[0001] L'invention se rapporte à un crampon destiné à être solidarisé à une chaussure. Ce
crampon peut être utilisé dans des domaines tels que l'alpinisme, la marche sur neige
ou sur glace, l'escalade en cascade de glace, ou autre.
[0002] Traditionnellement un crampon comprend un corps qui s'étend en longueur depuis une
extrémité arrière jusqu'à une extrémité avant, en largeur entre un premier bord et
un deuxième bord, et en hauteur entre une face d'appui et une face d'accueil. En fait
le corps est dimensionné pour que la face d'accueil reçoive la semelle de la chaussure.
Le crampon comprend des pointes en saillie au niveau de la face d'appui, pour pouvoir
s'ancrer au sol et ainsi s'opposer à des glissades. Le crampon comprend aussi des
moyens de retenue de la chaussure au niveau de la face d'accueil. Ces moyens constituent
une fixation, c'est-à-dire un système d'attache à la chaussure au sens de la norme
NF EN 893:2011-01. En général la fixation comprend un ou plusieurs organes de retenue
de la chaussure au niveau de la face d'accueil.
[0003] Les crampons sont donc aptes à être solidarisés à différentes chaussures pour qu'un
utilisateur puisse évoluer plus facilement sur des terrains glissants, tels que des
glaciers, des névés, des cascades de glace, ou tout terrain enneigé ou glacé. On observe
néanmoins que chaque type de crampon est plus adapté à une configuration donnée de
terrain, ou à un style de pratique.
[0004] On a remarqué que certains crampons favorisent la marche sur terrain horizontal ou
peu incliné. Ces crampons présentent une souplesse suffisante pour accompagner les
déformations en flexion du semelage de la chaussure lors des déroulements du pied.
Autrement dit le crampon est capable de fléchir longitudinalement, selon un axe transversal,
au cours de la marche. Grâce à cette caractéristique, l'utilisateur se fatigue peu
en marchant. Mais, par corollaire, un inconvénient d'un crampon souple est de fatiguer
l'utilisateur dans les passages très inclinés, ou verticaux, comme on peut en rencontrer
sur un glacier ou dans un mur de glace. En effet, la souplesse du crampon amène l'utilisateur
à faire des efforts importants pour contrôler les appuis dans les pentes raides ou
dans les murs, car dans ce cas l'accroche au sol se fait par les pointes avant principalement,
ce qui oblige à solliciter fortement les mollets. En plus de cette fatigue dans les
passages très inclinés ou verticaux, on observe aussi que la précision des appuis
avant, bien que correcte, n'est pas optimale.
[0005] On a remarqué également d'autres crampons, lesquels favorisent la marche sur terrain
très incliné ou vertical. Ces crampons présentent une rigidité suffisante dans le
sens de leur longueur pour que les efforts et les impulsions liés à une accroche au
sol ou dans un mur de glace, au niveau des pointes avant, soient transmis au pied
à travers l'intégralité du semelage de la chaussure. Ce mode de transmission réduit
la fatigue de l'utilisateur, car celui-ci doit moins fortement solliciter ses mollets
pour contrôler les appuis. Ces derniers sont en outre plus précis, par rapport à un
crampon souple, car c'est l'intégralité du semelage qui participe à leur contrôle.
Mais, par corollaire, un inconvénient d'un crampon rigide est de fatiguer l'utilisateur
dans les passages horizontaux ou peu inclinés, comme on en rencontre sur les glaciers
ou sur les dômes. En effet, la rigidité du crampon s'oppose fortement, voire empêche,
une flexion longitudinale du semelage et un bon déroulement du pied pendant la marche.
[0006] On peut résumer l'état de l'art en disant que certains crampons sont plutôt adaptés
aux terrains horizontaux ou peu inclinés, alors que d'autres le sont plutôt aux terrains
très inclinés ou verticaux tels que les murs de glace.
