[0001] L'invention se rattache au secteur technique des couvertures de toitures réalisées
en matériaux métalliques du type zinc, inox, aluminium et autres matériaux.
[0002] L'invention se rattache plus particulièrement aux couvertures à joint debout, c'est-à-dire
à un assemblage de différents modules appelés bacs et assemblés entre eux, l'ensemble
étant constitutif de la couverture. Les bacs formant panneaux sont assemblés par l'aménagement
de formes en repli susceptibles de se chevaucher de manière complémentaire pour former
un joint debout et recevoir ensuite le ou les coulisseau(x) de tête.
[0003] On a ainsi illustré figure 1 au titre de l'art antérieur une couverture à joint debout
(C) avec par exemple deux bacs consécutifs (1) et (2). Ces bacs ainsi que le coulisseau
de tête sont obtenus dans leur forme finale par découpage et pliage selon une pratique
connue en matière de tôlerie. Chaque bac formant panneau de configuration sensiblement
rectangulaire comprend en extrémité deux bordures (1a) (1b) (2a) (2b) dans le plan
longitudinal et qui présentent chacune une forme pliée ((1c1-1c2) (2c1-2c2) vers l'intérieur.
Ces formes sont assemblées par chevauchement l'une dans l'autre puis serties pour
constituer un joint debout dans le sens longitudinal des bacs, lequel joint est donc
perpendiculaire à la base plane (1d) (2d) des dits bacs. De préférence, la première
forme pliée (1c1-2c1) présente un seul plan de rabat orienté à l'horizontal, tandis
que la seconde forme pliée (1c2-2c2) présente un rabat configuré en U. L'assemblage
de l'ensemble donne une configuration en agrafe. Chaque bac présente également sur
un seul côté transversal un bandeau plié (1e) (2e) établie en prolongement de la base
(1d) (2d) des bacs. Le dit bandeau plié présente en extrémité transversale des rabats
(1f) (2f) en constituant un retour par rapport au plan du dit bandeau plié (1e) (2e).
En outre, les dits rabats sont agencés dans leur partie inférieure près de la zone
de raccordement avec la base (1d) (2d) avec des plis en triangulation pour former
des plans de liaison (1g) (2g). Cette disposition particulière de la couverture de
toit (C) permet ainsi de définir une forme en glissière (G) par le biais de la juxtaposition
des rabats (1f) (2f) de deux bacs formant panneaux consécutifs. En effet, les dits
rabats définissent un intervalle (e1) de positionnement par rapport à la paroi du
bandeau (1e) (2e). Cette forme en glissière se trouve ainsi dans le prolongement axial
de la partie joint debout définie par la liaison des parties de plis précitées (1c1-2c1).
Cette disposition permet ainsi le positionnement d'un coulisseau de tête (5) qui est
une pièce rapportée formant coiffe et qui permet de conforter l'assemblage de deux
bacs formant panneaux successifs (1) et (2). Ce coulisseau de tête présente une configuration
comme représentée figures 3 et 4 avec une base (5a) plane présentant en extrémités
sur sa face arrière deux rabats opposés (5b) sur ses côtés longitudinaux, ces rabats
étant conçus pour être introduits dans la partie glissière (G) formée par deux bacs
successifs constituant la couverture de toit. En outre, le coulisseau de tête (5)
présente un bec en prolongement (5c) de configuration triangulaire et orienté angulairement
par rapport au plan de la base (5a). Cette orientation angulaire correspond en pratique
à l'orientation angulaire donnée aux bacs entre leur base et le bandeau transversal
(1e) (2e). Ce bec en prolongement triangulaire présente lui-même des rabats perpendiculaires
(5d) établis dans une configuration curviligne pour venir sensiblement se rejoindre
à l'avant du coulisseau de tête en laissant un intervalle (e2) correspondant à l'épaisseur
de la partie joint debout. En d'autres termes, comme représenté figure 3, le coulisseau
de tête qui forme coiffe vient s'ajuster par sa base sur la partie glissière (G) formée
par l'assemblage de deux bacs consécutifs, tandis que le bec en prolongement (5c)
vient ainsi se positionner sur la partie joint debout. On obtient une liaison de deux
bacs consécutifs de plus, le bec (5c) en prolongement triangulaire du coulisseau permet
une étanchéité de l'assemblage.
[0004] Ce type de couverture à joint debout avec coulisseau de tête est largement exploité
par le Demandeur et d'autres fabricants.
[0005] La problématique réside néanmoins dans certains inconvénients, et plus particulièrement
dans le manque ou insuffisance d'étanchéité lors du montage du coulisseau de tête
par rapport à deux bacs consécutifs. Il y a en effet beaucoup de jeu dans les assemblages,
le coulisseau de tête peut relativement facilement être désolidarisé de la partie
joint debout et être relevé le faisant sortir de son emplacement. Des opérations de
soudure ou de pinçage sont donc alors nécessaires, à effectuer sur place par les opérateurs.
