[0001] La présente invention revendique la priorité de la demande française
1056915 déposée le 1
er Septembre 2010.
[0002] L'invention se situe dans le domaine du démarrage et du redémarrage d'un moteur à
combustion interne. Elle concerne un procédé de commande d'un démarreur pour un moteur
à combustion interne et un dispositif de protection d'une couronne dentée du moteur
à combustion interne et d'un pignon du démarreur.
[0003] Les moteurs à combustion interne des véhicules automobiles ne peuvent démarrer de
manière autonome. Le démarrage d'un moteur à combustion interne fait ainsi généralement
appel à un démarreur, par exemple un démarreur électrique comprenant un moteur électrique
à courant continu. Le démarreur électrique est relié à la batterie du véhicule automobile
par l'intermédiaire d'un dispositif de commande. Lorsqu'il est activé, le démarreur
vient engager le pignon du moteur électrique avec la couronne dentée du volant moteur.
Le moteur électrique fournit ensuite un couple d'entraînement au pignon, lequel entraîne
alors en rotation la couronne dentée de manière à démarrer le moteur. Dans le but
d'éviter une usure prématurée de l'engrenage constitué du pignon du démarreur et de
la couronne dentée du moteur à combustion interne, il est connu de prévoir des moyens
de protection pour empêcher l'activation du démarreur lorsque le moteur à combustion
interne est encore en rotation, notamment lorsque le moteur à combustion interne est
déjà en fonctionnement ou en cours d'arrêt.
US2008/115753A1 et
US5970938A montrent deux procédés de commande d'un démarreur dans l'état de la technique. Cependant,
ces moyens de protection n'empêchent pas une activation du démarreur alors que celui-ci
est encore en rotation. Or une telle activation est tout autant préjudiciable que
dans le cas où c'est le moteur à combustion interne qui est encore en rotation. Ce
problème se présente notamment dans le cadre d'un moteur à combustion interne comportant
un système d'arrêt et de redémarrage automatique, généralement désigné sous le terme
de système "Stop and Start". Ce système permet de réduire la consommation de carburant
d'un moteur à combustion interne en arrêtant le moteur en cas d'immobilisation prolongée
du véhicule automobile, par exemple devant un feu tricolore, et en le redémarrant
rapidement lorsqu'il va devoir à nouveau fournir un couple, par exemple lorsque la
pédale de frein est relâchée. Le système Stop and Start engendre des redémarrages
fréquents et implique par conséquent l'utilisation d'un démarreur surdimensionné,
dit "renforcé". Ce surdimensionnement implique une plus grande inertie en rotation
et donc une durée d'arrêt en rotation plus longue que pour un démarreur conventionnel.
En particulier, le démarreur peut être encore en rotation au moment où il est à nouveau
activé lorsqu'une activation précédente a été avortée avant le démarrage du moteur
à combustion interne, ou lorsque le moteur à combustion interne n'a pas réussi à démarrer
dans une durée impartie lors d'une première tentative de démarrage ou de redémarrage.
Dans le même temps, la durée d'arrêt en rotation d'un moteur à combustion interne
utilisé avec un système Stop and Start, étant optimisée, est généralement plus courte
que celle d'un moteur ne comportant pas un tel système. Au final, la durée d'arrêt
en rotation du démarreur peut être plus longue que celle du moteur à combustion interne.
Les moyens de protection connus sont alors inefficaces.
