[0001] L'invention concerne un nouveau opercule à languette destiné à permettre l'obturation
d'un récipient à fermeture par bouchon ou capsule.
[0002] L'étanchéité des récipients à fermeture par bouchon ou capsule, préalablement à leur
première ouverture, est effectuée au moyen d'un joint qui peut être collable ou scellable,
notamment thermiquement sur le buvant.
[0003] Un tel joint est constitué d'un opercule mis en place sur tout le pourtour du rebord
supérieur du col du récipient ou buvant, isolant de la sorte le récipient de l'extérieur,
et d'autre part, d'un support généralement plus épais, inséré, sans être pour autant
fixé, au fond du bouchon. Préalablement à la première ouverture du récipient, le support
et l'opercule peuvent être solidarisés par le biais d'un adhésif temporaire.
[0004] Le rôle de l'opercule est tout d'abord de conférer une inviolabilité du récipient
avant la première ouverture. En outre, il assure l'étanchéité primaire vis-à-vis de
l'extérieur. De plus, il doit développer certaines propriétés de compatibilité avec
le contenu qu'il est sensé isoler et par exemple être de qualité alimentaire dès que
le contenu est lui-même alimentaire.
[0005] Le support, quant à lui, est destiné à absorber les tolérances entre le fond de la
capsule et/ou du bouchon et la partie supérieure du col du récipient, et en outre,
à assurer l'étanchéité secondaire dès lors que l'opercule a été en tout ou partie
retiré. Il est donc susceptible d'assurer une certaine compression avec effet mémoire
pour justement permettre d'absorber ces tolérances.
[0006] En pratique, le joint est inséré au fond de la capsule ou du bouchon. Une fois le
récipient rempli, on vient visser ou clipser le bouchon ou la capsule munie du joint
sur le récipient. La partie opercule du joint se trouve alors au contact du buvant.
Le scellage de l'opercule sur le buvant est ensuite effectué par thermoscellage par
induction. Ce thermoscellage est rendu possible par l'action combinée d'un matériau
conducteur, inséré dans l'épaisseur du joint, qui, sous l'effet d'une induction électrique
s'échauffe, entrainant le ramollissement du film de scellage sur le buvant. Le matériau
conducteur est inséré dans l'épaisseur de l'opercule. Lorsque que l'on procède pour
la première fois à l'ouverture du récipient, le support inséré au fond du bouchon
se désolidarise de l'opercule resté scellé sur le buvant. Ce n'est qu'ensuite que
l'opercule est retiré par le consommateur, l'étanchéité, en position fermée du récipient,
n'étant plus alors assurée que par la partie support du joint venant plaquer par compression
sur le buvant.
[0007] Pour permettre un arrachage efficace et facile de l'opercule par le consommateur,
on a proposé d'adjoindre audit opercule une languette facilement préhensible, telle
que par exemple décrite dans le document
FR-A-2 716 407.
[0008] Néanmoins, la présence de cette languette proéminente rend difficile le positionnement
du joint au fond du bouchon ou de la capsule, du fait de la surépaisseur créée latéralement.
Il est en outre difficile de positionner de manière sûre la languette par rapport
au filet ou aux clips agencés dans le bouchon ou la capsule pour éviter tout risque
de détérioration de la languette au moment de la fermeture ou de l'ouverture du bouchon
ou de la capsule.
[0009] Le document
DE3920324 décrit un joint thermoscellable par induction constitué d'un support et d'un opercule
muni d'une languette, le support et l'opercule n'étant à aucun moment rendus solidaires
l'un des l'autre. Sur trois modes de réalisation illustrés, seul l'un d'entre eux
(figure 1) comporte une languette retournée sur toute sa surface. La languette est
constituée par l'association d'une membrane et d'une couche scellante, la feuille
d'aluminium étant positionnée dans le support.
[0010] Le document
JP 2000-191021 décrit un joint composé d'un support et d'un opercule associé par un adhésif temporaire.
Le joint contient une languette qui est, soit retournée par-dessus le support, soit
pend le long du buvant.
[0011] Le document
US 4 754 890 décrit séparément un opercule et un support qui ne sont jamais associés de manière
temporaire.
[0012] Le document
GB 2 330 134 décrit un joint associant un support et un opercule au moyen d'une couche de cire.
