[0001] L'invention se rapporte à une chaussure, et concerne notamment une chaussure destinée
à la pratique d'un sport.
[0002] De telles chaussures peuvent être utilisées dans des domaines tels que la marche,
sportive ou non, ou la course sur terrain plat ou en montagne, l'alpinisme, ou encore
la planche à roues, un sport de balle, ou autre.
[0003] Une chaussure peut comprendre une tige basse ou une tige haute. La chaussure peut
aussi être relativement souple ou au contraire plus rigide. Cependant, quel que soit
son aspect général ou l'activité pratiquée, la chaussure doit répondre aux attentes
d'un utilisateur.
[0004] Notamment, il est souhaitable que la chaussure minimise la fatigue de l'utilisateur.
Cela amène naturellement à prévoir une structure de chaussure dont la masse est réduite.
Cette caractéristique est importante dans tous les domaines évoqués avant, et particulièrement
ceux de la course ou de la marche. En effet, une masse réduite est synonyme de faible
inertie, et donc de moindre fatigue.
[0005] Afin de réduire la masse d'une chaussure, il est connu de ménager des ouvertures
traversantes dans la couche d'usure (semelle de marche). Cette dernière, qui est prévue
pour prendre appui au sol, est généralement constituée de caoutchouc, matériau qui
comporte de grandes capacités d'adhérence, mais qui est de densité importante. C'est
pourquoi des ouvertures peuvent être prévues pour alléger la couche d'usure, et la
chaussure entière par voie de conséquence.
[0006] Dans le domaine de la course ou dans celui de la marche, il est par exemple connu
de réaliser des fentes transversales dans la couche d'usure. Ces fentes allègent la
chaussure et favorisent aussi des flexions longitudinales du semelage externe, pour
un bon déroulement du pied.
[0007] Les ouvertures de la couche d'usure sont cependant la source occasionnelle d'un problème
de perforation. En effet, chaque ouverture constitue une interruption de la couche
d'usure qui forme un passage pour tout corps étranger qui pourrait s'y loger. Il peut
s'agir de portions minérales, de branches, de tout relief en saillie, ou encore de
petits corps tels que des cailloux, des débris, ou autre. L'introduction d'un corps
étranger dans une ouverture peut provoquer une déformation ou une détérioration du
semelage externe, et éventuellement aussi des traumatismes au pied de l'utilisateur.
[0008] Pour pallier le problème de perforation, il est connu de boucher le fond d'une ouverture,
en partie au moins, à l'aide d'une couche de renfort disposée entre la couche d'usure
et le reste du semelage de la chaussure. La couche de renfort est généralement constituée
d'une matière synthétique de faible épaisseur. Cela lui confère à la fois une résistance
aux perforations et une masse réduite, pour préserver la légèreté du semelage.
[0009] Au final une chaussure obtenue en ménageant des ouvertures dans sa couche d'usure
est à la fois plus légère et résistante aux perforations. Cependant, elle présente
l'inconvénient d'avoir une capacité d'adhérence au sol diminuée. Cela signifie qu'elle
peut, par exemple, déraper lorsqu'elle est soumise à une sollicitation qui serait
insuffisante pour faire déraper une chaussure de même pointure dépourvue d'ouverture.
Ce phénomène de dérapage, ou de glissement intempestif, peut se produire lors de prises
d'appuis au sol, notamment en pente, ainsi que lors d'impulsions liées à des accélérations,
des freinages, ou autre. Il s'ensuit que la marche ou la course est moins précise,
moins sûre et, ce qui est un paradoxe, source de fatigue pour l'utilisateur.
[0010] Par rapport à cela, l'invention a pour but général d'améliorer les chaussures selon
l'art antérieur. Notamment un but de l'invention est de faire en sorte qu'une chaussure,
dont la couche d'usure du semelage externe présente au moins une ouverture traversante
et une couche de renfort qui s'étend pour partie au moins au niveau de l'ouverture,
présente des caractéristiques d'adhérence au sol au moins égales à celles d'une chaussure
de même pointure, mais dont la couche d'usure ne présente pas d'ouverture traversante.
