Domaine technique de l'invention.
[0001] L'invention concerne une cigarette équipée d'un dispositif d'auto-allumage ainsi
qu'un procédé pour allumer une cigarette.
[0002] Elle se rapporte au domaine technique des dispositifs pyrotechniques et plus particulièrement
ceux destinés à l'allumage de cigarettes et fournissant une alternative aux moyens
traditionnels du type briquets ou allumettes.
État de la technique.
[0004] Pour palier cet inconvénient, on connait par les documents
FR 1 014 899 (Louis Thomas FONDO),
BG 1 012 826 (Pierre JACQUET),
BG 97 941 (BONCHEV MIROSLAV B.),
GB 356 861 (Robert SUTHERLAND),
GB 752 365 (Hans HANNO MOSER),
GB 790 341 (Kurt KORBER), des dispositifs d'auto-allumage comprenant une matière chimique primaire placée
à l'extrémité à allumer de la cigarette, et une matière chimique secondaire incompatible
avec la matière primaire. Ces dispositifs utilisent le principe d'incompatibilité
de matières chimiques qui s'enflamment spontanément lorsqu'elles sont mises en contact
l'une de l'autre. En pratique, la matière chimique secondaire est :
- soit conditionnée sur l'une des faces du paquet de cigarettes de sorte que lors de
la manipulation dudit paquet, ladite matière chimique secondaire peut se détacher,
entraînant, de fait, des difficultés pour allumer ultérieurement des cigarettes,
- soit conditionnée dans des contenants individuels, de telle sorte qu'il est indispensable
de ne pas oublier d'emporter lesdits contenants pour allumer des cigarettes.
[0005] On connait plus particulièrement par le document
US 3 109 435 (PALEY), une cigarette équipée d'un dispositif d'auto-allumage comprenant : une matière
chimique primaire placée à l'extrémité à allumer de la cigarette, et une matière chimique
secondaire incompatible avec ladite matière primaire. La matière secondaire est contenue
dans un réceptacle amovible configuré pour se positionner contre l'extrémité à allumer,
selon un agencement permettant la mise en contact de ladite matière secondaire avec
la matière primaire. Le réceptacle décrit dans ce document est initialement disposé
sur l'extrémité à allumer. Avec un tel dispositif, les risques de détachement accidentel
du réceptacle et de sa mise en contact avec la matière primaire d'allumage ne peuvent
être exclus.
[0006] Face à cet état de chose, l'invention a pour principal objectif de fournir un dispositif
permettant un allumage aisé d'une cigarette, tout en supprimant les déficiences liées
aux conditionnements de la matière chimique secondaire connues de l'art antérieur.
[0007] L'invention a également pour objet de fournir un dispositif d'auto-allumage facile
d'utilisation, de conception simple et peu onéreux.
Divulgation de l'invention.
[0008] La solution proposée par l'invention est une cigarette équipée d'un dispositif d'auto-allumage
comprenant :
- une matière chimique primaire placée à l'extrémité à allumer de la cigarette,
- une matière chimique secondaire incompatible avec la matière primaire, lesdites matières
primaire et secondaire étant susceptibles de s'enflammer lorsqu'elles sont en contact
l'une de l'autre.
[0009] La matière secondaire est contenue dans un réceptacle initialement disposé à l'une
des extrémités de la cigarette, selon un agencement empêchant toute mise en contact
de ladite matière secondaire avec la matière primaire. Et le réceptacle est amovible,
et configuré pour se positionner contre l'extrémité à allumer, selon un agencement
permettant la mise en contact de la matière secondaire avec la matière primaire.
[0010] Cette cigarette est remarquable en ce que le réceptacle est initialement fixé à l'extrémité
d'inhalation opposée à l'extrémité à allumer, ledit réceptacle étant sécable de manière
à permettre une manipulation indépendante de la cigarette et dudit réceptacle.
[0011] Le fait de pouvoir associer à chaque cigarette un réceptacle unitaire permet à l'utilisateur
d'avoir systématiquement une dose suffisante de matière secondaire à sa disposition,
lui assurant un allumage efficace de ses cigarettes. En outre la conception d'un tel
réceptacle est aisément réalisable au stade industriel et son utilisation séduisante
pour les utilisateurs et permet de limiter les risques de détachement accidentel du
réceptacle de l'extrémité d'inhalation.
[0012] Pour éviter qu'une cigarette ne puisse s'allumer accidentellement lorsque le paquet
dans lequel elle est stockée, est secoué ou écrasé, le réceptacle est avantageusement
configuré pour :
- se positionner à l'extrémité d'inhalation opposée à l'extrémité à allumer de la cigarette,
pour que la matière chimique secondaire soit initialement physiquement séparée de
la matière chimique primaire,
- s'emmancher sur l'extrémité à allumer, pour mettre en contact la matière chimique
secondaire avec la matière chimique primaire et enflammer l'extrémité à allumer de
la cigarette.
[0013] Selon un premier mode de réalisation de l'invention permettant de facilement et rapidement
détacher le réceptacle de l'extrémité d'inhalation et le positionner contre l'extrémité
à allumer, ledit réceptacle comprend une zone de fixation configurée pour :
- s'emmancher sur l'extrémité d'inhalation opposée à l'extrémité à allumer de la cigarette,
- et s'emmancher sur l'extrémité à allumer.
