[0001] L'invention se situe dans le domaine des dispositifs de charge rapide, de batteries
haute tension à partir d'une prise d'un réseau triphasé et en particulier à un dispositif
de recharge rapide pour batterie de véhicule automobile.
[0002] Dans de tels systèmes de recharge, on amène la puissance électrique du réseau à la
batterie successivement au travers de deux convertisseurs : un abaisseur de tension
(« buck ») et un élévateur de tension (« boost »). Ces deux convertisseurs permettent
respectivement d'abaisser et d'élever le rapport de tensions entre leurs bornes de
sortie et leurs bornes d'entrée, en ouvrant et en fermant successivement une série
d'interrupteurs, à une fréquence qui est commandable en fonction du courant de sortie,
et/ou de la tension de sortie souhaités.
[0003] La demande de brevet publiée
US2006072352 divulgue un système de conversion de puissance électrique triphasé comprenant un
filtre d'entrée, un redresseur (T1-T6), et un convertisseur élévateur abaisseur
[0004] Le hachage du courant tiré du réseau induit des composantes à hautes fréquences dans
le courant prélevé, c'est-à-dire des harmoniques d'ordre supérieur au fondamental
du réseau de distribution qui est classiquement à 50 Hz.
[0005] Le distributeur d'électricité imposant une norme sur les harmoniques du courant prélevé,
un tel système de recharge comporte également un filtre de type RLC (Résistif-Inductif-Capacitif)
à l'entrée de l'abaisseur de tension. Ce filtre induit un déphasage entre le courant
et la tension prélevée sur le réseau. Ce déphasage implique une puissance réactive
transitant par le réseau, mais non prélevée par l'utilisateur, et que l'on cherche
également à minimiser.
[0006] L'objectif de l'invention est de proposer un dispositif de régulation de l'abaisseur
de tension et de l'élévateur de tension d'un tel dispositif de recharge, qui permette,
malgré la présence d'un filtre RLC en entrée du dispositif, de garder un déphasage
réduit entre le courant et la tension prélevée sur le réseau.
[0007] Un autre but de l'invention est de proposer un dispositif de recharge embarqué pour
véhicule automobile, adapté pour pouvoir être connecté à un réseau triphasé extérieur,
et intégrant dans son circuit le bobinage d'une machine électrique du véhicule.
[0008] A cette fin, un dispositif de charge rapide pour batterie, notamment pour batterie
de véhicule automobile, comprend un étage de filtrage de type résistif-inductif-capacitif
destiné à être raccordé à un réseau triphasé, un étage abaisseur de tension, et un
étage élévateur de tension, destiné à être raccordé à la batterie, ainsi qu'une bobine
d'induction interposée entre l'étage abaisseur et l'étage élévateur de tension. Le
dispositif comprend également une unité de régulation apte à imposer des rapports
cycliques de hachage à l'étage abaisseur de tension et à l'étage élévateur de tension.
L'unité de régulation comprend des moyens de compensation du déphasage induit par
l'étage de filtrage entre les courants et les tensions prélevés sur chaque phase du
réseau triphasé, et comprend également des moyens pour maintenir la valeur de l'amplitude
de courant traversant la bobine au dessus d'un seuil prédéfini non nul.
[0009] Avantageusement, l'unité de régulation comprend en outre des moyens pour asservir
le courant entrant dans la batterie à une valeur consigne de courant batterie.
[0010] De manière préférentielle, le dispositif comprend des moyens de mesure des intensités
de courants entrants dans le dispositif par les phases du réseau triphasé, des moyens
de mesure de l'intensité du courant traversant la bobine, et l'unité de régulation
comprend au moins deux boucles de régulation utilisant les valeurs mesurées d'intensité
pour délivrer trois valeurs utilisées comme consignes de rapports de hachage cyclique
de l'étage abaisseur de tension.
[0011] L'unité de régulation peut comprendre une troisième boucle de régulation, délivrant
une valeur utilisée comme consigne de rapport cyclique de hachage de l'étage élévateur
de tension.
[0012] Selon un mode de réalisation préféré, l'unité de régulation comprend des moyens pour
déterminer trois tensions d'entrée sinusoïdales aux points de connexion du dispositif
au réseau triphasé, et au moins une première boucle de régulation fait intervenir
la pulsation des tensions d'entrées du dispositif.
[0013] Avantageusement, la première boucle de régulation est configurée pour asservir à
zéro une composante obtenue comme une combinaison linéaire des valeurs des intensités
de courants d'entrée, les coefficients de la combinaison linéaire étant des fonctions
trigonométriques de ωt, où ω est la pulsation des tensions d'entrées du dispositif,
et t est une mesure du temps.
[0014] De manière préférentielle, l'unité de régulation comprend un opérateur apte à effectuer
trois combinaisons linéaires de deux valeurs issues de deux des boucles de régulation,
les coefficients de chacune des trois combinaisons linéaires étant des fonctions trigonométriques
de ωt.
[0015] L'unité de régulation peut par exemple être configurée pour effectuer un premier
changement de repère sur un vecteur ayant pour composante les courants d'entrée du
dispositif, en calculant une, deux ou trois composantes d'intensité de courant entrantes,
dans un repère tournant par rapport au repère initial à une vitesse de rotation angulaire
ω correspondant à la pulsation ω des tensions aux points de connexion du système au
réseau triphasé. L'unité de régulation peut être configurée pour utiliser ensuite
l'écart à une valeur de consigne, d'une des composantes calculées dans la nouvelle
base, comme valeur d'entrée d'une parmi deux boucle de régulation délivrant respectivement
deux variables utilisées ensuite par l'unité de régulation pour calculer, moyennant
un autre changement de repère tournant, trois valeurs de consigne des rapports cycliques
de hachage de l'étage abaisseur de tension.
[0016] Le dispositif peut comprendre un moyen de mesure de l'intensité du courant traversant
la machine électrique. L'unité de régulation peut alors être configurée pour comparer
respectivement, soit une des composantes dans la nouvelle base et l'intensité de courant
traversant la machine électrique, soit deux des composantes calculées dans la nouvelle
base, en calculant pour chaque valeur son écart à zéro ou son écart à une valeur de
consigne, puis pour utiliser les deux écarts obtenus comme entrées de deux régulateurs
PID délivrant respectivement deux valeurs de consigne d'intensité de courant. La valeur
de consigne peut être une fonction constante, ou peut être une fonction consigne élaborée
en fonction des besoins en énergie de la batterie.
[0017] L'unité de régulation peut comporter un opérateur apte à appliquer au vecteur (If
d,If
q,0) défini par les deux valeurs de consigne d'intensité de courant If
d et Ifq délivrées par les deux régulateurs PID, une matrice de changement de repère
inverse du premier changement de repère. Elle peut comporter des opérateurs aptes
à diviser les trois intensités obtenues suite à ce deuxième changement de repère,
par l'intensité mesurée traversant la bobine d'induction, et un ou plusieurs modules
pilotes aptes à utiliser les trois résultats comme valeurs de consigne des rapports
cycliques de hachage de l'étage abaisseur de tension.
[0018] L'unité de régulation peut par exemple être configurée pour asservir dans le nouveau
repère l'une des composantes d'intensité de courant entrant à zéro, et asservir simultanément
une autre des composantes à une valeur de consigne de référence, afin de calculer
trois consignes de rapports cycliques de hachage de l'étage abaisseur de tension.
[0019] Elle peut alors comporter en parallèle une boucle de régulation, apte à délivrer
une valeur de consigne du rapport cyclique de hachage de l'étage élévateur de tension,
la boucle ayant pour valeur d'entrée l'écart entre une deuxième valeur consigne et
le courant mesuré traversant la machine bobine d'induction.
[0020] Selon un autre mode de réalisation, l'unité de régulation peut comporter une première
boucle de régulation apte à asservir dans le nouveau repère l'une des composantes
d'intensité de courant entrant à zéro, et une seconde boucle de régulation apte à
asservir le courant mesuré traversant la bobine d'induction à une valeur consigne
afin de calculer trois consignes de rapports cycliques de hachage de l'étage abaisseur
de tension.
[0021] Elle peut alors comporter en parallèle une boucle de régulation apte à délivrer une
valeur de consigne de rapport cyclique de hachage de l'étage élévateur de tension,
à partir du courant mesuré aux bornes de la batterie, de la consigne de courant d'alimentation
de la batterie, et du courant mesuré traversant la bobine d'induction.
[0022] Selon un autre aspect, un procédé de régulation d'un dispositif de charge rapide
pour batterie à partir d'un courant triphasé, comprend une étape de pilotage des rapports
cycliques de hachage d'un étage abaisseur de tension, au cours de laquelle on compense,
en combinant les résultats de deux boucles de régulation, un déphasage induit par
un étage de filtrage de type résistif-capacitif-inductif, entre les intensités de
courants d'entrée du dispositif et les tensions d'entrée du dispositif.
[0023] Selon un mode de mise en oeuvre préféré du procédé, on filtre les tensions d'entrée
du dispositif pour pouvoir les modéliser par trois composantes d'un vecteur tournant
dans un plan avec une pulsation ω, puis on applique une boucle de régulation pour
annuler la composante dans ce plan, perpendiculaire au vecteur modélisé des tensions
d'entrée, du vecteur
Ie ayant pour composantes trois intensités mesurées d'entrée du dispositif.
[0024] Dans un tel procédé, on asservit à zéro une combinaison linéaire de trois courants
mesurés en entrée du dispositif, les coefficients de la combinaison linéaire étant
des fonctions trigonométriques de ωt, où ω est une fréquence de pulsation des tensions
d'entrées du dispositif, et t est une mesure du temps.
[0025] D'autres buts, caractéristiques et avantages de l'invention apparaîtront à la lecture
de la description détaillée d'un mode de réalisation de l'invention, donnée à titre
nullement limitatif, et des dessins annexés sur lesquels :
- la figure 1 illustre un dispositif de recharge selon l'invention,
- les figures 2a et 2b illustre deux sous-ensembles de régulation d'un dispositif de
recharge selon l'invention,