[0004] Le but de l'invention est notamment de fournir une solution pour empêcher un engagement
entre le pignon d'un démarreur et la couronne dentée d'un moteur à combustion interne
alors que le pignon est encore en rotation du fait de son inertie. A cet effet, l'invention
a pour objet un procédé de commande d'un démarreur apte à démarrer un moteur à combustion
interne, le démarreur comprenant des moyens pour engager un pignon avec une couronne
dentée du moteur à combustion interne et pour entraîner le pignon en rotation en réponse
à une commande de démarrage, le procédé étant caractérisé en ce que toute commande
de démarrage est inhibée pendant une durée déterminée à compter de la fin de la commande
de démarrage précédente, la durée étant déterminée à partir d'une vitesse de rotation
du démarreur estimée à la fin de la commande de démarrage précédente, selon un modèle
donnant une estimation d'une durée d'arrêt du démarreur en fonction de sa vitesse
de rotation à la fin d'une commande de démarrage. La vitesse de rotation du démarreur
à la fin de la commande de démarrage précédente est estimée comme suit :
- si la vitesse de rotation de la couronne dentée est supérieure à une vitesse seuil
prédéterminée, la vitesse de rotation du démarreur est considérée comme étant sensiblement
égale à une vitesse de rotation à vide du démarreur,
[0005] si la vitesse de rotation de la couronne dentée est inférieure à la vitesse seuil,
la vitesse de rotation du démarreur est considérée comme étant sensiblement égale
à la vitesse de rotation de la couronne dentée divisée par le rapport de transmission
entre la couronne dentée et le démarreur.
[0006] L'invention présente notamment l'avantage qu'elle permet de protéger le pignon du
démarreur et la couronne dentée du moteur à combustion interne sans nécessiter l'ajout
de capteur au niveau du démarreur. L'invention permet en outre d'optimiser la durée
pendant laquelle l'activation du démarreur est empêchée.
[0007] La vitesse seuil prédéterminée est par exemple soit sensiblement égale à la vitesse
de rotation à vide du démarreur multipliée par le rapport de transmission entre la
couronne dentée et le démarreur, soit sensiblement égale à une vitesse de rotation
prédéterminée au-delà de laquelle le moteur à combustion interne est considéré autonome.
[0008] Si la vitesse de rotation de la couronne dentée est supérieure à la vitesse seuil,
la vitesse de rotation du démarreur peut être considérée comme étant égale à la vitesse
de rotation à vide du démarreur majorée d'une valeur fonction de la vitesse de rotation
de la couronne dentée. La valeur de majoration peut être limitée à 2000 tours par
minute.
[0009] Selon une forme particulière de réalisation, le modèle donnant une estimation de
la durée d'arrêt du démarreur en fonction de sa vitesse de rotation prend en compte
le vieillissement du démarreur par l'intermédiaire du nombre de démarrages qu'il a
effectués, plus le nombre de démarrages étant important, plus la durée d'arrêt estimée
étant longue.
[0010] L'invention sera mieux comprise et d'autres avantages apparaîtront à la lecture de
la description détaillée donnée à titre d'exemple non limitatif et faite en regard
de dessins annexés qui représentent :
- La figure 1, un exemple de démarreur électrique ;
- La figure 2, un exemple d'évolution en fonction du temps d'une vitesse de rotation
d'un démarreur et de celle d'un moteur à combustion interne au cours d'un démarrage
;
- La figure 3, un exemple de modèle donnant une estimation d'une durée d'arrêt du démarreur
en fonction de sa vitesse de rotation à la fin d'un démarrage.
[0011] Pour la suite de la description, on considère un démarreur électrique à commande
électromagnétique conventionnel. La figure 1 représente un tel démarreur 100. Il comporte
essentiellement un solénoïde 110, comprenant un noyau plongeur 111, un enroulement
d'appel 112 et un enroulement de maintien 113, un lanceur 120 comprenant un pignon
121 et une roue libre 122, une fourchette 130 apte à transmettre un mouvement de translation
du noyau plongeur 111 au lanceur 120, un moteur électrique 140 pouvant fournir un
couple d'entraînement au pignon 121, un circuit de commande 150 apte à relier les
enroulements 112 et 113 du solénoïde 110 à une batterie d'alimentation 160 telle que
la batterie du véhicule automobile, et un circuit de puissance 170 apte à relier le
moteur électrique 140 à la batterie d'alimentation 160. Lorsque le circuit de commande
150 est fermé, un courant électrique circule dans les enroulements 112, 113 du solénoïde
110 et il se développe une force électromagnétique ayant pour effet d'engendrer un
mouvement de translation du noyau plongeur 111. La fourchette 130 transmet ce mouvement
de translation au lanceur 120, en particulier au pignon 121, qui vient s'engager avec
une couronne dentée 201 d'un volant moteur d'un moteur à combustion interne. Le volant
moteur peut lui-même entraîner en rotation un vilebrequin du moteur à combustion interne.
