[0001] L'invention concerne le domaine des installations de protection solaire ou de fermeture,
et en particulier celui des rideaux coulissants. Ces rideaux sont généralement fixés
sur un ensemble de plusieurs patins, montés sur des roues porteuses et comprenant
un élément d'accrochage du rideau, pouvant se déplacer le long d'un rail. Un chariot
est entraîné le long du rail par l'intermédiaire d'une courroie ou d'un cordon sous
une action de manoeuvre manuelle ou sous l'action d'un actionneur électromécanique.
Le mouvement du chariot entraîne le mouvement des différents patins, soit par l'intermédiaire
du rideau lui-même, soit par des cordons reliant le premier patin au chariot et chaque
patin au suivant. Dans le cas de rideaux en plusieurs pans se refermant l'un vers
l'autre, chaque pan de rideau est entraîné par un chariot. Le chariot permet également
de réaliser la liaison entre les deux extrémités de la courroie, celle-ci formant
ainsi un élément d'entraînement sans fin entre deux poulies d'entraînement. Alternativement,
le chariot est autotracté, c'est-à-dire que l'actionneur électromécanique entraîne
le mouvement du chariot directement, le chariot entraînant la courroie de traction
du rideau.
[0002] Les rideaux motorisés sont couramment utilisés dans les chambres d'hôtels ou les
centres de conférences, c'est à dire dans des lieux très souvent conçus par des architectes
avec une esthétique recherchée. En particulier, les rideaux sont montés devant des
ouvertures non planes et/ou suivent eux même une courbe pour satisfaire à l'esthétique
du lieu.
[0003] La problématique liée à des chariots pour rideaux devant suivre des rails courbes
est connue depuis longtemps. En particulier, le document
GB-A-735305 décrit un chariot articulé adapté à passer des courbes du rail. Le chariot est réalisé
à partir d'une bande flexible sur laquelle sont montées des plaques équipées de roues
verticales et horizontales. Le chariot est ainsi capable de rouler le long d'un rail
en V sur une pluralité de roues, tout en acceptant des distorsions dans un plan perpendiculaire
à son axe longitudinal, pour le passage des courbes du rail. Le rideau est par ailleurs
monté sur des patins simples avec une seule paire de roues sur un même axe perpendiculaire
au rail.
[0004] Alternativement au montage sur une bande flexible, les différents sous-ensembles
du chariot peuvent être articulés par le biais de charnières. Le document
GB-A-735305 décrivant une solution de ce type, ne donne pas de détails supplémentaires sur cette
construction.
[0005] Le document
JP-A-04 079916 décrit un système de motorisation de type linéaire dans lequel un chariot d'entraînement
de rideau est également composé de plusieurs sous-ensembles articulés par le biais
de charnières.
[0006] Ces chariots articulés peuvent manquer de rigidité pour le passage de portions rectilignes
du rail, ce qui risque de provoquer des frottements importants si le chariot se plie
ou se tord lorsque cela n'est pas nécessaire.
[0007] Il est par ailleurs connu de
FR-A-2 545 711 de prévoir des saillies curvilignes de part et d'autre du corps d'épaisseur constante
d'un chariot. Ces saillies n'interagissent qu'avec les bords d'un rail auquel est
suspendu le chariot. Dans un virage, un bord du rail risque de heurter le corps d'épaisseur
constante.
[0008] DE-U-20 2009 008 959 divulgue un chariot formé d'un rail flexible composé de deux parties séparables,
avec une partie supérieure pourvue d'encoches de montage d'accessoires. Ces encoches
étant ménagées en partie haute du chariot, elles ne peuvent pas interagir avec les
bords inférieurs d'un rail supportant ce chariot.
[0009] Enfin,
FR-A-2 485 361 divulgue un chariot pourvu d'une ouverture centrale étroite dont la fonction n'est
pas spécifiée. Si un bord d'un rail pénètre dans cette ouverture, elle touche nécessairement
un de ses côtés, sauf à avoir un rayon de courbure très petit, au point que les roues
du chariot ne pourraient pas être en appui sur ce rail.
[0010] L'invention se propose donc de remédier aux problèmes précédemment évoqués et de
fournir une structure de chariot répondant aux besoins techniques et de rigidité recherchés
dans le domaine de l'entraînement de rideaux coulissants.
