[0001] La présente invention concerne un dispositif d'alimentation à onduleur de moyens
inducteurs intégrés à un circuit résonant.
[0002] Elle concerne également un appareil de cuisson à induction adapté à mettre en oeuvre
le dispositif d'alimentation à onduleur conforme à l'invention.
[0003] Plus particulièrement, la présente invention concerne le domaine des appareils de
cuisson à induction dans lesquels chaque zone ou foyer de cuisson est piloté par un
seul élément de puissance intégré dans un dispositif d'alimentation à onduleur.
[0004] Un tel dispositif d'alimentation à onduleur est notamment décrit dans le document
WO 2007/042315 dans lequel les moyens d'induction intégrés à un circuit résonant sont alimentés
à partir d'un dispositif d'alimentation à onduleur comportant un transistor en commutation,
du type d'un transistor commandé en tension connu sous l'appellation IGBT (acronyme
du terme anglais
"Insulated Gate Bipolar Transistor"), monté en série avec le circuit résonant.
[0005] Ce type de topologie est appelé topologie mono-transistor ou quasi-résonnante et
correspond à un montage quasi-résonnant du dispositif d'alimentation à onduleur.
[0006] Le transistor en commutation est lui-même monté en parallèle avec une diode de roue
libre.
[0007] Un tel dispositif d'alimentation à onduleur fonctionne selon une fréquence de commutation
du transistor, correspondant à une période de commande T.
[0008] Cet interrupteur est également associé à un rapport cyclique de conduction Δ, Δ <
1, défini de telle sorte que le transistor est commuté en position ON pendant une
durée ΔT de la période de commande.
[0009] Cette durée ΔT correspond ainsi à la période de conduction du transistor et de la
diode de roue libre pour chaque période de commande T.
[0010] En modifiant la fréquence de commutation du dispositif d'alimentation à onduleur,
il est possible d'ajuster la puissance instantanée délivrée par les moyens inducteurs
à un récipient de cuisson.
[0011] Dans un tel appareil de cuisson à induction, la puissance instantanée induite dans
un récipient placé aux droits des moyens inducteurs est limitée par une puissance
maximale continue et une puissance minimale continue liées au fonctionnement du transistor
en commutation, du type IGBT.
[0012] Ainsi, la puissance minimale continue pouvant être induite dans le récipient par
un inducteur de manière continue est limitée par la topologie du transistor en commutation,
et notamment par le pic de courant généré dans l'IGBT à la mise ON du transistor.
[0013] De même, la puissance maximale continue pouvant être induite dans un récipient donné
est limitée par la tension maximale admissible entre les bornes du transistor, c'est-à-dire
entre le collecteur et l'émetteur de l'IGBT.
[0014] Le dépassement de la tension maximale admissible aux bornes du transistor conduit
à la destruction de celui-ci.
[0015] En effet, le transistor en commutation étant monté en série avec les moyens inducteurs,
une augmentation de la puissance induite par les moyens inducteurs dans un récipient
implique nécessairement une augmentation du courant et de la tension aux bornes du
transistor.
[0016] Ainsi, la tension maximale admissible aux bornes de l'IGBT contraint nécessairement
la puissance induite dans le récipient.
[0017] A titre d'exemple non limitatif, pour des transistors en commutation du type IGBT
ayant une tension maximale admissible entre le collecteur et l'émetteur de 1200 V,
la puissance générée par un inducteur commandé en commutation par un tel dispositif
d'alimentation à onduleur est de l'ordre de 2300 W.
[0018] Bien entendu, la valeur de la puissance maximale dépend du récipient.
[0019] Cette puissance maximale, pour un récipient donné, peut être calculée en déterminant
le courant maximal circulant dans l'inducteur sans que la tension entre le collecteur
et l'émetteur du transistor en commutation ne dépasse la tension maximale admissible.
[0020] La puissance induite dépend alors de ce courant maximal et de la résistance de charge
associée au récipient.
[0021] Pour générer une puissance induite plus élevée, et dans l'exemple donné, supérieure
à 2300 W, il est impératif d'utiliser un transistor en commutation pouvant supporter
une tension maximale continue supérieure à 1200 V.
[0022] On connaît par exemple dans l'état de la technique des transistors en commutation
du type IGBT possédant une tension maximale admissible supérieure à 1200 V, et par
exemple de l'ordre de 1600V.
