[0001] La présente invention concerne un dispositif et un procédé pour contrôler l'efficacité
d'un bain d'électrodéposition métallique (contenant notamment des éléments métalliques
et des adjuvants) et plus particulièrement, quoique non exclusivement, l'épaisseur
du revêtement métallique déposé sur les pièces traitées et l'aspect extérieur comme
la brillance.
[0002] Avant d'effectuer de tels revêtements (placages) sur des pièces par électrodéposition,
il est nécessaire de faire des contrôles du bain d'électrodéposition métallique liquide
en question de manière à déterminer notamment, pour telles température et composition
du bain et sous l'action d'un courant prédéterminé, quelle épaisseur et/ou quelle
brillance ou autres caractéristiques aura le revêtement obtenu sur la pièce traitée
en fonction de ce que l'on cherche à atteindre, par exemple, une résistance à la corrosion
élevée pour des pièces mécaniques, une brillance ou un éclat particulier pour des
pièces d'orfèvrerie, etc...
[0003] Actuellement, des dispositifs de contrôle de ce type sont généralement connus en
tant que cellules de Hull (voir, par exemple, le brevet
US-2 149 344). Ils comportent une cuve contenant le bain d'électrodéposition métallique liquide
à déposer, des électrodes respectivement anodique et cathodique plongées dans le bain
et un générateur de courant reliant les électrodes. L'électrode cathodique, sur laquelle
se fixe le revêtement de dépôt métallique, se présente sous la forme d'une plaque
métallique rectangulaire ou autre, inclinée par rapport à l'électrode anodique de
manière que la distance les séparant varie progressivement d'une extrémité à l'autre
de la plaque.
[0004] Ainsi, sous le courant électrique (intensité) délivré par le générateur et circulant
entre les électrodes à travers le bain d'électrodéposition métallique et du fait de
l'écartement progressif des électrodes, sous une densité de courant variable (rapport
entre l'intensité et la surface de l'électrode cathodique), l'épaisseur du revêtement
métallique déposé va évoluer progressivement le long de la plaque cathodique inclinée
et, également, la brillance de celle-ci. On peut ainsi étudier l'influence de la densité
de courant sur la quantité de dépôt (épaisseur du revêtement, brillance,...) avec
des conditions d'électrolyse fixées.
[0005] Le dispositif de contrôle ci-dessus par cellule de Hull, bien que donnant des résultats
certains, présentent néanmoins de nombreux inconvénients, dont les plus importants
sont énumérés ci-dessous.
- 1. Tout d'abord, il ne permet pas de balayer une plage choisie de densités de courant
avec précision puisque, pour une intensité appliquée à l'électrode anodique, la plage
des densités de courant reçues sur la plaque cathodique inclinée est subie par celle-ci.
- 2. Il ne donne pas de plus la densité de courant réelle en chaque point de la cathode,
de sorte que l'on a recours à un logiciel pour calculer la densité de courant théorique
en un point considéré ou d'échelles ou abaques donnés par le fabricant.
- 3. Il ne permet pas également de mesurer l'efficacité du revêtement déposé sur la
cathode inclinée (proportionnelle à la masse métallique déposée en fonction de la
densité de courant), car le dispositif fait appel à une plaque métallique inclinée
comme cathode sans possibilité de mesure de masse déposée en fonction de la densité
de courant. Pour une épaisseur donnée de revêtement déposé sur la plaque inclinée,
on ne sait pas exactement quelle est la densité de courant appliquée.
- 4. Il ne tient pas compte des conditions hydrodynamiques réelles lorsqu'on se trouve
avec des cuves de production avec agitation du bain. Le dispositif usuel à cellule
de Hull est destiné à une utilisation en laboratoire, avec une cuve de petite dimension
sans agitation du bain.
- 5. Besoin de matériel pour garantir la température de l'électrolyte (bain) testé.
[0006] Certes, pour pallier l'inconvénient 4, la plaque cathodique inclinée peut être remplacée
par un cylindre métallique rotatif dont la rotation permet d'avoir une vitesse relative
non nulle entre la cathode et le liquide du bain.
[0007] On connaît aussi par le document
US 2004/0262152, un dispositif de contrôle des caractéristiques d'un bain métallique qui comporte,
dans une base et un couvercle du dispositif, un substrat isolant revêtu de segments
ou sections d'électrode séparés dans lesquels circulent des courants à des fins de
déterminer l'épaisseur ou la masse du revêtement déposé sur les sections selon le
courant traversé dans celles-ci. Cependant, un tel dispositif est de forme irrégulière
et de volume conséquent et se trouve totalement disposé dans le bain, de sorte qu'il
paraît difficilement exploitable pour des cuves de production. Il convient davantage
à des cuves de laboratoire.