En fin de course du noyau plongeur 111, un contacteur 114 court-circuite l'enroulement
d'appel 112 et ferme le circuit de puissance 170. Ainsi, un courant électrique ne
circule plus que dans le seul enroulement de maintien 113, lequel permet de maintenir
le noyau plongeur 111 et donc l'engagement entre le pignon 121 et la couronne dentée
201. Le circuit de puissance 170 alimente le moteur électrique 140, qui entraîne en
rotation la couronne dentée 201 par l'intermédiaire du pignon 121. Lorsque le moteur
à combustion interne devient autonome, autrement dit lorsqu'il devient capable de
tourner sans l'aide du démarreur 100, sa vitesse de rotation devient supérieure à
celle du démarreur. La roue libre 122 du démarreur 100 entre alors en fonctionnement
et le moteur électrique 140 du démarreur 100 fonctionne à vide, c'est-à-dire sans
exercer de couple.
[0012] La figure 2 représente, sous forme d'un graphique, un exemple d'évolution en fonction
du temps d'une vitesse de rotation du démarreur 100 et de celle du moteur à combustion
interne au cours d'un démarrage. Sur le graphique, l'axe des abscisses indique le
temps t en millisecondes (ms) ; l'axe des ordonnées indique les vitesses de rotation
N en nombre de tours par minute (tr/min) dans le référentiel du moteur à combustion
interne. L'instant initial t
0 correspond à l'instant où le moteur électrique 140 commence à tourner, c'est-à-dire
à l'instant où le circuit de puissance 170 est fermé. Une première courbe 11 représente
l'évolution de la vitesse de rotation N
mot du moteur à combustion interne, notamment la vitesse de rotation de la couronne dentée
201. Les pseudo-oscillations de la vitesse de rotation sont dues à une alternance
entre des phases de détente et des phases de compression dans les chambres de combustion
du moteur à combustion interne. Une deuxième courbe 12 représente l'évolution de la
vitesse de rotation N
dém du démarreur 100 fonctionnant à vide. Cette vitesse N
dém correspond par exemple à la vitesse de rotation de l'induit du moteur électrique
140 du démarreur 100 ou à la vitesse de rotation du pignon 121. Elle est représentée
sur le graphique de la figure 2 dans le référentiel du moteur thermique. Autrement
dit, elle multipliée par le rapport de transmission entre la couronne dentée 201 et
l'induit du moteur électrique 140 ou entre la couronne dentée 201 et le pignon du
démarreur 121. Ce rapport de transmission est défini comme étant le rapport, en position
engagée, de la vitesse de rotation N
mot de la couronne dentée 201 sur la vitesse de rotation du moteur électrique 140 ou
sur la vitesse de rotation N
dém du pignon 121. La prise en compte du rapport de transmission permet de comparer les
vitesses tangentielles de la couronne dentée 201 et de l'induit du moteur électrique
140 ou du pignon 121, et de déterminer si la roue libre 122 est en fonctionnement
ou non, autrement dit si le pignon 121 entraîne ou non la couronne dentée 201. Pour
la suite de la description, on considère que la vitesse de rotation N
dém du démarreur 100 est considérée dans le référentiel du moteur à combustion interne.