- les figures 3a et 3b illustrent deux autres sous-ensembles de régulation d'un dispositif
de recharge selon un autre mode de réalisation de l'invention.
[0026] Tel qu'illustré sur la figure 1, le dispositif de recharge d'une batterie 13 comprend
trois bornes B
1, B
2, B
3 permettant de relier le dispositif 1 à un réseau triphasé. Ces trois bornes B
1, B
2, B
3 sont reliées respectivement à trois entrées D
1, D
2, D
3 d'un abaisseur de tension 3, au travers à chaque fois d'une branche de filtrage comprenant
deux branches parallèles, portant l'une une inductance de valeur L
2 et l'autre portant en série une inductance de valeur L
1 et une résistance de valeur R.
[0027] Chaque borne D
1, D
2, D
3 d'entrée de l'abaisseur de tension est en outre reliée à la masse au travers d'un
condensateur de capacité C. L'ensemble des résistances de valeurs R, des inductances
de valeurs L
1 ou L
2, et l'ensemble des trois capacités de valeurs C constituent un filtre de type RLC
à l'entrée de l'abaisseur de tension 3.
[0028] L'abaisseur de tension 3 comprend trois branches parallèles 6, 7 et 8 portant chacune
deux interrupteurs commandés par une unité de régulation 15. Chaque entrée D
1, D
2 ou D
3 de l'abaisseur de tension est connectée, respectivement par une branche F
1, F
2, F
3, à un point de connexion situé entre deux interrupteurs d'une même branche, respectivement
6, 7 et 8.
[0029] L'abaisseur de tension 3 comprend également une branche portant une diode 9 passante
dans un seul sens, et connectée en parallèle aux branches 6, 7 et 8. Les extrémités
communes des branches 6, 7, 8 et de la branche portant la diode 9, constituent deux
bornes de sortie de l'abaisseur de tension 3. L'une des ces bornes, située en amont
de la diode de la branche 9 dans le sens passant de cette dernière, est reliée à la
borne « - » de la batterie 13 ainsi qu'à une première entrée 10 d'un élévateur de
tension 4. L'autre de ces bornes, située en aval de la diode de la branche 9 dans
le sens passant de cette dernière est connectée à une première borne d'une machine
électrique 5, dont l'autre borne est connectée à une seconde entrée de l'élévateur
de tension 4.
[0030] Le descriptif du paragraphe précédent correspond à un premier mode de réalisation
simplifié de l'abaisseur de tension. Dans ce mode de réalisation, les trois branches
de l'abaisseur de tension sont pilotées de manière identique. D'autres mode de réalisation
sont envisageables, tel que par exemple les modes de réalisation décrits dans la demande
de
brevet FR 2 943 188.
[0031] La branche comportant la diode 9 est optionnelle, et l'on ne s'écarte pas de l'invention
en la supprimant.
[0032] L'élévateur de tension 4 comprend deux interrupteurs pilotables par l'unité de régulation
15, situés sur une branche reliant sa première entrée 10 et la borne « + » de la batterie.
La seconde entrée 11 de l'élévateur de tension 4, à laquelle est connectée la machine
électrique 5, est connectée entre les deux interrupteurs.
[0033] Une machine électrique 5 assimilable à une résistance de valeur Rd disposée en série
avec une bobine d'inductance Ld est connectée entre la borne de sortie de l'abaisseur
de tension 3, placée en aval de la diode 9, et la seconde entrée de l'élévateur de
tension 4. On ne sort pas du cadre de l'invention si on remplace la machine électrique
5 par une bobine d'inductance non résistive, ou si l'on branche en série avec la machine
électrique 5 une bobine d'induction supplémentaire.
[0034] Aux bornes de la batterie 13, est connecté un condensateur 12 destiné à maintenir
relativement stable la tension aux bornes de la batterie 13, ainsi qu'un module 19
de suivi de charge de la batterie, apte à délivrer une valeur de consigne I
battref traduisant, en fonction du niveau de charge de la batterie, l'intensité optimale
de courant à faire entrer par la borne « + » de la batterie. Le module 19 de suivi
de charge transmet la valeur de consigne I
battref à l'unité de régulation 15 par une connexion dédiée.
[0035] Des moyens de mesure, intégrés ou non au module 19, transmettent par ailleurs à l'unité
de régulation 15 une valeur I
batt traduisant une intensité de courant mesurée entrant effectivement dans la batterie,
et une valeur V
batt traduisant la tension entre la borne « - » et la borne « + » de la batterie 13.
[0036] D'autres modules de mesure d'intensité de courant permettent de mesurer et de transmettre
à l'unité de régulation 15, la valeur Id de courant traversant la machine électrique
5, les valeurs Ie
1, Ie
2 et Ie
3 d'intensité de courant entrant par les bornes B
1, B
2 et B
3 du circuit triphasé dans le filtre 2. Un module de normalisation 14 est connecté
aux bornes B
1, B
2 et B
3 de connexion du dispositif de charge 1, et transmet à l'unité de régulation 15, trois
valeurs Ve
1, Ve
2, Ve
3 correspondant à des valeurs filtrées sinusoïdales de tensions, ainsi qu'un triplet
(c, a, b) définissant l'ordre dans lequel sont numérotées les bornes B
1, B
2, B
3 par rapport à leurs positions physiques a, b, c.
[0037] Le pilotage de l'élévateur de tension 4 se fait suivant des méthodes connues à partir
d'une consigne a
s définie par a
s = I
batt/Id élaborée par un module de contrôle 17 de l'unité de régulation 15. Le pilotage
de l'abaisseur de tension 3 se fait suivant des méthodes connues à partir d'un rapport
cyclique de hachage défini par un triplet (a
1, a
2, a
3) = If/Id = (If
1/Id, If
2/Id, If
3/Id), et élaboré par un module de contrôle 16 de l'unité de régulation 15.
[0038] L'unité de régulation 15 comprend pour cela deux modules pilotes (non représentés),
apte, pour le premier, à imposer un motif temporel d'ouverture et de fermeture à chacun
des interrupteurs de l'abaisseur de tension 3, de manière à obtenir les rapports cycliques
de hachage a
1, a
2 et a
3, et apte, pour le second, à imposer un motif temporel d'ouverture et de fermeture
à chacun des interrupteurs de l'élévateur de tension 4, de manière à obtenir le rapport
cyclique a
s.
[0039] Les interrupteurs sont de préférence des transistors permettant une commutation rapide,
par exemple les transistors de type IGBT (« Insulated Gate Bipolar Transistor »).
[0040] L'unité de régulation 15 comprend également un module guide de référence 18, apte
à délivrer aux modules de contrôle 16 et/ou 17 des valeurs de consigne de courant
souhaitées, soit en entrée (Ie
dref), soit à la sortie (Id
ref) de l'abaisseur de tension 3.
[0041] L'unité de régulation 15 reçoit en entrée les valeurs filtrées Ve
1, Ve
2, Ve
3 de tension aux bornes d'entrée du dispositif, l'ordre de numérotation (c, b, a) des
bornes, les valeurs de courant mesurés Ie
1, Ie
2, Ie
3 aux bornes d'entrée ainsi numérotées B
1, B
2, B
3, la valeur Id de courant mesurée au travers de la machine électrique 5, la valeur
I
batt de courant arrivant à la borne « + » de la batterie 13, la valeur de consigne I
battref délivrée par le module de suivi de charge 19. Certaines de ces valeurs sont utilisées
par le module guide de référence 18 pour élaborer une consigne d'intensité intermédiaire.
Le module guide de référence utilise notamment les valeurs I
battref de consigne de courant arrivant à la batterie, l'amplitude Vm des signaux de tension
aux bornes d'entrée du dispositif, la tension V
batt aux bornes de la batterie 13, et la tension I
batt arrivant à la borne « + » de la batterie 13.
[0042] La consigne d'intensité de courant élaborée par le module guide 18 est transmise
au module de contrôle 16 qui l'utilise, conjointement aux valeurs Ie
1, Ie
2, Ie
3 de courant entrant aux bornes du réseau triphasé, pour générer au moyen d'une double
boucle de régulation, trois valeurs de rapport cyclique de hachage a
1, a
2, a
3 permettant de piloter les cycles d'ouverture et fermeture des interrupteurs de l'abaisseur
de tension 3.
[0043] Le module de contrôle 17, soit à partir de la consigne d'intensité I
battref de courant entrant dans la batterie, soit à partir d'une consigne de courant généré
par le module guide de référence 18, opère une boucle de régulation délivrant une
valeur de pilotage a
s représentant le rapport cyclique de hachage de l'élévateur de tension 4.
[0044] A titre indicatif, les valeurs caractéristiques des éléments électriques du dispositif
de charge 1 se trouvent dans les plages de valeurs suivantes :
- les capacités C du filtre 2 représentent quelques centaines de µF, par exemple entre
100 et 500 µF chacune,
- la capacité 12 disposée aux bornes de la batterie 13 afin de stabiliser la tension
à ses bornes, est de l'ordre du mF, par exemple entre 1 et 10 mF,
- les résistances de valeurs R du circuit de filtrage 2 sont de l'ordre de l'ohm, par
exemple entre 1 et 10 ohms,
- la résistance Rd du rotor de la machine électrique Me est de l'ordre de quelques dizaines
de mΩ, par exemple entre 0,01Ω et 0,1Ω,
- les inductances L1, L2, Ld correspondant respectivement aux inductances du filtre 2 et aux bobinages de
la machine électrique 5, ont des valeurs de l'ordre de quelques dizaines de µH, par
exemple des valeurs comprises entre 10 et 100 µH.
[0045] Voici maintenant les grandes lignes du raisonnement permettant d'aboutir au mode
de régulation que l'invention propose d'appliquer, pour le fonctionnement des modules
16, 17 et 18 de l'unité de régulation 15.
[0046] L'ordre dans lequel sont numérotées les bornes B
1, B
2 et B
3 est défini à chaque branchement du dispositif sur un réseau triphasé par le module
de normalisation 14. Le module de normalisation 14 reçoit en entrée les trois tensions
VE
a, VE
b, VE
c entre chaque borne d'entrée du dispositif et une phase correspondant à la phase neutre
du réseau triphasé. Le module de normalisation 14 effectue alors, suivant des techniques
connues, par exemple suivant des techniques de type « boucle à verrouillage de phase
» ou « PLL » ("Phase Locked Loop"), un filtrage de chacun des signaux d'entrée de
manière à obtenir un signal sinusoïdal ayant la même fréquence que l'harmonique principale
du signal mesuré.
[0047] Le module de normalisation détermine alors l'ordre dans lequel doivent être numérotés
les trois signaux de manière à avoir un premier signal sous la forme V
m sin(ωt), un second signal Ve
2 égal au signal Ve
1 déphasé de -2π/3, et un signal Ve
3 égal au signal Ve
1 déphasé de +2π/3.
[0048] Le module de normalisation 14 envoie ensuite à l'unité de régulation 15 les caractéristiques
de courant permettant à l'unité de régulation 15 de reconstruire un vecteur de tension