[0023] Toutefois, l'utilisation d'un tel transistor en commutation ne permet pas d'augmenter
la puissance générée par un inducteur compte tenu de la tension relativement élevée
entre le collecteur et l'émetteur lorsque le transistor en commutation est à l'état
ON.
[0024] La tension entre le collecteur et l'émetteur étant très importante, le transistor
va s'échauffer lorsque le courant le parcourt, cet échauffement pouvant conduire à
la destruction thermique de ce composant électronique.
[0025] Ce type de transistor n'est donc pas non plus adapté au passage de courant important,
qui permettrait la génération d'une puissance induite élevée dans le récipient.
[0026] La présente invention a pour but de résoudre les inconvénients précités et de proposer
un dispositif d'alimentation à onduleur permettant d'augmenter la puissance induite
par des moyens inducteurs dans un récipient.
[0027] A cet effet, la présente invention concerne un dispositif d'alimentation à onduleur
de moyens inducteurs intégrés à un circuit résonant, le dispositif d'alimentation
à onduleur ayant une topologie quasi-résonnante.
[0028] Selon l'invention, le dispositif d'alimentation à onduleur comprend au moins deux
transistors en commutation montés en parallèle, les transistors en commutation étant
montés en série avec les moyens inducteurs.
[0029] Le montage en parallèle de transistor en commutation autorise le passage d'un courant
électrique important dans le circuit dès lors que le courant électrique est réparti
dans les deux transistors en commutation montés en parallèle.
[0030] Il est ainsi possible d'utiliser des transistors en commutation ayant une tension
maximale admissible importante sans risque d'échauffement de ces transistors en commutation
lors du passage du courant dans les transistors en commutation à l'état ON.
[0031] La puissance induite dans un récipient peut ainsi être augmentée tout en conservant
une topologie quasi-résonnante du dispositif d'alimentation à onduleur, du même type
que celle utilisée pour piloter des moyens inducteurs par un seul composant électronique
de puissance.
[0032] En pratique, les transistors en commutation sont montés respectivement en parallèle
avec des diodes de roue libre.
[0033] Pour la commutation du dispositif d'alimentation à onduleur, un même signal de commande
en commutation est adressé à la grille des transistors en commutation.
[0034] Ainsi, la commande en commutation des transistors en commutation montés en parallèle
est réalisée à la même fréquence et en phase.
[0035] Selon un mode de réalisation pratique de l'invention, les transistors en commutation
sont des composants montés sur une plaquette de circuit imprimé, les collecteurs des
transistors en commutation étant reliés entre eux par une piste de matériau conducteur
déposée sur la plaquette de circuit imprimé.
[0036] Alternativement, les transistors en commutation sont des composants montés sur une
plaquette de circuit imprimé, la plaquette de circuit imprimé comprenant un fil conducteur
rapporté reliant les collecteurs des transistors en commutation.
[0037] Cette technologie permet de réaliser en grande série sur une plaquette de circuit
imprimé plusieurs dispositifs d'alimentation à onduleur selon la topologie quasi-résonnante,
le montage en parallèle de deux transistors en commutation pouvant être réalisé au
cas par cas pour la commande à une forte puissance de certains foyers de cuisson à
induction en utilisant en tant qu'accessoire un fil conducteur qui est connecté aux
collecteurs des transistors en commutation au moment du montage de la plaquette de
circuit imprimé dans un appareil de cuisson à induction.
[0038] La plaquette de circuit imprimé peut ainsi être standardisée, nécessitant moins de
références pour la fabrication d'appareils de cuisson à induction.
[0039] Selon un second aspect, la présente invention concerne également un appareil de cuisson
à induction, comprenant au moins un foyer de cuisson comportant des moyens inducteurs
intégrés à un circuit résonant.
[0040] Cet appareil de cuisson comprend un dispositif d'alimentation à onduleur conforme
à l'invention.
[0041] Cet appareil de cuisson présente des caractéristiques et avantages analogues à ceux
décrits précédemment en relation avec le dispositif d'alimentation à onduleur.
[0042] D'autres particularités et avantages de l'invention apparaîtront encore dans la description
ci-après.