[0011] Le chariot selon l'invention comprend un corps prévu pour se déplacer le long d'un
rail grâce à deux paires de roues porteuses supportées par le chariot. Ce chariot
est caractérisé en ce que son corps est pourvu, entre les deux paires de roues porteuses
le long d'un axe longitudinal du chariot, d'au moins un évidement traversant, dont
la longueur, mesurée parallèlement à l'axe longitudinal, est supérieure à sa hauteur,
mesurée perpendiculairement à cet axe, et adapté pour recevoir une partie d'un bord
courbe interne du rail, sans que le rail heurte le chariot, dans une configuration
où la partie du bord courbe interne est engagée dans l'évidement traversant.
[0012] Grâce à l'invention, l'évidement du corps du chariot évite que le rail ne heurte
le chariot, sur l'intérieur d'une courbe lorsqu'une partie de ce chariot se trouve
à l'avant de cette courbe et que son autre partie se trouve à l'arrière de cette courbe.
L'invention permet donc à un chariot de suivre un rail courbe, avec un rayon de courbure
relativement petit. En particulier, l'invention permet d'utiliser pour le passage
de courbes du rail un chariot dont le corps, qui ne comprend pas des parties articulées,
est peu coûteux et facile à mettre en oeuvre.
[0013] Selon des aspects avantageux mais non obligatoires de l'invention, un tel chariot
peut incorporer une ou plusieurs des caractéristiques suivantes, prises dans toute
combinaison techniquement admissible :
- Le corps du chariot est rigide.
- Le corps du chariot comprend une embase sur laquelle est montée au moins une roue
porteuse et un étrier fixé à l'embase et supportant le rideau, l'évidement étant formé
entre l'étrier et l'embase.
- L'embase du chariot est avantageusement de forme biconcave, c'est-à-dire présentant
une épaisseur moindre dans une zone médiane et une épaisseur plus importante vers
ses extrémités, le creux ainsi formé de part et d'autre de l'embase correspondant
à un deuxième évidement.
- Le chariot supporte deux jeux de roues porteuses et la largeur de l'embase, mesurée
perpendiculairement à la direction d'avance du chariot et selon une direction horizontale
en configuration d'utilisation du chariot dans le rail, a, dans une partie médiane
de l'embase située à mi-distance entre les axes de rotation de deux jeux de roues
porteuses, une valeur inférieure à la valeur de cette largeur au voisinage de ces
roues porteuses.
- Les roues porteuses sont avantageusement montées sur un support, préférentiellement
pivotant par rapport à l'embase, ceci facilitant le positionnement du chariot dans
un rail courbe.
- Le support a une partie en forme de C apte à coopérer, par engagement, avec un pion
de l'embase pour réaliser une articulation autour de l'axe de pivotement du support.
- Le corps du chariot forme une butée de limitation du pivotement du support par rapport
à l'embase.
- Au moins une roue ou roulette de guidage est montée sur le support, avec possibilité
de rotation autour d'un axe parallèle à l'axe d'articulation du support sur l'embase
du chariot. Une telle roue ou roulette de guidage limite les frottements du chariot
contre le rail.
- L'embase peut être réalisée à partir de deux pièces supportant chacune au moins une
roue porteuse. Dans ce cas un support pivotant peut être monté sur chacune de ces
pièces, les deux supports en question étant identiques.
- L'embase et l'étrier peuvent former une seule pièce ou deux pièces symétriques se
joignant l'une à l'autre au niveau d'un plan médian du chariot.
- Le chariot est symétrique selon un plan longitudinal perpendiculaire à un plan médian
du chariot.
- Le corps du chariot est rigide.
- La longueur de l'évidement, mesurée parallèlement à un axe longitudinal du chariot,
a une valeur supérieure à celle de la hauteur de l'évidement, mesurée dans un plan
longitudinal du chariot, selon une direction perpendiculaire à son axe longitudinal.
[0014] L'invention sera mieux comprise et d'autres avantages de celle-ci apparaîtront plus
clairement à la lumière de la description qui va suivre d'un mode de réalisation d'un
chariot d'entraînement et d'une installation conformes à son principe, donnée uniquement
à titre d'exemple et faite en référence aux dessins annexés dans lesquels :
- la figure 1 est une vue en perspective d'un chariot conforme à l'invention,
- la figure 2 est une vue en perspective du chariot de la figure 1 en cours d'utilisation
dans une installation de protection solaire,
- la figure 3 est une représentation schématique partielle en perspective éclatée du
chariot des figures 1 et 2,
- la figure 4 est une coupe du rail et du chariot à la figure 2, au niveau d'un premier
plan horizontal dans lequel se trouve une fente intermédiaire du rail, et
- la figure 5 est une coupe du rail et du chariot à la figure 2, au niveau d'un deuxième
plan horizontal dans lequel se trouve une paroi inférieure du rail.
