[0001] La présente invention concerne le domaine du codage des signaux numériques.
[0002] Le codage selon l'invention est adapté notamment pour la transmission et/ou le stockage
de signaux numériques tels que des signaux audiofréquences (parole, musique ou autres).
[0003] La présente invention se rapporte plus particulièrement au codage de formes d'onde
tel que le codage MIC (pour "Modulation par Impulsions Codées") dit PCM (pour "Pulse
Code Modulation") en anglais, ou au codage adaptatif de forme d'onde de type codage
MICDA (pour "Modulation par Impulsion et Codage Différentiel Adaptatif') dit "ADPCM"
(pour
"Adaptive Differential Pulse Code Modulation") en anglais. L'invention se rapporte notamment au codage à codes imbriqués permettant
de délivrer des indices de quantification à train binaire scalable.
[0004] Le principe général du codage/décodage MICDA à codes imbriqués spécifié par la recommandation
UIT-T G.722 ou UIT-T G.727 est tel que décrit en référence aux figures 1 et 2.
[0005] La figure 1 représente ainsi un codeur à codes imbriqués de type MICDA (ex : G.722 bande basse,
G.727) fonctionnant entre B et B+K bits par échantillon ; à noter que le cas d'un
codage MICDA non scalable (ex : G.726, G.722 bande haute) correspond à K=0, où B est
une valeur fixe qui peut être choisie parmi différents débits possibles.
[0008] L'indice de quantification
IB+K (
n) de
B+
K bits en sortie du module de quantification
QB+K est transmis via le canal de transmission 140 au décodeur tel que décrit en référence
à la figure 2.
[0010] On peut remarquer que sur la figure 1 la partie en pointillés référencée 155 représente
le décodeur local à bas débit qui contient les prédicteurs 165 et 175 et le quantificateur
inverse 121. Ce décodeur local permet ainsi d'adapter le quantificateur inverse en
170 à partir de l'indice bas débit
IB(
n) et d'adapter les prédicteurs 165 et 175 à partir des données bas débit reconstruites.
[0011] Cette partie se retrouve à l'identique sur le décodeur MICDA à codes imbriqués tel
que décrit en référence à la figure 2.
[0012] Le décodeur MICDA à codes imbriqués de la
figure 2 reçoit en entrée les indices
I'B+K issu du canal de transmission 140, version de
IB+K éventuellement perturbée par des erreurs binaires, et réalise une quantification
inverse par le module de quantification inverse 210 (
QB)
-1 de débit B bits par échantillon pour obtenir le signal

Le symbole " ' " indique une valeur décodée à partir des bits reçus, éventuellement
différente de celle utilisée par le codeur du fait d'erreurs de transmission.
[0013] Le signal de sortie
r'B(
n) pour B bits sera égal à la somme de la prédiction du signal et de la sortie du quantificateur
inverse à B bits. Cette partie 255 du décodeur est identique au décodeur local bas
débit 155 de la figure 1.
[0014] Moyennant l'indicateur de débit
mode et le sélecteur 220, le décodeur peut améliorer le signal restitué.
[0015] En effet si
mode indique que B+1 bits ont été reçus, la sortie sera égale à la somme de la prédiction

et de la sortie du quantificateur inverse 230 à B+1 bits

[0016] Si
mode indique que B+2 bits ont été reçus alors la sortie sera égale à la somme de la prédiction

et de la sortie du quantificateur inverse 240 à B+2 bits

[0017] En utilisant les notations de la transformée en z, on peut écrire que dans cette
structure bouclée :

en définissant le bruit de quantification à B+k bits
QB+k (z) par :

