[0001] La présente invention a pour objet un procédé et un dispositif permettant d'optimiser
le processus de combustion des particules polluantes émises par un moteur thermique.
Elle concerne notamment, mais non exclusivement, un procédé et un dispositif qui permettent
d'améliorer la régénération des particules produites par un véhicule à moteur Diesel
comportant un système de filtre à particules.
[0002] On sait que les moteurs Diesel émettent des particules et des fumées considérées
comme polluantes. Afin de résoudre ce problème, des dispositifs permettant de réduire
l'émission de particules de ce type ont été développés, tels que les systèmes comprenant
des filtres à particules (FAP).
[0003] Le fonctionnement de ces filtres à particules repose essentiellement sur le filtrage
des particules au moyen d'un support filtrant, et sur la régénération qui consiste
à réaliser périodiquement la combustion de ces particules.
[0004] Il s'avère néanmoins qu'il existe une différence entre la température de combustion
naturelle des particules, qui est proche de 550° C, et la température au niveau de
l'échappement, qui est d'environ 150°C en ville.
[0005] Afin d'assurer la régénération, on procède à une augmentation de la température qui
s'effectue généralement en deux étapes :
- en effectuant une post-injection de carburant afin de provoquer une post-combustion
dans le cylindre, ce qui entraîne une augmentation de la température d'environ 200°C
;
- en effectuant ensuite une post-combustion catalytique au moyen d'un catalyseur d'oxydation,
ce qui entraîne une augmentation de la température d'environ 100°C.
[0006] Par ailleurs, un additif est introduit dans le carburant afin d'abaisser la température
naturelle de combustion des particules à environ 450° C, ce qui permet avantageusement
de provoquer la régénération après avoir procédé à ladite augmentation de température
à l'issue des opérations de post-combustion.
[0007] Cette régénération qui est activée et contrôlée par un moyen de commande du type
calculateur moteur, s'effectue à intervalles réguliers et de façon tout à fait « transparente
» pour le conducteur.
[0008] On connaît des dispositifs permettant d'assurer un dosage précis de la quantité d'additif
dans le carburant, tels que celui divulgué dans la demande de brevet
FR 2 809 765 qui comporte des moyens permettant un dosage de la quantité de solution d'additif
injectée, ou celui divulgué dans le brevet
EP 1 654 452 qui comprend un module de dosage disposé entre le réservoir d'additif et un réservoir
à carburant.
[0009] Il s'avère toutefois que les critères de dosage de la quantité d'additif au moyen
de ces dispositifs ne sont pas précis. Ces dispositifs semblent ainsi permettre de
procéder à un dosage de l'additif en fonction du type de véhicule, un dosage unique
devant alors être prédéterminé lors de la conception.
[0010] Cependant, dans l'hypothèse d'un recours à un dosage unique et prédéterminé de l'additif
(et jugé suffisant pour une certaine partie statistique de la clientèle cible du véhicule),
et en cas d'utilisation prolongée du véhicule en ville, les températures atteintes
lors de la phase de régénération peuvent ne pas être suffisantes pour permettre une
régénération satisfaisante, ce qui peut entraîner des allumages des voyants d'alerte
en raison de l'accumulation des particules et des suies.
[0011] En outre, toujours dans l'hypothèse d'un recours à un dosage unique et prédéterminé
de l'additif, et en cas d'utilisation prolongée du véhicule sur route et/ou autoroute,
les températures atteintes lors de la phase de régénération pourraient permettre la
régénération avec une présence d'additif moindre voire nulle, la consommation de cet
additif étant alors inutile.
[0012] La présente invention a donc plus particulièrement pour objectif de résoudre ces
problèmes en proposant un procédé permettant de procéder à des adaptations en continu
du dosage d'un additif dans un réservoir de carburant en fonction des conditions de
roulage du véhicule.