[0015] Le chariot 101 représenté sur les figures 1 à 5 est destiné à supporter un rideau
R représenté en traits mixtes aux figures 1 et 2, ce rideau R étant solidaire d'un
bandeau d'accrochage 140, lui-même rapporté sur le chariot 101, par exemple au moyen
d'attaches 141 représentées par leurs traits d'axes respectifs et qui traversent des
orifices 142 ménagés dans le bandeau 140 et des orifices 102 ménagés dans le chariot
101.
[0016] Le chariot 101 est prévu pour coulisser à l'intérieur d'un rail 110 plus particulièrement
visible aux figures 2, 4 et 5 et qui est formé par un profilé métallique.
[0017] Le rail 110 de section sensiblement rectangulaire, comprend un conduit central servant
de logement à une partie du chariot et des conduits latéraux 118 et 119 dans lesquels
circulent une courroie d'entraînement non représentée. Le conduit central et les conduits
latéraux sont séparés chacun par une paroi interne munie sensiblement à mi-hauteur
d'une fente longitudinale. La courroie est reliée au chariot 101 à travers une fente
longitudinale ménagée dans une paroi interne du rail et au niveau de laquelle est
prise la coupe de la figure 4. La courroie permet d'exercer sur le chariot 101 un
effort de traction de ce chariot le long du rail 110. Avantageusement, la courroie
d'entraînement du chariot 101 est elle-même mue par un actionneur, également non représenté,
tel qu'un moteur électrique. La face interne inférieure du conduit central délimite
deux premières pistes de roulement 111 et 112 pour le chariot. Les parois internes
définissent à l'intérieur du conduit central deux secondes pistes de roulement 113
et 114, perpendiculaires aux pistes 111 et 112. Plus précisément, en configuration
montée du rail 110, les premières pistes 111 et 112 sont sensiblement horizontales,
alors que les secondes pistes 113 et 114 sont sensiblement verticales.
[0018] Le chariot 101 comprend deux paires de roues porteuses 125 et 126 destinées à rouler
sur les deux premières pistes de roulement 111 et 112, lors du déplacement du chariot
101 le long du rail 110.
[0019] Le chariot 101 est également pourvu de deux roues de guidage 155 et 156 qui sont
prévues pour entrer en contact avec l'une des deux secondes pistes 113 et 114 ménagées
à l'intérieur du rail 110, en particulier lorsque la direction d'avancement du chariot
s'écarte d'un axe longitudinal du rail, dans une portion courbe d'un rail ou du fait
d'un effort externe exercé sur le chariot, par exemple par le biais du rideau. Les
roues de guidage 155 et 156 coopèrent avec l'une ou l'autre des pistes 113 et 114,
en fonction du sens de courbure du rail et/ou d'un effort exercé sur le chariot par
le rideau, pour guider et centrer le chariot 101 par rapport au rail 110. En effet,
le diamètre d'une roue de guidage est inférieur à la largeur du conduit central dans
laquelle le chariot se déplace.
[0020] On note X
101 un axe longitudinal du chariot 101 qui s'étend le long du corps 104 et qui est parallèle
avec le rail 110 lorsque celui-ci est rectiligne.
[0021] Le corps 104 du chariot 101 comprend une embase 121 supportant les deux paires de
roues porteuses 125 et 126 et les deux roues de guidage 155 et 156. L'embase rigide
121 est formée de deux pièces rigides 121a et 121b en matière plastique montées rigidement
l'une avec l'autre. Les deux pièces 121a et 121b sont assemblées l'une avec l'autre
par emboîtement, grâce à des demi-tétons complémentaires 121 c, 121 d visibles à la
figure 3 pour la pièce 121b. En pratique, les pièces 121a et 121b sont identiques.
C'est pourquoi, une seule de ces pièces est représentée à la figure 3, de même que
les éléments qu'elle supporte.
[0022] Le corps 104 comprend également un étrier 120 en métal ou en matière plastique à
deux dents 120a, 120b reliée chacune à une des pièces 121a ou 121b. L'assemblage de
l'étrier sur l'embase définit un évidement 160 entre ces deux éléments.
[0023] Le corps 104, qui comprend l'embase 121 et l'étrier 120, est rigide.
[0024] Le rail 110 comprend également sur sa face inférieure une fente 117 longitudinale.