[0014] Pour intégrer rapidement et efficacement le réceptacle à une cigarette, lors de la
fabrication de cette dernière :
- un filtre peut être fixé par un emballage sur l'extrémité d'inhalation de la cigarette,
- le réceptacle peut être un tube cylindrique disposé dans le prolongement du filtre,
l'emballage assurant la fixation dudit tube sur ledit filtre.
[0015] En l'absence de filtre, le réceptacle est un tube cylindrique disposé dans le prolongement
de l'extrémité d'inhalation, ledit réceptacle étant fixé par un emballage directement
sur ladite extrémité d'inhalation.
[0016] Pour que l'utilisateur puisse facilement séparer le réceptacle du reste de la cigarette,
l'emballage comprend avantageusement une partie fragile au niveau de la jonction du
filtre (ou de l'extrémité d'inhalation) et dudit réceptacle. Cette partie fragile
permettant de détacher manuellement le réceptacle par traction, flexion, torsion ou
rotation.
[0017] Dans le but de faciliter le positionnement du réceptacle contre l'extrémité à allumer,
ledit réceptacle se présente préférentiellement sous la forme d'un tube cylindrique
configuré pour s'emmancher sur ladite extrémité à allumer et mettre en contact la
matière chimique secondaire avec la matière chimique primaire.
[0018] Pour éviter que la matière secondaire sorte du réceptacle lorsque le paquet dans
lequel la cigarette est conditionnée est écrasé, ladite matière secondaire est préférentiellement
conditionnée dans une ou plusieurs gélules agencées dans le réceptacle, ledit réceptacle
comportant une ou plusieurs parois flexibles permettant de rompre lesdites gélules
par écrasement lorsqu'un effort de pression est exercé sur ladite ou lesdites parois
flexibles.
[0019] Selon encore une autre caractéristique avantageuse de l'invention permettant d'assurer
un conditionnement optimal de la matière secondaire tout en facilitant son extraction
du réceptacle, ledit réceptacle est fermé par un opercule d'étanchéité frangible.
[0020] Selon encore une autre caractéristique avantageuse de l'invention permettant de respecter
normes sanitaires en vigueur, la matière chimique primaire comprend du permanganate
de potassium et la matière chimique secondaire comprend de la glycérine. Le couple
de matières chimiques primaire et secondaire « permanganate de potassium/glycérine
» permet d'enflammer rapidement l'extrémité à allumer de la cigarette tout en s'éliminant
facilement avec les cendres lors de la combustion de ladite extrémité.
Description des figures.
[0021] D'autres avantages et caractéristiques de l'invention apparaîtront mieux à la lecture
de la description d'un mode de réalisation préféré qui va suivre, en référence aux
dessins annexés, réalisés à titre d'exemples indicatifs et non limitatifs et sur lesquels
:
- les figures 1 à 6 représentent schématiquement les différentes étapes permettant d'allumer
une cigarette au moyen d'un dispositif auto-allumable conforme à l'invention,
- les figures 7a et 7b schématisent un premier exemple de réalisation d'un dispositif
auto-allumable conforme à l'invention, le réceptacle étant respectivement disposé
au niveau de l'extrémité d'inhalation de la cigarette et au niveau de l'extrémité
à allumer de ladite cigarette,
- les figures 8a et 8b schématisent un second exemple de réalisation d'un dispositif
auto-allumable conforme à l'invention, le réceptacle étant respectivement disposé
au niveau de l'extrémité d'inhalation de la cigarette et au niveau de l'extrémité
à allumer de ladite cigarette.
- les figures 9a et 9b schématisent un troisième exemple de réalisation d'un dispositif
auto-allumable qui n'est pas conforme à l'invention et qui n'est pas couvert par les
revendications, le réceptacle étant disposé au niveau de l'extrémité à allumer de
la cigarette.
Modes de réalisation de l'invention.
[0022] L'invention permet d'auto-allumer une cigarette 1. On entend par « cigarette », une
cigarette classique avec ou sans filtre, un cigarillo, un cigare, ou autre objet similaire
susceptible d'être consommé par un fumeur. Comme schématisée sur les figures 1 à 6,
une cigarette 1 se présente généralement sous la forme d'un cylindre formé d'une feuille
de papier 2 et à l'intérieur duquel sont disposées des feuilles de tabac hachées 3.
Elle a un diamètre pouvant varier de 3 mm à 7 mm et une longueur pouvant varier 60
mm à 100 mm. Elle comporte une extrémité à allumer 4 et une extrémité d'inhalation
5 opposée à ladite extrémité à allumer. L'extrémité d'inhalation 5 peut notamment
comporter un filtre 6.
[0023] Le dispositif auto-allumable objet de l'invention comprend une matière chimique primaire
7 (ou matière « à allumer ») destinée à être placée à l'extrémité à allumer 4 de la
cigarette 1. La matière chimique primaire 7 peut être mise en place par imprégnation,
enduction, compression, insertion dans les feuilles de tabac 3, d'un liquide, gel,
solide, microcapsules, cristaux, granulés, etc. En pratique, la matière primaire 7
est présente sur une profondeur de quelques millimètres depuis l'extrémité à allumer
4. La mise en place de la matière primaire 7 est préférentiellement réalisée au moment
de la fabrication de la cigarette 1.
