[0001] L'invention concerne le domaine des actionneurs électromécaniques de manoeuvre des
ouvrants d'une maison ou d'un bâtiment, en particulier pour la manoeuvre d'un volet
roulant dont le tablier est constitué de lames empilables, les lames étant reliées
entre elles par des parties ajourées escamotables.
[0002] Il est connu de la demande de brevet
WO03/081357 de déterminer de manière automatique la position dans laquelle la lame finale du
volet roulant est en limite de contact avec la butée basse de l'installation de volet
roulant, dite position de lame finale. La position de lame finale est déterminée par
analyse du couple exercé sur l'actionneur, du fait des variations de poids du tablier
lors de l'enroulement ou du déroulement de ce tablier, en particulier, du fait de
la quantité de lames suspendues non enroulées sur le tube.
[0003] Dans ce brevet, il s'agit de déterminer une position intermédiaire d'arrêt qui puisse
être configurée de manière automatique en fonction de l'installation (notamment de
la taille, du poids des lames, etc). Cette position intermédiaire ajourée est déduite
de la position de lame finale par une loi mathématique et est voisine de cette dernière.
[0004] De même, on connaît de la demande
EP967360 un dispositif d'actionneur permettant de repérer le type de lien d'attache entre
le volet et le tube d'enroulement par analyse du couple moteur et d'adapter la commande
d'arrêt au type de lien déterminé. Ce document ne fait aucun lien avec l'utilisation
d'une position de référence repérable de manière reproductible dans le temps.
[0005] Le but de l'invention est d'améliorer les procédés de fonctionnement connus de l'art
antérieur, ainsi que de résoudre des problèmes qui seront décrits par la suite. En
particulier, l'invention propose un procédé de fonctionnement d'un actionneur de volet
roulant permettant de nombreuses fonctionnalités automatiques.
[0006] Selon l'invention, le procédé régit le fonctionnement d'un actionneur de manoeuvre
d'un élément mobile enroulable de fermeture, d'occultation ou de protection solaire,
l'élément mobile comprenant des lames empilables et reliées entre elles par des parties
ajourées, l'actionneur étant muni d'un moyen de mesure d'un paramètre lié au mouvement
de l'élément mobile. Le procédé comprend les étapes suivantes :
- analyse des variations du paramètre au cours d'un déplacement de l'élément mobile
;
- détermination d'une position de référence à partir de cette analyse ;
- utilisation de cette position de référence ; et
- exécution d'une action de recalage d'un moyen de détermination de la position de l'élément
mobile de fermeture, d'occultation ou de protection solaire et/ou d'une action de
définition d'une position de l'élément mobile provoquant un changement de vitesse
de l'actionneur.
[0007] De préférence, au moins les deux dernières étapes, voire les trois dernières étapes,
sont effectuées automatiquement, c'est-à-dire sans intervention d'un utilisateur.
[0008] On peut utiliser la position de référence dans l'exécution de l'action de recalage
et/ou dans l'exécution de définition de la position de changement de vitesse.
[0009] Le procédé peut comprendre une étape de définition d'une position d'arrêt de l'élément
mobile dans une position extrême.
[0010] Le procédé peut comprendre une étape d'adaptation de la position d'arrêt en position
extrême en fonction du type de lien d'attache de l'élément mobile à un tube d'enroulement.
[0011] La position de référence peut être une position intermédiaire entre deux positions
extrêmes d'arrêt de l'élément mobile.
[0012] La position de référence peut être une position d'empilement total des lames de l'élément
mobile.
[0013] La position de référence peut être utilisée dans un mode de configuration de l'actionneur.
[0014] La position de référence peut être utilisée dans un mode d'utilisation de l'actionneur.
[0015] Une zone d'accostage peut être définie en utilisant la position de référence.
[0016] L'action de recalage du moyen de détermination de la position de l'élément mobile
de fermeture, d'occultation ou de protection solaire peut être une action de recalage
à la position de référence.
[0017] Selon l'invention, un actionneur comprend des moyens matériels et/ou logiciels de
mise en oeuvre du procédé de fonctionnement défini précédemment.
[0018] Les moyens matériels peuvent comprendre un moyen de mesure de couple, un moyen d'analyse
de couple et des moyens de calcul.
[0019] Les moyens matériels peuvent comprendre un moyen de détermination de la position
de l'élément mobile, par exemple un moyen de détermination sans capteur de position.
[0020] L'invention sera mieux comprise à la lecture de la description qui va suivre, donnée
uniquement à titre d'exemple et faite en se référant aux dessins annexés sur lesquels
:
La figure 1 représente un dispositif de fermeture comprenant un actionneur fonctionnant
selon un procédé conforme à l'invention.
