[0001] L'invention se rapporte à la fabrication des récipients, tels que bouteilles ou pots,
obtenus par soufflage ou étirage soufflage à partir de préformes en matière thermoplastique.
[0002] La fabrication, par soufflage, d'un récipient consiste généralement à introduire
dans un moule à l'empreinte du récipient une ébauche (terme désignant soit une préforme
soit un récipient intermédiaire obtenu par présoufflage d'une préforme) préalablement
chauffée à une température supérieure à la température de transition vitreuse de la
matière, et à injecter dans l'ébauche un gaz (tel que de l'air) sous pression (égale
ou supérieure à 15 bars). Le soufflage peut être complété par un étirage préalable
de l'ébauche au moyen d'une tige coulissante.
[0003] La double orientation moléculaire que subit la matière au cours du soufflage (axiale
et radiale, respectivement parallèlement et perpendiculairement à l'axe général du
récipient) confère au récipient une certaine rigidité structurelle.
[0004] Mais la diminution - dictée par le marché - de la quantité de matière employée pour
la fabrication des récipients oblige les fabricants à recourir à des astuces de fabrication
ou de forme pour rigidifier leurs récipients, la bi-orientation se révélant insuffisante.
Il en résulte qu'à poids égal deux récipients n'ont pas nécessairement les mêmes performances
mécaniques (tenue, rigidité).
[0005] Un procédé bien connu d'accroissement de la rigidité d'un récipient est la thermofixation,
qui consiste à chauffer la paroi du moule pour augmenter par voie thermique le taux
de cristallinité. Ce procédé, illustré par le brevet français
FR 2 649 035 (Sidel) et son équivalent américain
US 5,145,632, est employé notamment pour les applications HR (heat résistant), dans lesquelles
le récipient est rempli à chaud.
[0006] Mais, en raison de son coût et de la réduction de cadence qu'il impose, ce type de
procédé ne saurait se généraliser aux applications ordinaires du type eau plate.
[0007] Une autre solution technique pour augmenter la rigidité structurelle d'un récipient
consiste à surétirer le fond du récipient, au moyen d'un moule spécial équipé d'un
fond de moule mobile en translation qui vient repousser la matière (cf. notamment
le brevet européen
EP 1 069 983).
[0008] Le surétirage induit un accroissement du taux de déformation de la matière et donc
une augmentation mécanique de sa cristallinité.
[0009] Mais cette technique, dénommée « boxage », nécessite qu'un surcroît de matière soit
alloué au fond, sans quoi la rigidité structurelle induite par le surétirage de la
matière sera grevée par son amincissement. Outre le surpoids induit, il est nécessaire
d'élever la pression de soufflage pour bien conformer le fond.
[0010] Par ailleurs, le boxage du fond est généralement couplé à la thermofixation, car
il permet de former des membranes déformables qui absorbent les variations de volume
du récipient accompagnant la rétraction du liquide initialement rempli à chaud.
[0011] In est également connu de munir le fond de nervures, cf. par ex. le document
US 2009/0194546, qui décrit un récipient en matière plastique selon le préambule de la revendication
1.
[0012] Au ce jour, les récipients allégés destinés aux applications ordinaires, pour lesquelles
les technologies de thermofixation ou de boxage ne sont pas envisageables pour les
raisons évoquées ci-dessus, ne présentent pas des performances mécaniques satisfaisantes.
En particulier, on a constaté que, même dans l'hypothèse où la rigidité d'un récipient
allégé semble suffisante lors du remplissage, sa palettisation pose problème, car
le poids des récipients superposés exerce sur les récipients inférieurs des efforts
tels que les fonds ont tendance à rouler, et la palette à s'affaisser.
[0013] Un objectif de l'invention est d'améliorer, à poids égal ou inférieur, les performances
mécaniques d'un récipient.
[0014] A cet effet, l'invention propose un récipient en matière plastique, muni d'un corps
et d'un fond s'étendant à une extrémité inférieure du corps, le fond comprenant :
- une assise annulaire s'étendant sensiblement dans le prolongement du corps et définissant
un plan de pose ;
- une voûte concave qui s'étend à partir d'une zone voisine de l'assise vers une zone
centrale, cette voûte comprenant une série de raidisseurs qui s'étendent radialement
depuis une zone centrale du fond jusqu'à une joue annulaire interne sensiblement perpendiculaire
au plan de pose.