Sur l'exemple de la figure 2, le moteur à combustion interne devient autonome à un
instant t
1, compris dans une plage de temps sensiblement comprise entre 150 et 300 ms, soit
pour une vitesse de rotation N
mot sensiblement comprise entre 300 et 400 tr/min. Entre les instants t
0 et t
1, la vitesse de rotation N
mot du moteur à combustion interne suit sensiblement la vitesse de rotation N
dém du démarreur 100, au rapport de transmission près. La vitesse de rotation N
mot du moteur peut par exemple être momentanément supérieure à celle du démarreur 100
pendant une phase d'explosion. Au-delà de l'instant t
1, la vitesse de rotation N
mot du moteur devient globalement supérieure à la vitesse de rotation N
dém du démarreur 100. La roue libre 122 entre en fonctionnement et la vitesse de rotation
N
dém du démarreur 100 augmente en tendant vers la vitesse de rotation à vide du démarreur
100. En réalité, un couple est transmis du moteur à combustion interne vers le démarreur
100 du fait de frottements dans la roue libre 122. Le démarreur 100 tourne donc sensiblement
plus vite qu'en fonctionnement à vide. Lorsque le moteur est autonome, le démarreur
100 peut être désactivé. En l'occurrence, le circuit de commande 170 peut être ouvert.
Le courant ne circule alors plus dans l'enroulement de maintien 113. Un ressort de
rappel ramène le noyau plongeur 111 dans sa position de repos. Il en résulte un désengagement
entre le pignon 121 et la couronne dentée 201 et une ouverture du circuit de puissance
170 coupant l'alimentation du moteur électrique 140 du démarreur 100. Du fait de leur
inertie, le moteur électrique 140 et le pignon 121 continuent à tourner pendant une
certaine durée, de l'ordre d'une ou deux secondes. En cas de nouvelle activation du
démarreur 100 pendant cette durée, la vitesse de rotation N
dém du pignon 121 risque d'être différente de la vitesse de rotation N
mot de la couronne dentée 201. L'invention permet d'empêcher une nouvelle activation
du démarreur 100 alors que celui-ci est encore tournant.
[0013] Le démarreur selon l'invention comprend un dispositif de protection de la couronne
dentée 201 et du pignon 121. Le dispositif de protection comprend notamment des moyens
pour empêcher la fermeture du circuit de commande 170 lorsque le pignon 121 est considéré
comme étant encore en rotation. Un démarreur ne comprend généralement pas de capteur
de vitesse permettant de déterminer sa vitesse de rotation et le fait qu'il est ou
non en rotation. Par conséquent, selon l'invention, on estime une durée d'arrêt nécessaire
à l'arrêt du démarreur 100 en fonction, d'une part, de la vitesse de rotation N
dém du démarreur 100 estimée à la fin du démarrage considéré et, d'autre part, d'un modèle
donnant une estimation d'une durée d'arrêt du démarreur 100 en fonction de sa vitesse
de rotation à la fin d'un démarrage. La fermeture du circuit de commande 150 est alors
empêchée pendant toute cette durée. La vitesse de rotation N
dém du démarreur 100 est estimée à partir de la vitesse de rotation N
mot de la couronne dentée 201. De manière alternative, la vitesse de rotation N
dém du démarreur 100 peut être estimée à partir de toute vitesse de rotation liée à celle
de la couronne dentée 201 et permettant de déterminer cette vitesse de rotation. Comme
indiqué précédemment, la vitesse de rotation N
mot de la couronne dentée 201 n'est pas toujours égale à la vitesse de rotation N
dém du démarreur 100. En effet, lorsque la vitesse de rotation N
mot de la couronne dentée 201 devient supérieure à la vitesse de rotation N
dém du pignon 121, au rapport de transmission près, la roue libre 122 entre en fonctionnement.
Par conséquent, pour estimer la vitesse de rotation N
dém du démarreur 100 à la fin d'un démarrage, on considère deux cas distincts, dépendants
de la vitesse de rotation N
mot de la couronne dentée 201 par rapport à une vitesse seuil N
s. Cette vitesse seuil N
s correspond sensiblement à la vitesse à laquelle la roue libre 122 entre en fonctionnement.