La figure 2a représente un ensemble de lames empilables du dispositif de fermeture,
ces lames étant représentées dans différentes configurations successives dans une
phase d'ouverture du dispositif.
La figure 2b est un diagramme donnant le couple à fournir par l'actionneur en fonction
de la position de la lame finale du dispositif de fermeture dans une telle phase d'ouverture.
La figure 3a représente un ensemble de lames empilables du dispositif de fermeture,
ces lames étant représentées dans différentes configurations successives dans une
phase de fermeture du dispositif.
La figure 3b est un diagramme donnant le couple à fournir par l'actionneur en fonction
de la position de la lame finale du dispositif de fermeture dans une telle phase de
fermeture.
La figure 4 est un ordinogramme d'un mode d'exécution du procédé de fonctionnement
selon l'invention.
La figure 5 est un ordinogramme d'un mode d'exécution du procédé de fonctionnement
selon l'invention.
[0021] La figure 1 montre de manière schématique un mode de réalisation d'un dispositif
100 de volet roulant motorisé conforme à l'invention. Plus généralement, il peut s'agir
d'un dispositif motorisé de fermeture, d'occultation ou de protection solaire. Le
dispositif motorisé de fermeture, d'occultation ou de protection solaire 100 comprend
un élément mobile enroulable 101, comme un volet, comprenant un tablier 1 composé
de lames 2 s'enroulant autour d'un tambour ou tube d'enroulement 5. La lame finale
3 constituant l'extrémité libre du tablier et la première lame du tablier 3' la plus
proche du tube sont des lames particulières. Les lames 2 sont reliées les unes aux
autres par des parties 4 escamotables et ajourées. Le tablier est maintenu au tube
d'enroulement par des liens d'attache 6. Le volet est piloté en mouvement par un actionneur
électromécanique 10, notamment un actionneur électromécanique tubulaire, disposé dans
le tambour d'enroulement. L'actionneur comprend une partie électromécanique 11 (moteur,
réducteur, frein), reliée à une unité électronique de commande 13. L'unité de commande
pilote les opérations de la partie électromécanique de l'actionneur par un transfert
d'information symbolisé par une double flèche 15. L'actionneur est maintenu contre
une structure fixe par un point fixe 16, dit tête de l'actionneur.
[0022] Un moyen de mesure de couple 12, comme un capteur de couple, ou de variation de couple,
mesure le couple vu par l'actionneur (exercé par l'actionneur ou par le tablier de
volet roulant entraînant l'actionneur). Le capteur de couple correspond par exemple
à un moyen de mesure du couple au niveau de l'axe de sortie de l'actionneur, ou au
niveau de l'axe de sortie du moteur (par exemple mesure directe au niveau du rotor).
Il peut par ailleurs correspondre à un moyen de mesure de force, comme par exemple
une jauge de contrainte, un capteur piézoélectrique, placé dans ce cas au niveau de
la tête de l'actionneur. La connaissance du rayon d'enroulement de l'élément mobile
permet de faire le lien entre mesure de force et mesure de couple.
[0023] L'actionneur peut également comprendre d'autres capteurs. Il comprend par exemple
un moyen de détermination de la position de l'élément mobile, comme un capteur de
position 14 ou un moyen de détermination utilisant des données de temps d'activation
de l'actionneur, ainsi que des mémoires et des moyens matériels et/ou logiciels permettant
de régir son fonctionnement conformément au procédé objet de l'invention. Les moyens
logiciels peuvent notamment comprendre un code de programme informatique adapté à
la réalisation des étapes du procédé selon l'invention, lorsque le programme tourne
sur un ordinateur. L'actionneur comprend aussi un moyen d'étude et/ou d'analyse de
couple et des moyens de calcul pour déterminer une position de référence et pour utiliser
cette position de référence. Les moyens de calcul permettent notamment :
- le recalage du moyen de détermination de la position de l'élément mobile de fermeture,
d'occultation ou de protection solaire, et/ou
- la définition d'une position de l'élément mobile provoquant un changement de vitesse
de l'actionneur, et/ou
- la définition d'une position d'arrêt de l'élément mobile dans une position extrême,
et/ou
- l'adaptation de la position d'arrêt en position extrême en fonction du type de lien
d'attache de l'élément mobile à un tube d'enroulement.
[0024] Le dispositif comprend également un point de commande 30 relié par un réseau de communication
40 filaire ou sans fil. Le point de commande comprend par exemple trois touches 31,
32, 33, qui permettent à un utilisateur de commander une ouverture, une fermeture
ou un arrêt du volet. Un appui particulier sur la touche centrale 31 permet également
de commander un déplacement vers une position intermédiaire, par exemple telle que
définie dans la demande de brevet
WO03/081357. Une diode lumineuse 34 (ou tout autre interface graphique, par exemple un écran)
permet une visualisation d'information au niveau du point de commande.