Cette fente longitudinale définit deux bords 115 et 116 entre lesquels passe une partie
du chariot 101, en pratique, l'étrier 120, qui dépasse vers le bas par rapport au
rail 110 en configuration montée. Comme il ressort particulièrement des figures 2
et 5, la fente 117 suit la configuration du rail et peut donc être courbe. Grâce à
la présence de l'évidement 160, le bord 116 ne gêne pas le cheminement du chariot
101 le long du rail 110 dans la mesure où la partie du bord 116, qui constitue le
bord intérieur de la fente 117 au niveau de la courbe, peut s'engager dans l'évidement
160, sans heurter l'étrier. En d'autres termes, l'évidement 160 permet au chariot
101 de suivre la géométrie du rail 110 dont le rayon de courbure peut être relativement
faible, notamment inférieur à 30 cm, voire de l'ordre de 25 cm, sans risque de coincement
contre un bord de ce rail.
[0025] On note L
160 la longueur de l'évidement 160 mesurée parallèlement à l'axe X
101. On note H
160 la hauteur de l'évidement 160 mesurée perpendiculairement à l'axe X
101. L'évidement 160 est plus long que haut. En d'autres termes, la longueur L
160 a une valeur supérieure à la hauteur H
160, en pratique au moins deux fois supérieure et de préférence de l'ordre de trois fois
supérieure. Cette géométrie de l'évidement 160 le rend particulièrement adapté pour
recevoir le bord 116 sans que ce bord ne heurte les bords de l'évidement. Cette géométrie
assure, par la valeur relativement faible de la hauteur H
160, une bonne rigidité au chariot 101, malgré la présence de l'évidement 160.
[0026] Le long de l'axe X
101, l'évidement 160 est situé entre les paires de roues porteuses 125 et 126.
[0027] On note L
101 la longueur du chariot 101 qui est supérieure à la distance d
101 entre les axes de rotation Y
125 et Y
126 des roues 125 et 126, lorsque ces roues sont parallèles à l'axe X
101.
[0028] La longueur L
101 et la distance d
101 sont mesurées parallèlement à l'axe X
101. Plus la distance d
101 a une valeur élevée, plus le chariot 101 est stable lorsqu'il est en appui sur le
rail 110. Toutefois, plus la distance d
101 est importante, plus les risques d'interférence du corps 104 avec les bords du rail
110 sont importants. C'est pourquoi, plus le chariot 101 est stable, donc long, plus
l'évidement 160 est utile.
[0029] En pratique, le rapport de la valeur de la longueur L
160 sur la valeur de la distance d
101 est supérieur à 0,5, de préférence supérieur à 0,65, de préférence encore de l'ordre
de 0,7.
[0030] En outre, le rapport de la valeur de la longueur L
160 sur la valeur de la longueur L
101 est supérieur à 0,25, de préférence supérieur à 0,33, de préférence encore de l'ordre
de 0,4.
[0031] La valeur de la longueur L
160 est donc choisie en fonction de la géométrie du corps 104 pour éviter les heurts
entre le chariot 101 et le rail 110.
[0032] Pour permettre également le passage du chariot, et notamment de l'embase, dans les
parties courbes du rail, l'embase présente une configuration biconcave, avec une largeur
minimale dans une partie médiane 106. Comme cela ressort de la figure 4, ceci évite
que la partie médiane de l'embase ne heurte la piste verticale 114 située sur l'intérieur
d'une courbe du rail 110. Cependant, l'embase demeure suffisamment massive pour présenter
une bonne rigidité. Pour une courbure dans le sens inverse, la configuration biconcave
permet d'éviter un contact entre l'embase et la piste verticale 113. En effet, l'embase
est plus étroite dans sa partie médiane 106, située à mi-distance des axes de rotation
Y
125 et Y
126 des roues 125 et 126, qu'au voisinage de ces axes. Plus précisément, on considère
la largeur de l'embase, qui circule à l'intérieur du rail 110. Cette largeur est mesurée
selon une direction perpendiculaire à l'axe longitudinal X
101 du corps 104, c'est-à-dire à la direction d'avance du chariot 101 dans le rail 110,
perpendiculairement aux axes Z
125 et Z
126 définis ci-après, c'est-à-dire selon une direction horizontale en configuration d'utilisation
du chariot 101. Cette largeur a une valeur décroissante, du voisinage des jeux de
roues porteuses 125 et 126 vers le plan P
101, c'est-à-dire vers la partie médiane 106. En d'autres termes, la largeur précitée
a une première valeur d
1 au voisinage des roues porteuses 125 et 126 et une deuxième valeur d
2, inférieure à la première, au niveau du plan P
101, c'est-à-dire dans la partie médiane 106.