Cela nécessite pour eux d'avoir un outillage adapté, de le manipuler dans des conditions
qui ne sont pas toujours très aisées. Ces opérations complémentaires de soudure prennent
du temps et ne sont pas toujours parfaites et avec le temps peuvent être détériorées
avec des ruptures des zones de soudure générées par exemple par la dilatation des
panneaux constitutifs des bacs due aux variations de température. On observe également
un autre inconvénient qui est l'insuffisance de stabilisation de la partie glissière
des bacs avec la base du coulisseau de tête.
[0006] La démarche du Demandeur a donc été de remédier à ces inconvénients en recherchant
une solution pratique de mise en oeuvre et de fixation du coulisseau de tête en s'affranchissant
de tous travaux in situ par un opérateur telle que soudure ou pinçage.
[0007] La démarche du Demandeur a aussi été de rechercher une solution qui tienne compte
des effets de dilatation des panneaux des bacs en cas de fortes variations de température.
[0008] La démarche du Demandeur a aussi été d'améliorer la stabilité du coulisseau de tête
lors de l'assemblage de deux bacs consécutifs.
[0009] La solution apportée par le Demandeur répond à tous ces objectifs.
[0010] Selon une première caractéristique de l'invention, le coulisseau de tête pour couverture
à joint debout, la dite couverture étant composée de bacs consécutifs formant panneaux
comprenant des bordures dans un plan longitudinal ayant une forme pliée vers l'intérieur,
les dites formes étant assemblées par chevauchement l'une sur l'autre de deux bacs
consécutifs pour constituer le joint debout dans le sens longitudinal des bacs, chaque
forme pliée des dits bordures présentant au moins un plat de rabat orienté vers le
bas, l'ensemble donnant une configuration en agrafe, chaque bac présentant sur un
seul côté transversal un bandeau plié en prolongement de la base des bacs, le dit
bandeau présentant des rabats formant glissières, le coulisseau de tête étant profilé
avec une base plane présentant des rabats sur la partie glissière formée en arrière
sur les parties de bandeau définies par l'assemblage de deux bacs consécutifs, et
une forme avant en bec avec des rabats s'adaptant sur la partie joint debout, est
remarquable en ce que la partie bec du coulisseau de tête est aménagée intérieurement
avec deux pattes repliées sur elles-mêmes et pénétrant partiellement dans le volume
intérieur V formé dans la partie bec, les dites pattes ayant une capacité élastique
de déformation, la patte venant en appui contre la paroi en regard d'un rabat du bac
concerné, et l'autre patte en appui contre la face en regard du rabat du panneau suivant,
et en ce que les dites pattes assurent par leur élasticité le blocage en position
du coulisseau par rapport au joint debout.
[0011] Ces caractéristiques et d'autres encore ressortiront bien de la suite de la description.
[0012] Pour fixer l'objet de l'invention illustrée d'une manière non limitative aux figures
des dessins où :
La figure 1 est une vue en perspective avant montage du coulisseau de tête selon l'art
antérieur devant être posé sur une couverture de toit à joint debout,
La figure 2 est une vue en perspective après montage selon la figure 1 d'un coulisseau
de tête selon l'art antérieur sur une couverture de toit à joint debout,
La figure 3 est une vue en perspective de 3/4 illustrant le coulisseau de tête selon
l'art antérieur,
La figure 4 est une vue de face du coulisseau de tête selon l'art antérieur,
La figure 5 est une vue en perspective de 3/4 d'un coulisseau de tête selon l'invention
destiné à être posé pour une couverture à joint debout,
La figure 6 est une vue de face du coulisseau de tête selon l'invention,
La figure 7 est une vue en perspective arrière du coulisseau de tête selon la figure
5,
La figure 8 est une vue arrière du coulisseau de tête selon les figures 5 et 6,
La figure 9 est une vue en coupe selon la ligne AA de la figure 8,
La figure 10 est une vue en coupe selon la ligne BB de la figure 8,
La figure 11 est une vue partielle illustrant la présentation de la partie bec du
coulisseau de tête sur la partie joint debout résultant de l'assemblage de deux bacs
consécutifs.
La figure 12 est une vue partielle illustrant l'assemblage du coulisseau de tête selon
l'invention de la tête sur la partie joint debout,
La figure 13 est une vue de dessus illustrant l'assemblage du coulisseau de tête sur
les bacs.
[0013] Afin de rendre plus concret l'objet de l'invention, on le décrit maintenant d'une
manière non limitative illustré aux figures des dessins.
[0014] Pour la bonne compréhension de l'invention, on gardera les mêmes références pour
les parties et composants identiques au coulisseau de tête de l'art antérieur et aux
bacs formant panneaux constitutifs de la couverture à joint debout.