c'est-à-dire l'amplitude Vm, la pulsation de la tension, et l'origine des temps choisies
pour que le premier terme Ve
1 ait une phase nulle.
[0049] Le module de normalisation 14 renvoie également l'ordre dans lequel doivent être
numérotées les trois bornes B
1, B
2, B
3 pour que les trois termes du vecteur présentent entre eux le déphasage spécifié plus
haut.
[0050] L'unité de régulation 15 reçoit de trois capteurs d'intensité de courant, trois valeurs
mesurées à chacune des bornes B
1, B
2, B
3 représentant trois courants Ie
1, Ie
2, les entrant dans le dispositif. L'unité de régulation 15 ordonne les trois valeurs
Ie
1, Ie
2 et Ie
3 pour obtenir un vecteur courant (Ie
1, Ie
2, Ie
3) de manière à ce que l'intensité Ie
1 soit l'intensité traversant la borne B
1 correspondant à la tension filtrée Ve
1, que l'intensité Ie
2 soit le courant traversant la borne B
2 dont la tension filtrée correspond à Ve
2 et que l'intensité Ie
3 soit le courant traversant la borne B
3 dont la tension filtrée correspond à Ve
3.
[0051] On ne sort pas du cadre de l'invention si l'ordre attribué aux trois valeurs de tension
filtrées est différent de celui défini ci-dessus. Cependant, les équations qui suivent
devront être adaptées en conséquence, notamment pour l'expression de la matrice de
changement de repère T(ωt) définie plus loin.
[0052] Les indices 1, 2, 3 correspondant à une renumérotation des phases du réseau triphasé
peuvent correspondre, dans l'ordre, aux indices a, b, c, ou peuvent être une permutation
de ceux-ci.
[0053] Dans la suite du raisonnement, les identifications des bornes B
1, B
2, B
3 de connexion du dispositif 1 au réseau triphasé, ainsi que la numérotation qui en
découle, pour les points de connexion D
1, D
2, D
3, les branches F
1, F
2, F
3, les tensions Vf
1, Vf
2, Vf
3, les intensités de courant Ie
1, Ie
2, Ie
3, If
1, If
2, If
3, suppose que les bornes B
1, B
2, B
3 ont été numérotées par le module de normalisation 14 suivant le principe ci-dessus.
[0054] Le module de normalisation 14 envoie les trois valeurs modélisées Ve
1, Ve
2, Ve
3 de tension, à l'unité de régulation 15, qui doit par la suite élaborer des valeurs
de consigne de rapport cyclique de hachage pour l'abaisseur de tension 3 et pour l'élévateur
de tension 4, permettant de satisfaire à trois objectifs :
- minimiser le déphasage entre les courants Ie1, Ie2, Ie3 mesurés au travers des bornes B1, B2, B3 de connexion au réseau triphasé, et les trois valeurs de tension modélisées Ve1, Ve2, Ve3 aux bornes correspondantes du dispositif,
- obtenir un courant mesuré entrant Ibatt par la borne « + » de la batterie 13, correspondant aux besoins d'alimentation de
la batterie, ces besoins étant déterminés par le module de suivi de charge 19 et délivrés
en tant que fonction Ibattref à l'unité de régulation 15,
- éviter une annulation du courant Id transitant au travers de la bobine d'induction
Ld de la machine électrique 5, afin de ne pas générer d'harmoniques indésirables au
niveau du courant prélevé sur le réseau.
[0055] On considère pour cela un vecteur tension
Ve ayant pour coordonnées dans une base initiale Ve
1, Ve
2 et Ve
3, c'est-à-dire