[0018] Le codage MICDA à codes imbriqués de la norme UIT-T G.722 (ci-après nommé G.722)
réalise un codage des signaux en bande élargie qui sont définis avec une largeur de
bande minimale de [50-7000 Hz] et échantillonnés à 16 kHz. Le codage G.722 est un
codage MICDA de chacune des deux sous-bandes du signal [0-4000 Hz] et [4000-8000 Hz]
obtenues par décomposition du signal par des filtres miroirs en quadrature. La bande
basse est codée par un codage MICDA à codes imbriqués sur 6, 5 et 4 bits tandis que
la bande haute est codée par un codeur MICDA de 2 bits par échantillon. Le débit total
sera de 64, 56 ou 48 bit/s suivant le nombre de bits utilisé pour le décodage de la
bande basse.
[0019] Ce codage a d'abord été développé pour utilisation dans le RNIS (Réseau Numérique
à Intégration de Services). Il a été récemment déployé dans les applications de téléphonie
de qualité améliorée dite "voix Haute Définition (HD)" sur réseau IP.
[0020] Pour un quantificateur à grand nombre de niveaux, le spectre du bruit de quantification
sera relativement plat. Cependant, dans les zones fréquentielles où le signal a une
faible énergie, le bruit peut avoir un niveau comparable voir supérieur au signal
et n'est donc plus forcément masqué. Il peut alors devenir audible dans ces régions.
[0021] Une mise en forme du bruit de codage est donc nécessaire. Dans un codeur comme G.722,
une mise en forme du bruit de codage adaptée à un codage à codes imbriqués est de
plus souhaitable.
[0022] De façon générale, le but de la mise en forme du bruit de codage est d'obtenir un
bruit de quantification dont l'enveloppe spectrale suit le seuil de masquage court-terme;
ce principe est souvent simplifié de sorte que le spectre du bruit suive approximativement
le spectre du signal, assurant un rapport signal à bruit plus homogène pour que le
bruit reste inaudible même dans les zones de plus faible énergie du signal.
[0023] Une technique de mise en forme du bruit pour un codage de type MIC (pour "Modulation
par Impulsions Codées") à codes imbriqués est décrite dans la recommandation
UIT-T G.711.1 «Wideband embedded extension for G.711 pulse code modulation» ou « G.711.1:
A wideband extension to ITU-T G.711 ». Y. Hiwasaki, S. Sasaki, H. Ohmuro, T. Mori,
J. Seong, M. S. Lee, B. Kövesi, S. Ragot, J.-L. Garcia, C. Marro ,L. M., J. Xu, V.
Malenovsky, J. Lapierre, R. Lefebvre. EUSIPCO, Lausanne, 2008.
[0024] Cette recommandation décrit ainsi un codage avec mise en forme du bruit de codage
pour un codage de débit coeur. Un filtre perceptuel de mise en forme du bruit de codage
est calculé sur la base des signaux décodés passés, issus d'un quantificateur coeur
inverse. Un décodeur local de débit coeur permet donc de calculer le filtre de mise
en forme du bruit. Ainsi, au décodeur, il est possible de calculer ce filtre de mise
en forme du bruit à partir des signaux décodés de débit coeur.
[0025] Un quantificateur délivrant des bits d'amélioration est utilisé au codeur.
[0026] Le décodeur recevant le flux binaire coeur et les bits d'amélioration, calcule le
filtre de mise en forme du bruit de codage de la même façon qu'au codeur à partir
du signal décodé de débit coeur et applique ce filtre au signal de sortie du quantificateur
inverse des bits d'amélioration, le signal haut débit mis en forme étant obtenu en
ajoutant le signal filtré au signal décodé de coeur.
[0027] La mise en forme du bruit améliore ainsi la qualité perceptuelle du signal de débit
coeur. Elle offre une amélioration limitée de la qualité pour les bits d'amélioration.
En effet, la mise en forme du bruit de codage n'est pas effectuée pour le codage des
bits d'amélioration, l'entrée du quantificateur étant la même pour la quantification
de coeur que pour la quantification améliorée.
[0028] Le décodeur doit alors supprimer une composante parasite résultante par un filtrage
adapté, lorsque les bits d'amélioration sont décodés en plus des bits coeur.
[0029] Le calcul supplémentaire d'un, filtre au décodeur augmente la complexité du décodeur.
[0030] Cette technique n'est pas utilisée dans les décodeurs scalables standards déjà existants
de type décodeur G.722 ou G.727. Il existe donc un besoin d'amélioration de la qualité
des signaux quelque soit le débit tout en restant compatible avec les décodeurs scalables
standards existants.
[0031] Une solution ne nécessitant pas d'effectuer au décodeur, de traitement de signal
complémentaire est décrite dans la demande de brevet
WO 2010/058117. Dans cette demande, le signal reçu au décodeur peut être décodé par un décodeur
standard apte à décoder le signal de débit coeur et de débits imbriqués sans nécessiter
de calcul de mise en forme du bruit ni de terme correctif.
[0032] Ce document décrit que pour un étage d'amélioration d'un codeur hiérarchique, la
quantification s'effectue en minimisant un critère d'erreur quadratique dans un domaine
perceptuellement filtré.
[0033] Pour cela, un filtre de mise en forme du bruit de codage est défini et appliqué à
un signal d'erreur déterminé à partir au moins d'un signal reconstruit d'un étage
de codage précédent. La méthode nécessite également le calcul du signal reconstruit
de l'étage d'amélioration courant en prévision d'un étage de codage suivant.
[0034] De plus, des termes d'amélioration sont calculés et stockés pour l'étage courant
d'amélioration. Ceci apporte donc une complexité importante et un stockage important
de termes d'amélioration ou d'échantillons de signal reconstruits des étages précédents.
[0035] Cette solution n'est donc pas optimale d'un point de vue complexité.
[0036] Il existe donc un besoin d'améliorer les méthodes de l'état de l'art pour le codage
et la mise en forme du bruit de codage d'amélioration, tout en restant compatible
avec les décodeurs hiérarchiques existants.
[0037] La présente invention vient améliorer la situation.
[0038] Elle propose à cet effet, un procédé de codage d'un signal audio numérique d'entrée
(x(n)) dans un codeur hiérarchique comprenant un étage de codage coeur à B bits et
au moins un étage de codage d'amélioration courant k, le codage coeur et le codage
des étages d'amélioration précédant l'étage courant k délivrant des indices de quantification
qui sont concaténés pour former les indices du codeur imbriqué précédent (I
B+k-1). Le procédé est tel qu'il comporte les étapes suivantes:
- obtention de valeurs possibles de quantification pour l'étage d'amélioration courant
k à partir des niveaux de reconstruction absolus du seul étage courant k et des indices
du codeur imbriqué précédent;
- quantification du signal d'entrée du codeur hiérarchique ayant subi ou non un traitement
de pondération perceptuelle, à partir des dites valeurs possibles de quantification
pour former un indice de quantification de l'étage k et un signal quantifié correspondant
à une des valeurs possibles de quantification.
[0039] Ainsi, la quantification de l'étage d'amélioration détermine le ou les bits d'indice
de quantification qui sont directement concaténés aux indices des étages précédents.
Il n'y a pas, contrairement aux méthodes de l'état de l'art, de calcul d'un signal
d'amélioration ou de termes d'amélioration.
[0040] De plus, le signal en entrée de la quantification est soit directement le signal
d'entrée du codeur hiérarchique, soit ce même signal d'entrée ayant directement subi
un traitement de pondération perceptuelle. Il ne s'agit pas ici d'un signal différence
entre le signal d'entrée et un signal reconstruit des étages de codage précédent comme
dans les techniques de l'état de l'art.
[0041] La complexité en termes de charge de calcul en est donc réduite.
[0042] De plus, contrairement aux méthodes de l'état de l'art, les valeurs de quantification
stockées ne sont pas des valeurs différentielles. Ainsi, il n'est pas utile de mémoriser
les valeurs de quantification servant de reconstruction dans les étages précédents
pour constituer un dictionnaire de quantification de l'étage d'amélioration.
[0043] D'autre part, contrairement aux méthodes de l'état de l'art, il n'est pas nécessaire
de construire et de mémoriser un dictionnaire différentiel, car l'étage amélioration
utilise directement des niveaux absolus stockés par l'encodeur et décodeur hiérarchique
existant