[0024] Selon la forme choisie, un séchage de la matière primaire 7 peut être prévu de façon
à assurer la compatibilité de la technologie avant un rangement de la cigarette 1
dans un paquet sur une longue durée. En effet, une matière non sèche risquerait de
polluer le paquet, pourrait provoquer le collage des cigarettes entre-elles, pourrait
salir les doigts, les vêtements de l'utilisateur ou les objets (tels que tables ou
cendriers) sur lesquels la cigarette 1 serait posée, etc.
[0025] Egalement, l'utilisation d'une matière primaire 7 liquide préalablement encapsulée
permet de protéger ladite matière primaire d'être accidentellement répandue, tout
en permettant à l'utilisateur de rompre cette encapsulation par une action volontaire
appropriée (par exemple, par écrasement par pression de l'extrémité de la cigarette
1 entre deux doigts). La technique d'encapsulation peut également être envisagée avec
une matière primaire 7 solide.
[0026] Le dispositif auto-allumable objet de l'invention comprend également une matière
chimique secondaire 8 (ou matière « d'allumage ») choisie pour être incompatible avec
la matière chimique primaire 7. De fait, les matières primaire et secondaire sont
susceptibles de réagir et s'enflammer lorsqu'elles sont en contact l'une de l'autre.
Par « enflammer », on entend au sens de la présente invention, produire une énergie
thermique (par exemple de 150°C à 700°C), avec ou sans flamme, susceptible d'allumer
la cigarette 1. La matière secondaire 8 peut se présenter sous la forme d'un liquide,
d'un gel, d'un solide, de microcapsules, de cristaux, de granulés, etc.
[0027] Le couple matière primaire 7/matière secondaire 8 peut par exemple être un couple
oxydant/combustible du type permanganate de potassium/glycol ; nitrate d'argent/phosphore
rouge ; nitrate d'argent/soufre ; chlorates et acide borique/glycols ; aluminium/teinture
d'iode ; sodium métal ou autres métaux de la même famille/eau ou réactants à terminaison
alcoolique ; nickel de Ranley ou matériaux phosphoriques/oxydants (MnO
2, chlorate) ; nitrocelluloses/acides forts (sulfurique, chloridrique) ; etc.
[0028] Des substances additionnelles peuvent être utilisées pour diluer, lier, fixer activer
ou au contraire ralentir ou passiver les matières chimiques de base incompatibles
mises en oeuvre dans l'invention. D'autres substances peuvent en outre permettre de
renforcer la résistance des matières primaire 7 et secondaire 8 aux conditions ambiantes,
notamment l'humidité (par exemple des substances hydrofuges). Il est possible d'améliorer
l'inflammabilité du tabac en imprégnant l'extrémité à allumer 4 par une matière «
sensibilisante » telle que la nitrocellulose, avant dépôt de la matière primaire 7.
Cela a pour avantage de fiabiliser l'allumage tout en autorisant la réduction de la
matière primaire 7 au strict minimum.
[0029] Les quantités respectives de matière chimique primaire 7 et secondaire 8 peuvent
varier de 0.1 mg à 5 mg par cigarette.
[0030] Préférentiellement, pour respecter les normes sanitaires en vigueur et éliminer tout
risque de toxicité, la matière primaire 7 peut comprendre du permanganate de potassium
et la matière secondaire 8 peut comprendre de la glycérine. La glycérine est un produit
couramment utilisé comme additif alimentaire : elle se présente sous la forme d'un
liquide visqueux, transparent, incolore, inodore, non toxique et au goût sucré. Quant
au permanganate de potassium, c'est un sel inorganique couramment utilisé comme désinfectant
et comme désodorisant. Il est notamment utilisé pour le traitement de l'eau potable.
[0031] La réaction chimique initiée par ce couple de matières chimiques n'est pas instantanée,
une petite période d'incubation de quelques secondes étant nécessaire, sans que cela
conduise l'utilisateur à estimer que la cigarette ne s'est pas allumée. La réaction
est annoncée par un dégagement préalable de fumée non toxique consistant uniquement
en du dioxyde de carbone et de la vapeur d'eau. La réaction n'est pas trop vive, l'effet
étant similaire à celui provoqué par la flamme d'un briquet ou d'une allumette. Une
fois la réaction terminée, l'extrémité 4 de la cigarette est suffisamment allumée
pour laisser le temps au fumeur de porter la cigarette à ses lèvres et de commencer
à aspirer les fumées de tabac en l'assurant qu'il n'aspirera pas les fumées de la
réaction d'incompatibilité. Cet état des choses sécurise l'auto-allumage de la cigarette
1 et rassure l'utilisateur. En outre, ces deux matières chimiques sont suffisamment
stables pour assurer une durée d'utilisation suffisante dans le temps.