dans cette première base.
[0056] On considère, dans la même base (on pourrait indifféremment dire "dans le même repère"),
un vecteur intensité de courant entrant dans le dispositif 1 :

et un vecteur intensité de sortie du filtre 2 :

ainsi qu'un vecteur de tension aux bornes des capacités C de filtrage du filtre 2
:

[0057] Par la suite nous notons « s » l'opérateur de dérivation par rapport au temps « t
», soit

ce qui peut aussi s'exprimer, en notation complexe et pour des courants sinusoïdaux
de pulsation ω, s = jω.
[0058] Les relations entre courant et tension de chacune des branches du filtre 2 s'écrivent
:

et

ou encore :

l'équation de la branche portant la machine électrique 5 s'écrit :

où

vecteur défini dans la base initiale par les rapports cycliques de hachage (PWM)
de l'abaisseur de tension 3.
[0059] Ce qui peut encore s'écrire :

ou encore :

[0060] On définit une matrice de changement de variable T(ωt) (que l'on peut indifféremment
appeler matrice de changement de base ou matrice de changement de repère) à partir
du vecteur
Ve sous la forme :

[0061] Cette matrice représente un changement de base entre une base initiale, et une base
d'arrivée tournante, définie par trois vecteurs
u1,u2,u3 dont les coordonnées dans la base initiale sont respectivement :

[0062] Autrement dit,
u1 est colinéaire à
Ve et tourne avec
Ve dans la base de départ,
u2 est perpendiculaire à
Ve et tourne avec
Ve dans la base de départ,
u3 est perpendiculaire à
u1 et à
u2 et reste fixe dans la base de départ.
[0063] La matrice T
-1(ωt) qui, multipliée par T(ωt) permet de retrouver la matrice identité, est donnée
par :

[0064] La matrice T(ωt), et les dérivées première et seconde par rapport au temps de sa
matrice inverse T
-1(ωt), possèdent les propriétés remarquables suivantes :

[0065] On utilise par la suite les notations suivantes :
Ve123 = (Ve1, Ve2, Ve3) = Vm (sin (ωt), sin (ωt-2π/3), sin (ωt+2π/3), qui est l'expression de Vedans la base de départ,
Vedqo = T(ωt) * Ve123 =(Ved, Veq, Veo) = (Vm, 0, 0) qui est l'expression de Vedans la base tournante définie par les vecteurs u1,u2,u3,
Ie123=(Ie1,Ie2,Ie3)=Im (sin (ωt- ϕ), sin (ωt- ϕ -2π/3), sin (ωt-ϕ +2π/3)), qui est l'expression de Ie dans la base de départ, ϕ étant le déphasage du courant par rapport à la tension
à chaque borne de branchement du dispositif 1 au réseau triphasé,
Iedqo = T(ωt) * Ie123 =(Ied, Ieq, Ieo) = Im (cosϕ.,sin ϕ,. 0.), qui est l'expression de Iedans la base tournante définie par les vecteurs u1,u2,u3.
[0066] En effet, étant donnée la manière dont est définie la base tournante
u1,
u2,
u3,
Ve est fixe dans la base tournante et le vecteur courant
Ie est également fixe dans la base tournante et peut s'écrire, si le courant dans chaque
phase est déphasé par rapport à la tension de phase d'un angle ϕ :
Iedqo = (Ied, Ieq, Ieo) = Im(cosϕ, sinϕ, 0), autrement dit, réduire le déphasage entre le courant et la
tension prélevés sur le réseau revient à annuler la composante suivant u(Ie), c'est-à-dire à annuler la composante Ieq.
[0067] On utilise également les notations :
If123 = (If1, If2, If3) qui est l'expression de If dans la base de départ,
Ifdqo = T(ωt) * If123 =(Ifd, Ifq, Ifo)) qui est l'expression de If dans la base tournante définie par les vecteurs u1,u2,u3,
Vf123 = (Vf1, Vf2, Vf3) qui est l'expression de Vf dans la base de départ,
Vfdqo = T(ωt) * Vf =(Vfd, Vfq, Vfo) qui est l'expression de Vf dans la base tournante définie par les vecteurs u1,u2,u3.
[0068] Ecrire les équations caractéristiques du filtre 2 dans la base tournante, revient
à multiplier à gauche par T(ωt) les équations (1) et (2) exprimées dans la base de
départ. On obtient alors :

et

ce qui peut encore s'écrire en fonction des expressions des différents vecteurs dans
la base tournante :

et

[0069] Les coordonnées suivant le vecteur
u3 s'annulant, on obtient les équations suivantes concernant les coordonnées suivant
les vecteurs
u1 et
u2 :

[0070] En éliminant les termes de tension Vf
d et Vfq entre les équations (3) et (4), on aboutit à une équation de la forme suivante
reliant Ieq, Ifq et If
d :

où FA(s) est une fonction de transformation de Ifq qui se déduit des équations (3)
et (4), et FB(s) est une fonction de transformation de la fonction If
d qui se déduit également des équations (3) et (4). Il se trouve que pour les pulsations
du réseau électrique proche de ω=2π x 50 ou ω=2π x 60, et pour les ordres de grandeur
des résistances R, Rd, des capacités C et des inductance L
1, L
2, Ld mentionnés plus haut, la transformation FB(s) appliquée à une valeur de courant
I délivre des valeurs négligeables devant les valeurs issues de la transformation
FA(s) appliquée au même courant I.
[0071] On en déduit que l'on peut utiliser la variable Ifq de courant transitant entre le
filtre 2 et l'abaisseur de tension 3, comme variable de contrôle pour asservir la
composante Ieq de courant à 0, et annuler ainsi le déphasage entre les courants et
les tensions en entrée du dispositif de charge.
[0072] Suivant l'approximation :

[0073] L'équation de la branche contenant la machine électrique 5 permet de proposer une
relation reliant Id et If
d. En effet elle s'écrit :

soit encore :