En termes plus concis le but ci-avant recherché est d'augmenter l'adhérence au sol,
malgré la diminution de surface de la couche d'usure/d'adhérence.
[0011] On verra par la suite qu'un autre but de l'invention est de décliner cette adhérence
de manière large, c'est-à-dire de l'obtenir aussi bien sur des terrains mouillés,
humides, ou souillés que sur des terrains plus prévisibles, tels que des terrains
secs.
[0012] Un but encore de l'invention est d'apporter au niveau du semelage externe une certaine
capacité d'amortissement. L'invention cherche à optimiser le comportement du semelage
pendant l'intégralité, ou au moins une partie significative, de son contact avec le
sol, en fonction de l'activité pratiquée, et/ou du terrain rencontré.
[0013] Un autre but de l'invention est d'améliorer la précision dans la transmission des
informations sensorielles ou des impulsions liées à la marche ou à la course.
[0014] Un but encore de l'invention est de réduire autant que possible la masse du semelage
externe.
[0015] Enfin un but de l'invention est de rassembler en une seule chaussure les aptitudes
de déroulement libre et régulier du semelage au sol, de l'adhérence suffisante sur
un sol régulier, et de l'adhérence suffisante ou de l'accroche sur un sol irrégulier.
Cela veut dire une chaussure polyvalente, plus efficace dans toutes les situations,
et sur tous les terrains.
[0016] Pour ce faire l'invention propose une chaussure comprenant un semelage externe et
une tige, le semelage externe s'étendant en longueur depuis une extrémité arrière
jusqu'à une extrémité avant, et en largeur entre un bord latéral et un bord médial,
le semelage externe présentant une face de contact avec le sol, le semelage externe
comprenant une couche d'usure prévue pour prendre appui au sol, la couche d'usure
présentant au moins une ouverture traversante, le semelage externe comprenant au moins
une couche de renfort disposée entre la couche d'usure et la tige, la couche de renfort
s'étendant pour partie au moins au niveau de l'ouverture.
[0017] La chaussure selon l'invention est caractérisée par le fait qu'une couche d'amortissement
est disposée entre la couche d'usure et la couche de renfort.
[0018] La couche d'amortissement amortit les chocs, les impulsions liées à la course ou
à la marche, ou encore les informations sensorielles qui transitent entre la couche
d'usure et la couche de renfort. En d'autres termes la couche d'amortissement sert
de filtre mécanique. A ce titre cette couche permet de petits déplacements élastiques,
qui se font de manière réversible, de subdivisions ou de la totalité de la couche
d'usure par rapport à la couche de renfort.
[0019] Parce qu'elle se déforme élastiquement de manière réversible, notamment en compression
et/ou en cisaillement, la couche d'amortissement absorbe des excès d'énergie liés
à des appuis, à des chocs, à des impulsions, à des changements de terrain ou relief,
ou au transit d'informations sensorielles. Il s'ensuit qu'il faut appliquer plus d'énergie
au semelage externe, par rapport à une chaussure dépourvue de couche d'amortissement,
pour obtenir un dérapage ou un glissement intempestif.
[0020] Parmi les avantages qui en résultent, la chaussure selon l'invention présente une
meilleure adhérence au sol qu'une chaussure dont le semelage est dépourvu de couche
d'amortissement entre la couche d'usure et la couche de renfort.
[0021] L'amélioration de l'adhérence au sol, pour la chaussure de l'invention, est obtenue
sur des terrains diversifiés, c'est-à-dire mouillés, humides, ou secs, plats ou en
pente et lisses ou avec des reliefs, notamment du fait de l'effet "double crampon"
ou crampon de taille augmentée au niveau du pourtour des ouvertures.
[0022] Aussi, la couche d'amortissement améliore le comportement du semelage pendant une
partie significative, voire l'intégralité, de son contact avec le sol.
[0023] L'invention améliore aussi la précision dans la transmission des informations sensorielles
ou des impulsions, parce que les dérapages sont réduits, voire inexistants.
[0024] L'invention minimise la fatigue de l'utilisateur, en conférant au semelage externe
une masse faible, car la couche d'amortissement est légère, et en procurant un amortissement
amélioré des chocs.