[0043] Aux dessins annexés, donnés à titre d'exemples non limitatifs :
- la figure 1 est une vue schématique d'un appareil de cuisson à induction adapté à
intégrer un dispositif d'alimentation à onduleur conforme à l'invention ;
- la figure 2 est un schéma illustrant le principe d'un dispositif d'alimentation à
onduleur conforme à l'invention ; et
- les figures 3A et 3B illustrent un exemple de mise en oeuvre d'un dispositif d'alimentation
à onduleur selon un mode de réalisation de l'invention.
[0044] On va décrire tout d'abord en référence à la figure 1 un appareil de cuisson à induction
adapté à intégrer un dispositif d'alimentation à onduleur pour la commande de moyens
inducteurs.
[0045] A titre d'exemples non limitatifs, cet appareil de cuisson peut être une table de
cuisson à induction 10 comprenant au moins un foyer de cuisson comportant des moyens
inducteurs.
[0046] Dans cet exemple, la table de cuisson 10 comporte quatre foyers de cuisson F1, F2,
F3, F4, chaque foyer de cuisson comportant des moyens inducteurs.
[0047] Ces moyens inducteurs comprennent typiquement une ou plusieurs bobines d'induction
montées en série.
[0048] Cette table de cuisson 10 comprend de manière classique une phase de puissance d'alimentation
électrique 11, typiquement une alimentation secteur.
[0049] A titre d'exemple, la table de cuisson 10 est alimentée en 32 A, pouvant fournir
une puissance maximale de 7200 W à la table de cuisson 10, soit une puissance de 3600
W par phase.
[0050] On notera que les moyens inducteurs associés à chaque foyer de cuisson F1, F2, F3,
F4 peuvent en pratique être réalisés à partir d'une ou plusieurs bobines inductrices
dans lesquelles circule le courant électrique, ces bobines étant montées sur une même
phase de puissance.
[0051] Une carte de commande de puissance 12 permet de supporter l'ensemble des moyens électroniques
et informatiques nécessaires au contrôle de la table de cuisson, et notamment le dispositif
d'alimentation à onduleur des moyens inducteurs qui sera décrit ultérieurement.
[0052] Bien entendu, la table de cuisson 10 pourrait comporter plusieurs cartes de commande
de puissance permettant de répartir l'ensemble des moyens électroniques et informatiques
nécessaires au contrôle de cette table de cuisson.
[0053] En pratique, des liaisons électriques 13 sont prévues entre cette carte de commande
de puissance 12 et chaque foyer de cuisson F1, F2, F3, F4.
[0054] La carte de commande de puissance 12 est classiquement réalisée à partir d'une plaquette
de circuit imprimé.
[0055] Par ailleurs, l'ensemble des moyens inducteurs composant chaque foyer F1, F2, F3,
F4 et la carte de commande de puissance 12 sont placés sous une surface plane de cuisson,
par exemple réalisée à partir d'une plaque en vitrocéramique.
[0056] Les foyers de cuisson F1, F2, F3, F4 peuvent en outre être identifiés par une sérigraphie
en vis-à-vis des moyens inducteurs composant chaque foyer de cuisson, et placés sous
la surface plane de cuisson.
[0057] Bien entendu, bien qu'on ait illustré un exemple de réalisation de table de cuisson
10 dans laquelle quatre zones de cuisson constituant des foyers de cuisson F1, F2,
F3, F4 sont prédéfinies dans le plan de cuisson, la présente invention s'applique
également à une table de cuisson ayant un nombre variable ou des formes différentes
de foyers de cuisson, ou encore, présentant un plan de cuisson sans zone ou foyer
de cuisson prédéfinis, ces derniers étant définis au cas par cas par la position du
récipient en vis-à-vis d'un sous-ensemble de bobines d'induction disposées sous le
plan de cuisson.
[0058] Finalement, la table de cuisson 10 comporte également des moyens de commande et d'interface
14 avec l'utilisateur permettant à l'utilisateur de commander en puissance et en durée
le fonctionnement de chaque foyer F1, F2, F3, F4.
[0059] En particulier, l'utilisateur peut par le biais des moyens de commande et d'interface
14 assigner une puissance de consigne à chaque foyer de cuisson recouvert d'un récipient.
[0060] La structure d'une telle table de cuisson et le montage des moyens inducteurs n'ont
pas besoin d'être décrits plus en détail ici.