Dans le cas où la vitesse de rotation N
mot de la couronne dentée 201 est supérieure à la vitesse seuil N
s, la vitesse de rotation N
dém du démarreur 100 est considérée comme étant sensiblement égale à une vitesse de rotation
à vide du démarreur 100. La vitesse de rotation N
dém du démarreur 100 peut être estimée plus précisément en considérant qu'elle suit le
comportement de la fonction de transfert d'un filtre passe-haut du premier ordre dont
le gain correspond à la vitesse de rotation à vide du démarreur 100 et la fréquence
de coupure à la vitesse seuil N
s. Dans le cas où la vitesse de rotation N
mot de la couronne dentée 201 est inférieure à la vitesse seuil N
s, la vitesse de rotation N
dém du démarreur 100 dans le référentiel du moteur à combustion interne est considérée
comme étant sensiblement égale à la vitesse de rotation N
mot de la couronne dentée 201. Selon une première variante de réalisation, on considère
que la vitesse seuil N
s est sensiblement égale à la vitesse de rotation à vide du démarreur 100 dans le référentiel
du moteur à combustion interne. Selon une deuxième variante de réalisation, on considère
que la vitesse seuil N
s est sensiblement égale à la vitesse de rotation au-delà de laquelle le moteur à combustion
interne est considéré comme étant autonome.
[0014] Dans le cas où la vitesse de rotation N
mot de la couronne dentée 201 est supérieure à la vitesse seuil N
s, il est possible de prendre en compte le fait que le démarreur 100 tourne sensiblement
plus vite qu'en fonctionnement à vide en raison de la présence de frottements dans
la roue libre 122. En particulier, la vitesse de rotation à vide du démarreur 100
peut être majorée d'une valeur fonction de la vitesse de rotation de la couronne dentée
201. Plus la vitesse de rotation N
mot de la couronne dentée 201 est grande et plus la valeur de majoration sera grande.
La valeur de majoration est par exemple limitée à 2000 tr/min.
[0015] Le modèle donnant une estimation de la durée d'arrêt du démarreur 100 en fonction
de sa vitesse de rotation à la fin d'un démarrage peut être indiqué par le fournisseur
du démarreur 100. Il peut également être déterminé expérimentalement. Le modèle se
présente par exemple sous la forme d'une fonction prenant comme variable d'entrée
la vitesse de rotation N
dém du démarreur 100 à la fin d'un démarrage et donnant en sortie une durée d'arrêt.
Par ailleurs, il est possible de prendre en compte le vieillissement du démarreur
100. En effet, les balais assurant l'alimentation en courant de l'induit du moteur
électrique 140 s'usent avec la rotation de l'induit et le freinent de moins en moins.
Ainsi, plus le démarreur 100 a été sollicité, plus sa durée d'arrêt est longue. Le
modèle peut ainsi comporter une ou plusieurs fonctions, chaque fonction étant représentative
d'un état d'usure du démarreur 100. A titre d'exemple, l'état d'usure du démarreur
100 peut être déterminé en fonction du nombre de démarrages effectués par le démarreur
100.
[0016] Le modèle donnant une estimation de la durée d'arrêt du démarreur 100 peut également
se présenter sous la forme d'une ou de plusieurs fonctions prenant directement comme
variable d'entrée la vitesse de rotation N
mot de la couronne dentée 201 à la fin d'un démarrage. La figure 3 représente, sous forme
d'un graphique, un exemple d'un tel modèle comportant deux fonctions. Sur le graphique,
l'axe des abscisses indique la vitesse de rotation N
mot de la couronne dentée 201 en tours par minute ; l'axe des ordonnées indique la durée
d'arrêt estimée d en secondes (s). Une première courbe 21 représente l'estimation
de la durée d'arrêt d d'un démarreur 100 lorsqu'il est considéré comme étant neuf.