[0025] La figure 2a représente le volet lors d'un mouvement d'ouverture. Les différentes
lames 2, 3, 3', reliées les unes aux autres par les parties 4 escamotables et ajourées,
se soulèvent les unes après les autres, alors que la lame finale 3 repose encore sur
la butée basse du dispositif (appui de fenêtre ou similaire). Lorsque toutes les parties
ajourées sont déployées, la lame finale se soulève également.
[0026] Les variations de couple observées au cours de ce mouvement d'ouverture sont représentées
en figure 2b, en fonction de la position angulaire du tube d'enroulement, lors d'un
mouvement d'enroulement du tablier (ouverture). Elles correspondent aux variations
du poids du volet roulant suspendu au tambour d'enroulement, ainsi qu'aux variations
liées au diamètre d'enroulement, le diamètre d'enroulement augmentant au fil de l'ouverture
du fait de la superposition des enroulements de lames sur le tube d'enroulement. Les
données sont lissées pour représenter plus simplement les positions repérables définies
ci-dessous.
[0027] La position M1 de décollement de la lame finale peut être repérée de manière fiable
par un maximum local de couple, constaté au cours d'un mouvement d'apprentissage dans
un mode de configuration ou au cours d'un mouvement en usage dans un mode d'utilisation.
La position ajourée correspond approximativement à 80% de la course totale du volet
roulant à partir de la position haute. On note cette position M1 « position de référence
intermédiaire ».
[0028] La position M2 correspondant au maximum de couple sur la course totale peut également
être déterminée. On la note « position de référence maximale ». Le maximum de couple
sur la course totale est généralement observé lorsqu'environ un tiers de la course
totale a été parcourue à partir de la position basse.
[0029] La figure 3a montre le volet lors d'un mouvement de fermeture. Les lames 2 viennent
s'empiler sur la lame finale lorsque celle-ci a atteint la butée basse, masquant ainsi
les ajours disposés dans les parties 4 et fermant complètement le volet.
[0030] De même que lors du mouvement de fermeture, il est possible d'observer des variations
caractéristiques du mouvement, en particulier des variations de couple ou des accélérations,
notamment à partir de la position fermée ajourée et de repérer la position d'empilement
maximal des lames, quelle que soit la nature du lien (rigide ou souple) qui relie
la première lame 3' (la plus proche du tambour d'enroulement) au tambour d'enroulement.
Ces variations (en valeur absolue) sont représentées à la figure 3b.
[0031] La figure 3b est analogue à la figure 3a (avec inversion du mouvement), mais en supposant
une masse de barre de charge très supérieure et/ou une sensibilité de détection de
couple très supérieure, mettant en évidence le mouvement de chaque lame. Les mesures
repésentées à la figure 3b s'apparentent à des mesures brutes, sans filtrage comme
à la figure 3a. Elles sont obtenues plus principalement à partir de jauges de contraintes
ou accéléromètres qui permettent d'obtenir des valeurs de couple indépendantes de
la mécanique de l'actionneur.
[0032] Le procédé de détection de cette position de référence basse consiste par exemple
à détecter la fin d'une séquence de décroissance du couple appliqué au moteur par
le volet (la charge étant en fin de parcours entraînante du fait de son poids).
[0033] En effet, lors du déroulement du tablier, le couple auquel est soumis l'actionneur
augmente graduellement, le poids de la partie de tablier déroulé étant en progression
constante. Ce couple atteint son maximum près de la position où la lame finale arrive
en butée (sur un appui de fenêtre ou sol constituant une butée au déplacement du tablier).
Cette position est une position dite ajourée.
[0034] La lame finale se pose ensuite subitement à plat sur la butée, correspondant à une
position de déroulement D1. Dans le cas où la lame finale est lestée, cela se traduit
par une brusque décroissance du couple auquel l'actionneur est soumis.
[0035] Du fait des parties ajourées entre les lames, lors de chaque empilement de lame sur
la précédente, on observe au niveau de l'actionneur une séquence sensiblement périodique
de décroissance sur la courbe de couple. Cette séquence de décroissance est marquée
par des marches de décroissance.
[0036] Ces marches ont sensiblement toutes la même hauteur si les lames ont un poids comparable,
seul le rayon d'enroulement a alors une influence sur le couple.