[0032] Pour mettre à la disposition de l'utilisateur, en une seule opération, tout ce dont
il a besoin pour allumer sa cigarette dès qu'il l'extrait du paquet, la matière secondaire
8 est contenue dans un réceptacle 9 initialement disposé à l'une des extrémités de
la cigarette, selon un agencement empêchant toute mise en contact de ladite matière
secondaire avec la matière primaire 7. Ce réceptacle 9 est amovible, et configuré
pour se positionner contre l'extrémité à allumer 4, selon un agencement permettant
la mise en contact de la matière secondaire 8 avec la matière primaire 7. En pratique,
la matière secondaire 8 est disposée dans un réceptacle 9 amovible configuré pour
s'emmancher à l'extrémité à allumer 4. Par « emmancher », on entend au sens de la
présente invention, la possibilité qu'a le réceptacle 9 à se positionner sur, contre
et/ou autour de l'extrémité à allumer 4, avec la possibilité de rester ou non fixer
à ladite extrémité. De ce fait, les matières primaire 7 et secondaire 8 sont d'ores
et déjà présentes sur la cigarette 1, l'utilisateur n'ayant pas à conserver en main
le paquet ou un élément contenant la matière secondaire, contrairement à la plupart
des solutions connues de l'art antérieur. Lorsque l'utilisateur achète un paquet,
chaque cigarette est déjà pourvue de son propre réceptacle 9, ce qui permet de limiter
au minimum la quantité de matière secondaire utilisée.
[0033] Le réceptacle 9 peut avoir une forme cylindrique, sphérique, parallélépipédique,
ou autre, et être réalisé en papier, carton préférentiellement plastifié, en plastique,
en caoutchouc, en matériau ouaté ou « expansé » du type utilisé pour la fabrication
des filtres de cigarette, etc. Il peut avoir une ou plusieurs extrémités ouvertes
vers l'extérieur ou être totalement fermé. En pratique, le réceptacle 9 se présente
sous la forme d'un tube cylindrique, préférentiellement fermé à l'une de ses extrémités
19 et dont le diamètre extérieur correspond sensiblement à celui de la cigarette 1.
Le diamètre du réceptacle 9 peut par exemple varier de 2 mm à 8 mm. Sa longueur peut
varier de quelques millimètres à quelques centimètres.
[0034] Pour des raisons de sécurité, il est avantageux que la matière secondaire 8 ne puisse
pas rentrer accidentellement en contact avec la matière primaire 7. Pour cette raison,
le réceptacle 9 est avantageusement initialement positionné, préférentiellement fixé,
à l'extrémité d'inhalation 5, c'est-à-dire éloigné de la matière primaire 7. La mise
en contact des deux matières chimiques ne peut donc être que volontaire. Avant cet
acte, la matière primaire 7 est physiquement isolée de la matière secondaire 8.
[0035] Selon un premier mode de réalisation représenté sur les figures 7a et 7b, le réceptacle
9 comprend une zone de fixation 11 configurée pour s'emmancher sur l'extrémité d'inhalation
5 et sur l'extrémité à allumer 4. Cette zone de fixation 11 se présente sous la forme
d'une portion cylindrique qui est opposée à l'extrémité fermée 19 du tube formant
le réceptacle 9. Un opercule d'étanchéité frangible 10 forme le fond de la zone de
fixation 11, la matière secondaire 8 étant disposée entre ledit opercule et l'extrémité
fermée 19 du réceptacle 9. L'autre extrémité de la zone de fixation 11 est ouverte
de façon à permettre son emmanchement sur l'extrémité à allumer 4. La zone de fixation
11 a un diamètre intérieur égal ou supérieur (par exemple de 0,1 mm à 1 mm), au diamètre
externe de la cigarette 1, et une longueur pouvant varier de 3 mm à 10 mm. Lorsque
le réceptacle 9 est initialement emmanché sur l'extrémité d'inhalation 5, un ou deux
points de colle peuvent être prévus dans la zone de fixation 11 de façon à éviter
toute séparation intempestive.
[0036] Dans une variante de réalisation représentée sur les figures 8a et 8b, le réceptacle
9 est sécable de manière à permettre une manipulation indépendante de la cigarette
1 et dudit réceptacle. La fixation initiale du réceptacle sur l'extrémité d'inhalation
de la cigarette, combinée au caractère sécable dudit réceptacle pour le manipuler,
offre une grande sécurité. En effet, les risques de détachement accidentel du réceptacle
et de sa mise en contact avec la matière primaire d'allumage, sont ainsi considérablement
limités. En pratique, un filtre 6 est fixé par un emballage 12 sur l'extrémité d'inhalation
5 de la cigarette 1. Cet emballage 12 se présente généralement sous la forme d'une
feuille de papier dont une partie est enroulée autour de l'extrémité d'inhalation
5 et une autre partie est enroulée autour du filtre 6. L'emballage 12 est généralement
scellé par collage. Le réceptacle 9 se présente alors sous la forme d'un tube cylindrique
initialement fixé à l'extrémité d'inhalation 5, dans le prolongement du filtre 6.