[0013] A cet effet, l'invention a pour objet un procédé permettant d'optimiser le processus
de combustion des particules polluantes émises par un moteur thermique d'un véhicule
qui comporte également :
- un système comprenant un filtre à particules dont le fonctionnement requiert un additif
ayant un effet sur la température de combustion des particules ;
- un moyen permettant de procéder au jaugeage du carburant ;
- un moyen permettant d'introduire l'additif dans un réservoir de carburant du véhicule
;
ledit procédé comprenant les étapes consistant à :
- déterminer le profil de roulage du véhicule au moyens de paramètres évalués constamment
;
- ajuster automatiquement et en continu le dosage d'additif dans le réservoir de carburant
du véhicule en fonction dudit profil de roulage préalablement déterminé.
[0014] On comprend par profil de roulage une qualification de la façon de rouler du conducteur,
par exemple une conduite plutôt en milieu urbain ou une conduite plutôt sur route
ou autoroute. C'est une façon de définir la conduite sur un historique de roulage
sur une période de temps suffisamment longue pour être représentative (par exemple
de plusieurs heures).
[0015] Une manière de le définir consiste à établir au moins un descripteur de roulage prenant
en compte au moins trois paramètres de fonctionnement du véhicule, à savoir la vitesse
du véhicule, le point de fonctionnement du moteur (régime couple) et la température
sur la ligne d'échappement, ce dernier paramètre pouvant être estimée ou mesurée par
un capteur ad hoc. Ces trois paramètres sont évalués constamment pour tout véhicule,
ce sont les paramètres mentionnés plus haut, ce sont des données disponibles en permanence
qui vont donc être exploitées pour définir aussi un profil de roulage.
[0016] De façon préférée, pour avoir un profil de roulage précis, on choisit d'associer
un descripteur de roulage de court terme et un descripteur de roulage de long terme.
[0017] On entend par descripteur de court terme une combinaison linéaire des trois paramètres
mentionnés plus haut, filtrée avec une constante de temps courte, de par exemple 10
secondes (de l'ordre de la seconde ou de la dizaine de secondes).
[0018] On entend par descripteur de long terme une combinaison linéaire des trois mêmes
paramètres, mais cette fois filtrée avec une constante de temps nettement plus longue,
par exemple de 1 h à 1 h30 (de l'ordre de l'heure, par exemple entre 1 h et 5h).
[0019] En combinant ces deux descripteurs de roulage, on peut en déduire si le conducteur
conduit habituellement en milieu urbain, et circule que rarement sur autoroute, ou
si le conducteur conduit habituellement sur route et rarement en milieu urbain. Dans
ce dernier cas, par exemple, si la régénération du filtre à particules est à déclencher,
la commande de déclenchement, sur la base du profil de roulage, pourra choisir de
différer la regénération, puisque les chances sont élevées que le conducteur, même
s'il roule actuellement lentement car exceptionnellement en milieu urbain, repasse
en roulage de type route rapidement.
[0020] De cette façon, la mise en oeuvre du procédé selon l'invention permet avantageusement
de provoquer une ou des « additivation(s) » forcée(s) du réservoir, qui se traduit
par une augmentation de la proportion de l'additif dans le carburant, se répercutant
par une augmentation rapide de la proportion d'additif dans les suies produites par
le moteur et finalement par une augmentation moyenne de la proportion d'additif dans
les suies stockées dans le FAP.
[0021] Cette modification rapide du dosage permet de s'approcher au plus près de la concentration
moyenne idéale d'additif dans les suies à l'intérieur du filtre à particules.
[0022] Cette « additivation » est particulièrement avantageuse en cas de circulation prolongée
en milieu urbain car l'augmentation de la concentration en additif est généralement
nécessaire pour supprimer les particules en raison de l'existence, dans le cas contraire,
de températures relativement faibles lors de la phase de régénération.
[0023] L'invention a également pour objet un dispositif permettant d'optimiser le processus
de combustion des particules polluantes émises par un moteur thermique d'un véhicule,
caractérisé en ce qu'il comprend :
- des moyens permettant de déterminer le profil de roulage du véhicule ;
- des moyens permettant d'ajuster automatiquement et en continu le dosage d'additif
dans le réservoir de carburant en fonction dudit profil de roulage préalablement déterminé.