Il présente une languette qui est retournée avec la couche thermoscellante entre le
support et l'opercule.
[0013] Le document
EP 2 045 194 A1 décrit un joint comprenant un support et un opercule, selon le preamble de la revendication
1, muni d'une languette et associés au moyen d'un adhésif temporaire appliqué sur
l'opercule, une fois la languette retournée. Dans un premier mode de réalisation,
la languette est constituée uniquement d'un film de renfort dépourvue de couche thermoscellante.
Dans ce cas, on se trouve exposé à des risques potentiels de délamination des couches
constitutives de l'opercule au moment de l'arrachage de celui-ci. Dans un second mode
de réalisation, la languette intègre de l'aluminium et présente une forme en S lorsqu'elle
est repliée. La présence de ces deux plis augmente irrémédiablement l'épaisseur de
la languette ce qui rend difficile l'assemblage temporaire.
[0014] Le document
WO 2010/115811 décrit un joint du même type que précédemment. Lorsque la languette contient de l'aluminium,
elle est systématiquement pourvue d'une couche thermoscellante sur sa face inférieure.
Pour éviter le collage de celle-ci sur la face inférieure du support au moment de
l'induction, la couche de thermoscellage est avantageusement recouverte d'un film
anti adhésif. Une telle construction multiplie le nombre de couches et augmente le
coût de production. Parallèlement, dans le mode de réalisation préféré, la languette
est constituée d'un film de renfort adjacent à la couche de scellage, ladite languette
étant dépourvue de couche thermoscellante et retournée par dessus une feuille d'aluminium.
[0015] Même si les joints proposés dans l'art antérieur apportent des solutions intéressantes,
on reste confronté à un certain nombre de problèmes que sont notamment :
- les risques de délamination des couches constitutives de l'opercule au moment de l'arrachage
de celui-ci, lorsque la languette n'est pas formée dans toute l'épaisseur de l'opercule,
- la résistance mécanique de la languette qui peut être plus ou moins importante en
fonction de la nature et du nombre de couches constitutives de l'opercule,
- lorsque la languette est pourvue de film thermoscellant, le collage de la languette
sur le support au moment de l'induction,
- lorsque la feuille en matériau conducteur est comprise dans la languette, le risque
d'un scellage trop faible sous la languette au moment de l'induction, nécessitant
d'augmenter la puissance d'induction et donc de réduire la plage de température d'induction
possible au moment du scellage,
- la rigidité de l'opercule du fait de son épaisseur, généralement supérieure à 200
micromètres,
- le procédé de fabrication qui requiert encore un nombre d'étapes relativement élevé,
ayant une incidence sur le coût de production.
[0016] Pour pallier à l'ensemble de ces difficultés, le Demandeur a mis au point un nouveau
joint comprenant un opercule muni d'une languette, l'ensemble présentant des caractéristiques
de forme telles qu'elles permettent l'incorporation dans ladite languette d'une feuille
en matériau conducteur permettant notamment d'éviter un scellage trop faible tel que
précédemment décrit. Il s'ensuit qu'il devient possible de retourner la totalité des
couches constitutives de l'opercule, y compris la feuille d'aluminium, à l'exception
de la couche thermoscellante. Cela a ainsi pour conséquence, d'éviter les problèmes
potentiels de délamination, de renforcer la résistance de la languette et de faciliter
le procédé de fabrication.
[0017] Plus précisément, l'invention a pour objet un opercule muni d'une languette dont
la totalité de la surface est repliée une fois sur la face de l'opercule en contact
avec la face correspondante du support, l'opercule comprenant un complexe comprenant
lui-même un film de renfort et une feuille en matériau conducteur, sur la face inférieure
duquel est appliqué un film thermoscellant, l'adhésif temporaire étant appliqué sur
toute la surface de l'opercule une fois la languette repliée, selon le preambule de
la revendication 1.
[0018] Le joint se caractérise en ce que le complexe présente sur toute son épaisseur une
échancrure d'où émerge la languette, le pli formé par la languette une fois celle-ci
repliée ayant une longueur inférieure à celle de l'échancrure.