[0015] Un tel récipient présente une stabilité et une rigidité accrues, grâce notamment
à la combinaison de l'assise large (dans le prolongement du corps) et de la voûte
raidie.
[0016] La dimension axiale de la joue et la dimension radiale du plan de pose sont de préférence
équivalentes, au bénéfice de la stabilité du récipient.
[0017] En outre, le fond peut comprendre une lèvre annulaire de renfort à la jonction entre
l'assise et la voûte, qui joint deux à deux des extrémités radiales externes des raidisseurs.
Cette lèvre annulaire présente par exemple, en section, un profil en V, en saillie
vers l'intérieur. A sa jonction avec les raidisseurs, la lèvre annulaire présente
de préférence un élargissement local à sa jonction avec l'extrérnité externe de chaque
raidisseur.
[0018] Selon un mode de réalisation, chaque raidisseur s'amincit depuis la zone centrale
du fond vers l'assise, et les raidisseurs forment ensemble un motif étoilé.
[0019] La voûte comprend par exemple des panneaux renfoncés entre les raidisseurs, et chaque
raidisseur comprend sur ses bords latéraux des congés de raccordement à rayon double
avec les panneaux.
[0020] D'autres objets et avantages de l'invention apparaîtront à la lumière de la description
faite ci-après en référence aux dessins annexés dans lesquels :
- la figure 1 est une vue de dessous en perspective d'un récipient en matière plastique
;
- la figure 2 est une en perspective, à échelle agrandie, montrant le fond du récipient
de la figure 1 selon un premier mode de réalisation ;
- la figure 3 est une vue d'un détail du fond du récipient de la figure 2, selon l'encart
III ;
- la figure 4 est une vue en plan de dessous du récipient ;
- la figure 5 est une section du fond du récipient, faite suivant la ligne de coupe
brisée V-V de la figure 4 ;
- la figure 6 est une vue en coupe du fond du récipient, faite suivant la ligne de coupe
VI-VI de la figure 4 ;
- la figure 7 est un détail de la section du fond, selon l'encart VII de la figure 5
;
- la figure 8 est une vue en perspective, analogue à la figure 2, illustrant un deuxième
mode de réalisation du fond du récipient ;
- les figures 9 et 10 sont des vues de détail en coupe, respectivement suivant les plan
de coupe IX-IX et X-X de la figure 8 ;
- la figure 11 est une vue en perspective, analogue à la figure 2, illustrant un troisième
mode de réalisation du fond du récipient ;
- les figures 12 et 13 sont des vues de détail en coupe, respectivement suivant les
plan de coupe XII-XII et XIII-XIII de la figure 11 ;
- la figure 14 est une vue en perspective, analogue à la figure 2, illustrant un quatrième
mode de réalisation du fond du récipient ;
- les figures 15 et 16 sont des vues de détail en coupe, respectivement suivant les
plan de coupe XV-XV et XVI-XVI de la figure 14 ;
- la figure 17 est une vue en perspective, analogue à la figure 2, illustrant un cinquième
mode de réalisation du fond du récipient ;
- les figures 18 et 19 sont des vues de détail en coupe, respectivement suivant les
plan de coupe XVIII-XVIII et XIX-XIX de la figure 17 ;
- la figure 20 est une vue en perspective, analogue à la figure 2, illustrant un sixième
mode de réalisation du fond du récipient ;
- la figure 21 est une vue d'élévation de côté du fond de la figure 20 ;
- la figure 22 est une vue en perspective, analogue à la figure 2, illustrant un septième
mode de réalisation du fond du récipient ;
- les figures 23 et 24 sont des vues de détail en coupe, respectivement suivant les
plan de coupe XXIII-XXIII et XXIV-XXIV de la figure 22.
[0021] Sur la figure 1 est représenté un récipient
1 en l'occurrence une bouteille, réalisé par étirage soufflage à partir d'une préforme
en matière thermoplastique tel que du PET (polyéthylène téréphtalate).