[0024] Un mode d'exécution de l'invention sera décrit ci-après, à titre d'exemple non limitatif,
avec référence aux dessins annexés dans lesquels :
La figure 1 est une représentation schématique des moyens principaux utilisés lors
de la mise en oeuvre du procédé selon une variante d'exécution de l'invention, avec
une mise en évidence des relations existant entre eux ; le procédé selon cette variante
d'exécution de l'invention repose essentiellement sur le calcul du dosage cible d'additif.
La figure 2 est une représentation schématique des moyens principaux utilisés lors
de la mise en oeuvre du procédé selon une variante d'exécution de l'invention, avec
une mise en évidence des relations existant entre eux ; le procédé selon cette variante
d'exécution de l'invention repose essentiellement sur la détermination de la température
cible à appliquer lors du processus de régénération.
La figure 3 est une représentation schématique des moyens principaux utilisés lors
de la mise en oeuvre du procédé selon une variante d'exécution de l'invention, avec
une mise en évidence des relations existant entre eux ; le procédé selon cette variante
d'exécution de l'invention repose essentiellement sur la détermination de la nécessité
ou non d'ajouter une certaine quantité d'additif dans le réservoir du véhicule à moteur.
[0025] Dans cet exemple, tel que cela est représenté sur la figure 1, la mise en oeuvre
du procédé selon une variante d'exécution de l'invention se traduit par le calcul
du dosage en additif dans le carburant pour permettre une élimination la plus efficace
possible des suies et/ou particules (le terme « suie » utilisé ci-après devra être
entendu comme englobant la notion de suie et/ou de particule) lors du processus de
régénération.
[0026] Le calcul de ce dosage est effectué par un moyen de calcul 1 auquel sont soumis en
entrée les paramètres suivants :
- l'historique de la vitesse instantanée du véhicule à moteur ;
- les températures moyennes d'eau du moteur ;
- l'historique des températures d'échappement, notamment au niveau du filtre à particules
(FAP) dudit véhicule ;
ces paramètres définissant l'historique et la criticité du roulage du véhicule.
[0027] Le moyen de calcul 1 caractérise la criticité du roulage client (pouvant s'apparenter
à un taux de ville dans son historique de roulage). Le dosage cible est ensuite fonction
de celle-ci.
[0028] Un second moyen de calcul 2 permet de déterminer la quantité d'additif qu'il convient
si nécessaire d'ajouter dans le réservoir de carburant, cette détermination s'effectuant
en plaçant en entrée de ce moyen de calcul 2 les paramètres suivants :
- le dosage cible préalablement calculé ;
- la quantité de carburant introduite dans le réservoir du véhicule, la quantité de
carburant présente dans le réservoir avant cette introduction pouvant être enregistrée
dans un moyen de mémoire (non représenté).
[0029] Ainsi, en fonction de critères de roulage du véhicule, la quantité d'additif dans
le carburant peut être avantageusement adaptée, le second moyen de calcul 2 pouvant
commander un moyen (non représenté) qui permet d'introduire l'additif dans un réservoir
de carburant du véhicule.
[0030] Selon une variante d'exécution de l'invention, tel que cela est représenté sur la
figure 2, la mise en oeuvre du procédé selon l'invention se traduit par la détermination
de la température cible à appliquer lors du processus de régénération.
[0031] Le calcul de cette température est effectué notamment par un moyen de calcul 1 auquel
sont soumis en entrée les paramètres suivants :
- l'historique de la vitesse instantanée du véhicule à moteur ;
- les températures moyennes d'eau du moteur ;
- l'historique des températures d'échappement, notamment au niveau du filtre à particules
(FAP) dudit véhicule ;
ces paramètres définissant l'historique et la criticité du roulage du véhicule.
[0032] Le moyen de calcul 1 caractérise la criticité du roulage client (pouvant s'apparenter
à un taux de ville dans son historique de roulage).
[0033] Parallèlement, le ratio moyen additif / suies est estimé par un autre moyen de calcul
3 auquel sont soumis en entrée les paramètres suivants :
- le niveau des émissions de particules à la source ;
- la consommation de carburant du véhicule ;
- l'historique de la quantité de suies dans le filtre à particules depuis la fin du
dernier processus de régénération ;
- le dosage en additif dans le carburant souhaité, ou dosage cible, ce paramètre pouvant
être défini par le moyen de calcul 1.