[0037] La séquence de décroissance peut également être caractérisée par des intervalles
de temps entre les différentes marches sensiblement identiques, dans le cas où le
moteur tourne à vitesse continue, seul le rayon d'enroulement ayant alors une influence
sur l'intervalle de temps.
[0038] Enfin, la courbe de couple peut être caractérisée par des intervalles de temps prédictibles,
dans le cas où le moteur est à vitesse pilotée et s'il tourne à vitesse continue lors
de l'empilement des premières lames ou si la vitesse pilotée est connue.
[0039] L'allure de décroissance régulière permet de prévoir chaque nouvelle étape de décroissance.
Après l'empilement de la première lame (lame la plus proche du tube d'enroulement),
on n'observe cependant plus de décroissance subite et significative, attendue pour
une position de déroulement D2.
[0040] La comparaison entre le couple attendu et le couple mesuré permet de constater l'empilement
de la première lame, c'est-à-dire lorsque toutes les lames sont empilées les unes
sur les autres. Cette comparaison a lieu dans un intervalle de temps donné et limité
à partir du moment de décroissance attendu. L'actionneur peut donc ainsi estimer la
position de fin d'empilement des lames sur une plage de position limitée et en déduire
une position de référence de l'élément mobile.
[0041] Ainsi, il existe plusieurs positions de référence, propres au dispositif, qui ne
correspondent pas à des positions de butée et qui sont repérables de manière fiable
et reproductible. On appelle « position de référence intermédiaire » la position telle
que la lame finale est en limite de contact avec la butée basse du dispositif (ou
position « lames ajourées ») et « position de référence basse » la position correspondant
au maximum de lames empilées les unes sur les autres.
[0042] Un premier cas connu d'utilisation de la position de référence intermédiaire est
l'utilisation comme position intermédiaire ajourée, comme décrit dans le document
WO03/081357.
[0043] Conformément à un mode d'exécution d'un procédé de fonctionnement de l'actionneur
selon l'invention, il existe d'autres cas d'utilisation qui sont détaillés ci-dessous
et représentés à la figure 4.
[0044] Au cours d'une étape C1, le couple (et/ou les variations de couple) mesuré est étudié
ou analysé. L'étude ou l'analyse de ces variations permet de déterminer une position
de référence au cours d'une étape C2. Cette position de référence est utilisée au
cours d'une étape C3 pour atteindre un fonctionnement optimal du dispositif, pouvant
se décliner en plusieurs actions automatiques, c'est-à-dire sans nécessiter l'enregistrement
de ces positions de référence manuellement par un installateur :
- C3a : recalage à une position de référence,
- C3b : variation de vitesse d'entraînement à partir de la position de référence,
- C3c : détermination de la position de fin de course basse.
[0045] D'autres utilisations, comme par exemple l'adaptation de la position d'arrêt en fonction
du type de lien d'attache ou le comptage des lames pourront également être envisagées
comme décrit ci-dessous.
Recalage
[0046] La position de référence intermédiaire, la position de référence maximale ou la position
de référence basse peuvent être utilisées comme position de recalage pour le dispositif.
[0047] Il existe différents cas d'application dans lesquels il est nécessaire de recaler
périodiquement ou ponctuellement le dispositif de manière automatique et transparente
pour un utilisateur. En particulier, un recalage peut être nécessaire dans les cas
suivants :
- Allongement du tablier au cours du temps ;
- Utilisation d'une commande manuelle de secours ;
- Actionneur sans capteur de position ;
- Installation sans butées physiques.
[0048] Un exemple de procédure de recalage est décrit ci-après en référence à la figure
5.
[0049] Lors d'une étape E1, l'actionneur constate qu'un recalage est nécessaire. Cette étape
est réalisée par exemple lorsqu'une butée est rencontrée alors que le moyen de détermination
de position ne correspond pas à cette position de butée. Alternativement, une détection
de coupure d'alimentation secteur et de mouvement pendant cette coupure définit également
un cas de recalage nécessaire. Un dépassement d'un nombre de manoeuvres prédéfini
depuis le dernier recalage peut également être interprété comme une indication de
recalage nécessaire. Dans le cas d'un actionneur sans capteur de position, le passage
lors d'un mouvement au niveau de la position de référence constitue en soi un cas
de recalage nécessaire.
[0050] Lors d'une étape E2, si besoin, l'actionneur pilote le volet dans la direction de
la position de recalage (ou d'une des positions de recalage). Si besoin, le pilotage
inclut des déplacements dans des sens différents jusqu'à la localisation de la position
de référence. Dans cette position de recalage qui est détectable sans nécessiter d'information
du capteur de position, une mise à jour, notamment une remise à une valeur prédéfinie
ou une remise à zéro d'un compteur de position est alors réalisée au cours d'une étape
E3.