[0019] En d'autres termes, la base de la languette est décalée en arrière par rapport à
la périphérie du film thermoscellant, ce qui signifie que la surface, hors languette,
du complexe film de renfort/feuille en matériau conducteur est inférieure à la surface
du film thermoscellant de sorte que le complexe ne recouvre pas la totalité du film
thermoscellant.
[0020] Plus précisément, la combinaison d'une échancrure créée dans le complexe film de
renfort/aluminium et d'une languette dont la longueur du pli est étroite et inférieure
à celle de la longueur de l'échancrure permet de réduire au maximum la flèche, c'est
à dire la distance entre le pli, une fois la languette repliée et la périphérie du
film de thermoscellage. Cela présente l'avantage de moins perturber le champ induit,
garantissant ainsi un scellage homogène de toutes les couches sur le buvant de même
qu'une plage de température d'induction plus large.
[0021] Comme déjà dit, la languette émerge de l'échancrure créée dans le complexe ce qui
signifie que la languette émerge de toute l'épaisseur du complexe. En d'autres termes,
elle est constituée du même nombre de couches que le nombre de couches constitutives
du complexe. Outre les avantages précités liés à l'induction, cela permet en outre
d'éviter les phénomènes de délamination des couches constitutives du complexe, d'augmenter
la résistance de la languette et de ne pas coller la languette au support (la face
inférieure de la languette est dépourvue de film thermoscellant).
[0022] Dans un mode de réalisation préféré, l'opercule est constitué exclusivement du complexe
sur la face inférieure duquel est appliqué le film thermoscellant.
[0023] Lorsque l'opercule n'est pas uniquement ainsi constitué, il peut comprendre, sur
la face supérieure du complexe des couches additionnelles, du type par exemple film
de renfort qui ne feront donc pas partie de la languette. Cela n'affectera pas pour
autant le scellage.
[0024] De même, selon l'invention, le film thermoscellant est appliqué sur la face inférieure
du complexe. Dans le mode de réalisation préféré, le film est appliqué directement
sur la face inférieure du complexe, indépendamment de la présence éventuelle d'une
couche de liant appliquée entre le complexe et la couche thermoscellante. De ce fait,
il n'y a pas de délamination possible des couches constitutives du complexe au moment
de l'arrachage. Dans un mode de réalisation alternatif non préféré, on applique entre
le complexe et le film thermoscellant au moins une couche intermédiaire distincte
d'un liant, qui peut être notamment un film de renfort. Dans ce cas, la couche additionnelle
ne fera pas partie de la languette. On s'expose alors à un risque de délamination
entre le complexe et la couche additionnelle tout en résolvant le problème de scellage.
[0025] Pour éviter les amorces de déchirure de la languette au moment de l'arrachage de
l'opercule, l'échancrure présente à chacune de ses extrémités une zone en creux orientée
en direction de l'extérieur de l'opercule.
[0026] Avantageusement, chaque zone en creux a un rayon de courbure compris entre 0,3 et
5 mm, avantageusement comprise entre 0,5 et 2 mm.
[0027] Selon l'invention, le pli se forme à la jonction de la languette proprement dite
et de l'échancrure.
[0028] Il a en pratique une longueur comprise entre 3 et 15 mm, avantageusement comprise
entre 5 et 10 mm.
[0029] L'échancrure a quant à elle, avantageusement une longueur comprise entre 3 et 25
mm, de préférence entre 3,6 et 20 mm.
[0030] Selon l'invention, la languette proprement dite est formée de deux parties respectivement
une base et une zone de préhension. La base peut présenter des bords latéraux curvilignes
ou rectilignes ou une succession de bords curvilignes et/ou rectilignes. Quel que
soit le mode de réalisation choisi, la distance séparant les bords latéraux dans cette
zone est inférieure à la longueur du pli.
[0031] Dans un mode de réalisation préféré, les bords latéraux opposés de la base ont une
forme en creux orientée en direction de l'extérieur.
[0032] La zone de préhension peut être de forme quelconque, en particulier de forme générale
circulaire. Avantageusement, la distance séparant les deux bords latéraux opposés
de la languette est supérieure à la longueur du pli.
[0033] De manière générale, la feuille en matériau conducteur se présente sous la forme
d'une feuille d'aluminium ou équivalent.
[0034] Dans un mode de réalisation préféré, la languette comprend un complexe constitué
d'un film de renfort supérieur/feuille en matériau conducteur/film de renfort inférieur,
les deux films de renfort étant des films plastiques de même nature chimique.