[0034] Les valeurs de la criticité du roulage client et de l'estimation du ratio moyen additif
/ suies courant ainsi déterminées sont ensuite appliquées en entrée d'un moyen de
calcul 4 qui permet de déterminer une consigne de température (« consigne T en RG
») à appliquer lors du processus de régénération, afin d'optimiser l'efficacité de
ce dernier.
[0035] Selon une variante d'exécution préférentielle de l'invention, tel que cela est représenté
sur la figure 3, la mise en oeuvre du procédé selon l'invention se traduit par la
détermination de la nécessité ou non d'ajouter une certaine quantité d'additif dans
le réservoir du véhicule à moteur.
[0036] La mise en oeuvre du procédé selon cette variante d'exécution de l'invention se traduit
par la réalisation des étapes suivantes :
- la détermination d'un ratio additif / suies souhaité ou ratio additif / suies cible
(« Ratio Add/Suies Cible ») afin d'optimiser l'efficacité du processus de régénération
; la détermination de ce ratio peut s'effectuer à titre d'exemple non limitatif par
un moyen de calcul 1 auquel sont soumis en entrée les paramètres suivants :
○ l'historique de la vitesse instantanée du véhicule à moteur ;
○ les températures moyennes d'eau du moteur ;
○ l'historique des températures d'échappement, notamment au niveau du filtre à particules
(FAP) dudit véhicule ;
ces paramètres définissant l'historique et la criticité du roulage du véhicule ;
- la détermination d'un ratio moyen additif / suies (Saturation_ratio_est ») qui peut
être estimé à titre d'exemple non limitatif par un autre moyen de calcul 3 auquel
sont soumis en entrée les paramètres suivants :
○ le niveau des émissions de particules à la source ;
○ la consommation de carburant du véhicule ;
○ l'historique de la quantité de suies dans le filtre à particules depuis la fin du
dernier processus de régénération ;
○ l'estimation du dosage moyen en additif dans le carburant, ou dosage estimé, ce
paramètre pouvant être défini par un moyen de calcul 5 ;
- la détermination d'une estimation du dosage moyen en additif dans le carburant, ou
dosage estimé (« Saturation_dosage_est ») ;
- la détermination de la différence entre la valeur du ratio additif / suies cible et
de la valeur du ratio moyen additif / suies estimé ; cette différence est ensuite
appliquée à un contrôleur 6 qui permet de déterminer la valeur de dosage en additif
dans le carburant souhaité, ou dosage cible (« Saturation_dosage_cible ») ; la valeur
de sortie du contrôleur 6 est une correction (positive ou négative et saturée) («
Correction_dosage_res ») est ajouté à la valeur du dosage de référencedosage (« Dosage_base_res
»), pour obtenir la valeur de dosage cible (« Saturation_dosage_cible ») ; ce traitement
permet donc de déterminer le besoin en dosage d'additif dans le réservoir, cette détermination
permettant d'effectuer une régulation lente et continue dudit dosage ;
- la détermination du besoin de la quantité d'additif à ajouter dans le réservoir en
procédant à titre d'exemple de la façon suivante :
○ la valeur de dosage cible (« Saturation_dosage_cible »), l'estimation du dosage
moyen en additif dans le carburant (« Saturation_dosage_est »), et la quantité de
carburant présente dans le réservoir sont soumises en entrée à un contrôleur 7 ;
○ la valeur de dosage corrigé est ensuite appliquée en entrée d'un moyen de commande
8 ainsi que la quantité d'additif en réserve restante et de certaines « conditions
VH » comme la vitesse minimale (ou le temps depuis démarrage) avant autorisation d'addivation
(la pompe d'addGo étant bruyante en usage, on prefere attendre que le véhicule roule
pour réaliser les additivations ;
○ l'envoi d'une requête ayant pour objet la confirmation de l"ajout d'additif et la
valeur dudit ajout dans le réservoir de carburant sont commandés par le moyen de commande
8 ; la valeur de la quantité effective d'additif introduite dans le réservoir de carburant
est placée en entrée du moyen de calcul 5 ;
cette détermination permet d'effectuer une régulation rapide et discrète dudit dosage
de la quantité d'additif à ajouter dans le réservoir.