[0008] La présente invention a pour objet de remédier à ces différents inconvénients et
concerne un dispositif et un procédé pour contrôler l'efficacité d'un bain d'électrodéposition
métallique, dont la conception permet entre autres de balayer une plage choisie de
densités de courant avec précision, de donner la densité de courant réelle en chaque
point, de mesurer le revêtement déposé et d'en déduire la masse, l'épaisseur et la
brillance pour une densité de courant donnée, et de tenir compte des conditions hydrodynamiques
réelles.
[0009] A cet effet, le dispositif pour contrôler l'efficacité d'un bain d'électrodéposition
métallique contenu dans une cuve notamment dans des conditions de production de pièces,
est du type comportant des électrodes respectivement anodique et cathodique reliées
à un générateur de courant électrique, ladite électrode cathodique se composant d'une
pluralité d'éprouvettes individuelles aptes à être plongées dans ledit bain d'électrodéposition
métallique et alimentées par une unité d'alimentation électrique commandable. Celle-ci
est reliée au générateur de courant et comporte des moyens pour régler le courant
traversant lesdites éprouvettes cathodiques de manière que dans chacune d'elles circule
un courant déterminé.
[0010] Le dispositif ci-dessus est remarquable par le fait que les éprouvettes cathodiques
individuelles sont suspendues à un porte-éprouvettes mobile, disposé au-dessus du
bain métallique de la cuve pour immerger pratiquement seulement les éprouvettes dans
ledit bain.
[0011] Ainsi, grâce au dispositif de l'invention, on réalise simultanément, au cours d'un
même et seul contrôle, le dépôt d'un revêtement métallique sur chacune des éprouvettes
cathodiques individuelles en imposant des densités de courant distinctes sur celles-ci.
De la sorte, on obtient pour une pluralité d'éprouvettes soumises à une plage choisie
et précise de densités de courant variables et distinctes, des revêtements différents
correspondant aux densités de courant utilisées. En conséquence, on peut déterminer
précisément l'efficacité du bain contrôlé en question par la masse du revêtement déposée
pour chaque éprouvette soumise directement à une densité de courant spécifique, (notamment
par des pesées avant et après le contrôle) et, ainsi, déterminer les caractéristiques
d'épaisseur, de brillance et autres que l'on obtient pour une densité de courant imposée.
[0012] De plus, comme pratiquement seules les éprouvettes sont au contact du bain dans la
cuve de production, le reste du dispositif étant à l'extérieur, les mesures effectuées
sont sûres et fiables, sans risque de perturbations par ce dernier. Et, avantageusement,
le porte-éprouvettes est non seulement mobile verticalement pour l'immersion des éprouvettes
mais aussi horizontalement, de sorte que le déplacement horizontal des éprouvettes
suspendues permet d'avoir une vitesse relative entre la surface à revêtir et le bain
métallique liquide, lors du contrôle de celui-ci.
[0013] A partir de là, après le contrôle de l'efficacité du bain électrolytique métallique
en question (selon sa composition, son Ph, sa température et autres paramètres) par
le dispositif, les pièces ultérieures à traiter (placage) seront soumises au courant
choisi pour l'obtention sur celles-ci du revêtement souhaité dont l'épaisseur correspond
à une résistance à la corrosion donnée ou à une brillance particulière.
[0014] Le dispositif de l'invention s'affranchit des inconvénients antérieurs en couvrant,
par les éprouvettes cathodiques individuelles, une plage de densités de courant déterminée
et précise et en mesurant le revêtement déposé sur chaque éprouvette individuelle,
proportionnel à la masse métallique déposée issue du bain en fonction de la densité
de courant appliquée et représentatif de l'efficacité du bain en cours de contrôle.
[0015] Une fois le contrôle du bain effectué, la ou les pièces à traiter sont plongées dans
le bain sous une intensité donnée correspondant à l'épaisseur du revêtement métallique
à déposer. Le dispositif de contrôle peut être ainsi utilisé périodiquement pour vérifier
le bain.
[0016] Dans un mode préféré de réalisation, les moyens de réglage du courant de l'unité
d'alimentation électrique sont définis, pour chaque éprouvette cathodique, par une
résistance variable reliée, d'un côté, au générateur de courant et, de l'autre côté,
à l'éprouvette cathodique correspondante. On remarque la simplicité de réalisation
des moyens de réglage assurant la fiabilité de fonctionnement de l'unité à l'usage.
[0017] Et il est avantageusement prévu, entre chaque résistance variable et son éprouvette
cathodique correspondante, un instrument de mesure du courant passant dans l'éprouvette,
sous la forme d'un ampèremètre ou analogue. Ainsi, le dispositif délivre l'intensité
par une lecture directe et la densité de courant réelle en chaque point des éprouvettes
cathodiques est obtenue par calcul ou alors l'ampèremètre est gradué de façon particulière
pour afficher la densité.