[0033] Ainsi, l'embase 121 est pourvue, sur ses côtés et au niveau de sa partie 106, de
deux évidements en creux 106A et 106B, qui résultent de la différence des valeurs
d
1 et d
2, et qui permettent de recevoir une partie des pistes verticales 113 et 114 dans les
courbes de rail 110. Les évidements 106A et 106B sont situés, le long de l'axe X
101, entre les roues porteuses 125 et 126. A la différence de l'évidement 160, les évidements
106A et 106B ne sont pas traversants.
[0034] Le chariot 101 est préférentiellement symétrique par rapport à un plan P
101 équidistant des paires de roues porteuses 125 et 126. Des supports 125a et 126a identiques
connectent les roues 125 et 126 aux pièces 121a et 121b constitutives de l'embase
121 du chariot. Par simplicité, un seul de ces supports est décrit dans la suite,
à savoir le support 126a visible à la figure 3.
[0035] Le support 126a est monté pivotant suivant un axe Z
126 par rapport à la pièce 121 b de l'embase. L'axe Z
126 est vertical en configuration montée du chariot 101 sur le rail 110. Pour cette liaison
pivot, le support 126a comprend une portion de rotation 126c en forme de C, pouvant
tourner autour d'un pion 121ede la pièce 121b.
[0036] Un arbre de rotation 126y des roues porteuses 126 est monté sur le support 126a en
traversant un orifice 126d ménagé dans le support 126a et perpendiculaire à l'axe
de la portion 126c. Ainsi, les roues porteuses 126 tournent autour d'un axe Y
126 qui est défini par le support 126a et qui est perpendiculaire à l'axe Z
126. Les roues porteuses 126 pivotent avec le support 126a autour de l'axe Z
126 par rapport à la deuxième pièce 121 b de l'embase 121.
[0037] Une limitation de ce mouvement de rotation est réalisée par une butée 121f intégrée
à la deuxième pièce 121b du chariot et coopérant avec les roues porteuses 126 pour
limiter la rotation du support 126a par rapport à la pièce 121 b de l'embase. Cette
limitation de mouvement est représentée en figure 4, dans la zone signalée par un
cercle noir.
[0038] Le mouvement de pivotement autorisé par la butée 121f est tel que les roues 126 n'entrent
pas directement en contact avec la pièce 121b en cours d'utilisation du chariot 101
dans le rail 110, même si son rayon de courbure est faible, comme vu ci-dessus. En
revanche, la butée 121f limite le pivotement du sous-ensemble formé des pièces 126
et 126a avant mise en place du chariot dans le rail. Ceci assure un positionnement
facile du chariot dans le rail, du fait d'une bonne tenue générale du chariot.
[0039] L'embase, et notamment la pièce 121b, supporte en outre au moins la roue de guidage
ou de contact 156, destinée à éviter ou limiter les frottements dans le cas où le
chariot entre en contact avec le rail 110. Cette roue de guidage est montée grâce
à un arbre 156y sur une partie supérieure de la pièce 121b. L'axe de rotation de la
roue de guidage 156, qui est défini par l'arbre 156y est en fait confondu avec l'axe
Z
126. En effet, l'arbre 156y est introduit dans un logement de forme correspondante 121g
ménagé au centre du pion 121 e et coaxial avec celui-ci. En variante, l'axe de rotation
de la roue de guidage 156 peut être parallèle à l'axe Z
126 sans être confondu avec celui-ci. La roue 156 est plus particulièrement destinée
à rouler sur l'une des pistes 113 et 114 dans les zones courbes du rail 110, ou dans
les zones droites, lorsqu'un effort latéral est exercé sur le chariot. L'arbre supportant
la roue de guidage 156 peut également servir de pivot pour le support des roues 126.
[0040] La roue 156 peut être remplacée par deux roulettes (non représentées) chacune pour
un contact avec une piste intérieure du rail, selon le sens de courbure du rail.
[0041] Le support 125a est, de même, monté pivotant par rapport à la pièce 121a, autour
d'un axe Z
125 parallèle à l'axe Z
126, et cette pièce 121a porte une roue de guidage 155.
[0042] De préférence, le chariot 101 est symétrique par rapport à son plan longitudinal
Π
101 qui est perpendiculaire au plan P
101, qui passe par les axes Z
125 et Z
126 et dans lequel sont mesurées les dimensions L
160 et H
160.
[0043] Dans le plan Π
101 ou le long de l'axe X
101, l'évidement 160 est situé entre les axes Y
125 et Y
126 lorsque ces deux axes sont perpendiculaires à ce plan.
