnelle même dans un mode de fonctionnement critique où la tension est
proche d'un seuil de défaillance, tel que par exemple 3,06 V pour une batterie de
4 V.
[0025] Selon une autre caractéristique avantageuse de l'invention, on amplifie le courant
de décharge en utilisant un montage Darlington. Un montage Darlington est la combinaison
de deux transistors bipolaires de même type (tous deux NPN ou tous deux PNP), résultant
en un composant hybride qui a encore des caractéristiques d'un transistor. Le gain
en courant du Darlington est égal au produit des gains de chaque transistor.
[0026] Selon une autre caractéristique avantageuse de l'invention, on mesure en outre la
résistance de l'appareil anti-intrusion de façon à vérifier la mise en marche de cet
appareil anti-intrusion. En d'autres termes, pour vérifier que le fumigène s'est bien
déclenché, on mesure la résistance de la branche sur laquelle était placé le fumigène,
cette résistance doit présenter une valeur infinie. En effet, le déclenchement d'un
fumigène est équivalent à la coupure d'un filament conducteur disposé sur une branche
d'un circuit de détection de la centrale de surveillance locale.
[0027] Selon un autre aspect de l'invention, il est en outre proposé un dispositif pour
la mise en marche d'un appareil anti-intrusion par application d'une quantité d'électricité
prédéfinie. Ce dispositif, peut être une carte d'amorçage destinée à la mise en oeuvre
du procédé selon l'invention et comprend un étage de charge comprenant une capacité
et une résistance de charge et un étage de décharge comprenant un amplificateur de
courant pour décharger la charge accumulée dans la capacité vers l'appareil anti-intrusion
en réponse à une consigne de décharge. La carte d'amorçage permet d'alimenter l'appareil
anti-intrusion avec un courant de valeur suffisante pendant une période de temps suffisante.
[0028] Ce dispositif peut encore comprendre un montage Darlington dont l'émetteur est connecté
à la capacité, le collecteur est connecté à l'appareil anti-intrusion, la base est
connectée à un ensemble comprenant une résistance pour fixer le courant de base à
une valeur minimum reliée en série à une diode pour empêcher la charge de la capacité
via le circuit de consigne, lequel ensemble est également connecté à une entrée de
consigne du dispositif, une résistance étant également connectée en parallèle entre
l'émetteur et la base dudit montage Darlington. Avantageusement, un montage Darlington
occupe une moindre place qu'un seul transistor plus puissant qui pourrait par ailleurs
nécessiter un dissipateur thermique.
[0029] Ce dispositif peut encore comprendre dans son étage de charge une diode Schottky
connectée en série avec la résistance de charge pour empêcher la décharge du condensateur
lorsque le dispositif n'est plus alimenté.
[0030] Ce dispositif peut encore comprendre une résistance en parallèle de la capacité pour
assurer une décharge naturelle. Cette résistance est de préférence choisie de grande
résistance afin d'obtenir une constante de temps importante, soit une décharge de
la capacité très lente.
[0031] Le dispositif peut également se situer au plus près de l'appareil. Ceci peut être
réalisé dans le but d'éviter des pertes de courant dues à une trop longue longueur
de câblage.
Description des figures
[0032] D'autres avantages et particularités de l'invention apparaîtront à la lecture de
la description détaillée de mises en oeuvre et de modes de réalisation nullement limitatifs,
et des dessins annexés suivants :
- la figure 1 illustre un premier mode de réalisation de dispositif selon l'invention
;
- la figure 2 illustre une représentation globale d'un système de protection dans lequel
s'intègre le dispositif selon l'invention.
[0033] On va tout d'abord décrire, en référence à la figure 1, un premier mode de réalisation
de dispositif de mise en marche d'un appareil anti-intrusion pouvant être commandé
par une décharge électrique au moyen d'une carte d'amorçage.
[0034] Sur la Figure 1 est représentée plus en détail la carte d'amorçage qui est une carte
électronique 1 selon l'invention. On distingue une capacité C1 capable d'être chargée
par une tension continue fournie par une source d'énergie ou alimentation (ALIM) via
une résistance de charge R3, qui a pour but de limiter le courant de charge de la
capacité C1. Ainsi, lorsqu'un opérateur installé dans un site de surveillance distant
reçoit une information de présence d'un intrus par des détecteurs (non représentés)
reliés à une centrale de surveillance locale, cet opérateur peut juger nécessaire
de déclencher un fumigène 2 connecté aux bornes S, OUT.
[0035] D'une façon générale, la carte d'amorçage comporte deux étages : un étage de charge
et un étage de décharge.