Ainsi l'invention évite la duplication des dictionnaires que l'on peut rencontrer
dans les méthodes de l'état de l'art où un dictionnaire différentiel est utilisé au
codeur et un dictionnaire absolu au décodeur.
[0044] La mémoire requise pour le stockage des dictionnaires et les opérations de quantification
au codeur et quantification inverse au décodeur est donc réduite.
[0045] Enfin, le fait d'obtenir directement les valeurs de quantification de l'étage d'amélioration
sans effectuer de différence, apporte une précision supplémentaire entre les valeurs
obtenues au codeur et celles obtenues au décodeur lorsque l'on travaille par exemple
en précision finie.
[0046] Les différents modes particuliers de réalisation mentionnés ci-après peuvent être
ajoutés indépendamment ou en combinaison les uns avec les autres, aux étapes du procédé
défini ci-dessus.
[0047] Dans un mode de réalisation particulier, le signal d'entrée a subi un traitement
de pondération perceptuelle utilisant un filtre de pondération prédéterminé pour donner
un signal d'entrée modifié, avant l'étape de quantification et le procédé comporte
en outre une étape d'adaptation des mémoires du filtre de pondération à partir du
signal quantifié de l'étage de codage d'amélioration courant.
[0048] Ce traitement de pondération perceptuelle appliquée directement sur le signal d'entrée
du codeur hiérarchique pour le codage d'amélioration de l'étage k réduit également
la complexité en terme de charge de calculs par rapport aux techniques de l'état de
l'art qui effectuaient ce traitement de pondération perceptuelle sur un signal différence
entre le signal d'entrée et un signal reconstruit des étages de codage précédent.
[0049] Ainsi, le procédé de codage décrit permet aussi aux décodeurs existants de décoder
le signal sans avoir de modifications à apporter ou de traitement supplémentaires
à prévoir tout en bénéficiant de l'amélioration du signal par une mise en forme du
bruit de codage efficace.
[0050] Dans un mode particulier de réalisation, les valeurs possibles de quantification
pour l'étage d'amélioration k contiennent en outre un facteur d'échelle et une valeur
de prédiction provenant du codage coeur de type adaptatif.
[0051] Ceci permet d'adapter les valeurs de quantification par rapport aux valeurs définies
au codage coeur.
[0052] Dans une alternative de réalisation, le signal d'entrée modifié à quantifier à l'étage
d'amélioration k est le signal d'entrée pondéré perceptuellement auquel est soustrait
une valeur de prédiction provenant du codage coeur de type adaptatif.
[0053] Ceci permet également d'adapter les valeurs de quantification par rapport aux valeurs
définies au codage coeur mais en effectuant cette adaptation en entrée du quantificateur
plutôt que sur chaque valeur de quantification. Ceci est avantageux dans le cas où
l'amélioration s'effectue sur plusieurs bits.
[0054] De façon particulière, le traitement de pondération perceptuelle, s'effectue par
des filtres de prédictions formant un filtre de type ARMA.
[0055] La mise en forme du bruit de codage d'amélioration est alors de bonne qualité.
[0056] La présente invention se rapporte également à un codeur hiérarchique d'un signal
audio numérique d'entrée, comprenant un étage de codage coeur à B bits et au moins
un étage de codage d'amélioration courant k, le codage coeur et le codage des étages
d'amélioration précédant l'étage courant k délivrant des indices de quantification
qui sont concaténés pour former les indices du codeur imbriqué précédent. Le codeur
est tel qu'il comporte:
- un module d'obtention de valeurs possibles de quantification pour l'étage d'amélioration
courant k par la détermination de niveaux de reconstruction absolus du seul étage
courant k à partir des indices du codeur imbriqué précédent;
- un module de quantification du signal d'entrée du codeur hiérarchique ayant subi ou
non un traitement de pondération perceptuelle, à partir des dites valeurs possibles
de quantification pour former un indice de quantification de l'étage k et un signal
quantifié correspondant à une des valeurs possibles de quantification.
[0057] Le codeur hiérarchique comporte en outre un module de prétraitement de pondération
perceptuelle utilisant un filtre de pondération prédéterminé pour donner un signal
d'entrée modifié en entrée du module de quantification et un module d'adaptation des
mémoires du filtre de pondération à partir du signal quantifié de l'étage de codage
d'amélioration courant.
[0058] Le codeur hiérarchique apporte les mêmes avantages que ceux du procédé qu'il met
en oeuvre.
[0059] Elle se rapporte aussi à un programme informatique comportant des instructions de
code pour la mise en oeuvre des étapes du procédé de codage selon l'invention, lorsque
ces instructions sont exécutées par un processeur.
[0060] L'invention se rapporte enfin à un moyen de stockage lisible par un processeur mémorisant
un programme informatique tel que décrit.
[0061] D'autres caractéristiques et avantages de l'invention apparaîtront plus clairement
à la lecture de la description suivante, donnée uniquement à titre d'exemple non limitatif,
et faite en référence aux dessins annexés, sur lesquels:
- la figure 1 illustre un codeur de type MICDA à codes imbriqués selon l'état de l'art
et tel que décrit précédemment;
- la figure 2 illustre un décodeur de type MICDA à codes imbriqués selon l'état de l'art
et tel que décrit précédemment;
- la figure 3 illustre un mode de réalisation général du procédé de codage selon l'invention
et d'un codeur selon l'invention;
- la figure 4 illustre un premier mode de réalisation particulier du procédé de codage
et d'un codeur selon l'invention;
- la figure 5 illustre un deuxième mode de réalisation particulier du procédé de codage
et d'un codeur selon l'invention;
- la figure 6 illustre un troisième mode de réalisation particulier du procédé de codage
et d'un codeur selon l'invention;
- la figure 7 illustre une alternative de réalisation générale du procédé de codage
et d'un codeur selon l'invention;
- la figure 7b illustre une autre alternative de réalisation générale du procédé de
codage et d'un codeur selon l'invention;
- la figure 8 illustre un exemple de réalisation du codage coeur d'un codeur selon l'invention;
- la figure 9 illustre un exemple de niveaux de reconstruction de quantification utilisés
dans l'état de l'art; et
- la figure 10 illustre un mode de réalisation matérielle d'un codeur selon l'invention.
[0062] En référence à la
figure 3, un codeur ainsi qu'un procédé de codage selon un mode de réalisation de l'invention
est décrit.
[0063] On rappelle qu'on considère ici le cas d'un codeur à codes imbriqués ou codeur hiérarchique
dans lequel un codage coeur à B bits et au moins un étage d'amélioration de rang k
est prévu. Le codage coeur et les étages d'amélioration précédant le codage de l'étage
d'amélioration k tel que représenté en 306, délivrent des indices de quantification
scalaires multiplexés dans l'indice I
B+k-1(n) de B+k-1 bits par échantillon.
[0064] Dans les exemples de réalisation décrits ci-après, par soucis de simplification de
présentation, l'étage d'amélioration (de rang k) est présenté comme produisant un
bit supplémentaire par échantillon. Dans ce cas, le codage dans chaque étage d'amélioration
implique de sélectionner une valeur parmi deux possibles. Comme il apparaîtra par
la suite, le "dictionnaire absolu" - en termes de niveaux absolus (au sens de « non-différentiels
»)-correspondant à toutes les valeurs de quantification que peut produire l'étage
d'amélioration de rang k, est de taille 2
B+k, ou parfois légèrement inférieure à 2
B+k comme par exemple dans le codeur G.722 qui n'a que 60 niveaux possibles au lieu de
64 dans le quantificateur de 6 bits de bande basse. Le codage hiérarchique implique
une structure en arbre binaire du "dictionnaire absolu", ce qui explique qu'il suffit
d'un bit d'amélioration pour effectuer le codage étant donnés les B+k-1 bits des étages
précédents.
[0065] La
figure 9 est un extrait du tableau VI de l'article précité X. Maitre et représente les 4 premiers
niveaux du quantificateur de coeur à B bits pour B=4 bits et les niveaux des quantificateurs
à B+1 et B+2 bits du codage de la bande basse d'un codeur G.722 ainsi que les valeurs
de sortie du quantificateur d'amélioration de l'état de l'art pour B+2 bits.
[0066] Comme illustré sur cette figure, le quantificateur imbriqué à B+1=5 bits est obtenu
en "dédoublant" les niveaux du quantificateur à B=4 bits. Le quantificateur imbriqué
à B+2=6 bits est obtenu en "dédoublant" les niveaux du quantificateur à B+1=5 bits.
Le dédoublement des niveaux de reconstruction est en fait une conséquence de la contrainte
de codage hiérarchique de la bande basse qui est mis en oeuvre dans G.722 sous la
forme d'un dictionnaire de quantification scalaire (à 4, 5 ou 6 bits par échantillon)
structuré en arbre.
[0067] Dans l'état d'art, les valeurs