[0025] On verra mieux par la suite que, au moins pour une forme de réalisation, la chaussure
de l'invention rassemble les aptitudes de déroulement libre et régulier du semelage
au sol, de l'adhérence suffisante sur un sol régulier, et de l'adhérence suffisante
ou de l'accroche sur un sol irrégulier. La chaussure est donc polyvalente, efficace
dans toutes les situations.
[0026] D'autres caractéristiques et avantages de l'invention seront mieux compris à l'aide
de la description qui va suivre, en regard du dessin annexé illustrant, selon des
formes de réalisation non limitatives, comment l'invention peut être réalisée, et
dans lequel :
- la figure 1 est une vue en perspective avant par-dessous d'une chaussure, selon une
première forme de réalisation de l'invention,
- la figure 2 est similaire à la figure 1, avec une présentation éclatée du semelage
externe,
- la figure 3 est une coupe selon III-III de la figure 1,
- la figure 4 est une coupe selon IV-IV de la figure 1,
- la figure 5 est une vue éclatée en perspective avant d'éléments du semelage externe
selon une deuxième forme de réalisation de l'invention.
[0027] La première forme de réalisation qui va être décrite après concerne plus spécialement
des chaussures pour la marche ou la course à plat ou en terrain mouvementé. Cependant
l'invention s'applique à d'autres domaines tels que ceux évoqués avant.
[0028] La première forme est décrite ci-après à l'aide des figures 1 à 4.
[0029] Comme le montrent les figures 1 à 2, une chaussure de marche est prévue pour accueillir
le pied de l'utilisateur.
[0030] De manière connue et générale, la chaussure 1 comprend un semelage externe 2, lequel
s'étend selon une direction longitudinale L entre une extrémité arrière 3 et une extrémité
avant 4, et selon une direction transversale W entre un bord latéral 5 et un bord
médial 6. Le semelage 2 comprend une partie arrière, ou talon 7, ainsi qu'une partie
avant 8. Selon la première forme de réalisation le semelage 2 est monobloc, dans le
sens où le talon 7 et la partie avant 8 se prolongent l'un l'autre. Cependant, ces
parties 7, 8 pourraient être séparées et espacées l'une de l'autre.
[0031] En complément la chaussure 1 comprend une tige 9 disposée sur le semelage. Telle
que représentée la tige 9 comprend une portion basse 10, prévue pour entourer le pied,
à l'exclusion d'une portion haute. Cependant, il pourrait être également prévu que
la tige comprenne aussi une portion haute. La tige 9 n'est pas représentée de façon
détaillée.
[0032] La tige 9 peut comprendre notamment un quartier latéral 12, un quartier médial 13,
et une languette. Cette dernière, non visible sur les figures, relie l'un à l'autre
les quartiers 12, 13 pour donner à la tige 9 sa continuité. Cependant, il pourrait
être prévu de ne pas utiliser de languette. Dans ce cas, les quartiers 12, 13 peuvent
rester séparés ou se superposer.
[0033] Un dispositif de serrage, non détaillé ici, est généralement prévu pour serrer la
tige 9 de manière réversible. Cependant, la chaussure 1 pourrait être dépourvue de
dispositif de serrage.
[0034] Quelle que soit la structure de la tige, le semelage externe 2 présente une face
de contact 20 avec le sol. Cette face 20 est par définition destinée à prendre contact
avec le sol ou avec divers supports. De manière plus concrète, comme on le voit mieux
sur la figure 2, le semelage externe 2 comprend une couche d'usure 21 prévue pour
prendre appui au sol. C'est cette couche d'usure 21 qui définit la face de contact
20.
[0035] Selon la forme de réalisation décrite, la couche d'usure 21 est une pièce monobloc,
qui s'étend depuis l'extrémité arrière 3 jusqu'à l'extrémité avant 4, et depuis le
bord latéral 5 jusqu'au bord médial 6. En fait, la couche d'usure 21 s'étend selon
la totalité de la face de contact 20. Cependant, il peut alternativement être prévu
que la couche d'usure 21 comprenne plusieurs parties distinctes, juxtaposées ou espacées.