L'emballage 12 assure alors la fixation du tube cylindrique formant le réceptacle
9 sur le filtre 6. La feuille de papier formant l'emballage 12 a une longueur choisie
pour s'enrouler autour: de l'extrémité d'inhalation 5, du filtre 6 et du tube formant
réceptacle 9. En pratique, l'emballage 12 peut comprendre une partie fragile 13 au
niveau de la jonction du filtre 6 et du réceptacle 9, permettant de détacher manuellement
ledit réceptacle par traction, flexion torsion ou rotation. Cette partie fragile 13
peut par exemple consister en une zone de moindre épaisseur ou en des perforations
réalisées sur l'emballage 12, au niveau de la jonction du filtre 6 et du réceptacle
9. En pratique, le réceptacle 9 comprend une zone de fixation 11 configurée pour s'emmancher
sur l'extrémité à allumer 4. Cette zone de fixation 11 se présente sous la forme d'une
portion cylindrique qui est opposée à l'extrémité fermée 19 du tube formant le réceptacle
9. Un opercule d'étanchéité frangible 10 forme le fond de la zone de fixation 11,
la matière secondaire 8 étant disposée entre ledit opercule et l'extrémité fermée
19 du réceptacle 9. L'autre extrémité de la zone de fixation 11 est ouverte de façon
à permettre son emmanchement sur l'extrémité à allumer 4. La zone de fixation 11 a
un diamètre intérieur égal ou supérieur (par exemple de 0,1 mm à 1 mm), au diamètre
externe de la cigarette 1, et une longueur pouvant varier de 3 mm à 10 mm.
[0037] En l'absence de filtre 6, le réceptacle 9 se présente toujours sous la forme d'un
tube cylindrique initialement positionné, préférentiellement fixé, à l'extrémité d'inhalation
5, dans le prolongement de cette dernière. L'emballage 12, préférentiellement doté
d'une partie fragile 13, assure la fixation directe du réceptacle 9 sur l'extrémité
d'inhalation 5. La mise en place du réceptacle 9 se fait ainsi de la même manière
que celle d'un filtre sur les cigarettes qui en sont dotées.
[0038] Sur les figures 1, 2, 7a et 8a, le réceptacle 9 est initialement positionné au niveau
de l'extrémité d'inhalation 5 de la cigarette 1. On peut toutefois prévoir que le
réceptacle 9 soit initialement positionné au niveau de l'extrémité à allumer 4. Ce
troisième mode de réalisation non conforme à l'invention et non couvert par les revendications
est illustré par les figures 9a et 9b. Le réceptacle 9 comprend deux zones de fixation
11a et 11b, chacune configurée pour s'emmancher sur l'extrémité à allumer 4. Ces zones
de fixation 11 a, 11 b se présentent sous la forme de portion cylindrique. La première
zone de fixation 11 a est étanche vis-à-vis de la matière secondaire 8 et située dans
le prolongement de l'extrémité fermée 19 du réceptacle 9, tandis que la seconde zone
de fixation 11b est opposée à ladite extrémité fermée.
[0039] L'extrémité fermée 19 du réceptacle 9 forme le fond de la première zone de fixation
11a, cette dernière étant de fait étanche. La matière primaire 7 peut ainsi être initialement
physiquement isolée de la matière secondaire 8. L'autre extrémité de la première zone
de fixation 11a est ouverte de façon à permettre son emmanchement sur l'extrémité
à allumer 4.
[0040] Un opercule d'étanchéité frangible 10 forme le fond de la seconde zone de fixation
11 b, la matière secondaire 8 étant disposée entre ledit opercule et l'extrémité fermée
19 du réceptacle 9. L'autre extrémité de la seconde zone de fixation 11 b est ouverte
de façon à permettre son emmanchement sur l'extrémité à allumer 4.
[0041] Les zones de fixation 11a, 11b ont un diamètre intérieur égal ou supérieur (par exemple
de 0,1 mm à 1 mm), au diamètre externe de la cigarette 1, et une longueur pouvant
varier de 3 mm à 10 mm. La première zone de fixation 11a est initialement emmanchée
sur l'extrémité à allumer 4 (figure 9a). Un ou deux points de colle peuvent être prévus
de façon à éviter toute séparation intempestive. Pour mettre en contact la matière
secondaire 8 avec la matière primaire 7, il suffit de retourner le réceptacle 9 et
d'emmancher la seconde zone de fixation 11 b sur l'extrémité à allumer 4 (figure 9b).
[0042] En lieu et place, ou en complément, de la première zone de fixation 11a il est possible
de prévoir un réceptacle 9 sécable, similaire à celui décrit précédemment pour le
second mode de réalisation et schématisé sur les figures 8a et 8b, mais initialement
fixé sur l'extrémité à allumer 4.
[0043] La matière secondaire 8 peut être directement introduite dans le réceptacle 9 lorsqu'elle
est sous forme solide, de gel ou crémeuse. Lorsqu'elle est sous forme fluide, un matériau
spongieux du type éponge peut être inséré dans le réceptacle 9, de façon à contenir
ladite matière secondaire 8, une simple pression sur ledit matériau spongieux permettant
de libérer ladite matière secondaire.
[0044] Elle peut également être initialement conditionnée dans une ou plusieurs gélules
ou capsules, elles-mêmes agencées ultérieurement dans le réceptacle 9. Dans une telle
configuration avec gélules, le réceptacle 9 comporte préférentiellement une ou plusieurs
parois flexibles permettant de rompre lesdites gélules par écrasement lorsqu'un effort
de pression latérale (perpendiculaire à l'axe de la cigarette) ou longitudinale (dans
l'axe de la cigarette) est exercé sur ladite ou lesdites parois flexibles.