Une deuxième courbe 22 représente l'estimation de la durée d'arrêt d du démarreur
100 lorsqu'il est considéré comme vieilli. Chaque courbe 21, 22 comporte une première
partie linéaire 21a, 22a, représentative du fait que la vitesse de rotation N
dém du démarreur 100 est considérée comme étant égale à la vitesse de rotation N
mot de la couronne dentée 201. La partie linéaire 21a, 22a est ainsi comprise entre la
vitesse nulle et la vitesse seuil N
s au-delà de laquelle on considère que la roue libre 122 est en fonctionnement. Chaque
courbe 21, 22 comporte également une partie non linéaire 21b, 22b, représentative
du fait que le démarreur 100 tourne sensiblement plus vite qu'en fonctionnement à
vide en raison de la présence de frottements dans la roue libre 122.
[0017] Dans le but de contrôler l'état ouvert ou fermé du circuit de commande 150, un contacteur,
noté 151 sur la figure 1, est généralement inséré dans le circuit de commande 150.
Ce contacteur 151 peut être commandé dans un état ouvert ou fermé par un dispositif
de commande. On appelle commande de démarrage le signal envoyé par le dispositif de
commande au contacteur 151 pour le faire passer dans son état fermé. On considère
qu'en l'absence de commande de démarrage, le contacteur 151 est dans son état ouvert.
Le dispositif de commande reçoit par exemple des informations en provenance d'un commutateur
d'allumage pouvant être actionné par une clef de contact. Il peut également recevoir
d'autres informations telles que l'appui sur une pédale de frein ou sur une pédale
d'accélérateur, de manière à pouvoir gérer l'arrêt et le redémarrage automatique d'un
moteur à combustion interne. Selon l'invention, le démarreur 100 comporte un dispositif
de protection permettant d'empêcher l'engagement de son pignon 121 avec la couronne
dentée 201 du moteur à combustion interne lorsque le pignon 121 est encore en rotation.
En particulier, le dispositif de protection peut comporter des moyens pour empêcher
le dispositif de commande de commander le contacteur 151 dans son état fermé pendant
la durée d'arrêt estimée d du démarreur 100. Ces moyens peuvent notamment consister
en des moyens pour inhiber toute commande de démarrage pendant cette durée d'arrêt
estimée d. Ils comportent par exemple un interrupteur empêchant soit la fermeture
du circuit de commande 150, soit l'envoi d'une commande de démarrage au contacteur
151. Le dispositif de commande et le dispositif de protection peuvent notamment être
réalisés dans une fonction qui peut être intégrée dans une carte électronique ou un
calculateur.
manière à pouvoir gérer l'arrêt et le redémarrage automatique d'un moteur à combustion
interne. Selon l'invention, le démarreur 100 comporte un dispositif de protection
permettant d'empêcher l'engagement de son pignon 121 avec la couronne dentée 201 du
moteur à combustion interne lorsque le pignon 121 est encore en rotation. En particulier,
le dispositif de protection peut comporter des moyens pour empêcher le dispositif
de commande de commander le contacteur 151 dans son état fermé pendant la durée d'arrêt
estimée d du démarreur 100. Ces moyens peuvent notamment consister en des moyens pour
inhiber toute commande de démarrage pendant cette durée d'arrêt estimée d. Ils comportent
par exemple un interrupteur empêchant soit la fermeture du circuit de commande 150,
soit l'envoi d'une commande de démarrage au contacteur 151. Le dispositif de commande
et le dispositif de protection peuvent notamment être réalisés dans une fonction qui
peut être intégrée dans une carte électronique ou un calculateur.