[0074] En considérant que le produit I
batt × V
batt est une perturbation de variation beaucoup plus lente que les valeurs de courants
d'entrée que l'on cherche à réguler, et en considérant que la composante Vfq du vecteur
des tensions aux bornes des capacités est nulle -car peu différente, du fait des valeurs
R, L
1, L
2 du filtre, de Veq-, on obtient à partir de l'équation (6) une relation reliant directement
les variations de If
d et de Id.
[0075] On peut donc utiliser la variable de courant If
d comme variable de contrôle pour asservir le courant Id traversant la machine électrique
5, à une valeur de consigne qui sera élaborée de manière à ne pas permettre l'annulation
du courant dans la bobine d'inductance Ld.
[0076] If
d et Ifq peuvent donc toutes deux être utilisées comme variables de contrôle pour asservir
respectivement le courant Id traversant la machine électrique et le courant Ieq transmis
entre le filtre et l'abaisseur de tension 3, chacun à une valeur consigne de référence.
[0077] Afin de connaître les valeurs de rapport cyclique de hachage a
1, a
2 et a
3 permettant d'obtenir les valeurs If
d et Ifq souhaitées, il suffit d'effectuer un changement de repère à l'aide de la matrice
T
-1(ωt) afin de recalculer à partir de If
d et Ifq, les trois coordonnées If
1, If
2, If
3 des courants transmis entre le filtre 2 et l'abaisseur de tension 3. En divisant
ces trois valeurs If
1, If
2 et If
3 par la valeur Id de courant mesurée au travers de la machine électrique 5, on obtient
par définition les trois valeurs a
1, a
2 et a
3 de rapport cyclique de hachage de l'abaisseur de tension 3. Le pilotage de l'abaisseur
de tension 3 à laide de ces trois consignes de rapports cycliques de hachage, permet
d'asservir Ieq sur une référence nulle, afin d'annuler le déphasage entre courant
et tension en entrée du dispositif, et d'asservir Id, le courant traversant la machine
électrique 5, à la valeur de consigne souhaitée Id
ref.
[0078] Si l'on régule Ieq par Ifq pour annuler le déphasage
ϕ, et que l'on régule Id par If
d pour éviter l'annulation du courant dans la bobine de la machine électrique, il reste
alors à satisfaire le troisième objectif de la régulation effectuée par l'unité de
régulation 15, c'est à dire asservir le courant entrant dans la batterie I
batt, à la valeur de consigne I
battref délivrée par le module de suivi de charge 19. Pour cela, on peut par exemple imposer
un rapport cyclique de hachage a
s à l'élévateur de tension 4 de manière à respecter la relation a
s = I
battref/Id. Afin de compenser le décalage temporel entre le moment où les valeurs I
batt et Id sont mesurées, et le moment où la variable de pilotage a
s définissant le rapport cyclique de hachage de l'élévateur de tension 4, devient effective,
une boucle de contrôle de type « feed forward » peut être utilisée, calculant la variable
de pilotage a
s à partir de la somme du courant consigne I
battref , et de l'erreur intégrée entre le courant consigne I
battref et le courant effectivement mesuré I
batt à la borne + de la batterie 13.
[0079] Selon une autre variante de réalisation, on peut utiliser les équations (3) et (4)
afin d'écrire en éliminant les termes Vf
d et Vfq une relation entre Ie
d, Ifq et If
d, sous la forme :

[0080] On constate cette fois-ci, avec les valeurs usuelles de pulsation de réseau et avec
les valeurs des résistances R, Rd, des capacités C et des inductance L
1, L
2, Ld, que le terme FD(If
d) est prépondérant devant le terme FE(Ifq). On peut alors écrire en première approximation
:

[0081] On peut donc, selon cette autre variante de réalisation, utiliser les valeurs de
courant Ifq et If
d pour asservir simultanément Ieq et Ie
d à deux valeurs de consigne respectives. Ieq sera comme précédemment asservie à zéro
pour annuler le déphasage
ϕ, et Ie
d sera asservie à une valeur de consigne Ie
dref, élaborée pour obtenir l'intensité de consigne I
battref en entrée de la borne + de la batterie 13. On effectuera comme précédemment un changement
de repère à l'aide de la matrice T
-1(ωt) afin de calculer, à partir des valeurs de contrôle Ifq et If
d souhaitées, les valeurs à appliquer a
1, a
2, a
3 comme consigne de rapport cyclique de hachage, à l'abaisseur de tension 3.
[0082] Dans ce second mode de réalisation, on utilise conjointement une boucle de régulation
sur Ifq pour réguler Ieq, et une boucle de régulation sur If
d pour réguler le courant arrivant à la batterie. Il reste donc à définir une troisième
boucle de régulation permettant d'asservir le courant transitant par la machine électrique
5.
[0083] Or, en première approximation, la relation traduisant la dynamique du courant au
travers de la machine électrique 5, soit :

[0084] lie directement a
s et le courant Id traversant la machine électrique 5, car :

peut être considérée comme une perturbation dont les valeurs sont déterminées par
les deux premières boucles de régulation et
Vbatt est une valeur relativement stable grâce à la présence du condensateur 12.
[0085] Il est donc possible, dans ce second mode de réalisation, de piloter a
s directement à partir de l'erreur entre une valeur de référence Id
ref, et la valeur mesurée Id traversant la machine électrique 5.
[0086] Les valeurs utilisées comme consignes sont la valeur zéro pour Ie
q, et deux fonctions intensités de consignes Ie
qref et Id
ref élaborées par le module guide de référence 18, respectivement pour Ieq et Id.
[0087] Pour déterminer la consigne Ie
dref de courant entrant dans le dispositif, on exprime la conservation de la puissance
électrique entre les bornes de connexion réseau triphasé et les bornes de la batterie.
On néglige pour cela en première approximation des pertes d'énergie électrique dans
le dispositif, liées notamment à la présence de résistances.
[0088] La valeur de consigne de courant entrant Ie
dref est alors donnée par la relation :

où
Vm est l'amplitude de la tension d'entrée (tension réseau) ;
Vbatt est la tension mesurée aux bornes de la batterie 13;
Ibattref est la consigne de courant batterie, élaborée par le module de suivi de charge 19.
[0089] La consigne Id
ref de courant traversant la machine électrique 5, destinée à éviter une annulation de
courant dans l'inductance de la machine électrique, peut soit être fixée à une constante
arbitraire, soit suivre une fonction quelconque restant constamment supérieure à zéro.
[0090] Dans les modes de réalisation décrits on décide d'ajuster
Idref en fonction des courants de consigne
Iedref à l'entrée du dispositif et
Ibattref aux bornes de la batterie 13, selon la formule suivante :