[0044] Grâce à l'invention, la progression du chariot 101 le long du rail 110 n'est pas
gênée dans une zone courbe ou en virage du rail, ce qui limite le couple que doit
fournir le moteur d'entraînement du chariot dans ces zones. Comme la courroie d'entraînement
du chariot, reçue dans les conduits de circulation 118 et 119, frotte de façon constante
sur les parois verticales du rail 10, elle n'induit pas de variation du couple que
doit fournir le moteur.
1. Chariot d'entraînement (101) pour rideau coulissant (R), ce chariot comprenant un
corps (104) pouvant se déplacer le long d'un rail (110) grâce à deux paires de roues
porteuses (125, 126) supportées par le chariot, caractérisé en ce que le corps est pourvu, entre les deux paires de roues porteuses le long d'un axe longitudinal
(X101) du chariot, d'au moins un évidement traversant, (160) dont la longueur (L160), mesurée parallèlement à l'axe longitudinal (X101), est supérieure à sa hauteur (H160), mesurée perpendiculairement à cet axe, et adapté pour recevoir une partie d'un
bord courbe interne (116) du rail (110), sans que le rail heurte le chariot, dans
une configuration où la partie du bord courbe interne (116) est engagée dans l'évidement
traversant (160).
2. Chariot selon la revendication 1, caractérisé en ce que le corps (104) est rigide.
3. Chariot selon l'une des revendications précédentes, caractérisé en ce que le corps (104) comprend une embase (121) sur laquelle est montée au moins une roue
porteuse (125, 126) et un étrier (120) relié à l'embase et en ce que l'évidement (160) est défini entre l'embase et l'étrier.
4. Chariot selon la revendication 3, caractérisé en ce que l'embase (121) a une forme biconcave.
5. Chariot selon l'une des revendications 3 ou 4, caractérisé en ce que la largeur de l'embase (121), mesurée perpendiculairement à la direction d'avance
du chariot (101) et selon une direction horizontale en configuration d'utilisation
du chariot dans le rail, a, dans une partie médiane (106) de l'embase située à mi-distance
entre les axes de rotation (Y125, Y126) de deux jeux de roues porteuses (125, 126), une valeur (d2) inférieure à la valeur (d1) de cette largeur au voisinage de ces roues porteuses (125, 126).
6. Chariot selon l'une des revendications 3 à 5, caractérisé en ce qu'il comprend un support (125a, 126a) d'au moins une roue porteuse (125, 126), ce support
étant monté pivotant, par rapport à l'embase (104), autour d'un axe (Z125, Z126) perpendiculaire à l'axe de rotation (Y125, Y126) de la ou des roues porteuses sur le support.
7. Chariot selon la revendication 6, caractérisé en ce que le support (125a, 126a) a une partie en forme de C apte à coopérer, par engagement,
avec un pion (121e) de l'embase (121) pour réaliser une articulation autour de l'axe
de pivotement (Z125, Z126) du support.
8. Chariot selon l'une des revendications 6 ou 7, caractérisé en ce que l'embase (121) forme une butée (121f) de limitation du pivotement du support (125a,
126a) par rapport a) l'embase.
9. Chariot selon l'une des revendications 6 à 8, caractérisé en ce qu'au moins une roue ou roulette de guidage (155, 156) est montée sur l'embase, avec
possibilité de rotation autour d'un axe (Z125, Z126) parallèle à l'axe d'articulation (Z125, Z126) du support sur l'embase (121).
10. Chariot selon l'une des revendications 3 à 9, caractérisé en ce que l'embase (121) est formée de deux pièces (121 a, 121b) qui supportent chacune au
moins une roue porteuse (125, 126).
11. Chariot selon la revendication 10, caractérisé en ce qu'un support pivotant (125a, 126a) est monté sur chaque pièce (121a, 121b) et en ce que les deux supports pivotants sont identiques.
12. Chariot selon l'une des 3 à 10, caractérisé en ce que l'embase (121) et l'étrier (120) forment une seule pièce (120) ou deux pièces symétriques
(121a, 121b) se joignant l'une à l'autre au niveau d'un plan médian (P101) du chariot.
13. Chariot selon l'une des revendications précédentes, caractérisé en ce que le chariot (101) est symétrique selon un plan longitudinal (Π101) perpendiculaire à un plan médian (P101) du chariot.
14. Chariot selon l'une des revendications précédentes, caractérisé en ce que le corps (104) est rigide.
15. Chariot selon l'une des revendications précédentes, caractérisé en ce que la longueur (L160) de l'évidement (160) mesurée parallèlement à un axe longitudinal (X101) du chariot a une valeur supérieure à celle de la hauteur (H160) de l'évidement mesurée dans un plan longitudinal (Π101) du chariot, selon une direction perpendiculaire à son axe longitudinal.