[0007] Par rapport à cela l'invention a pour but général l'amélioration d'un crampon destiné
à être solidarisé à une chaussure. Plus précisément, l'invention cherche à faire en
sorte que le crampon soit adapté à toutes les situations et à tous les styles de pratique,
c'est-à-dire aux terrains horizontaux, faiblement inclinés, fortement inclinés, et
verticaux. En d'autres termes, l'invention veut rendre le crampon plus polyvalent.
[0008] Pour ce faire, l'invention propose un crampon comprenant un corps qui s'étend en
longueur depuis une extrémité arrière jusqu'à une extrémité avant, en largeur entre
un premier bord et un deuxième bord, et en hauteur entre une face d'appui et une face
d'accueil, le crampon comprenant des pointes en saillie au niveau de la face d'appui,
ainsi que des moyens de retenue d'une chaussure au niveau de la face d'accueil.
[0009] Le crampon selon l'invention est caractérisé par le fait qu'il comprend un dispositif
de réglage de la résistance en flexion longitudinale du corps.
[0010] Cela signifie qu'il est possible d'augmenter ou de réduire la rigidité liée à la
flexion longitudinale. On pourrait dire aussi que la souplesse en flexion longitudinale
du corps peut être augmentée ou diminuée. Cela modifie l'étendue de la surface active
du corps du crampon, dans le sens où un effort appliqué sur une pointe est transmis
localement au semelage d'une chaussure si la rigidité du corps est faible, et dans
le sens où un effort appliqué sur une pointe est transmis à une surface étendue du
semelage si la rigidité du corps est plus forte. Dans le premier cas le semelage peut
suivre le mouvement de déroulement du pied pendant la marche sur terrain horizontal
ou peu incliné, ce qui rend la marche confortable. Dans le deuxième cas des appuis
ou des impulsions avant en terrain très incliné ou vertical sont transmis à une partie
importante, voire à la totalité, du semelage et du pied, ce qui accroît la précision
de ces appuis et impulsions. Dans les deux cas la fatigue de l'utilisateur est réduite.
[0011] On peut résumer l'apport principal de l'invention en disant que le crampon est plus
polyvalent, en ce qui concerne sa coopération avec le sol, par rapport à un crampon
selon l'art antérieur.
[0012] D'une manière générale l'invention améliore un crampon destiné à être solidarisé
à une chaussure.
[0013] D'autres caractéristiques et avantages de l'invention seront mieux compris à l'aide
de la description qui va suivre, en regard du dessin annexé illustrant, selon une
forme de réalisation non limitative, comment l'invention peut être réalisée, et dans
lequel :
- la figure 1 est une vue en perspective avant d'un crampon selon la forme de réalisation
proposée pour l'invention,
- la figure 2 est une vue de côté du crampon de la figure 1, sur lequel est présentée
une chaussure,
- la figure 3 est une coupe selon III-III de la figure 2, dans un cas où la rigidité
en flexion longitudinale du corps du crampon est maximale,
- la figure 4 est similaire à la figure 3, dans un cas où la rigidité en flexion longitudinale
du corps du crampon est minimale,
- la figure 5 est une vue de côté du crampon de la figure 1 seul, dans un cas où la
rigidité du corps est maximale,
- la figure 6 est similaire à la figure 5, dans un cas où la rigidité du corps est minimale
et où le crampon est utilisé en terrain horizontal,
- la figure 7 est similaire à la figure 5, un cas où la rigidité du corps est minimale
et où le crampon est utilisé en terrain fortement incliné.
[0014] La forme de réalisation qui va être décrite après à l'aide des figures 1 à 7 concerne
des crampons pour l'alpinisme, la marche sur neige ou sur glace, ainsi que l'escalade
en cascade de glace. Cependant l'invention s'applique à d'autres domaines dans lesquels
l'utilisation de tels crampons s'impose.