[0036] De manière non limitative, la couche d'usure 21 est constituée de caoutchouc. Ce
matériau offre en effet de bonnes caractéristiques d'adhérence au sol. Cependant d'autres
matières synthétiques offrant des propriétés d'adhérence égales ou équivalentes peuvent
également convenir.
[0037] Selon la forme de réalisation décrite, la couche d'usure 21 présente au moins une
ouverture traversante 31, 32, 33, 34, 35, 36, 37. Cela signifie que la couche d'usure
21 est ajourée, dans le sens de son épaisseur, au niveau de chaque ouverture 31 à
37. Ici la couche d'usure 21 présente sept ouvertures 31 à 37, mais pourrait alternativement
en présenter un nombre inférieur ou un nombre supérieur. Les ouvertures allègent le
semelage externe 2.
[0038] Ce dernier comprend en plus au moins une couche de renfort 41 disposée entre la couche
d'usure 21 et la tige 9, la couche de renfort 41 s'étendant pour partie au moins au
niveau de l'ouverture 31 à 37. Plus précisément, en ce qui concerne la première forme
de réalisation de l'invention, la couche de renfort 41 obture chaque ouverture 31
à 37 de la couche d'usure 21 de son côté 42 opposé à la face de contact 20. Cela apporte
une résistance aux perforations ou aux intrusions pour l'ensemble des ouvertures 31
à 37.
[0039] Selon l'invention, une couche d'amortissement 45 est disposée entre la couche d'usure
21 et la couche de renfort 41. La couche d'amortissement 45 amortit les chocs, les
impulsions ou autres sollicitations qui transitent dans le semelage externe 2, notamment
entre la couche d'usure 21 et la couche de renfort 41. En effet, la totalité ou des
subdivisions de la couche d'amortissement 45 se déforment, élastiquement et de manière
réversible, pour permettre un déplacement relatif de la couche d'usure 21 ou de subdivisions
de cette couche par rapport à la couche de renfort 41. Les déformations de la couche
d'amortissement dissipent de l'énergie ce qui, par corollaire, accroît l'intensité
de sollicitation nécessaire pour faire déraper la chaussure. Elles permettent également
une meilleure adaptation de la couche d'usure aux divers formes et reliefs de terrain.
En d'autres termes, l'adhérence au sol est meilleure avec la chaussure de l'invention.
[0040] Selon la première forme de réalisation toujours, comme on le comprend à l'aide de
l'ensemble des figures 1 à 4, la couche d'amortissement 45 présente au moins une ouverture
51, 52, 53, 54, 55, 56 ou 57. Cela confère à cette couche 45 une masse minimale. Il
en résulte que la chaussure 1 reste légère, et que la fatigue de l'utilisateur est
réduite.
[0041] D'une manière générale, au moins une ouverture 51 à 57 de la couche d'amortissement
45 coïncide avec une ouverture 31 à 37 de la couche d'usure 21. Cela signifie qu'une
ouverture de la couche d'amortissement 45 est alignée avec une ouverture de la couche
d'usure 21 dans le sens de l'épaisseur du semelage externe 2. En conséquence la couche
de renfort 41 bouche la cavité ouverte formée ensemble par une ouverture de la couche
d'usure 21 et une ouverture de la couche d'amortissement 45. Il s'ensuit que la couche
d'amortissement 45 amortit les chocs ou les impulsions à la périphérie d'une ouverture,
voire de toutes. Cela permet une bonne adhérence de la chaussure sur des terrains
accidentés, notamment quand la couche d'usure 21 contacte un relief du sol au niveau
d'une ouverture.
[0042] Afin d'optimiser cette notion d'amortissement, et de manière non limitative, chaque
ouverture 51 à 57 de la couche d'amortissement 45 coïncide avec une ouverture 31 à
37 de la couche d'usure 21. Etant donné que les ouvertures respectives des couches
d'amortissement 45 et d'usure 21 sont réparties sur l'ensemble du semelage externe
2, l'amortissement est efficient partout sous la chaussure.