[0022] Ce récipient
1 comprend, à une extrémité supérieure, un col
2 fileté, muni d'un buvant
3. Dans le prolongement du col
2, le récipient
1 comprend dans sa partie supérieure une épaule
4 allant en s'évasant dans la direction opposée au col
2, cette épaule
4 étant prolongée par une paroi latérale ou corps
5, de forme généralement cylindrique de révolution autour d'un axe
X principal du récipient
1.
[0023] Le récipient
1 comprend en outre un fond
6 qui s'étend à une extrémité inférieure du récipient
1.
[0024] Comme cela est visible sur les dessins, et plus particulièrement sur les figures
5, 6 et 7, le fond
6 comprend une assise
7 sous forme d'un bourrelet annulaire mince qui s'étend sensiblement axialement dans le
prolongement du corps
5. L'assise
7 se termine par une face (continue et annulaire, comme dans les exemples des figures
2 à 19 et 22 à 24, ou formée de plusieurs facettes coplanaires, comme dans l'exemple
des figures 20 et 21) qui forme -l'extrémité inférieure du récipient
1 et définit un plan
8 de pose perpendiculaire à l'axe du récipient
1, par lequel celui-ci peut reposer de manière stable sur une surface
S plane.
[0025] Le plan
8 de pose se raccorde vers l'extérieur à une face
9 latérale externe de l'assise
7 (qui s'étend dans le prolongement du corps) par un congé
10 à faible rayon de courbure, c'est-à-dire de l'ordre du millimètre.
[0026] Vers l'intérieur du récipient
1, l'assise
7 comprend une joue
11 annulaire d'un diamètre
D, qui s'étend axialement vers l'intérieur du récipient
1 dans le prolongement du plan
8 de pose, sensiblement à angle droit par rapport à celui-ci, sur une hauteur H équivalente
à la largeur L du plan
8 de pose, mesurée radialement. Plus précisément, on veillera à ce que le rapport entre
la largeur. L du plan
8 de pose et la hauteur H de la joue
11 soit compris entre 0,6 et 1,5 :

[0027] Le plan
8 de pose se raccorde vers l'intérieur à la joue
11 par un congé
12 qui peut être à faible rayon de courbure - inférieur ou égal à 1 mm environ, comme
dans les exemples des figures 2 à 16 et 20 à 24 - ou à rayon moyen - compris entre
1 mm et 5 mm, comme dans l'exemple des figures 17 à 19.
[0028] Le fond
6 comprend en outre une voûte
13 concave (à concavité tournée vers l'extérieur du récipient
1 en l'absence de contrainte, c'est-à-dire en l'absence de contenu dans le récipient
1), qui s'étend dans le prolongement de la joue
11 jusqu'à une zone
14 centrale du fond
6, circonscrite dans un cercle d'un diamètre d.
[0029] La voûte
13 est peu profonde, et sa courbure peu prononcée. L'angle
A1 maximal de sa tangente avec un plan perpendiculaire à l'axe du récipient
1 (mesuré en l'occurrence sur un bord externe de la voûte
13) est faible, inférieur ou égal à 20° environ.
[0030] Dans la zone
14 centrale, le fond
6 comprend, dans le prolongement de la voûte
13, un pion
15 central qui s'étend axialement en saillie vers l'intérieur du récipient
1.
[0031] La voûte
13 est par ailleurs munie d'une série de raidisseurs
16 sous forme de branches en saillie qui s'étendent radialement depuis la zone
14 centrale du fond
6 jusqu'à la joue
11, et qui forment ensemble un motif étoilé.
[0032] Par une extrémité
17 radiale interne, les raidisseurs
16 se raccordent à la zone
14 centrale du fond
6. Par une extrémité
18 radiale externe, les raidisseurs
16 se raccordent à la joue
11. Dans tous les modes de réalisation illustrés, les raidisseurs
16 sont au nombre de 8, mais ce nombre est fourni à titre d'exemple et pourrait être
différent. Plus précisément, ce nombre peut être compris entre 4 et 12 ; à des fins
de tenue mécanique, il est de préférence compris entre 6 et 10. De même, la hauteur,
la largeur et la forme des raidisseurs
16 peut varier selon les applications. A titre d'exemple, comme nous le verrons ci-après,
les raidisseurs peuvent être arqués en forme de Y pointant vers le centre ou la périphérie
du fond, ou droits, ou encore en forme de X.