désignant des niveaux de reconstructions de quantification pour un étage d'amélioration
k sont définis par la différence entre
oles valeurs désignant les niveaux de reconstruction de la quantification d'un quantificateur
imbriqué à B+k bits (B désignant le nombre de bits du codage coeur) et
o les valeurs désignant les niveaux de reconstruction de quantification d'un quantificateur
imbriqué à B+k-1 bits, les niveaux de reconstruction du quantificateur imbriqué à
B+k bits étant définis par dédoublement des niveaux de reconstruction du quantificateur
imbriqué à B+k-1 bits.
Avec l'invention les niveaux de reconstruction différentiels

listés à droite et encadrés en pointillés n'ont pas à être calculés ni stockés. Selon
l'invention seuls les niveaux de reconstruction absolus

de l'étage k sont calculés et stockés.
[0068] Ces niveaux de reconstruction absolus

de l'étage k sont utilisés au codeur de la même façon qu'au décodeur, dans le sens
où le signal reconstruit peut être obtenu dans le cas général du codage MICDA à partir
de ces niveaux de reconstruction absolus

par multiplication par le facteur d'échelle v(n) et ajout du signal de prédiction

comme déjà présenté en référence à la description de la Figure 2 qui représente le
décodeur MICDA standard à codes imbriqués. Ces niveaux étant déjà définis et stockés
dans le décodeur, le codeur ne rajoute donc aucune table de quantification supplémentaire
dans le codec (codeur + décodeur).
[0069] Le codage de l'étage d'amélioration selon l'invention est très facilement généralisable
pour les cas où l'étage d'amélioration ajoute plusieurs bits par échantillon. Dans
ce cas la taille du dictionnaire D
k(n) utilisé à l'étage d'amélioration, tel que défini ultérieurement, est simplement
2
U où U>1 est le nombre de bits par échantillon de l'étage d'amélioration.
[0070] Le codeur tel que représenté en figure 3 montre un codeur à codes imbriqués ou codeur
hiérarchique dans lequel un codage coeur à B bits et au moins un étage d'amélioration
de rang k est prévu. Le codage coeur et les étages d'amélioration précédant le codage
de l'étage d'amélioration k tel que représenté en 306, délivrent des indices de quantification
scalaires qui sont concaténés pour former les indices du codeur imbriqué précédent
I
B+k-1(n).
[0071] La figure 3 illustre simplement un module de codage MIC/MICDA 302 représentant le
codage imbriqué précédant le codage d'amélioration en 306.
[0072] Le codage coeur du codage imbriqué précédent peut éventuellement s'effectuer en utilisant
le filtre de masquage déterminé en 301 pour mettre en forme du bruit de codage « coeur
». Un exemple de ce type de codage coeur est décrit ultérieurement en référence à
la figure 8.
[0073] Ce module 302 délivre ainsi les indices I
B+k-1(n) du codeur imbriqué ainsi que le signal de prédiction

et le facteur d'échelle v(n) dans le cas où il s'agit bien d'un codage prédictif
MICDA similaire à celui décrit en référence à la figure 1.
[0074] Dans le cas d'un codage MIC, le module 302 délivre simplement les indices de quantification
imbriqués I
B+k-1(n). Par ailleurs on peut remarquer que le codage MIC est un cas particulier du codage
MICDA en prenant

et
v(
n) =1.
[0075] La connaissance des indices de quantification imbriqués I
B+k-1(n) et des niveaux de reconstruction absolus
, ainsi que le cas échéant, le signal de prédiction et

le facteur d'échelle v(n) permettent de déterminer les valeurs de quantification D
k(n) =

pour l'étage d'amélioration courant k dans le module de construction du dictionnaire
des valeurs de quantification 303. Ce dictionnaire D
k(n) est utilisé par le quantificateur qualifié ici de "quantificateur d'amélioration"
pour l'étage d'amélioration de rang k.
[0076] Ainsi, selon le mode de réalisation privilégié, les valeurs de quantification du
dictionnaire sont définies de la façon suivante, dans le cas du codage MICDA:

où

avec j= 0 ou 1, représentent deux valeurs possibles de quantification d'un quantificateur
imbriqués de B+k bits, prédéfinies et stockées au codeur et au décodeur. On peut voir
les valeurs

comme issues d'un « dédoublement » du dictionnaire

de l'étage précédent k-1.
[0077] On remarque que les deux éléments du dictionnaire D
k(n) dépendent de
IB+k-1 . En fait, ce dictionnaire est un sous-ensemble du "dictionnaire absolu" défini comme:

Le "dictionnaire absolu" est un dictionnaire structuré en arbre. L'indice
IB+k-1 conditionne les différentes branches de l'arbre à prendre en compte pour déterminer
les valeurs de quantification possibles de l'étage k (D
k(n)).
[0078] Le facteur d'échelle v
(n) est déterminé par l'étage coeur du codage MICDA comme illustré en figure 1, l'étage
d'amélioration utilise donc ce même facteur d'échelle pour mettre à l'échelle les
mots de code du dictionnaire de quantification.
[0079] Dans un mode de réalisation de l'invention, le codeur de la figure 3 ne comporte
pas les modules 301 et 310, c'est-à-dire qu'il n'est pas prévu de traitement de mise
en forme de bruit de codage. Ainsi, c'est le signal d'entrée x(n) lui-même qui est
quantifié par le module de quantification 306.
[0080] Dans un mode particulier de réalisation, le codeur comporte en outre un module 301
de calcul d'un filtre de masquage et de détermination du filtre de pondération W(z)
ou d'une version prédictive
WPRED (z) décrite ultérieurement. Le filtre de masquage ou de pondération est déterminé ici
à partir du signal d'entrée x(n) mais pourrait très bien être déterminé à partir d'un
signal décodé, par exemple du signal décodé du codeur imbriqué précédent
x̃B+k-1(
n)
. Le filtre de masquage peut être déterminé ou adapté échantillon par échantillon ou
par bloc d'échantillons.
[0081] En effet, le codeur selon l'invention effectue une mise en forme du bruit de codage
de l'étage d'amélioration en utilisant une quantification dans le domaine pondéré
par le filtre W(z), c'est-à-dire en minimisant l'énergie du bruit de quantification
filtré par W(z).
[0082] Ce filtre de pondération est utilisé en 311 par le module de filtrage et plus globalement
par le module 310 de prétraitement de pondération perceptuelle du signal d'entrée
x(n). Ce prétraitement est appliqué directement sur le signal d'entrée x(n) et non
pas sur un signal d'erreur comme ceci pouvait être le cas dans les techniques de l'état
de l'art.
[0083] Ce module 310 de prétraitement délivre un signal modifié x'(n) en entrée du quantificateur
d'amélioration 307.
[0084] Le module de quantification 307 de l'étage d'amélioration k délivre un indice de
quantification I
enhB+k(n) qui sera concaténé aux indices du codage imbriqué précédent (I
B+k-1) pour former les indices du codage imbriqué courant (I
B+k), par un module non représenté ici. Le module de quantification 307 de l'étage d'amélioration
k choisit entre les deux valeurs

et

du dictionnaire adaptatif D
k(n).
[0085] Il reçoit en entrée le signal x'(n) et donne comme sortie, en passant par le module
de décodage local 308, la valeur quantifiée
x̃B+k(
n) (où
x̃B+k(
n) est soit égale à

soit à

en minimisant l'erreur quadratique entre x'(n) et
x̃B+k(
n)
. Le dictionnaire adaptatif D
k(n) contient donc directement la valeur quantifiée de sortie de l'étage k.
[0086] Le module 308 donne la valeur quantifiée du signal d'entrée par quantification inverse
de l'indice

Au décodeur la même valeur est obtenue simplement en utilisant directement le quantificateur
inverse de l'étage k et l'indice concaténé :

[0087] Ce signal quantifié est utilisé pour mettre à jour les mémoires du filtre de pondération
W(z) de l'étage d'amélioration pour obtenir des mémoires qui correspond à une entrée
x(
n)
-x̃B+k(
n)
. Typiquement on soustrait de la mémoire (ou des mémoires dans le cas du filtre type
ARMA) plus récente(s) la valeur actuelle du signal décodé
x̃B+k(
n)
.
[0088] Ainsi, la quantification du signal
x(n) se fait dans le domaine pondéré, ce qui veut dire qu'on minimise l'erreur quadratique
entre
x(
n) et
x̃B+k(
n) après filtrage par le filtre W(
z). Le bruit de quantification de l'étage d'amélioration est donc mis en forme par
un filtre
1/
W(z) pour rendre ce bruit moins audible. L'énergie du bruit de quantification pondéré
est ainsi minimisé.
[0089] Le mode de réalisation général du bloc 310 donné sur la figure 3 montre le cas général
où W (z) est un filtre de réponse impulsionnelle infinie (IIR, infinite impulse response)
ou un filtre de réponse impulsionnelle finie (FIR, finite impulse response). On obtient
le signal
x'(
n) en filtrant
x(
n) par
W(
z) puis quand la valeur quantifiée
x̃B+k (n) est connue, les mémoires du filtre
W(
z) sont mises à jour comme si le filtrage avait été effectué sur le signal
x(
n)
-x̃B+k(
n)
.
[0090] La flèche en pointillés représente la mise à jour des mémoires du filtre.
[0091] Ainsi, les étapes mises en oeuvre dans le codeur tel que illustré en figure 3 sont
également représentées. On y retrouve en effet, les étapes suivantes:
- obtention en 303 de valeurs possibles de quantification

pour l'étage d'amélioration courant k par la détermination de niveaux de reconstruction
absolus du seul étage courant k à partir des indices du codeur imbriqué précédent
(IB+k-1);
- quantification en 306 du signal d'entrée du codeur hiérarchique ayant subi ou non
un traitement de pondération perceptuelle (x(n) ou x'(n)), à partir des dites valeurs
possibles de quantification