[0051] La position courante, ou une position déduite de la position courante est alors connue
sans ambiguïté. Les autres positions de fonctionnement du dispositif, par exemple
les positions de fin de course ou les positions intermédiaires préenregistrées sont
alors déduites de cette position de recalage au cours d'une étape E4.
[0052] Les dispositifs connus réalisent des recalages sur des positions de butée (butée
fixe ou lien rigide entre le tablier et le tube d'enroulement créant en extension
maximum une butée). Or, dans certains dispositifs, de telles positions ne sont pas
disponibles, l'arrêt en position de fin de course se faisant uniquement sur information
d'un compteur temporel ou de position.
[0053] Dans d'autres cas, il est intéressant de ne pas chercher une butée pour réaliser
le recalage. Le dispositif est moins sollicité, le recalage peut se faire en cours
de déplacement de manière transparente pour l'utilisateur par exemple.
[0054] Le cas particulier d'un actionneur sans capteur de position est expliqué ci-dessous.
Il est connu d'utiliser des actionneurs sans capteur de position : le pilotage de
l'actionneur vers des positions particulières de fonctionnement est alors réalisé
soit par une gestion temporelle (gestion des temps de déplacement dans un sens et
dans l'autre) soit par une gestion de paramètres du moteur tels que la tension, le
courant. On note alors que l'actionneur comprend un « compteur » de position.
[0055] Pour ces cas connus d'actionneurs sans capteur de position, d'autres contraintes
sont imposées sur le dispositif, notamment la présence de deux butées marquant les
positions extrêmes de fonctionnement.
[0056] L'utilisation d'une position de référence hors butée permet de s'affranchir de ces
contraintes.
[0057] Lors du passage dans cette position de référence (position de référence intermédiaire
ou position de référence basse), repérée lors du déplacement et de l'observation d'un
paramètre de l'actionneur en fonctionnement, l'actionneur en déduit sa position réelle
et les déplacements à effectuer pour atteindre les différentes positions de fonctionnement
(arrêt en position de fin de course ou position intermédiaire). Il met à jour notamment
le compteur de position.
[0058] Ainsi, contrairement à l'art antérieur cité, la surveillance de la position de référence
peut être réalisée de manière systématique et non pas uniquement lors d'un cycle d'apprentissage
dans un mode de configuration.
[0059] De manière complémentaire, les deux positions de référence intermédiaire et basse
pourraient être utilisées pour la gestion de position d'un actionneur sans capteur,
en particulier dans la mesure où l'une est plus facilement détectable à la montée
et l'autre à la descente.
Changement de vitesse
[0060] Il est connu de définir sur un parcours de volet roulant entre deux positions de
fin de course, des zones dites zones d'accostage, dans lesquelles le fonctionnement
de l'actionneur est modifié. En particulier, le couple ou la vitesse de l'actionneur
est limité pour éviter des arrivées en butée en régime nominal, provoquant des contraintes
importantes sur le volet.
[0061] Visuellement, il est également intéressant de modifier de manière conséquente la
vitesse d'arrivée en butée (vitesse d'accostage) par rapport à la vitesse nominale
d'ouverture ou de fermeture. Ce fonctionnement « départ doux, arrivée douce » avec
une vitesse de déplacement optimale le long de la course et des arrivées en douceur
en fins de course améliore la qualité du dispositif perçue par l'utilisateur.
[0062] Les zones d'accostages sont généralement définies par un rapport fixe par rapport
aux positions extrêmes une fois que celles-ci sont connues.
[0063] L'invention se propose de prendre en compte la position de référence intermédiaire
définie précédemment pour définir le point d'entrée (ou de sortie) dans la zone basse
d'accostage. Ainsi, le changement de vitesse est lié à une particularité physique
du dispositif (décollement de la lame finale à l'ouverture et augmentation de vitesse,
positionnement de cette lame finale sur la butée basse lors de la fermeture et diminution
de la vitesse) et de ce fait, est parfaitement compréhensible et attendu.
[0064] De plus, le fait que le changement de vitesse intervient dans une position connue
et relative à la structure du dispositif permet d'assurer simplement une vitesse de
déplacement constante au cours de l'empilement des lames. Ceci a particulièrement
un intérêt dans ce qui suit.
[0065] Alternativement, la zone basse d'accostage peut être déduite de la position de référence
intermédiaire. On pourrait ainsi prévoir par exemple un changement de vitesse pour
une entrée en zone d'accostage à mi-hauteur d'empilement ou dépilement des lames,
pour les volets de grande hauteur par exemple.