[0036] L'étage de charge est un circuit RC ayant en entrée les noeuds A et M respectivement
reliés à un connecteur d'alimentation ALIM et à un connecteur de masse GND. La sortie
est constituée par les noeuds E et M. Entre les noeuds A et E, on distingue une diode
CR1 en série avec la résistance R3. L'anode de la diode CR1 est disposée du côté de
l'alimentation. Cette diode est avantageusement une diode Schottky.
[0037] Entre les noeuds E et M de l'étage de charge, on distingue la capacité C1 en parallèle
d'une résistance R4.
[0038] L'étage de décharge comporte une entrée représentée par les noeuds E et D, les deux
étages sont donc reliés au noeud E. La sortie de cet étage est représentée par les
noeuds C et D. La fonction d'amplification est réalisée par un montage de type Darlington
disposé entre les noeuds EBC. L'émetteur, la base et le collecteur du Darlington correspondent
respectivement aux noeuds EBC. Il est possible d'utiliser d'autres types d'amplificateurs
à la place du montage Darlington. Un seul transistor plus puissant pourrait être utilisé,
l'utilisation de transistor à effet de champs est également possible. Tout montage
permettant d'amplifier le courant peut être utilisé. Une résistance R1 est disposée
entre les noeuds E et B. Entre les noeuds B et D, on distingue une résistance R5 en
série avec une diode CR2, la cathode de la diode CR2 étant disposée du côté de la
sortie D. L'étage de décharge est avantageusement commandé via un connecteur d'entrée
CMD relié au noeud D.
[0039] La sortie C de l'étage de décharge alimente le fumigène 2 via un connecteur de sortie
S de la carte d'amorçage 1. Ce fumigène 2 est un dipôle qui est également relié à
la masse de la carte d'amorçage 1 via un connecteur de sortie OUT.
[0040] On distingue également un autre connecteur d'entrée STATUS connecté au noeud C de
la carte d'amorçage.
[0041] Les connecteurs d'entrée ALIM, GND, CMD et STATUS sont destinés à être reliés à une
unité de traitement intégrant notamment une intelligence 4 de type microprocesseur
ou microcontrôleur ainsi qu'une alimentation. L'alimentation peut être une batterie
5 apte à alimenter l'unité de traitement 3 et la carte d'amorçage 1. Cette alimentation
peut également se faire via une alimentation secteur (non représentée). L'unité de
traitement 3 comporte également des moyens de communication avec ou sans fil avec
une centrale distante ou non. En mode sans fil, il s'agit d'un émetteur/récepteur
sans fil 6 relié à une antenne 7 comme représentés sur la figure 1.
[0042] Sur la figure 2, on voit une représentation globale d'un système de protection dans
lequel s'intègre le dispositif selon l'invention. On distingue un centre de surveillance
8 où se trouvent des agents de surveillance. Ce centre peut être équipé d'écrans de
surveillance et de tous moyens de communication avec une pluralité de locaux sous
surveillance. Le local 9 sous surveillance est relié au centre de surveillance 8 via
un réseau de communication de type liaison téléphonique, RTC, Internet, GSM ou autre.
Au sein du local 9 est installée une centrale de surveillance 10 communiquant de façon
filaire (non représenté) ou non avec une pluralité de systèmes anti-intrusion 11,
12 du type de l'ensemble 1, 2 et 3 de la figure 1. La centrale de surveillance 10
sert notamment de relais entre les systèmes anti-intrusion et le centre de surveillance.
Lorsqu'une intrusion est détectée dans la zone d'un des systèmes 11 ou 12, la décision
de déclencher le fumigène associé à chaque système provient de la centrale de surveillance
10, notamment depuis le centre de surveillance 8. La détection peut se faire au moyen
de détecteurs 13 et 14 reliés (en mode filaire ou en mode radio sans fil) à la centrale
10 et associés respectivement aux systèmes 11 et 12.
[0043] En référence à la figure 1, on va maintenant décrire la charge et la décharge de
la capacité C1.
Charge de la capacité
[0044] Dans le but de charger la capacité C1, une tension d'alimentation est fournie via
l'entrée ALIM. L'entrée fournit une tension sensiblement égale à 4,08 V. On peut aussi
utiliser des batteries d'une valeur comprise entre 3 et 6 V. Par ailleurs, une tension
telle qu'aucun courant ne puisse traverser la résistance R5 est fournie au niveau
de l'entrée CMD. Cette tension devra être supérieure ou égale à la tension d'alimentation
diminuée de la tension de seuil de la diode CR2. La diode CR2 a pour fonction d'empêcher
la charge de la capacité C1 via le circuit de commande. La diode CR2 joue le rôle
d'un interrupteur. Lorsqu'elle est en circuit ouvert, la chute de tension aux bornes
de la résistance R1 ne doit pas permettre la conduction du Darlington BCE. De ce fait
on évite l'appel de courant par le noeud E. La capacité peut ainsi se charger librement
sans fuite de courant vers le noeud E.