1. Antriebswagen (101) für einen Gleitvorhang (R), wobei dieser Wagen einen Körper (104)
umfasst, der sich entlang einer Schiene (110) mittels zweier Paare von Tragrädern
(125, 126) bewegen kann, die an dem Wagen gelagert sind, dadurch gekennzeichnet, dass der Körper zwischen den zwei Tragradpaaren entlang einer Längsachse (X101) des Wagens mit mindestens einer Durchgangsausnehmung (160) versehen ist, deren Länge
(L160), gemessen parallel zur Längsachse (X101) größer als ihre Höhe (H160), gemessen senkrecht zu dieser Achse, ist, und angepasst ist, einen Teil eines inneren
gekrümmten Randes (116) der Schiene (110) in einer Konfiguration, in der das Teil
des inneren gekrümmten Randes (116) in die Durchgangsausnehmung (160) eingreift, aufzunehmen,
ohne dass die Schiene den Wagen behindert.
2. Wagen nach Anspruch 1, dadurch gekennzeichnet, dass der Körper (104) starr ist.
3. Wagen nach einem der vorhergehenden Ansprüche, dadurch gekennzeichnet, dass der Körper (104) ein Unterteil (121), an dem mindestens ein Tragrad (124, 126) montiert
ist und einen Bügel (120) umfasst, der mit dem Unterteil verbunden ist, und dass die
Ausnehmung (160) zwischen dem Unterteil und dem Bügel begrenzt ist.
4. Wagen nach Anspruch 3, dadurch gekennzeichnet, dass das Unterteil (121) eine bikonkave Form hat.
5. Wagen nach einem der Ansprüche 3 oder 4, dadurch gekennzeichnet, dass die Breite des Unterteils (121), gemessen senkrecht zur Vorschubrichtung des Wagens
(101) und gemäß einer Horizontalrichtung in der Benutzungsanordnung des Wagens in
der Schiene, in einem Mittelbereich (106) des Unterteils, der in halbem Abstand zwischen
den Drehachsen (Y125, Y126) von zwei Tragradsätzen (125, 126) liegt, einen Wert (d2) kleiner als der Wert (d1) dieser Breite in der Nähe dieser Tragräder (125, 126) aufweist.
6. Wagen nach einem der Ansprüche 3 bis 5, dadurch gekennzeichnet, dass er ein Lagerteil (125a, 126a) mindestens eines Tragrades (125, 126) umfasst, wobei
dieses Lagerteil in Bezug auf das Unterteil (104) um eine Achse (Z125, Z126) senkrecht zur Drehachse (Y125, Y126) des oder der Tragräder an dem Lagerteil schwenkend montiert ist.
7. Wagen nach Anspruch 6, dadurch gekennzeichnet, dass das Lagerteil (125a, 126a) einen Bereich in C-Form aufweist, der geeignet ist, durch
Eingriff mit einem Ansatz (121e) des Unterteils (121) zusammenzuarbeiten, um ein Gelenk
um die Schwenkachse (Z125, Z126) des Lagerteils zu realisieren.
8. Wagen nach einem der Ansprüche 6 oder 7, dadurch gekennzeichnet, dass das Unterteil (121) einen Anschlag (121f) für die Begrenzung der Schwenkbewegung
des Lagerteils in Bezug auf das Unterteil bildet.
9. Wagen nach einem der Ansprüche 6 bis 8, dadurch gekennzeichnet, dass mindestens ein Führungsrad oder eine Führungsrolle (155, 156) an dem Unterteil mit
der Möglichkeit der Drehung um eine Achse (Z125, Z126) parallel zur Gelenkachse (Z125, Z126) des Lagerteils an dem Unterteil (121) montiert ist.
10. Wagen nach einem der Ansprüche 3 bis 9, dadurch gekennzeichnet, dass das Unterteil (121) aus zwei Stücken (121a, 121b) gebildet ist, die jeweils mindestens
ein Tragrad (125, 126) abstützen.
11. Wagen nach Anspruch 10, dadurch gekennzeichnet, dass ein Schwenklagerteil (125a, 126a) an jedem Stück (121a, 121b) montiert ist und dass
die zwei Schwenklagerteile identisch sind.
12. Wagen nach einem der Ansprüche 3 bis 10, dadurch gekennzeichnet, dass das Unterteil (121) und der Bügel (120) ein einziges Stück (120) oder zwei symmetrische
Stücke (121a, 121b) bilden, die miteinander an einer Mittelebene (P101) des Wagens verbunden sind.