[0043] On observe qu'au moins une ouverture 31 à 37 de la couche d'usure 21 est une fente
transversale, c'est-à-dire orientée selon la direction transversale W. Cette fente
présente une forme générale oblongue ayant une certaine dimension en direction longitudinale,
mais pourrait alternativement être rectangulaire, avoir une forme de losange, ou autre.
Dans tous les cas, la fente favorise une flexion longitudinale du semelage externe
2, pour un bon déroulement du pied. Aussi, chaque fente 31 à 37 est une cavité ouverte
du côté de la face de contact 20, cavité qui coopère avec les reliefs des terrains
accidentés pour une meilleure accroche. En effet, chaque pourtour d'une fente 31 à
37 forme un obstacle aux glissements intempestifs, par coopération avec le relief.
[0044] Par corollaire, dans le but d'optimiser les caractéristiques mécaniques du semelage
externe 2, au moins une ouverture 51 à 57 de la couche d'amortissement 45 est une
fente transversale. Là encore la flexion longitudinale du semelage externe 2 est favorisée,
pour un bon déroulement du pied. Selon la première forme de réalisation il est prévu,
comme précisé avant de manière générale, qu'au moins une fente de la couche d'amortissement
soit alignée avec une fente de la couche d'usure. De manière non limitative en fait
chaque fente 51 à 57 de la couche d'amortissement 45 est le prolongement d'une fente
31 à 37 de la couche d'usure, dans le sens de l'épaisseur du semelage 2.
[0045] Toujours selon la première forme de réalisation de l'invention, la face de contact
20 présente plusieurs lignes ou alignements de bosses et creux successifs ainsi qu'on
le verra plus loin, à savoir une première ligne 61, une deuxième ligne 62, et une
troisième 63, orientées selon la direction longitudinale L. Il pourrait alternativement
être prévu seulement deux lignes ou, au contraire, plus de trois. Par exemple quatre
ou cinq lignes. Dans tous les cas la face de contact 20 présente une première, ligne
61, la première ligne 61 présentant une alternance de bosses 71 à 78 et de creux 81
à 87. La face de contact 20 présente une deuxième ligne 62, la deuxième ligne 62 présentant
une alternance de bosses 91 à 98 et de creux 101 à 107, les bosses 71 à 78 et les
creux 81 à 87 de la première ligne 61 étant disposés en alternance par rapport aux
bosses 91 à 98 et aux creux 101 à 107 de la deuxième ligne 62. De plus au moins un
creux 101 à 107 d'une ligne 62 est délimité, au niveau de son périmètre, par une ouverture
31 à 37 de la couche d'usure 21 et par une ouverture 51 à 57 de la couche d'amortissement
45. La deuxième ligne 62 est contigüe à la première ligne 61, une bosse de la deuxième
ligne étant à côté d'un creux de la première ligne, et un creux de la deuxième ligne
étant à côté d'une bosse de la première ligne. Les creux et bosses de type contigüe
sont donc décalés en direction longitudinale. Cela permet au semelage externe 2 de
se dérouler régulièrement et librement sur un sol régulier, d'adhérer suffisamment
sur ce sol, et d'adhérer aussi ou d'accrocher, de manière réversible, sur un sol irrégulier.
La chaussure selon la première forme de réalisation est donc polyvalente.
[0046] En complément on observe que la couche de renfort 41 s'étend en totalité au niveau
d'au moins une ouverture 31 à 37 de la couche d'usure 21 et de l'ouverture associée
51 à 57 de la couche d'amortissement 45. Cela optimise la résistance du semelage 2
aux perforations et protège également le pied de l'utilisateur du contact avec des
cailloux, des reliefs.
[0047] A l'instar de la couche d'usure 21, la couche d'amortissement 45 s'étend selon la
totalité de la face de contact 20. En d'autres termes, la couche d'amortissement 45
s'étend depuis l'extrémité arrière 3 jusqu'à l'extrémité avant 4, ainsi que depuis
le bord latéral 5 jusqu'au bord médial 6. Cela rend le comportement du semelage externe
2 homogène sur toute la face de contact 20.
[0048] De manière non limitative, la couche d'amortissement 45 est constituée d'une mousse
de matière plastique. Il peut par exemple s'agir d'EVA, acronyme d'éthyle-vinyle-acétate,
ou de tout matériau équivalent.