pour former un indice de quantification de l'étage k (IenbB+k(n))
et un signal quantifié (
x̃B+k(
n)) correspondant à une des valeurs possibles de quantification;
[0092] Dans le cas représenté en figure 3, le signal d'entrée a subi un traitement de pondération
perceptuelle en 310 utilisant un filtre de pondération prédéterminé en 301 pour donner
un signal d'entrée modifié x'(n), avant l'étape de quantification en 306. La figure
3 représente également l'étape d'adaptation en 311 des mémoires du filtre de pondération
à partir du signal quantifié (
x̃B+k(
n)) de l'étage de codage d'amélioration courant.
[0093] Les figures 4, 5 et 6 décrivent à présent des modes de réalisation particuliers du
bloc 310 de prétraitement.
[0094] Les blocs 301, 302, 303, 306, 307 et 308 restent alors identiques à ceux décrits
en référence à la figure 3.
[0095] La
figure 4 représente un premier mode de réalisation du bloc 310 de prétraitement avec un filtre
W(
z) =
A'(
z) à réponse impulsionnelle finie (FIR pour Finite impulse response en anglais).
[0096] Dans ce mode de réalisation, la mémoire du filtre contient uniquement les échantillons
d'entrée passés du signal
x(
n)
-x̃B+k(
n)
, notés:
ND étant l'ordre du filtre perceptuel
W(
z).
[0097] En 302, le signal d'entrée
x(
n) est codé par le module de codage MIC/MICDA 302, avec ou sans mise en forme du bruit
de codage du codeur imbriqué B+k-1,
[0098] En 303, un dictionnaire adaptatif
Dk est construit en fonction des valeurs de prédiction

du facteur d'échelle
v(
n) de l'étage coeur dans le cas d'un codage de type adaptatif MICDA et des indices
de codage
IB+k-1(
n) comme expliqué en référence à la figure 3. Le dictionnaire adaptatif D
k comporte dans le mode de réalisation particulier ou un seul bit d'amélioration est
prévu dans l'étage d'amélioration k, les deux termes suivants:

et

[0099] Dans ce mode de réalisation, on retrouve les étapes de calcul en 301 du filtre de
masquage et de détermination du filtre de pondération
W(
z), ainsi que sa version prédictive
WPRED(
z) basée sur des prédictions, c'est-à-dire des calculs utilisant uniquement des échantillons
passés.
[0100] Rappelons ici la définition d'un filtre prédictif:
Prenons comme exemple le cas d'un filtrage d'un signal x(n) par le filtre non récursif
de fonction de transfert tout-zéro (aussi dit FIR pour Finite Impulse Response en anglais (Filtre à réponse impulsionnelle finie)) A(z) d'ordre 4,

donnant pour résultat un signal y(n). Dans le domaine de la transformée en z, l'équation

correspond à l'équation aux différences

[0101] Cette expression de
y(n) peut être divisée en deux parties :
- la première ne dépend que de l'entrée présente x(n) : a0x(n). Le plus souvent et dans les cas qui nous intéressent dans ce document, a0 = 1 .
- la seconde qui ne dépend que l'entrée passée x(n-i), i > 0: a1x(n-1)+a2x(n-2)+a3x(n-3)+a4x(n-4) qui sera donc considérée comme la partie prédictive du filtrage par analogie à
la prédiction linéaire où elle représente la prédiction de x(n) à partir des échantillons
précédents.
[0102] Cette seconde partie correspond pour l'instant d'échantillonnage n à la « réponse
à l'entrée nulle », ou en anglais « zéro input reponse » (ZIR) ou encore « ringing
» qui est en fait une prédiction généralisée. La transformée en
z de cette composante est :
YPRED(
z)
= (
A(
z)
-1)
X(z
) = HA,PRED(
z)
X(
z) avec
HA,PRED(
z)
= A(
z)
-1
[0103] De façon similaire, pour le filtrage d'un signal x(n) par un filtre récursif tout-pôle
d'ordre 4 avec

résultant en un signal
y(
n), la fonction de transfert donne :

avec comme équation aux différences :

[0104] La partie innovation est
x(n), la partie prédictive est
-b1y(
n-1)
-b2y(
n-2)
-b3y(
n-3)
-b4y(
n-4)
, de transformée en z
YPRED(
z)
=-(
B(
z)
-1)
Y(
z)=(1
-B(
z))
Y(
z)
.
[0105] Il en est de même pour le cas où le filtre contient à la fois des zéros et des pôles
(filtre ARMA pour AutoRegressive Moving Average) :

avec comme équation aux différences (dans cet exemple
A(
z) et
B(
z) sont d'ordre 4) :

[0106] La partie innovation est
x(n), la partie prédictive est

de transformée en
z YPRED(
z)
=(
A(
z)
-1)
X(
z)-(
B(
z)
-1)
F(
z)
, ou

[0107] Dans la suite, de façon générale
HPRED(z) dénote un filtre dont le coefficient pour son entrée actuel
x(
n) est zéro.
[0108] Les filtres récursifs tout-pôle

ou ARMA

sont les filtres dit TIR pour
Infinite Impulse Response en anglais (Filtre à réponse impulsionnelle infinie).
[0109] Dans le cas présent, en figure 4, en utilisant le découpage d'un filtrage en parties
innovation et prédictive, le terme dont l'énergie est à minimiser est alors:

[0110] Le signal à quantifier par le quantificateur d'amélioration de l'étage k est donc

ou
XPRED(
n) et

sont obtenus en filtrant
x(
n) et

par le filtre de prédiction
WPRED(
z)
. Ces deux filtrages peuvent être combinés en un seul, l'entrée du filtre commun
WPRED(
z) sera alors
bB+k(
n)
= x(
n)
- x̃B+k(
n) (par exemple par la mise à jour des mémoire du filtre). En sortie du filtrage, on
obtient alors:

[0111] Le module de prétraitement 310 met en oeuvre les étapes de calcul d'une prédiction

en filtrant par
WPRED(
z) en 404, des échantillons passés du signal
x(
n)
- x̃B+k(
n) =
bB+k(
n)
n=-1, -2,
...-ND obtenus en 409.
[0112] Cette prédiction

est ajoutée au signal d'entrée
x(
n) en 405 pour obtenir le signal d'entrée modifié
x'(
n) du quantificateur de l'étage d'amélioration k.
[0113] La quantification de
x'(
n) s'effectue en 306 par le module de quantification de l'étage d'amélioration k, pour
donner l'indice de quantification

de l'étage d'amélioration k et le signal décodé
x̃B+k(
n) de l'étage k. Le module 307 donne l'indice du mot de code