1. Procédé de commande d'un démarreur (100) apte à démarrer un moteur à combustion interne,
le démarreur (100) comprenant des moyens pour engager un pignon (121) avec une couronne
dentée (201) du moteur à combustion interne et pour entraîner le pignon (121) en rotation
en réponse à une commande de démarrage, toute commande de démarrage étant inhibée
pendant une durée déterminée à compter de la fin de la commande de démarrage précédente,
la durée étant déterminée à partir d'une vitesse de rotation du démarreur estimée
à la fin de la commande de démarrage précédente, selon un modèle (21, 22) donnant
une estimation d'une durée d'arrêt du démarreur (100) en fonction de sa vitesse de
rotation à la fin d'une commande de démarrage, le procédé étant caractérisé en que
la vitesse de rotation du démarreur (100) à la fin de la commande de démarrage précédente
est estimée comme suit :
- si la vitesse de rotation de la couronne dentée (201) est supérieure à une vitesse
seuil prédéterminée (Ns), la vitesse de rotation du démarreur (100) est considérée comme étant sensiblement
égale à une vitesse de rotation à vide du démarreur (100), si la vitesse de rotation
de la couronne dentée (201) est inférieure à la vitesse seuil (Ns), la vitesse de rotation du démarreur (100) est considérée comme étant sensiblement
égale à la vitesse de rotation de la couronne dentée (201) divisée par un rapport
de transmission entre la couronne dentée (201) et le démarreur (100)..
2. Procédé selon la revendication 1, dans lequel la vitesse seuil prédéterminée (Ns) est sensiblement égale à la vitesse de rotation à vide du démarreur (100) multipliée
par le rapport de transmission entre la couronne dentée (201) et le démarreur (100).
3. Procédé selon la revendication 1, dans lequel la vitesse seuil prédéterminée (Ns) est sensiblement égale à une vitesse de rotation prédéterminée au-delà de laquelle
le moteur à combustion interne est considéré autonome.
4. Procédé selon l'une des revendications 1 à 3, dans lequel, si la vitesse de rotation
de la couronne dentée (201) est supérieure à la vitesse seuil (Ns), la vitesse de rotation du démarreur (100) est considérée comme étant égale à la
vitesse de rotation à vide du démarreur (100) majorée d'une valeur fonction de la
vitesse de rotation de la couronne dentée (201).
5. Procédé selon la revendication 4, dans lequel la valeur de majoration est limitée
à 2000 tours par minute.
6. Procédé selon l'une des revendications précédentes, dans lequel le modèle (21, 22)
donnant une estimation de la durée d'arrêt du démarreur (100) en fonction de sa vitesse
de rotation prend en compte le vieillissement du démarreur (100) par l'intermédiaire
du nombre de démarrages qu'il a effectués, plus le nombre de démarrages étant important,
plus la durée d'arrêt estimée étant longue.
1. Verfahren zum Steuern eines Anlassers (100), der einen Verbrennungsmotor starten kann,
wobei der Anlasser (100) Mittel zum Einrücken eines Ritzels (121) mit einem Zahnkranz
(201) des Verbrennungsmotors umfasst und z Antreiben des Ritzels (121) in Rotation
als Reaktion auf einen Startbefehl, wobei jeder Startbefehl für einen bestimmten Zeitraum
ab dem Ende des vorherigen Startbefehls gesperrt wird, wobei die Dauer aus einer Drehzahl
bestimmt wird des am Ende des vorherigen Startbefehls geschätzten Starters gemäß einem
Modell (21, 22), das eine Schätzung der Stoppdauer des Starters (100) als Funktion
seiner Drehzahl am Ende eines Befehls gibt Starten, wobei das Verfahren
dadurch gekennzeichnet ist, dass die Drehzahl des Anlassers (100) am Ende des vorherigen Startbefehls wie folgt geschätzt
wird:
- Wenn die Drehzahl des Zahnkranzes (201) größer als eine vorbestimmte Schwellendrehzahl
(Ns) ist, wird die Drehzahl des Anlassers (100) als im Wesentlichen gleich einer Drehzahl
des Anlassers im Leerlauf (100) angesehen) Wenn die Drehzahl des Zahnkranzes (201)
kleiner als die Schwellendrehzahl (Ns) ist, wird die Drehzahl des Anlassers (100)
als im Wesentlichen gleich der Drehzahl des Zahnkranzes (201) angesehen) geteilt durch
ein Übersetzungsverhältnis zwischen dem Hohlrad (201) und dem Anlasser (100).