[0049] La couche de renfort 41, quant à elle, s'étend longitudinalement selon une valeur
comprise entre 30% (par exemple la plaque est seulement à l'avant) et 100% de la longueur
du semelage 2. Cela permet d'obturer les ouvertures 31 à 37, et 51 à 57, sans toutefois
occuper une zone dépourvue d'ouverture. Là encore il s'agit de réduire autant que
possible la masse du semelage externe 2.
[0050] De manière non limitative, la couche de renfort 41 est constituée d'une matière synthétique.
Il s'agit par exemple de polyuréthane, de polyamide, ou de tout matériau comparable.
L'épaisseur du renfort 41 est comprise entre 0,1 et 2 mm, sachant que des valeurs
comprises entre 0,2 et 0,6 mm ont donné de bons résultats. Cela conjugue résistance
aux perforations et aptitude à la flexion. Le bon déroulement du pied est donc préservé.
[0051] Comme on le voit sur les figures 3 et 4, une couche de confort 110 peut en outre
être disposée le long de la couche de renfort 41 de l'autre côté de la couche d'amortissement
45. En fait cette couche de confort 110 prend place entre la couche d'amortissement
45 et une couche première de montage 111. Il s'agit d'optimiser le compromis entre
la transmission d'impulsions ou d'informations sensorielles et le confort du pied
de l'utilisateur. Elle peut avoir la même épaisseur que la couche d'amortissement
45 ou être plus épaisse afin de bien assurer le confort du pied.
[0052] La deuxième forme de réalisation est présentée ci-après à l'aide de la figure 5.
Pour des raisons de commodité, les éléments communs avec la première forme sont désignés
par les mêmes références. Ce sont essentiellement les différences qui sont mises en
évidence.
[0053] On retrouve une couche d'amortissement 45 d'un semelage externe 2, avec ses extrémités
3, 4 et ses bords 5, 6. Ce qui est spécifique à la deuxième forme de réalisation,
c'est la manière dont sont obturées les ouvertures. Il est ici fait appel à plusieurs
couches de renfort, à savoir une première 121 et une deuxième 122, disposées l'une
vers l'avant du semelage 2, et l'autre vers l'arrière. Chacune de ces couches de renfort
121, 122 peut aller jusqu'au bord respectivement médial 6, latéral 5 de la semelle.
Cette solution convient à un semelage qui présente un nombre d'ouvertures, ou de fentes,
réduit. Bien entendu une couche de confort 110 est également prévue.
[0054] Dans chaque cas la couche de renfort 121, 122 s'étend longitudinalement, par exemple,
selon une valeur comprise entre 20 et 45% de la longueur du semelage 2.
[0055] Dans tous les cas l'invention est réalisée à partir de matériaux et selon des techniques
de mise en oeuvre connues de l'homme du métier.
[0056] Bien entendu l'invention n'est pas limitée aux formes de réalisation ci-avant décrites,
et comprend tous les équivalents techniques pouvant entrer dans la portée des revendications
qui vont suivre.
[0057] Notamment, il peut être prévu différentes formes pour les ouvertures du semelage
externe.
[0058] Aussi une ou plusieurs de couches, comme celle d'usure ou celle d'amortissement peut
être constituées de plusieurs modules, juxtaposés ou espacés.
[0059] L'invention a proposé que le semelage externe 2 comprenne strictement la couche d'usure
21, la couche d'amortissement 45 et la couche de renfort 41 pour résoudre le problème
posé. Mais il peut être inclus des couches supplémentaires, par exemple pour obtenir
une gradation de l'effet d'amortissement, pour obtenir un comportement spécifique
à l'humidité, ou autre.