(1 bit dans l'exemple d'illustration) du dictionnaire adaptatif
Dk qui minimise l'erreur quadratique entre
x'(
n) et les valeurs de quantification

et

Cet indice est à concaténer à l'indice du codeur imbriqué précédent
IB+k-1 pour obtenir au décodeur l'indice du mot code de l'étage k
IB+k. Le module 308 donne la valeur quantifiée du signal d'entrée par quantification inverse
de l'indice

[0114] Au décodeur la même valeur est obtenue simplement en utilisant directement la quantification
inverse de l'étage k et l'indice concaténée pour obtenir :

[0115] En 409, une étape de calcul du bruit de codage
bB+k (n) du codeur incluant l'étage k est effectuée par soustraction du signal d'entrée
x(
n) au signal synthétisé de l'étage k
x̃B+k(
n) pour les échantillons présents (
n=0)
.
[0116] Les opérations de prétraitement du bloc 310 permettent ainsi de mettre en forme le
bruit de codage d'amélioration de l'étage k en effectuant une pondération perceptuelle
du signal d'entrée x(n). C'est le signal d'entrée lui-même qui est pondéré perceptuellement
et non pas un signal d'erreur comme c'est le cas dans les méthodes de l'état de l'art.
[0117] La
figure 5 illustre un autre exemple de réalisation du module de prétraitement en utilisant
dans ce mode de réalisation un filtrage de type ARMA (pour Auto Regressif à Moyenne
Ajustée) de fonction de transfert :

[0119] Ces étapes sont équivalentes à celle décrites en référence à la figure 3.
[0120] Le module de prétraitement 310 comporte une étape de calcul en 512 d'un signal de
prédiction

du bruit de quantification filtré

en ajoutant la prédiction calculée en 510 à partir des échantillons du bruit reconstitué
filtré

et en retranchant la prédiction calculée en 511 à partir du bruit reconstitué

[0121] En 505, une étape d'addition du signal de prédiction

au signal
x(
n) est effectuée pour donner le signal modifié
x'(
n).
[0122] L'étape de quantification du signal modifié
x'(
n) est effectuée par le module de quantification 306, de la même manière que celle
expliqué en référence aux figures 3 et 4.
[0123] Ainsi, la quantification du bloc 306 donne en sortie l'indice

et le signal décodé à l'étage k
x̃B+k(
n)
.
[0124] En 509, une étape de soustraction du signal reconstruit
x̃B+k (n) au signal
x(
n) est effectué, pour donner le bruit reconstruit
bB+k(
n)
.
[0125] En 513, une étape d'addition du signal de prédiction

au signal
bB+k(
n) est effectué pour donner le bruit reconstruit filtré

[0126] Toutes les étapes effectuées en 505, 509, 510, 511, 512 et 513 par les modules du
bloc de prétraitement 310, permettent de mettre en forme le bruit de codage pour l'étage
de codage d'amélioration k. Cette mise en forme du bruit est alors effectué par deux
filtres de prédiction constituant ainsi un filtre ARMA qui apporte une meilleure précision
de mise en forme du bruit.
[0127] La
figure 6 illustre encore un autre mode de réalisation du bloc de prétraitement 310 où ici
la différence réside dans la façon dont le signal reconstruit filtré

est calculé. Le bruit reconstruit filtré

est obtenu ici en soustrayant le signal reconstruit
x̃B+k(
n) du signal
x'(
n) en 614.
[0128] Dans les figures 5 et 6 décrites ci-dessus, on peut parler également de mise à jour
des mémoires des filtres de pondération à partir du signal de bruit reconstruit filtré

pour les échantillons passés.
[0129] La
figure 7 illustre une alternative de réalisation pour l'étape de quantification 306 du signal
x'(
n) en traitant différemment le signal prédit

provenant du codage coeur. Ce mode de réalisation est présenté avec l'exemple de
bloc de prétraitement 310 présenté à la figure 3, mais peut bien évidement s'intégrer
avec des blocs de prétraitement décrits aux figures 4, 5 et 6. L'enchainement des
opérations selon la figure 7 est le suivant :
- Calcul en 301 du filtre de masquage et détermination du filtre de pondération W(z) ou de sa version prédictive WPRED(z).
- Codage en 302 du signal d'entrée x(n), par un codeur imbriqué de type MIC/MICDA de B+k-1 bits, éventuellement avec mise
en forme du bruit de codage en utilisant le filtre de masquage déterminé en 301 pour
mettre en forme du bruit de codage;
- Détermination en 701 du dictionnaire adaptatif Dk' en fonction du facteur d'échelle v(n) de l'étage coeur (dans le cas d'un codage MICDA) et des indices de quantification
IB+k-1(n) du codage imbriqué précédent l'étage k

et

- Filtrage du signal x(n) par W(z) en 311 pour obtenir le signal d'entrée modifié x'(n) du quantificateur d'amélioration avec pour mémoires du filtre W(z) des valeurs correspondant à un signal d'entrée x(n)-x̃B+k(n);
- Quantification de x'(n) en 706 pour donner l'indice

et le signal décodé à l' étage k x̃B+k(n).
[0130] Dans ce mode de réalisation, le signal prédit

de l'étage coeur est soustrait du signal
x'(
n) (module 702) pour obtenir le signal modifié

[0131] Le module 707 donne l'indice du mot de code

(1 bit dans l'exemple d'illustration) du dictionnaire adaptatif
Dk' qui minimise l'erreur quadratique entre
x"(
n) et les mots de code

et

Cet indice est à concaténer à l'indice du codage imbriqué précédent
IB+k-1 pour obtenir au décodeur l'indice du codage imbriqué courant
IB+k comprenant l'étage k.
[0132] Le module 708 donne la valeur quantifiée du signal
x"(
n) par quantification inverse de l'indice

Le module 703 calcule le signal quantifié de l'étage k en additionnant le signal
prédit au signal de sortie du quantificateur