[0035] Bien entendu, les films de renfort supérieur et inférieur peuvent être eux même constitués
de plusieurs films. Dans ce cas, au moins les deux films les plus extérieurs sont
de même nature chimique.
[0036] Le Demandeur a constaté qu'une telle construction permettait de mettre en contact
avec l'adhésif temporaire, deux surfaces de même nature chimique, en l'espèce, le
film plastique de renfort supérieur et le film plastique de renfort inférieur une
fois la languette repliée. La force d'adhésion entre l'adhésif temporaire et les films
de renfort doit être la plus faible possible pour faciliter la séparation entre l'opercule
et le support au moment de l'ouverture, sans pour autant qu'il n'y ait de risque de
séparation avant mise en place du joint sur le buvant, c'est-à-dire notamment pendant
le transport du joint. Le fait que les deux films soient de même nature chimique permet
en outre de disposer d'une force d'adhésion homogène entre l'adhésif temporaire et
la surface de l'opercule, y compris la surface de la languette une fois repliée. Cette
force doit également être inférieure à la force d'adhésion de l'opercule sur le buvant
après induction.
[0037] Selon l'invention, l'un, l'autre ou les deux films de renfort peuvent être imprimés.
En particulier, l'impression du film de renfort inferieur permet de distinguer clairement
la languette sur la face supérieure de l'opercule, une fois la languette repliée.
[0038] De manière générale, le matériau constitutif du film de renfort est choisi de sorte
à ce que la résistance dudit matériau soit supérieure à celle de la force d'arrachage
de l'opercule.
[0039] En pratique, les films de renfort sont par exemple des films de polyester biorienté,
d'épaisseur comprise entre 6 et 40 µm.
[0040] Dans le mode de réalisation selon lequel la feuille d'aluminium est prise entre deux
films de renfort, lesdits films de renfort sont avantageusement réalisés en PET (poly(téréphtalate
d'éthylène)), généralement résistant à la température.
[0041] Selon une autre caractéristique, le film thermoscellant est réalisé en un matériau
du type polyoléfine, choisi dans le groupe comprenant le polyéthylène, le polypropylène
ou PET, du type holt melt ou encore du type terpolymère ou ionomère. De manière générale,
le matériau constitutif du film thermoscellant est choisi en fonction de la nature
du pot. Le film thermoscellant peut être un film monocouche appliqué sur la face inférieure
du complexe par extrusion. Il peut également s'agir d'un film bicouche (une couche
inférieure thermoscellante proprement dite et une couche supérieure liante) appliqué
sur la face inférieure du complexe par co extrusion.
[0042] En fonction de leur nature et du procédé de fabrication mis en oeuvre, les couches
constitutives de l'opercule peuvent être associées au moyen d'un liant, tel que par
exemple une colle bicomposant isocyanate - hydroxyle.
[0043] L'opercule a en pratique, une épaisseur comprise entre 20 et 200 µm, de préférence
comprise entre 30 et 120 µm.
[0044] Le support peut être réalisé en tout type de matériau compressible avec mémoire de
reprise, notamment en polyéthylène expansé ou en polypropylène expansé, éventuellement
muni sur au moins une de ses deux faces, d'un film de polypropylène ou polyéthylène
pour lui conférer une certaine rigidité. Il peut également être réalisé en papier
ou carton. En pratique, les supports envisagés ont une épaisseur comprise entre 0,5
et 4 mm, avantageusement entre 0,8 et 2 mm.
[0045] S'agissant de la solidarisation temporaire entre le support et l'opercule, celle-ci
peut être obtenue au moyen d'un adhésif temporaire appliqué sous forme d'un film,
de préférence extrudé ou co-extrudé, chacune des deux faces de la couche ayant un
pouvoir collant différent, la face la plus collante étant appliquée sur la surface
inférieure du support, tandis que la face la moins collante est appliquée sur la face
supérieure de l'opercule. En pratique, un tel film est à base de polymère, en général
synthétique, et choisi judicieusement par l'homme du métier, de manière à obtenir
les propriétés recherchées de collage différentiel. De tels polymères sont par exemple
des polymères ou co-polymères à base d'acétate, d'acrylate, de polyéthylène. L'adhésif
temporaire peut également se présenter sous la forme d'une couche de cire.