[0045] La diode Schottky CR1 à pour fonction d'empêcher la décharge de la capacité C1 lorsque
l'alimentation (ALIM) est arrêtée.
[0046] La résistance R3 a pour fonction de limiter le courant de charge.
[0047] La capacité C1 se charge alors jusqu'à une tension égale à la tension d'alimentation
fournie, moins la chute de tension aux bornes de la diode CR1 et de la résistance
R3. Lorsque la résistance R3 vaut 39 Ω, à la connexion de l'alimentation, le courant
est de i=4,08V/39Ω = 105mA. Lorsque C1 a une capacité de 6800 microfarads, le temps
de charge de C1 est de 0.8s. La capacité C1 est un réservoir de courant qui sera déchargé
dans la tête d'amorce du fumigène au moment du déclenchement.
Décharge de la capacité
[0048] Lorsque l'alimentation ALIM est arrêtée, la capacité C1 se décharge de façon naturelle
à travers la résistance R4. Cette résistance a une résistance importante pour obtenir
une grande constante de temps de décharge. On peut choisir 100 kΩ pour celle-ci.
[0049] La capacité C1 se décharge également dès lors qu'un courant traverse la résistance
R5. Ce résultat est obtenu par la baisse du potentiel à la borne de commande CMD.
La résistance R5 a pour fonction de fixer le courant minimum au début de la décharge
de la capacité C1. Une résistance de 20Ω est choisie pour fixer un courant minimum
de 10 mA.
[0050] Le montage Darlington obtenu par les transistors Q1, Q2 permet d'amplifier fortement
le courant traversant le noeud C. Les spécifications suivantes peuvent être utilisées
pour les deux transistors:
- condensateur Q1 : transistor PNP de puissance, de référence ZTX1149A de la marque
Zetex par exemple;
- condensateur Q2 : transistor PNP associé à Q1, pilotant Q1, de référence BC327 par
exemple.
[0051] Cela permet de déclencher l'appareil anti-intrusion relié aux bornes S et OUT. Lorsque
l'appareil anti-intrusion est un fumigène, il est équivalent à une résistance de 1,6
Ω qui se coupe lorsque déclenché. Il peut être déclenché lorsqu'il est traversé pendant
au moins 2 millisecondes par un courant de 1 ampère ou pendant 1 milliseconde par
un courant de 3 ampères.
[0052] Un opérateur peut vérifier que le déclenchement s'est réellement passé lorsque la
branche contenant le fumigène présente une résistance infinie. Ceci peut être vérifié
via la voie STATUS.
[0053] Le déclenchement du fumigène nécessite donc une charge et une décharge du condensateur.
Par ailleurs, la durée entre les deux actions ne peut pas dépasser un certain temps
prédéterminé, auquel cas la baisse de tension sur la voie de commande n'aurait pas
d'effet, du fait de la décharge naturelle du condensateur via la résistance R4, le
condensateur étant trop déchargé pour fournir un courant suffisant, malgré la présence
de l'amplificateur de courant que constituent les deux transistors.
[0054] Dans un mode filaire, les actions de charge et décharge font suite à des instructions
provenant de la centrale 10.
[0055] Dans un mode radio où le système anti-intrusion 1, 2 et 3 est alimenté de façon autonome
et fonctionne de façon semi-autonome, la fin de la charge du condensateur sera systématiquement
suivie de la commande automatique de déclenchement après une période prédéterminée,
c'est à dire de la décharge volontaire du condensateur et donc de la mise en marche
de l'appareil anti-intrusion. En conséquence, la résistance R4 peut être supprimée
dans ce mode. En effet, cette résistance permet au condensateur C1 de se décharger
si la commande de déclenchement de fumigène n'est pas donnée par l'opérateur du centre
de surveillance après son écoute et interpellation lors de sa levée de doute de l'alarme.
Ceci permet d'économiser de l'énergie au niveau de l'alimentation de la carte d'amorçage.
Dans le mode de fonctionnement radio où chaque système 11 et 12 est alimenté de façon
autonome, l'action de la charge fait suite à une instruction de la centrale 10. Par
contre la décharge est bien systématique.
[0056] Bien sûr, l'invention n'est pas limitée aux exemples qui viennent d'être décrits
et de nombreux aménagements peuvent être apportés à ces exemples sans sortir du cadre
de l'invention.