Arrêt en position extrême
[0066] Comme cela a été évoqué plus haut, la position d'empilement maximal des lames est
également détectable (position de référence basse). L'actionneur peut donc ainsi estimer
cette position de fin d'empilement des lames, au moins sur une plage de position limitée,
et en déduire une position de fin de course.
[0067] La position d'arrêt peut être définie comme confondue avec la position de référence
ou comme une position déduite de celle-ci par une fonction mathématique ou encore
être définie par une manoeuvre d'apprentissage.
[0068] En particulier, une valeur numérique définissant la position d'arrêt peut être déduite
d'une valeur numérique définissant la position de référence par une fonction mathématique
de type affine, notamment une fonction linéaire.
[0069] Aucune butée n'est donc nécessaire pour marquer cette position de fin de course.
Bien entendu, la butée basse nécessaire à l'empilement des lames est présente, mais
dans le cas de liens souples entre la première lame et le tambour d'enroulement, cette
butée basse n'est pas exploitable pour l'arrêt de l'actionneur, le tablier pouvant
tout à fait se dérouler complètement puis s'enrouler dans le sens inverse si aucun
arrêt n'est commandé (risquant ainsi d'endommager le dispositif).
Choix de la position d'arrêt en fonction du type de liens d'attache
[0070] Comme il a été vu plus haut, il est possible d'utiliser la position de référence
basse pour l'apprentissage automatique d'une position d'arrêt en fin de course. Elle
peut également servir pour adapter cette position d'arrêt en fonction du type de liens
d'attache du tablier sur le tube d'enroulement.
[0071] En effet, à partir de la définition de la position de référence, il est possible
de tester sur un trajet limité l'évolution du couple traduisant la présence ou non
de liens rigides. Ce test peut avoir lieu uniquement lors d'un cycle d'apprentissage
ou dans un mode de configuration. Cette procédure est décrite dans la demande de brevet
EP1451654, mais elle nécessite dans l'art antérieur une étape préalable d'enregistrement d'une
première position de fin de course. Au contraire dans l'invention, la procédure de
choix de position d'arrêt en fonction du type de lien peut avoir lieu de manière totalement
automatique.
[0072] Une fois définie la présence de liens rigides, la position de référence basse ne
sera pas utilisée pour l'arrêt en fin de course. L'arrêt se fera systématiquement
sur détection de butée.
[0073] Si au contraire le test montre la présence de liens souples, l'arrêt pourra avoir
lieu dans la position de référence basse ou dans une position déduite de celle-ci.
[0074] D'autres raisonnements peuvent être déduits de cette étape de détection du type de
liens sans changer l'esprit de l'invention.
[0075] Avantageusement, la procédure d'arrêt en position extrême tel qu'elle vient d'être
décrite est compatible avec un réglage tout automatique de tous dispositifs quel que
soit le type de lien d'attache (c'est-à-dire comprenant des attaches ou liens d'attache
rigides ou souples entre le tablier et le tube d'enroulement). Les liens rigides font
en principe office de butée et il n'est alors pas nécessaire de définir une position
de fin de course. Seuls ceux-ci sont donc utilisables avec les actionneurs à réglage
tout automatique du marché. Cependant, lors de cycles d'apprentissage, l'unité de
commande peut surveiller l'évolution de couple à partir du moment où la position de
référence basse est atteinte, puis dépassée dans une plage limitée (déroulement de
test). Si le couple augmente, traduisant une arrivée en butée sur les liens rigides,
la position d'arrêt est celle définie par l'arrêt en butée (détection de dépassement
d'un seuil de couple ou de sous-vitesse). Dans le cas contraire (l'absence d'augmentation
de couple traduisant la présence de liens souples, sangles ou clinquants), le moteur
est stoppé et la position de fin de course est celle définie à partir de la position
de référence augmentée ou non du déroulement de test.
Comptage des lames
[0076] La détection de la séquence de décroissance du couple à partir de la position ajourée
peut permettre également le comptage des lames. Cette détection permet alors par exemple
de déterminer approximativement la taille du volet ou le modèle actionné, et en fonction
de ces données, améliorer la gestion des conditions de fonctionnement (vitesse, définition
des zones d'accostage, etc), voire d'en déduire un rayon d'enroulement.
[0077] La détection des positions de références intermédiaire et basse est soumise à la
capacité de détection fine des variations du couple vu par l'actionneur. La présence
d'un frein présentant un couple de trainée et/ou d'autres composants mécaniques de
l'actionneur (par exemple une compensation élastique du poids du tablier) peut perturber
cette détection, au moins sur une partie de la course parcourue par la lame finale.
Dans ce cas, des procédés de déduction mathématique peuvent remplacer tout ou partie
des mesures exploitables issues du capteur de couple.