[0018] De préférence, lorsque la cuve est une cuve de production dans laquelle sont plongées
par la suite les pièces à traiter, la disposition des éprouvettes cathodiques individuelles
est quelconque dans ledit bain, en raison de la dimension importante de ladite cuve
de production, n'engendrant pas ou peu de « perturbations » entre les éprouvettes
cathodiques.
[0019] Cependant, la disposition des éprouvettes cathodiques individuelles pourrait s'établir
dans un même plan horizontal dans le bain métallique, les éprouvettes cathodiques
alignées dans le plan horizontal pouvant être régulièrement espacées les unes des
autres.
[0020] En particulier, les éprouvettes cathodiques individuelles sont identiques dimensionnellement
et présentent une forme de disque.
[0021] Par ailleurs, des moyens d'agitation du bain métallique liquide sont associés à la
cuve, notamment lorsque celle-ci est une cuve de production. Pour le bain de la cuve
sont en outre prévues deux électrodes anodiques sous forme de grilles ou plaques de
préférence parallèles entre lesquelles sont agencées les éprouvettes cathodiques.
[0022] L'invention concerne également le procédé de contrôle des caractéristiques d'un bain
d'électrodéposition métallique contenu dans une cuve dans les conditions de production
de pièces revêtues. Il est remarquable par le fait qu'il utilise le dispositif de
contrôle tel que défini selon l'une des revendications précédentes, et qu'il comprend
les étapes consistant à :
- peser les éprouvettes cathodiques individuelles avant leur mise en place sur le porte-éprouvettes
mobile du dispositif ;
- suspendre les éprouvettes au porte-éprouvettes ;
- immerger les éprouvettes suspendues dans le bain d'électrodéposition ;
- soumettre individuellement les éprouvettes à un courant d'intensité choisie et réglable
;
- après dépôt d'un revêtement métallique sur les éprouvettes, retirer celles-ci du bain
par le porte-éprouvettes mobile ; et
- peser les éprouvettes revêtues pour déterminer la masse du revêtement déposé pour
chaque éprouvette.
[0023] Avantageusement, après la pesée des éprouvettes revêtues, on établit des courbes
d'efficacité pour chaque bain contrôlé représentatives de la vitesse de dépôt en fonction
de la densité de courant dans chaque éprouvette, et, selon les courbes d'efficacité
obtenues lors du contrôle du bain, on modifie, le cas échéant, au moins l'un des paramètres
du bain pour déposer le revêtement sur les pièces dans des conditions de production
optimales.
[0024] Ainsi, un tel procédé et un tel dispositif permettent de caractériser directement
l'efficacité d'un bain, qu'il soit nouveau ou en service, et de pouvoir utiliser les
paramètres établis pour la production des pièces à traiter et éviter le rebut de celles-ci,
et également de pouvoir s'adapter à tout type de cuves et/de bains d'un atelier ou
autre sans difficultés.
[0025] Les figures du dessin annexé feront bien comprendre comment l'invention peut être
réalisée. Sur ces figures, des références identiques désignent des éléments semblables.
La figure 1 est une vue en coupe transversale schématique d'un dispositif de contrôle
d'un bain d'électrodéposition métallique, conformément à l'invention.
La figure 2 est une vue agrandie de l'une desdites éprouvettes cathodiques individuelles,
selon la flèche F de la figure 1.
La figure 3 montre l'unité d'alimentation électrique commandable de chacune des éprouvettes
cathodiques du dispositif.
Les figures 4 et 5 représentent des exemples de courbes d'efficacité de différents
bains, obtenus à partir du dispositif de contrôle et de la mise en oeuvre du procédé
conformément à l'invention.
[0026] Le dispositif de contrôle 1 représenté schématiquement sur la figure 1 est associé,
dans cet exemple, à une cuve de production 2 contenant le bain d'électrodéposition
métallique liquide 3 dont on veut vérifier l'efficacité de sa composition selon certaines
caractéristiques de fonctionnement. En effet, à partir de celles-ci, on peut ensuite
régler les paramètres de production pour obtenir le résultat souhaité sur les pièces
à traiter, notamment en ce qui concerne des propriétés mécaniques, d'aspect extérieur,
etc..., selon l'épaisseur déposée du revêtement, en fonction du courant utilisé.
[0027] Dans l'application préférentielle de l'invention, le bain métallique est un bain
de platine (ions Pt
2+, Pt
4+) auquel sont ajoutés des adjuvants, en vue de déposer, par le passage d'un courant
électrique issu d'un générateur de courant 4 et circulant entre des électrodes respectivement
anodique 5 et cathodique 6 plongées dans le bain 3, un revêtement de platine sur des
aubes de turbomachine ou analogue formant la cathode, et d'améliorer ainsi leur tenue
vis-à-vis de l'oxydation et de la corrosion.
[0028] Le dispositif de contrôle pourrait bien sûr être associé à un autre type de cuve,
comme une cuve de laboratoire.