[0033] Afin de conférer au fond une rigidité suffisante, on veille à minimiser le ratio
d/D entre le diamètre
d de la zone
14 centrale et le diamètre
D de la joue
11. Le ratio d/D est de préférence inférieur à1/2, à défaut de quoi la zone
14 centrale n'est pas suffisamment rigide et peut présenter un risque de retournement
sous l'effet de la pression hydrostatique du contenu du récipient
1.
[0034] Dans les interstices entre les raidisseurs
16, la voûte
13 définit des panneaux
19 renfoncés dont le profil est complémentaire de celui des raidisseurs
16.
[0035] Chaque raidisseur
16 présente une face
20 inférieure, concave, qui s'étend dans le prolongement de la surface de la zone
14 centrale, et deux bords
21 latéraux qui forment des congés
22, 23 de raccordement de la face
20 inférieure avec les panneaux
19 renfoncés. Comme cela est bien visible sur les figures 3, 8, 11, 14, 17, 20 et 22,
les bords
21 sont à double rayon, et comprennent un premier congé
22 à profil convexe, qui affleure la face
20 inférieure, suivi d'un deuxième congé
23 à profil concave, qui affleure le panneau
19.
[0036] Comme cela apparaît également sur les dessins, là voûte
13 n'est pas raccordée à la joue
11 directement, mais par une face
25 intermédiaire de jonction de forme générale tronconique de révolution autour de l'axe
X du récipient
1.
[0037] Le récipient
1 peut être fabriqué par étirage soufflage à partir d'une préforme en matière plastique
tel que PET. Pour la formation du fond
6, on a avantage à recourir à une opération de boxage.
[0038] On décrit à présent plus en détail divers modes de réalisation particuliers, qui
présentent tous les caractéristiques décrites ci-dessus, mais diffèrent notamment
selon la forme des raidisseurs
16, la forme de la zone
14 centrale et la géométrie de l'assise, notamment au niveau de la joue
11.
[0039] Un premier mode de réalisation est illustré sur les figures 2 à 7.
[0040] Dans ce premier mode de réalisation, les raidisseurs
16 ont une forme de Y et vont en s'amincissant depuis leur extrémité
17 interne vers leur extrémité
18 externe. Comme cela apparaît nettement sur la figure 3, les bords
21 latéraux opposés d'un même raidisseur
16 ne sont pas jointifs à l'extrémité
18 externe de celle-ci, mais laissent subsister une bande
24 de la face
20 inférieure du raidisseur
16 jusqu'à la joue
11.
[0041] Comme cela est bien visible sur la figure 2, les extrémités
17 internes des raidisseurs
16 sont écartées du pion
15 central, de sorte que la zone
14 centrale forme entre le pion
15 et les extrémités
17 internes, dans le prolongement des faces
20, un anneau de matière qui encercle le pion
15.
[0042] Dans ce mode premier de réalisation, comme on peut aisément le déduire des figures
4 et 5, la zone
14 centrale présente un diamètre
D relativement important, le ratio d/D entre le diamètre d de la zone
14 centrale et le diamètre
D de la joue
11 étant proche de 0,5. Il est donc nécessaire de conférer au fond
6 un surcroît de rigidité.
[0043] En l'occurrence, ce surcroît de rigidité est affecté à la périphérie du fond
6, par la géométrie particulière de la face
25, qui comprend :
- une facette 26 tronconique s'étendant dans le prolongement de la joue 11 et dont l'ouverture angulaire A2, mesurée par rapport à un plan perpendiculaire à l'axe X du récipient 1 (ou, en d'autres termes, avec le plan 8 de pose), est d'une valeur (d'environ 45°, comme cela est illustré sur la figure
7) supérieure ou égale à celle de l'angle A1 que forme avec ce même plan la tangente à la voûte 13 sur son bord périphérique externe ;
- un congé 27 de raccordement avec la voûte 13, à grand rayon de courbure (supérieur ou égal à 5 mm environ) ;
- une lèvre 28 annulaire de renfort qui, ceinturant le fond 6, joint les extrémités 18 externes des raidisseurs 16 deux à deux. La lèvre 28 présente en section un profil en V (figure 7), qui fait saillie en pointant sensiblement
en direction de l'axe X.