[0078] En particulier, l'utilisation de méthodes d'inter-corrélation pour l'analyse des
variations permet d'obtenir des résultats plus robustes que ceux obtenus à partir
d'une simple comparaison entre des valeurs de maximum ou de minimum.
1. Procédé de fonctionnement d'un actionneur (10) de manoeuvre d'un élément mobile (101)
enroulable de fermeture, d'occultation ou de protection solaire, l'élément mobile
comprenant des lames (2, 3, 3') empilables et reliées entre elles par des parties
ajourées (4), l'actionneur étant muni d'un moyen (12) de mesure d'un paramètre lié
au mouvement de l'élément mobile, le procédé comprenant les étapes suivantes :
- analyse des variations du paramètre au cours d'un déplacement de l'élément mobile
;
- détermination d'une position de référence à partir de cette analyse ;
caractérisé en ce qu'il comprend une étape d'utilisation de cette position de référence dans l'exécution
d'une action de recalage d'un moyen de détermination de la position de l'élément mobile
de fermeture, d'occultation ou de protection solaire et/ou dans l'exécution d'une
action de définition d'une position de l'élément mobile provoquant un changement de
vitesse de l'actionneur.
2. Procédé de fonctionnement selon la revendication 1, caractérisé en ce qu'il comprend une étape de définition d'une position d'arrêt de l'élément mobile dans
une position extrême.
3. Procédé de fonctionnement selon la revendication 1, caractérisé en ce qu'il comprend une étape d'adaptation de la position d'arrêt en position extrême en fonction
du type de lien d'attache de l'élément mobile à un tube d'enroulement.
4. Procédé de fonctionnement selon l'une des revendications 1 à 3, caractérisé en ce que la position de référence est une position intermédiaire entre deux positions extrêmes
d'arrêt de l'élément mobile.
5. Procédé de fonctionnement selon l'une des revendications 1 à 3, caractérisé en ce que la position de référence est une position d'empilement total des lames de l'élément
mobile.
6. Procédé de fonctionnement selon l'une des revendications précédentes, caractérisé en ce que la position de référence est utilisée dans un mode de configuration de l'actionneur.
7. Procédé de fonctionnement selon l'une des revendications précédentes, caractérisé en ce que la position de référence est utilisée dans un mode d'utilisation de l'actionneur.
8. Procédé de fonctionnement selon l'une des revendications précédentes, caractérisé en ce qu'une zone d'accostage est définie en utilisant la position de référence.
9. Procédé de fonctionnement selon l'une des revendications précédentes, caractérisé en ce que l'action de recalage du moyen de détermination de la position de l'élément mobile
de fermeture, d'occultation ou de protection solaire est une action de recalage à
la position de référence.
10. Actionneur (10) comprenant des moyens matériels (11, 12, 13, 14, 15) et logiciels
de mise en oeuvre du procédé de fonctionnement selon l'une des revendications précédentes.
11. Actionneur selon la revendication précédente, caractérisé en ce que les moyens matériels comprennent un moyen de mesure de couple (12), un moyen d'analyse
de couple et des moyens de calcul.
12. Actionneur selon la revendication précédente, caractérisé en ce que les moyens matériels comprennent un moyen de détermination de la position de l'élément
mobile (14), par exemple un moyen de détermination sans capteur de position.
1. Verfahren zur Betätigung eines Stellgliedes (10) zum Betrieb eines beweglichen Aufrollelements
zum Verschließen, zum Verdecken oder zum Sonnenschutz (101), wobei das bewegliche
Element Lamellen (2, 3, 3') aufweist, die stapelbar sind und durch perforierte Teile
(4) miteinander verbunden sind, wobei das Stellglied mit einem Mittel (12) zum Messen
eines Parameters versehen ist, der mit der Bewegung des beweglichen Elements verbunden
ist, wobei das Verfahren die folgenden Schritte aufweist:
- Analysieren der Variationen des Parameters während einer Bewegung des beweglichen
Elements;
- Bestimmen einer Referenzposition ausgehend von dieser Analyse;
dadurch gekennzeichnet, dass es einen Schritt des Verwendens dieser Referenzposition beim Ausführen eines Neueinstellungsvorgangs
eines Mittels zum Bestimmen der Position des beweglichen Elements zum Verschließen,
zum Verdecken oder zum Sonnenschutz und/oder beim Ausführen eines Definitionsvorgangs
einer Position des beweglichen Elements aufweist, der eine Geschwindigkeitsänderung
des Stellglieds bewirkt.
2. Verfahren zur Betätigung nach Anspruch 1, dadurch gekennzeichnet, dass es einen Schritt des Definierens einer Anhalteposition des beweglichen Elements in
einer Endlage aufweist.