1. Procédé de mise en marche d'un appareil anti-intrusion par application d'une quantité
d'électricité prédéfinie, ce procédé comprenant les étapes suivantes :
- une première étape d'accumulation d'énergie à partir d'une source d'énergie jusqu'à
atteindre au moins un seuil d'énergie accumulée prédéterminé,
- tant que le niveau d'énergie accumulée reste supérieur ou égal audit seuil, une
seconde étape de délivrance de l'énergie accumulée vers l'appareil anti-intrusion
sous la forme d'un courant de décharge, et
- avant d'alimenter et mettre en marche l'appareil anti-intrusion, amplification du
courant de décharge de façon à atteindre la quantité d'électricité prédéfinie.
2. Procédé selon la revendication 1, caractérisé en ce que dans un mode de fonctionnement dit radio, la source d'énergie est une batterie ou
un accumulateur.
3. Procédé selon la revendication 1, caractérisé en ce que dans un mode de fonctionnement dit filaire, la source d'énergie délivre une tension
très basse tension TBT provenant d'une alimentation secteur.
4. Procédé selon l'une quelconque des revendications précédentes,
caractérisé en ce que :
la première étape consiste à réaliser la charge d'une capacité pendant une durée prédéterminée
; et
- la seconde étape consiste à réaliser la décharge effective de la capacité, cette
capacité se déchargeant faiblement de façon naturelle, on réalise ladite commande
dans une fenêtre temporelle pendant laquelle la charge de la capacité est suffisante
pour mettre en marche l'appareil.
5. Procédé selon l'une quelconque des revendications précédentes, caractérisé en ce qu'on amplifie le courant de décharge d'un ordre de grandeur.
6. Procédé selon l'une quelconque des revendications précédentes, caractérisé en ce qu'on amplifie le courant de décharge de façon à atteindre une valeur de 1 ampère pendant
2 ms ou de 3 ampères pendant 1 ms.
7. Procédé selon l'une quelconque des revendications précédentes, caractérisé en ce que la source d'énergie délivre un courant sensiblement égal à 105 mA.
8. Procédé selon l'une quelconque des revendications précédentes, caractérisé en ce que la source d'énergie délivre une tension inférieure à 12V.
9. Procédé selon l'une quelconque des revendications précédentes, caractérisé en ce que la source d'énergie délivre une tension comprise entre 3 et 6V.
10. Procédé selon l'une quelconque des revendications précédentes, caractérisé en ce qu'on amplifie le courant de décharge un montage Darlington.
11. Procédé selon l'une quelconque des revendications précédentes, caractérisé en ce que l'appareil anti-intrusion est un générateur de fumée opacifiante.
12. Procédé selon l'une quelconque des revendications précédentes, caractérisé en ce qu'on mesure en outre la résistance de l'appareil anti-intrusion de façon à vérifier
la mise en marche de cet appareil anti-intrusion.
13. Dispositif de mise en marche d'un appareil anti-intrusion par application d'une quantité
d'électricité prédéfinie, ce dispositif comprenant :
un étage de charge comprenant une capacité et une résistance de charge ;
un étage de décharge comprenant un amplificateur de courant pour décharger la charge
accumulée dans la capacité vers l'appareil anti-intrusion en réponse à une consigne
de décharge, et pour alimenter l'appareil anti-intrusion avec un courant de valeur
suffisante pendant une période de temps suffisante.
14. Dispositif selon la revendication 13, caractérisé en ce que l'amplificateur de courant comprend un montage Darlington dont l'émetteur est connecté
à la capacité, le collecteur est connecté à l'appareil anti-intrusion, la base est
connectée à un ensemble comprenant une résistance pour fixer le courant de base à
une valeur minimum reliée en série à une diode pour empêcher la charge de la capacité
via le circuit de consigne, lequel ensemble est également connecté à une entrée de
consigne du dispositif, une résistance étant également connectée en parallèle entre
l'émetteur et la base dudit montage Darlington.
15. Dispositif selon l'une quelconque des revendications 13 ou 14, caractérisé en ce que l'étage de charge comprend en outre une diode Schottky connectée en série avec la
résistance de charge pour empêcher la décharge du condensateur lorsque le dispositif
n'est plus alimenté.
16. Dispositif selon l'une des revendications 13 à 15, caractérisé en ce que le courant nécessaire à la mise en marche de l'appareil est supérieur d'un ordre
de grandeur au courant d'alimentation.
17. Dispositif selon l'une quelconque des revendications 13 à 16, caractérisé en ce que l'appareil anti-intrusion est un générateur de fumée opacifiante.