[0015] Comme le montre la figure 1 un crampon 1, prévu comme on le verra mieux après pour
accueillir une chaussure 2, comprend de manière connue un corps 3 qui s'étend en longueur
depuis une extrémité arrière 4 jusqu'à une extrémité avant 5, en largeur entre un
premier bord 6 et un deuxième bord 7, et en hauteur entre une face d'appui 8 et une
face d'accueil 9. La face d'appui 8 est prévue pour venir en regard du sol, tandis
que la face d'accueil 9 est destinée à recevoir le semelage de la chaussure 2.
[0016] De manière non limitative, la longueur du crampon 1 peut être ajustée. Cela permet
de l'adapter à des chaussures de pointures différentes, c'est-à-dire ayant des longueurs
différentes. A cet effet le corps 3 comprend une plaque arrière 10 et une plaque avant
11, ainsi qu'un pont 12 qui relie l'une à l'autre les plaques arrière 10 et avant
11. Comme on le voit par exemple sur la figure 2, une première liaison 13 relie l'une
à l'autre la plaque arrière 10 et le pont 12, et une deuxième liaison 14 relie l'une
à l'autre la plaque avant 11 et le pont 12. La première liaison 13 comprend par exemple
un écrou 15, solidaire de la plaque arrière 10, ainsi qu'une vis 16, solidaire quant
à elle du pont 12. Dans le même esprit la deuxième liaison 14 comprend par exemple
un écrou 17, solidaire de la plaque avant 11, ainsi qu'une vis 18, solidaire quant
à elle du pont 12. Les liaisons 13, 14 servent à assurer le maintien ensemble des
pièces constitutives du corps 3, à savoir la plaque arrière 10, le pont 12, et la
plaque avant 11. Les liaisons servent aussi à ajuster la longueur du corps 3 et, en
conséquence, la longueur du crampon 1. Il suffit pour cela de faire tourner une vis
par rapport à un écrou.
[0017] Le crampon comprend des pointes 20 en saillie au niveau de la face d'appui 8. Plus
précisément ici la plaque arrière 10 porte des pointes 20, par exemple trois, orientées
sensiblement perpendiculairement à la face d'appui. Dans le même esprit la plaque
avant 11 porte des pointes 20, par exemple cinq, dont quatre sont orientées sensiblement
perpendiculairement à la face d'appui 8, et dont une est orientée en biais et vers
l'avant, en prolongement de la plaque avant 11. Si l'ensemble des pointes 20 permettent
une accroche dans la neige ou la glace, sur un sol horizontal ou assez peu incliné,
la pointe orientée vers l'avant permet une accroche dans une paroi verticale ou très
inclinée. Au final le crampon 1 est très polyvalent quant à son accroche. On précise
toutefois que d'autres agencements de structure peuvent être prévus.
[0018] Le crampon 1 comprend aussi des moyens de retenue 21, 22 de la chaussure 2 au niveau
de la face d'accueil 9. A titre d'exemple, de manière non limitative, le crampon 1
comprend un premier organe de retenue 21 de la chaussure 2 au niveau de l'extrémité
arrière 4. Cet organe 21 est réalisé sous la forme d'un crochet. Le crampon 1 comprend
également un deuxième organe de retenue 22 de la chaussure 2 au niveau de l'extrémité
avant 5. Cet organe est réalisé sous la forme d'un étrier. On observe que chaque organe
21, 22 est ici prévu pour coopérer avec la chaussure 2 par accrochage. Plus précisément,
cette dernière 2 comprend un semelage 23 et une tige 24. Le semelage 23 fait saillie
par rapport à la tige 24 à l'avant et à l'arrière. Le chaussage du crampon, c'est-à-dire
sa mise en place sur la chaussure, se fait donc en introduisant la saillie avant dans
l'étrier 22, puis en abaissant le talon pour que la saillie arrière passe sous le
crochet 21. Le déchaussage quant à lui se fait en éloignant le crochet de la chaussure,
puis en éloignant cette dernière du crampon. Bien que les moyens de retenue ci-avant
décrits donnent satisfaction, d'autres moyens de retenue peuvent être prévus.