[0061] On a illustré à la figure 2 un principe de réalisation d'un dispositif d'alimentation
à onduleur selon l'invention.
[0062] Un tel dispositif d'alimentation à onduleur 20 est adapté à alimenter un des foyers
de cuisson F1, F2, F3, F4 de la table de cuisson 10, et par exemple le foyer de cuisson
F1, étant entendu que chaque foyer de cuisson peut présenter le même schéma d'alimentation.
[0063] Dans le schéma de principe illustré à la figure 2, une inductance L1 représente à
la fois l'inductance des moyens inducteurs du foyer de cuisson F1 et celle d'un récipient
à chauffer placé en vis-à-vis, au niveau du foyer de cuisson F1.
[0064] Bien que non illustré à la figure 2, le système constitué par un récipient et les
moyens d'induction du foyer de cuisson F1 comprend en série avec l'inductance L1 une
résistance, caractérisant principalement la résistance du récipient.
[0065] Les moyens inducteurs L1 sont intégrés à un circuit résonnant, comportant ainsi un
condensateur C1 monté en parallèle avec l'inducteur L1 et la résistance.
[0066] Le dispositif d'alimentation à onduleur 20 tel qu'illustré à la figure 2 comprend
deux transistors en commutation T1, T2 montés en parallèle.
[0067] Ces transistors en commutation T1, T2 sont également montés en série avec les moyens
inducteurs L1.
[0068] Les transistors en commutation T1, T2 sont ici à titre d'exemples non limitatifs
des transistors commandés en tension, couramment appelés interrupteur IGBT (acronyme
du terme anglais
"Insulated Gate Bipolar Transistor").
[0069] On appellera dans la suite de la description les transistors en commutation T1, T2
des interrupteurs IGBT T1, T2.
[0070] Chaque interrupteur IGBT T1, T2 est monté en parallèle avec une diode de roue libre
D1, D2.
[0071] Ce montage en parallèle d'une diode de roue libre D1, D2, entre le collecteur C et
l'émetteur E de chaque interrupteur IGBT T1, T2 est utilisé communément dans la topologie
quasi-résonnante des dispositifs d'alimentation à onduleur.
[0072] Pour réaliser le montage en parallèle des deux interrupteurs IGBT T1, T2, les collecteurs
C des deux interrupteurs IGBT T1, T2 sont reliés électriquement l'un à l'autre et
connectés au niveau d'un noeud d'alimentation N des moyens inducteurs L1.
[0073] Par ailleurs, les émetteurs E des interrupteurs IGBT T1, T2 sont également reliés
électriquement l'un à l'autre et mis à la masse.
[0074] Le fonctionnement d'un tel dispositif d'alimentation à onduleur 20 nécessite un signal
de commande en commutation.
[0075] Ce signal de commande est adressé à la grille G des deux interrupteurs IGBT T1, T2.
[0076] En pratique, un même signal de commande, identique en phase et en fréquence, est
adressé aux deux interrupteurs IGBT T1, T2 pour contrôler la fréquence de commutation
des deux interrupteurs T1, T2.
[0077] Grâce à ce montage de deux interrupteurs IGBT T1, T2 en parallèle, il est possible
d'augmenter la puissance générée par les moyens inducteurs L1 dès lors que le courant
électrique circule dans les deux interrupteurs IGBT T1, T2 et non plus dans un seul
interrupteur IGBT utilisé classiquement dans l'art antérieur.
[0078] On va donner ci-après, à titre d'exemples non limitatifs, des exemples comparatifs
de fonctionnement et de puissance générée, pour un dispositif d'alimentation à onduleur
comprenant un seul transistor en commutation ou deux transistors en commutation montés
en parallèle.
[0079] On notera que la topologie d'un dispositif d'alimentation à onduleur ne mettant en
oeuvre qu'un seul transistor en commutation est identique à celle décrite à la figure
2, le montage ne comprenant qu'un seul transistor en commutation, et par exemple l'interrupteur
IGBT T1 monté en parallèle avec la diode de roue libre D1.
[0080] Dans un tel montage, mettant en oeuvre un seul transistor en commutation, l'interrupteur
IGBT T1 présente à titre d'exemple non limitatif les caractéristiques suivantes :
- tension maximale entre collecteur C et émetteur E : VCE MAX = 1200 V;
- tension entre collecteur C et émetteur E lorsque l'interrupteur IGBT T1 est ON : VCE SAT = 1,85 V;
- tension aux bornes de la diode de roue libre D1 : VF = 1,7 V.