1. Chaussure (1) comprenant un semelage externe (2) et une tige (9), le semelage externe
(2) s'étendant en longueur depuis une extrémité arrière (3) jusqu'à une extrémité
avant (4), et en largeur entre un bord latéral (5) et un bord médial (6), le semelage
externe (2) présentant une face de contact (20) avec le sol, le semelage externe (2)
comprenant une couche d'usure (21) prévue pour prendre appui au sol, la couche d'usure
(21) présentant au moins une ouverture traversante (31 à 37), le semelage externe
(2) comprenant au moins une couche de renfort (41, 121, 122) disposée entre la couche
d'usure (21) et la tige (9), la couche de renfort (41, 121, 122) s'étendant pour partie
au moins au niveau de l'ouverture (31 à 37), caractérisée par le fait qu'une couche d'amortissement (45) est disposée entre la couche d'usure (21) et la couche
de renfort (41).
2. Chaussure (1) selon la revendication 1, caractérisée par le fait que la couche d'amortissement (45) présente au moins une ouverture (51 à 57).
3. Chaussure (1) selon la revendication 2, caractérisée par le fait qu'au moins une ouverture (51 à 57) de la couche d'amortissement (45) coïncide avec une
ouverture (31 à 37) de la couche d'usure (21).
4. Chaussure (1) selon la revendication 2 ou 3, caractérisée par le fait que chaque ouverture (51 à 57) de la couche d'amortissement (45) coïncide avec une ouverture
(31 à 37) de la couche d'usure (21).
5. Chaussure (1) selon l'une des revendications 1 à 4, caractérisée par le fait qu'au moins une ouverture (31 à 37) de la couche d'usure (21) est une fente transversale.
6. Chaussure (1) selon l'une des revendications 2 à 5, caractérisée par le fait qu'au moins une ouverture (51 à 57) de la couche d'amortissement (45) est une fente transversale.
7. Chaussure (1) selon l'une des revendications 2 à 6, caractérisée par le fait que la face de contact (20) présente une première ligne (61), la première ligne (61)
présentant une alternance de bosses (71 à 78) et de creux (81 à 87), par le fait que la face de contact (20) présente une deuxième ligne (62), la deuxième ligne (62)
présentant une alternance de bosses (91 à 98) et de creux (101 à 107), les bosses
(71 à 78) et les creux (81 à 87) de la première ligne (61) étant disposés en alternance
par rapport aux bosses (91 à 98) et aux creux (101 à 107) de la deuxième ligne (62),
et par le fait qu'au moins un creux (101 à 107) d'une ligne (62) est délimité, au niveau de son périmètre,
par une ouverture (31 à 37) de la couche d'usure (21) et par une ouverture (51 à 57)
de la couche d'amortissement (45).
8. Chaussure (1) selon l'une des revendications 2 à 7, caractérisée par le fait que la couche de renfort (41, 121, 122) s'étend en totalité au niveau d'au moins une
ouverture (31 à 37) de la couche d'usure (21) et de l'ouverture associée (51 à 57)
de la couche d'amortissement (45).
9. Chaussure (1) selon l'une des revendications 1 à 8, caractérisée par le fait que la couche d'usure (21) s'étend selon la totalité de la face de contact (20).
10. Chaussure (1) selon l'une des revendications 1 à 9, caractérisée par le fait que la couche d'usure (21) est constituée de caoutchouc.
11. Chaussure (1) selon l'une des revendications 1 à 10, caractérisée par le fait que la couche d'amortissement (45) s'étend selon la totalité de la face de contact (20).
12. Chaussure (1) selon l'une des revendications 1 à 11, caractérisée par le fait que la couche d'amortissement (45) est constituée d'une mousse de matière plastique.
13. Chaussure (1) selon l'une des revendications 1 à 12, caractérisée par le fait que la couche de renfort (41) s'étend longitudinalement selon une valeur comprise entre
70 et 100% de la longueur du semelage (2).
14. Chaussure (1) selon l'une des revendications 1 à 12, caractérisée par le fait que la couche de renfort (121, 122) s'étend longitudinalement selon une valeur comprise
entre 20 et 45% de la longueur du semelage (2).
15. Chaussure (1) selon l'une des revendications 1 à 14, caractérisée par le fait que la couche de renfort (41,121,122) est constituée d'une matière synthétique.
16. Chaussure (1) selon l'une des revendications 1 à 15, caractérisée par le fait qu'une couche de confort (110) longe la couche de renfort (41, 121, 122) de l'autre côté
de la couche d'amortissement (45).