[0019] Selon l'invention, le crampon 1 comprend un dispositif de réglage 31 de la résistance
en flexion longitudinale du corps 3. On verra plus en détail après comment il opère,
mais on précise déjà que le dispositif de réglage 31 permet de rendre le corps 3 plus
ou moins rigide en flexion longitudinale, par rapport à un axe transversal. On peut
dire aussi par corollaire que le dispositif de réglage 31 permet de rendre le corps
3 plus ou moins souple en flexion longitudinale, ou encore de faire varier son état
entre un niveau souple et un niveau rigide. Cette notion est subjective, en partie
parce qu'elle dépend du poids et du niveau de pratique de l'utilisateur. Dans tous
les cas, une rigidité élevée du corps 3 favorise l'accroche en terrain fortement incliné
ou vertical, et une rigidité moindre favorise la marche en terrain peu incliné ou
horizontal. Au final le crampon selon l'invention est polyvalent, car il optimise
les conditions d'utilisation pour tous les types de terrain.
[0020] Selon la forme de réalisation proposée, et de manière non limitative, le corps 3
comprend la plaque arrière 10 et la plaque avant 11, et le dispositif de réglage 31
de la résistance en flexion longitudinale est disposé entre les plaques 10, 11. Cela
permet de laisser fléchir ou, au contraire, de rigidifier, une région centrale du
corps 3. Ainsi lorsqu'il est réglé pour être relativement souple, le corps 3 favorise
un bon déroulement du pied. Cela réduit la fatigue de l'utilisateur en terrain plat.
[0021] Comme on le comprend à l'aide de l'ensemble des figures 1 à 7, le dispositif de réglage
31 comprend au moins une lame 32, 33 qui s'étend entre les plaques arrière 10 et avant
11, chaque lame 32, 33 étant montée rotative par rapport aux plaques 10, 11 selon
un axe longitudinal L du corps 3. Les lames sont parallèles entre elles lorsqu'il
y en a plusieurs. Les lames 32, 33 sont réalisées à partir de tout matériau approprié,
tel qu'un acier ou tout métal équivalent, un matériau composite, ou autre. Dans chaque
cas une lame est souple en flexion longitudinale selon un axe transversal parallèle
à son épaisseur. A l'inverse la lame est rigide en flexion longitudinale selon un
axe transversal perpendiculaire à son épaisseur. C'est pourquoi, comme on l'expliquera
plus loin, l'orientation préalablement évoquée des lames conditionne directement la
rigidité en flexion du corps 3 du crampon 1.
[0022] Selon la forme de réalisation proposée, de manière non limitative, le dispositif
de réglage 31 comprend deux lames 32, 33 parallèles entre elles, ainsi qu'un pont
arrière 40 et un pont avant 41 qui relient les lames 32, 33 l'une à l'autre, le pont
arrière 40 étant relié à la plaque arrière 10, le pont avant 41 étant relié à la plaque
avant 11. Plus précisément, la vis 16 de la première liaison 13 coopère avec le pont
arrière 40 pour solidariser celui-ci à la plaque arrière 10. Dans le même ordre d'idées,
la vis 18 de la deuxième liaison 14 coopère avec le pont avant 41 pour solidariser
celui-ci à la plaque avant 11. On observe que le pont 12, qui fait la liaison entre
les plaques arrière 10 et avant 11, est constitué par les lames 32, 33 et les ponts
arrière 40 et avant 41 du dispositif de réglage 31. En fait ce dernier remplit notamment
deux fonctions, celle de réunir les plaques arrière 10 et avant 11, ainsi que celle
d'ajuster la rigidité en flexion du corps 3.
[0023] En pratique, comme on le comprend notamment à l'aide des figures 3 et 4, les lames
32, 33 peuvent être orientées parallèlement à la face d'accueil 9 ou, alternativement,
les lames 32, 33 peuvent être orientées perpendiculairement à la face d'accueil.