[0081] Lorsque la puissance générée par les moyens inducteurs L1 est de l'ordre de 2300W,
le courant moyen circulant dans les moyens inducteurs L1 est égal à 30 A environ.
[0082] Le courant moyen I
MOY IGBT dans l'interrupteur IGBT T1 est égal à environ 15 A alors que le courant moyen I
MOY DIODE dans la diode D1 de roue libre est sensiblement égal à 10 A.
[0083] Par conséquent, les pertes dans l'interrupteur IGBT T1, égales à V
CE SAT x I
MOY IGBT, sont sensiblement égales à 28 W.
[0084] De même, les pertes dans la diode de roue libre D1, égales à V
F x I
MOY DIODE sont sensiblement égales à 17 W.
[0085] Les pertes totales dans l'interrupteur IGBT T1 monté en parallèle avec la diode de
roue libre D1 sont donc égales à environ 45 W.
[0086] L'échauffement lié à ces pertes dans l'interrupteur IGBT T1 et la diode de roue libre
D1 est ainsi modéré, de telle sorte que la température du composant électronique se
stabilise autour de 85° C au bout de quelques minutes.
[0087] Ainsi, l'utilisation d'un l'interrupteur IGBT T1 présentant une tension maximale
continue de 1200 V est compatible avec la génération d'une puissance modérée de l'ordre
de 2300 W dans les moyens inducteurs L1.
[0088] Lorsqu'on souhaite augmenter la puissance générée par les moyens inducteurs L1, et
par exemple permettre la génération d'une puissance de l'ordre de 3000 W, la tension
entre le collecteur C et l'émetteur E d'un interrupteur IGBT T1 monté en série avec
les moyens inducteurs L1 est de l'ordre de 1350 V, ce qui interdit l'utilisation d'un
interrupteur IGBT T1 présentant une tension maximale entre collecteur C et émetteur
E de 1200 V.
[0089] On décrit ci-après, à titre d'exemple comparatif, la mise en oeuvre d'un dispositif
d'alimentation à onduleur comprenant un unique transistor en commutation mettant en
oeuvre l'interrupteur IGBT T1 présentant une tension maximale entre collecteur C et
émetteur E supérieure à 1200 V.
[0090] Par exemple, l'interrupteur IGBT T1 monté en série avec les moyens inducteurs L1
présente les caractéristiques suivantes :
- tension maximale entre le collecteur C et l'émetteur E : VCE MAX = 1600 V ;
- tension entre le collecteur C et l'émetteur E lorsque l'interrupteur IGBT T1 est ON
: VCE SAT = 2,25 V ;
- tension aux bornes de la diode de roue D1 : VF = 2V.
[0091] Lorsque la puissance générée par les moyens inducteurs L1 est de l'ordre de 3000W,
le courant moyen circulant dans les moyens inducteurs L1 est de 35 A environ.
[0092] Le courant moyen I
MOY IGBT circulant dans l'interrupteur IGBT T1 est alors de l'ordre de 17,5 A, alors que le
courant moyen I
MOY DIODE circulant dans la diode de roue libre D1 est égal à 12,5 A environ.
[0093] Dans ces conditions, les pertes dans l'interrupteur IGBT T1, égales à V
CE SAT x I
MOY IGBT, sont sensiblement égales à 39 W alors que les pertes dans la diode de roue libre
D1, égales à V
F x I
MOY DIODE, sont sensiblement égales à 25W.
[0094] Les pertes totales dans le composant électronique de puissance sont alors égales
à environ 64 W.
[0095] Dans ces conditions, l'échauffement lié aux pertes dans l'interrupteur IGBT T1 et
la diode de roue libre D1 est très important.
[0096] La température du composant électronique de puissance ne se stabilise pas, ce qui
provoque sa destruction au bout de quelques minutes.
[0097] L'utilisation du montage en parallèle des deux transistors en commutation T1, T2
tel qu'illustré à la figure 2 permet de répartir le courant circulant sur les deux
interrupteurs IGBT T1, T2.