[0046] Bien entendu, l'opercule tel que précédemment décrit et illustré par la suite peut
être utilisé sans support lorsque l'étanchéité secondaire n'est pas requise.
[0047] Le procédé de fabrication des joints thermoscellables comprend les étapes suivantes
:
- on prépare un complexe comprenant un film de renfort et une feuille en matériau conducteur,
- de manière repérée, on réalise dans le complexe une prédécoupe de languette se prolongeant
à sa base par une échancrure de sorte à ce que la longueur du pli de la languette
une fois repliée soit inférieure à celle de l'échancrure,
- on retourne mécaniquement une fois la totalité de la surface des languettes sur la
face supérieure du complexe,
- on associe ensuite définitivement la face inférieure du complexe avec le film thermoscellant,
l'ensemble constituant la bande opercule,
- parallèlement, on prépare une bande support,
- on solidarise ensuite temporairement la bande support à l'opercule au moyen d'un adhésif
temporaire, pour former la bande joint,
- on découpe sur la totalité de l'épaisseur de la bande joint, les joints à la forme
souhaitée de façon repérée par rapport aux languettes.
[0048] De façon connue, la bande support est fabriquée par association de films ou mousse
de matériaux constitutifs de support, en particulier ceux décrits précédemment.
[0049] Dans un mode de réalisation préféré, le complexe est constitué successivement d'un
film de renfort supérieur, d'une feuille en matériau conducteur et d'un film de renfort
inférieur.
[0050] En réalisant la languette dans la totalité de l'épaisseur du complexe, on s'affranchit
d'étapes supplémentaires, au moment de la fabrication, notamment, la préparation d'un
complexe distinct associant par exemple aluminium/film thermoscellant qui ne ferait
pas partie de la languette.
[0051] Le film thermoscellant est avantageusement extrudé ou coextrudé sur la face inférieure
du complexe.
[0052] L'invention et les avantages qui en découlent ressortiront mieux des exemples qui
suivent, à l'appui des figures annexées.
La figure 1 est une représentation vue de dessus de l'opercule de l'invention, en
particulier sa languette en comparaison avec les opercules de l'art antérieur, la
languette étant dépliée (1a, 1c) ou repliée (1b, 1d).
La figure 2 est un autre mode de réalisation de la languette de la figure 1c.
La figure 3 est une représentation en coupe du joint de l'invention, avant solidarisation
de la partie opercule et de la partie support selon un mode de réalisation préféré.
[0053] L'invention réside dans la combinaison, dans un joint (support + opercule), d'une
forme spécifique de languette, de la présence d'aluminium dans ladite languette et
de l'absence de couche thermoscellante toujours dans la languette.
[0054] La figure 1 concerne plus particulièrement la forme des languettes de l'opercule.
Les figures 1a et 1b illustrent la forme des languettes connues de l'art antérieur
alors que les figures 1c et 1d se rapportent à la forme de la languette dans un mode
de réalisation préféré de l'invention.
[0055] Les opercules sont chaque fois désignés par la référence générale 1. Ils comprennent
chacun l'opercule proprement dit (2) de forme générale circulaire et la languette
(3). Les opercules sont plus précisément constitués d'un film thermoscellant (4) et
d'un complexe aluminium/film de renfort supérieur (5). Les figures 1b, d permettent
de distinguer les deux éléments film thermoscellant (4) et complexe (5) après pliage
de la languette (3). En revanche, la structure exacte du complexe (renfort supérieur
/ alu) n'est pas visible sur ces figures.
[0056] Plus précisément, sur la figure 1a, le film thermoscellant (4) et le complexe (5)
se superposent et ont donc la même surface. Dans ce cas, la languette prend naissance
à la périphérie (6) de l'opercule et se prolonge directement vers l'extérieur de l'opercule.
La longueur (l
1) du pli (7) lors du pliage est donc dans ce cas égale à la distance (L
1) séparant les deux extrémités (6) de la languette. Comme le montre la figure 1b,
la flèche (F
1) est longue ce qui ne permet pas de bénéficier d'un scellage satisfaisant du film
thermoscellant sans augmenter la puissance d'induction.