[0029] Dans cette cuve de production 2 sensiblement parallélipédique, l'électrode anodique
5 est définie par deux anodes sous forme de grilles ou plaques métalliques 7, parallèles
dans cette représentation, mais non nécessairement, et agencées verticalement le long
de deux côtés latéraux et opposés 8 de la cuve. Et l'électrode cathodique 6, par la
suite définie par la ou les pièces à traiter, se compose dans le dispositif de contrôle
1 de l'invention par une pluralité d'éprouvettes cathodiques individuelles 9. Chacune
d'elles sera soumise, comme on le verra ultérieurement, à un courant électrique spécifique
et différent de ceux circulant dans les autres éprouvettes, de sorte à réaliser des
dépôts avec des intensités distinctes sur celles-ci et de mesurer les résultats de
masse et, donc, d'épaisseur (on pourrait aussi rechercher à obtenir la même masse
sur une plage d'intensités donnée).
[0030] Plus particulièrement, les éprouvettes cathodiques individuelles 9 sont dimensionnellement
identiques et sont, dans cet exemple, au nombre de dix avec une forme de disque plein
comme le montrent les figures 1 et 2. Et elles sont plongées dans le bain métallique
3 en ayant leur disque perpendiculaire aux anodes et en étant alignées horizontalement.
Cette disposition n'est pas une nécessité absolue, comme on le verra ci-après. L'ensemble
de ces éprouvettes est suspendu à un porte-éprouvettes qui est symbolisé en 10 sur
la figure 1 par des liens respectifs 13, et qui est avantageusement commandable pour,
d'une part, déplacer les éprouvettes 9 horizontalement pour imprimer une vitesse relative
entre les éprouvettes et le bain et pour participer quelque peu au brassage du bain
3 et, d'autre part, verticalement pour relever et abaisser les éprouvettes 9 par rapport
au bain d'électrodéposition métallique liquide 3. Bien entendu, le nombre et la forme
des éprouvettes pourraient être différents. Le déplacement horizontal du porte-éprouvettes
s'effectue, dans cet exemple de cuve de production, par un système non représenté
de maintien des pièces de production.
[0031] Pour pouvoir régler le courant traversant les éprouvettes individuelles à une valeur
spécifique à chacune, le dispositif de contrôle 1 comprend une unité d'alimentation
électrique commandable 11 qui est, d'un côté, relié au générateur de courant 4 et,
de l'autre, aux éprouvettes cathodiques individuelles 9. En particulier, comme on
le voit mieux sur la figure 3, l'unité 11 in-clut des moyens 12 pour régler le courant
qui traverse les éprouvettes à la valeur souhaitée, lesquels moyens 12 se composent
d'autant de résistances électriques ou électroniques variables 14 qu'il y a d'éprouvettes
cathodiques individuelles 9. L'ensemble de ces résistances variables 14 individuelles,
elles aussi, est relié, d'un côté, par un connecteur de liaison commun 15 au générateur
de courant 4, tandis que chacune d'elle est reliée, de l'autre côté, au lien 13 de
l'électrode cathodique concernée par un connecteur de liaison 16.
[0032] On comprend donc que le réglage des résistances variables 14 permet de choisir l'intensité
de courant traversant chacune des éprouvettes 9 et, donc, la densité de courant (intensité/surface
de l'éprouvette) étudiée pour chaque éprouvette plongée dans le bain métallique.
[0033] Par ailleurs, un instrument de mesure du courant 17 issu de chaque résistance est
prévu, tel qu'un ampèremètre qui est monté en série entre chaque résistance variable
14 et son éprouvette cathodique 9 dans l'unité 11.
[0034] Avec une telle conception, le dispositif de contrôle 1 permet de choisir et de couvrir
une plage précise et importante de densités de courant pour déterminer, à partir des
caractéristiques du bain d'électrodéposition métallique 3, l'efficacité de celui-ci.
Dans l'exemple non limitatif, les dix éprouvettes cathodiques 9 peuvent être soumises
à des intensités distinctes par exemple de 1 à 10 ampères respectivement, de manière
à relever en temps réel le dépôt métallique effectué pour chacune des densités de
courant et symbolisé par le revêtement R sur la loupe agrandie A de la figure 2.