[0024] Si les lames 32, 33 sont perpendiculaires à la face d'accueil 9, comme on peut l'observer
sur les figures 3 et 5, le corps 3 présente une rigidité maximale en flexion longitudinale
selon un axe transversal parallèle à la face d'accueil 9. En effet, dans ce cas l'inertie
mécanique des lames est maximale pour la flexion évoquée ci-dessus. En conséquence
le crampon 1 conserve sa forme, ce qui le rend très efficace en terrain très incliné
ou vertical.
[0025] Si par contre les lames 32, 33 sont parallèles à la face d'accueil 9, comme on peut
l'observer sur les figures 4, 6 et 7, le corps 3 présente une rigidité minimale en
flexion longitudinale selon un axe transversal parallèle à la face d'accueil 9. En
effet, dans ce cas l'inertie mécanique des lames est minimale pour la flexion considérée
ci-avant. En conséquence le crampon 1 peut fléchir, pour passer alternativement de
la configuration droite de la figure 6 à la configuration incurvée de la figure 7,
ce qui le rend apte à suivre les déformations du semelage liées au déroulement du
pied. Dans ce cas le crampon est très efficace en terrain peu incliné ou horizontal.
[0026] Le passage d'une position rigide à une position plus souple du corps 3, qui correspond
comme on vient de le voir à un changement d'orientation des lames, se fait par simple
opération manuelle lorsque le crampon est séparé de la chaussure. Il suffit de faire
tourner les lames 32, 33, c'est-à-dire ici le pont 12, selon l'axe longitudinal L.
On remarque que le mode de réglage de la rigidité du corps 3 est discontinu, dans
le sens où il permet d'obtenir deux positions bien distinctes et différenciées pour
lesquelles il existe une grande différence de rigidité, ou de souplesse, pour les
deux positions des lames, et que ces deux positions sont clairement différenciées
: elles correspondent à un décalage angulaire de 90°.
[0027] Selon la forme de réalisation proposée toujours, lorsque les lames 32, 33 sont parallèles
à la face d'accueil 9, l'une de ces lames affleure la face d'accueil. Cela permet
au semelage 23 de la chaussure 2 de maintenir les lames dans leur position pendant
l'utilisation du crampon.
[0028] Dans le même esprit, lorsque les lames 32, 33 sont perpendiculaires à la face d'accueil
9, un bord de l'une ou de plusieurs des lames affleure la face d'accueil 9. Cela permet
également au semelage 23 de maintenir les lames dans leur position pendant l'utilisation
du crampon.
[0029] On observe que le pont arrière 40, qui relie les lames l'une à l'autre, est relié
lui-même à la plaque arrière 10 par une liaison vis-écrou 13, celle-là même qui relie
le pont 12 à la plaque arrière 10. De manière similaire le pont avant 41, qui relie
aussi les lames 32, 33 l'une à l'autre, est relié lui-même à la plaque avant 11 par
une liaison vis-écrou 14, celle-là même qui relie le pont 12 à la plaque avant 11.
On a vu que cet agencement fait que le pont 12 et le dispositif de réglage 31 sont
un seul et même élément.
[0030] On observe en complément qu'un moyen élastique 42 est disposé entre les plaques 10,
11. Ce moyen élastique 42 est un ressort qui agit entre le pont arrière 40 et la vis
16 de la liaison vis-écrou 13 qui agit elle-même entre la plaque arrière 10 et le
pont 12. Plus précisément le ressort 42 pousse la vis vers l'extrémité avant 5, ce
qui confère au corps 3 la possibilité de s'allonger élastiquement de manière réversible
au moment du chaussage. Le ressort 42 est logé entre les lames 32, 33, ce qui rend
la structure du pont 12 compacte.
[0031] Dans tous les cas l'invention est réalisée à partir de matériaux et selon des techniques
de mise en oeuvre connus de l'homme du métier.