[0037] Avantageusement, en procédant à ces deux régulations en série, il est possible de
contrôler le besoin en dosage d'additif dans le réservoir et la quantité d'additif
effectivement ajoutée dans le réservoir.
[0038] L'ajout d'une quantité d'additif n'est pas forcement associé à un ajout de carburant.
Ainsi, l'absence de corrélation entre les ajouts de carburant et les ajouts d'additifs
permet avantageusement de bénéficier de la réactivité nécessaire pour corriger rapidement
un sous-dosage en additif du réservoir de carburant et de réduire en procédant à quelques
ajouts de carburant non « additivé » un éventuel surdosage du réservoir. Le fait que
la proportion d'additif dans le carburant soit plus élevée lorsque le véhicule est
utilisé essentiellement en milieu urbain permet de maintenir une vitesse de combustion
à partir de plus faibles thermiques lors du processus de régénération. Par contre,
le fait que la proportion d'additif dans le carburant soit plus faible lorsque les
thermiques en régénération ne sont pas trop contraignantes, permet de préserver la
quantité d'additif disponible et d'économiser le volume de stockage du filtre à particules
plus longtemps.
[0039] En outre, la mise en oeuvre du procédé selon l'invention permet d'assurer en permanence
une utilisation appropriée de l'additif afin que les véhicules ayant un profil favorable,
tels que ceux circulant essentiellement sur voies rapides par exemple, n'en utilisent
pas trop inutilement. Il en résulte une diminution du coût total de possession («
TCO ») de l'additif pour ces véhicules, ainsi que la diminution de l'encrassement
du filtre à particules qui permet notamment de réduire le coût dû au changement du
filtre à particules.
[0040] Enfin, la réduction de la variabilité des ratios réels dans le filtre à particules
permet de réduire la marge communément prise dans les durées de régénération, ce qui
a un effet vertueux sur les impacts du système FAP sur son environnement immédiat
(dilution / surconsommation), et peut permettre à terme l'optimisation du dimensionnement
du FAP, en réduisant notamment sa longueur, ou la réduction de la robustesse de l'environnement
du système FAP selon le compromis choisis par les concepteurs.
[0041] Les valeurs des différents paramètres d'entrée des moyens de calcul 1, 2, 3, 5 sont
déterminées au moyen de matériels de mesure ou de capteurs appropriés (non représentés),
tels que :
- un tachymètre ;
- un thermomètre ;
- des moyens de jaugeage qui permettent de connaître instantanément le niveau de liquide
compris dans le réservoir ;
- un capteur de suies afin d'estimer le niveau des émissions de particules à la source
; néanmoins, cette estimation peut également être faite au moyen de modèles prédéfinis
en fonction notamment des paramètres de roulage du véhicule.
[0042] L'invention a également pour objet un dispositif conformé pour mettre en oeuvre le
procédé selon l'invention, ce dispositif comportant :
- des matériels de mesure ou des capteurs du type susdit ;
- au moins un moyen de calcul, les moyens de calcul 1, 2, 3, 4, 5 pouvant être totalement
ou partiellement fusionnés ;
- au moins un contrôleur 6, 7 ;
- au moins un moyen de commande 8 ;
- un moyen qui permet d'introduire l'additif dans un réservoir de carburant du véhicule.
[0043] Le dispositif selon l'invention peut également comprendre des moyens de mémoire (non
représentés) permettant d'enregistrer les valeurs de certains paramètres et/ou des
résultats de calculs intermédiaires.
1. Procédé permettant d'optimiser le processus de combustion des particules polluantes
émises par un moteur thermique d'un véhicule qui comporte également :
• un système comprenant un filtre à particules dont le fonctionnement requiert un
additif ayant un effet sur la température de combustion des particules ;
• un moyen permettant de procéder au jaugeage du carburant ;
• un moyen permettant d'introduire l'additif dans un réservoir de carburant du véhicule
;
caractérisé en ce que ledit procédé comprend les étapes consistant à :
• déterminer le profil de roulage du véhicule au moyens de paramètres évalués constamment
; lesdits paramètres étant notamment la vitesse, le régime couple et la température
sur la ligne d'échappement ;
• ajuster automatiquement et en continu le dosage d'additif dans le réservoir de carburant
du véhicule en fonction dudit profil de roulage préalablement déterminé.