[0035] Pour cela, le procédé de l'invention est mis en oeuvre dans une cuve dans des conditions
réelles de production avec écoulement avec agitation du bain. Et il consiste à peser
les éprouvettes cathodiques individuelles 9 avant leur mise en place sur le porte-éprouvettes
11. Puis, après leur montage de façon suspendue sur le porte-éprouvettes, seules les
éprouvettes 9 (avec une partie de leur fil de liaison 13) du dispositif sont immergées
dans le bain 3 de la cuve par la descente du porte-éprouvettes, et sont soumises à
l'intensité de courant correspondant et souhaitée pour chaque éprouvette, chaque intensité
étant lue sur l'ampèremètre 17. On notera que le fait de plonger seulement les éprouvettes
dans le bain ajouté à leur forme géométrique régulière (disque mince) contribue à
la justesse et à la précision des mesures. Puis, après le dépôt du revêtement métallique
R sur chacune des éprouvettes, celles-ci sont sorties du bain par la remontée du porte-éprouvette
mobile 11, retirées de celui-ci et de nouveau pesées. Par la différence entre les
deux pesées, la masse du métal déposé correspondant au revêtement R (figure 2) est
déterminée et connue et, par déduction, l'épaisseur « e » du revêtement R. De même,
on peut observer la couleur et l'aspect du dépôt obtenue (terne, brillant, tendu,
non tendu,..).
[0036] Le procédé permet ainsi de définir et de pouvoir tracer la courbe d'efficacité du
bain d'électrodéposition concerné, c'est-à-dire la vitesse de dépôt (masse déposée)
en fonction de la densité de courant appliquée à chaque éprouvette. Des exemples de
telles courbes sont montrés sur les figures 4 et 5, l'axe des abscisses représentant
l'ampérage (la densité de courant) exprimé en A/dm
2 et l'axe des ordonnées représentant la vitesse de dépôt exprimée en g/dm
2.h.
[0037] Les courbes d'efficacité A et B de la figure 4 permettent de mettre en évidence le
vieillissement d'un même bain métallique au cours du temps avec la diminution de la
vitesse de dépôt qui en découle. Le bain présente, par exemple, les caractéristiques
suivantes : pH = 6,5 +/- 0,3 et T° = 65°C +/- 2°C avec agitation standard de production.
[0038] La mise en oeuvre du procédé permet au dispositif 1 de relever, par les éprouvettes
9 immergées dans le bain, les vitesses de dépôt selon les différentes intensités circulant
dans celles-ci, et cela sur une plage d'intensités déterminée et souhaitée, au cours
d'un même contrôle du bain. Ainsi, lorsque le bain est « neuf », le dispositif délivre,
par les éprouvettes (représentées symboliquement par des carrés sur la courbe) et
les relevés de mesure qui s'ensuivent, la courbe A de laquelle sera choisie l'ampérage
pour obtenir sur les pièces à traiter l'épaisseur de revêtement souhaitée. On remarquera
que l'éprouvette 9A soumise à l'intensité de courant associée procure une vitesse
de dépôt maximale et cette intensité pourra ainsi être choisie pour les pièces à traiter.
[0039] Après une certaine durée d'utilisation du bain, on effectue un nouveau contrôle de
l'efficacité de celui-ci en plongeant dans le bain les éprouvettes individuelles 9
du dispositif conformément au procédé, que l'on soumet aux mêmes intensités qu'initialement
pour le bain neuf. Le dispositif délivre alors la courbe B sur laquelle on remarque
que, pour les mêmes intensités testées parcourant les éprouvettes (représentées par
des cercles), les vitesses de dépôt sont plus faibles, signifiant que la composition
du bain a perdu de ses propriétés au fil du temps, par suite du traitement des pièces.
[0040] Ainsi, le contrôle de l'efficacité du bain permet de savoir que les caractéristiques
du bain ont changé et de pouvoir modifier et intervenir sur les paramètres concernés
pour conserver un revêtement optimal sur les pièces au cours de la vie du bain. On
voit ainsi que, sur la courbe B, la vitesse de dépôt est meilleure pour l'éprouvette
9B soumise à une intensité différente de l'éprouvette 9A lorsque le bain est neuf,
intensité que l'on pourra choisir pour traiter les pièces.
[0041] Le contrôle d'un bain est ainsi rendu très facile et peut se faire à tout moment
de l'utilisation de celui-ci. On rappelle, de plus, que pratiquement seules les éprouvettes
en forme de disque sont plongées dans le bain, de sorte que qu'elles n'influent pas
sur les résultats des mesures.
[0042] Les courbes d'efficacité C et D de la figure 5 montrent, à titre d'exemple, ce que
l'on peut obtenir selon deux bains avec des compositions différentes ayant, respectivement,
un pH de 4,2 +/- 0,3 et 6,5 +/- 0,3 et une température de 55°C +/- 2°C et 65°C +/-
2°C avec agitation standard de production.
[0043] Pour la courbe C (par ailleurs proche d'une droite), pour une plage d'intensités
relativement étroite entre les éprouvettes (représentées par des losanges), les vitesses
de dépôt obtenues s'étendent sur une plage particulièrement grande, tandis que, pour
la courbe D, pour une plage d'intensités relativement large entre les éprouvettes
(représentées par des carrés), les vitesses de dépôt sont relativement proches à l'exception
des premières éprouvettes soumises à des intensités plus faibles. On choisira l'éprouvette
concernée pour obtenir la vitesse de dépôt optimale.