[0057] Sur les figures 1c et 1d, on a représenté une forme préférée de l'opercule selon
l'invention. La languette proprement dite représentée sur la figure 2 est constituée
d'une zone de préhension (8) de longueur A et d'une base (9) de longueur B. La base
(9) de la languette émerge d'une échancrure en arrondi (10) en creux orientés vers
l'extérieur, réalisée dans le complexe (5), par définition en retrait par rapport
à la périphérie du film thermoscellant (4). Le pli (7) se forme tangentiellement à
la jonction entre l'échancrure (10) et la base (9). Comme il apparaît sur ces figures,
le pli (7) a une longueur (l
2) qui est inférieure à la longueur (L
2) de l'échancrure (10). Cela permet, après retournement de la languette, de disposer
d'une flèche F
2 de moindre longueur par rapport à la flèche F
1 de la figure 1b illustrant l'art antérieur. Selon le mode de réalisation de la figure
2, les bords latéraux opposés de la base (9) ont une forme en creux orienté vers l'extérieur
de sorte que la distance (l
3) séparant les deux bords latéraux est inférieure à la longueur (l
2) du pli. Cette configuration favorise la résistance de la languette au moment de
l'arrachage de l'opercule. Pour permettre une bonne préhension, la distance l
4 séparant deux bords opposés de la zone de préhension est supérieure à la distance
l
2 du pli (7).
[0058] On a représenté sur la figure 3, une coupe d'un joint selon l'invention dans un mode
de réalisation préféré.
[0059] Le joint défini sur cette figure est constitué d'un support (11) et d'un opercule
(12) muni d'une languette (13). L'opercule est constitué de deux éléments respectivement
un complexe (14) et un film thermoscellant (15). Le complexe (14) est lui-même constitué
d'un film de renfort supérieur (16), d'une feuille d'aluminium (17) et d'un film de
renfort inférieur (18). Les deux films de renfort sont en PET, c'est-à-dire de même
nature chimique.
[0060] Cela permet ainsi de disposer de deux surfaces chimiquement identiques en contact
avec l'adhésif temporaire ce qui a pour effet :
- de maitriser la force de collage de l'adhésif temporaire sur l'opercule de manière
homogène entre la partie surface de l'opercule et la partie languette retournée,
- de disposer d'une force d'adhésion suffisante entre l'adhésif temporaire et la surface
de l'opercule, y compris la partie languette retournée pour entrainer la séparation
entre l'opercule et le support sans risquer de détériorer l'ensemble.
[0061] Le film thermoscellant (15) est quant à lui réalisé en polyéthylène et appliqué sur
la face inférieure du complexe (14) par extrusion ou coextrusion. L'épaisseur totale
de l'opercule est d'environ 100 micromètres.
[0062] Le support comprend une couche (19) réalisée en polypropylène ou polyéthylène expansé
et présente une épaisseur comprise entre 1,4 et 1,7 mm.
[0063] Comme le montre cette figure, la languette (13) est dépourvue de couche thermoscellante
(15) et agencée en retrait par rapport à l'extrémité de la couche thermoscellante,
ce qui correspond à la profondeur de l'échancrure (10) réalisée dans le complexe (14).
[0064] Une fois repliée, la languette (13) vient au contact de la couche d'adhésif temporaire
(20) appliquée sur la face inférieure du support (11).
[0065] L'adhésif temporaire se présente sous la forme d'un film extrudé du type polyéthylène,
chacune des deux faces du film ayant un pouvoir collant différent, la face la plus
collante étant appliquée sur la surface inférieure du support, tandis que la face
la moins collante est appliquée sur la face supérieure de l'opercule.
[0066] En pratique, ces joints sont positionnés tels quels au fond du bouchon, le bouchon
étant ensuite vissé ou clipsé, selon les cas, sur le col du récipient. Le thermoscellage
du joint est effectué par induction.