[0133] Enfin, une étape de mise à jour des mémoires du filtre W(
z) est effectuée en 311, pour obtenir des mémoires qui correspondent à une entrée
x(
n)
-x̃B+k(
n)
. Typiquement on soustrait de la mémoire (ou des mémoires dans le cas du filtre type
ARMA) plus récente(s) la valeur actuelle du signal décodé
x̃B+k(
n)
.
[0134] La solution sur la figure 7 est équivalente en termes de qualité et de stockage à
celle de la figure 3, mais nécessite moins de calculs dans le cas où l'étage d'amélioration
utilise plus qu'un bit. En effet, à la place d'additionner la valeur prédite

à tous les mots de code (>2) on ne fait qu'une soustraction avant la quantification
et qu'une addition pour retrouver la valeur quantifiée
x̃B+k(
n)
. La complexité est donc réduite.
[0135] Une autre alternative de réalisation est illustrée en
figure 7b. Ici, le dictionnaire adaptatif
Dk "est construit en soustrayant les niveaux de reconstruction de l'étage k pondérés
le cas échéant par le facteur d'échelle
v(
n)
, au signal d'entrée modifié

et

Dans ce cas de figure, c'est le signal de prédiction

qui est quantifié en minimisant l'erreur quadratique. Puis le signal décodé
x̃B+k(
n) pour la mise à jour des mémoires est obtenu de la façon suivante:

[0136] La
figure 8 détaille une réalisation possible d'une mise en forme du bruit au codage coeur. Le
module 801 calcule les coefficients du filtre de mise en forme de bruit

Le module 802 calcule l'erreur de codage
qw(
n)=
x̃(
n)
-x(
n) des instants d'échantillonnage précédents,
n-1
, n-2
, .... Cette erreur est filtrée par un filtre prédicteur
HPRED (z) pour obtenir le signal de prédiction
qw,pred(
n)
.
Le filtre
H(
z) correspondant à
HPRED(
z) peut être égal par exemple soit à

[0137] A l'instant n, cette valeur prédite sera soustraite du signal à coder pour obtenir
le signal à coder modifié
x'(
n) =
x(n) - qw,pred(
n)
.
[0138] La différence entre l'entrée et la sortie de la chaîne codeur MIC/MICDA - décodeur
MIC/
MICDA, q(
n) =
x̃(
n)
- x'(
n)
, peut être considérée à court terme comme un bruit blanc quand ces codeurs utilisent
un quantificateur à grand nombre de niveaux et en supposant le signal d'entrée stationnaire.
[0139] Prenons l'exemple où

Le signal d'entrée de la chaîne de codage standard MIC/MICDA est modifié par la soustraction
de la contribution (
H(
z)
-1)(
X̃(
z)
-X(
z))
. Il en résulte que le bruit de codage de la chaîne complète
qG(
n)
=x̃(
n)
-x(
n) sera mis en forme par le filtre
: 
voici la démonstration en équations :

d' où

[0140] En fait, le filtre
HPRED(
z) =
H(
z)
-1 a un coefficient nul en z
0 (pour l'instant
n), il s'agit donc d'un prédicteur agissant sur
qw(
n)
= x̃(
n)
-x(
n) qui, lui, n'est connu qu'en fin de traitement MIC/MICDA quand la valeur décodée
x̃(
n) est connue.
[0141] La séquence d'opérations de la figure 8 est la suivante :
- Calcul en 801 du filtre de masquage et détermination du filtre H(z). A noter que le filtre H(z) peut également être déterminé à partir du signal décodé x̃(n);
- Calcul en 803 de la prédiction qw,pred(n), ([H(z)-1]Qw(z)), à partir des valeurs qw(n) = x̃(n)-x(n) des instants d'échantillonnage précédents, n-1,n-2,... ;
- Soustraction en 804 de la prédiction qw,pred(n) à x(n) pour obtenir le signal x'(n) modifié;
- Codage/Décodage en 805-806 du signal modifié x'(n) par un codeur/décodeur MIC/MICDA standard. Le décodeur local peut être un décodeur
local standard du type MIC/MICDA des normes G.711, G.721, G.726, G.722 ou encore G.727.
- Calcul en 802 du bruit de codage filtré qw (n) par soustraction du signal d'entrée x(n) du signal de sortie x̃(n)
[0142] Là partie entourée 807 peut être vue et implémentée comme un prétraitement de mise
en forme de bruit qui modifie l'entrée de la chaîne codeur/décodeur standard.
[0143] Un exemple de réalisation d'un codeur selon l'invention est maintenant décrit en
référence à la
figure 10.
[0144] Matériellement, un codeur 900 tel que décrit selon les différents modes de réalisation
ci-dessus, au sens de l'invention, comporte typiquement, un processeur µP coopérant
avec un bloc mémoire BM incluant une mémoire de stockage et/ou de travail, ainsi qu'une
mémoire tampon MEM précitée en tant que moyen pour mémoriser par exemple un dictionnaire
de niveaux de reconstructions de quantification ou toutes autres données nécessaire
à la mise en oeuvre du procédé de codage tel que décrit en référence aux figures 3,
4, 5, 6 et 7. Ce codeur reçoit en entrée des trames successives du signal numérique
x(n) et délivre des indices de quantification concaténés I
B+k.
[0145] Le bloc mémoire BM peut comporter un programme informatique comportant les instructions
de code pour la mise en oeuvre des étapes du procédé selon l'invention lorsque ces
instructions sont exécutées par un processeur µP du codeur et notamment les étapes
d'obtention de valeurs possibles de quantification pour l'étage d'amélioration courant
k par la détermination de niveaux de reconstruction absolus du seul étage courant
k à partir des indices du codeur imbriqué précédent, de quantification du signal d'entrée
du codeur hiérarchique ayant subi ou non un traitement de pondération perceptuelle
(x(n) ou x'(n)), à partir des dites valeurs possibles de quantification pour former
un indice de quantification de l'étage k et un signal quantifié correspondant à une
des valeurs possibles de quantification.
[0146] De manière plus générale, un moyen de stockage, lisible par un ordinateur ou un processeur,
intégré ou non au codeur, éventuellement amovible, mémorise un programme informatique
mettant en oeuvre un procédé de codage selon l'invention.
[0147] Les figures 3 à 7 peuvent par exemple illustrer l'algorithme d'un tel programme informatique.