[0044] Cela montre l'importance des courbes d'efficacité obtenues par le dispositif de l'invention
pour évaluer chaque bain et pour traiter les pièces de la façon la plus appropriée.
Ainsi, en connaissant la composition chimique du bain, sa température, son pH et autres
paramètres (agitation, position des pièces,..), et à partir des courbes d'efficacité
obtenues par le dispositif 1 pour le bain selon différentes intensités, on sera sûr
de la qualité du dépôt effectué sur la ou les pièces à traiter en choisissant, selon
les paramètres initiaux de la cuve ou ceux en cours de production, l'intensité la
plus favorable pour effectuer le dépôt et obtenir le revêtement approprié. Par exemple,
avec une épaisseur du revêtement obtenue en fonction de telle intensité, on peut alors,
après démontage du dispositif de contrôle 1 (dans cet exemple avec cuve de production,
le porte-éprouvettes 10 et l'unité commandable 11) régler les paramètres de la cuve
pour obtenir, sur la pièce ou les pièces à traiter alors plongées dans le bain, l'épaisseur
du revêtement choisi correspondant à une intensité donnée.
[0045] Le dispositif de contrôle 1 peut non seulement servir à déterminer l'efficacité d'un
nouveau bain, mais également celle d'un bain en cours d'utilisation, de façon à vérifier
périodiquement ses caractéristiques et, en fonction des résultats du contrôle d'efficacité,
modifier des paramètres du bain pour maintenir les conditions de dépôt sur les pièces
et avoir au final des mêmes revêtements, c'est-à-dire des pièces reproductibles à
l'identique. Ainsi, le procédé et le dispositif permettent de suivre l'évolution du
bain dans le temps jusqu'au moment où ses caractéristiques ne répondent plus aux exigences
souhaitées. Par ailleurs, le gain de temps pour effectuer ces contrôles est important
comparativement aux dispositifs antérieurs et le gain de temps en production proprement
dite l'est également.
[0046] Comme la cuve, dans l'exemple, est une cuve de production relativement grande, des
moyens d'agitation 18 du bain sont prévus, tels qu'une pompe ou analogue, de sorte
que l'homogénéisation de celui-ci est bien assurée. De la sorte, les éprouvettes pourraient
être disposées de façon quelconque dans le bain, au lieu d'être alignées horizontalement,
et recevoir un revêtement identique.
1. Dispositif pour contrôler l'efficacité d'un bain d'électrodéposition métallique (3)
contenu dans une cuve (2) notamment dans les conditions de production de pièces revêtues,
du type comportant des électrodes respectivement anodique (5) et cathodique (6) reliées
à un générateur de courant électrique (4), ladite électrode cathodique (6) se composant
d'une pluralité d'éprouvettes individuelles (9) aptes à être plongées dans ledit bain
d'électrodéposition métallique et alimentées par une unité d'alimentation électrique
commandable (11), qui est reliée au générateur de courant (4) et comporte des moyens
(12) pour régler le courant traversant lesdites éprouvettes cathodiques de manière
que dans chacune d'elles circule un courant déterminé,
caractérisé par le fait que les éprouvettes cathodiques individuelles (9) sont suspendues à un porte-éprouvettes
(10) mobile, disposé au-dessus du bain métallique (3) de la cuve (2) pour immerger
pratiquement seulement les éprouvettes dans ledit bain.
2. Dispositif selon la revendication 1, dont le porte-éprouvettes (10) est mobile verticalement
pour la descente et la remontée des éprouvettes par rapport à la cuve, et horizontalement
dans le bain de celle-ci.
3. Dispositif selon la revendication 1 ou 2, dont les moyens de réglage du courant (12)
de l'unité d'alimentation électrique (11) sont définis, pour chaque éprouvette cathodique
(9), par une résistance variable (14) reliée, d'un côté, au générateur de courant
et, de l'autre côté, à l'éprouvette cathodique correspondante.
4. Dispositif selon la revendication 3, dont est prévu, entre chaque résistance variable
(14) et son éprouvette cathodique correspondante (9), un instrument de mesure du courant
(17) passant dans l'éprouvette, sous la forme d'un ampèremètre ou analogue.
5. Dispositif selon l'une quelconque des revendications 1 à 4, dont les éprouvettes cathodiques
individuelles (9) sont identiques dimensionnellement et présentent une forme de disque.
6. Dispositif selon l'une quelconque des revendications 1 à 5, dont sont associés à la
cuve des moyens d'agitation (18) du bain métallique.
7. Dispositif selon l'une quelconque des revendications 1 à 6, dont sont prévues, pour
le bain de la cuve, deux électrodes anodiques (5) sous forme de grilles ou plaques
parallèles (7) entre lesquelles sont agencées les éprouvettes cathodiques (9).