[0045] Pour éviter que la matière secondaire 8 ne s'échappe du réceptacle 9, ce dernier
peut être fermé par un opercule d'étanchéité frangible 10 réalisé en papier, en matière
plastique, en aluminium, etc. Une simple pression de l'extrémité à allumer 4 sur cet
opercule 10 permet de l'ouvrir et de libérer la matière secondaire 8. En pratique,
la matière secondaire 8 étant destinée à sortir du réceptacle 9 depuis la zone de
fixation 11, l'opercule d'étanchéité frangible 10 est situé au niveau de cette zone.
[0046] D'autres solutions techniques peuvent toutefois être envisagées. La matière primaire
7 peut par exemple être placée dans un petit réceptacle dont les parois sont configurées
(par exemple micro-perforée) pour laisser passer au travers une matière secondaire
8 fluide. Cette solution présente l'avantage de pouvoir conserver une matière primaire
7 à l'état pulvérulent, sans traitement préalable susceptible de changer ses caractéristiques
cristallines.
[0047] De même, on peut imaginer que la matière primaire 7 soit déposée par saupoudrage
sur un papier recouvert d'un adhésif sur lesquels les particules de ladite matière
primaire se collent. L'adhésif chargé de particules de matière primaire 7 est ensuite
enroulé autour de l'extrémité à allumer 4 de la cigarette 1.
[0048] Le papier cigarette lui-même peut également intégrer une bande adhésive du côté de
l'extrémité à allumer 4 de la cigarette 1 : le papier est préalablement chargé de
particules de matière primaire 7 et utilisé comme tel avant chargement en tabac de
la cigarette 1.
[0049] Les figures 1 à 6 illustrent comment un fumeur peut allumer sa cigarette avec des
gestes simples, qu'il tienne ladite cigarette dans une main ou la porte non encore
allumée à sa bouche.
[0050] Selon le premier mode (figures 7a et 7b) et le second mode de réalisation (figures
8a et 8b) le réceptacle 9 est initialement fixé à l'extrémité d'inhalation 5 opposée
à l'extrémité à allumer 4 de la cigarette 1, pour que la matière chimique secondaire
8 soit physiquement séparée de la matière chimique primaire 7 (figure 1). L'utilisateur
sépare le réceptacle 9 de l'extrémité d'inhalation 5 (figure 2) et le positionne en
vis-à-vis de l'extrémité à allumer 4 (figure 3). Le réceptacle 9 est alors mis en
contact avec l'extrémité à allumer 4 de façon à ce que la matière secondaire 8 vienne
humecter la matière primaire dont est enduite l'extrémité à allumer 4 (figure 4).
Lorsque le réceptacle 9 est fermé, l'utilisateur peut mettre en contact la matière
secondaire 8 avec la matière primaire 7 en écrasant ledit réceptacle (figure 5). Lorsque
le réceptacle 9 est refermé par un opercule d'étanchéité frangible 10, l'utilisateur
peut mettre en contact la matière secondaire 8 avec la matière primaire 7 en perçant
ledit opercule au moyen de l'extrémité à allumer 4. Lorsque le réceptacle 9 est ouvert
vers l'extérieur, l'utilisateur peut mettre en contact la matière secondaire 8 avec
la matière primaire 7 en enfonçant directement l'extrémité à allumer 4 de la cigarette
1 à l'intérieur dudit réceptacle. Une fois que la matière secondaire 8 est en contact
avec la matière primaire 7, l'utilisateur retire le réceptacle 9 de l'extrémité à
allumer 4 (figure 6). La réaction s'initie et l'extrémité à allumer 4 s'enflamme.
[0051] Selon le troisième mode de réalisation non conforme à l'invention et non couvert
par les revendications (figures 9a et 9b), on commence par désoperculer le réceptacle
9 sur sa partie libre qui n'est pas en contact avec l'extrémité à allumer 4. On rompt
ensuite la liaison réceptacle 4/cigarette 1, puis on retourne ledit réceptacle de
façon à emmancher la seconde zone de fixation 11 b contre l'extrémité à allumer 4.
Il suffit alors d'exercer une pression sur le réceptacle 4 pour le vider de sa matière
secondaire 8 et initier la réaction.
1. Cigarette équipée d'un dispositif d'auto-allumage comprenant :
- une matière chimique primaire (7) placée à l'extrémité à allumer (4) de la cigarette
(1),
- une matière chimique secondaire (8) incompatible avec la matière primaire (7), lesdites
matières primaire et secondaire étant susceptibles de s'enflammer lorsqu'elles sont
en contact l'une de l'autre,
- la matière secondaire (8) est contenue dans un réceptacle (9) initialement disposé
à l'une des extrémités de la cigarette, selon un agencement empêchant toute mise en
contact de ladite matière secondaire avec la matière primaire (7), ledit réceptacle
étant amovible, et configuré pour se positionner contre l'extrémité à allumer (4),
selon un agencement permettant la mise en contact de ladite matière secondaire avec
ladite matière primaire,
caractérisée en ce que le réceptacle (9) est initialement fixé à l'extrémité d'inhalation (5) opposée à
l'extrémité à allumer (4), ledit réceptacle étant sécable de manière à permettre une
manipulation indépendante de la cigarette (1) et dudit réceptacle.