[0015] Les modifications apportées selon l'invention concernent exclusivement la configuration
du coulisseau de tête qui est agencé et positionné pour s'adapter pour assurer l'assemblage
de deux bacs consécutifs formant panneaux tel que décrit selon l'art antérieur.
[0016] Selon l'invention, le coulisseau de tête est aménagé intérieurement dans sa partie
bec susceptible d'entourer et chevaucher le joint debout, avec deux pattes (5e1-5e2)
repliées sur elles-mêmes et pénétrant partiellement dans le volume intérieur (V) formé
dans la dite partie bec. Ces pattes sont initialement jointives à leur extrémité et
ont une capacité élastique de déformation. Comme représenté figure 8 lorsque le coulisseau
de tête est engagé et positionné sur la partie joint debout par l'assemblage de deux
bacs formant panneaux consécutifs, l'une des pattes (5e1)se retrouve en appui contre
la paroi (1c1) en regard d'un rabat du bac concerné et l'autre patte (5e2) en appui
contre la face en regard du rabat (2c1) du panneau suivant. Pour tenir compte de la
forme et du volume en résultant de l'agrafe créée par la liaison des dits rabats entre
eux, la dite première patte (5e1) vient en appui contre la paroi intérieure (1c2)
du rabat formé sur le bec et l'autre patte (5e2) assure par élasticité le blocage
en position du coulisseau de tête sur le joint debout. On obtient ainsi un positionnement
très ferme et précis du coulisseau de tête sur le joint debout en évitant tout débattement
latéral. Par ailleurs, les parties d'extrémités des bords jointifs de pattes (5e1)
(5e2) de par leur élasticité respective permettent l'engagement de la partie bec du
coulisseau sur le joint debout et constituent après engagement une zone de butée susceptible
d'empêcher ou de limiter d'éventuels dégagements du coulisseau de tête hors de la
partie agrafe du joint debout. Cette configuration permet également d'absorber les
éventuelles déformations des bacs formant panneaux par suite d'effet de dilatation
due aux variations de températures.
[0017] Selon une autre disposition de l'invention, la base du coulisseau est agencée sur
ses rabats formant glissières avec des parties en saillie (5f) orientées en regard
de la face arrière de la base correspondante. Cela permet d'assurer une meilleure
tenue du coulisseau dans la partie glissière formée par l'assemblage de deux bacs
de panneaux consécutifs. Ces parties en saillie (5f) ont une configuration carrée
par exemple comme représenté aux figures 7 et 8 et viennent en placage et appui contre
les parois intérieures des rabats de la bande transversale pliée.
[0018] Par cet agencement, on répond à la problématique posée en améliorant la qualité de
l'assemblage, son étanchéité et en supprimant toutes les opérations de soudure ou
pinçage rendues nécessaires selon l'art antérieur.
[0019] Les améliorations apportées au coulisseau de tête ne posent aucun problème de fabrication
et sont exécutés par des opérations courantes d'emboutissage et de pliage.
1. Coulisseau de tête pour couverture à joint debout, la dite couverture étant composée
de bacs (1-2) consécutifs formant panneaux comprenant des bordures (1a) (1b) (2a)
(2b) dans un plan longitudinal ayant une forme pliée (1c1) (1c2) (2c1) (2c2) vers
l'intérieur, les dites formes étant assemblées par chevauchement l'une dans l'autre
de deux bacs consécutifs puis serties pour constituer le joint debout dans le sens
longitudinal des bacs, chaque forme pliée des dits bordures présentant au moins un
plat de rabat orienté vers le bas, l'ensemble donnant une configuration en agrafe,
chaque bac présentant sur un seul côté transversal un bandeau (1e) (2e) plié en prolongement
de la base des bacs, le dit bandeau présentant des rabats (1f) (2f) formant glissières,
le coulisseau (5) de tête étant profilé avec une base plane (5a) présentant des rabats
(5b) sur la partie glissière formée en arrière sur les parties de bandeau définies
par l'assemblage de deux bacs consécutifs, et une forme avant en bec (5c) avec des
rabats (5d) s'adaptant sur la partie joint debout, caractérisé en ce que la partie bec du coulisseau de tête est aménagée intérieurement avec deux pattes
(5e1) (5e2) repliées sur elles-mêmes et pénétrant partiellement dans le volume intérieur
V formé dans la partie bec, les dites pattes ayant une capacité élastique de déformation,
la patte (5e1) venant en appui contre la paroi (1c2) en regard d'un rabat du bac concerné,
et l'autre patte (5e2) en appui contre la face en regard du rabat (2c1) du panneau
suivant, et en ce que les dites pattes assurent par leur élasticité le blocage en position du coulisseau
par rapport au joint debout.
2. Coulisseau de tête pour couverture à joint debout selon la revendication 1, caractérisé en ce que la base du coulisseau est agencée sur ses rabats (5b) formant glissières avec des
parties en saillie (5f) orientées en regard de la face arrière de la base correspondante.