2. Procédé permettant d'optimiser le processus de combustion des particules polluantes
émises par un moteur thermique d'un véhicule selon la revendication 1,
caractérisé en qu'il comprend les étapes consistant à :
• calculer le dosage cible souhaité en additif dans le carburant par un moyen de calcul
(1) auquel sont soumis en entrée les paramètres suivants :
○ l'historique de la vitesse instantanée du véhicule à moteur ;
○ les températures moyennes d'eau du moteur ;
○ l'historique des températures d'échappement, notamment au niveau du filtre à particules
(FAP) dudit véhicule ;
ces paramètres définissant l'historique et la criticité du roulage du véhicule ;
déterminer par un second moyen de calcul (2) la quantité d'additif qu'il convient
si nécessaire d'ajouter dans le réservoir de carburant ; cette détermination s'effectuant
en plaçant en entrée de ce moyen de calcul (2) les paramètres suivants :
le dosage cible préalablement calculé ;
la quantité de carburant introduite dans le réservoir du véhicule, la quantité de
carburant présente dans le réservoir avant cette introduction pouvant être enregistrée
dans un moyen de mémoire ;
la quantité d'additif dans le carburant est adaptée en fonction de critères de roulage
du véhicule, le second moyen de calcul (2) pouvant commander un moyen qui permet d'introduire
l'additif dans un réservoir de carburant du véhicule.
3. Procédé selon la revendication 1,
caractérisé en ce qu'il comprend les étapes consistant à :
• déterminer un ratio additif / suies souhaité ou ratio additif / suies cible afin
d'optimiser l'efficacité du processus de régénération, par un moyen de calcul (1)
auquel sont soumis en entrée les paramètres suivants :
○ l'historique de la vitesse instantanée du véhicule à moteur ;
○ les températures moyennes d'eau du moteur ;
○ l'historique des températures d'échappement, notamment au niveau du filtre à particules
(FAP) dudit véhicule ;
ces paramètres définissant l'historique et la criticité du roulage du véhicule ;
• déterminer le ratio moyen additif / suies par un autre moyen de calcul (3) auquel
sont soumis en entrée les paramètres suivants :
○ le niveau des émissions de particules à la source ;
○ la consommation de carburant du véhicule ;
○ l'historique de la quantité de suies dans le filtre à particules depuis la fin du
dernier processus de régénération ;
○ le dosage en additif dans le carburant souhaité, ou dosage cible, ce paramètre pouvant
être défini par le moyen de calcul (1) ;
• appliquer les valeurs du ratio additif / suies cible et du ratio moyen additif /suies
souhaité en entrée d'un moyen de calcul (4) qui permet de déterminer une consigne
de température à appliquer lors du processus de régénération, afin d'optimiser l'efficacité
de ce dernier.
4. Procédé selon la revendication 1,
caractérisé en ce qu'il comprend la réalisation des étapes suivantes :
• la détermination d'un ratio additif / suies souhaité ou ratio additif / suies cible
(« Ratio Add/Suies Cible ») afin d'optimiser l'efficacité du processus de régénération
;
• la détermination d'un ratio moyen additif / suies (Saturation_ratio_est ») ;
• la détermination d'une estimation du dosage moyen en additif dans le carburant,
ou dosage estimé (« Saturation_dosage_est ») ;
• la détermination de la différence entre la valeur du ratio additif / suies cible
et de la valeur du ratio moyen additif / suies estimé ; cette différence est ensuite
appliquée à un contrôleur (6) qui permet de déterminer la valeur de dosage en additif
dans le carburant souhaité, ou dosage cible (« Saturation_dosage_cible ») ; la valeur
de sortie du contrôleur 6 est une correction (positive ou négative et saturée) («
Correction_dosage_res ») est ajouté à la valeur du dosage de référencedosage (« Dosage_base_res
»), pour obtenir la valeur de dosage cible (« Saturation_dosage_cible »)
• la détermination du besoin de la quantité d'additif à ajouter dans le réservoir.