2. Cigarette selon la revendication 1,
caractérisée en ce que :
- un filtre (6) est fixé par un emballage (12) sur l'extrémité d'inhalation (5),
- le réceptacle (9) est un tube cylindrique disposé dans le prolongement du filtre
(6), l'emballage (12) assurant la fixation dudit tube sur ledit filtre.
3. Cigarette selon la revendication 1, caractérisée en ce que le réceptacle (9) est un tube cylindrique disposé dans le prolongement de l'extrémité
d'inhalation (5), ledit réceptacle étant fixé par un emballage (12) directement sur
ladite extrémité d'inhalation.
4. Cigarette selon l'une des revendications 2 ou 3, caractérisée en ce que l'emballage (12) comprend une partie fragile (13) permettant de détacher manuellement
le réceptacle (9) par traction, flexion, torsion ou rotation.
5. Cigarette selon l'une des revendications précédentes,
caractérisée en ce que le réceptacle (9) est configuré pour :
- se positionner à l'extrémité d'inhalation (5) opposée à l'extrémité à allumer (4)
de la cigarette, pour que la matière chimique secondaire (8) soit initialement physiquement
séparée de la matière chimique primaire (7),
- s'emmancher sur l'extrémité à allumer (4), pour mettre en contact la matière chimique
secondaire (8) avec la matière chimique primaire (7) et enflammer l'extrémité à allumer
(4) de la cigarette (1).
6. Cigarette selon l'une des revendications précédentes, caractérisée en ce que le réceptacle (9) se présente sous la forme d'un tube cylindrique configuré pour
s'emmancher sur l'extrémité à allumer (4) de la cigarette (1) et mettre en contact
la matière chimique secondaire (8) avec la matière chimique primaire (7).
7. Cigarette selon l'une des revendications précédentes, caractérisée en ce que la matière chimique secondaire (8) est conditionnée dans une ou plusieurs gélules
agencées dans le réceptacle (9), ledit réceptacle comportant une ou plusieurs parois
flexibles permettant de rompre lesdites gélules par écrasement lorsqu'un effort de
pression est exercé sur ladite ou lesdites parois flexibles.
8. Cigarette selon l'une des revendications précédentes, caractérisée en ce que le réceptacle (9) est fermé par un opercule d'étanchéité frangible (10).
9. Cigarette selon l'une des revendications précédentes, caractérisée en ce que la matière chimique primaire (7) comprend du permanganate de potassium.
10. Cigarette selon l'une des revendications précédentes, caractérisée en ce que la matière chimique secondaire (8) comprend de la glycérine.
1. Zigarette, die mit einer Selbstanzündvorrichtung ausgerüstet ist, Folgendes umfassend:
- einen chemischen Primärstoff (7), der am Ende zum Anzünden (4) der Zigarette (1)
platziert ist,
- einen chemischen Sekundärstoff (8), der mit dem Primärstoff (7) nicht kompatibel
ist, wobei der besagte Primär- und Sekundärstoff geeignet sind, sich zu entzünden,
wenn sie miteinander in Kontakt sind,
- der Sekundärstoff (8) ist in einem Behälter (9) enthalten, der ursprünglich an einem
der Enden der Zigarette, entsprechend einer Anordnung angeordnet ist , die jede Kontaktaufnahme
des besagten Sekundärstoffes mit dem Primärstoff (7) verhindert, wobei der besagte
Behälter abnehmbar ist und konfiguriert ist, um sich am Ende zum Anzünden (4) entsprechend
einer Anordnung anzulegen, die die Kontaktaufnahme des besagten Sekundärstoffes mit
dem besagten Primärstoff ermöglicht, dadurch gekennzeichnet, dass der Behälter (9) ursprünglich am Ende zum Inhalieren (5) gegenüber dem Ende zum Anzünden
(4) befestigt ist, wobei der besagte Behälter teilbar ist, um eine unabhängige Handhabung
der Zigarette (1) und des besagten Behälters zu ermöglichen.
2. Zigarette nach Anspruch 1,
dadurch gekennzeichnet, dass:
- ein Filter (6) durch eine Verpackung (12) am Ende zum Inhalieren (5) befestigt ist,
- der Behälter (9) eine zylindrische Röhre ist, die in der Verlängerung des Filters
(6) angeordnet ist, wobei die Verpackung (12) für die Befestigung der besagten Röhre
am besagten Filter sorgt.
3. Zigarette nach Anspruch 1, dadurch gekennzeichnet, dass der Behälter (9) eine zylindrische Röhre ist, die in der Verlängerung des Endes zum
Inhalieren (5) angeordnet ist, wobei der besagte Behälter durch eine Verpackung (12)
direkt am besagten Ende zum Inhalieren befestigt ist.