où Ie
dref est donné par la relation ci-dessus, I
battref est la consigne de courant batterie délivrée par le module de suivi de charge 19,
et A est une constante arbitraire que l'on peut par exemple fixer à une valeur de
200 ampères.
[0091] Le module guide de référence 18 de la figure 1, associé aux modules de contrôle 16
et 17 dont le fonctionnement est détaillé plus bas, calcule donc systématiquement
Iedref suivant l'équation (8), et calcule ensuite
Id ref suivant l'équation (9). En fonction des modes de fonctionnement retenus pour chaque
module 16 et 17, le module guide 18 envoie une des valeurs
Iedref ou
Idref au module 16, ou au module 17, et envoie éventuellement l'autre des deux valeurs
à l'autre module. On ne s'éloigne cependant pas du cadre de l'invention si le module
guide de référence ne calcule et ne transmet que l'une des valeurs
Iedref ou
Idref.
[0092] Les figures 2a, 2b et 3a, 3b, illustrent deux modes de régulation retenus pour mettre
en oeuvre l'invention à partir des considérations précédentes, en utilisant un dispositif
de charge 1 correspondant à la figure 1. On retrouve sur les figures 2a, 2b et 3a,
3b, des références communes à la figure 1, les mêmes éléments étant désigné par les
mêmes références.
[0093] La figure 2a illustre un mode de fonctionnement possible du module de contrôle 16.
Le module de contrôle 16 reçoit sur une première entrée la valeur mesurée Id d'intensité
de courant traversant la machine électrique 5. Il envoie cette valeur sur une entrée
négative d'un soustracteur 20, qui reçoit sur une entrée positive une valeur de consigne
de courant Id
ref élaborée par le module guide de référence 18. La différence est envoyée sur un correcteur
21 qui peut être un correcteur de type proportionnel intégral dérivé, dont la fonction
de correction est ici notée K5, et dont les termes peuvent être déduits de l'équation
(6).
[0094] Le résultat de cette correction est interprété comme une composante If
d suivant le vecteur
u1 la base tournante, parallèle au vecteur tension filtré
Ve ayant servi à définir le changement de repère, d'un courant de consigne en sortie
du filtre 2. Le module de contrôle 16 reçoit sur trois autres entrées des valeurs
mesurées Ie
1, Ie
2, les des courants aux bornes d'entrée B
1, B
2, B
3 du dispositif 1, et utilise ces trois valeurs comme les trois coordonnées d'un vecteur
Ie intensité de courant, sur lesquelles il applique par un opérateur 22 un changement
de repère, pour obtenir une des coordonnées du vecteur
Ie dans la base tournante définie par la matrice de changement de base T(ωt). La coordonnée
retenue Ieq est une coordonnée suivant le vecteur
u2 perpendiculaire au vecteur tension filtré
Ve ayant servi à définir le changement de repère. Cette coordonnée Ieq est envoyée sur
une entrée négative d'un soustracteur 23 qui reçoit sur une entrée positive une consigne
Ie
qref égale à zéro stockée dans une mémoire 30 du module de contrôle 16.
[0095] La différence est envoyée sur un correcteur 24 également du type proportionnel intégral
dérivé, représenté ici par une fonction de correction K1, dont les termes peuvent
se déduire à partir de l'équation (5).
[0096] Le résultat du correcteur 24 est interprété comme une intensité de courant Ifq correspondant
à une coordonnée suivant le vecteur
u2 perpendiculaire au vecteur tension filtré
Ve ayant servi à définir le changement de repère. Les résultats If
d du correcteur 41 et Ifq du correcteur 24 sont ensuite utilisés comme deux composantes
dans la base tournante, d'un vecteur
If =(If
d, Ifq, 0) représentant un vecteur consigne pour l'intensité du courant sortant du
filtre 2. Pour cela, on applique à ce vecteur (If
d, Ifq, 0) la matrice de changement de base inverse T
-1(ωt) au moyen d'un opérateur 25, qui délivre trois coordonnées If
1, If
2, If
3 représentant
If dans la base de départ, c'est-à-dire représentant trois valeurs consigne des courants
sortant du filtre 2 et traversant respectivement les branches F1, F2, F3 de la figure
1. Le module de contrôle 16 divise ensuite, à l'aide d'un inverseur de valeur 26 et
de trois multiplicateurs 27, 28, 29, chacune des valeurs If
1, If
2, If
3 par la valeur Id de courant traversant la machine électrique 5, et délivre ainsi
trois valeurs a
1, a
2 et a
3 qui permettent, suivant des méthodes connues, le pilotage de l'abaisseur de tension
3. Les valeurs a
1, a
2 et a
3 sont par exemple envoyées à un module de pilotage (non représenté) qui impose aux
interrupteurs de l'abaisseur de tension 3, les cycles d'ouverture et de fermeture
permettant d'obtenir ces rapports cycliques de hachage.
[0097] La figure 2b illustre un mode possible de fonctionnement d'un module de contrôle
17 permettant de piloter l'élévateur de tension 4 conjointement au module de contrôle
16 dont le mode de fonctionnement est décrit à la figure 2a. Le module de contrôle
17 reçoit une valeur mesurée I
batt sur une de ses entrées, et l'envoie sur l'entrée négative du soustracteur 31, qui
reçoit sur son entrée positive la valeur I
battref délivrée par le module de suivi de charge 19. La différence entre les deux termes
est envoyée par le soustracteur 31 sur un premier correcteur 32 de type proportionnel,
puis sur un second correcteur 33 de type intégrateur. La valeur de consigne de courant
I
battref est simultanément envoyée par une boucle de type « feed forward » 35, sur un sommateur
34 qui reçoit sur une deuxième entrée le résultat de l'intégrateur 33.
[0098] Sur une troisième entrée, le module de contrôle 17 reçoit la valeur mesurée Id de
courant traversant la machine électrique 5, envoie cette valeur sur un opérateur inverseur
36, puis sur un multiplicateur 37 qui reçoit sur sa deuxième le résultat du sommateur
34. Le résultat du multiplicateur 37, qui est donc le courant consigne de batterie
augmenté d'un terme d'erreur corrigée, divisé par le courant Id traversant la machine
électrique 5, est envoyé en tant que valeur a
s de consigne de rapport cyclique de hachage, à un module de pilotage (non représenté)
qui impose suivant des méthodes connues aux interrupteurs de l'élévateur de tension
4, les cycles d'ouverture et de fermeture permettant d'obtenir ce rapport cyclique
de hachage.
[0099] D'autres types de correction que la correction proportionnelle du correcteur 32 et
que la correction proportionnelle de l'intégrateur 33 sont envisageables, la boucle
de correction ayant pour but de compenser le décalage temporel entre le moment où
les valeurs de pilotage Id et I
battref sont déterminées, et le moment où le rapport cyclique de hachage correspondant a
s est appliqué.
[0100] Les modes de fonctionnement décrits aux figures 2a et 2b sont complémentaires : le
mode de fonctionnement décrit à la figure 2a permet, en pilotant l'abaisseur de tension
3, d'annuler le déphasage entre le courant et la tension prélevés sur le réseau, et
permet également d'obtenir une intensité de courant Id traversant la machine électrique,
qui est non nul, et qui est compatible avec le courant I
battref que l'on cherche au final à obtenir à l'entrée de la batterie 13.
[0101] Le mode de fonctionnement du module de contrôle 17 décrit à la figure 2b permet alors,
en asservissant I
batt sur I
battref, de tirer parti du courant Id traversant la machine électrique, et régulé par le
module 16, de manière à obtenir le courant souhaité I
battref à l'entrée de la batterie 13.
[0102] La figure 3a illustre un autre mode possible de fonctionnement du module de contrôle
16, permettant de piloter l'abaisseur de tension 3 de la figure 1. Comme dans le mode
de fonctionnement de la figure 2a, les trois valeurs Ie
1, Ie
2, Ie
3 constituant les coordonnées du vecteur
Ie d'intensités de courant entrant par les bornes B
1, B
2, B