8. Dispositif selon l'une des revendications 1 à 7, dont la disposition des éprouvettes
cathodiques individuelles dans ledit bain est quelconque ou alignée dans un même plan
horizontal en étant régulièrement espacées les unes des autres
9. Procédé pour contrôler l'efficacité d'un bain d'électrodéposition métallique (3) contenu
dans une cuve (2) notamment dans les conditions de production de pièces revêtues,
caractérisé par le fait qu'il utilise le dispositif de contrôle (1) tel que défini selon l'une des revendications
précédentes, et
par le fait qu'il comprend les étapes consistant à :
- peser les éprouvettes cathodiques individuelles (9) avant leur mise en place sur
le porte-éprouvettes mobile (10) du dispositif ;
- suspendre les éprouvettes au porte-éprouvettes ;
- immerger les éprouvettes suspendues (9) dans le bain d'électrodéposition ;
- soumettre individuellement les éprouvettes à un courant d'intensité choisie et réglable
;
- après dépôt d'un revêtement métallique sur les éprouvettes, retirer celles-ci du
bain par le porte-éprouvettes mobile ; et
- peser les éprouvettes revêtues (9) pour déterminer la masse du revêtement déposé
pour chaque éprouvette.
10. Procédé selon la revendication 9, dans lequel on établit, après la pesée des éprouvettes
revêtues (9), des courbes d'efficacité pour chaque bain contrôlé représentatives de
la vitesse de dépôt en fonction de la densité de courant dans chaque éprouvette, et
on modifie, le cas échéant, selon les courbes d'efficacité obtenues lors du contrôle
du bain, au moins l'un des paramètres du bain pour déposer le revêtement sur les pièces
dans des conditions de production optimales.
1. Verfahren zum Kontrollieren der Wirksamkeit eines elektrolytischen Metallabscheidungsbads
(3), das in einer Wanne (2), insbesondere in Herstellungsbedingungen für beschichtete
Teile des Typs enthalten ist, der Anoden- (5) beziehungsweise Kathodenelektroden (6)
umfasst, die mit einem Generator (4) für elektrischen Strom verbunden sind, wobei
die Kathodenelektrode (6) aus mehreren einzelnen Prüfkörpern (9) besteht, die geeignet
sind, in das elektrolytische Metallabscheidungsbad getaucht zu werden und durch eine
steuerbare Stromversorgungseinheit (11) mit Strom versorgt zu werden, die mit dem
Stromgenerator (4) verbunden ist und Mittel (12) zum Regeln des Stroms umfasst, der
die Kathodenprüfkörper durchfließt, derart, dass in jedem davon ein bestimmter Strom
fließt,
dadurch gekennzeichnet, dass die einzelnen Kathodenprüfkörper (9) an einem beweglichen Prüfkörperträger (10) aufgehängt
sind, der über dem Metallbad (3) der Wanne (2) angeordnet ist, um praktisch lediglich
die Prüfkörper in das Bad einzutauchen.
2. Vorrichtung nach Anspruch 1, wobei der Prüfkörperträger (10) vertikal für die Abwärts-
und die Aufwärtsbewegung der Prüfkörper in Bezug zur Wanne und horizontal in ihrem
Bad beweglich ist.
3. Vorrichtung nach Anspruch 1 oder 2, wobei die Stromregelungsmittel (12) der Stromversorgungseinheit
(11) für jeden Kathodenprüfkörper (9) durch einen Regelwiderstand (14) definiert sind,
der auf der einen Seite mit dem Stromgenerator und auf der anderen Seite mit dem entsprechenden
Kathodenprüfkörper verbunden ist.
4. Vorrichtung nach Anspruch 3, bei der zwischen jedem Regelwiderstand (14) und seinem
entsprechenden Kathodenprüfkörper (9) ein Instrument (17) zum Messen des Stroms, der
im Prüfkörper fließt, in der Form eines Amperemeters oder einer entsprechenden Vorrichtung
vorgesehen ist.
5. Vorrichtung nach einem der Ansprüche 1 bis 4, wobei die einzelnen Kathodenprüfkörper
(9) identische Abmessungen aufweisen und eine Scheibenform aufweisen.
6. Vorrichtung nach einem der Ansprüche 1 bis 5, wobei der Wanne Metallbadbewegungsmittel
(18) zugehörig sind.
7. Vorrichtung nach einem der Ansprüche 1 bis 6, wobei für das Bad der Wanne zwei Anodenelektroden
(5) in der Form von Gittern oder parallelen Platten (7) vorgesehen sind, zwischen
denen die Kathodenprüfkörper (9) angeordnet sind.
8. Vorrichtung nach einem der Ansprüche 1 bis 7, wobei die Anordnung der einzelnen Kathodenprüfkörper
in dem Bad beliebig ist oder in einer selben horizontalen Ebene fluchtet, indem sie
in gleichmäßigen Abständen voneinander angeordnet sind.