[0044] Comme cela est bien visible sur la figure 3, la lèvre
28 présente un élargissement
29 local à sa jonction avec l'extrémité
18 externe de chaque raidisseur
16.
[0045] La lèvre
28 présente deux flancs
30, 31, à savoir un flanc
30 externe, du côté de la facette
26, et un flanc
31 interne, du côté du congé
27 de raccordement avec la voûte 13. Comme cela est visible sur la figure 7, le flanc
30 externe présente en section un profil droit, et forme avec un plan perpendiculaire
à l'axe (autrement dit avec le plan
8 de pose) un angle
A3 faible, inférieur ou égal à
20° environ. Dans l'exemple illustré, cet angle
A3 est d'environ
10°.
[0046] Le flanc
31 interne présente également un profil droit, et forme avec le flanc
30 externe un angle ouvert (supérieur à 90°), tel que la bissectrice de cet angle forme
avec la facette un angle droit ou sensiblement droit.
[0047] La lèvre
28 annulaire de renfort contribue également à la rigidification de l'assise
7. D'une part, elle diminue le risque d'écrasement de l'assise
7 dans l'intervalle entre deux raidisseurs
16, sous l'effet de contraintes tendant à provoquer un roulement du fond
6. D'autre part, à sa jonction avec les extrémités externes des raidisseurs
16, elle contribue à la rigidité de la liaison entre les raidisseurs
16 et l'assise
7, en diminuant en particulier le risque de torsion des raidisseurs
16.
[0048] Enfin, le congé
12 est à faible rayon de courbure - inférieur ou égal à 1 mm environ.
[0049] Un deuxième mode de réalisation est illustré sur les figures 8, 9 et 10.
[0050] Dans ce deuxième mode de réalisation, les raidisseurs
16 présentent un profil en V, et vont en s'amincissant depuis leur extrémité
17 interne vers leur extrémité
18 externe.
[0051] La zone
14 centrale est quasiment réduite au pion
15, seul un mince anneau de matière séparant les extrémités
17 internes des raidisseurs
16 du pion
15. Le ratio d/D entre le diamètre
d de la zone
14 centrale et le diamètre
D de la joue
11 est donc relativement faible, inférieur à 1/3 environ, et la rigidité du fond
6 est par conséquent relativement grande. C'est pourquoi la face
25 est dépourvue de lèvre annulaire de renfort.
[0052] Comme on peut effectivement le voir sur la figure 10, la face
25 de jonction est lisse, et se limite à un tronc de cône dont l'ouverture angulaire
A2, mesurée par rapport à un plan perpendiculaire à l'axe
X du récipient
1 (ou, en d'autres termes, avec le plan
8 de pose), est d'une valeur d'environ 45°.
[0053] Par ailleurs, comme cela est visible sur la figure 8, afin d'améliorer la soufflabilité
du fond
6, des congés
32 de raccordement sont prévus aux extrémités
18 externes des raidisseurs, à leur jonction avec la face
25 et leur jonction avec la joue
11.
[0054] Le congé
12 est à faible rayon de courbure - inférieur ou égal à 1 mm environ.
[0055] Un troisième mode de réalisation est illustré sur les figures 11, 12 et 13.
[0056] Dans ce troisième mode de réalisation, les raidisseurs
16 présentent un profil droit en I, et ont une largeur sensiblement constante sur environ
toute leur longueur.
[0057] La zone
14 centrale est réduite au pion
15, qui sur son pourtour délimite les extrémités
17 internes des raidisseurs
16. Comme cela est visible sur la figure 11, le pion
15 présente un profil étoilé, les extrémités
17 internes des raidisseurs
16 étant amincies tout en étant biseautées.
[0058] Mesuré au niveau de l'extrémité
17 interne des raidisseurs
16, le diamètre d de la zone
14 centrale (confondu avec le diamètre du pion
15) est tel que le ratio d/D est de 1/4 environ, et la rigidité du fond
6 est assez élevée. C'est pourquoi la face
25 est dépourvue de lèvre annulaire de renfort.
[0059] Comme on peut effectivement le voir sur la figure 13, la face
25 de jonction est lisse, et se limite à un tronc de cône dont l'ouverture angulaire
A2, mesurée par rapport à un plan perpendiculaire à l'axe
X du récipient
1 (ou, en d'autres termes, avec le plan
8 de pose), est d'une valeur d'environ 45°.