3 du dispositif 1, sont transformées par un opérateur 22 qui les multiplie par la matrice
de changement de repère T(ωt).
[0103] L'opérateur 22 délivre cette fois deux coordonnées Ieq et Ie
d du courant entrant par les bornes du circuit triphasé, qui sont les coordonnées du
vecteur
Ie dans le plan de rotation défini par les vecteurs
u1,
u2, du vecteur filtré de tension à l'entrée du dispositif. La coordonnée Ieq, qui est
la coordonnée perpendiculaire au vecteur filtré de tension est, comme dans le mode
de régulation de la figure 2a, envoyée sur un soustracteur 23, qui lui soustrait une
valeur de consigne Ie
qref stockée dans une mémoire 30 et égale à zéro, et envoie la différence sur un correcteur
24 représenté par la fonction de correction K1, qui peut être la même que celle de
la figure 3a.
[0104] Le correcteur 24 délivre une valeur Ifq qui est utilisée par la suite comme une composante
d'un vecteur
If consigne de courant à l'entrée de l'abaisseur de tension 3. Dans le mode de régulation
de la figure 3a, l'opérateur 22 envoie la seconde coordonnée Ie
d de courant entrant dans le dispositif, qui est la coordonnée qui est la coordonnée
suivant le
vecteur u1, parallèle au vecteur filtré de tension
Ve, sur un soustracteur 40 qui lui soustrait une valeur de consigne Ie
dref élaborée par le module guide de référence 18 de la figure 1.
[0105] La différence est envoyée sur un correcteur 41 représenté par une fonction de correction
K4 qui peut être de type proportionnel intégral dérivé et dont les termes peuvent
se déduire de l'équation (6).
[0106] Le correcteur 41 délivre une valeur If
d qui est interprétée comme une valeur consigne de la coordonnée parallèle au vecteur
Ve de tensions filtrées en entrée du dispositif, du vecteur
If définissant les trois courants entrant par les bornes de l'abaisseur de tension 3.
Ifq est interprété comme la coordonnée suivant le second vecteur de base
u2 de la base tournante, perpendiculaire au vecteur
Ve de tensions filtrées en entrée du dispositif, du vecteur
If des intensités entrantes dans l'abaisseur de tension 3. Les deux coordonnées If
d et Ifq sont respectivement envoyées par les correcteurs 41 et 24 sur un opérateur
25 qui les multiplie par la matrice inverse de changement de base T
-1(ωt). L'opérateur 25 délivre trois coordonnées If
1, If
2 et If
3 de
If dans la base de départ, traduisant les valeurs d'intensités de courant consignes
que l'on souhaite obtenir respectivement dans les branches F
1, F
2, F
3 d'entrée de l'abaisseur de tension 3.
[0107] Comme dans le mode de régulation de la figure 2a, les trois valeurs de consigne If
1, If
2, If
3 sont ensuite divisées au moyen d'un opérateur inverseur 26 et de trois opérateurs
multiplicateurs 27, 28 et 29, par la valeur mesurée Id de courant traversant la machine
électrique 5. Le module ce contrôle 16 délivre alors trois valeurs de consigne a
1, a
2, a
3, utilisées par un module de pilotage (non représenté) comme consignes de rapport
cyclique de hachage pour piloter l'abaisseur de tension 3.
[0108] La figure 3b illustre un mode de régulation par le module 17, qui est complémentaire
au mode de régulation par le module 16 décrit à la figure 3a. Le module de contrôle
17 reçoit ici sur une première entrée, la valeur mesurée Id du courant traversant
la machine électrique 5, l'envoie sur l'entrée négative d'un soustracteur 42 qui reçoit
sur une entrée positive une valeur de consigne Id
ref élaborée par le module guide de référence 18.
[0109] La différence entre la valeur mesurée Id et la valeur de consigne Id
ref est envoyée sur un correcteur 43, par exemple de type proportionnel intégral, et
représenté par une fonction de correction K6, dont les termes peuvent se déduire de
l'équation (7). Le correcteur 43 délivre une valeur a
s que le module de contrôle 17 envoie sur un module de pilotage (non représenté) pour
définir les cycles d'ouverture et de fermeture des interrupteurs faisant partie de
l'élévateur de tension 4.
[0110] L'objet de l'invention ne se limite pas aux modes de réalisation décrits, et peut
se décliner en de nombreuses variantes, notamment en ce qui concerne la forme du vecteur
modélisé
Ve des tensions entrantes, et la matrice de changement de base qui en découle.
[0111] On peut utiliser une architecture de filtre différente en entrée de l'abaisseur de
tension 3, les termes des équation (3) et (4) étant alors modifiés, mais le changement
de repère restant possible, avec les mêmes avantages que décrit ci-dessus.
[0112] On peut envisager des commandes multivariables où trois boucles de régulation, ou
plus, seraient interdépendantes pour délivrer conjointement les quatre valeurs consignes
de rapports cycliques de hachage a
1, a
2, a
3, a
s.
[0113] L'architecture du dispositif 1 peut varier, à condition de conserver la succession
filtre-abaisseur de tension-bobine d'induction-élévateur de tension-batterie. On notera
en particulier que les branches F
1, F
2, F
3 peuvent être réduites aux points de connexion D
1, D
2, D
3.
[0114] Le dispositif de charge suivant l'invention permet de concilier à chaque instant
les besoins d'alimentation de la batterie, et les exigences du fournisseur de courant
triphasé en terme de puissance réactive et d'harmoniques du courant délivré.
Liste des références
[0115]
- 1
- Dispositif de charge
- 2
- Filtre
- 3
- Abaisseur de tension
- 4
- Elévateur de tension
- 5
- Machine électrique
- 6, 7, 8
- Branches parallèles de l'abaisseur de tension 3
- 9
- Diode
- 10
- Première borne de branchement de l'élévateur de tension 4
- 11
- Deuxième borne de branchement de l'élévateur de tension 4
- 12
- Condensateur
- 13
- Batterie
- 14
- Module de normalisation
- 15
- Unité de régulation
- 16, 17
- Modules de contrôle
- 18
- Module guide de référence
- 19
- Module de suivi de charge
- 20
- Soustracteur
- 21
- Correcteur
- 22
- Opérateur de changement de repère (=opérateur de changement de base)
- 23
- Soustracteur
- 24
- Correcteur
- 25
- Opérateur de changement de repère (=opérateur de changement de base) inverse de l'opérateur
22
- 26
- Inverseur
- 27, 28, 29
- Multiplicateurs
- 30
- Mémoire
- 31
- Soustracteur
- 32
- Correcteur
- 33
- Correcteur intégrateur
- 34
- Sommateur
- 35
- Boucle « feed forward »
- 36
- Inverseur
- 37
- Multiplicateur
- 40
- Soustracteur
- 41
- Correcteur
- 42
- Soustracteur
- 43
- Correcteur
- α
- Facteur de correction du correcteur 32
- a1, a2, a3
- Rapports cycliques de hachage de l'abaisseur de tension 3 définis par a1=If1/Id, a2=If2/Id, a3=If3/Id
- as
- Rapport cyclique de hachage de l'élévateur de tension 4 défini par as=Ibatt/Id
- B1, B2, B3
- Bornes de branchement du dispositif 1 aux phases du réseau triphasé
- C
- Capacités du filtre 2, de valeur C
- D1, D2, D3
- Points de connexion du filtre 2 aux entrées de l'abaisseur de tension 3
- F1, F2, F3
- Branches ou points de connexion entre les entrées de la l'abaisseur de tension 3,
et le milieu (point entre deux interrupteurs) de chaque branche 6, 7, 8 de l'abaisseur
de tension 3
- L1
- Première série d'inductances du filtre 2, de valeur L1
- L2
- Deuxième série d'inductances du filtre 2, de valeur L2
- R
- Résistances du filtre 2, de valeur R
- Rd
- Résistance équivalente des bobinages de la machine électrique 5
- Ld
- Inductance équivalente des bobinages de la machine électrique 5
- Ie1, Ie2, Ie3
- Valeurs mesurées de courant entrant par les bornes B1, B2, B3 dans le dispositif de charge
- If1, If2, If3
- Courants entrant par les branches F1, F2, F3 dans l'abaisseur de tension 3 à partir du filtre 2
- Id
- Courant mesuré traversant la machine électrique 5
- Ibatt
- Courant mesuré entrant par la borne « + » de la batterie 13
- Ibattref
- Consigne d'intensité de courant batterie émise par le module de suivi de charge 19
- Ied
- Projection du vecteur