13. Wagen nach einem der vorhergehenden Ansprüche, dadurch gekennzeichnet, dass der Wagen (101) gemäß einer Längsebene (Π101) senkrecht zu einer Mittelebene (P101) des Wagens symmetrisch ist.
14. Wagen nach einem der vorhergehenden Ansprüche, dadurch gekennzeichnet, dass der Körper (104) starr ist.
15. Wagen nach einem der vorhergehenden Ansprüche, dadurch gekennzeichnet, dass die Länge (L160) der Ausnehmung (160), gemessen parallel zu einer Längsachse (X101) des Wagens einen Wert größer als der der Höhe (H160) der Ausnehmung, gemessen in einer Längsebene (Π101) des Wagens gemäß einer Richtung senkrecht zu seiner Längsachse, aufweist.
1. Driving master carrier (101) for a sliding curtain (R), with this master carrier comprising
a body (104) able to be displaced along a rail (110) thanks to two pairs of carrier
wheels (125, 126) supported by the master carrier, characterized in that the body is provided, between the two pairs of carrier wheels along a longitudinal
axis (X101) of the master carrier, with at least one through opening (160), whose length (L160) measured parallel to the longitudinal axis (X101) is larger than its height (H160) measured perpendicularly to this axis, and adapted to receive a portion of an inner
curved edge (116) of the rail (110), without the rail striking the master carrier,
in a configuration where the portion of the inner curved edge (116) is engaged into
the through hole (160).
2. Master carrier according to claim 1, characterized in that the body (104) is rigid.
3. Master carrier according to one of the preceding claims, characterized in that the body (104) includes a base (121) whereon is mounted at least one carrier wheel
(125, 126) and a bracket (120) connected to the base and in that the opening (160) is defined between the base and the bracket.
4. Master carrier according to claim 3, characterized in that the base (121) has a biconcave shape.
5. Master carrier according to one of claims 3 or 4, characterized in that the width of the base (121), measured perpendicularly to the forward direction of
the master carrier (101) and according to a horizontal direction in configuration
for use of the master carrier in the rail, has, in a median portion (106) of the base
located midway between the axes of rotation (Y125, Y126) of two sets of carrier wheels (125, 126), a value (d2) less than the value (d1) of this width in the vicinity of these carrier wheels (125, 126).
6. Master carrier according to one of claims 3 to 5, characterized in that it comprises a support (125a, 126a) of at least one carrier wheel (125, 126), with
this support being mounted pivotingly, in relation to the base (104), around an axis
(Z125, Z126) perpendicular to the axis of rotation (Y125, Y126) of the carrier wheel or wheels on the support.
7. Master carrier according to claim 6, characterized in that the support (125a, 126a) has a portion in the shape of a C able to cooperate, via
engagement, with a pin (121e) of the base (121) in order to carry out an articulation
around the pivoting axis (Z125, Z126) of the support.
8. Master carrier according to one of claims 6 or 7, characterized in that the base (121) forms a stop (121f) for limiting the pivoting of the support (125a,
126a) in relation to the base.
9. Master carrier according to one of claims 6 to 8, characterized in that at least one guide wheel or roller (155, 156) is mounted on the base, with the possibility
of rotation around an axis (Z125, Z126) parallel to the axis of articulation (Z125, Z126) of the support on the base (121).
10. Master carrier according to one of claims 3 to 9, characterized in that the base (121) is formed of two portions (121a, 121b) which each support at least
one carrier wheel (125, 126).
11. Master carrier according to claim 10, characterized in that a pivoting support (125a, 126a) is mounted on each portion (121a, 121b) and in that the two pivoting supports are identical.
12. Master carrier according to one of claims 3 to 10, characterized in that the base (121) and the bracket (120) form a single portion (120) or two symmetrical
portions (121a, 121b) that are joined to each other on a median plane (P101) of the master carrier.
13. Master carrier according to one of the preceding claims, characterized in that the master carrier (101) is symmetrical according to a longitudinal plane (Π101) perpendicular to a median plane (P101) of the master carrier.
14. Master carrier according to one of the preceding claims, characterized in that the body (104) is rigid.
15. Master carrier according to one of the preceding claims, characterized in that the length (L160) of the opening (160) measured in parallel to a longitudinal axis (X101) of the master carrier has a value greater than that of the height (H160) of the opening measured in a longitudinal plane (Π101) of the master carrier, according to a direction perpendicular to its longitudinal
axis.