[0098] En reprenant l'exemple précédent, dans lequel les l'interrupteurs IGBT T1, T2 présentent
une tension maximale entre collecteur et émetteur V
CE MAX de l'ordre de 1600 V, les valeurs données ci-dessus pour la tension V
CE SAT entre le collecteur C et l'émetteur E et la tension V
F aux bornes de la diode de roue libre s'appliquent de la même manière aux deux interrupteurs
IGBT T1, T2 associés respectivement aux deux diodes de roue libre D1, D2.
[0099] Pour une puissance générée de l'ordre de 3000 W, le courant moyen dans les moyens
inducteurs L1 est de l'ordre de 35 A.
[0100] Toutefois, dès lors que les deux transistors en commutation T1, T2 montés en parallèle
comme illustré à la figure 2 sont sensiblement identiques, le courant moyen I
MOY IGBT dans chaque interrupteur IGBT T1, T2 est égal sensiblement à 8,75 A, alors que le
courant moyen I
MOY DIODE circulant dans chaque diode D1, D2 est de l'ordre de 6,25 A.
[0101] Ainsi, le courant moyen circulant dans les moyens inducteurs L1 est réparti sur les
deux interrupteurs IGBT T1, T2 montés en parallèle.
[0102] Dans ces conditions, les pertes dans chaque interrupteur IGBT T1, T2 sont limitées
à environ 19,5 W alors que les pertes dans chaque diode D1, D2 sont sensiblement égales
à 12,5 W.
[0103] Les pertes totales dans chaque interrupteur IGBT T1, T2 associé à une diode de roue
libre D1, D2 sont donc sensiblement égales à 32 W.
[0104] Cette réduction importante des pertes permet de limiter fortement l'échauffement
de chaque composant électronique de telle sorte que la température de chaque composant
se stabilise autour de 70° au bout de quelques minutes.
[0105] Ainsi, grâce au montage en parallèle des deux transistors en commutation T1, T2,
il est possible de réduire les pertes thermiques au niveau de chaque transistor en
commutation et de limiter son échauffement.
[0106] Bien entendu, les exemples numériques donnés ci-dessus sont purement illustratifs
et ne limitent pas la portée de la présente invention.
[0107] Le montage en parallèle de deux transistors en commutation T1, T2 peut être réalisé
de différentes manières.
[0108] Dès lors que le dispositif d'alimentation à onduleur 20 est réalisé sur une plaquette
de circuit imprimé (Printed Circuit Board ou PCB en terminologie anglo-saxonne), les
interrupteurs IGBT T1, T2 sont des composants de puissance de cette plaquette de circuit
imprimé.
[0109] La manière la plus simple de réaliser la mise en parallèle de ces composants consiste
à relier les collecteurs C des interrupteurs IGBT T1, T2 par une piste de matériau
conducteur, par exemple une piste de cuivre déposée sur la plaquette de circuit imprimé.
[0110] Ce mode de réalisation permet ainsi de réaliser en série des topologies quasi-résonnantes,
le montage en parallèle deux à deux des transistors en commutation T1, T2 pouvant
être réalisé au cas par cas en réalisant la connexion entre les collecteurs des transistors
avec une piste de matériau conducteur déposée sur la plaquette de circuit imprimé.
[0111] Ainsi, pour un appareil de cuisson à induction à quatre sorties de puissance, la
plaquette de circuit imprimé peut comporter huit transistors en commutation du type
IGBT et fournir quatre sorties de puissance.
[0112] Les transistors en commutation peuvent être montés par paire comme illustré à la
figure 2 et définir ainsi des foyers de cuisson de forte puissance.
[0113] En revanche, lorsqu'on souhaite monter uniquement un seul transistor en commutation
sur un inducteur, et par exemple un premier transistor en commutation T1 relié à des
premiers moyens inducteurs L1, il est inutile de monter un second transistor en commutation
T2.
[0114] Ainsi, la plaquette de circuit imprimé peut être standardisée au niveau des emplacements
destinés à recevoir les différents transistors en commutation et des différentes pistes
conductrices.
[0115] En fonction du montage simple ou en parallèle des transistors en commutation T1,
T2, on ne monte pas ou on monte les transistors en commutation T1, T2 aux différents
emplacements.