exprimé dans le base de départ sur le premier vecteur u1 de la base tournante
- Ifd
- Projection du vecteur If égal à (If1, If2, If3) exprimé dans le base de départ sur le premier vecteur u1 de la base tournante
- K1, K4, K5, K6
- Fonctions de correction des correcteurs 24, 21, 41 et 43
- T(ωt)
- Matrice de changement de base entre un repère initial où les tensions aux bornes d'entrée
du dispositif définissent un vecteur

et un repère défini par une base tournante orthogonale dont un premier vecteur de
base u1 est colinéaire au vecteur Ve, et un troisième vecteur de base est fixe par rapport à la base de départ.
- T-1(ωt)
- Matrice inverse de changement de base, entre le repère défini par la base tournante
et le repère initial.
- VEa, VEb, VEc
- Tension mesurée entre la masse et chacune des bornes de branchement du dispositif
de charge au réseau triphasé
- Ve1, Ve2, Ve3
- Valeurs de tension filtrées par le module de normalisation 14 à partir des valeurs
de tension mesurées VEa, VEb, VEc, ré-ordonnées de 1 à 3 pour obtenir un déphasage prédéfini entre le premier, le second
et le troisième terme filtré, la numérotation de 1 à 3 étant répercutée sur la numérotation
des bornes B1, B2, B3, D1, D2, D3, et des branches F1, F2, F3 du dispositif de charge, et sur la désignation des valeurs mesurées au niveau de
ces bornes ou de ces branches
1. Vorrichtung (1) zur Schnellaufladung einer Batterie (13), insbesondere einer Kraftfahrzeugbatterie,
die eine Filterstufe (2) vom resistiv-induktiv-kapazitiven Typ, die dazu bestimmt
ist, an ein Dreiphasennetz angeschlossen zu werden, eine Spannungsminderungsstufe
(3) und eine Spannungserhöhungsstufe (4), die dazu bestimmt ist, an die Batterie (13)
angeschlossen zu werden, sowie eine Induktionsspule (Ld), die zwischen die Spannungsminderungsstufe
(3) und die Spannungserhöhungsstufe (4) geschaltet ist, umfasst, wobei die Vorrichtung
(1) außerdem umfasst: eine Regelungseinheit (15), die der Spannungsminderungsstufe
(3) und der Spannungserhöhungsstufe (4) zyklische Zerhackungsverhältnisse (a1, a2, a3, as) auferlegen kann,
Mittel zur Messung der Stärken (Ie1, Ie2, Ie3) von über die Phasen (B1, B2, B3) des Dreiphasennetzes in die Vorrichtung fließenden Strömen,
Mittel zur Messung der Stärke des durch die Spule (Ld) fließenden Stroms (Id),
wobei die Regelungseinheit (15) wenigstens zwei Regelschleifen (16, 17) umfasst, welche
die gemessenen Stromstärkewerte (Ie1, Ie2, Ie3, Id) verwenden, um drei Werte (a1, a2, a3) zu liefern, die als Sollwerte für zyklische Zerhackungsverhältnisse der Spannungsminderungsstufe
(3) verwendet werden, und um die Phasenverschiebung zu kompensieren, die durch die
Filterstufe (12) zwischen den Strömen (Ie1, Ie2, Ie3) und den Spannungen (Ve1, Ve2, Ve3) hervorgerufen wird, die an den einzelnen Phasen (B1, B2, B3) des Dreiphasennetzes abgenommen werden, und um den Wert der Amplitude des durch
die Spule (Ld) fließenden Stroms über einem vordefinierten, von null verschiedenen
Schwellenwert zu halten.
2. Vorrichtung zur Schnellaufladung nach Anspruch 1, wobei die Regelungseinheit (15)
außerdem Mittel (16, 17) umfasst, um den in die Batterie (13) fließenden Strom (Ibatt) auf einen Sollwert (Ibattref) des Batteriestroms zu regeln.
3. Vorrichtung zur Schnellaufladung nach einem der vorhergehenden Ansprüche, wobei die
Regelungseinheit (15) eine dritte Regelschleife (17) umfasst, die einen Wert (as) liefert, der als Sollwert für das zyklische Zerhackungsverhältnis der Spannungserhöhungsstufe
(4) verwendet wird.
4. Vorrichtung zur Schnellaufladung nach einem der vorhergehenden Ansprüche, wobei die
Regelungseinheit (15) Mittel zum Bestimmen von drei sinusförmigen Eingangsspannungen
(Ve1, Ve2, Ve3) an den Verbindungspunkten (B1, B2, B3) der Vorrichtung (1) mit dem Dreiphasennetz umfasst, und wobei wenigstens eine erste
Regelschleife die Winkelfrequenz (ω) der Eingangsspannungen (Ve1, Ve2, Ve3) betrifft.
5. Vorrichtung zur Schnellaufladung nach Anspruch 4, wobei die erste Regelschleife dafür
ausgelegt ist, eine Komponente (Ieq) auf null zu regeln, die als eine Linearkombination der Werte (Ie1, Ie2, Ie3) der Eingangsstromstärken erhalten wird, wobei die Koeffizienten der Linearkombination
trigonometrische Funktionen von ωt sind, wobei t ein Maß der Zeit ist.
6. Vorrichtung zur Schnellaufladung nach Anspruch 5, wobei die Regelungseinheit (15)
einen Operator (25) umfasst, der drei Linearkombinationen von zwei Werten (Ieq, Ied), die von zwei Regelschleifen stammen, bewirken kann, wobei die Koeffizienten jeder
der drei Linearkombinationen trigonometrische Funktionen von ωt sind.
7. Verfahren zur Regelung einer Vorrichtung (1) zur Schnellaufladung einer Batterie (13)
ausgehend von einem Dreiphasenstrom, umfassend:
einen Schritt der Messung der Stärken (Ie1, Ie2, Ie3) von über die Phasen (B1, B2,
B3) des Dreiphasennetzes in die Vorrichtung fließenden Strömen,
einen Schritt der Messung der Stärke des durch die Spule (Ld) fließenden Stroms (Id),
einen Schritt der Bestimmung von drei Werten (a1, a2, a3), die als Sollwerte für zyklische Zerhackungsverhältnisse einer Spannungsminderungsstufe
(3) von wenigstens zwei Regelschleifen (16, 17) verwendet werden und von gemessenen
Stromstärkewerten (Ie1, Ie2, Ie3, Id) abhängig sind, um eine Phasenverschiebung zu kompensieren, die durch eine Filterstufe
(2) vom resistiv-induktiv-kapazitiven Typ zwischen den Eingangsstromstärken (Ie1, Ie2, Ie3) der Vorrichtung und den Eingangsspannungen (Ve1, Ve2, Ve3) der Vorrichtung (1) hervorgerufen wird,
einen Schritt der Vorsteuerung einer Spannungsminderungsstufe mit den zyklischen Zerhackungsverhältnissen
(a1, a2, a3).
8. Verfahren zur Regelung einer Vorrichtung (1) zur Schnellaufladung nach Anspruch 7,
wobei die Eingangsspannungen (VEc, VEb, VEa) der Vorrichtung gefiltert werden, um sie durch drei Komponenten (Ve1, Ve2, Ve3) eines Vektors (Ve) modellieren zu können, der in einer Ebene (u1,u2) mit einer Winkelfrequenz ω rotiert, und anschließend eine Regelschleife angewendet
wird, um die Komponente des Vektors Ie, dessen Komponenten drei gemessene Eingangsstromstärken (Ie1, Ie2, Ie3) der Vorrichtung (1) sind, in dieser Ebene (u1,u2) zu annullieren, die zu dem modellierten Vektor (Ve) der Eingangsspannungen senkrecht ist.
9. Verfahren zur Regelung einer Vorrichtung (1) zur Schnellaufladung nach Anspruch 7,
wobei eine Linearkombination von drei am Eingang der Vorrichtung gemessenen Strömen
(Ie1, Ie2, Ie3) auf null geregelt wird, wobei die Koeffizienten der Linearkombination trigonometrische
Funktionen von ωt sind, wobei ω weine Winkelfrequenz der Eingangsspannungen der Vorrichtung
ist und t ein Maß der Zeit ist.