[0067] S'agissant du procédé, on fabrique tout d'abord l'opercule. Pour ce faire, on prépare
une bande de complexe film de renfort supérieur / feuille d'aluminium / film de renfort
inférieur. De manière repérée, on réalise dans ce complexe une prédécoupe de languette
se prolongeant à sa base par une échancrure de sorte à ce que la longueur du pli de
la languette une fois repliée soit inférieure à celle de l'échancrure. On retourne
ensuite mécaniquement une fois la totalité de la surface des languettes sur la face
supérieure du complexe. On extrude ensuite le film thermoscellant sur la face inférieure
du complexe, l'ensemble constituant la bande opercule. Parallèlement, on prépare une
bande support. On solidarise ensuite temporairement la bande support à l'opercule
par extrusion de l'adhésif temporaire, pour former la bande joint. On découpe sur
la totalité de l'épaisseur de la bande joint, les joints à la forme souhaitée de façon
repérée par rapport aux languettes.
[0068] L'invention et les avantages qui en découlent ressortent bien de la description qui
précède. On note notamment l'avantage de réaliser un joint à languette de forme spécifique
contenant une feuille d'aluminium et dépourvue de film thermoscellant, la languette
étant repliée dans toute l'épaisseur du joint, de manière à :
- éviter le risque de délamination des couches constitutives de l'opercule au moment
de l'arrachage de celui-ci,
- favoriser l'adhésion en mettant en contact avantageusement des couches de même nature,
- faciliter le procédé.
1. Opercule (12) muni d'une languette (13) dont la totalité de la surface est repliée
une fois sur la face supérieure dudit opercule, et comprenant un complexe (14) comprenant
lui-même un film de renfort (16) et une feuille en matériau conducteur (17) sur la
face inférieure duquel est appliqué un film thermoscellant (15), caractérisé en ce que le complexe (14) présente sur toute son épaisseur une échancrure (10) d'où émerge
la languette (13), le pli formé par la languette (13) une fois celle-ci repliée ayant
une longueur (I2) inférieure à la longueur de l'échancrure (L2).
2. Opercule selon la revendication 1, caractérisé en ce qu'il est constitué uniquement du complexe (14) et du film thermoscellant (15).
3. Opercule selon la revendication 1 ou 2, caractérisé en ce que la languette (13) est constituée d'un complexe film de renfort supérieur (16) feuille
en matériau conducteur (17) film de renfort inférieur (18) et en ce que les films de renfort sont des films plastiques de même nature chimique.
4. Opercule selon la revendication 3, caractérisée en ce que les films de renfort sont en PET.
5. Opercule selon l'une des revendications précédentes, caractérisé en ce que l'échancrure (10) présente à chacune de ses extrémités (6) une zone en creux orientée
en direction de l'extérieur de l'opercule, chaque zone en creux ayant un rayon de
courbure compris entre 0,3 et 5 mm, avantageusement compris entre 0,5 et 2 mm.
6. Opercule selon l'une des revendications précédentes, caractérisé en ce que l'échancrure (10) a une longueur (L2) comprise entre 3 et 25 mm, de préférence entre 3,6 et 20 mm.
7. Opercule selon l'une des revendications précédentes, caractérisé en ce que le pli (7) a une longueur (I2) comprise entre 3 et 15 mm, avantageusement comprise entre 5 et 10 mm.
8. Opercule selon l'une des revendications précédentes, caractérisé en ce que la languette (13) est formée de deux parties respectivement une base (9) et une zone
de préhension (8), la distance (l3) séparant les bords latéraux de la base (9) étant inférieure à la longueur du pli
(l2).
9. Opercule selon la revendication 8, caractérisé en ce que la distance (l4) séparant les deux bords latéraux opposés de la zone de préhension est supérieure
à la longueur du pli (l2).
1. Verschlussteil (12) mit einer Zunge (13) versehen ist, deren gesamte Oberfläche einmal
auf die obere Fläche des Verschlussteils umgelegt ist, wobei das Verschlussteil einen
Komplex (14) aufweist, der seinerseits einen Verstärkungsfilm (16) und eine Folie
(17) aus leitendem Material umfasst, auf deren Unterseite ein heißversiegelbarer Film
(15) aufgebracht ist, wobei der Komplex (14) über seine ganze Dicke eine Ausnehmung
(10) aufweist, aus der die Zunge (13) austritt, wobei die Falte (7), die durch die
Zunge (13) gebildet wird, sobald diese umgelegt ist, eine Länge (l2) hat, die kleiner ist als die Länge (L2) der Ausnehmung.
2. Verschlussteil nach Anspruch 1, dadurch gekennzeichnet, dass das Verschlussteil einzig aus dem Komplex (14) und dem heißversiegelbaren Film (15)
besteht.