5. Procédé selon la revendication 4,
caractérisé en ce que :
• la détermination du ratio additif / suies cible (« Ratio Add/Suies Cible ») s'effectue
par un moyen de calcul (1) auquel sont soumis en entrée les paramètres suivants :
○ l'historique de la vitesse instantanée du véhicule à moteur ;
○ les températures moyennes d'eau du moteur ;
○ l'historique des températures d'échappement, notamment au niveau du filtre à particules
(FAP) dudit véhicule ;
ces paramètres définissant l'historique et la criticité du roulage du véhicule ;
• la détermination du ratio moyen additif / suies (Saturation_ratio_est ») est estimé
par un autre moyen de calcul (3) auquel sont soumis en entrée les paramètres suivants
:
○ le niveau des émissions de particules à la source ;
○ la consommation de carburant du véhicule ;
○ l'historique de la quantité de suies dans le filtre à particules depuis la fin du
dernier processus de régénération ;
○ l'estimation du dosage moyen en additif dans le carburant, ou dosage estimé, ce
paramètre pouvant être défini par un moyen de calcul (5) ;
• la détermination d'une estimation du dosage moyen en additif dans le carburant,
ou dosage estimé (« Saturation_dosage_est ») est estimée par un autre moyen de calcul
(5) auquel sont soumis en entrée les paramètres suivants :
○ la quantité de carburant ajouté dans le réservoir ;
○ la quantité d'additif présent dans le réservoir ;
○ la quantité d'additif ajouté dans le réservoir ;
• la détermination du besoin de la quantité d'additif à ajouter dans le réservoir
s'effectue en procédant de la façon suivante :
○ la valeur de dosage cible (« Saturation dosage cible »), l'estimation du dosage
moyen en additif dans le carburant (« Saturation_dosage_est »), et la quantité de
liquide présente dans le réservoir sont soumises en entrée à un contrôleur (7) ;
○ la valeur de dosage corrigé est ensuite appliquée en entrée d'un moyen de commande
8 ainsi que la quantité d'additif en réserve restante et de certaines « conditions
VH » comme la vitesse minimale (ou le temps depuis démarrage) avant autorisation d'addivation
(la pompe d'addGo étant bruyante en usage, on prefere attendre que le véhicule roule
pour réaliser les additivations ;
○ l'envoi d'une requête ayant pour objet la confirmation de l"ajout d'additif et la
valeur dudit ajout dans le réservoir de carburant sont commandés par le moyen de commande
8 ; la valeur de la quantité effective d'additif introduite dans le réservoir de carburant
est placée en entrée du moyen de calcul 5 ;
6. Dispositif permettant de mettre en oeuvre le procédé selon l'une des revendications
1 à 5,
caractérisé en ce qu'il comprend :
• des moyens permettant de déterminer le profil de roulage du véhicule ;
• des moyens permettant d'ajuster automatiquement et en continu le dosage d'additif
dans le réservoir de carburant en fonction dudit profil de roulage préalablement déterminé.
7. Dispositif selon la revendication 6,
caractérisé en ce qu'il comprend :
• des matériels de mesure ou des capteurs ;
• au moins un moyen de calcul, les moyens de calcul (1, 2, 3, 4, 5) pouvant être totalement
ou partiellement fusionnés ;
• au moins un contrôleur (6, 7) ;
• au moins un moyen de commande (8) ;
• un moyen qui permet d'introduire l'additif dans un réservoir de carburant du véhicule.
8. Dispositif selon la revendication 7,
caractérisé en ce que les matériels de mesure ou de capteurs appropriés sont constitués par :
• un tachymètre ;
• un thermomètre ;
• des moyens de jaugeage qui permettent de connaître instantanément le niveau de liquide
compris dans le réservoir ;
• un capteur de suies afin d'estimer le niveau des émissions de particules à la source,
cette estimation pouvant également être faite au moyen de modèles prédéfinis en fonction
notamment des paramètres de roulage du véhicule.
9. Dispositif selon l'une des revendications 6 à 8, caractérisé en ce qu'il comprend des moyens de mémoire permettant d'enregistrer les valeurs de certains paramètres
et/ou des résultats de calculs intermédiaires.