9. Verfahren zum Kontrollieren der Wirksamkeit eines elektrolytischen Metallabscheidungsbads
(3), das in einer Wanne (2), insbesondere in Herstellungsbedingungen von beschichteten
Teilen, enthalten ist,
dadurch gekennzeichnet, dass es die Kontrollvorrichtung (1) nach einem der vorhergehenden Ansprüche verwendet
und dadurch, dass es die folgenden Schritte umfasst:
- Wiegen der einzelnen Kathodenprüfkörper (9) vor ihrer Unterbringung auf dem beweglichen
Prüfkörperträger (10) der Vorrichtung;
- Aufhängen der Prüfkörper an den Prüfkörperträgern;
- Eintauchen der aufgehängten Prüfkörper (9) in dem elektrolytischen Abscheidungsbad;
- einzelnes Unterziehen der Prüfkörper einem Strom mit einer gewählten und regelbaren
Stärke;
- nach dem Abscheiden einer metallischen Beschichtung auf den Prüfkörpern, Entnehmen
derselben aus dem Bad durch den beweglichen Prüfkörperträger; und
- Wiegen der beschichteten Prüfkörper (9) zum Bestimmen der Masse der für jeden Prüfkörper
abgeschiedenen Beschichtung.
10. Verfahren nach Anspruch 9, wobei nach dem Wiegen der beschichteten Prüfkörper (9)
Wirksamkeitskurven für jedes kontrollierte Bad erstellt werden, die für die Abscheidungsgeschwindigkeit
in Abhängigkeit von der Stromdichte in jedem Prüfkörper charakteristisch sind und
gegebenenfalls mindestens einer der Parameter des Bades gemäß den während der Kontrolle
des Bades erhaltenen Wirksamkeitskurven geändert wird, um die Beschichtung auf den
Teilen unter optimalen Herstellungsbedingungen abzuscheiden.
1. A device for testing the efficiency of a metal electroplating bath (3) contained in
a tank (2), especially under the conditions for producing plated workpieces, the device
comprising electrodes, respectively anodes (5) and cathodes (6), connected to an electrical-current
generator (4), said cathode (6) consisting of a number of individual samples (9) able
to be submerged in said metal electroplating bath and supplied with power by an electrical
power supply (11) that is controllable and connected to the current generator (4)
and that comprises means (12) for adjusting the current flowing through said cathode
samples so that in each of said samples a given current flows,
characterized in that the individual cathode samples (9) are suspended from a sample holder (10) placed
above the metal bath (3) in the tank (2) so that practically only the samples are
submerged in said bath.
2. The device as claimed in claim 1, in which the sample holder (10) can move vertically,
so as to lower and raise the samples relative to the tank, and horizontally in the
bath of the latter.
3. The device as claimed in either of claims 1 and 2, in which the current-adjusting
means (12) of the electrical-power-supply unit (11) are defined, for each cathode
sample (9), by a variable resistor (14) connected on one side to the current generator
and on the other side to the corresponding cathode sample.
4. The device as claimed in claim 3 in which, between each variable resistor (14) and
its corresponding cathode sample (9), an instrument (17) is provided for measuring
the current flowing into the sample, the instrument being an ammeter or similar.
5. The device as claimed in any one of claims 1 to 4, in which the individual cathode
samples (9) are the same size and disk shaped.
6. The device as claimed in any one of claims 1 to 5, in which means (18) for stirring
the metal bath are associated with the tank.
7. The device as claimed in one of claims 1 to 6, in which, for the bath in the tank,
two anodes (5) taking the form of parallel grids or plates (7) are provided, between
which the cathode samples (9) are arranged.
8. The device as claimed in one of claims 1 to 7, in which the individual cathode samples
are arbitrarily arranged in said bath or are aligned and regularly spaced apart from
one another in one and the same horizontal plane.
9. A method for testing the efficiency of a metal electroplating bath (3) contained in
a tank (2), especially under the conditions for producing plated workpieces,
characterized in that it uses the testing device (1) such as defined in one of the preceding claims, and
in that it comprises steps consisting in:
- weighing the individual cathode samples (9) before they are placed on the moveable
sample holder (10) of the device;
- suspending the samples from the sample holder;
- submerging the suspended samples (9) in the electroplating bath;
- individually subjecting the samples to a chosen, adjustable current;
- removing the samples from the bath using the moveable sample holder once a metal
coating has been deposited on said samples; and
- weighing the coated samples (9) so as to determine the weight of the coating deposited
on each sample.
10. The method as claimed in claim 9, in which, after the coated samples (9) have been
weighed, efficiency graphs are produced for each tested bath, these graphs showing
the deposition rate as a function of the current density in each sample, and, if required,
the efficiency graphs obtained during testing of the bath are used to modify at least
one of the bath parameters, so as to deposit coatings on workpieces under optimal
production conditions.