3. Verschlussteil nach Anspruch 1 oder 2, dadurch gekennzeichnet, dass die Zunge (13) aus einem Komplex aus dem oberen Verstärkungsfilm (16), der Folie
(17) aus leitendem Material und einem unteren Verstärkungsfilm (18) besteht, und dass
die Verstärkungsfilme Kunststofffilme mit derselben chemischen Beschaffenheit sind.
4. Verschlussteil nach Anspruch 3, dadurch gekennzeichnet, dass die Verstärkungsfilme aus PET sind.
5. Verschlussteil nach einem der vorhergehenden Ansprüche, dadurch gekennzeichnet, dass die Ausnehmung (10) an jedem ihrer Enden (6) einen vertieften Bereich aufweist, der
in Richtung der Außenseite des Verschlussteils ausgerichtet ist, wobei jeder vertiefte
Bereich einen Krummungsradius hat, der zwischen 0,3 und 5 mm, vorteilhafter Weise
zwischen 0,5 und 2 mm beträgt.
6. Verschlussteil nach einem der vorhergehenden Ansprüche, dadurch gekennzeichnet, dass die Ausnehmung (10) eine Länge (L2) hat, die zwischen 3 und 25 mm, vorzugsweise zwischen 3,6 und 20 mm beträgt.
7. Verschlussteil nach einem der vorhergehenden Ansprüche, dadurch gekennzeichnet, dass die Falte (7) eine Länge (l2) hat, die zwischen 3 und 15 mm, vorteilhafter Weise zwischen 5 und 10 mm beträgt.
8. Verschlussteil nach einem der vorhergehenden Ansprüche, dadurch gekennzeichnet, dass die Zunge (13) aus jeweils zwei Teilen, einer Basis (9) und einem Griffbereich (8)
gebildet ist, wobei der Abstand (l3), der die Seitenränder der Basis (9) voneinander trennt, kleiner ist als die Länge
(l2) der Falte.
9. Verschlussteil nach Anspruch 8, dadurch gekennzeichnet, dass der Abstand (l4), der die zwei entgegengesetzten Seitenränder des Griffbereichs voneinander trennt,
größer ist als die Länge (l2) der Falte.
1. Inner seal (12) fitted with a pull-tab (13) the entire surface of which is folded
back over the upper surface of said inner seal (12) once, and comprising a laminate
(14) including a reinforcing layer (16) and a sheet of a conducting material (17),
to the lower surface of which is applied a heat-sealing film (15), characterised in that said laminate (14) has over its entire thickness a notch (10) from which the pull-tab
(13) emerges, the fold (7) formed by the pull-tab (13) once it is folded back having
a shorter length (I2) than the notch length (L2).
2. Inner seal as claimed in claim 1, characterised in that the inner seal consists exclusively of the laminate (14) and the heat sealing film
(15).
3. Inner seal as claimed in claim 1 or 2, characterised in that the pull-tab (13) comprises an upper reinforcing layer (16), a sheet of a conducting
material (17), and a lower reinforcing layer (18) and in that the reinforcing layers are plastic films of the same chemical type.
4. Inner seal as claimed in claim 3, characterised in that the reinforcing layers are made of PET.
5. Inner seal as claimed in one of the previous claims, characterised in that the notch (10) has at each of its ends (6) a hollow area facing outward from the
inner seal, each hollow area having a radius of curvature of between 0.3 and 5 mm,
and advantageously of between 0.5 and 2 mm.
6. Inner seal as claimed in one of the previous claims, characterised in that the notch (10) has a length (L2) of between 3 and 25 mm, and preferably between 3.6 and 20 mm.
7. Inner seal as claimed in one of the previous claims, characterised in that the fold (7) has a length (l2) of between 3 and 15 mm, and advantageously between 5 and 10 mm.
8. Inner seal as claimed in one of the previous claims, characterised in that the pull-tab (13) is formed of two parts, respectively a base (9) and a grasp area
(8), the distance (l3) separating the lateral edges of the base (9) being smaller than the length of the
fold (l2).
9. Inner seal as claimed in claim 8, characterised in that the distance (l4) separating the two opposite lateral edges of the grasp area is greater than the
length of the fold (l2).