[0060] Par ailleurs, comme cela est visible sur la figure 11, afin d'améliorer la soufflabilité
du fond
6, des congés
32 de raccordement sont prévus aux extrémités 18 externes des raidisseurs, à leur jonction
avec la face
25 et leur jonction avec la joue
11.
[0061] Le congé
12 est à faible rayon de courbure - inférieur ou égal à 1 mm environ.
[0062] Un quatrième mode de réalisation est illustré sur les figures 14, 15 et 16.
[0063] Dans ce quatrième mode de réalisation, les raidisseurs
16 présentent un profil en Y inversé, et possèdent, sur la moitié de leur longueur environ,
une portion
33 interne droite en I, de largeur sensiblement constante, qui se prolonge par une portion
34 externe en V inversé, qui va en s'élargissant depuis la portion
33 interne vers l'extrémité
18 externe.
[0064] La zone
14 centrale est réduite au pion
15, qui sur son pourtour délimite les extrémités
17 internes des raidisseurs
16. Comme cela est visible sur la figure 14, le pion
15 présente un profil étoilé, les extrémités
17 internes des raidisseurs
16 étant amincies tout en étant biseautées.
[0065] Mesuré au niveau de l'extrémité
17 interne des raidisseurs
16, le diamètre
d de la zone
14 centrale (confondu avec le diamètre du pion
15) est tel que le ratio d/D est de 1/4 environ, et la rigidité du fond 6 est assez
élevée. C'est pourquoi la face
25 est dépourvue de lèvre annulaire de renfort.
[0066] Comme on peut effectivement le voir sur la figure 16, la face
25 de jonction est lisse, et se limite à un tronc de cône dont l'ouverture angulaire
A2, mesurée par rapport à un plan perpendiculaire à l'axe
X du récipient 1 (ou, en d'autres termes, avec le plan
8 de pose), est d'une valeur d'environ 45°.
[0067] Par ailleurs, comme cela est visible sur la figure 14, afin d'améliorer la soufflabilité
du fond
6, des congés
32 de raccordement sont prévus aux extrémités
18 externes des raidisseurs, à leur jonction avec la face
25 et leur jonction avec la joue
11.
[0068] Le congé
12 est à faible rayon de courbure - inférieur ou égal à 1 mm environ.
[0069] Un cinquième mode de réalisation est illustré sur les figures 17, 18 et 19.
[0070] Dans ce cinquième mode de réalisation, les raidisseurs
16 présentent un profil en Y inversé, et possèdent, sur la moitié de leur longueur environ,
une portion
33 interne droite en I, de largeur sensiblement constante, qui se prolonge par une portion
34 externe en V inversé, qui va en s'élargissant depuis la portion
33 interne vers l'extrémité
18 externe.
[0071] La zone
14 centrale est réduite au pion
15, qui sur son pourtour délimite les extrémités
17 internes des raidisseurs
16. Comme cela est visible sur la figure 17, le pion
15 présente un profil étoilé, les extrémités 17 internes des raidisseurs
16 étant amincies tout en étant biseautées.
[0072] Mesuré au niveau de l'extrémité
17 interne des raidisseurs
16, le diamètre d de la zone
14 centrale (confondu avec le diamètre du pion
15) est tel que le ratio d/D est de 1/4 environ, et la rigidité du fond 6 est assez
élevée. C'est pourquoi la face
25 est dépourvue de lèvre annulaire de renfort.
[0073] Comme on peut effectivement le voir sur la figure 19, la face
25 de jonction est lisse, et se limite à un tronc de cône dont l'ouverture angulaire
A2, mesurée par rapport à un plan perpendiculaire à l'axe
X du récipient
1 (ou, en d'autres termes, avec le plan
8 de pose), est d'une valeur d'environ 45°.
[0074] Par ailleurs, comme cela est visible sur la figure 17, afin d'améliorer la soufflabilité
du fond
6, des congés
32 de raccordement sont prévus aux extrémités
18 externes des raidisseurs, à leur jonction avec la face
25 et leur jonction avec la joue
11.