[0032] Bien entendu l'invention n'est pas limitée aux formes de réalisation ci-avant décrites,
et comprend tous les équivalents techniques pouvant entrer dans la portée des revendications
qui vont suivre.
[0033] En particulier, on peut prévoir que le passage d'un état de rigidité élevé à un état
de rigidité plus faible, par le dispositif de réglage de la résistance en flexion
longitudinale du corps 3, se fasse de manière continue. Dans ce cas le mode de réglage
de la rigidité du corps 3 est continu.
[0034] On peut aussi prévoir un dispositif de réglage de la résistance en flexion qui comprend
une articulation d'axe transversal, en combinaison avec un dispositif de verrouillage.
Dans ce cas, ce dernier autorise ou non, à volonté, l'articulation de deux plaques
reliées l'une à l'autre.
1. Crampon (1) comprenant un corps (3) qui s'étend en longueur depuis une extrémité arrière
(4) jusqu'à une extrémité avant (5), en largeur entre un premier bord (6) et un deuxième
bord (7), et en hauteur entre une face d'appui (8) et une face d'accueil (9), le crampon
(1) comprenant des pointes (20) en saillie au niveau de la face d'appui (8) ainsi
que des moyens de retenue (21, 22) d'une chaussure (2) au niveau de la face d'accueil
(9),
caractérisé par le fait qu'il comprend un dispositif de réglage (31) de la résistance en flexion longitudinale
du corps (3).
2. Crampon (1) selon la revendication 1, caractérisé par le fait que le corps (3) comprend une plaque arrière (10) et une plaque avant (11), et par le fait que le dispositif de réglage (31) est disposé entre les plaques (10, 11).
3. Crampon (1) selon la revendication 2, caractérisé par le fait qu'il comprend un premier organe de retenue (21) de la chaussure (2) au niveau de l'extrémité
arrière (4), un deuxième organe de retenue (22) de la chaussure (2) au niveau de l'extrémité
avant (5), ainsi qu'un moyen élastique (42) disposé entre les plaques (10, 11).
4. Crampon (1) selon la revendication 2 ou 3, caractérisé par le fait que le dispositif de réglage (31) comprend au moins une lame (32, 33) qui s'étend entre
les plaques (10, 11), chaque lame (32, 33) étant montée rotative par rapport aux plaques
(10, 11) selon un axe longitudinal (L) du corps (3).
5. Crampon (1) selon la revendication 4, caractérisé par le fait que le dispositif de réglage (31) comprend deux lames (32, 33) parallèles entre elles,
ainsi qu'un pont arrière (40) et un pont avant (41) qui relient les lames (32, 33)
l'une à l'autre, le pont arrière (40) étant relié à la plaque arrière (10), le pont
avant (41) étant relié à la plaque avant (11).
6. Crampon (1) selon l'une des revendications 4 et 5, caractérisé par le fait que les lames (32, 33) peuvent être orientées parallèlement à la face d'accueil (9),
et par le fait que les lames (32, 33) peuvent être orientées perpendiculairement à la face d'accueil.
7. Crampon (1) selon l'une des revendications 4 à 6, caractérisé par le fait que lorsque les lames (32, 33) sont parallèles à la face d'accueil (9), l'une de ces
lames affleure la face d'accueil.
8. Crampon (1) selon l'une des revendications 4 à 7, caractérisé par le fait que lorsque les lames (32, 33) sont perpendiculaires à la face d'accueil (9), un bord
de l'une ou de plusieurs des lames affleure la face d'accueil (9).
9. Crampon (1) selon l'une des revendications 5 à 8, caractérisé par le fait que le pont arrière (40) est relié à la plaque arrière (10) par une liaison vis-écrou
(13), et par le fait que le pont avant (41) est relié à la plaque avant (11) par une liaison vis-écrou (14).
10-Crampon (1) selon la revendication 9, caractérisé par le fait que le moyen élastique (42) est un ressort qui agit entre le pont arrière (40) et la
vis (16) de la liaison vis-écrou (13).