3. Verfahren zur Betätigung nach Anspruch 1, dadurch gekennzeichnet, dass es einen Schritt des Anpassens der Anhalteposition in der Endlage in Abhängigkeit
von der Art der Befestigungsverbindung des beweglichen Elements an einem Aufwickelrohr
aufweist.
4. Verfahren zur Betätigung nach einem der Ansprüche 1 bis 3, dadurch gekennzeichnet, dass die Referenzposition eine Zwischenposition zwischen zwei Endlagen zum Anhalten des
beweglichen Elements ist.
5. Verfahren zur Betätigung nach einem der Ansprüche 1 bis 3, dadurch gekennzeichnet, dass die Referenzposition eine Position des vollständigen Stapelns der Lamellen des beweglichen
Elements ist.
6. Verfahren zur Betätigung nach einem der vorhergehenden Ansprüche, dadurch gekennzeichnet, dass die Referenzposition in einem Konfigurationsmodus des Stellglieds verwendet wird.
7. Verfahren zur Betätigung nach einem der vorhergehenden Ansprüche, dadurch gekennzeichnet, dass die Referenzposition in einem Verwendungsmodus des Stellglieds verwendet wird.
8. Verfahren zur Betätigung nach einem der vorhergehenden Ansprüche, dadurch gekennzeichnet, dass ein Annäherungsbereich unter Verwendung der Referenzposition definiert wird.
9. Verfahren zur Betätigung nach einem der vorhergehenden Ansprüche, dadurch gekennzeichnet, dass der Neueinstellungsvorgang des Mittels zum Bestimmen der Position des beweglichen
Elements zum Verschließen, zum Verdecken oder zum Sonnenschutz ein Neueinstellungsvorgang
auf die Referenzposition ist.
10. Stellglied (10), umfassend Hardware (11, 12, 13, 14, 15) und Software zum Umsetzen
des Verfahrens zur Betätigung nach einem der vorhergehenden Ansprüche.
11. Stellglied nach dem vorhergehenden Anspruch, dadurch gekennzeichnet, dass die Hardware ein Mittel zur Drehmomentmessung (12), ein Mittel zur Drehmomentanalyse
und Rechenmittel aufweist.
12. Stellglied nach dem vorhergehenden Anspruch, dadurch gekennzeichnet, dass die Hardware ein Mittel zum Bestimmen der Position des beweglichen Elements (14),
beispielsweise ein Mittel zum Bestimmen ohne Positionssensor aufweist.
1. Method for operating an actuator (10) for manoeuvring a mobile windable closure, privacy
or solar protection element (101), the mobile element comprising slats (2, 3, 3')
that can be stacked and that are linked together by openwork parts (4), the actuator
being provided with a means (12) for measuring a parameter linked to the movement
of the mobile element, the method comprising the following steps:
- analysis of the variations of the parameter during a displacement of the mobile
element;
- determination of a reference position from this analysis;
characterized in that it comprises a step of use of this reference position in the execution of an action
of adjustment of a means for determining the position of the mobile closure, privacy
or solar protection element and/or in the execution of an action of definition of
a position of the mobile element provoking a change in speed of the actuator.
2. Operating method according to Claim 1, characterized in that it comprises a step of definition of a position of stoppage of the mobile element
in an extreme position.
3. Operating method according to Claim 1, characterized in that it comprises a step of adaptation of the position of stoppage in an extreme position
as a function of the type of link attaching the mobile element to a winding tube.
4. Operating method according to one of Claims 1 to 3, characterized in that the reference position is an intermediate position between two extreme positions
of stoppage of the mobile element.
5. Operating method according to one of Claim 1 to 3, characterized in that the reference position is a position of total stacking of the slats of the mobile
element.
6. Operating method according to one of the preceding claims, characterized in that the reference position is used in an actuator configuration mode.
7. Operating method according to one of the preceding claims, characterized in that the reference position is used in an actuator use mode.
8. Operating method according to one of the preceding claims, characterized in that a docking zone is defined by using the reference position.
9. Operating method according to one of the preceding claims, characterized in that the action of adjustment of the means for determining the position of the mobile
closure, privacy or solar protection element is an action of adjustment to the reference
position.
10. Actuator (10) comprising hardware means (11, 12, 13, 14, 15) and software means for
implementing the operating method according to one of the preceding claims.
11. Actuator according to the preceding claim, characterized in that the hardware means comprise a torque measurement means (12), a torque analysis means
and computation means.
12. Actuator according to the preceding claim, characterized in that the hardware means comprise a means for determining the position of the mobile element
(14), for example a determination means without position sensor.