4. Zigarette nach einem der Ansprüche 2 oder 3, dadurch gekennzeichnet, dass die Verpackung (12) eine Bruchstelle (13) umfasst, durch die der Behälter (9) durch
Ziehen, Biegen, Verwinden oder Drehen von Hand abgenommen werden kann.
5. Zigarette nach einem der vorhergehenden Ansprüche,
dadurch gekennzeichnet, dass der Behälter (9) konfiguriert ist, um:
- sich am Ende zum Inhalieren (5) gegenüber dem Ende zum Anzünden (4) der Zigarette
zu positionieren, damit der chemische Sekundärstoff (8) ursprünglich physikalisch
vom chemischen Primärstoff (7) getrennt wird,
- sich am Ende zum Anzünden (4) einzusetzen, um den chemischen Sekundärstoff (8) mit
dem chemischen Primärstoff (7) in Kontakt zu bringen, und das Ende zum Anzünden (4)
der Zigarette (1) zu entzünden.
6. Zigarette nach einem der vorhergehenden Ansprüche, dadurch gekennzeichnet, dass sich der Behälter (9) in Form einer zylindrischen Röhre präsentiert, die konfiguriert
ist, um sich am Ende zum Anzünden (4) der Zigarette (1) einzusetzen und den chemischen
Sekundärstoff (8) mit dem chemischen Primärstoff (7) in Kontakt zu bringen.
7. Zigarette nach einem der vorhergehenden Ansprüche, dadurch gekennzeichnet, dass der chemische Sekundärstoff (8) in einer oder in mehreren Kapseln konditioniert wird,
die im Behälter (9) angeordnet sind, wobei der besagte Behälter eine oder mehrere
flexible Wände umfasst, die es ermöglichen, die besagten Kapseln durch Quetschen zu
brechen, wenn eine Druckkraft auf die besagte oder die besagten flexiblen Wände ausgeübt
wird.
8. Zigarette nach einem der vorhergehenden Ansprüche, dadurch gekennzeichnet, dass der Behälter (9) durch einen zerbrechlichen Dichtungsdeckel (10) verschlossen ist.
9. Zigarette nach einem der vorhergehenden Ansprüche, dadurch gekennzeichnet, dass der chemische Primärstoff (7) Kaliumpermanganat umfasst.
10. Zigarette nach einem der vorhergehenden Ansprüche, dadurch gekennzeichnet, dass der chemische Sekundärstoff (8) Glyzerin umfasst.
1. Cigarette provided with a self-lighting device comprising:
- a primary chemical material (7) placed at the lighting end (4) of the cigarette
(1),
- a secondary chemical material (8) that is incompatible with the primary material
(7), said primary and secondary materials being inflammable when they are in contact
with each other,
- the secondary material (8) is contained in a receptacle (9) initially arranged at
one of the ends of the cigarette, in an arrangement preventing said secondary material
and said primary material (7) from coming into contact, said receptacle is removable
and configured in such a way as to be positioned against the end (4) to be lit, in
an arrangement enabling the secondary material to be brought into contact with the
primary material, characterised in that the receptacle (9) is initially fixed to the end for inhalation (5) opposite the
end to be lit (4), said receptacle being scored in such a way as to allow for an independent
manipulation of the cigarette (1) and of said receptacle.
2. Cigarette according to claim 1,
characterised in that:
- a filter (6) is fixed by a packaging (12) on the end for inhalation (5),
- the receptacle (9) is a cylindrical tube arranged in the extension of the filter
(6), with the packaging (12) providing the fastening of said tube on said filter.
3. Cigarette according to claim 1, characterised in that the receptacle (9) is a cylindrical tube arranged in the extension in the extension
of the end for inhalation (5), said receptacle being fastened by a packaging (12)
directly on said end for inhalation.
4. Cigarette according to one of claims 2 or 3, characterised in that the packaging (12) comprises a fragile portion (13) that makes it possible to manually
detach the receptacle (9) via traction, flexion, torsion or rotation.
5. Cigarette according to one of the preceding claims,
characterised in that the receptacle (9) is configured to:
- be positioned at the end for inhalation (5) opposite the end to be lit (4) of the
cigarette, so that the secondary chemical material (8) is initially physically separated
from the primary chemical material (7),
- to be fitted onto the end to be lit (4), in order to place the secondary chemical
material (8) in contact with the primary chemical material (7) and ignite the end
to be lit (4) of the cigarette (1).
6. Cigarette according to one of the preceding claims, characterised in that the receptacle (9) has the shape of a cylindrical tube configured to be fitted onto
the end to be lit (4) of the cigarette (1) and to place the secondary chemical material
(8) in contact with the primary chemical material (7).
7. Cigarette according to one of the preceding claims, characterised in that the secondary chemical material (8) is conditioned in one or several capsules arranged
in the receptacle (9), said receptacle comprising one or several flexible walls that
make it possible to break said capsules by crushing when a pressure force is exerted
onsite flexible wall or walls.
8. Cigarette according to one of the preceding claims, characterised in that the receptacle (9) is closed by a frangible seal (10).
9. Cigarette according to one of the preceding claims, characterised in that the primary chemical material (7) comprises potassium permanganate.
10. Cigarette according to one of the preceding claims, characterised in that the secondary chemical material (8) comprises glycerine.