[0116] On peut ainsi utiliser une plaquette de circuit imprimé standard nécessitant moins
de références pour la fabrication d'un appareil de cuisson à induction, quel que soit
le type de foyer de cuisson réalisé.
[0117] Alternativement, comme illustré aux figures 3A et 3B, on peut utiliser en tant qu'accessoire
un fil conducteur 31 adapté à relier les collecteurs C des deux interrupteurs IGBT
T1, T2, eux-mêmes formant des composants de la plaquette de circuit imprimé.
[0118] Ce fil conducteur 31 peut être par exemple un fil de cuivre et est rapporté sur la
plaquette de circuit imprimé.
[0119] On réalise ainsi sur une plaquette de circuit imprimé des montages indépendants de
plusieurs transistors en commutation, et ici deux interrupteurs IGBT T1, T2 montés
respectivement en parallèle avec une diode de roue libre D1, D2.
[0120] En l'absence d'un fil conducteur 31, comme illustré à la figure 3A, les deux interrupteurs
IGBT T1, T2 sont indépendants et peuvent piloter chacun des moyens inducteurs L1,
L2 intégrés à un circuit résonnant constitué d'un condensateur C1, C2 monté en parallèle
avec les moyens inducteurs L1, L2 et la résistance d'un récipient disposé en vis-à-vis
des moyens inducteurs L1, L2.
[0121] Dans ce type de montage, la puissance induite par les moyens inducteurs L1, L2 reste
alors inférieure à 2300 W, chaque moyen inducteur L1, L2 étant piloté par un unique
transistor en commutation T1, T2.
[0122] On notera que dans cette configuration, chaque transistor en commutation T1, T2 peut
être piloté par un signal de commande indépendant, et notamment de fréquences différentes.
[0123] Lorsqu'on souhaite augmenter la puissance générée par des moyens inducteurs, il est
alors possible de relier par un fil conducteur 31 les collecteurs C de deux transistors
en commutation T1, T2 comme illustré à la figure 3B.
[0124] Dans ce cas, les seconds moyens inducteurs L2 et le second condensateur C2 monté
en parallèle sont montés en série avec les collecteurs C des deux transistors en commutation
T1, T2.
[0125] La puissance maximale pouvant ainsi être induite dans un récipient placé au-dessus
des seconds moyens inducteurs L2 peut être supérieure à 2300 W, et par exemple de
l'ordre de 3000 W.
[0126] Dans ce cas, il n'est pas nécessaire de monter les premiers moyens inducteurs L1
associés au premier condensateur C1.
[0127] Ainsi, en référence aux figures 3A et 3B, un autre mode de réalisation de standardisation
de plaquette de circuit imprimé peut être envisagé.
[0128] Pour un appareil de cuisson à induction à quatre sorties de puissance, la plaquette
de circuit imprimé peut comporter quatre transistors en commutation du type IGBT et
fournir quatre sorties de puissance pour alimenter quatre foyers de cuisson.
[0129] Dans le cas où une sortie de puissance plus élevée est nécessaire, deux transistors
en commutation T1, T2 sont reliés entre eux comme illustré à la figure 3B au moyen
d'un fil conducteur 31 rapporté sur la plaquette de circuit imprimé de sorte à définir
un foyer de cuisson de forte puissance.
[0130] De cette manière, la plaquette de circuit imprimé comporte quatre transistors en
commutation du type IGBT et fournit trois sorties de puissance pour alimenter trois
foyers de cuisson, où deux foyers de cuisson sont alimentés classiquement par un seul
transistor tel qu'illustré à la figure 3A, et où un foyer de cuisson de forte puissance
est alimenté par deux transistors montés en parallèle tel qu'illustré à la figure
3B.
[0131] Ainsi, la plaquette de circuit imprimé peut être standardisée au niveau des emplacements
destinés à recevoir les différents transistors en commutation et des différentes pistes
conductrices.
[0132] On peut ainsi utiliser une plaquette de circuit imprimé standard nécessitant moins
de références pour la fabrication d'un appareil de cuisson à induction, quels que
soient le type et le nombre de foyers de cuisson réalisés.
[0133] Bien entendu, la présente invention n'est pas limitée aux exemples de réalisation
décrits précédemment.
[0134] Ainsi, le dispositif d'alimentation à onduleur pourrait comporter un nombre supérieur
à deux de transistors en commutation T1, T2 montés en parallèle.