[0075] Le congé
12 est à rayon de courbure moyen, compris entre 1 mm et 5 mm, Dans l'exemple illustré,
où le congé
12 présente un rayon de courbure d'environ 2 mm et s'étend jusqu'à la face
25 de jonction avec la voûte
13 (figure 19), on voit que c'est une portion interne du congé
12 qui forme la joue
11 à laquelle se raccordent les raidisseurs
16 par leur extrémité
18 externe (figure 18). Cette particularité de réalisation est rendue possible par la
rigidité élevée du fond
6 conférée par le faible diamètre de la zone
14 centrale.
[0076] Un sixième mode de réalisation est illustré sur les figures 20 et 21.
[0077] Dans ce sixième mode de réalisation, les raidisseurs
16 présentent un profil en Y inversé, et possèdent, sur la moitié de leur longueur environ,
une portion
33 interne droite en I, de largeur sensiblement constante, qui se prolonge par une portion
34 externe en V inversé, qui va en s'élargissant depuis la portion
33 interne vers l'extrémité
18 externe.
[0078] La zone
14 centrale est réduite au pion
15, qui sur son pourtour délimite les extrémités
17 internes des raidisseurs
16. Comme cela est visible sur la figure 20, le pion
15 présente un profil étoilé, les extrémités
17 internes des raidisseurs
16 étant amincies tout en étant biseautées.
[0079] Mesuré au niveau de l'extrémité
17 interne des raidisseurs
16, le diamètre
d de la zone
14 centrale (confondu avec le diamètre du pion
15) est tel que le ratio d/D est de 1/4 environ, et la rigidité du fond
6 est assez élevée. C'est pourquoi la face
25 est dépourvue de lèvre annulaire de renfort et se limite à un tronc de cône dont
l'ouverture angulaire
A2, mesurée par rapport à un plan perpendiculaire à l'axe
X du récipient
1 (ou, en d'autres termes, avec le plan
8 de pose), est d'une valeur d'environ 45°.
[0080] Par ailleurs, comme cela est visible sur la figure 20, afin d'améliorer la soufflabilité
du fond
6, des congés
32 de raccordement sont prévus aux extrémités
18 externes des raidisseurs, à leur jonction avec la face
25, et à leur jonction avec la joue
11.
[0081] Le congé
12 est à faible rayon de courbure - inférieur ou égal à 1 mm environ.
[0082] En outre, comme on le voit bien sur la figure 20 et mieux encore sur la figure 21,
l'assise
7 est creusée d'encoches
35 arquées localisées angulairement dans chaque zone située entre les extrémités
18 externes de deux raidisseurs
16 adjacents. Ainsi, le plan
8 de pose est discontinu et se trouve segmenté en une série périphérique de facettes
36 coplanaires localisées dans le prolongement de chaque raidisseur
16, et.séparées deux à deux par une encoche
35. Lorsque le récipient
1 est repose sur une surface plane, seules les facettes
36 sont en contact avec cette surface, les encoches
35 en étant écartées. Cette configuration a pour avantage d'améliorer la soufflabilité
et de mieux contrôler le formage du récipient
1, car dans l'assise
7 la matière a tendance, lors de la prise d'empreinte du fond
6, à se creuser naturellement entre les raidisseurs
16, en raison du figeage local de la matière à l'instant où celle-ci atteint les empreintes
des raidisseurs
16, ce qui se produit avant la formation de l'assise
7.
[0083] Un septième mode de réalisation est illustré sur les figures 22, 23 et 24.
[0084] Dans ce septième mode de réalisation, les raidisseurs
16 présentent un profil en Y inversé, et possèdent, sur la moitié de leur longueur environ,
une portion
33 interne droite en I, de largeur sensiblement constante, qui se prolonge par une portion
34 externe en V inversé, qui va en s'élargissant depuis la portion 33 interne vers l'extrémité
18 externe.
[0085] La zone
14 centrale est réduite au pion
15, qui sur son pourtour délimite les extrémités
17 internes des raidisseurs
16. Comme cela est visible sur la figure 22, le pion
15 présente un profil étoilé, les extrémités
17 internes des raidisseurs
16 étant amincies tout en étant biseautées.