2. Verfahren nach Anspruch 1, bei dem die vorbestimmte Schwellendrehzahl (Ns) im wesentlichen
gleich der Leerlaufdrehzahl des Anlassers (100) multipliziert mit dem Übersetzungsverhältnis
zwischen dem Hohlrad (201) und dem Anlasser (100) ist.
3. Verfahren nach Anspruch 1, bei dem die vorbestimmte Schwellendrehzahl (Ns) im wesentlichen
gleich einer vorbestimmten Drehzahl ist, ab der der Verbrennungsmotor als autonom
angesehen wird.
4. Verfahren nach einem der Ansprüche 1 bis 3, bei dem, wenn die Drehzahl des Zahnkranzes
(201) größer als die Schwellendrehzahl (Ns) ist, die Drehzahl des Anlassers (100)
als gleich angesehen wird bei der Leerlaufdrehzahl des Anlassers (100) plus einem
Wert in Abhängigkeit von der Drehzahl des Zahnkranzes (201).
5. Verfahren nach Anspruch 4, bei dem der Erhöhungswert auf 2000 Umdrehungen pro Minute
begrenzt ist.
6. Verfahren nach einem der vorhergehenden Ansprüche, bei dem das Modell (21, 22), das
eine Schätzung der Starterstoppzeit (100) als Funktion seiner Drehzahl gibt, die Alterung
des Starters (100) berücksichtigt Durch die Anzahl der Starts ist die geschätzte Stoppzeit
umso länger, je größer die Anzahl der Starts ist.
1. A method of controlling a starter (100) capable of starting an internal combustion
engine, the starter (100) comprising means for engaging a pinion (121) with a ring
gear (201) of the internal combustion engine and for driving the pinion (121) in rotation
in response to a start command, any start command being inhibited for a determined
period from the end of the previous start command, the duration being determined from
a speed of rotation of the starter estimated at the end of the previous start command,
according to a model (21, 22) giving an estimate of a stop time of the starter (100)
as a function of its rotation speed at the end of a command starting, the method being
characterized in that the speed of rotation of the starter (100) at the end of the previous starting command
is estimated as follows:
- if the speed of rotation of the ring gear (201) is greater than a predetermined
threshold speed (Ns), the speed of rotation of the starter (100) is considered to
be substantially equal to a speed of rotation of the starter (100) when empty , if
the speed of rotation of the ring gear (201) is less than the threshold speed (Ns),
the speed of rotation of the starter (100) is considered to be substantially equal
to the speed of rotation of the ring gear (201) divided by a transmission ratio between
the ring gear (201) and the starter (100).
2. Method according to claim 1, in which the predetermined threshold speed (Ns) is substantially
equal to the idle speed of the starter (100) multiplied by the transmission ratio
between the ring gear (201) and the starter (100).
3. Method according to claim 1, in which the predetermined threshold speed (Ns) is substantially
equal to a predetermined speed of rotation beyond which the internal combustion engine
is considered autonomous.
4. Method according to one of claims 1 to 3, in which, if the speed of rotation of the
ring gear (201) is greater than the threshold speed (Ns), the speed of rotation of
the starter (100) is considered to be being equal to the no-load speed of rotation
of the starter (100) plus a value depending on the speed of rotation of the ring gear
(201).
5. Method according to claim 4, in which the increase value is limited to 2000 revolutions
per minute.
6. Method according to one of the preceding claims, in which the model (21, 22) giving
an estimate of the starter stop time (100) as a function of its speed of rotation
takes into account the aging of the starter (100) through the number of starts it
has made, the greater the number of starts, the longer the estimated stop time.