[0086] Mesuré au niveau de l'extrémité
17 interne des raidisseurs
16, le diamètre
d de la zone
14 centrale (confondu avec le diamètre du pion
15) est tel que le ratio d/D est de 1/4 environ, et la rigidité du fond
6 est assez élevée. C'est pourquoi la face
25 est dépourvue de lèvre annulaire de renfort et se limite à un tronc de cône dont
l'ouverture angulaire
A2, mesurée par rapport à un plan perpendiculaire à l'axe
X du récipient
1 (ou, en d'autres termes, avec le plan
8 de pose), est d'une valeur d'environ 45°.
[0087] Par ailleurs, comme cela est visible sur la figure 22, afin d'améliorer la soufflabilité
du fond
6, des congés
32 de raccordement sont prévus aux extrémités
18 externes des raidisseurs, à leur jonction avec la face
25 et leur jonction avec la joue
11.
[0088] Le congé
12 est à faible rayon de courbure - inférieur ou égal à 1 mm environ.
[0089] En outre, comme on le voit bien sur la figure 22, et comme cela apparaît également
sur les figures 23 et 24 que l'on a superposées, l'assise
7 est renforcée au moyen d'une série périphérique de galbes
37 formés chacun en saillie radiale vers l'intérieur, sur la joue
11, entre les extrémités
18 externes de deux raidisseurs
16 adjacents. On voit sur la figure 22 que les galbes
37, qui sont convexes en direction de l'axe
X du récipient
1, inversent localement la courbure de la joue
11. Comme cela est illustré sur les figures 23 et 24, les galbes
37 élargissent localement l'assise, dont la largeur
L est par conséquent variable entre une valeur
Lmin minimale (au niveau des raidisseurs, figure 23) et une valeur
Lmax maximale (dans un plan radial médian des galbes
37, confondu avec le plan de coupe XXIV-XXIV).
[0090] Cette configuration a pour avantage de renforcer la rigidité du fond
6, tout en améliorant la soufflabilité et en contrôlant mieux le formage du récipient
1, car dans l'assise
7 la matière a tendance, lors de la prise d'empreinte du fond
6, à se tendre naturellement entre les raidisseurs
16, en raison du figeage local de la matière à l'instant où celle-ci atteint les empreintes
des raidisseurs
16, ce qui se produit avant la formation de l'assise
7.
[0091] Quel que soit le mode de réalisation choisi, notamment parmi ceux qui viennent d'être
décrits, la structure du fond
6 présente à poids égal des performances mécaniques supérieures à celles des fonds
connus. L'assise
7 large, dont le diamètre du plan
8 de pose est sensiblement égal à celui du corps
5 au voisinage du fond
6, combinée au faible rayon du congé
10 extérieur, procure au récipient
1 une meilleure stabilité qu'une assise classique dont le diamètre du plan de pose
est sensiblement inférieur au diamètre du corps, et dont le congé à fort rayon favorise
le roulement du fond.
[0092] Cette stabilité est encore accrue par la voûte
13 raidie. Une voûte non raidie, dont la présence serait induite par le seul boxage
du fond permettant de réaliser l'assise large, ne limiterait pas suffisamment les
risques d'affaissement du récipient
1 sous l'effet d'une charge telle que celle auxquelles sont soumis les récipients palettisés.
[0093] Les raidisseurs
16 en forme de branches ne contribuent pas seulement à rigidifier la voûte
13 pour réduire le risque de déformation de celle-ci, la déformation extrême étant le
retournement de la voûte. Les raidisseurs
16 agissent à la manière de jambes de force, assurant une reprise radiale des efforts
axiaux exercés sur la voûte
13 par la pression hydrostatique du contenu du récipient
1. Les raidisseurs
16 prenant appui contre la joue
11 à leurs extrémités, la reprise radiale des efforts se traduit par une contrainte
radiale centrifuge permanente exercée par les raidisseurs
16 sur l'assise
7 via la joue
11, ce qui contribue à rigidifier l'assise
7, en empêchant notamment son ovalisation.
[0094] S'agissant des préconisations dimensionnelles, des essais ont démontré que la rigidité
du fond
6 est optimale lorsque la joue
11. et le plan
8 de pose présentent des dimensions, respectivement axiale et radiale, similaires,
comme cela est évoqué ci-dessus.
[0095] De fait, la rigidité est la meilleure lorsque ces dimensions sont égales, mais les
performances octroyées par un rapport L/H compris entre 0,6 et 1,5 sont bonnes.